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26 mars 2008

Paul Magnette doute de la sortie du nucléaire

Paul Magnette avait toujours maintenu que lui et son parti, une fois au gouvernement, soutiendraient la fermeture des centrales nucléaires comme cela avait été prévu.
S'il s'avérait que notre pays ne disposait pas de suffisamment d'alternatives énergétiques, l'ouverture des centrales nucléaires pourrait être prolongée de quelques années, estime mercredi le ministre du Climat Paul Magnette (PS), dans les colonnes du Morgen.
Paul Magnette avait toujours maintenu que lui et son parti, une fois au gouvernement, soutiendraient la fermeture des centrales nucléaires comme cela avait été prévu.
Les partenaires de la coalition orange-bleue avaient insisté auprès de Paul Magnette pour accorder un délai à la sortie du nucléaire. Le parti socialiste lui-même semble désormais prêt à une telle hypothèse.
Groen et le sp.a ne veulent pas discuter de cette nouvelle option. Pour les deux partis flamands de l'opposition, ce doute incessant constitue un coup fatal porté aux investissements en matière d'alternatives énergétiques.

Un pan de l'Antarctique a commencé à se désintégrer
Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe.
Un pan de la banquise antarctique équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris a commencé à se désintégrer sous l'effet de la rapidité du réchauffement climatique, a indiqué mardi le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC). Selon des images satellite, cette désintégration porte déjà sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins et a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest.
Ce mouvement a déclenché la désintégration d'un bloc de 569 km2 du plateau Wilkins, dont 414 km2 ont déjà disparu. Ce plateau, dont la superficie est de 12.950 km2 est actuellement soutenu par une bande étroite de glace de 5,6 km entre deux îles, a expliqué dans un communiqué Ted Scambos, responsable scientifique du NSIDC (National Snow and Ice Data Center).
Il s'agit de la plus grande banquise dans l'Antarctique. "Si les glaces continuent à reculer, cette bande de glace pourrait se désintégrer et nous perdrions alors probablement la moitié de la banquise de cette région au cours des prochaines années", a-t-il déclaré. Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe avec une hausse de 0,5 degré Celsius tous les dix ans.
"Nous pensons que le plateau Wilkins existe depuis quelques centaines d'années mais l'air chaud et les vagues de l'océan provoquent sa dislocation", a expliqué Ted Scambos, qui a constaté pour la première fois cette désintégration en mars. L'été touchant à sa fin dans l'Antarctique, les scientifiques ne prévoient pas davantage de désintégration du plateau Wilkins dans les prochains mois. "Le spectacle est terminé pour cette saison, mais en janvier prochain nous allons observer attentivement pour voir si le Wilkins va continuer à se disloquer", a ajouté ce scientifique. Ces dernières années, la banquise bordant la péninsule antarctique a connu une dislocation rapide.
En 1995, le plateau Larsen A, long de 75 km et large de 37 km, s'est décroché puis fragmenté en icebergs dans la mer de Weddel. Le 19 mars 2002, un satellite de la Nasa observait l’effondrement de Larsen B, d’une surface de 3850 km2 et 200 mètres de haut qui contenait 720 milliards de tonnes de glace.
La fonte accélérée des glaces de l'Antarctique - plus 13.000 km2 de banquise ont disparu en cinquante ans - pourrait contribuer de façon importante à la montée du niveau des océans. Selon certaines projections au rythme actuel (+3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d'ici la fin du siècle.

12 mars 2008

Un « printemps vert » accueilli avec scepticisme

Le ministre de l’Énergie et du Développement Paul Magnette a présenté ce lundi le « Printemps de l’environnement », un processus qu’il veut participatif au sujet du climat, de l’environnement et du développement durable. Début de l’opération: le mois d’avril.

Je travaille en tenant compte des risques de changement gouvernemental. Il faut vivre dangereusement et lancer le débat… » Ministre fédéral du Climat, Paul Magnette (PS) entend tenir la promesse formulée lors de son arrivée à la tête de son super-ministère du climat : un large débat public sera bel et bien lancé, après Pâques, sur les questions de développement durable.
À l'instar du processus initié en France à l’automne 2007, le « Printemps de l’environnement » belge ambitionne d’aboutir, d’ici à l’été, à des engagements des pouvoirs publics à court terme assortis d’une feuille de route à long terme. « De nombreux niveaux de pouvoir sont concernés par la politique environnementale et le développement durable, note le ministre Magnette. Il faut bien admettre que tous ces niveaux ne sont pas toujours bien ajustés. À travers le printemps, je veux réunir toutes les administrations afin de mieux ajuster leur fonctionnement dans tous les domaines… »
Lutte contre les changements climatiques, énergie renouvelable, biodiversité, santé environnement, consommation durable et mobilité constitueront les six axes de ce printemps. Participatifs, les « ateliers » associeront les pouvoirs publics à 44 % (ministres fédéraux, régions, partis d’opposition…), la société civile à 44 % (ONG, entreprises, syndicats, consommateurs) et d’autres invités pour le solde (scientifiques, philosophes…). Un site internet sera lancé, où seront repris propositions et débats à l’instar de l’exemple français.
Mais Paul Magnette devra vraisemblablement mettre de l’huile (bio) dans les rouages institutionnels pour clarifier l’articulation des débats et les mesures mises sur la table. Car du côté des régions, compétentes à 80 % en matière d’environnement, on se dit étonné de la sortie ministérielle, ce lundi. Certes, Paul Magnette a envoyé une note de deux pages aux cabinets Huytebroeck (Bruxelles) Crevits (Flandre) et Lutgen (Wallonie). Mais aucune discussion de fond n’a été entamée au plus haut niveau.
« J’ai soutenu dès le départ l’idée si elle était concrète et associait les Régions dans cette démarche, concède Benoît Lutgen (CDH). Et j’apprends que M. Magnette tient une conférence de presse à laquelle les régions n’ont pas été associées ! Les thèmes ont été arrêtés sans discussion, sinon une note envoyée aux trois cabinets. Je redonne à toutes fins utiles mon numéro de téléphone à M. Magnette : 081/710.310. »

01 mars 2008

Magnette: 'La Belgique peut produire ses 13 pc de renouvelables'

Le ministre fédéral de l'Energie et du Climat, Paul Magnette (PS), a estimé ce jeudi que la Belgique pourrait produire elle-même les 13 pc d'énergies renouvelables qu'elle devra consommer d'ici 2020. Ceci conformément au plan fixé par la Commission européenne le mois dernier.
"La Belgique peut produire elle-même ses 13 pc. Tout dépend des moyens que l'on y met. Je pense que l'on doit se fixer un objectif volontariste", a indiqué le ministre socialiste à l'issue du conseil des ministres européens de l'Energie où le paquet Energie-Climat déposé le 23 janvier dernier par l'exécutif européen a été discuté.
"La Belgique a pris un certain retard en matière d'énergies renouvelables qu'il est temps de rattraper. Si on attend encore, ce n'est pas chez nous que l'on viendra acheter les énergies renouvelables et les technologies qui les produiront", a-t-il ajouté. Interrogé sur le coût d'une production endogène de 13 pc de renouvelables, le ministre fédéral a jugé ce jeudi que celui-ci était "incalculable", vu la multitude de paramètres, dont le coût des énergies fossiles à l'horizon 2020.
M. Magnette a toutefois concédé ce jeudi que ce seront les Régions qui devront concrétiser l'objectif.

04 janvier 2008

Leterme et Reynders présentent les résultats des finances publiques

Le déficit budgétaire de l'ensemble des pouvoirs publics en 2007 a atteint 0,3 % du Produit national brut (PNB), selon les chiffres provisoires présentés ce vendredi par les ministres des Finances, Didier Reynders, et du Budget, Yves Leterme.Le déficit du budget fédéral s'élève quant à lui à 1%. Il s'explique par la hausse des transferts vers les Communautés, les Régions, et la sécurité sociale (0,3%), des dépenses plus élevées (0,1%) et des recettes moins importantes (0,2%).
De plus, le budget ne fait appel à aucune mesure non récurrente, à savoir la vente de bâtiments, la reprise des fonds de pension, et la titrisation des créances fiscales.Pas de vente de bâtimentsLe budget prévoyait 600 millions d'euros liés à la vente de bâtiments et 500 millions pour la reprise des fonds de pension, mais les négociateurs de l'orange-bleue ont décidé cet été de ne pas effectuer ces opérations.
De plus, la titrisation des créances fiscales (150 millions) n'a pu être comptabilisée comme "recettes". A la suite d'une décision d'Eurostat appliquée le 1er janvier 2007, la titrisation de ces créances doit l'être comme "emprunt".
Déficit public meilleur que la moyenneLe gouvernement souligne que la Belgique fait mieux que la moyenne de la zone euro en affichant un déficit public de 0,3%. La moyenne de la zone euro est de 0,8%, qui inclut notamment de moins bonnes performances chez nos voisins directs: France (2,5%) et Pays-Bas (0,4%). Le solde primaire de la Belgique en 2007 se situe à environ 3,5% du PNB, ce qui place notre pays au-delà de la moyenne de la zone euro (un peu plus de 2%).
Excédent pour la sécurité socialeLe budget 2007 fait également ressortir un excédent pour la sécurité sociale de 0,4% du PNB (contre 0,3% en 2006), de 0,2% pour les Communautés et Régions (contre 0,2%) et un solde de financement de zéro pour les pouvoirs locaux (contre un déficit de 0,2%). A noter que le boni de la sécurité sociale est deux fois plus élevé que prévu.Problème du vieillissementLe total des transferts de l'Etat fédéral était en 2007 de 50,4 milliards d'euros dont 35,4 milliards d'euros vers les Communautés et les Régions (+2%) et 11,6 milliards d'euros vers la sécurité sociale (+1,1%). Le ministre des Finances constate que de plus en plus de moyens sont consacrés au vieillissement de la population et aux entités fédérées, ce qui va poser un problème pour le financement du pouvoir fédéral dans les années à venir. Le ministre souligne également que la moitié de l'augmentation des dépenses en soins de santé est payée par la diminution des charges d'intérêt sur la dette publique.Recettes fiscalesLes recettes fiscales ont de leur côté augmenté en 2007 de 5,07 milliards d'euros à 91,6 milliards, soit une augmentation plus importante que la croissance économique.Bonne évolution de la detteEn ce qui concerne l'évolution de la dette publique, le gouvernement s'est réjoui de constater qu'en 2007, la dette représentait 83,5% du PNB, contre 86,6% un an plus tôt. L'écart avec la moyenne européenne se réduit donc d'année en année. En 1993, la dette publique représentait quelque 137% du PNB, soit 72% de plus que la moyenne de la zone euro, contre un écart de 16,6% en 2007.Coût de la criseLes conséquences de la crise politique de ces derniers mois semblent limitées, selon le ministre des Finances. Il parle de seulement quelques centaines de milliers d'euros sur 12 milliards de dettes.


L'accélération des enrôlements a rapporté 13 ou 377 millions

Selon le ministre de la Modernisation des Finances, Hervé Jamar, les enrôlements pour l'exercice d'imposition 2007 (personnes physiques) avaient généré, fin novembre, un résultat "légèrement positif" de 13.103.677 euros, écrit mercredi L'Echo.Le ministre, qui a donné ces chiffres mardi en commission des Finances, a également expliqué que sur le dernier mois, l'Etat enregistre même un résultat négatif de 86 millions (un million d'enrôlements). Le député CD&V, Carl Devlies, est pour sa part convaincu que de tels chiffres n'ont été obtenus que par un filtrage opportun de déclarations.Pour le démontrer, il a transposé sur 2007 le ratio des enrôlements négatifs et positifs de 2006 et en a conclu que le nombre d'enrôlements négatifs est insuffisant. Tenant compte du solde moyen d'un enrôlement, l'Etat n'aurait dès lors pas dû engranger 13 millions à la fin novembre mais au contraire "rembourser" 364 millions d'euros aux contribuables. Le ministre a dénoncé les "purs fantasmes" de l'opposition.

Lire aussi: La taxe sur les plus-values coûte de l'argent à l'Etat
Lire aussi: Le gouvernement va agir sur le prix de l'essence

Stookoliefonds voor meer mensen

Minister van Klimaat Paul Magnette (PS) wil de inkomensdrempel voor wie subsidies kan krijgen van het stookoliefonds, optrekken tot 22.800 euro. Hij 'vraagt' ook de energiedistributeurs hun prijzen te temperen. De nieuwe minister van Klimaat stelt in een interview met De Standaard voor om het sociaal stookoliefonds uit te breiden naar middenverdieners. Gezinnen met een jaarlijks belastbaar netto-inkomen van minder dan 22.800 euro (in plaats van 13.500 euro vandaag) zullen, als hij zijn slag thuishaalt, een tegemoetkoming voor hun hoge stookoliefactuur kunnen genieten.Begin december stemden christendemocraten en liberalen in de Kamer dat socialistische wetsvoorstel nog weg, maar Magnette wil het er, nu de PS in de regering zit, toch doordrukken.Premier Verhofstadt verklaarde in zijn regeerverklaring over de hoge energieprijzen dat 'hij zal doen wat moet' voor het stookoliefonds. Magnette wil ook een tegemoetkoming voor 2.000 in plaats van 1.500 liter. Hij trekt met zijn vraag naar de budgetbesprekingen.Op iets langere termijn wil hij een algemeen energiefonds omdat de twee aparte systemen van sociale tarieven voor gas en elektriciteit en het stookoliefonds alleen maar verwarring scheppen.Hij heeft deze week ook een gesprek met de energiedistributeurs waar hij hen 'vriendelijk zal vragen' om hun prijzen te temperen.'En als ze niet willen, heb ik nog altijd wettelijke middelen om dat te doen. We kunnen overgaan tot een blokkering van de prijzen, zoals Willy Claes gedaan heeft in de jaren zeventig, of fiscale drempels invoeren, of kijken naar de winsten. Privé-bedrijven beslissen niet alles over onze energiemarkt', zegt hij. De situatie is nu wel lang niet meer dezelfde als in de jaren zeventig: de energiemarkt is op Europees niveau geliberaliseerd.De minister van klimaat heeft nog een ander prangend dossier op zijn werktafel: dat van de CO2-emissierechten. De komende twee weken gaat hij met premier Verhofstadt bij de Europese Commissie opnieuw een versoepeling van de quota bepleiten voor de hoogovens van ArcelorMittal in Seraing. 'Wij stellen voor om in de plaats van of naast quota per land, CO2-quota per sector in te voeren. De totale vermindering van uitstoot in Europa moet wel dezelfde blijven.' Magnette wijst erop dat het in het dossier ArcelorMittal om 3.000 directe banen en nog veel meer indirecte banen gaat.De PS'er wil naar eigen zeggen duurzame ontwikkeling en een sociale politiek hand in hand laten gaan. Hij wil een 'ecologisch pact' met alle betrokkenen uit de sector op de rails zetten, vanaf het moment dat de 'definitieve regering' er is. 'Geen praatbarak, maar in een viertal maanden een duidelijk stappenplan, meerjarendoelstellingen en een methodiek afspreken.'

Aansluitend bij dit artikelTekort van 0,3 procent op begrotingen 2007 Uitbreiding stookoliefonds wordt bekeken bij begrotingsopmaak 'Stookoliefonds voor meer mensen is geen oplossing' Bio Paul Magnette 'Staatshervorming zal niet zijn wat CD&V vraagt' Recordprijzen voor stookolie en superBekijk de pagina uit de krant

21 novembre 2007

Gaz-Electricité : des milliers de plaintes, sans suite faute de médiateur

De plus en plus de consommateurs contestent leur facture d'énergie. De plus en plus s’égarent dans les procédures de changement de fournisseur de gaz et d'électricité. Le ministère de l'Economie a déjà reçu cette année 15.000 demandes d'information et 5.000 plaintes. Il les traite de manière globale. Un médiateur pourrait examiner chacun des cas. Or, ce médiateur énergie n'existe toujours pas.
« Le blocage vient du Palais » : telle est la réponse du ministre de l'Energie en Commission de la Chambre à une question d'une députée CD&V. Le Roi n'a pas signé un arrêté qui prévoit la mise en place du médiateur. Pas de commentaires officiels du Palais sur le sujet. Le projet de nommer un médiateur fédéral sur les questions d'énergie remonte au mois de juillet 2003, lorsque la Région flamande a libéralisé les marchés du gaz et de l’électricité. Le gouvernement avait alors réglé les procédures de sélection et de financement du poste.

Quatre ans déjà. Pourquoi ce médiateur n'a-t-il pas été nommé depuis lors ? Réponse du cabinet Verwilghen :
« Il fallait impérativement aboutir à un accord avec les différentes Régions pour élargir la zone d'intervention de ce médiateur fédéral ».

La Région flamande a libéralisé les marchés du gaz et de l'électricité en 2003, les Régions bruxelloise et wallonne en janvier 2007. Dans la foulée de ce changement radical, les consommateurs ont multiplié les demandes d'information et les plaintes.

Des départements du Service public fédéral Economie livrent conseils et informations. Un médiateur indépendant serait utile pour examiner les cas individuellement et négocier directement avec les fournisseurs. Mais sa nomination serait sensible au plan politique. D'où, peut-être, le blocage actuel. En attendant, le ministre de l'Energie a laissé passer quatre années.

30 octobre 2007

"Tous plumés par Electrabel" dénonce Greenpeace

Greenpeace demande au futur gouvernement de s'atteler à la récupération rapide des 'profits non anticipés' et à leur affectation exclusive au développement de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, annonce mardi l'association de défense de l'environnement lors d'une conférence de presse.

Les sommes à récupérer tourneraient aux alentours des 11 milliards d'euros, d'après les estimations du régulateur du marché de l'électricité et du gaz (CREG).




http://www.eletrobel.be/sharevideo.html

21 octobre 2007

25 millions pour économiser l'énergie dans les écoles

Le ministre wallon de l'énergie, André Antoine, a détaillé ce vendredi dans une école de Genappe (Brabant wallon) les mesures adoptées hier/jeudi par le gouvernement wallon en matière d'économie d'énergie dans les écoles. De nouvelles aides pour un total de 25 millions d'euros seront octroyées dans le cadre du plan UREBA +, pour les investissements économiseurs d'énergie des établissements scolaires, tous réseaux confondus. Jusqu'à 75% du coût des travaux pourront être couverts par la Région wallonne.Les travaux susceptibles de faire l'objet de cette subvention sont l'achat et l'installation de matériaux ou d'équipements visant à l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments, notamment l'isolation thermique des parois du bâtiment (y compris les châssis et le vitrage), l'amélioration et le remplacement des systèmes de chauffage ainsi que des installations d'éclairage. Les dossiers pourront être rentrés par les écoles elles-mêmes ou par les communes.Le taux de subvention est fixé à 75% du montant des coûts éligibles, lesquels doivent au minimum atteindre un montant de 25.000 euros par demandeur.

Pour arriver à ce montant, une commune peut constituer un dossier qui concernera plusieurs écoles situées sur son territoire, quel que soit le réseau d'enseignement. Les subventions ne pourront toutefois pas dépasser un plafond de 500.000 euros pour chaque dossier.L'appel à projet est lancé depuis jeudi par le Gouvernement wallon -les circulaires sont en préparation- et le dépôt des demandes se fera au plus tard le 15 janvier 2008. Un comité technique d'accompagnement sélectionnera les dossiers sur base de leur qualité et de leur intérêt sur le plan énergétique et environnemental (émissions de CO2). Son avis sera rendu pour le 15 mai 2008 au plus tard, et la décision du Gouvernement wallon interviendra dans le mois qui suit la remise d'avis par le comité d'accompagnement. (belga)

15 octobre 2007

"La hausse annoncée des tarifs de distribution est inacceptable"

MAJ 15/10/07

Hausse du gaz, la faute au gouvernement

L'augmentation des tarifs de distribution de gaz et d'électricité profitera essentiellement aux communes. Le gouvernement aurait pu éviter la hausse tarifaire.Les plus: le forum
Le 1er janvier 2008, les factures électrique et gazière des Wallons et des Flamands – les Bruxellois seront grandement épargnés – se renchériront de 1 % à 8 % (en moyenne de 65 à 75 euros pour le gaz, et de 20 à 30 euros pour l'électricité). Une hausse causée par l'augmentation des tarifs de distribution. Selon la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg), cette majoration est intervenue car le gouvernement fédéral ne lui a pas donné les moyens de l'empêcher. Le pouvait-il ?
Au cabinet de Marc Verwilghen (VLD), ministre de l'Énergie, le problème était connu de longue date et les arrêtés royaux qui auraient dû permettre à la Creg d'intervenir étaient rédigés. Pourquoi n'ont-ils pas été pris ? « Marc Verwilghen n'a pas eu le soutien du gouvernement », souffle un attaché de cabinet. « Le point n'a pas été adopté en conseil des ministres. » Explications.

La libéralisation des marchés électriques qui s'est étendue sur huit ans et a abouti à l'ouverture à la concurrence du segment résidentiel en Wallonie et à Bruxelles le 1er janvier dernier, a changé la structure de la note électrique ou gazière. Avant ce bouleversement, le client était la proie d'un monopole détenu par les intercommunales de distribution : le prix affiché était « tout compris ». Aujourd'hui, libéralisation oblige, la facture se divise en plusieurs postes : le coût du produit (déterminé par le fournisseur), les taxes, la distribution et le transport (c'est-à-dire les lignes haute tension et les gazoducs haute pression). Le premier est concurrentiel (plusieurs fournisseurs se partagent le marché : Electrabel, Essent, Luminus, Lampiris ) ; les deux derniers demeurent monopolistiques. Le transport dépend d'Elia (électricité) et de Fluxys (gaz). Les intercommunales ont hérité de la distribution. Qui contrôle ces monopoles ? La Creg. Les budgets des gestionnaires intercommunaux lui sont soumis annuellement. Le régulateur les analyse et accepte ou rejette certaines dépenses. Cet examen détermine les tarifs de transport et de distribution.
Plusieurs distributeurs ont contesté les récriminations de la Creg devant la Justice. Et ont obtenu raison. Conséquence : privée de sa compétence de « police », le régulateur a déposé les armes vendredi, demandant au gouvernement de lui octroyer les moyens de remplir sa mission. Soit lesdits arrêtés royaux. Qui sont restés dans les tiroirs gouvernementaux. Pourquoi ?
Préserver les caisses communales ?
En coulisses, les intérêts communaux sont désignés : lorsque les intercommunales détenaient le monopole de la livraison électrique et gazière, les caisses se remplissaient allégrement (selon Dexia, 120 millions d'euros pour les communes wallonnes en 2002). Aujourd'hui, la manne s'est réduite : le monopole ne concerne plus que la seule distribution (soit de la ligne haute tension au client) et des obligations se sont ajoutées. Vendredi, des représentants des intercommunales pointaient ces surcoûts afin d'expliquer la hausse prévue en 2008.
Le gouvernement a-t-il volontairement laissé son organe de régulation, la Creg, sans arme pour regonfler les budgets communaux ? Au cabinet Verwilghen, les arrêtés royaux étaient, dit-on « prêts ».

Le baril culmine à 86 dollars
Le pétrole atteint des sommets « historiques » suite au recul des stocks de brut aux Etats-Unis, combiné à des tensions à la frontière turco-irakienne.

Alors que la Libye annonçait ce lundi la découverte d'un nouveau champ pétrolier prometteur dans le bassin de Syrte, le baril a, une nouvelle fois, repoussé ses limites, s'échangeant à 86,22 dollars à New York. Sur l'autre rive de l'Atlantique, à Londres, le brut s'est également senti poussé des ailes, s'affichant à 82,41 dollars. Sur les deux grands marchés planétaires, le gain du jour avoisinait les 2 euros.
Si ces dernières semaines, l'or noir mérite son surnom, surfant sur une vague de records, l'embrasement relatif de ce début de semaine ne doit rien au hasard : l'étincelle est venue du Moyen-Orient, précisément de la frontière turco-irakienne. Ankara entend demander une autorisation parlementaire valable un an pour une opération dans le nord de l'Irak, où des rebelles séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont trouvé refuge. Le pétrole extrait des champs de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, est transporté par un oléoduc qui traverse cette zone avant de rejoindre le terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le marché pétrolier y voit une nouvelle menace sur les approvisionnements. Et les opérateurs s'énervent.
D'autant plus que les récents échos des réserves américaines n'ont guère épargné leurs nerfs. « La semaine dernière, une série de données, prouvant de manière de plus en plus manifeste que le marché allait au-devant d'un déficit important, a fourni le socle d'une nouvelle hausse de prix », a expliqué un analyste de la banque Barclays Capital à l'agence France Presse, qui se référait notamment au net recul des stocks de brut américain dévoilé par le département à l'Énergie.
Parallèlement, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a souligné la précarité de l'approvisionnement dans les pays de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). « Au rythme actuel (où ils déclinent, NDLR), nous maintenons que les stocks mondiaux (de brut, NDLR) sont en passe d'atteindre des niveaux critiques avant la fin de l'année », estime un analyste de Goldman Sachs. Des facteurs objectifs auxquels s'ajoute un soupçon de spéculation. Cocktail parfait.


Le prix de l'énergie explose

L'hiver sera rude. Le 1er janvier 2008, les factures électriques et gazières se renchériront de 1 % à 8 %. Tous les ménages wallons et flamands auront à payer entre 65 et 75 euros de plus.

Essenscia, la Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie, se dit "sidérée" par l'annonce de la CREG (Commission de régulation de l'électricité et du gaz) relative à la hausse annoncée des tarifs des réseaux de distribution de gaz et d'électricité."Les hausses prévues, qui peuvent s'élever jusqu'à plus de 30%, sont inacceptables et pourraient pour les entreprises et ménages connectés aux réseaux de distribution, entrainer des hausses de coûts insupportables", indique la fédération dans un communiqué. La fédération rejette dès lors les hausses tarifaires proposées et appelle les gestionnaires de réseaux de distribution à proposer des adaptations tarifaires sérieuses et raisonnables".

Elle base son raisonnement sur l'étude publiée par Capgemini il y a un an (Observatoire Européen des marchés de l'Energie, Capgemini, octobre 2006) et qui démontre que déjà à l'époque, les tarifs des réseaux de distribution étaient parmi les plus élevés en Europe.
Essenscia invite également le régulateur, dans le cadre de ses compétences, à mettre tout en ouvre pour que les tarifs évoluent en phase avec les coûts réels et non pas avec la politique de dividendes, sans pour autant remettre en péril la capacité de financement des gestionnaires des réseaux en vue de l'extension et de l'entretien des réseaux. (belga)

30 septembre 2007

Elia dans le collimateur du Fisc

21/09/2007
Elia, le gestionnaire du réseau électrique à haute tension, fait l'objet d'un "colossal redressement fiscal" de plus de 80 millions d'euros, révèle vendredi le quotidien Le Soir.

Si on y ajoute l'amende, la facture totale s'élève à 128 millions d'euros. Le fisc s'intéresse aux exercices 2003 et 2004.

Il est reproché à Elia d'avoir présenté un chiffre d'affaires revu illégalement à la baisse, de quoi réduire l'assiette fiscale et donc le montant de l'impôt. La direction d'Elia réfute elle toute fraude. "Les montants en question ne sont pas des revenus, mais des surplus tarifaires qui doivent venir en déduction des tarifs des années suivantes".

Le gestionnaire du réseau électrique belge a reçu il y a deux semaines une lettre recommandée de la direction des contributions lui enjoignant de se mettre en ordre, amende à l'appui. Le quotidien Le Soir s'interroge: qui paiera la note fiscale? "Elia semble sous-entendre que le consommateur acquittera la facture", indique le journal. Et d'ajouter que le fisc analyse également en ce moment les comptes de Fluxys, la filiale de Suez qui gère le réseau gazier belge, qui aurait employé les mêmes procédés.

Levif.be avec belga

28 septembre 2007

Les bâtiments de la Région 100 % verts

vendredi 28.09.2007
Le ministre-président wallon Rudy Demotte va proposer la passation d’un marché public visant à alimenter exclusivement en électricité verte les 300 bâtiments de la Région wallonne, indiquent vendredi le journaux Vers l’Avenir et la radio Bel RTL. Ces bâtiments représentent quelque 310.000 mètres carrés de surface consommant la bagatelle de 20.000 mégawatts/h. Ils devraient être alimentés à l’énergie verte à partir du 1er mai prochain. Le marché qui fera l’objet d’un appel au niveau européen devrait permettre d’économiser en termes de rejet CO2 l’équivalent de 9.000 tonnes par an. Dans le courant du mois d’octobre, des expériences de cogénération seront également menées et une série d’audits énergétiques sur certains bâtiments régionaux seront lancés.

05 septembre 2007

Cadeau atomique à Suez ?

"Les prix de l'énergie ne vont pas diminuer"
MAJ 6/09/07

Etienne Davignon:

"Tout le monde reste persuadé que la concurrence doit faire baisser les prix. Je
reste convaincu du contraire"
, déclare l'administrateur de Suez, Etienne Davignon, mercredi dans un entretien paru dans L'Echo et De Tijd. Mardi, Etienne Davignon et le directeur des opérations de Suez, Jean-Pierre Hansen, ont rencontré le ministre de l'Energie, Marc Verwilghen (Open VLD), afin de confirmer les intentions de GDF-Suez de respecter la Pax Electrica.La Belgique espère que les prix du gaz et de l'électricité resteront abordables. Pour M. Davignon, c'est une erreur de penser que la libéralisation engendre une baisse des prix de l'énergie. "Je suis convaincu que c'est le contraire", dit-il. "Selon moi, pour préserver les prix, il aurait fallu laisser à Electrabel ses 90% du marché. En tant que gouvernement, j'aurais eu plus de pouvoir sur un grand acteur que sur un petit qui, lui, peut justifier ses attitudes par le jeu de la concurrence." (belga)

Quelques ex-actionnaires du groupe Electrabel digéré par Suez sont mécontents. Ils estimaient probable un bénéfice caché dans l'entreprise Electrabel. Mais ils ne représentaient qu'une poignée de titres de l'ancienne société.
BELGA
Le groupe français Suez a-t-il berné les actionnaires du producteur belge d'énergie en leur offrant un prix trop peu élevé lors de l'OPA/E (offre publique mixte, échange d'action et cash) lancée en 2005 ? La question a été posée à de multiples reprises, et elle ressort maintenant que l'on évoque un rallongement de la durée de vie des centrales nucléaires en Belgique. Une éventuelle décision du gouvernement en formation en ce sens alimenterait en effet les caisses de Suez par des bénéfices supplémentaires, alors que les centrales atomiques belges sont déjà amorties.
Quoi qu'il en soit, la question a été posée à la justice belge par deux fonds d'investissement représentant d'anciens actionnaires d'Electrabel. On en saura plus en 2008, lorsque le juge aura analysé le problème et tranché la question.
C'est que principe d'une sortie plus lente que prévue du nucléaire n'est pas une surprise. Ni dans le monde politique, ni dans le monde financier. Les options actuelles débattues ont déjà été évoquées à l'étranger, en Allemagne, notamment, où la valorisation des entreprises du secteur de l'énergie a fortement fluctué en fonction des débats politiques locaux sur la question. Mais la situation allemande, avec une politique très offensive dans le domaine des énergies renouvelables, n'est pas aisément comparable à celle de notre pays, où cette réflexion n'en est qu'à ses balbutiements.
C'est donc dans ce contexte flou qu'il faut analyser l'action en justice de Deminor, un fonds d'investissement spécialisé dans les situations juridiques complexes potentiellement rentables. Deminor et un autre fonds, Trafalgar, qui représentent ensemble entre 50 000 et 100 000 titres. Notons immédiatement que Deminor a déposé ses conclusions le 4 juillet dernier, soit deux semaines avant la nomination du formateur, Yves Leterme. Or ce que l'on évoque à présent est en gros un cadeau du futur gouvernement à Suez... Qu'en penser ? Du point de vue de Deminor, il n'y a à voir là qu'une action juridique technique visant à savoir si, oui ou non, Suez a éludé des éléments d'information censés influencer le juste prix proposé en 2005 aux actionnaires d'Electrabel. On évoque un rapport rédigé par les spécialistes de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers qui aurait pu mentionner une valorisation du potentiel bénéficiaire d'Electrabel lié au maintien en vie des centrales nucléaires. Ce sera au juge de déceler dans ce rapport technique ce qui aurait pu "échapper" à Suez. Pas évident. Pas évident, d'autant que le prospectus de l'offre initiale mentionnait la possibilité d'une modification de l'environnement légal régissant la vie des centrales... Mais on parle déjà de quelque 8 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires pour Suez.
Et pour Deminor, alors que la procédure de squeeze-out (expropriation technique des actionnaires n'ayant pas répondu à l'offre initiale) vient de toucher à sa fin, au prix unitaire de 590 euros, il semble que l'actionnaire réticent aurait pu toucher 200 euros de plus. Ceci ne concerne que quelque 100 000 titres au plus (soit 20 millions d'euros). Sauf si le juge devait estimer que le traitement égalitaire des actionnaires nécessite un élargissement de ces conditions. Par exemple, aux détenteurs des 755 403 actions visées par la procédure de squeeze-out (soit un surcoût pour Suez de 151 millions d'euros). Mais on n'en est pas encore là. Pour Deminor, cette dernière option n'entre même pas en ligne de compte d'ailleurs, qui se contenterait d'un bon accord amiable avec le groupe français...

30 juillet 2007

Des réacteurs français vendus à la Chine

La France aurait vendu ses deux réacteurs nucléaires EPR à la Chine pour cinq milliards de dollars (3,66 milliards d’euros), affirme le réseau écologiste français « Sortir du Nucléaire », un chiffre confirmé de source proche du dossier. Le coût du premier EPR qu’Areva construit en Finlande, où le groupe public est maître d’ouvrage et fournisseur, est évalué par les spécialistes à environ 3 milliards d’euros. En Chine, Areva n’est pas maître d’ouvrage mais doit fournir les réacteurs et leur combustible (uranium), ainsi que les services associés, soit toute la chaîne de valorisation du minerai. Cette transaction « est loin d’être la bonne affaire pour la France », qui « vendrait ces deux EPR au prix d’un seul, c’est-à-dire largement à pertes », déplore « Sortir du Nucléaire ».

Enquête sur EON et GDF

La Commission européenne soupçonne les groupes gaziers EON et Gaz de France de s’être partagés les marchés français et allemands, après avoir épinglé la semaine dernière les électriciens EDF et Electrabel. Concrètement, la Commission a ouvert lundi « une procédure formelle » à l’encontre des deux entreprises, l’allemand EON et le français GDF.

29 juin 2007

La sortie du nucléaire coûterait trop cher

MAJ 29 jun 2007

http://blogonoclaste.blogspot.com/2007/06/contrle-des-prix-de-lnergie.html

Le prix du gaz, entre étincelles et négociations secrètes
Des négociations secrètes ont commencé entre le groupe Electrabel et l'association Test-Achats. En cause, encore et toujours, les hausses de prix du gaz. Après l'envoi d’un huissier voici huit jours, chez les patrons électriciens, le ton est redescendu d'un cran. Une rencontre s'est déroulée ce vendredi en milieu de journée….

La politique tarifaire du groupe Electrabel continue de susciter des étincelles. Vendredi dernier, l'association Test Achats a envoyé un huissier au siège social, avec mise en demeure de cesser l'envoi d'une lettre aux clients, une lettre qualifiée de "publicité mensongère". A l'époque, la direction du groupe Electrabel n'a pas paru craindre une éventuelle plainte en justice. Mais, en une semaine, les réflexions ont mûri. Et les deux parties ont décidé de se parler.

La rencontre, de "haut niveau", s'est déroulée ce vendredi midi. Mais sur quoi les discussions ont-elles porté ? Apparemment, su les moyens d'améliorer la communication. Mais, pour le surplus, le groupe Electrabel et l'association Test Achats se taisent dans toutes les langues. La seule certitude, c'est que les pourparlers se prolongent la semaine prochaine. Le feuilleton du prix du gaz, à l'évidence, n'est pas encore arrivé à son dernier épisode...

ARTICLES
• Gaz : ultime compromis de la Violette

MAJ 23/06/07

La Commission Energie 2030 recommande dans son rapport final de revoir la loi de sortie du nucléaire, notamment en raison du coût de sa mise en oeuvre. Un climatologue de la Commission a pour sa part plaidé pour un délai supplémentaire de 5 ans dans le calendrier de sortie. La loi de 2003 programme la fermeture des centrales nucléaires belges entre 2015 et 2025. Mais les circonstances dans lesquelles elle a été votée ont changé de manière significative, dit la Commission mise sur pied fin 2005 à l'initiative du ministre de l'Energie Marc Verwilghen (Open Vld).
L'urgence générée par le changement climatique est devenue plus apparente et l'ère du pétrole et du gaz à bon marché est révolue, constate la Commission.
« Tout cela, vu la réalité actuelle et les prévisions futures, réclame de reconsidérer l'ensemble de la politique énergétique belge, dont l'électricité nucléaire », dit-elle.
Le rapport conclut qu'une réduction éventuelle d'ici 2030 de 30 % des émissions de CO2 sans le nucléaire est intenable. Une réduction de 15 % serait réalisable, mais à un prix élevé.
Si cette réduction devait être opérée sans le nucléaire ni les systèmes CCS - qui permettent de capturer le CO2 et de l'enfermer sous terre, ce qui serait en pratique infaisable en Belgique, selon la Commission -, la facture énergétique augmenterait de 150 % pour l'industrie et de 170 % pour les ménages. Avec les centrales nucléaires, l'augmentation serait limitée à 50 %.
Il n'y a pas de solution unique. La seule option raisonnable serait de combiner diverses sources d'énergie, sans exclusive. Il faut éviter de mettre tous les oeufs dans un même panier, conclut William D'haeseleer, le président de la Commission.
Pour les experts, il convient d'examiner les quatre groupes de « sources d'énergie » que sont les économies d'énergie - sur lesquelles ils insistent tout particulièrement -, les ressources carboniques, le nucléaire et les énergies renouvelables.
Les recommandations de la Commission sont aussi très concrètes, avec l'imposition de standards de performance énergétique pour les bâtiments, des taxes et charges supplémentaires pour décourager l'utilisation superflue des véhicules, une taxe sur les véhicules très pollueurs en fonction de leurs émissions, etc. Il faut mettre la barre plus haut pour chacun, que ce soit l'industrie ou le consommateur, souligne William D'haeseleer.
Encourageant la Belgique à adopter une approche européenne de l'énergie, les commissaires recommandent aussi de rendre plus stable et cohérente la politique énergétique belge actuellement répartie entre Régions et fédéral. « La fragmentation des responsabilités en Belgique n'est pas efficace pour un bon fonctionnement du marché », relève la Commission.
Ils soulignent en outre l'importance d'investir « beaucoup plus » dans la recherche sur l'énergie.
Ecolo critique la Commission
Ecolo estime que la Commission Energie 2030 a confirmé dans son rapport définitif les options rigides qui étaient déjà les siennes dans son rapport de novembre 2006.
Cette commission « pilotée par deux nucléaristes convaincus », dit Ecolo, n'apporte aucun élément neuf au débat, malgré les avis négatifs formulés notamment par les experts du Conseil fédéral du développement durable, de la Commission de régulation (CREG) ou de la Banque nationale (BNB).
Cela disqualifie son rapport et empêche qu'il puisse être considéré comme un outil pertinent d'analyse pour la législature à venir, estiment le secrétaire fédéral Jean-Michel Javaux et la députée Muriel Gerkens.
La Commission, regrettent encore les Verts, sous-estime dans les scénarios étudiés les possibilités réelles de limitation de la consommation, en particulier dans le secteur du chauffage et du transport.
Dans le même temps, elle « survalorise » l'importance du secteur de l'électricité dans la production de CO2, alors que celui-ci ne représente que 16 % des consommations finales d'énergie, ajoutent-t-ils.
Ecolo s'offusque également que la Commission témoigne de si peu d'ambitions face à « des acteurs politiques commanditaires qui se sont déjà écrasés devant Suez-Electrabel », et face à des producteurs d'énergie « qui préfèrent investir dans l'énergie renouvelable à l'étranger plutôt qu'en Belgique et participer ainsi à la mise en place d'un contexte qui diminuera les capacités d'autonomie énergétique de notre pays ».
La FEB plaide pour le nucléaire
La Fédération des entreprises de Belgique, qui est favorable au maintien du nucléaire en Belgique, a défendu dans un communiqué le rapport de la Commission Energie 2030.
La FEB plaide pour le maintien à plus long terme de l'option nucléaire en Belgique, pour autant que le plus haut niveau de sécurité soit garanti et qu'une solution adéquate soit trouvée pour la gestion des déchets radioactifs.
Elle appelle aussi à ce que ne soit pas occultée du débat la nécessité d'économiser l'énergie, de rationaliser et d'harmoniser les approches au niveau belge, de s'intégrer dans la vision européenne des marchés du gaz et de l'électricité, de diversifier ses sources d'approvisionnement et d'investir dans les énergies renouvelables là où cela se justifie.
Au nord du pays, l'organisation patronale Unizo s'est dite d'accord dans les grandes lignes avec le rapport. Elle souligne par ailleurs la nécessité qu'Electrabel signe des accords avec le gouvernement pour garantir aux PME et aux ménages des prix abordables.

19 juin 2007

Contrôle des prix de l'énergie

Le prix de l'énergie fait réagir les politiques

Le parti socialiste demande l'activation des prix maxima de l'énergie avant le 1er septembre alors qu'Electrabel a annoncé pour la rentrée une hausse importante de ses tarifs. Le ministre sortant de l'énergie, Marc Verwilghen, a commandé une enquête sur les nouveaux tarifs.
Verwilghen commande une enquête
Le ministre sortant de l'Energie Marc Verwilghen (Open Vld) a demandé à la CREG (Commission de Régulation du Gaz et de l'Electricité) une enquête sur la manière dont Electrabel a déterminé ses nouveaux tarifs de l'électricité et du gaz, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué. Les conclusions de cette enquête sont attendues pour la fin juillet. Le ministre Verwilghen a dans un premier temps annoncé avoir demandé une enquête du Conseil de la concurrence en vue d'examiner si Electrabel n'avait pas abusé de sa position dominante. (D'après Belga)

http://blogonoclaste.blogspot.com/2007/06/la-sortie-du-nuclaire-coterait-trop.html

Selon le PS, l'urgence légitime une intervention du gouvernement en période d'affaires courantes.
Les lois sur le marché du gaz et du marché de l'électricité permettent d'instaurer des prix maxima pour la fourniture de gaz naturel et pour la fourniture d'électricité. « Le PS exige que ces articles de loi soient activés et que des prix maxima soient fixés », indique un communiqué émanant du Boulevard de l'Empereur.
Pour pouvoir fixer des prix maxima, il faut préalablement à une délibération du Conseil des Ministres que l'avis de la CREG (Commission de Régulation du Gaz et de l'Électricité) soit rendu. Vu cette procédure, il importe qu'une initiative soit prise dans les prochains jours si l'on veut que les prix maxima entrent en vigueur avant le 1er septembre, souligne le PS qui estime que cette urgence légitime une intervention du gouvernement en période d'affaires courantes.
La vice-Première ministre, Laurette Onkelinx, interviendra en ce sens auprès du Premier ministre, ajoute le PS qui dit par ailleurs s'étonner que le ministre libéral en charge de l'énergie (l'Open VLD Marc Verwilghen) en appelle simplement au conseil de la concurrence alors qu'il est dans ses compétences d'instaurer un tel plafond.

Antoine demande au fédéral d'agir
Le ministre wallon de l'Energie André Antoine demande que le futur gouvernement fédéral mette en place une politique d'analyse et de contrôle des prix, en particulier pour la partie dérégulée de l'énergie.
Le prochain exécutif devra en outre examiner toutes les pistes de solution permettant de modérer l'évolution du prix du gaz et de l'électricité, pour les consommateurs résidentiels, professionnels, communaux, ajoute le ministre CDH. Parmi celles-ci, il convient d'examiner sérieusement la piste du prélèvement sur les marges bénéficiaires réalisées grâce à l'électricité provenant des centrales nucléaires amorties, au profit d'une réduction de la facture du consommateur et celle d'une baisse du taux de TVA (aujourd'hui 21%) qui frappe l'électricité et la gaz, précise le mandataire centriste.
Enfin, termine André Antoine, plus que jamais, des mesures radicales doivent être prises pour ouvrir le marché à de nouveaux producteurs fournisseurs permettant de faire jouer enfin la concurrence. Dans le cadre de ses compétences, le ministre wallon annonce qu'il sollicitera l'avis du régulateur wallon du marché de l'énergie quant au comportement du fournisseur Electrabel sur le marché

Le PS veut contrer Electrabel

Le parti socialiste demande l'activation des prix maxima de l'énergie avant le 1er septembre alors qu'Electrabel a annoncé pour la rentrée une hausse importante de ses tarifs. Selon le PS, l'urgence légitime une intervention du gouvernement en période d'affaires courantes. Les lois sur le marché du gaz et du marché de l'électricité permettent d'instaurer des prix maxima pour la fourniture de gaz naturel et pour la fourniture d'électricité.
Antoine demande un contrôle des prix

Le ministre wallon de l'Énergie André Antoine demande que le futur gouvernement fédéral mette en place une politique d'analyse et de contrôle des prix, en particulier pour la partie dérégulée de l'énergie. Le prochain exécutif devra en outre examiner toutes les pistes de solution permettant de modérer l'évolution du prix du gaz et de l'électricité, pour les consommateurs résidentiels, professionnels, communaux, ajoute le ministre CDH. Parmi celles-ci, il convient d'examiner sérieusement la piste du prélèvement sur les marges bénéficiaires réalisées grâce à l'électricité provenant des centrales nucléaires amorties, au profit d'une réduction de la facture du consommateur et celle d'une baisse du taux de TVA (aujourd'hui 21 %) qui frappe l'électricité et le gaz.

17 juin 2007

Electrabel hausse ses prix

Electrabel devrait augmenter fortement ses prix en septembre. Une augmentation sur le gaz pour les clients résidentiels mais également une augmentation sur l'électricité pour les clients industriels.

Source:Info radio - 16 jun 2007 11:20
Electrabel va augmenter ses tarifs en septembre prochain. Le prix du gaz pourrait augmenter jusqu'à 20 % pour les consommateurs. Et Electrabel va aussi augmenter le prix de l'électricité mais là uniquement pour ses clients industriels.

Pour Electrabel, l'augmentation est la conséquence de l'augmentation des prix sur les marchés internationaux. Mais voilà, Test achat estime que c'est faux.

L'organisation de consommateurs y voit plutôt un moyen pour Electrabel de compenser des revenus en baisse après l'hiver clément que nous avons connu. Les indépendants flamands réunis au sein d'Unizo estiment qu'il y a là abus de position dominante de la part d'Electrabel.

Notons enfin que le ministre de l'Energie , Marc Verwilghen, va demander au conseil de la concurrence de mener une enquête sur la hausse des prix annoncée chez Electrabel.

12 mai 2007

Electrabel, une vérité qui dérange

Si l'on en croit du moins ses messages publicitaires, le principal producteur belge d'électricité semble soudain vouloir agir en faveur de l'environnement. On est évidemment loin de la réalité...
Alexis Haulot
Electrabel lance cette semaine une nouvelle offensive de charme. Avec le "soutien vert d'Electrabel", un grand hebdo télé offre gratuitement une copie du film "An Inconvenient Truth" ("Une vérité qui dérange"), un film qui a largement contribué à sensibiliser l'opinion publique belge à la problématique des changements climatiques. Le sponsor de ce sympathique cadeau n'est autre qu'Electrabel ! Si nous étions un mois plus tôt, on aurait pu croire en un poisson d'avril. Mais non ! Le principal producteur belge d'électricité semble soudain vouloir agir en faveur de l'environnement, si l'on en croit du moins ses messages publicitaires.
Si l'on regarde de plus près la réalité du marché belge de l'énergie, on se rend compte qu'Electrabel ne doit sa position de force qu'à ses centrales alimentées au charbon et au nucléaire, particulièrement peu respectueuses de l'environnement. Environ un dixième de l'électricité belge provient de centrales au charbon et plus de la moitié est produite à partir du nucléaire. Toutes ces centrales sont aux mains d'Electrabel. Le charbon est la source d'énergie la plus polluante : il émet deux fois plus de CO2 que le gaz et contribue donc largement au réchauffement de la Terre. Le nucléaire quant à lui est source de dangers (accidents...) et de problèmes environnementaux pour lesquels il n'existe tout simplement pas de solution à ce jour, comme les déchets radioactifs.
Dans le Benelux, les énergies renouvelables représentaient à peine 1,1 pc de la production d'Electrabel en 2005 et en Belgique, le courant vert d'Electrabel provient essentiellement de la biomasse. En Flandre, cette dernière est tout simplement brûlée dans des centrales fonctionnant essentiellement au charbon... Il n'empêche, la Flandre octroie des certificats verts pour cette forme de biomasse ! Le courant vert d'Electrabel ne provient donc pas tant du soleil ou du vent, mais bien de déchets (noyaux d'olives, marc de café, boue) qui sont co-brûlés avec le charbon. Ce courant "vert" permet donc en fait de prolonger la durée de vie des centrales au charbon en Belgique.
En Wallonie, la co-combustion (biomasse dans les centrales au charbon) n'est heureusement pas reconnue comme étant une source de courant vert. C'est pourquoi Electrabel a transformé sa centrale au charbon aux Awirs en une véritable centrale de biomasse. Mais ici aussi nous sommes en droit de nous poser des questions. Les centrales au charbon vieillissantes ont un rendement faible d'environ 36 pc, ce qui fait que presque deux tiers de la précieuse biomasse sont perdus sous forme de chaleur via la cheminée. Il serait beaucoup plus logique de brûler la biomasse dans des installations de cogénération efficaces, qui produisent et utilisent à la fois chaleur et électricité. Le rendement y est d'ailleurs beaucoup plus élevé et atteint 85 à 90 pc.
La principale motivation d'Electrabel pour la (co)-combustion de biomasse est purement d'ordre financier, à savoir l'obtention de certificats verts pour la production d'électricité "verte". Mais produire du courant vert dans des installations amorties de longue date a un effet contre-productif sur le marché des renouvelables : cela décourage la construction de nouvelles centrales électriques à rendement élevé, fonctionnant exclusivement sur base de sources d'énergies renouvelables. Le gaspillage d'énergie et la production d'électricité polluante sont donc les vrais visages d'Electrabel.
Entre-temps, Electrabel fait d'énormes profits et abuse de sa position dominante sur le marché belge pour bloquer les investissements dans les énergies renouvelables. Tant les centrales au charbon que les unités nucléaires permettent aujourd'hui une production d'électricité à bas prix, ces centrales ayant été amorties de manière anticipée, avant la libéralisation du marché. Pendant des années, le consommateur a payé trop pour son électricité et aujourd'hui que le marché est libéralisé, il est difficile pour les nouveaux producteurs d'électricité de rivaliser avec une électricité produite à bas prix dans les centrales d'Electrabel.
Electrabel n'a donc clairement pas fait le choix d'orienter sa production d'électricité vers plus de durabilité. Une véritable occasion manquée donc ! Parallèlement, elle fait tout son possible pour se donner une image verte via ses messages publicitaires et le sponsoring. En tant qu'acteur important sur le marché de l'énergie, Electrabel porte clairement une lourde responsabilité dans le réchauffement de la Terre. Si elle veut agir, elle doit commencer aujourd'hui à remplacer ses centrales alimentées au charbon et au nucléaire par des centrales efficaces fonctionnant sur base d'énergies renouvelables. En y associant les économies d'énergie, les renouvelables peuvent contribuer dans une large mesure à la production d'énergie. C'est sur le terrain, et non sur la pochette d'un DVD, qu'Electrabel doit prouver qu'elle veut véritablement s'engager sur la voie d'une production d'énergie plus durable. Que tous ceux qui ont reçu gratuitement le DVD profitent pleinement du film qui en vaut vraiment la peine. Mais surtout, qu'ils n'hésitent pas à agir pour contrer le réchauffement de la terre : pourquoi ne pas choisir dès aujourd'hui un fournisseur de courant véritablement vert ?

08 mai 2007

Inauguration du premier parc éolien en Hainaut

Inauguration du premier parc éolien en Hainaut

La société Ventis a inauguré, en présence du ministre wallon en charge de l'Energie, André Antoine (CDH), le premier parc d'éoliennes du Hainaut, dont trois sont implantées sur le territoire de Quiévrain et une sur Dour. Plusieurs centaines de personnes ont pris part à l'événement festif.
Ce parc éolien, dont l'investissement total est de 10,5 millions d'euros, permettra d'éviter annuellement l'émission de 8.000 tonnes de CO2, soit l'équivalent de ce que générerait une voiture parcourant 90 millions de kilomètres.
Le 4 avril dernier, le ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt (PS) et l'administrateur-délégué de la société tournaisienne « Enairgie du Hainaut », (émanation de Ventis), Pierre Mat, avaient signé, à Quiévrain, une convention d'octroi d'un million d'euros de la Région wallonne, comme aide à l'investissement.

La Wallonie compte aujourd'hui 58 éoliennes installées et des permis ont été octroyés pour 87 éoliennes supplémentaires, a pour sa part indiqué le ministre Antoine.
Les parcs actuellement installés permettent d'éviter 90.000 tonnes de CO2 par an, et le chiffre est de plus de 230.000 tonnes par an pour les parcs autorisés. Les parcs déjà en fonctionnement et ceux qui ont obtenu les permis représentent respectivement la consommation de 55.000 et 146.000 ménages, a précisé André Antoine.
Par ailleurs, le nombre de certificats verts délivrés aux producteurs d'énergies renouvelables a augmenté de plus de 40 % de 2005 à 2006.
Pour rappel, l'objectif du gouvernement wallon en matière d'électricité verte est d'attendre un quota de 12 % en 2012.

Quiévrain
Inauguration ce vendredi du premier parc hainuyer. Une grande fête populaire en l'honneur des quatre premières éoliennes du Haut de la Sense.

04 mai 2007
Benoît Mat met la dernière touche. Le cofondateur (avec son frère Pierre) de la société Ventis place les affichettes à l'entrée du site, informant de l'existence de navettes qui effectueront des allers et retours incessants depuis la place d'Elouges et le zoning de la sucrerie, à Quiévrain. Car ce vendredi, dès 16 heures, c'est la grande inauguration. Un millier de personnes sont attendues sur le « Champ du Haut de la Sense ».
C'est là, à une altitude de 45 à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, que quatre éoliennes ont poussé depuis l'été 2006. Leurs pales tournent depuis quelques semaines déjà, injectant leur électricité verte sur le réseau, l'équivalent de la consommation de 6.000 ménages. Grâce à elles, c'est une économie de 8.000 tonnes de gaz carbonique par an, soit la pollution produite par 90 millions de kilomètres parcourus en voiture, qui est réalisée ! Par les temps de réchauffement climatique qui courent, ça se prend...

Ces éoliennes, les premières à fouetter la bise en Hainaut, ont suscité le débat et l'interrogation, d'abord ; puis, très vite, sont parvenues à attirer la curiosité et la sympathie. Pendant les travaux, et encore maintenant, nombreux sont les promeneurs à venir voir de plus près ces intrigantes hélices.
Pour marquer le coup, les frères Mat, patrons de la société de développement de ce projet porté depuis 2002, ont donc décidé d'organiser une inauguration tous publics. De nombreux politiques sont attendus mais aussi tous les riverains des communes voisines. « Nous tenons à ce que cette fête soit la plus populaire possible », insistent Benoît et Pierre Mat. Il y aura donc des discours mais aussi du jazz et une buvette. Tout un chacun pourra découvrir de plus près ces dynamos géantes, semées pile à l'endroit où jadis le moulin à vent d'Elouges barrait le paysage.
Ce vendredi donc, dès 16 h, on expliquera aux visiteurs ce que ces éoliennes ont dans le ventre. On leur dira que dès que le vent souffle à 9 km/h, les trois pales orientables de 39 mètres en fibre de verre et résine époxy s'actionnent au bout du mât, à plus de 98 mètres de haut. Un spectacle silencieux et impressionnant.

25 avril 2007

Electrabel sous-estimerait le coût de fermeture de ses centrales

L'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) a d'importants doutes sur la manière dont Electrabel prépare la fermeture des centrales nucléaires et compte se débarrasser des déchets nucléaires.Un rapport secret révèlerait que Synatom, la filiale d'Electrabel chargée de gérer les fonds économisés pour la sortie du nucléaire, n'a aucune idée du coût final de l'opération. Dans ses prévisions, Synatom sous-estime une série de coûts pour le démantèlement des réacteurs et prévoit des marges de sécurité trop faibles, selon le rapport de l'ONDRAF. Il n'y a, en outre, toujours aucune certitude sur la manière dont les déchets nucléaires pourront être stockés en toute sécurité. Pour Eloi Glorieux de Groen! , la conclusion est claire, c'est la société qui devra se charger des coûts des centrales nucléaires. Synatom a pour l'instant constitué une provision de 4,6 milliards d'euros, argent qui n'est pas géré par le gouvernement mais est placé. (belga)

23 avril 2007

Une prime pour passer au passif

Quand le système de chauffage conventionnel devient superflu...


Imaginez votre facture de gaz et d'électricité réduite à peau de chagrin, le tout sans grelotter sous une couverture ni briser la glace pour votre toilette quotidienne.
Faire du bien à l'environnement tout en économisant votre portefeuille, tel est le credo de la maison passive. « Né en Allemagne dans les années 90, ce concept entraîne une consommation quatre fois inférieure à celle d'une habitation standard récente et dix fois inférieure à celle d'une maison ancienne », indique Evelyne Huytebroeck (Écolo), ministre bruxelloise de l'Énergie et de l'Environnement. « Il préserve aussi une ambiance intérieure confortable toute au long de l'année. »

La recette : une enveloppe sans faille. « Le principe, explique Bernard Deprez de la plateforme Maison passive, est d'utiliser l'énergie ambiante sans faire tourner de moteur ou brûler du combustible ». Un objectif qui passe par la chasse aux déperditions de chaleur. Ventilation à double flux (l'air entrant est préchauffé par l'air sortant), étanchéité et isolation sont au menu. « On récupère également la chaleur interne, explique la ministre, celle produite par les équipements : télé, ordinateurs... Ou par l'humain, nous sommes alors nos propres radiateurs ! »
Première belge, la Région bruxelloise offre désormais une prime de 100 euros/m 2 pour tout logement neuf atteignant le standard passif. « Une prime qui couvre la quasi-totalité du surcoût par rapport à une construction classique », se réjouit Evelyne Huytebroeck.
Pour la rénovation aussi
Largement urbanisée, Bruxelles ne croule plus vraiment sous les espaces à bâtir. La Région n'a donc pas oublié les propriétaires de maisons et appartements déjà construits. Ceux-ci bénéficient d'une prime à la rénovation. D'un montant équivalent à celle du neuf, elle vise toutefois un autre standard : celui de basse énergie, une structure existante ne permettant pas ou très difficilement d'atteindre les normes du passif.
Le niveau de performance à atteindre est alors de 60kwh/m2/an (15 pour le passif). Pour vous aider dans vos démarches administratives, un expert sera mis à la disposition par la Région bruxelloise.
Infos : 02-775.78.02. ou www.bruxellesenvironnement.be