Affichage des articles dont le libellé est Di Rupo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Di Rupo. Afficher tous les articles

30 avril 2008

Di Rupo demande une réforme de la redevance radio-TV

Le président du parti socialiste, Elio Di Rupo, est partisan d'une réforme de la redevance radio-TV en Wallonie et a exhorté le ministre régional du Budget et des Finances Michel Daerden à réfléchir à une refonte du système. M. Di Rupo a indiqué mercredi sur Bel-RTL comprendre les citoyens qui râlent à propos de cette redevance. Selon le médiateur wallon, la redevance radio-TV est une des sources de plainte les plus fréquentes. "Il faut aller vers quelque chose de différent", a admis mercredi M. Di Rupo. "J'ai demandé à Michel Daerden d'y réfléchir", a-t-il ajouté. La suppression ou la reformulation de la redevance radio-TV revient régulièrement au devant de l'actualité en Wallonie, alors qu'elle n'existe plus en tant que telle à Bruxelles et a été supprimée en Flandre.En janvier, Michel Daerden annonçait qu'il allait poser un acte majeur en la matière d'ici à la fin de la législature. Invité de la rédaction de Bel-RTL, le président du PS a également évoqué mercredi l'actualité institutionnelle. Le Premier ministre Yves Leterme a indiqué mardi que les négociations sur BHV ne s'engageraient pas immédiatement. Pourtant, le dossier risque d'être mis à l'ordre du jour à la Chambre la semaine prochaine. "C'est une proposition du Premier ministre. Si elle est faisable pour les néerlandophones, tant mieux", a dit M. Di Rupo, soulignant cependant que les francophones ne pouvaient vivre avec "le diktat de qui que ce soit". Indiquant que tous les partis francophones étaient unis sur les questions institutionnelles, M. Di Rupo a placé les partenaires flamands devant leurs responsabilités. "On doit dire avec sérénité et avec force aux partenaires flamands qu'on n'est pas là pour accepter n'importe quoi (...) Il faut cesser de nous acculer", a-t-il dit. L'entretien a également porté sur le social. Le président du PS a qualifié de "couillonnades" les thèses selon lesquelles l'indexation des revenus alimentait l'inflation.

16 avril 2008

Qui veut la peau de Di Rupo au PS ?

Le PS est au bord de la crise de nerfs. Et cela fait plus de deux ans que cela dure, des affaires carolos jusqu'au mauvais résultat de juin 2007. Dans Le Soir de mardi, Philippe Moureaux a demandé à Elio Di Rupo, son président, de se ressaisir. Sa sortie ne fait pas l'unanimité au PS. Mais le malaise est désormais sur la place publique.


De la crise de la carolo aux polémiques autour de Laloux : Dans le jus des « affaires »
Tout commence le 5 septembre 2005, à Charleroi, lorsqu'Olivier Chastel (MR) divulgue l'« affaire » de la Carolo, la gestion désastreuse de la société d'habitations sociales dans la métropole wallonne. Le feu s'étendra à l'ICDI, emportant plus tard le Collège de la ville. Un feuilleton de deux ans, qui plombera le PS aux communales de 2006, puis aux législatives de 2007. Les inculpations déboucheront sur un procès, prévu… au printemps 2009. En pleine campagne des élections régionales ! Un calendrier ravageur.
Aucun rapport entre la Carolo et la polémique autour de Frédéric Laloux (des faits incomparables, sans commune mesure), sinon celui-ci : le PS continue de baigner dans le jus desdites « affaires » aux yeux de l'opinion publique. Ce qui le plombe, alors que sa seule chance de se refaire une santé électorale est précisément de faire la différence, de « tourner la page », comme on tente de convaincre au Boulevard de l'Empereur. La saga hutoise participe à maintenir le PS dans la dépression postélectorale. Quant à la polémique bondissante autour de l'ex-échevin namurois, elle brouille, à ce stade, l'image globale de l'équipe socialiste au gouvernement fédéral (le trio Onkelinx-Arena-Magnette) et parasite les effets positifs du dernier remaniement ministériel, ceux produits par l'opération Demotte à la Région wallonne et à la Communauté française.
Des législatives 2007 aux régionales 2009 : Le traumatisme électoral
Après ses succès aux communales de décembre 2000, aux législatives de mai 2003 et aux régionales de juin 2004 (un scrutin à l'issue duquel il troque son alliance dans les Régions avec le MR pour une autre avec le CDH), le PS a connu deux grosses contre-performances électorales, causes d'un traumatisme profond.
La première : aux communales d'octobre 2006, lorsqu'il essuya des revers à Charleroi (plongé en pleine « affaire » de la Carolo), à Namur (le déclin de Bernard Anselme), et ne parvint pas à hisser Laurette Onkelinx au maïorat à Schaerbeek, où la liste socialiste de la vice-Première réalisa un score nettement supérieur à celui réalisé par le PS six ans plus tôt dans la cité bruxelloise, mais échoua à faire chuter Bernard Clerfayt (MR), vainqueur incontesté, qui restera bourgmestre à la tête d'une coalition avec les écolos d'Isabelle Durant. Une claque – vécue comme telle – pour la socialiste.
Les communales d'octobre 2006 donnent un avant-goût de ce qui se produira quelques mois plus tard, aux législatives de juin 2007 : c'est le fameux « Waterloo » électoral du PS, qui glisse sous la barre des 30 % et se retrouve en Wallonie derrière le MR, lequel opère là un dépassement « historique ».
Un choc dans les rangs socialistes. Le doute s'installe : le PS est-il durablement relégué au second plan ? Le MR est-il parvenu pour longtemps à changer le « centre de gravité politique » au sud du pays, comme Didier Reynders en a l'ambition ? Les régionales de 2009 sont en vue et les sondages réalisés depuis les élections de juin 2007 ne sont guère engageants.
Celui publié vendredi dernier dans Le Soir décèle un PS en chute libre à Bruxelles, et derrière le MR en Wallonie, même si, là, une certaine stabilisation est perceptible dans les intentions de vote – on s'accroche à cette bouée (une lueur ?) au Boulevard de l'Empereur.
Qui peut se consoler de voir le MR reculer lui aussi dans ces mêmes sondages, le parti libéral-réformateur payant sans doute son échec à bâtir l'« Orange bleue » de centre-droit, et à éviter la longue crise politico-communautaire de 2007.
La guerre de succession se profile : Rudy ou Laurette ?
Philippe Moureaux a-t-il voulu précipiter un débat sur la succession à la tête du parti ? L'idée a traversé plus d'un esprit socialiste. « Mais c'est sans doute trop tôt », corrigent plusieurs ténors. Officiellement la présidence n'est pas vacante. Elio Di Rupo a été réélu, en juillet, pour un mandat de quatre ans. Y mettra-t-il fin après le scrutin régional de 2009, comme le prétend avec insistance la rumeur ? Si les résultats sont mauvais, plus que vraisemblablement. S'ils démentent tous les sondages, la question pourrait quand même être posée… Pour succéder au Montois, point de candidats déclarés. Mais deux noms sussurés avec insistance : Onkelinx et Demotte. Lorsqu'elle rêvait encore d'être bourgmestre de Schaerbeek, la première n'avait pas fait mystère de ses intentions d'assortir l'écharpe maïorale à la casquette de présidente de parti en 2009. Depuis, les Schaerbeekois ont imposé un coup de frein aux ambitions communales de la fille spirituelle de Moureaux, mais sans doute pas à ses envies présidentielles. Quant au dauphin de Di Rupo, Demotte, il ne s'est jamais déclaré… Mais n'en pense pas moins ?
La garde rapprochée quitte le boulevard de l'empereur : Le centre d'études décapité ?
Ce n'est pas la cause principale de la crise mais en ces temps troublés, Elio Di Rupo doit, en plus, composer avec le départ de ses proches. C'est Florence Coppenolle, l'attachée de presse, qui a ouvert le bal, au lendemain de la défaite électorale de juin 2007. Très critiquée pour sa gestion médiatique des « affaires », la jeune femme ne quitte pas le Boulevard de l'Empereur mais passe à l'arrière-plan, au poste (moins exposé aux contacts directs avec la presse) de directrice de la communication. En février, le secrétaire général du parti, Jean-Pol Baras, fait ses valises. Direction Paris. Pour occuper le poste, Elio Di Rupo rappelle son éternel bras droit, Gilles Mahieu. Dans les prochaines semaines, c'est Frédéric Delcor qui pourrait remettre les clés de son bureau. Le discret directeur du centre d'études du parti est candidat à la succession d'Ingberg à la tête de l'administration de la Communauté française. S'il décroche le poste – décision attendue prochainement – il devrait quitter d'ici à l'été l'Institut Emile Vandervelde (IEV). Assurément un coup dur pour le président du PS, qui travaille avec Frédéric Delcor depuis… 1995 ! Quel lapin Elio Di Rupo sortira-t-il de son chapeau pour doter l'IEV d'un nouveau patron ? Pas sûr qu'il la joue surprise du chef, sur ce coup-là… Les noms qui circulent sont des valeurs sûres dans les couloirs socialistes : le favori, Renaud Witmeur, proche de Rudy Demotte. Autres noms cités : Olivier Vanderrijst, fidèle chef de cabinet de Laurette Onkelinx, et Anne Poutrain, chef de cabinet du ministre-président wallon.
Les erreurs de casting : Laloux, comme d'autres avant
Pour Philippe Moureaux, Laloux doit s'effacer… Qu'en pense le principal intéressé ? Difficile à dire puisqu'il se tait dans toutes les langues. Tout au plus a-t-on appris ce mardi qu'il avait, d'une part, convié son détracteur à « une rencontre conviviale » et, de l'autre, qu'il préparait activement son passage en commission de la Chambre, où il doit présenter sa note de politique générale.
Reste que, bien avant la polémique sur sa voiture qui lui tenait lieu de bureau ou sur ses dépenses d'essence sur le compte de la ville de Namur, Frédéric Laloux posait problème. Tout comme, d'ailleurs, Julie Fernandez-Fernandez, autre secrétaire d'Etat directement sortie de la discrétion de sa fédération. C'est qu'une fois de plus, Di Rupo avait ménagé le suspense jusqu'au bout. Avec, quelques minutes à peine avant la prestation de serment, des surprises du chef. De celles qui sortent tout droit du Boulevard de l'Empereur, sans d'autre consultation que la garde très rapprochée. Faut-il rappeler qu'en arrivant au palais royal, Laurette Onkelinx salua Laloux comme s'il était un employé de Sa Majesté… Elle ne l'avait jamais vu ! Certes, Elio Di Rupo s'est fait le champion de ces coups de théâtre… Marie Arena, Paul Magnette et Fadila Laanan furent de ceux-là… Le 22 mars dernier, rebelote. Mais, cette fois, la révolte gronde plus fort que d'habitude. Le jour même, les parlementaires fédéraux font part de leur déception : à quoi bon, enragent-ils, travailler dans l'ombre du Parlement, si c'est pour se faire doubler, lorsque la lumière gouvernementale est en vue, par un illustre inconnu ? Karine Lalieux et Yvan Mayeur, proches de Moureaux, sont parmi les plus dépités. Leur déception explique peut-être aussi les propos du chef de la Fédération bruxelloise… Et tant pis pour Frédéric Laloux qui, il est vrai, prête le flanc à la critique avec ses erreurs – comme, d'ailleurs, une certaine Marie Arena l'avait expérimenté, à ses débuts, avec une certaine douche. Dont elle ne s'est jamais vraiment remise. Surtout électoralement.

25 mars 2008

Vers un regroupement des institutions francophones

Didier Reynders, Elio Di Rupo et Joëlle Milquet semblent d'accord pour associer les entités francophones.
Les francophones devront discuter de l'avenir de leurs institutions après les régionales de 2009, pour aller dans le sens d'un gouvernement regroupant les ministres wallons et les ministres francophones du gouvernement bruxellois, a indiqué dimanche sur le plateau de Mise au point (RTBF) le président du MR Didier Reynders, rejoint par le président du PS Elio Di Rupo.

Interrogé sur la double casquette qu'a coiffée vendredi Rudy Demotte (PS), désormais à la tête des gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française, Didier Reynders a salué le fait que l'on tente de rapprocher les deux entités. Il a préconisé d'aller vers un gouvernement regroupant tous les ministres du gouvernement wallon et les ministres francophones du gouvernement bruxellois.Selon lui, les présidents des quatre principaux partis francophones devront débattre après les élections régionales de 2009 de "la manière dont on envisage cette organisation" francophone. Rejetant l'idée d'une fusion pure et simple, il a souligné l'importance de la place des ministres régionaux bruxellois, absents actuellement du gouvernement de la Communauté française. Le président du PS a vu dans les propos de M. Reynders "une avancée dans le sens de ce que souhaitent notamment les socialistes". Cette perspective d'un gouvernement réunissant les ministres wallons et les ministres francophones bruxellois, que M. Di Rupo a lui-même défendue, a aussi le mérite de "préserver nos institutions", a-t-il relevé. "On a fait un pas", a-t-il commenté. En septembre dernier, alors qu'il avait lancé un appel pour "simplifier les institutions francophones", M. Reynders avait dit ne pas imaginer que l'on aille aux élections régionales sans un accord entre francophones pour réorganiser les institutions francophones, même si cela se fait après les élections. Il avait alors préconisé un gouvernement et un parlement communs.La présidente du cdH, Joëlle Milquet, d'accord elle aussi pour "que l'on aille plus loin", a pour sa part indiqué que les humanistes feraient des propositions d'ici une semaine ou deux pour associer plus largement les entités francophones. Jean-Michel Javaux (Ecolo) a de son côté reconnu que l'évolution actuelle allait dans la bonne direction, mais il a regretté que l'on ait touché aux entités fédérées à un an des régionales, ce qui risque selon lui de mener à une certaine déstabilisation. Il s'est par ailleurs une nouvelle fois interrogé sur l'intérêt du Groupe Wallonie-Bruxelles.


Le CD&V insiste: une réforme pour la mi-juillet
Yves Leterme et Wouter Beke, président ad interim du CD&V.
Le CD&V veut qu'il y ait d'ici la mi-juillet un accord substantiel sur un deuxième paquet de réformes institutionnelles. Le CD&V réagit ainsi aux déclarations du vice-premier ministre Didier Reynders à l'émission dominicale de la RTBF.M. Reynders s'était dit prêt à avancer sur de nouvelles discussions institutionnelles d'ici l'été, notamment en termes de régionalisation du marché du travail, à condition qu'elles n'agressent pas une partie de la population, "mais que l'on ne remette pas de nouveau sur la table l'exigence d'une grande réforme de l'Etat pour une date précise, nous avons maintenant trois ans pour travailler", avait dit M. Reynders sur le plateau de Mise au point.Pour le CD&V, cela va à l'encontre des accords conclus. "Hier, on a donné l'impression qu'il n'y avait pas de clarté sur le timing de la réforme de l'Etat. Ce timing est fixé clairement et confirmé dans l'accord gouvernemental", dit le CD&V dans un communiqué dont a fait état la VRT lundi. "L'accord gouvernemental renvoie explicitement vers la loi spéciale qui a été déposée au Sénat dans laquelle les thèmes pour un deuxième volet de réforme de l'Etat sont fixés", a précisé lundi à la VRT Wouter Beke, président ad interim du CD&V. "Cette loi spéciale parle non seulement de la politique de l'emploi mais également des soins de santé, de la famille et l'autonomie fiscale. Il a été décidé que l'on négociera sur ces thèmes". Le CD&V dit qu'il veillera à l'application correcte de l'accord gouvernemental et de toutes ses parties et qu'il attend la même chose de ses partenaires de la coalition.

Lire aussi:La N-VA fâchée des propos de Reynders
Lire aussi:"Le 15 juillet ne doit pas être un ultimatum"
Lire aussi:Vers un regroupement des institutions francophones

11 novembre 2007

Reynders - Di Rupo - Confédéralisme

Reynders évoque une Belgique confédérale

"L'enjeu est d'apprendre à faire vivre ensemble des gens qui se meuvent déjà dans des univers différents".
Le quotidien français "Le Monde" publiera demain une interview du président du MR dans laquelle il évoque la perspective du confédéralisme en Belgique.
"La logique à l'oeuvre en Belgique est celle d'une confédération. L'enjeu est donc d'apprendre à faire vivre ensemble des gens qui se meuvent déjà dans des univers différents. Et c'est cela qui me semble encore possible", indique Didier Reynders dans l'édition du Monde de dimanche sortie samedi après-midi.
Interrogé par des journalistes à l'issue de son entretien samedi avec les présidents de la Chambre et du Sénat Armand De Decker, Didier Reynders s'est refusé à commenté cette interview.

3 questions à Elio Di Rupo

Le Roi confirme Yves Leterme dans sa fonction de formateur et lui demande de mettre rapidement en place un gouvernement. Vous en pensez quoi ?
Je respecte la décision du Roi. Je suis comme lui : je voudrais qu'un gouvernement sérieux puisse rapidement se mettre en place. Mais je ne crois absolument pas en la capacité des libéraux et des sociaux-chrétiens à gouverner sérieusement notre pays. Ce qui s'est passé depuis 150 jours est un désastre, un gâchis monstrueux. Ce qui s'est passé hier est un affront qui doit être lavé.
Certains disent que le vote en commission pourrait être une mise en scène. Avez-vous été instrumentalisé ?
Si cela devait être un coup monté par le MR et le CD & V, ce serait un scandale à l'état pur. Ceux qui l'auraient imaginé devraient alors tirer sur-le-champ les leçons qui s'imposent. Moi, je plaide depuis plusieurs jours pour l'instauration d'une grande discussion communautaire entre les partis du nord et du sud du pays. Une grande discussion qui n'aurait de sens que si elle était préliminaire à la formation du prochain gouvernement. Il ne faut pas que ce soit un groupe pour amuser la galerie pendant que d'autres mettent sur pied un gouvernement à vocation soi-disant socio-économique. Le CD & V et le VLD ont rappelé hier soir qu'ils voulaient régionaliser la SNCB, l'emploi, les soins de santé. Il est donc pour moi impensable de laisser croire qu'on peut négocier sur le socio-économique sans avoir résolu au préalable les questions de l'équilibre de notre pays. Dans l'intervalle, le Parlement, qui est normalement constitué, et le gouvernement en affaires courantes peuvent prendre les décisions qui s'imposent.

Pour vous, Didier Reynders (MR) et Joëlle Milquet (CDH) devraient arrêter de négocier ?
La situation dans laquelle ils nous ont mis appartient à leur conscience. Je ferai cependant une distinction entre le MR, qui se comporte en moteur de l'orange bleue, et Madame Milquet qui a fait un effort appréciable. (V.R.)

Le PS vote la motion en conflit d'intérêt

Le parlement de la Communauté française a adopté vendredi en fin après-midi à l'unanimité des 82 voix des partis démocratiques - moins 3 abstentions FN - la proposition de motion relative à un conflit d'intérêts touchant à la proposition de scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde votée mardi en Commission de la Chambre par les seuls représentants des partis flamands.

Les socialistes voteront la motion en conflit d'intérêt et montreront l'unanimité des francophones devant le coup de force flamand, a annoncé le chef de groupe PS Léon Walry au cours d'une conférence de presse improvisée en marge des débats houleux puis suspendus du parlement de la Communauté française. Mais pour lui, la question de savoir si les événements ayant mené au vote en Commission de la Chambre n'étaient pas "arrangés" méritait d'être posée après les soupçons parus jeudi matin dans la presse.
"C'était une question, je n'ai pas accusé le MR", a affirmé M. Walry. Il n'est donc pas question de rupture du front francophone: tout résulte de la différence entre les informations reçues hier et ce matin, a-t-il dit. De son côté, le MR a dénoncé les propos tenus en séance publique par le chef de groupe PS. "On a insulté notre sentiment de responsabilité", a lancé Richard Miller, au cours d'une autre conférence de presse improvisée.
Les réformateurs ont pris eux aussi le vote de la Chambre comme une gifle dans la figure et le président du MR Didier Reynders a déclaré que les négociations étaient arrêtées, a-t-il ajouté pour témoigner de la sincérité du MR. La réaction a été vive en séance publique parce qu'"on ne pouvait pas entendre n'importe quoi à propos de l'orange bleue", a-t-il dit.
Caroline Persoons (FDF) a jugé triste qu'après celle des Flamands, un parti francophone "donne une seconde gifle en divisant les francophones". Elle a accusé Léon Walry d'avoir démontré que la division des francophones fait leur faiblesse. Après une bonne heure de suspension et une supposée réunion des chefs de groupe, les débats ont repris en séance plénière en présence des médias, notamment flamands, présents en nombre au parlement.

Le gouvernement flamand répète l'importance d'une réforme de l'Etat
Le ministre-président flamand Kris Peeters a répété vendredi qu'une réforme de l'Etat était et restait d'un "intérêt essentiel" aux yeux du gouvernement flamand.M. Peeters (CD&V) a fait cette déclaration à l'occasion de la réunion du gouvernement flamand, et avant la déclaration commune des présidents du CD&V et de la N-VA.

13 octobre 2007

Philippe Moureaux réélu à la tête du PS bruxellois

Willy Demeyer candidat à la vice-présidence du PS

Willy Demeyer, bourgmestre de Liège réélu samedi président de la fédération liégeoise du PS, pourrait aussi être candidat à la vice-présidence nationale du PS, rapporte lundi La Meuse. Le 12 novembre prochain, on connaîtra les noms des vice-présidents nationaux du PS, chargés d'assister Elio Di Rupo, président national. L'un des vice-présidents sera bruxellois, l'autre wallon. Michel Daerden, Jean-Claude Marcourt et Alain Mathot s'associent pour soutenir la candidature de Willy Demeyer au poste de vice-président wallon. "Si on me le demande, je le ferai", a déclaré le bourgmestre de Liège, réélu samedi président de la fédération liégeoise du Parti socialiste. (belga)

Willy Demeyer rempile à la tête du PS liégeois

Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a été réélu samedi au poste de président de la fédération liégeoise du Parti socialiste, avec un score de 91,4%

Philippe Moureaux a été réelu avec 83,5% des voix.

Philippe Moureaux a été reconduit dans sa fonction de président de la Fédération bruxelloise du PS par les délégués de section réunis en congrès jeudi soir, mais il a indiqué qu'il quitterait cette fonction avant l'échéance du mandat de 4 ans qui lui a été accordé. Agé de 68 ans, le patron de la Fédération bruxelloise a été réélu par 83,5% des votants. Il a précisé aux 300 à 400 participants au congrès qu'il se présentait à sa propre succession pour assurer une transition dans la vie de la Fédération. Le congrès a également procédé à plusieurs autres élections internes.

C'est le chef du groupe socialiste au parlement bruxellois, le bourgmestre d'Evere Rudy Vervoort, qui a été élu à la vice-présidence. Laurette Onkelinx, ministre de la Justice sortante, a été élue à l'unanimité au poste de déléguée à la présidence, chargée de plancher sur la modernisation des structure. Corinne Désir sera déléguée en charge des relations avec les élus locaux.
Le député Rashid Madrane a été désigné pour gérer la politique de communication de la Fédération. Le congrès a également élu ses représentants au bureau du parti. Il s'agit d'Alain Hutchinson, Jamal Ikazban, Yvan Mayeur, Anne Mouzon, Laurette Onkelinx et Eric Tomas. (belga)

Flahaut élu à la présidence PS du Brabant wallon

Le ministre de la Défense, André Flahaut, a été élu samedi à la présidence de la fédération socialiste du Brabant wallon avec 84,5 % des voix, indique la fédération dans un communiqué diffusé samedi soir. Sa candidature a été présentée par la section de Nivelles, dont il fait partie, mais aussi par cinq autres sections locales. M. Flahaut était le seul candidat et sa candidature avait été présentée par la section de Nivelles, dont il fait partie, mais aussi par cinq autres sections locales. (belga)

Didier Donfut rempile à la tête du PS montois

Le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Didier Donfut a été réélu samedi à la présidence de la fédération socialiste de Mons-Borinage avec 80,9% des voix, a indiqué le secrétariat de la fédération. Le Framerisois était seul candidat à sa succession. La sénatrice de communauté Joëlle Kapompole, également seule candidate, a emporté la vice-présidence avec 75,5% des voix. Les représentants de la fédération au bureau du PS, outre Didier Donfut, seront Éric Thiébaut, député fédéral et bourgmestre d'Hensies, et Camille Dieu, députée fédérale. A côté de ces élections au niveau fédéral, l'Union socialiste communale de Mons a aussi élu samedi son nouveau président, l'ex-conseiller communal Luc Allart, mais plusieurs recours en annulation sont prévus, précise la fédération. (belga)


"La section d'Elio Di Rupo bafoue les statuts du PS"

L'Union socialiste communale (USC) de Mons, celle-là même où est inscrit le président du parti Elio Di Rupo, ne respecterait pas les statuts du PS, a affirmé mercredi l'ancien bourgmestre montois Maurice Lafosse qui se base sur une décision de la commission de vigilance de la fédération socialiste de Mons-Borinage. Le 30 octobre, cette commission a donné raison à son recours contre une modification des statuts de l'USC de Mons, votée en assemblée générale le 20 septembre. Cette assemblée générale n'avait réuni que 60 à 65 membres sur 3.400, fulmine Maurice Lafosse.L'une des modifications mises en cause imposait que les candidats à la présidence de l'USC se présentent en ticket avec deux vice-présidents. Or, les statuts fédéraux du PS ne prévoient aucune autre restriction, pour cette élection, que deux ans d'affiliation au parti, commente l'ancien bourgmestre.. Maurice Lafosse affirme encore que plusieurs personnes qu'il a contactées pour figurer sur sa liste ont fini par se désister, par crainte de représailles. L'élection du président de l'USC doit avoir lieu samedi, de même que celle du nouveau président de la Fédération de Mons-Borinage. (belga)

Un rapport contre Di Rupo au Parlement wallon
Même s'il a mis fin à sa croisade contre Elio Di Rupo, redevenu bourgmestre en titre, Luc Leens vient de remettre un rapport au Parlement wallon sur les irrégularités qu'il aurait constatées durant l'empêchement du bourgmestre. Ce "citoyen montois", comme il se présente, accusait depuis un an l'ex-ministre-président wallon d'exercice illégal de la fonction de bourgmestre pendant sa présidence.Cas exemplaireLe 2 octobre, la commission des affaires intérieures du Parlement wallon entreprendra d'évaluer le Code de la démocratie locale. "Avant de clôturer définitivement mon combat, il me paraît utile d'éclairer les députés sur le cas exemplaire de l'application de cette loi à Mons durant l'empêchement de M. Di Rupo", explique Luc Leens.Mesures à prendreLe rapport, qui compte 35 pages et de nombreuses annexes, est structuré en trois grands thèmes: la répartition des compétences entre les bourgmestres de Mons, l'action de la tutelle régionale et, en guise de conclusion, "les mesures à prendre pour éviter la répétition de ces irrégularités".Wallonie maladeBien qu'il n'ait pas obtenu satisfaction de la tutelle régionale, auprès de laquelle il avait introduit plusieurs recours, Luc Leens se félicite d'avoir atteint trois objectifs "non négligeables": démontrer que "c'est M. Di Rupo qui exerçait toutes les fonctions mayorales malgré son empêchement." Mais aussi, "montrer que, malgré tous les beaux discours sur la rénovation, la Wallonie est toujours gravement atteinte par le mal wallon, fait de cumul de fonctions, conflit d'intérêts, estompement de la norme, politisation des services publics, etc." Et enfin, "que le citoyen peut lui aussi jouer un rôle dans l'amélioration de la gouvernance en Wallonie, même avec des moyens modestes", conclut Luc Leens. (belga)

08 octobre 2007

Elio Di Rupo a repris officiellement le maïorat de Mons

MAJ 08/10/07

Querelles de familles au PS de Mons

Mons. Bruno Rossi revendique l'échevinat de Marc Darville. La fronde ne se limite plus seulement à Cuesmes. Elle se lève aussi à Obourg. Tout ça fait mauvais genre.
Ce week-end, les affiliés du PS de Mons-Borinage élisaient leur nouveau président. Un mandat clé sur l'échiquier socialiste : la « fédé » borino-montoise est la deuxième en importance de Wallonie, loin derrière Liège et d'une courte tête devant Charleroi, frappée de plein fouet par les affaires. Mais à Mons-Borinage, l'effet « Affaires » a aussi laissé des traces. Le nombre d'affiliés y est en baisse : ils sont encore 7.500 à tout casser alors qu'avant la Carolo, le PS comptait 10.000 fidèles en ordre de bataille et de cotisation, de Lens à Honnelles. Samedi, un militant sur quatre s'est déplacé. Didier Donfut, seul candidat à sa propre succession, a été réélu avec 80,9 % des voix. Joëlle Kapompolé, unique candidate à la vice-présidence, a elle aussi été choisie (75,5 % des voix).
Le même samedi, se déroulait une autre élection, contestée celle-là (Le Soir de jeudi et de samedi), au sein de l'Union socialiste communale de Mons. Le « ticket » Allard-Charle (la chef de cabinet du bourgmestre)-De Luca l'a emporté face au trio poussé depuis les coulisses par Maurice Lafosse : 485 voix contre 161. L'incident est clos ? Que nenni ! Comme promis, le barbu de Cuesmes va en recours, convaincu que la seule condition « kasher » pour concourir était deux ans de cotisation. Le trio perdant a laissé entendre lui aussi qu'il irait en recours.

L'ordre de préséance modifié
Comme si cela ne suffisait pas, voilà que ça grenouille aussi du côté de la section d'Obourg, où un comité d'action demande à ce que Bruno Rossi obtienne l'échevinat qui lui était promis. Aux communales d'octobre 2006, l'intéressé avait en effet obtenu 989 voix, soit 53 de plus que son concurrent Marc Darville, sur la zone d'Obourg-Havré. Mais à l'époque, Bruno Rossi était encore empêtré dans un procès pour harcèlement moral dans le cadre de sa fonction de chef d'école. Le 13 novembre 2006, l'USC de Mons vote donc, sur proposition d'Elio Di Rupo, la répartition des échevinats. Bruno Rossi figure dans l'équipe mais « pour raisons personnelles » accepte de ne pas siéger « momentanément ». Depuis qu'il a obtenu gain de cause devant la Justice en avril, Bruno Rossi tente de récupérer le portefeuille scabinal. Mais l'USC ne s'est toujours pas exécutée. Entre-temps, une décision du conseil communal a interverti l'ordre de préséance des conseillers communaux. Bizarrement, Bruno Rossi y perd 100 voix et s'y classe derrière M. Darville. Il considère que le seul résultat officiel est celui validé par le collège provincial en octobre 2006. La nouvelle présidence de l'USC a déjà du pain sur la planche. Pour autant qu'elle soit investie valablement

MAJ 02/10/07

Leens à la chasse au papillon

Mons. Recours contre l'exercice illégal de la fonction mayorale. Avant de « lâcher » Di Rupo, Luc Leens balance un rapport à la commission d'évaluation du Code de la Démocratie Locale.
Démocrate montois, ex-fonctionnaire à la Ville de Mons, ex-militant actif d'Ecolo, ex-animateur du groupe de recherche et d'action des cyclistes au quotidien, ex-expert auprès du cabinet de José Darras Le pedigree de Luc Leens pourrait aussi s'étoffer de ces quelques titres : empêcheur patenté de tourner en rond (traduisez « emmerdeur » pour ceux qui sont visés), jusqu'au-boutiste acharné et chasseur de faux bourgmestres empêchés.
Voilà plus d'un an que celui qui revendique simplement le titre de « citoyen », dénonce « l'exercice illégal de la fonction de bourgmestre de Mons » par Elio Di Rupo durant la période où il était ministre-président de la Région wallonne (soit, de septembre 2005 au 15 juillet 2007). En vain. Il aura fallu 3 mois et 28 jours pour que la tutelle (le ministre des Affaires intérieures de la Région wallonne) classe sans suite son premier recours. Quant au second, introduit voici 4 mois et demi, elle a juste accusé réception. « J'ai décidé de mettre un terme à ce combat citoyen », annonce Luc Leens. Résigné ? Le Montois avoue qu'il ne se faisait guère d'illusion sur l'issue dans la mesure où la tutelle est à la fois juge et partie, « prisonnière du conflit d'intérêts » qui fait du « ministre régional le contrôleur du ministre régional exerçant les fonctions de bourgmestre ».

Luc Leens s'offre cependant un baroud d'honneur. Pour la beauté du geste. Il dépose un rapport auprès des membres de la commission des affaires intérieures du Parlement wallon. Cette commission s'apprête, dès aujourd'hui, à évaluer le Code de la Démocratie Locale et notamment, l'empêchement du bourgmestre. Convaincu « que l'examen d'un cas pratique pourra alimenter les réflexions et les travaux » de ladite commission, Luc Leens – qui précise quand même ne pas être juriste – leur a fait suivre un rapport de 35 pages. Pour la beauté du geste car il n'attend plus rien. Ses conclusions sont limpides. « Si l'interdiction de cumul ne lui paraît pas opportune ou s'il n'a pas la volonté de la faire appliquer, le législateur devrait avoir le courage de lever cette interdiction. Si par contre, la Région entend maintenir cette règle, qu'elle prenne les dispositions nécessaires », juge-t-il.
Le redressement wallon
Pour le plaignant, la situation actuelle a trois conséquences dommageables pour la démocratie. 1) Le citoyen ignore qui exerce effectivement le pouvoir. 2) Il est impossible de diriger une ville depuis les coulisses sans, tôt ou tard, enfreindre la loi. 3) On ne peut scinder les fonctions mayorales entre actes formels réservés au bourgmestre ff et « tout le reste », laissé au mayeur en titre. Il faut, selon Luc Leens, que les textes soient plus précis et listent les actes qu'un bourgmestre empêché ne peut clairement plus poser. Il faut que le législateur mette au point un dispositif où le contrôlé n'est plus contrôleur.
Au fait, pourquoi Luc Leens s'acharne-t-il sur ce dossier ? « Parce que je suis attaché à la bonne gouvernance et à l'éthique politique, clame-t-il, et que ces valeurs me paraissent être des conditions indispensables au redressement de la Wallonie. »


"Je vois clair dans les priorités de Mons"

Le bourgmestre Elio Di Rupo (PS) sait ce qu'il faut consolider et ce qu'il faut développer dans sa ville.
Même s'il avoue avoir pris du recul pour laisser travailler les autres et s'il a trouvé une situation très correcte à son retour, Elio Di Rupo n'en pointe pas moins plusieurs axes sur lesquels il faut travailler dans les mois qui viennent. "J'y vois très clair dans les priorités pour la ville. Je dirais qu'il faut consolider notre enseignement, où on compte quand même 3 000 élèves. On doit aussi continuer à mettre l'accent sur les services rendus à la population, mais aussi sur la sécurité. En redevenant bourgmestre, je reprends également la présidence du collège de police."
Pour ce qu'il y a à améliorer, on trouve plusieurs "soucis". "La prospérité du grand Mons, et pas seulement le centre, en continuant à être attractif et en allant le plus loin possible pour cela. Le projet de ville pour les années à venir, avec quelques éléments stratégiques comme la requalification de la place de la Gare, le deuxième lieu emblématique montois après la Grand-Place. Les logements sociaux, où je reste extrêmement fâché du laisser-aller qu'on a connu jadis. Humainement, on doit apporter des réponses concrètes. Le développement de Mons comme capitale culturelle, même si je me doute que mon absence au gouvernement fédéral sera préjudiciable et rendra les choses plus difficiles. Et enfin, l'examen de tout ce qu'on peut obtenir avec les fonds européens."
Du pain sur la planche donc...


Elio est revenu, comme promis

Le maïeur de Mons met les choses au point après son retour aux affaires.Et compte sur le soutien de proches tels que Marie Arena, Rudy Demotte...
C'est donc officiel depuis la fin de la semaine passée : Elio Di Rupo (PS) est de nouveau le bourgmestre en fonction de la Cité du Doudou, un poste qu'il avait mis entre parenthèses suite à ses fonctions à la région wallonne.
Son retour ne s'est pas fait en grandes pompes, comme certains l'ont noté. "C'est simplement un retour prévu par la loi au moment où il devait être opéré", explique le premier citoyen montois. "Je n'avais pas à prendre des tambours ou trompettes pour fêter mon retour, et j'ai juste tenu la promesse que j'avais faite aux électeurs avant les élections : quand je ne serai plus ministre, je reviendrai à Mons."
Certaines mauvaises langues ont aussi souvent dit qu'il n'avait pas vraiment quitté la place et qu'il tirait toujours les ficelles. "C'est de la médisance, car je n'ai jamais voulu interférer dans le travail qui était fait par l'équipe en place. J'ai bien indiqué une ou deux pistes de réflexion quand on me le demandait, mais je ne me suis pas du tout mêlé des affaires de la ville." Et pourtant, le grand retour ne sera pas trop compliqué. "Simplement parce que l'équipe se connaît depuis longtemps. Le secrétaire communal est le même, les chefs de cabinet sont les mêmes. Les dossiers commencent déjà à me revenir, presque naturellement."
Mons ne perd-elle pas un atout majeur à la Région avec le départ de son bourgmestre ? "Au sein du gouvernement, nous comptons pas mal de gens sensibles à nos difficultés. On oublie souvent que Marie Arena est montoise d'origine et qu'elle reste très attachée à notre ville. Rudy Demotte n'est pas bien loin non plus et Didier Donfut aura aussi un rôle important à jouer."
L'ancien ministre-Président réfute l'idée qu'il ait pu faciliter le déblocage de subsides en faveur de ses projets. Les projets les mieux ficelés étaient ceux qui retenaient l'attention, quelle que soit leur origine. Quoi qu'il en soit, Elio Di Rupo passera désormais plus de temps entre les murs de sa cité. "Le matin, j'examinerai le courrier et les dossiers avant de partir vers Bruxelles ou Namur. Mais, comme j'aime à le faire, je continuerai à me promener dans nos villages, souvent à vélo. J'ai toujours un dictaphone avec moi et, quand je note quelque chose d'anormal, j'enregistre. Et je demande qu'on traite le sujet tout de suite car, dix minutes plus tard, un autre problème arrive."

L'ancien ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS), bourgmestre empêché depuis octobre 2005, a officiellement repris depuis vendredi ses fonctions de bourgmestre de Mons, annonce lundi le quotidien La Province.

"Nous avons reçu copie de sa démission en tant que ministre-président jeudi", indique, dans les colonnes du quotidien, la désormais ex-bourgmestre faisant fonction Catherine Houdart. "Comme nous avions collège (vendredi), nous l'avons donc actée, tout comme sa reprise immédiate de fonction à Mons", a-t-elle ajouté. L'ancienne bourgmestre f.f. reprend l'échevinat de l'Éducation et de la Participation citoyenne détenu par Jean-Paul Deplus, qui redevient conseiller. Bourgmestre de Mons depuis 2000, réélu en 2006, Elio Di Rupo avait mis ses fonctions maïorales entre parenthèses depuis octobre 2005, date à laquelle il avait remplacé le ministre-président wallon démissionnaire Jean-Claude Van Cauwenberghe. Le bourgmestre empêché avait d'abord été remplacé par l'échevin Jean-Claude Carpentier, décédé le 18 septembre 2006 des suites d'un cancer. L'échevin Richard Biefnot avait pris le relais jusqu'à l'installation du nouveau collège et à la prestation de serment de Catherine Houdart, le 4 décembre dernier. Elio Di Rupo, qui vient d'être plébiscité à la tête du parti socialiste, a cédé jeudi les rênes de la Région wallonne à l'ancien ministre fédéral Rudy Demotte (PS).

Daerden redistribue les cartes

Remaniement de l'équipe communale à Ans. Stéphane Moreau devient bourgmestre faisant fonction.
Le frère du ministre « prend » le CPAS.
Stéphane Moreau est aussi directeur à l’ALE et au Palais des Congrès Compatible ?

A près un remaniement qui ne lui a pas amené la ministre-présidence mais quelques attributions ministérielles supplémentaires, Michel Daerden vient d'opérer un remaniement dans sa propre commune, à Ans. D'abord, il change de bourgmestre faisant fonction (ff). Maïeur « ff » depuis 7 ans, Fernand Gingoux part « au cabinet » du ministre. Stéphane Moreau, premier échevin, le remplace. La présidence du CPAS, ensuite. Elle ne sera plus confiée à Julien Gauthy qui redevient échevin (police, budget) mais bien à Jean-Louis Daerden, qui, sans être élu au conseil communal, prend aussi les Affaires sociales. Le frère du ministre déjà endossait cette fonction lors de la précédente législature mais avait dû la quitter à regret pour la présidence de la société de logements du plateau. Cette dernière passe chez Walter Herben, déjà secrétaire communal d'Ans et « expert » au cabinet du ministre.
Le vice-premier à la Communauté et à la Région resserre donc ses rangs ansois en augmentant les responsabilités des fidèles. Et il confie le mayorat à un proche de Willy Demeyer. Un signe de pacification après les tumultes de la préparation de la liste fédérale ? « J'ai toujours été un adepte des grands accords. Stéphane est mon fils spirituel, il a beaucoup de choses à concrétiser à Ans pour 2009. »

Le « fils spirituel »
A l'origine, c'est le grand-père Moreau qui avait demandé à son ami Michel Daerden d'aider son petit-fils qui terminait Sciences po' à mettre le pied à l'étrier. Cabinet Vanderbiest puis cabinet Mathot, le jeune Stéphane s'est montré bon élève et devenait, à 28 ans, directeur de cabinet du bourgmestre de Liège Henri Schlitz où il se liait d'amitié avec Demeyer. En 1993, Moreau devient échevin à Ans et premier échevin sept ans plus tard.
Deuxième score aux communales d'octobre 2006, derrière Michel Daerden mais avant Fernand Gingoux, le « fils spirituel » avait vu le mayorat lui échapper une nouvelle fois. Depuis, on a enterré la hache de guerre à la fédération. L'ascension de Stéphane Moreau au mayorat se veut donc un signe au PS liégeois : « J'ai l'intime conviction que je pourrai contribuer à la sérénité de la fédération de Liège », conclut le ministre.
Stéphane Moreau conserve ses attributions : urbanisme, développement économique, finances, emploi, état civil. Et voit ajouter deux objectifs : obtenir le statut de ville pour Ans et la voir agrémentée d'une étoile au Michelin. Des objectifs donnés pour 2009, trois ans avant les communales. « En 2009, je ne serai pas candidat, sauf si le président Di Rupo me demande de venir pousser la liste européenne comme il l'a fait la dernière fois. Mais je suis bien plus Ansois qu'Européen. N'en déplaise à Stéphane et à Thierry Giet : si je quitte la Communauté et la Région, je resterai député fédéral et bourgmestre. » Et en 2012 ? Michel Daerden se lève, théâtral : « Je suis en partance ».
Un ministre Daerden en cachera-t-il un autre ? Certains observateurs diront que le ministre Daerden père redeviendrait député-bourgmestre une fois son député-bourgmestre de fils devenu ministre. Sur ce point, Michel Daerden sort son joker favori : « C'est le président du parti qui décide, ce n'est pas aux fédérations ou aux ministres de s'exprimer sur ce type de nominations. »


Les priorités de Claude Eerdekens

L'ancien ministre des Sports est de retour dans sa ville d'Andenne.Il fixe des nouvelles priorités pour l'entité.Parmi celles-ci, les logements sociaux, l'activité économique et la revitalisation du centre-ville.
Caisses de dossiers empilées, ballets incessants de voitures, pas de doute, il y a du déménagement dans l'air.
Après avoir assuré les fonctions de ministre des Sports et de la Fonction publique de la Communauté française durant près de trois ans, Claude Eerdekens (PS) redevient bourgmestre d'Andenne et député fédéral.
L'occasion de l'interroger sur les priorités qu'il fixe pour sa ville.
Vous aviez plusieurs fois annoncé que vous souhaitiez revenir dans votre commune. Mais n'avez-vous aucun regret ?
Etre bourgmestre d'une ville comme Andenne, ainsi que député, est une activité formidable. Mais je suis déçu que cela ne soit pas arrivé dans deux ans. J'aurais voulu aller jusqu'au bout de la législature pour voir aboutir nombre de dossiers qui sont en chantier. J'avais fait 60 pc du chemin et cela me laisse un goût de trop peu. Mon espoir est que mon successeur, Michel Daerden, poursuivra tout ce que j'ai entrepris.
Quels sont les dossiers sur lesquels vous mettrez l'accent ?
Il y en a beaucoup. Je reprends, entre autres compétences, l'urbanisme ainsi que l'économie et l'emploi. Un important domaine en cours est le plan triennal du logement. En matière d'habitat, nous comptons actuellement 750 logements sociaux. Nous nous sommes fixés comme objectif d'en créer 250 de plus dans les dix prochaines années. En parallèle, nous poursuivrons la politique immobilière imprimée de longue date. La commune acquiert des terrains, les lotit et vend à prix raisonnable. C'est indispensable pour permettre à des jeunes ménages de venir s'installer chez nous.
Il y a aussi la revitalisation du centre.
Bien sûr. Cela passe par la rénovation de l'ancienne école normale, l'aménagement entre la place des Tilleuls et le parking Frère Orban. Ce sont des projets de longue haleine qui passeront par des partenariats avec le secteur privé, et qui avancent. Pour la restauration du site Cobegge, nous sommes un peu en rade mais je préfère attendre un peu pour un bon projet que se précipiter vers un mauvais. Il ne faut pas non plus oublier l'activité économique. Le zoning de La Houssaie est en bonne voie et nous comptons que Petit-Waret suivra deux ans plus tard. Imaginer le devenir d'une ville, c'est un tout. Il faut créer des toits et des emplois, pour obtenir une commune en croissance.

01 octobre 2007

Des personnalités politiques venues soutenir la Fête du Peuple fouronnais

Un hérisson fouronnais très courtisé ….
Les uns réclament une scission, les autres un rattachement: celui des Fourons à la province de Liège. Enclavés en région wallonne, les Fourons sont actuellement rattachés à la province flamande du Limbourg. Ce dimanche, la fête du peuple fouronnais a attiré plus d'une personnalité politique…..

La fête du peuple fouronnais - l'occasion, chaque année, pour les francophones de Fourons de rappeler leurs revendications. Contexte politique oblige, tous les partis francophones étaient présents cette année, et en nombre, pour manifester leur soutien à la cause.

1 oct 2007 VIDEO• Fête à Fourons sur fond de crise communautaire

Di Rupo et l'axe Wallonie-Bruxelles à la fête du peuple fouronnais

Les tensions communautaires nées des difficiles négociations pour la constitution d'un gouvernement fédéral ainsi que la présence annoncée du président du PS Elio Di Rupo avaient fait craindre que la 31e "Fête du peuple fouronnais" de dimanche ne génère des incidents. Il n'en fut rien: aucun groupuscule ou parti flamand n'est venu perturber la fête, qui a rassemblé au centre culturel francophone de Fourons-Saint Martin quelques centaines de fouronnais.Le calme était plus relatif à la tribune, où l'on s'est relayé pour les traditionnels discours politiques qui émaillent la manifestation. Il faut dire que la récente sortie du PS sur un éventuel retour à Liège pur et simple des Fourons comme argument de négociations avec la Flandre faisait jaser.

Statut bi-régional
L'échevin francophone de Fourons José Smeets, dont le parti ne s'appelle plus "retour à Liège" mais "retour aux libertés" n'en demande même pas tant. Mais il réclame un statut bi-régional, et donc bilingue, pour les Fourons. "Les circulaires flamandes et le non-respect des minorités par la Flandre ont mis à mal nos fameuses facilités soi-disant bétonnées. Nous exigeons l'application automatique de celles-ci. Et si on ne peut nous extraire de la Flandre, le bi-régionalisme, s'il ne serait pas simple à mettre en oeuvre, reste une possibilité acceptable et négociable pour les Fourons, où les droits des francophones restent en danger".BruxellesMais c'est surtout la proposition de commission mixte Wallonie-Bruxelles, et le rapprochement entre les deux régions, qui a constitué le coeur des discours. Echevin FDF à Rhode Saint-Genèse, Eric Libert martèle: "Le destin de la Wallonie est intimement lié à celui de Bruxelles! Cette dernière enfermée en Flandre, ce serait la fin de tout projet commun entre Wallons et Bruxellois. La scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, c'est donc aussi un problème wallon!"Même son de cloche chez le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS): "Ici à Fourons, les droits des francophones accordés par les facilités ne sont pas respectés. En remettant celles-ci en cause, la Flandre doit donc accepter une discussion sur la frontière linguistique, et le PS veut donc élargir le territoire bruxellois pour créer un lien territorial entre Wallonie et Bruxelles". Pour autant, M. Demeyer s'est déclaré contre une fusion des institutions francophones, Région wallonne et Communauté française, qui "diluerait l'identité culturelle wallonne".

Inacceptable
Pour Bernard Wesphael (Ecolo), ce rapprochement entre Bruxelles et Wallonie ne doit cependant pas se faire "en ordre dispersé": "Il nous faut un vrai projet pour les deux régions, et pas des partis qui tirent chacun la couverture à soi!" Et Pierre-Yves Jeholet pour le MR prévient: "M. Leterme, soyez digne de votre nouvelle mision: vous devez désormais défendre non seulement les Flamands, mais tous les Belges!"Elio Di Rupo, lui, n'est pas monté à la tribune, mais il expliquait ensuite les raisons de sa présence: "Il est inacceptable qu'en certains endroits du pays comme ici à Fourons les droits des francophones ne soient pas respectés. Que leurs élus qui ne parlent pas le néerlandais ne puissent pas siéger au conseil communal, par exemple. Nous pensons au PS que ce pays mérite de continuer à vivre uni. Mais s'il y a radicalisation de la Flandre, il faut alors revoir certaines choses. Et l'idéal, ce serait en effet une continuité de territoire entre Bruxelles et la Wallonie".

POLITIQUE dim 30 sep

C’est en ce dimanche qu’est organisée la 31e Fête du Peuple fouronnais. On attendait à 15h30 les interventions politiques du président du parlement wallon et président de l'Action fouronnaise José Happart, du bourgmestre de Herve André Smets, en présence du président du PS Elio Di Rupo.
Une série de personnalités politiques francophones participent ce dimanche à la 31ème "Fête du Peuple fouronnais". L'Action fouronaise du président du Parlement wallon José Happart (PS) annonçait vendredi, outre sa présence, celle du président du PS Elio Di Rupo mais aussi la participation des ministres wallons Jean-Claude Marcourt et Marc Tarabella, de l'échevin de la commune à facilités de Rhode-Saint-Genèse Eric Libert (FDF), des députés wallon Bernard Wesphael (Ecolo) et fédéral Pierre-Yves Jeholet (MR).
Le cdH sera représenté par le bourgmestre de Herve André Smets. L'échevin fouronais de l'opposition Retour aux Libertés, José Smeets ainsi que le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) seront également de la partie.
Le PS a déposé cette semaine une proposition de loi spéciale à la Chambre demandant le rattachement des Fourons à la province de Liège.
La commune des Fourons a été rattachée en 1963 à la province flamande du Limbourg, suite à la fixation définitive de la frontière linguistique en Belgique. Enclavée en Région wallonne, elle devenue alors commune néerlandophone à facilités pour les francophones.

04 septembre 2007

Elio est mort, vive Di Rupo !

69 (+4) jours après le tête-à-queue électoral du PS (et de ses troupes de parvenus), Elio Di Rupo, futur maître absolu de l’opposition, pourrait très bien devenir l’allié privilégié de la future majorité flamande…
En effet, le seul geste fort, intelligent et réellement concret qui ressort de cette période d’après élection fédérale fut la nomination de Rudy Demotte, parfait bilingue, au poste de Ministre-Président de la Région wallonne. Mais ce geste ne suffit pas. Et Elio a décidé de pousser sa rénovation en cinq axes. Le but de cette rénovation n’est pas justifié par des choix de défense du petit peuple ou par une utopie d’un monde plus juste, d’un monde meilleur, d’un monde sans pollution, mais pour redevenir un parti crédible aux yeux du peuple wallon et des Flamands. La victoire des régionales 2009 est à ce prix. Gagner ou mourir, voilà le dernier choix politique du plus célèbre nœud papillon rouge du paysage politique belge.
1 : Redevenir le président absolu du PS
Son élection par un peu plus de 20 % des militants qui lui ont offert pratiquement 90 % de leurs suffrages a été un plaisir pour les résultats, et cela, même si cette campagne fut la plus immonde que deux camarades se soient un jour livrée pour obtenir la fonction.
2 : Tenir Charleroi par les c…
Plutôt que de casser une fédération incapable de faire un pas de côté, Elio a décidé de créer une bête politique pour mener la liste carolo des futures régionales, en la personne du politologue/rénovateur/facilitateur/nouveau plan marketing Paul Magnette. Un fameux défi.
3 : Former une machine de guerre d’opposition
En cette période de gestation gouvernementale, le PS est toujours membre du gouvernement, mais se comporte déjà en opposition dure et sans pitié. Le centre d’études du parti (IEV) devient enfin, après rénovation et sous la conduite de Frédéric Delcor, le centre névralgique au service, non plus exclusivement de la présidence, mais bien de tous les parlementaires PS… qui connaîtront enfin les dessous de tous les dossiers !
4 : Exister à tout prix
Bien que non-convié à Val Duchesse, Elio garde un excellent contact avec Yves Leterme depuis le préaccord gouvernemental qu’ils signèrent au printemps. Le PS reste le joker du formateur. En cas de clash institutionnel, c’est en sauveur qu’il sera accueilli par tous les Flamands. En cas d’opposition, c’est le PS (presque) seul qui occupera les pages des médias pour dénoncer ce gouvernement antisocial et anti belge.
5 : Tou(te)s contre Reynders
Depuis l’« affaire Trugsnach » (toujours non-jugée, par intérêt judiciaire ?) dont l’actuel président du MR avait assez lâchement profité pour tenter d’enfoncer son actuel homologue PS, la rancune d’Elio est encore plus forte envers Didier qu’envers Van Cau. Donc, l’opposition PS sera d’abord anti-Reynders, et puis seulement antigouvernementale.
Cela dit, il est vrai que les négociateurs actuels font tout pour offrir au PS le retour à des décennies de participation gouvernementale. Mais une participation fédérale ne garantirait rien pour les régionales de 2009 :
Le plan Marshall devra aboutir à autre chose qu’à de simples chiffres. Le peuple électeur wallon exigera des réalisations et le sentiment d’être digne d’être dirigé par le parti à la rose. Quant aux Flamands, ils exigeront des preuves par des chiffres de comparaison. Selon leurs chiffres et leurs comparaisons !
Le social sera aussi dans l’œil du cyclone. Le moindre nouveau scandale (IRIS, logements sociaux…) de la faute d’un mandataire PS ferait de l’espoir une simple utopie, et renforcerait l’antisocialisme qui court actuellement dans nos contrées.
En ce qui concerne les finances de la COCOF, de la COCOM et des Régions bruxelloise et wallonne, le PS devra prouver qu’il peut gérer en bon père de famille, sans sous-financement récurrent.
Pour finir, la victoire régionale de 2009 se jouera aussi et surtout au niveau de l’Enseignement obligatoire. Quelques pommes pourries du cabinet Arena (plus précisément au service des désignations) ont pratiquement tué sa ministre par leur gestion ultra-partisane du secteur, sans jamais en référer à Maria et en mentant à son chef de cabinet. En outre, la marmite enseignante est prête à exploser à la moindre nouvelle réforme incohérente. Dans ces conditions, éviter une grève (qui se prépare !) dans l’enseignement serait déjà une victoire politique.
Alors, être socialiste et mourir ou mourir d’être socialiste ? Le choix cornélien d’un homme fera l’avenir d’un parti, d’une région, d’une population !

03 septembre 2007

Maïorat illégal à Mons: Elio Di Rupo répond

Elio Di Rupo a rappelé qu'il restait attentif aux dossiers de la Ville de Mons.Le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo, a assisté occasionnellement à des séances du collège communal quand il était bourgmestre empêché, afin de donner des conseils et son point de vue sur des dossiers importants de la Ville, mais toujours dans le respect de la légalité, a-t-il indiqué lundi soir au conseil communal, suite à une interpellation du groupe Ecolo. Il n'a pris part qu'une fois à une décision du collège, le 18 septembre 2006, dans le cadre de l'organisation des funérailles de Jean-Claude Carpentier, alors bourgmestre faisant fonction, a-t-il précisé.Dans sa réponse au groupe Ecolo, qui a relayé une question d'un citoyen montois, Luc Leens, quant à la participation illégale d'Elio Di Rupo à des collèges durant sa présidence du gouvernement wallon, le bourgmestre a d'abord lu les courriers échangés entre le ministre wallon des Affaires intérieures Philippe Courard et le secrétaire communal. Celui-ci a certifié par écrit au ministre de tutelle que le bourgmestre empêché n'avait présidé aucun collège et aucun conseil communal, qu'il n'avait signé aucun acte administratif et n'avait jamais engagé la responsabilité juridique de la Ville à l'égard de tiers."Quant à moi, je vous confirme que je suis resté très attentif aux dossiers de la Ville de Mons. Cela me semble couler de source quand on est le bourgmestre élu par les citoyens de la ville", a ironisé Elio Di Rupo, en faisant allusion aux critiques de Luc Leens à son égard. Elio Di Rupo a rappelé que le Code de la démocratie locale octroyait une "légitimité démocratique accrue" aux bourgmestres et que, sauf en cas de démission ou de changement de majorité, "aucun membre du corps communal n'a vocation à devenir, à sa place, bourgmestre en titre". "Même empêché, je suis resté responsable politique de la majorité", a commenté Elio Di Rupo.Le chef de groupe Ecolo, Jean-Pierre Viseur, a répliqué que son interpellation ne visait pas "à engendrer un débat juridique ou à instaurer un tribunal administratif mais à être informé des faits." "L'instance de recours (le gouvernement wallon, NDLR) ferait bien de répondre au citoyen qui a fait ces démarches", a-t-il ajouté. (belga)

01 septembre 2007

Di Rupo presse l'Orange bleue

"Ressaisissez-vous!"
(03/09/2007)

FLOREFFE "Je veux être très clair. Le PS combat toutes formes d'abus et de fraude : fiscale ou sociale. Tout travail au noir doit être combattu. Il faudra d'ailleurs renforcer les moyens des pouvoirs publics pour que le contrôle de toutes formes de fraude soit réellement effectif. Pour l'heure, nous ne devons pas tomber dans le piège tendu par les acteurs de la pensée libérale : opposer les gens entre eux, opposer les travailleurs aux chômeurs, chercher des boucs émissaires. " Elio Di Rupo, lavant plus blanc que rouge, a repris le chemin du combat hier lors des Rencontres d'été du PS.
Ils étaient venus nombreux l'écouter pour un long discours dans la très belle abbaye de Floreffe. Les militants ne manquaient pas d'attendre le bon mot pour applaudir. Comme lorsque Di Rupo souligne que "84 jours ? Jules Verne serait déjà revenu de son tour du monde".
Le ton est ferme mais pas cinglant. Les armes ne sont pas vraiment dégainées. "Il faut plus de stabilité et de flexibilité dans le travail, mais pas à n'importe quel prix. On doit penser à l'avenir de nos jeunes et à leur formation."
Le PS déposera très rapidement 5 propositions de loi pour que les débats reprennent au fédéral : augmentation des salaires-poche des travailleurs, augmentation de l'allocation de rentrée scolaire conformément à la proposition Demotte 2006, + 12 % pour les pensions et suppression de la cotisation de solidarité, meilleurs remboursements de soins de santé comme les maladies chroniques, les soins dentaires et les lunettes, les coûts liés à l'hospitalisation et gratuité des appareils dentaires et des frais d'orthodontie pour les moins de 18 ans, tarif maximal pour le gaz et l'électricité.
Et l'homme de Mons de poursuivre... "Nous allons tous de l'avant. Je voudrais aussi remercier les militants. "
Sûr qu'ils sont contents. Certains en ont même profité pour prendre une fraise. Qu'on ne s'y trompe pas, la fraise, chez le dentiste, elle peut faire très mal, comme lorsqu'on aborde les discussions fédérales : "S'il y a un accord dans l'orange bleue, la droite va se lâcher".
Et s'il n'y a pas d'accord ? "Nous ne sommes pas demandeurs, mais nous savons ce que nous voulons."
Et de conclure : "Si Van Rompuy ne réussit pas, lui qui a une connaissance très fine des hommes et des femmes en place, ce sera difficile. Sans dialogue, sans solution raisonnable, il n'y aurait plus de Belgique. Il commence à y avoir urgence pour le pays".
Vraiment, noeuds papillons et roses, ce n'est plus d'époque, vous savez ! Et l'orange bleue ? Une fraise ?

Les politiciens parlent, comblant le silence de Van Rompuy

Laurette Onkelinx dit porter sur les négociations un regard inquiet et fâché. Tandis que le président du PS, Elio Di Rupo, affirme n'entretenir aucun esprit de revanche.

Pas d'esprit de revanche
Alors que le président de la Chambre Herman Van Rompuy poursuit en toute discrétion sa mission d'exploration, plusieurs figures de la politique belge se sont faits entendre dans les éditions des journaux du week-end. Dans la presse francophone, ce sont les socialistes qui ont voix au chapitre, alors que trois négociateurs Open Vld occupent les colonnes de la presse flamande. Dans La Dernière Heure, le président du PS Elio Di Rupo affirme n'entretenir aucun esprit de revanche, mais souligne que 80 jours après les élections, la formation du prochain gouvernement repart à présent de zéro, alors que les négociations de l'Orange bleue ont renforcé le terreau indépendantiste en Flandre.

Radicalisation de l'opinion publique flamande"
On n'est toujours nulle part sur le socio-économique. Mais l'antisocial de la note Leterme apparaît clairement", déclare-t-il. Il ajoute que le président de la CSC, Luc Cortebeek, partage avec lui cette vision d'une note aux "accents sociaux couverts de neige bleue". Pour le président des socialistes francophones, le divorce n'est pas consommé entre le PS et le MR. "Le renversement d'alliance de 2004 (quand le PS a lâché le MR pour le cdH dans les entités fédérées) a laissé des traces. Mais il n'y a pas de rupture. Moi, en tout cas, je n'ai pas d'exclusive". Quant aux revendications flamandes, Elio Di Rupo dit constater une "radicalisation de l'opinion publique flamande" par rapport à un "grand désir des francophones" de rester dans une Belgique fédérale. "Il existe au Nord un terreau indépendantiste que les négociations de l'Orange bleue ont accru".

"Tour du nombril en 80 jours"
Elio Di Rupo n'exclut pas non plus l'idée d'un référendum. "Si la situation doit évoluer, il faudra que les citoyens aient leur mot à dire", sous la forme "d'un référendum". "Mais la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles demeurera indispensable, outre la coordination de tous les présidents. Mais bon, on n'en est pas là, hein...", dit-il. "J'attends de voir où ils vont. Mais on a enfoncé le pays dans la crise, et donné une piètre image de nous sur la scène internationale", condamne encore Elio Di Rupo. Dans Vers l'Avenir, la vice première ministre du gouvernement sortant Laurette Onkelinx (PS) dit porter sur les négociations un regard inquiet et fâché. Inquiet parce que "la situation aujourd'hui est pire qu'après le 10 juin" et les tensions communautaires plus fortes. Fâché parce "qu'on a eu un tour du nombril en 80 jours".

Réforme de l'Etat
Dans la presse flamande, les commentaires revenaient sur les déclarations du ministre président flamand Kris Peeters (CD&V), selon qui notamment les négociateurs doivent avant tout déterminer où ils veulent en arriver avec une réforme de l'Etat. "En fait, analyse Karel De Gucht (Open Vld) dans De Standaard, (Kris Peeters) fait référence à l'article 35 de la Constitution", qui détermine quel niveau de pouvoir est compétent en matière de compétences résiduelles. "Je ne crois pas à cette piste. Elle n'est pas praticable", répond le ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant. "La réforme de l'Etat est une donnée évolutive. Même l'article 35 n'empêcherait pas que tout change à nouveau au cours d'une période gouvernementale ultérieure", expose-t-il.Contradictions francophonesSon président de parti, Bart Somers, affirme pour sa part dans les journaux du groupe Concentra constater des contradictions dans l'attitude des francophones sur la réforme de l'Etat. "Ils disent être attachés à l'Etat fédéral, mais ils refusent tout débat. Ils disent oui à la Belgique fédérale, mais voient la fédération comme une vache à lait, et tout cela fait en sorte que cet Etat fédéral ne parvient plus à remplir convenablement ses tâches principales", affirme-t-il. Estimant qu'il est grand temps qu'un formateur se remette à l'oeuvre, Bart Somers ajoute qu'il faudra encore au moins un mois avant la formation d'un nouveau gouvernement. Dans Het Laatste Nieuws, son collègue de parti Patrick Dewael confirme son opposition à une tripartite. "Que ce soit d'un point de vue budgétaire, fiscal ou socio-économique, il est impossible avec une tripartite de mener une politique forte", déclare le ministre de l'Intérieur sortant. (belga)

" Pas de divorce avec le MR "
(01/09/2007)

Elio Di Rupo salue en Joëlle Milquet une "femme de convictions "...

Après la défaite du 10 juin, le président du PS accepte-t-il le mot échec ? "C'était pour le moins un insuccès ", sourit-il. "Je n'ai pas envie d'en détailler les causes. Mais il ne faut pas sous-estimer l'élément majeur qu'est l'affaire de Charleroi et ses semaines parsemées d'inculpations. Reste que nous conservons 20 élus, plus que CDH et Ecolo réunis."
Qu'est-ce qui fera que l'échec ne se reproduira plus dans 20 mois, aux élections régionales ?
"J'espère qu'on ne va pas arrêter les enquêtes en cours pour les reprendre dans 19 mois... Je reste serein. Nos gouvernements sont en ordre de marche. Nous engrangeons des acquis sur le chômage, les exportations... Les citoyens se rendent compte que le PS n'a pas que des défauts... "
En montant seul au fédéral, on dit le CDH craintif face à la vie dure que vous pourriez lui mener...

"C'est une analyse erronée. Joëlle Milquet est une femme de caractère, indépendante, sans complexe, de convictions. C'est vrai qu'elle s'est habituée, avec nous, à voir le CDH traité sur un pied d'égalité, même s'il représente nettement moins que nous. Nous le faisons par respect. "
Ce n'est pas vrai au fédéral ?
"Dans l'Orange bleue, les autres ont semblé croire qu'elle allait se laisser traiter comme quantité négligeable, sous prétexte qu'elle ne pèserait que dix sièges... "
Les autres ? Qui ? Le MR ?
"Non, pas que lui. Ceux qui ne la connaissant pas ont pu croire qu'elle allait se laisser faire. Mais à mon sens, elle n'a rien dit ou fait de scandaleux. Elle représente plutôt le bon sens d'une mère de famille... "
Sa position face aux demandes flamandes est-elle plus respectable que celle du MR à vos yeux ?
"Je ne suis pas là pour les diviser. Elle connaît bien les réalités régionales. Ce n'est pas parce qu'on s'oppose à un projet qu'on est contre la Flandre... "
Mais sa logique est-elle plus défendable, pour vous ?
"Je ne juge pas. Je peux comprendre une certaine euphorie vécue chez Didier Reynders au lendemain du 10 juin. C'était légitime. Il a tout de suite décrété : tout sauf les socialistes. Cela l'a-t-il conduit à être moins vigilant avec les Flamands de peur de nous voir revenir ? Peut-être... "
MR-PS, le divorce est consommé ?
"Pas du tout ! Le renversement d'alliance de 2004 a laissé des traces. Mais il n'y a pas de rupture. Moi, en tout cas, je n'ai pas d'exclusive. "


Onkelinx : «Le pays mérite mieux que ça»

Week-end de congrès au PS. Laurette Onkelinx, vice-première ministre, sort de sa réserve sur les négos. «S'ils ne se mettent pas d'accord, qu'ils arrêtent», dit-elle.

------------------------
Laurette Onkelinx, vous êtes vice-première ministre PS du gouvernement sortant. Quel regard portez-vous sur les négociations de cet été?
Un regard inquiet et fâché. Inquiet parce que la situation aujourd'hui est pire qu'après le 10juin. Les tensions communautaires sont encore plus fortes. Rien de concret ne s'est dégagé. Rien ne se fait plus pour les gens. Le 1erseptembre est là. Les prix du gaz et de l'électricité augmentent. Et aucune perspective ne se dégage.
Vous êtes donc fâchée.
Oui. Je suis fâchée. On a eu un tour du nombril en 80 jours. Je pense que le pays mérite mieux que ça. Il y a eu beaucoup d'attaques, de contre-attaques, de petites phrases assassines, de mépris croisés.
Les gens sont inquiets pour le pays, voire angoissés. On entend ça partout. Et puis, il y a le regard qu'on pose sur la Belgique au niveau international. Le Premier ministre luxembourgeois qui nous rappelle à l'ordre. Ce n'est pas bon pour nous. Ce n'est bon pour personne. Maintenant, il faut une solution. Ce n'est plus acceptable qu'on continue comme ça.
Il faut presser l'orange bleue?
On ne l'a pas fait jusqu'ici. Le PS n'a pas joué les pyromanes. On a été très calmes. On a vécu un choc après les élections.
On a accepté la sanction des électeurs. On s'est remis au travail. On a pris des mesures d'urgence à Charleroi. La présidence du parti a fait l'objet d'un vote. Très humblement, on s'est dit «comment reconquérir la confiance des électeurs?» Mais on n'a jamais voulu poser problème dans les négociations.
Le PS pourrait venir à la rescousse de ce gouvernement qui n'en sort pas? Vous l'envisagez, à ce stade?
Nous ne sommes pas demandeurs. On l'a dit depuis le début. Nos collaborateurs, petit à petit, sont engagés ailleurs. On a fermé nos caisses. On s'attendait vraiment à l'opposition. On n'est pas demandeurs. On n'est pas dans la situation d'un amoureux transi attendant sa belle. D'un autre côté, si on nous appelle, on sera là. On est un parti responsable.
Avec le PS à table, ces négociations se seraient mieux déroulées?
Je ne vais pas dire ça. La campagne électorale est terminée depuis le 10juin. Nous, on est passés à un autre chapitre. Mais soit l'orange bleue se forme vite. Elle rassure les gens sur l'avenir de notre pays. Elle est capable de proposer un programme économique, social et de développement durable. Alors, on critiquera ce qu'il faut critiquer. Et on saluera, ce qui est bien. Moi, je veux une opposition constructive. S'ils ne se mettent pas d'accord, qu'ils arrêtent. Ils auront montré alors qu'ils sont incapables de transformer leur victoire du 10juin en un gouvernement orange bleu.
Ces négociations vous irritent.
Je n'ai jamais vu ça. Après 80jours, on nous dit «on recommence à zéro avec un explorateur». Gérard Deprez (libéral, ex-président du PSC, NDLR) dit pareil. C'est une situation unique. J'en sais quelque chose. Le PS a été de toutes les négociations qui ont mené à des réformes de l'État. On a vu des délais plus longs. Chacun a en tête le démineur Dehaene disant «Sire, donnez-moi cent jours». C'était difficile mais on construisait quelque chose. Ici on a détruit. Les relations entre négociateurs et entre communautés sont mauvaises. Et au niveau économique, c'est le vide.
Vous êtes déjà en position d'opposition ou encore disponibles à revenir?
Pour le moment, en termes d'opposition, comme il n'y a rien sur la table, c'est compliqué. On peut dire qu'ils sont dans la panade et que c'est désastreux pour le pays. Ça oui. Mais en 80 jours, ils se sont mis d'accord sur trois choses. Le budget 2007 qu'on avait déjà fait. La loi sur le nucléaire qu'ils veulent changer. Et quelque chose de flou sur le fiscal. C'est tout.
Le PS fait ses rencontres d'été ce week-end à Floreffe, près de Namur. Et recentre tout sur le thème du travail. Pourquoi?
Nous sommes le parti des travailleurs. Ce sont nos origines. Je ne vais pas remonter en 1885. Mais si nous avons construit toute la sécurité sociale, c'était pour accompagner les travailleurs. Au fil des décennies, on a élargi notre combat. Mais le travail reste notre valeur fondamentale. Un travail, c'est une identité sociale. C'est participer à la richesse d'un pays. C'est un salaire. Nous ne sommes pas encore en Angleterre, où les travailleurs pauvres doivent cumuler les jobs pour faire face à la vie. Mais on n'est pas à l'abri. Nous voulons revaloriser les salaires. On veut 25% de différence entre le salaire minimum et l'allocation de chômage.
Le message et le projet du PS ont été brouillés?
Oui, brouillés. Pas seulement pas les affaires à Charleroi. Une personne au chômage qui souffre, évidemment on s'en occupe. Mais on s'occupe aussi des travailleurs, de tous les travailleurs. Nous voulons être en écoute, en soutien et au combat pour les droits des travailleurs. Le travail, une valeur en soi.

82 jours sans gouvernement.

Le président du PS s'avance. La crise a trop duré, « l'Orange bleue doit dire ce qu'elle veut », juge-t-il, alors que Van Rompuy consulte.

Le silence est d'or pour Herman Van Rompuy, qui accomplira sa mission en toute discrétion, et qui en réclame tout autant de la part de ses interlocuteurs. Pour son premier jour de consultations, l'« explorateur » désigné mercredi par le Roi a reçu hier Bart De Wever (N-Va), Bart Somers (VLD), Jo Vandeurzen (CD&V) et Joëlle Milquet (CDH) dans ses bureaux de la présidence de la Chambre.
On connaît le contexte : après l'informateur Reynders, le médiateur Dehaene, le formateur Leterme, soit 81 jours de surplace, l'expert CD&V se fait fort de convaincre les partenaires de la toujours hypothétique Orange bleue d'en rabattre et de mettre sur pied le gouvernement chrétien-démocrate/libéral qui succéderait à Verhofstadt II et sa violette libérale-socialiste, toujours aux commandes, en affaires courantes.

L'« explorateur » poursuit-il la seule piste de l'Orange bleue ? Un observateur CD&V attirait hier notre attention : dans son communiqué de désignation mercredi, le Roi a chargé Herman Van Rompuy de « trouver une solution à la crise politique actuelle ». Le champ d'investigation n'est donc pas borné politiquement. D'où, hier, les rumeurs sur l'hypothétique entrée en matière des socialistes, en soutiens extérieurs (au parlement, pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaires à la réforme de l'Etat), ou en partenaires à part entière, par exemple au sein d'une tripartite (MR-CDH-PS) du côté francophone, alors qu'un duo CD&V-VLD demeurerait au Nord. Une telle majorité disposerait de 101 sièges au parlement, sur 150. D'aucuns évoquaient encore le retour de la violette MR-PS, au détriment du CDH. Autant de spéculations, ou de ballons d'essais lâchés depuis les états-majors.
Nouveau look
Invité hier soir sur les plateaux de RTL-TVI et de la RTBF, Elio Di Rupo a pressé l'Orange bleue d'advenir après une trop longue crise qui, dit-il, répand l'« inquiétude » dans la population au sujet de l'éclatement du pays. « La situation s'est beaucoup dégradée depuis le 10 juin », juge le président du PS. « Je lance un appel solennel pour que l'Orange bleue dise ce qu'elle veut faire pour les gens, l'emploi, les pensions » Le PS est-il prêt à appuyer une quelconque réforme de l'Etat ? Elio Di Rupo se referme : « Si on veut élargir Bruxelles et relier territorialement Bruxelles à la Wallonie, alors ce sera oui ; si l'on veut régionaliser des compétences pour appauvrir les gens ce sera non ». Si l'Orange bleue échoue ? « Il faudrait d'autres formules ». Nous n'en sommes pas là.
Elio Di Rupo martèlera ce discours plusieurs jours durant : télé, radio, presse et université d'été du PS samedi et dimanche à Floreffe. Son look en plus, après son tunnel de 3 ans et la défaite du 10 juin : la mèche au front, les lunettes reprofilées, et la chemise ouverte : « Je ne suis pas né avec un nœud papillon, je ne dors pas avec, disons qu'il est en vacances. »

20 juillet 2007

Di Rupo compose ses équipes pour 2009

Le PS redéploie ses ministres en Wallonie et à la Communauté française. La Région pour Demotte, la Communauté pour Arena. Magnette et Tarabella en plus.
Et Di Rupo dit : « En marche ».



La liste des attributions
Communauté française – Marie Arena, ministre-présidente, en charge de l’Enseignement obligatoire – Michel Daerden, vice-président et ministre du Budget, en charge du Sport et de la Fonction publique – Fadila Laanan : ministre de la Culture et de l’Audiovisuel – Marc Tarabella : ministre de la Jeunesse et de l’Enseignement de promotion sociale Région wallonne – Rudy Demotte, ministre-président – Michel Daerden, vice-président et ministre du Budget, des Finances et de l’Équipement – Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Économie, de l’Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine – Philippe Courard, ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique – Paul Magnette, ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances – Marc Tarabella, ministre de la Formation

Honneur aux ministres-présidents. Après le point presse de 17 heures au Boulevard de l'Empereur autour du locataire, Rudy Demotte, le promu (il prête serment ce vendredi chez le Roi), et Marie Arena, la confirmée, pétillaient d'aise devant les micros et les calepins. Le nouveau ministre-président wallon pour rendre hommage à son prédécesseur, et cadrer au passage sa mission : « Avec son équipe, Elio a donné son âme et son énergie pour sauver la Wallonie. Aujourd'hui, on récolte les fruits du travail accompli : le chômage baisse, les investissements arrivent. Il faut accompagner ce mouvement. La Wallonie revient parmi les nations qui se développent. La composition des gouvernements montre qu'il ne fallait pas de rupture. »
A deux pas, la ministre-présidente de la Communauté française conçoit les deux dernières années de sa législature comme une ligne droite de campagne vers les élections régionales et communautaires de 2009, et se dit prête au supplément d'engagement politique : « Avec le gouvernement fédéral qui se prépare, confie Marie Arena, il faudra une grande vigilance par rapport aux francophones, et veiller de près aux intérêts de la Communauté française, c'est mon rôle. C'était d'ailleurs déjà le sens de la note soumise au début juillet à l'informateur, Didier Reynders. ». Sinon, abattue, elle, après la défaite du 10 juin ? Voire, pire : partante de son poste de vigie du gouvernement communautaire, comme le soutenait la rumeur ? « Quand il y a un coup dur, soit on est KO, et on se traîne, soit on redouble d'envie de se battre. C'est mon cas. Vous le voyez ».
Le « bleu » de l'étape, Paul Magnette, professeur à l'ULB et redresseur de torts à Charleroi, répond invariablement qu'il va réunir ses équipes, se mettre au travail, non sans s'inquiéter auprès de la porte-parole du parti, Florence Coppenolle : « Je fais quoi maintenant ? Dis, comment je gère les médias ? ». L'autre « surprise du chef », Marc Tarabella, se la joue détendu, lui est de la famille : « J'avais prévu un week-end à la mer, inutile de dire que je vais rester. » Giovanna Corda le remplacera au Parlement européen.
Un pied à l'étrier, l'autre en vacances, Laurette Onkelinx a passé jeudi matin le cap de son deux centième conseil des ministres sous une violette en affaires courantes prolongées – où elle croisera désormais Didier Donfut, qui reprend les compétences de Rudy Demotte. La future « cheffe » de groupe socialiste à la Chambre est tout sourire, hyperdétendue, elle recharge les accus : autant dire que les partenaires présumés de l'orange bleue ne paient rien pour attendre.
Au fait : et les Liégeois ? Frustrés, boudeurs, fâchés ? Pressenti à la ministre-présidence, Jean-Claude Marcourt affiche un petit air de désillusion, non ? Non : Elio Di Rupo ne le comprendrait pas. Le président esquive : « Le PS ne travaille pas sur la base de sous-régionalismes, il est un parti multipolaire. » Oui, mais : trois Hennuyers à la présidence du parti, à la Région wallonne, à la Communauté française Elio Di Rupo argumente : « Quant à Liège : sa fédération a les deux ministres avec les portefeuilles les plus importants (Marcourt et l'Economie, Daerden et le budget, NDLR). En plus, vous comptez José Happart au perchoir du parlement wallon. Et si vous prenez la province de Liège au sens large, alors vous avez aussi Marc Tarabella, bourgmestre d'Anthisnes, et Jean-François Istasse, de Verviers Je vous invite à calculer le poids de tout cela, et vous verrez qu'il y a un équilibre global dans le parti ».
Plaidant la cause Marcourt, Elio Di Rupo explique aussi que ses compétences ministérielles, consacrées à faire advenir le « plan Marshall », nécessitaient un « connaisseur » : « On ne peut pas se permettre de donner les dossiers à quelqu'un qui mettrait au moins six mois à comprendre et à maîtriser les choses., nous dit le président du PS. Et à cet égard, Jean-Claude est un ministre de l'Economie qui peut déjà faire valoir un sérieux bilan. » Car, soutient l'ex-ministre-président : « J'entends parfois que la Wallonie a les plus grandes difficultés. Or, jamais depuis 1966 elle ne s'était autant redressée ! »
Résumons : le redressement wallon (« avec Rudy comme grand coordonnateur »), la défense des francophones (« Marie s'y consacrera, au moment où s'accroît la pression de certains leaders flamands »), et le front fédéral en sus (« sous la houlette de Laurette, expérimentée, 8 ans à la tête des socialistes au gouvernement ») : le président du PS tient ses trois angles d'attaque pour la campagne de 2009.
Relégitimé à la présidence après son élection par les membres du parti le 11 juillet, auteur du remaniement ministériel deux semaines plus tard (que sa porte-parole décode en ces termes : « Un remaniement sous le signe de la stabilisation et de la revitalisation, avec du sang neuf mais des piliers renforcés »), Elio Di Rupo soutient : « Voilà, le PS a tiré les leçons de ce qui s'est passé, et maintenant, il se met en ordre de marche ». Fini les « affaires », la descente aux enfers ? « Après les problèmes, les projets », tranche Rudy Demotte, qui écrit sa partition de chef.

Elio di Rupo, le choix des armes
Ce n'est pas le geste qui est fort mais le symbole qu'il laisse apparaître en filigrane. En installant Rudy Demotte à la ministre-présidence wallonne, Elio Di Rupo, adresse un signal politique clair sur les intentions du PS. Mais aussi, et surtout, sur l'orientation qu'il semble vouloir donner à son troisième mandat présidentiel tant en interne que vis-à-vis du monde extérieur.
Car imposer Demotte au détriment de Marcourt à la tête de la Région, c'est à l'évidence adresser un message qui n'a rien de subliminal à la Flandre. Le redéploiement économique wallon n'est pas encore une réalité mais il y a comme un frémissement. Visible. Il suffit de scruter les indicateurs. Et les Flamands savent lire. Il fallait donc leur donner un gage. Banco ! Demotte bénéficie d'une excellente image au nord du pays. Son bilinguisme parfait, son profil de gestionnaire, son sérieux, son excellent bilan aux Affaires sociales et à la Santé publique, le transforment ainsi d'un seul coup en meilleur ambassadeur de la cause wallonne. Bien vu !
Mais l'arrivée de Demotte à Namur permet aussi, et peut-être surtout, à Di Rupo d'imposer sa marque présidentielle. De prouver, à peine réélu, que son engagement formel à réduire le poids excessif et paralysant des fédérations est bien réel. Depuis l'annonce de son départ de la ministre-présidence, les Liégeois revendiquaient le poste. Il impose un Hennuyer. Une manière de faire comprendre à ceux qui, au sein de son parti, l'estimaient affaibli par trop d'années de pouvoir, qu'il n'a rien perdu de sa capacité d'action.

À l'évidence, Di Rupo pense wallon et francophone. Son GPS est fixé sur 2009. Avec un seul objectif : faire en sorte que les socialistes reprennent le leadership au MR. En choisissant Marcourt ou Daerden, le risque était grand – voire inéluctable – de mettre le feu à la fédération liégeoise. Inimaginable face à un Reynders survitaminé à l'Orange bleue. Le président a arbitré, choisi les armes. Sans états d'âme.
Ce choix radical marque sans doute la fin d'une ère : celle du règne absolu des dinosaures et des équilibrages géographiques. Et laisse entrevoir les prémices d'une nouvelle : plus politique et stratégique. Celle d'un PS

Demotte : « La Flandre attend un signal »

Entrevue de Bénédicte Vaes avec Rudy Demotte, le nouveau ministre président de la Région wallonne.
Quand avez-vous appris votre nomination ?
Aujourd’hui ! Lors de la réunion qui s’est tenue... une heure avant la conférence de presse ! Après avoir entendu les uns et les autres, Elio Di Rupo a assemblé toutes les pièces du puzzle, dans la transparence.
Voilà le PS dirigé (outre Picqué à Bruxelles) par trois Hennuyers : deux ministres-présidents plus le président du parti. Votre fédération est très gâtée. Celle de Liège ne risque pas de se révolter ?
Non ! Dans la répartition des compétences, le président n’a pas joué la carte des fédérations. Il n’a pas voulu récompenser ou sanctionner en fonction des scores électoraux. Il a suivi une seule logique : les profils et les compétences. Ce que veulent les militants, c’est que le parti se redresse.
Quant aux Wallons , ils se foutent des fédérations du PS... Sauf lorsque ça se passe très mal dans l’une d’entre elles.
Transcender le vieux PS, avec sa guerre des fédérations, c’est ça, votre ordre de mission ?
Oui. Moi, je serai un gardien de la Wallonie qui transcende ses différences. J’ai réussi à doter les soins de santé de règles transversales, identiques entre Nord et Sud. Je ferai de même comme ministre-président, d’un bout à l’autre de la Wallonie.
Votre programme ?
Représenter la Wallonie, dans ses murs et en dehors.
Vous voulez dire en Flandre ?
Bien sûr. Wallon atypique, je comprends les Flamands, dans la lettre et dans l’esprit. Ce n’est pas par hasard que j’ai donné mes quatre premières interviews en néerlandais. La Wallonie est souvent mal cotée en Flandre parce qu’on y a le sentiment que les Wallons ne travaillent pas assez.
La Flandre décrit souvent la Wallonie sous des traits très caricaturaux. Que répondez-vous à ces clichés ?
Moi, je suis du PS, du parti travailliste. C’est le parti des gens qui travaillent. Il a pour mission de créer des emplois et toutes les richesses qu’ils apportent. Toute la Sécurité sociale est d’ailleurs dérivée du travail. Cette Wallonie qui travaille, le plan Marshall l’a mise en marche, et l’on en récolte les premières preuves. Les investissements augmentent. Le chômage décroît. Pas assez, mais c’est un début. La Flandre attend un signal de la Wallonie.
Vous êtes un frontalier, comme l’est Yves Leterme. Que pensez-vous du formateur et de la tâche qui l’attend?
Il va devoir se consacrer à une politique très périlleuse : marier l’eau et le feu. Voyez les dernières déclarations du FDF et de la N-VA. Aucun ne veut bouger d’un nanomètre. Aucune alchimie n’est possible. L’on va vers de très longues négociations. Ou alors (c’est l’autre scénario possible), on aura droit à un accord plus rapide, qui dissimulerait la poussière sous le tapis. On nous préparera un agenda caché qui se déroulerait plus tard, après les régionales.
Dans les rounds communautaires à venir, je pense que la toute première ligne de feu, ce sera le comité de concertation. Je pense avoir été choisi parce que je connais à la fois le fédéral, la Flandre et le comité de concertation. J’aurai aussi pour mission de détecter les leviers flamands, les lieux où se préparent les décisions.

Demotte et Arena aux rênes

Le président du PS Elio Di Rupo a révélé ce jeudi les remaniements ministériels en Région wallonne et en Communauté française. C’est Rudy Demotte qui le remplace à la tête du gouvernement wallon. Marie Arena garde la présidence de la Communauté française. Deux surprises : l’arrivée de Marc Tarabella et de Paul Magnette.


Rudy Demotte sera donc ministre-président du gouvernement wallon en remplacement d’Elio Di Rupo, a annoncé jeudi après-midi le président du PS au cours d’une conférence de presse au boulevard de l’Empereur. Marie Arena reste ministre-présidente de la Communauté française, ses compétences régionales, à savoir la formation, étant reprises par un nouveau venu, Marc Tarabella, député européen et bourgmestre d’Anthisnes.
Ce dernier sera également ministre à la Communauté, reprenant la Jeunesse à Fadila Laanan qui conserve la Culture et l’Audiovisuel, et l’Enseignement de promotion sociale à Marie Arena qui conserve l’Enseignement obligatoire.
Autre nouveau venu, le politologue Paul Magnette devient ministre wallon de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des chances.
Au gouvernement wallon, Jean-Claude Marcourt conserve l’Économie, l’Emploi, le Commerce extérieur et reprend le Patrimoine à Michel Daerden. Ce dernier reste vice-président, ministre du Budget, des Finances et de l’Équipement. Il conserve sa double casquette, restant vice-président du gouvernement de la Communauté où il reste ministre du Budget et reprend le Sport et la Fonction publique à Claude Eerdekens.
Philippe Courard reste ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique au gouvernement wallon.
Elio Di Rupo avait fait savoir, au lendemain de la défaite électorale du PS aux élections législatives du 10 juin, qu’il quitterait son poste de ministre-président s’il était réélu à la tête du parti socialiste. Elio Di Rupo a été réélu président du PS le 11 juillet.
« Consolider les piliers »
Jeudi, il a justifié le remaniement opéré en Région wallonne, et en Communauté française, par sa volonté de « consolider les piliers », rappelant les enjeux du plan Marshall de relance de l’économie wallonne et la nécessité de défendre les intérêts des Francophones.
Jean-Claude Marcourt et Michel Daerden sont les deux ministres « aux compétences les plus importantes », a souligné Elio Di Rupo. Interrogé par des journalistes, le président du PS a indiqué n’avoir pas retenu comme moteur du remaniement l’équilibre entre les fédérations du parti. « Le parti ne travaille pas avec un esprit sous-régional. Ce temps-là est révolu », a-t-il indiqué, disant préférer à cela le « développement multi-polaire » en vue de faire émerger « les projets ».
L’absence des Liégeois
Interrogé plus particulièrement sur l’absence des Liégeois aux fonctions de ministre-présidents ou de président du parti, Elio Di Rupo a mis en évidence le rôle dévolu à Jean-Claude Marcourt et Michel Daerden, « les ministres aux compétences les plus importantes ». Le président du PS a également relevé qu’outre la présidence du parlement wallon, entre les mains de José Happart, la province de Liège se trouvait bien représentée avec Jean-François Istasse au perchoir du parlement de la Communauté et Marc Tarabella, bourgmestre d’Anthisnes, désormais ministre à double casquette.
Longtemps pressenti pour reprendre la ministre-présidence wallonne, Jean-Claude Marcourt a abondé dans le sens de son président de parti. « De plus, en jugeant ma candidature crédible, la presse a reconnu le travail que j’ai accompli depuis 3 ans. Cette reconnaissance vient également du parti qui m’octroie une compétence supplémentaire (le Patrimoine, NDLR) », a indiqué Jean-Claude Marcourt.
Le PS a donc choisi de confier la ministre-présidence wallonne à Rudy Demotte qui « symbolise, à la sortie du gouvernement fédéral, avec Laurette Onkelinx, ce qu’il y avait de meilleur », a dit Elio Di Rupo.
« Le PS en marche… »
Gardant la confiance du parti, Marie Arena est confirmée à la ministre-présidence de la Communauté française. Elle pourra se concentrer sur l’enseignement obligatoire, a dit Elio Di Rupo, sa compétence « Formation » à la Région étant reprise par Marc Tarabella.
Outre Marc Tarabella, Elio Di Rupo a également choisi de lancer Paul Magnette dans l’arène gouvernementale. Le politologue a été formateur de la nouvelle majorité à Charleroi. Commentant son rôle d’analyste de la vie politique, le président du PS a estimé qu’il fallait « parfois prendre des braconniers pour en faire des garde-chasse ». Reconnaissant notamment la pertinence de sa méthode de travail, le PS lui confie le pilier social du plan Marshall.
Les élections internes qui ont conféré à Elio Di Rupo une nouvelle légitimité, ainsi que la nouvelle répartition des rôles à la Région wallonne et à la Communauté française, ont fait dire jeudi au président que « le PS a commencé à tirer les leçons de ce qui s’est produit le 10 juin ». Et Elio Di Rupo de réitérer jeudi que « le PS est à nouveau en ordre de marche ».
Ecolo dubitatif
Pour Ecolo, la nouvelle composition des exécutifs régional et communautaire relève plus de comptes d’apothicaires internes entre les fédérations du PS que d’un réel souci de donner un nouveau souffle à la Région wallonne ou à la Communauté française Wallonie-Bruxelles.
Ecolo relève aussi « la détresse » des femmes membres de ces gouvernements qui, selon les Verts, lorsqu’elles ne sont pas purement et simplement évincées de leur exécutif, voient leurs compétences amenuisées.
Au passage, les verts estiment qu’il apparaît clairement que la fédération du Hainaut du PS n’est pas la plus mal servie dans la répartition des portefeuilles.
Quoi qu’il en soit, Ecolo attend surtout des engagements sur le fond de la part des futures éminences et souhaite que ces remaniements permettent à chacune des deux entités de revoir fondamentalement son programme de travail, en se concentrant davantage sur des enjeux jusqu’ici sinon oubliés, au moins négligés, indique encore le communiqué diffusé par Ecolo.
En particulier en Région wallonne, les Verts attendent du nouveau ministre-président qu’il fasse des questions d’environnement et de filières d’emploi dans l’économie verte d’une part, des enjeux de gouvernance d’autre part, de réelles priorités stratégiques, plutôt que des axes de marketing politique jamais concrétisés, afin d’entreprendre enfin la rupture nécessaire au redéploiement de la Wallonie.
(D’après Belga)