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04 septembre 2007

La planète compte 2,6 milliards d'usagers de téléphone portable

1,13 milliard d'humains ont accès à l'internet, a indiqué mardi l'Union internationale des télécommunications

La planète compte 2,6 milliards d'usagers du téléphone mobile et 1,13 milliard d'humains ont accès à l'internet, a indiqué mardi l'Union internationale des télécommunications.
Le nombre de téléphones mobiles a plus que triplé depuis l'an 2000, lorsque le monde en comptait 800 millions, a indiqué l'agence onusienne. Au total, quatre milliards d'habitants de la planète ont le téléphone (mobile et fixe).

Un milliard de téléphones portables supplémentaires ont été mis en service en seulement deux ans, de la fin 2004 à la fin 2006.
Au cours des six premiers mois de l'année, la Chine et l'Inde ont notifié à elles seules 200 millions d'usagers supplémentaires de téléphones cellulaires (87 millions en Chine, 110 millions en Inde).

Le taux de pénétration de la téléphone mobile est de 86% pour les pays industrialisés, de 34% pour les pays en développement et de 8% pour les pays les moins avancés, selon le rapport de l'UIT.
L'utilisation d'internet a bondi de 700 millions d'usagers fin 2004 à 1,13 milliard fin 2006, soit plus de 400 millions d'usagers supplémentaires en deux ans.

27 août 2007

Les opérateurs de GSM se rebiffent

Proximus, Base et Mobistar, réunis au sein du GSM Operators Forum, ont annoncé avoir introduit un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle contre une ordonnance du Parlement bruxellois. Les opérateurs estiment que le législateur bruxellois a outrepassé ses compétences en fixant des normes pour les ondes électromagnétiques des antennes relais.
Les trois opérateurs de téléphonie mobile actifs en Belgique, Proximus, Base et Mobistar, réunis au sein du GSM Operators Forum (GOF), ont annoncé ce lundi dans un communiqué commun avoir introduit le 24 août un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle contre une ordonnance du Parlement bruxellois. Les opérateurs de téléphonie mobile estiment que le législateur bruxellois a outrepassé ses compétences en fixant des normes pour les ondes électromagnétiques des antennes relais.
L’ordonnance visée, adoptée le 16 février 2007, prévoit des valeurs limites de 3 Volt/mètre pour les ondes électromagnétiques des antennes, « là où la norme fédérale actuelle s’élève à 20,6 Volt/mètre pour les réseaux de télécommunication entre 10 MHz et 10 GHz », précise le communiqué du GOF. Les GSM fonctionnent actuellement dans une bande de fréquence de 900 MHz.
Selon les trois opérateurs, « la norme fédérale existante est déjà quatre fois plus sévère que les règles européennes en vigueur qui se basent sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé ».
Les opérateurs du GOF justifient leur recours en annulation par le fait que le législateur bruxellois a outrepassé ses compétences en fixant ses propres normes. « La mesure ressort des domaines de la Santé publique et de la Communication électronique et constitue donc une compétence fédérale », considèrent-ils.
Pour les opérateurs, une norme de 3 Volt/mètre conduirait à une augmentation importante du nombre d’antennes GSM à Bruxelles. Craignant que les prestations de services en pâtissent, le GOF ajoute qu’une application de normes divergentes selon les régions mettrait en péril le fonctionnement du réseau national existant.

16 février 2007

Normes plus sévères pour les antennes GSM à Bruxelles

Le parlement bruxellois a adopté vendredi, à une très large majorité, une proposition d'ordonnance relative à la protection de l'environnement contre les effets provoqués par le rayonnement électromagnétique. Le Vlaams Belang et le VLD se sont abstenus.

Santé
L'impact éventuel des antennes GSM sur la santé est clairement dans le collimateur des députés bruxellois. Selon les auteurs de la proposition, le dispositif bruxellois appelé à entrer en vigueur dans deux ans impose une norme 47 fois plus contraignante que ce qui était permis jusqu'ici au niveau fédéral. Elle s'applique à un champ de fréquence 3.000 fois plus étendu.

Normes
La nouvelle ordonnance, élaborée à la suite d'une série d'auditions en commission de l'Environnement, prévoit une norme environnementale qui stipule que jamais dans l'environnement, plus de 3V/m (pour une fréquence de référence de 900 MHz et pour tout ce qui est émis entre 0,1 MHz et 300 GHz) ne pourront être dépassés. La norme de santé du fédéral autorise un rayonnement électromagnétique de 20,6 V/m pour une fréquence de référence de 900 MHz.

Cadastre
D'ici l'entrée en vigueur du dispositif, il reviendra au gouvernement bruxellois de définir les modalités de contrôle et de sanctions en cas de non respect de la norme.

Dans ce contexte, l'exécutif bruxellois devra mettre à jour et rendre public le cadastre des données techniques des antennes dont le contenu doit permettre de déterminer la densité de puissance dans les zones accessibles au public. Consultable par tous, ce cadastre devrait permettre à tout un chacun de vérifier quel est l'ampleur du rayonnement dans son environnement immédiat.

Sanctions
Le texte approuvé vendredi prévoit des sanctions sous formes d'amendes allant de 100 à 15.000 euros, voire à une peine de prison de huit jours à deux ans, ainsi que la possibilité pour le juge de faire procéder au retrait d'un émetteur.
D'après Dominique Braeckman (Ecolo), l'IBPT avait estimé il y a deux ans, à quelque 8 % du total, le nombre d'antennes ne respectant pas la norme que Bruxelles s'apprête à imposer.

VLD
Concrètement, l'application de l'ordonnance devrait déboucher sur une multiplication du nombre d'antennes qui émettraient à plus faible intensité. Le VLD a émis quelque doute sur l'application de l'ordonnance. Il doute que le texte constitue une réelle avancée sur le plan de la santé dès l'instant où la puissance d'un GSM est deux fois plus élevée que celle d'une antenne GSM.

Appareil
Si la technologie GSM est dangereuse, c'est d'abord au niveau de l'appareil, ont fait valoir les libéraux flamands. Ceux-ci craignent également que le coût lié à la multiplication, prévisible, des antennes plus petites soit répercuté sur le consommateur. Le texte est en outre contraire à l'Arrêté royal qui impose aux opérateurs de mobilophonie de regrouper leurs antennes.

cdH
Dans ce débat, le cdH a fait observer que l'ordonnance pourrait évoluer en fonction de la maîtrise scientifique de l'impact sur la santé des radiations non ionisantes, au sujet duquel de nombreuses questions restent encore actuellement sans réponse.