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29 août 2008

Mesures pouvoir d'achat: pas facile de les mettre en place à la STIB

Les mesures prises jeudi pour soutenir le pouvoir d'achat des citoyens de la Communauté française engendrent des difficultés pour les services commercial et informatique de la Société des Transports Intercommunaux bruxellois (STIB). Pour l'année scolaire 2008-2009, la STIB accordera la réduction des 50 pc du montant de l'abonnement scolaire par remboursement, mais pas avant la fin du mois d'octobre ou le début du mois de novembre, a précisé le porte-parole de la société. La mesure imposera par ailleurs aux élèves d'humanités de fournir à la STIB un certificat de fréquentation scolaire dans un établissement d'enseignement reconnu par la Communauté française, une disposition qui ne concernait jusqu'à présent que les jeunes âgés de 18 à 24 ans.
Le nouvel avantage dont bénéficieront les abonnés scolaires âgés de 12 à 24 ans sera remboursé, quelque soit le moment ou l'abonnement qui aura été sollicité. Il faudra donc d'abord débourser l'intégralité du montant qui était dû jusqu'à la mise en place de la mesure prise jeudi par les gouvernements wallon et de la Communauté française. D'après Jean-Pierre Alvin, porte-parole de la STIB, celle-ci engendrera un surcroît de travail aux agents du service commercial de la STIB déjà confrontés à l'entrée en service de la carte à puce Mobib, pour ces mêmes abonnés scolaires. Sur le plan pratique, la STIB conseille à ses futurs abonnés scolaires de se munir d'emblée du certificat de fréquentation scolaire requis et du numéro de compte de leurs parents sur lequel le remboursement sera effectué, afin d'éviter un nouveau passage par les files des 6 "Bootiks" habilitées à délivrer ces titres de transport.

28 août 2008

Coup de pouce au pouvoir d’achat

La redevance radio sera supprimée, le prix des abonnements scolaires baissé, de même que le coût des crèches pour les ménages. Cela fait partie du paquet de mesures prises par les gouvernements wallons et de la Communauté française pour améliorer notre pouvoir d’achat.

Les gouvernements wallon et de la Communauté française ont décidé jeudi, au cours d’une réunion conjointe, d’une série de mesures destinées à répondre aux problèmes de pouvoir d’achat. D’un coût de 80 millions d’euros, elles visent des domaines très divers : transport scolaire, crèches, économies d’énergie, fiscalité, etc.
« On sait qu’une crise frappe à nos portes et nous n’avons pas voulu rester insensibles », a souligné le ministre-président des deux gouvernements, Rudy Demotte. Il a rappelé toutefois que les seules entités fédérées ne pouvaient résoudre tous les problèmes : un plan fédéral est attendu qui agirait directement sur le salaire « poche » des bas et moyens revenus.
L’une des mesures emblématiques est la suppression de la redevance radio à partir du 1er octobre. Elle est perçue auprès de 830.000 Wallons et leur permettra d’économiser 27 euros par an. La Région wallonne est la seule des trois Régions à prélever encore une redevance radio-tv. Sa suppression est réclamée depuis longtemps mais, à de nombreuses reprises, le ministre du Budget, Michel Daerden a expliqué qu’il ne pouvait se passer d’une telle recette (près de 200 millions d’euros). L’abrogation de la redevance radio est une première étape avant que ne suive, peut-être, la redevance télévision, bien plus onéreuse.
« A chaque jour sa peine. J’y pense intensément mais mes collègues me disent que ça coûte cher », a ironisé M. Daerden.
Le prix des abonnements scolaires pour les transports en commun baissera et la mesure vaudra pour toute la Communauté française. Le bus sera gratuit pour les 0-12 ans en Wallonie (c’est déjà le cas à Bruxelles) et une réduction de 50 % sera pratiquée en Wallonie et à Bruxelles pour les jeunes au-delà de 12 ans.
Les deux gouvernements ont veillé à réduire le coût des crèches, qui grève le budget de bon nombre de jeunes ménages. Cette année, près de 70.000 enfants de 0 à 3 ans auront fréquenté les milieux d’accueil de la petite enfance, subventionnés ou non, et les parents y auront consacré entre 45 et 630 euros par mois. Désormais, les familles dont les revenus sont inférieurs à 2.200 euros nets par mois se verront octroyer chaque année une réduction équivalente à un mois d’accueil en crèche selon le barème de l’ONE, soit de 45 à 265 euros selon les cas. Les familles dont les revenus oscillent entre 2.200 et 3.000 euros nets, recevront un montant plafonné à 200 euros.
Les familles dont au moins deux enfants fréquentent simultanément un milieu d’accueil obtiendront une réduction supplémentaire. La première mesure sera doublée pour les familles dont les revenus sont inférieurs à 3.000 euros et les autres familles se verront accorder un montant forfaitaire de 125 euros par enfant.
Un fonds de solidarité sera mis sur pied pour diminuer le coût des voyages scolaires. Il permettra une intervention allant jusqu’à 100 euros pour les familles qui ont des difficultés à assumer le coût de tels voyages.
Le budget des bourses d’étude sera augmenté de 10 %. Cela représentera une augmentation moyenne de 20 euros pour l’enseignement obligatoire et de 100 euros pour l’enseignement supérieur. Le nombre de bénéficiaires de bourses pourra augmenter puisque le revenu pris en compte sera revu à la hausse. Actuellement, 115.000 élèves et étudiants bénéficient d’une bourse en Communauté française.
Des mesures seront prises en matière d’énergie. Les ménages dont les revenus ne dépassent pas 37.500 euros par an pourront prétendre dès le 1er janvier 2009 à des prêts à un taux de 0 % pour réaliser des travaux d’économie d’énergie. Le ministre de l’Energie, André Antoine, a voulu aider de la sorte les ménages aux revenus modestes qui ne peuvent accéder aux primes énergie. Les CPAS recevront en outre le renfort de 50 « tuteurs énergie » qui offriront un accompagnement individualisé aux ménages les plus faibles.
Parmi les mesures décidées, on relèvera encore une réduction de 10 % de la quote-part payée par les bénéficiaires de l’aide aux familles, la gratuité des bus TEC et De Lijn pour les démarches de recherche d’emploi en Flandre et l’élargissement aux bénéficiaires du statut Omnio des réductions dont bénéficiaient déjà les VIPO sur les réseaux des TEC.
Les budgets des deux entités pourront supporter le coût de ces décisions (environ 30 millions d’euros à charge de la Communauté et 50 millions à charge de la Région), a assuré M. Demotte. « Nous n’avons pas fait des promesses que l’on n’aurait pas pu tenir », a-t-il affirmé.

Daerden veut réduire les droits d'enregistrement
Dans cette réforme, se trouverait une "formule" pour réduire les droits d'enregistrement ainsi que la suppression de la TV redevance.
"J'aimerais présenter une dernière réforme fiscale avant la fin de la législature", a annoncé le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, sur les ondes de la Première dont il était l'invité jeudi matin. Dans cette réforme, se trouverait une "formule" pour réduire les droits d'enregistrement ainsi que la suppression de la TV redevance.
"Mais il ne faut pas prendre de mesure sans budget suffisant. La réforme se fera dans le cadre du budget 2009", a précisé le ministre. Le Gouvernement wallon annoncera ce jeudi la suppression de 13 mesures pour améliorer le pouvoir d'achat. Celles-ci auront un coût annuel de quelque 80 millions d'euros pour la Région et un impact positif moyen d'environ 400 euros par ménage wallon.
Parmi ces mesures, la suppression de la radio redevance, qui représente un manque à gagner de 30 millions d'euros pour la Région. La suppression de la redevance pour la télévision n'est actuellement pas prévue.
"La suppression de la TV redevance, qui est mon combat actuel, aura un impact entre 150 et 160 millions d'euros. Mais cela doit se faire dans le cadre d'un équilibre budgétaire", a précisé Michel Daerden, remarquant qu'il souhaitait arriver à la suppression de cette redevance avant la fin de la législature.

10 juillet 2008

Voorpost : les francophones de la périphérie sont des immigrés

A la veille de la fête de la Communauté flamande, les déclarations nationalistes fusent. Mais voici certainement celle qui va le plus loin : celle du Voorpost. Le groupe d'action nationaliste flamand appelle les hommes politiques flamands à préparer l'indépendance de la Flandre. Et Bruxelles, flamandisée, doit en faire partie à l’instar de Mouscron ou Flobecq. … Pourquoi ne pas réclamer Lille (Rijsel) à Nicolas Sarkozy tant qu’on y est ?"La Belgique est le chaos"La date cruciale du 15 juillet se rapproche et selon le Voorpost, il n'y a "aucun progrès à attendre" dans la réforme de l'Etat. "Un an après les élections législatives, c'est l'impasse totale", affirme-t-il. Selon le Voorpost, "il serait totalement irresponsable de retenir la Flandre dans l'immobilisme belge". "Le choix n'est plus la Belgique ou le chaos, parce que la Belgique est le chaos", claque-t-il."Les francophones de la périphérie ne sont pas une minorité nationale, mais des immigrants"D'après le président de l'organisation, Joris Vanslambrouck, trois points doivent être pris en compte. Bruxelles doit faire partie de l'Etat flamand (la ville pourrait "provisoirement" garder son statut bilingue). Il ne peut pas y avoir non plus de cession de territoire de la Flandre à la Wallonie ou à Bruxelles. Par contre, des territoires que l'organisation estime "volés" comme Mouscron, Comines, Flobecq, Enghien, la Vallée du Geer et l'intégralité de la région de la Voer doivent revenir à la Flandre. Enfin, les francophones de la périphérie bruxelloise ne peuvent pas être considérés comme une minorité nationale, assure le Voorpost. "Il s'agit d'immigrants récents qui savaient très bien qu'ils venaient s'installer dans un territoire néerlandophone", affirme le mouvement.Ils préfèreraient fêter la date de la création du gouvernement flamand !Par ailleurs, l'Alliance Belge (le Parti des Belges) propose de changer la date de la Fête de la Communauté flamande. Pour l'Alliance en effet, tous les Flamands ne se sentent pas liés à la commémoration de la Bataille des Eperons d'or du 11 juillet 1302. Elle propose de changer la date: le 22 décembre (pour commémorer l'installation du premier gouvernement flamand en 1981) ou le 14 juillet (pour commémorer la naissance de l'Etat fédéral en 1993).

05 juillet 2008

Frédéric Delcor nouveau Secrétaire général de la Communauté française

Le gouvernement de la Communauté française a désigné vendredi Frédéric Delcor comme Secrétaire général du ministère de la Communauté française. Il est actuellement directeur de l'Institut d'études Emile Vandervelde du PS et proche collaborateur du président du PS Elio Di Rupo. Il remplace Henry Ingberg, décédé en octobre 2007 des suites d'une maladie.M. Delcor, qui est également vice-président du Conseil d'administration de la RTBF, est âgé de 40 ans. Il a été nommé pour un mandat de 5 ans à la suite d'un appel à candidatures lancé par le gouvernement, au terme duquel le Selor avait retenu trois candidatures.

17 juin 2008

Fonck explique les dépassements budgétaires

La députée réformatrice avait évoqué les dépassements budgétaires récemment signalés par l'Inami concernant la vaccination: 9% en Flandre et 20% en Communauté française.
Pour la ministre communautaire de la Santé Catherine Fonck, les dépassements budgétaires de la Communauté française en matière de vaccination constatés l'an dernier par l'Inami ne sont pas anormaux car les prévisions budgétaires sont basées sur des estimations particulièrement difficiles à réaliser en la matière.
Il faut ajouter à cela le nombre de naissances en croissance et le fait que nombre de parents ont attendu le remboursement de certains vaccins pour faire vacciner leurs enfants, a affirmé mardi la ministre en séance plénière du parlement de la Communauté française, interrogée par Chantal Bertouille (MR). La députée réformatrice avait évoqué les dépassements budgétaires récemment signalés par l'Inami concernant la vaccination: 9% en Flandre et 20% en Communauté française.
La ministre a encore précisé que 223.495 doses de Prevenar (vaccin contre le pneumocoque) ont été administrées en 2007 en Communauté française, germanophone et à Bruxelles. Quoi qu'il en soit, l'important, c'est qu'un nombre croissant d'enfants ont pu être vaccinés, a-t-elle dit. Quant à une commande groupée des vaccins (Communauté française et flamande n'ont pas le même fournisseur), la ministre s'est dite disposée à y recourir avec tous ceux qui sont intéressés, comme cela a été le cas avec la Région bruxelloise et la Flandre.

30 mai 2008

Le privé investira un milliard pour l'école

Ecoles à rénover : 1 milliard de plus
C'est le privé qui investira le milliard d'euros, dans un horizon de dix ans. La Communauté française rétribuera le privé, sur 27 ans, à hauteur de 1,7 milliard. Un partenariat fort attendu, qui suscite pourtant des réactions mitigées.
C'était un peu l'Arlésienne de la législature communautaire. Or voici que son cadre juridique est sur les rails : le gouvernement de la Communauté française, jeudi, a adopté en première lecture l'avant-projet de décret visant à booster les rénovations et (re)constructions scolaires par des partenariats publics-privés (ou PPP). La première pierre rénovée à cette enseigne devrait être inaugurée vers la mi-2009 (pile pour les élections régionales, que l'on y voit ou non malice...).
1 Le problème. D'une part, un parc immobilier scolaire que l'on sait largement vétuste. D'autre part, des capacités d'endettement réduites à la Communauté française, puisque les critères de Maastricht l'empêchent d'emprunter les sommes nécessaires aux besoins. Mais, dira-t-on, "le refinancement" de 2001 ? Il a permis de parer au plus pressé, mais n'a guère pu enclencher des rénovations lourdes ou constructions neuves. D'où l'idée d'une structure alternative de financement de travaux, accessible aux trois réseaux (ci-dessous), et qui s'ajoutera aux systèmes existants (les fonds classiques, qui dégagent aujourd'hui quelque 100 millions par an).
2 Le système. La Communauté s'engage contractuellement à payer, pendant 27 ans, un montant récurrent à des consortiums de partenaires privés, où se retrouvent obligatoirement et à la fois des opérateurs financiers, de la construction et de la maintenance. En contrepartie, le privé finance les travaux, les exécute, assure l'entretien du bâti pendant les 27 ans en question. Avantages pour la Communauté : elle a l'argent rapidement sans pour autant s'endetter. Avantages pour le privé, outre le rendement de la rétribution : il traite non pas avec une myriade de pouvoirs organisateurs mais avec un interlocuteur qui apporte sa garantie, unique et stable (on veut dire : la stabilité d'un pouvoir public en charge de l'école, quel qu'il soit d'ici à 27 ans ! ). Le partenaire privé n'aura aucun droit réel sur le bâtiment; le pouvoir organisateur n'aura pas la maîtrise de l'ouvrage.
3 Les montants. Pour investir 1 milliard, le privé recevra une rétribution communautaire de 65 millions par an pendant 27 ans, soit quelque 1,75 milliard.
Et d'où viennent ces 65 millions annuels ? En fait, l'apport véritablement neuf du projet porte sur 25 millions/l'an, tirés sur le budget ordinaire de la Communauté (davantage, ce n'était pas possible, sous peine d'excéder les marges). Deuxième source : pour 15 millions, une augmentation du budget des bâtiments scolaires dans le cadre de la St-Boniface. La troisième, à 25 millions, constitue la part des pouvoirs organisateurs sélectionnés, puisque prélevée sur leurs subventions de fonctionnement.
4 Concrètement. Le système est accessible à tous les bâtiments scolaires (primaire, secondaire, supérieur non universitaire, centres PMS, promotion sociale, internats, artistique). Il porte sur des chantiers d'une certaine envergure (750 000 euros au minimum), qu'il s'agisse de rénover, étendre, reconstruire voir construire. L'opération devrait bénéficier à un total d'environ 300 établissements (sur 3 600).
Elle se déroulera en trois phases successives, chacune d'elles reposant sur un consortium choisi après un appel d'offres européen. Le gouvernement Demotte paraît ne pas douter de l'intérêt que manifesteront des partenaires privés.
Après adoption du décret, la première phase doit commencer dans le courant du second semestre. Elle pèsera dans les 300 millions, pour une cinquantaine d'écoles. Cette première sélection (malheur aux recalés...) sera opérée à partir des demandes antérieures pas encore rencontrées; des audits sont actuellement menés au sein des écoles concernées.

INCAPABLE DE FAIRE face au délabrement des bâtiments scolaires, la Communauté française va faire appel au secteur privé. En partenariat.

Un athénée brabançon qui a manqué de chauffage une partie de l'hiver parce que sa chaudière a rendu l'âme. Des classes provisoires en préfabriqué devenues définitives dans une école communale du sud de Bruxelles. Une école incendiée, en Luxembourg, dont les élèves ont été dispersés dans d'autres établissements en attendant un nouveau bâtiment. Ailleurs, des murs en lambeaux, des fenêtres brisées, des charpentes pourries, des plafonds éventrés, des escaliers branlants… Nos écoles attendent parfois jusqu'à 10 ans pour obtenir les crédits (publics) nécessaires à leur rénovation. Cela va bientôt changer.
Incapable de faire face aux demandes, la Communauté française annonce en effet depuis trois ans son intention d'appeler le secteur privé à la rescousse. Bingo ! Le décret est (enfin) prêt. Si le gouvernement l'approuve, comme prévu, ce jeudi matin, il devrait lui permettre de lever jusqu'à 1 milliard d'euros d'argent frais au cours des trois prochaines années pour faire face aux demandes les plus urgentes. Une manne. Grâce à la technique du partenariat public-privé (PPP), qui consiste ici à demander à des partenaires privés de financer et d'assumer la rénovation ou la (re)construction de bâtiments scolaires en échange d'une redevance annuelle. Gonflée d'intérêts substantiels. Les candidats, dit-on, « se bousculent » : banques, entrepreneurs, promoteurs immobiliers…
L'idée avait été lancée par Joëlle Milquet, la présidente du CDH, à la rentrée 2005. Elle s'inspire de ce qui se fait dans d'autres pays et dans d'autres secteurs, déjà, en Belgique. En Wallonie, l'autoroute A8 Tournai-Halle, l'ascenseur de Strépy ou le tunnel sous Cointe ont bénéficié d'un système similaire. En Flandre, ce fut la fermeture du ring d'Anvers, un projet de 3 milliards d'euros, et désormais aussi les écoles. Outre-Manche, où la technique est née, elle a notamment servi au métro de Londres.
Le PPP se justifie pour une raison purement comptable : la capacité d'emprunt des entités fédérées (Communautés et Régions) est limitée par les fameux critères de Maastricht, qui imposent un taux maximum d'endettement aux Etats ayant adopté l'euro. En somme, il s'agit d'une sorte d'emprunt indirect, débudgétisé, censé permettre d'apporter de l'argent frais pour faire face aux demandes les plus urgentes. On estime les besoins en attente à plus de 650 millions d'euros, dont 450 pour le seul réseau de la Communauté, alors que les trois fonds (un par réseau, en gros) qui financent actuellement les bâtiments ou les emprunts liés à l'investissement immobilier scolaire peinent à sortir 100 millions par an. Et de nouveaux besoins émergent à chaque instant.
Le nouveau système ne se substituera pas aux fonds existants, qui continueront à fonctionner en parallèle. En fait, le PPP ne concernera que 10 à 15 % du patrimoine immobilier scolaire et se concentrera sur les plus gros chantiers : constructions nouvelles, démolitions/reconstructions et rénovations lourdes. Tous les réseaux et tous les degrés, y compris le supérieur, pourront en bénéficier. Sauf les universités… et les bâtiments classés.
Pour beaucoup d'écoles, l'urgence s'impose. Et la plupart des intervenants s'accordent au moins sur un point : si le PPP n'est pas la panacée et comporte certains risques qu'il convient de bien identifier (lire par ailleurs), il peut apporter une solution rapide aux cas les plus désespérés. Qui s'en plaindra ?

Pas de transfert de propriété

Après une phase expérimentale théorique pilotée par un consortium de consultants (payés 1,5 million d’euros, dit-on), voici ce que prévoit concrètement, selon nos informations, le décret instituant un financement alternatif des bâtiments scolaires. Dit « Décret PPP ».
1Des lots de 20 écoles. Après avoir dressé la liste de ses besoins urgents et enregistré les demandes des autres réseaux s’ils souhaitent bénéficier du système (ils ne sont pas obligés), la Communauté française les groupera en lots d’une vingtaine d’établissements pour lesquels l’investissement nécessaire atteint au moins 750.000 euros par école et 25 millions au total. Pour chaque lot, elle lancera un appel d’offres auquel pourront répondre des « sociétés de projets » constituées pour l’occasion.
2La rénovation et l’entretien. Ces consortiums, formés par des banques, des promoteurs immobiliers, des entreprises de construction et des investisseurs privés (+ des partenaires publics s’ils restent minoritaires), signeront pour chaque lot un contrat prévoyant la prise en charge et le financement des travaux de rénovation ou de construction ainsi que l’entretien des bâtiments pendant toute la durée du contrat. Ils n’auront aucun droit de propriété et assumeront les risques liés à la construction et à la mise à disposition des bâtiments (retards, etc.). Les pouvoirs organisateurs définiront le cahier des charges (nombre de classes, etc.) et veilleront, le cas échéant, au respect architectural des bâtiments.
3Une redevance annuelle. Les contrats, signés entre 2009 et 2012, auront une durée de vie de 27 ans. Les sociétés de projets percevront chaque année une redevance couvrant le capital investi, les frais d’entretien et un intérêt légèrement supérieur (de 1 % ?) au taux des emprunts d’Etat. La Communauté française pense pouvoir assumer des redevances annuelles de quelque 65 millions d’euros. Cela équivaut, selon ses calculs, à un montant d’investissements total d’environ 1 milliard. Et pourrait concerner entre 10 et 15 % des bâtiments scolaires. Dans le cadre de la phase expérimentale, des projets ont déjà été identifiés comme éligibles pour un budget compris entre 316 et 408 millions d’euros.
4Une clé de répartition. Les trois réseaux d’enseignement seront concernés, mais pas de la même manière. En gros, les fonds existants interviennent actuellement à 100 % pour les bâtiments de la Communauté française et à 60 % pour ceux du réseau officiel subventionné (communes et provinces). Pour le libre, dont les pouvoirs organisateurs sont propriétaires des écoles, ils n’interviennent pas en capital mais garantissent les emprunts et prennent en charge une partie des intérêts. Le PPP prendra en charge 100 % de la redevance pour les bâtiments appartenant à la Communauté, 78,5 % pour ceux du réseau officiel subventionné et 53,5 % pour le libre. Sur les 65 millions de redevance annuelle déjà évoqués, le coût à charge de la Communauté pourrait atteindre jusqu’à 45 millions, selon certains.
5Et les autres bâtiments ? Le PPP sera financé par les fonds des bâtiments existants, dotés par la Communauté. Ceux-ci dépensent actuellement environ 100 millions par an. Un budget supplémentaire de 25 millions d’euros leur sera alloué. Il leur restera donc environ 80 millions pour faire face à toutes les autres demandes qui continueront d’affluer. Le PPP concernant 10 à 15 % des bâtiments, faites le compte : il y aura moins de sous, proportionnellement, pour ceux qui en sont exclus. Ils risquent donc de ne pas voir leurs demandes aboutir plus rapidement. Que du contraire.

Un pas de plus dans les synergies francophones

Le gouvernement de la Communauté française peut désormais inviter des membres de la Cocof et de la Région wallonne à ses réunions.

Benoît Cerexhe, siégera comme ministre associé à la Communauté.Les exécutifs francophones ont franchi vendredi un pas supplémentaire dans leurs synergies. Au cours d'une réunion conjointe, les gouvernements de la Communauté française, de la Région wallonne et de la Commission communautaire française ont convenu que le premier pouvait inviter des membres des deux autres à ses réunions. Il est en outre prévu que le président de la Cocof, Benoît Cerexhe, siégera comme ministre associé à la Communauté. Le 20 mars dernier, M. Demotte (PS), déjà ministre-président wallon, a pris la tête du gouvernement de la Communauté française. Des voix s'étaient néanmoins fait entendre pour garantir une marque bruxelloise plus forte dans l'exécutif communautaire et, dans un souci d'équilibre, plutôt par le biais d'un cdH. La modification intervenue vendredi va dans ce sens. Le règlement de fonctionnement du gouvernement de la Communauté permettra dorénavant d'inviter, lors des réunions de celui-ci, tout membre de l'exécutif wallon et de la Cocof, ou tout membre francophone du gouvernement bruxellois en qualité de ministre associé. Cette invitation sera systématique pour le président de l'exécutif de la Cocof, Benoît Cerexhe (cdH). "Cette table donne l'image d'une partie francophone de Bruxelles et d'une Wallonie affranchies, qui n'ont pas peur de se prendre en main. Nous préfigurons de la sorte une Belgique moderne où chacun joue son rôle avec efficacité", a souligné M. Demotte, à l'issue de la réunion. M. Cerexhe a fait remarquer quant à lui que de nombreux acteurs politiques s'étaient prononcés pour une généralisation du système des doubles casquettes ministérielles, ce qui est le cas de 4 des 7 ministres wallons. "Nous plaidons pour que cette logique soit étendue à l'ensemble des ministres bruxellois. Aujourd'hui, un pas important a été posé dans cette direction", a-t-il expliqué.Du côté Ecolo, la ministre bruxelloise Evelyne Huytebroeck a mis en avant les nombreux gestes et avancées de la coopération entre les Régions ces derniers mois, comparés à l'"ambiance délétère" qui règne en Belgique, et singulièrement au fédéral. M. Demotte a d'ailleurs abondé dans le même sens. "Alors qu'on a le sentiment que le gouvernement fédéral s'enfonce dans le marais de l'indécision, nous faisons le contraire", a-t-il fait remarquer, avant d'ajouter: "Il y a un moral d'acier du côté francophone! ".

Cerexhe, ministre associé à la Communauté française
Le ministre bruxellois de l'Economie, Benoît Cerexhe, siégera dès ce vendredi comme ministre associé au gouvernement de la Communauté française, rapporte Le Soir qui qualifie ce statut de "nouvelle étape dans le rapprochement des institutions francophones".Concrètement, le ministre Cerexhe sera convié aux réunions du gouvernement de la Communauté française pour y porter la voix bruxelloise et défendre les intérêts de la capitale. Il ne participera toutefois pas aux délibérations, n'exercera pas de compétences et ne disposera donc pas d'un cabinet en tant que tel, explique le quotidien. "Ma stratégie, c'est la mise en commun de nos politiques. Et avancer vers la fédération, qui permettra une gestion commune des compétences", avance le ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, Rudy Demotte.La modification du règlement de fonctionnement du gouvernement communautaire prévoit aussi que le ministre-président puisse inviter tout ministre à assister à une séance. Pour Rudy Demotte, ce mécanisme d'invitation permettra d'associer les deux Régions sans passer par la lourdeur de réunions conjointes.

Le déséquilibre Wallonie-Bruxelles demeure
Le déséquilibre au sein du gouvernement de la Communauté française entre la représentation wallonne et bruxelloise demeure entier, estime le MR après la désignation de Benoît Cerexhe comme ministre associé."Au lieu d'être coiffé d'une double casquette, comme la logique le voudrait, notre pauvre ministre ne disposera que de son petit béret et de son bâton de pélerin pour prêcher la bonne parole bruxelloise au sein d'un gouvernement dans lequel les synergies Wallonie-Communauté française sont profondément imprégnées", ont souligné les députées bruxelloises Françoise Schepmans et Caroline Persoons.A leurs yeux, cette initiative règle seulement un différend de représentation entre le PS et le cdH depuis le remaniement ministériel et l'accession de M. Demotte à la présidence des exécutifs de la Communauté française et de la Région wallonne. Comme ses deux collègues, la chef de groupe à la Communauté française, Françoise Bertieaux, parle d'un "sous-ministre", sans compétence, sans portefeuille, ni droit de participation aux délibérations."Alors que la la Région wallonne compte, depuis le début de la législature, de vrais ministres à double casquette au sein du gouvernement de la Communauté française, Bruxelles n'a droit qu'à un ersatz ministériel", a-t-elle regretté.

20 mai 2008

T'as pas ta carte ?

Des candidats a des hautes fonctions publiques dénoncent les "méthodes agressives" du Selor lors des épreuves orales. Et la coloration politique des jurys de sélection. Voyage au pays du recrutement public.
Denis (prénom d'emprunt) sait de quoi il parle quand on l'interroge sur le Cwatup - le Code wallon de l'aménagement du territoire. Il en connaît les lignes, les grandes lignes, les interlignes et les virgules : normal, Denis est l'un des auteurs du Cwatup. Candidat à un poste de directeur dans la Fonction publique wallonne, Denis s'est pourtant récemment vu signifier par le Selor qu'il avait de "grosses lacunes" en matière de Cwatup.
"C'est tellement ridicule que cela m'a fait sourire", dit-il, dépité. Nicole Roland a, elle, réussi la sélection pour le poste d'administrateur général de l'ONE. Avant d'être écartée par le gouvernement de la Communauté française. Elle dit : "C'est vraiment très curieux, lors de l'entretien de sélection du Selor, on ne m'a pas posé la moindre question sur le budget ou la gestion de l'ONE."
Alors que le Bureau de sélection de l'administration fédérale, le Selor, est pointé du doigt - au Fédéral, à la Région, à la Communauté française - pour ses méthodes de recrutement et pourrait devoir en compter à des commissions d'enquête parlementaire, voyage au pays du recrutement public. Dans la forme que prennent ces épreuves orales de sélection des hauts cadres de l'administration publique, l'"agressivité" du jury est (très) souvent relevée par les candidats.
Raphaël (prénom d'emprunt) vient du secteur privé. Candidat à un poste de directeur général de la Culture à la Communauté française, Raphaël est passé entre les mains d'un jury Selor dont il dit : "L'objectif devait probablement être de me dégoûter à tout jamais de la Fonction publique".

"Le ton des questions, détaille Raphäel, était franchement désagréable et agressif. On m'a demandé comment je comptais motiver des fonctionnaires qui avaient l'habitude de ne pas beaucoup travailler. Ou comment je réagirais si le Botanique brûlait un samedi soir". Denis va plus loin : "Le jury interrompt sans cesse les réponses, on doit faire face à une agressivité incroyable. Je dirais qu'on frôle le registre de l'injure". Nicole Roland, psychopédagogue et membre du CSJ, poursuit : "Je peux comprendre qu'un jury tente de déstabiliser quelqu'un pour tester sa résistance au stress. Cela dit, pour les hautes fonctions dans la Justice, jamais on ne se permettrait un tel comportement."
La composition des jurys, mélange de cadres du Selor, d'experts universitaires et de hauts fonctionnaires, suscite également des réserves. La "couleur politique" des hauts fonctionnaires est dénoncée par les candidats interviewés. Et à ce petit jeu-là, le PS, présent à tous les niveaux de pouvoir, rentre gagnant : "Le Parti socialiste est une machine de guerre à ce niveau, observe un CDH. Il place des hauts fonctionnaires dans tous les jurys même si ces hauts fonctionnaires n'ont absolument aucun rapport avec l'épreuve en cours." Rompu à la mécanique du recrutement public, le PS laisse encore (souvent) le CDH - pourtant également présent à tous les niveaux de pouvoir - sur le carreau...
Parfois, un délégué syndical peut assister aux épreuves orales du Selor, mais en tant que simple observateur.
L'un d'entre eux témoigne : "Les questions qui sont posées sont sensiblement les mêmes d'un candidat à l'autre, dit-il. Mais c'est lors de la proclamation des résultats qu'on est souvent le plus étonné : des candidats qui ont répondu parfaitement à l'interview se retrouvent derniers sur la liste du classement. Et d'autres, qu'on trouvait très moyens, se retrouvent en tête. S'il y a une logique, je ne la comprends pas". La retranscription des épreuves orales par le Selor est également dans le collimateur des candidats : "C'est de la malhonnêteté intellectuelle, on ne retrouve absolument pas ce qui a été raconté durant l'entretien. Les éléments sont sortis du contexte, c'est complètement partial".
La question qui se pose pour la haute fonction publique est de savoir si les candidats qui ne viennent pas d'un cabinet ministériel mais du secteur privé ont voix au chapitre. "Qu'on cesse de lancer des appels d'offres publics alors que les gagnants sont finalement connus d'avance", dit Raphaël. "N'y aurait-il pas moyen de passer au-dessus des clivages politiques et de réellement ne retenir que le meilleur candidat ?", demande Nicole Roland. Au-delà de la sélection de responsables pour le secteur public, se joue un véritable exercice démocratique. "Les directeurs de l'administration ont la capacité de paralyser ou de booster l'action de leur ministre, analyse Denis. Si après le scrutin de 2009, le PS quitte les majorités à la Région et à la Communauté, l'armada de directeurs socialistes constituera un gouvernement bis".

Concrètement, le poste convoité par Denis ira à un haut fonctionnaire socialiste. Celui d'administrateur général de l'ONE (Nicole Roland) a été attribué à un CDH. Et, aux dernières nouvelles, un CDH s'oppose à un PS dans la dernière ligne droite pour la fonction que visait Raphaël.

28 avril 2008

Laanan veut croit à un compromis sur TV5

La ministre de l'Audiovisuel Fadila Laanan estime qu'un compromis est en train de se dessiner à propos de la chaîne de télévision TV5Monde, à condition que certains abandonnent "de mâles attitudes". Elle insiste pour que la France accepte l'idée d'un directeur général de la chaîne réellement autonome.La ministre dit avoir l'impression que l'on arrive doucement à une solution de compromis: "toutes les chances sont là mais certains doivent abandonner quelques 'mâles attitudes', afin que chacun puisse s'y retrouver", dit-elle.En tout cas, Mme Laanan reste décidée à ne pas désengager la Communauté française de TV5Monde. La ministre dit par ailleurs avoir apprécié les propos rassurants du PDG de FranceMonde (la holding qui doit chapeauter les moyens audiovisuels extérieurs français) Alain de Pouzilhac. Il est temps de mettre fin à dix mois d'incertitude provoquée par les déclarations matamoresques du président français Nicolas Sarkozy, estime-t-elle.MéfianceToutefois, le PDG ne semble pas avoir bien perçu la méfiance profonde qui habite les 4 pays partenaires de la France dans TV5 Monde: Suisse, Canada, Québec et Belgique. Ceux-ci ont eu affaire à des documents de travail français d'abord inexistants ou secrets, aujourd'hui indigents, dit-elle.Pendant ces dix mois, les pays partenaires ont été confrontés à une attitude française désinvolte, parfois méprisante de la part de Georges-Marc Benamou, lorsqu'il était conseiller de M. Sarkozy.

Mme Laanan dit cependant n'avoir rien à reprocher à M. de Pouzilhac, qui doit assumer un passé dont il n'est pas responsable. Elle admet aussi que la France a fait aujourd'hui des concessions importantes, en abandonnant l'idée d'une "Newsroom", en acceptant un statut de partenaire, plutôt que de filiale, pour TV5, ou en plafonnant son actionnariat dans TV5Monde à 49%.Directeur généralDès lors, la ministre pense qu'un compromis est désormais possible. Mais la France continue à susciter la méfiance par sa volonté de priver le futur directeur général de la chaîne francophone internationale d'une réelle autonomie. Et de citer à ce propos la tentative avortée, le 16 avril, de faire nommer M. de Pouzilhac PDG de TV5Monde par son Conseil d'administration.Certains propos tenus récemment par M. de Pouzilhac ont visiblement irrité la ministre de l'Audiovisuel: "des propos maladroits envers les actionnaires minoritaires, lorsque le patron français affirme que ceux-ci n'ont rien compris ou qu'ils fonctionnent sur des rumeurs", précise-t-elle.CandidaturesSi, néanmoins, le PDG tient aujourd'hui un langage rassurant, la pierre d'achoppement reste le refus français d'avoir un directeur général de TV5Monde qui ait les pleins pouvoirs et soit responsable devant le Conseil d'administration et le Conseil des ministres responsables de TV5, estime la ministre.Elle insiste sur son souhait de voir ce futur directeur général engagé après un appel à candidatures international: "peu importe qui réussit l'examen, on n'a pas de candidat à placer. Mais il faut un vrai directeur général, français ou pas", dit-elle.

27 avril 2008

Le parquet contraint de relâcher 15 mineurs

Le parquet de Bruxelles a dû relâcher pas moins de 15 mineurs depuis vendredi soir parce qu’on n’avait pas trouvé de place pour eux dans une institution fermée, a expliqué à l’Agence Belga le magistrat francophone du parquet du Bruxelles, qui qualifie la situation de « dramatique ».
Samedi déjà, le magistrat de garde avait fait savoir que neuf mineurs avaient été interpellés après une série de vols. Mais il n’a pas été possible de les placer en institution fermée, faute de place. Ils ont tous été relâchés après audition, sauf un. Dimanche, six autres mineurs ont été mis à la disposition du parquet, mais pour eux non plus, on n’a pas trouvé de places, ce qui obligera le parquet à les laisser partir dans la journée.
« Samedi, il n’y avait qu’une place disponible alors qu’il nous en fallait neuf. Dimanche, il n’y en avait que deux, et encore, dans la section ouverte de l’institution pour filles de Saint-Servais. Certains faits sont suffisamment graves pour exiger une place en institution fermée », explique la porte-parole du parquet. « Mais si nous ne trouvons pas de solution de placement dans les 24 heures, nous sommes obligés de les laisser partir », ajoute-t-elle.
« Il s’agit d’un problème récurrent, mais il est à nouveau douloureusement illustré ce week-end », poursuit la porte-parole. Il n’y a de place nulle part : ni à Everberg, ni à Fraipont, ni à Braine-le-Château.
« C’est vraiment dramatique et c’est un problème grave auquel la Communauté française doit s’attaquer de toute urgence », insiste-t-elle.
Les centres de Fraipont et Braine-le-Château sont des institutions fermées pour des délinquants juvéniles de la Communauté française.
L’institution fermée d’Everberg est fédérale et accueille des jeunes tant francophones que flamands.
Le dernier fait grave en date s’est produit samedi soir. Un garçon de 16 ans a arraché le sac d’une dame âgée de 79 ans à Rhode-Saint-Genèse. En tombant, elle s’est fracturé le poignet, l’épaule et la hanche. Le malfrat, bien connu de la justice, a été arrêté et mis à la disposition de la justice. Après son audition par le juge d’instruction, il sera vraisemblablement libéré.

21 avril 2008

Reynders convoque le front francophone

Pour le président du MR et vice-Premier ministre Didier Reynders, il est l'heure que les francophones se revoient pour débattre ensemble de la réforme de l'Etat. Il a dès lors décidé d'envoyer ce lundi une invitation à ses collègues présidents de parti, indique-t-il dans une interview parue lundi dans les quotidiens du groupe Vers l'Avenir.Didier Reynders déclare ne rien voir de neuf dans l'idée de fédération bi-régionale avancée ces derniers jours, indiquant avoir déjà demandé en 2005 qu'on n'ait plus "de ministres qui ne soient qu'à la Communauté, mais que ce soient des ministres bruxellois et wallons".Pour le président du MR, plutôt que de publier une carte blanche, ce qui aurait été "vraiment spectaculaire, c'est d'annoncer que c'était fait: que trois ministres de la Communauté démissionnent et que trois Bruxellois montent. Je suppose, d'ailleurs, que c'est ce qui va arriver dans les jours à venir", indique-t-il.Il trouve aussi dommage d'attendre la dernière année de législature pour parler de "peut-être travailler entre Bruxellois et Wallons", mais estime que l'essentiel est maintenant "d'avoir un débat sur la réforme de l'Etat". Il a dès lors pris l'initiative d'envoyer ce lundi une invitation à ses collègues de partis pour que le front francophone se réunisse pour préparer notamment le second paquet de la réforme de l'Etat.

Wallonie-Bruxelles : "Passons au concret"
La proposition des ministres-présidents wallons et bruxellois Rudy Demotte (PS) et Charles Picqué (PS) portant sur une fédération Wallonie-Bruxelles va dans la bonne direction, a indiqué vendredi le ministre de la Coopération au développement Charles Michel (MR) sur Bel-RTL. Toutefois, "je dis: chiche! Faisons immédiatement cette rationalisation sur le plan des gouvernements et faisons en sorte que le gouvernement de la Communauté française soit composé exclusivement des ministres wallons et des ministres francophones de Bruxelles", commente-t-il. Leur discours "va dans la bonne direction puisque c'est une proposition qui consiste à rendre plus cohérente l'action wallonne et bruxelloise francophone et c'est un plaidoyer qu'on tient au Mouvement Réformateur depuis 2004. Le MR a été la première formation politique, il y a de nombreuses années, à parler de Communauté Wallonie-Bruxelles", rappelle Charles Michel."Rédiger une carte blanche, c'est bien, c'est sympathique, mais la responsabilité des ministres-présidents, c'est d'agir et de décider. Moi, je dis: chiche! Passons à l'action et faisons immédiatement cette rationalisation", poursuit-il. "Dans un deuxième temps, peut-être après 2009, pourquoi ne pas imaginer une fusion des budgets de la Région wallonne et de la Communauté française afin qu'ils soient encore plus cohérents avec davantage de synergie", ajoute le ministre qui propose également pour 2009 d'ouvrir le débat sur l'organisation des Parlements.

17 avril 2008

Les Régions avant la Communauté

Le fait régional doit primer. C'est ce que proposent de concert Rudy Demotte et Charles Picqué dans un pleine page du journal Le Soir. C'est une prise de position importante pour l'avenir institutionnel des francophones…


A quoi ressembleront les institutions francophones à l'avenir. Deux options sont possibles. Soit une Communauté française qui absorbe les Régions wallonne et bruxelloise, un peu sur modèle de la Région-communauté flamande. Pour y faire face aussi. Soit deux Régions wallonne et bruxelloise autonome où la Communauté française ne serait plus qu'un trait d'union.

Une Belgique qui s'appuie sur trois Régions. C'est ce deuxième modèle que défendent aujourd'hui le ministre-Président bruxellois Charles Picqué et le ministre-Président wallon Rudy Demotte, devenu depuis peu aussi ministre-Président de la Communauté française. C'est sans doute un signe avant coureur.

La question d’une Communauté française au service des Régions a été évoquée mercredi au Parlement wallon, dans un relatif consensus des quatre partis démocratiques. Rudy Demotte a plaidé devant les députés pour un gouvernement communautaire composé exclusivement de ministres régionaux wallons et bruxellois. La proposition Picqué-Demotte est officiellement destinée au groupe Wallonie-Bruxelles mais elle risque bien de reléguer les travaux de ce groupe au second plan

Peeters ravi d'avoir en Demotte un interlocuteur "francophone-wallon"

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) s'est déclaré mardi ravi du fait que le gouvernement flamand dispose désormais clairement, en la personne du ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française Rudy Demotte (PS), d'un interlocuteur "francophone-wallon".M. Peeters était interrogé mardi en commission des Affairesintérieures du parlement flamand par le député Sven Gatz (Open Vld), sur l'attitude du gouvernement flamand concernant le récent double mandat de M. Demotte et sa politique annoncée de renforcement des liens entre les entités wallonne, francophone et bruxelloise. Pour Kris Peeters, les francophones ont opté avec Rudy Demotte pour une sorte d'"union personnelle". Il a souligné qu'une fusion entre la Communauté française et la Région wallonne n'était pas à l'ordre du jour et restait même un sujet "sensible", d'après les réactions qu'il a perçues du côté francophone.La Flandre reste partisane d'une coopération renforcée avec la Région bruxelloise, notamment dans les domaines de la mobilité et du travail, a-t-il ajouté. Répétant la nécessité d'un respect mutuel et d'une "loyauté fédérale", Kris Peeters a rappelé que la Flandre n'accepterait aucun élargissement territorial de Bruxelles.

09 avril 2008

Marcourt : « Les Régions, c’est l’avenir »

Le socialiste fait son « coming out » institutionnel

LES RÉGIONS sont, selon le ministre wallon de l’Economie, « les trois piliers de l’Etat fédéral ». La Communauté ? Un simple pont entre les francophones. Elle doit réduire la voilure.

Il a participé activement à la dernière grande réforme de l’Etat. Il est un des gros bras socialistes. Il a l’oreille « rénovée » d’Elio Di Rupo. Il est le seul ministre wallon (Economie et Emploi) membre effectif de l’Octopus, ce groupe chargé de préparer l’avenir institutionnel du pays. Jean-Claude Marcourt sort enfin de sa réserve. Et assène un discours politique que ne renierait pas le plus fervent des régionalistes wallons.
Comment interprétez-vous la double casquette ministre-présidentielle Région-Communauté de Rudy Demotte ?
Ce qui est fondamental, c’est que, tout de suite après cette désignation, on a eu droit à une déclaration d’Ecolo et du MR demandant où étaient les Bruxellois à la Communauté française. Cette réaction illustre bien le fait que la Communauté n’est que l’expression des Régions et pas autre chose. Ça, c’est tout à fait neuf dans le discours politique.
Seriez-vous devenu le défenseur des régionalistes wallons ?
On a toujours prétendu que les régionalistes prônaient le repli. Non ! La Région, c’est une émancipation collective, c’est l’ouverture. Faisons en sorte que la Wallonie s’ouvre sur le monde et son partenaire naturel qui est Bruxelles. C’est le sens du plan Marshall, plan de développement socio-économique que sous-tend la lutte contre le sous-régionalisme.
C’est peut-être une volonté mais on ne la voit pas vraiment se concrétiser…
Ce n’est pas parce que le chemin est long et difficile qu’il ne faut pas l’emprunter.
Ce type de plaidoyer régionaliste n’est pas vraiment ce que l’on entend au sein des états-majors des partis francophones, singulièrement au PS où le discours est très communautariste…
Il faut sortir de cette notion de nation francophone au sens strict. La Communauté française est une passerelle francophone, mais nous avons surtout deux Régions. La Wallonie est une réalité institutionnelle, Bruxelles l’est aussi. Aujourd’hui, les trois piliers de l’état fédéral, ce sont les trois Régions. Et je crois que ce discours est mieux admis aujourd’hui qu’il ne l’était encore il y a quelques mois.
Il n’empêche, le discours régionaliste n’est plus très en vogue. Le débat institutionnel qui s’annonce peut-il lui être profitable ?
Il n’est plus très en vogue parce que, fondamentalement, les régionalistes des années 1980 ont obtenu ce qu’ils voulaient. Depuis lors, on « tourne autour ». Cela dit, chaque réforme institutionnelle oblige chacun à se positionner.
Pour incarner le régionalisme wallon, ne manque-t-il pas un vrai projet politique mobilisateur ?
Pour moi, le projet politique fondamental, c’est l’émergence socio-économique de la Wallonie. Nous avons été trop longtemps focalisés sur l’architecture institutionnelle, en disant que c’était essentiel. Non ! Le vrai projet, c’est l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens ! Il faut rendre confiance aux Wallonnes et aux Wallons, leur dire qu’ils ont la capacité de gérer leur destin.
Quelles compétences pourraient être transférées à la Région wallonne ?
Ce qui est fondamental, c’est que toutes les compétences qui pourraient être transférées du fédéral soient prioritairement transférées à la Région. On pourrait ensuite réduire la voilure de la Communauté française.
Réduire la voilure de la Communauté, c’est-à-dire ?
Je pense qu’en termes de culture, il faudrait un exercice plus fort au niveau des Régions. Au niveau de l’enseignement supérieur et universitaire, les normes de financement sont similaires, on pourrait dès lors se dire que la Communauté n’exercerait plus le pouvoir organisateur. Enfin, si le patrimoine mobilier passait de la Communauté à la Région, cela simplifierait les choses.
Ecolo dit qu’il veut bien ouvrir la discussion avec les régionalistes wallons, mais pose deux conditions : un débat sur une circonscription électorale wallonne unique pour un certain nombre de parlementaires, et la fin des Provinces, qu’en pensez-vous ?
On ne va quand même pas ramener les problèmes des gens à de l’institutionnel pur. Oui, on peut parler d’une circonscription électorale unique – why not ? – mais pour moi c’est marginal. Ce qui m’intéresse, c’est le projet collectif. Ce que je veux fondamentalement, c’est lutter contre le sous-régionalisme. Faut-il supprimer les Provinces pour y parvenir ? Je ne pense pas, même si on peut toujours « faire mieux ». Aujourd’hui, on est dans le simplisme absolu, on dit : « Moins il y a de structures de pouvoir, mieux c’est. » Pour moi, c’est du populisme.

08 avril 2008

Demotte ouvert à un débat institutionnel serein

Les Francophones sont ouverts aux débats institutionnels, pour autant qu’ils soient dépassionnés, a prévenu mardi le nouveau ministre-président de la Communauté française, dans la Déclaration de politique de l’équipe gouvernementale remaniée.

Devant le parlement communautaire, Rudy Demotte a toutefois appelé la Flandre à revoir ses politiques lorsqu’elles interpellent les institutions internationales et l’a avertie de l’intangibilité de la solidarité Wallonie-Bruxelles.
Le renforcement de la collaboration entre Communauté française, Région wallonne et Région bruxelloise au profit d’une meilleure gouvernance francophone a constitué le fil rouge de la Déclaration du chef de file de la Communauté française et de la Région wallonne devant un hémicycle loin d’avoir fait salle comble.
Désormais, les compétences de la Communauté devront être mobilisées pour soutenir le développement des deux Régions et amplifier tant le plan Marshall en Wallonie que le Contrat pour l’emploi et l’économie à Bruxelles, a expliqué M. Demotte, annonçant des gouvernements conjoints avec la Région wallonne et la Cocof à Bruxelles à intervalles réguliers, dès le 18 avril. Tout cela augure d’un schéma qui pourrait s’imposer à l’avenir, a-t-il dit, faisant aussi référence aux travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles.
Le ministre-président s’est dit heureux du débat institutionnel qui s’ouvre, mais en avoir « assez » des attitudes frileuses : les Francopones sont prêts au débat rationnel et respectueux mais dans l’intérêt de tous, a-t-il souligné. Il a demandé à la Flandre de revoir dans un esprit d’ouverture certaines décisions, critiquées par les institutions internationales, plutôt que dans une attitude de repli sur soi. Rudy Demotte a aussi averti : Bruxelles doit être renforcé et si les Francophones étaient seuls dans ce combat, « chacun devrait alors réfléchir à ce qui est vraiment sa capitale ».
Abordant les dossiers concrets, il a parlé des réalisations de Marie Arena mais aussi des chantiers qui doivent être achevés ; c’est ainsi qu’il a confirmé que son équipe déterminera un dispositif « alternatif » permettant d’éviter les files lors des inscriptions dans les écoles secondaires.
En matière de culture aussi, des chantiers sont ouverts, pour mieux coordonner les initiatives de l’Etat fédéral, des Communautés et Régions en faveur du cinéma notamment. Il a également évoqué les 6 millions que le gouvernement consacrera à l’équipement des écoles techniques et marqué sa volonté de voir le gouvernement approuver d’ici un mois le projet de décret permettant de lancer le partenariat public-privé au profit des bâtiments scolaires.
L’opposition MR et Ecolo a fortement insisté sur le manque de représentation bruxelloise au sein du nouvel éxécutif. Au nom des réformateurs, Françoise Bertieaux a aussi largement décrié l’action de Marie Arena, à laquelle succède M. Demotte, et incité le nouveau ministre de l’Enseignement Christian Dupont à redresser la barre.
Pour Ecolo, Marcel Cheron a souhaité que le gouvernement retrouve la confiance du monde de l’enseignement.

Manque de représentativité pour l’opposition bruxelloise
L’opposition MR et Écolo a fortement insisté sur le manque de représentation bruxelloise au sein du nouvel exécutif de la Communauté française.
Au nom des réformateurs, Françoise Bertieaux a qualifié la « double casquette » de M. Demotte de « tuyau supplémentaire » reliant la Communauté à la Région wallonne. Mais elle souhaite un « pipeline » pour joindre Bruxelles et la Communauté et regrette l’isolement bruxellois au sein du gouvernement de la Communauté.
La chef de file réformatrice a appelé MM. Demotte et Dupont, ces « deux Anciens sérieux » à siffler la fin de la récréation, pour un gouvernement qui riait bien trop sous l’ère Arena.
Continuant à brosser un tableau particulièrement noir de l’ex-ministre présidente, Mme Bertieaux a réclamé une énième fois l’abrogation du décret « Inscriptions », mettant en garde Christian Dupont sur l’erreur qui consisterait à rajouter une couche aux deux décrets précédents, comme on le ferait pour confectionner un Mille-feuilles.
Elle veut aussi que le ministre-président amène le ministre du Budget Michel Daerden à se pencher sur le désendettement de la Communauté et à voir ce qu’il a fait du fonds Ecureuil « par amour pour Fadila ».
Poursuivant dans l’ironie, Mme Bertieaux a encore proposé son aide au CDH qui, au sein de la majorité, devra supporter le poids renforcé du PS.
Pour Écolo, Marcel Cheron a préféré parler de « Bruxelles et Wallonie », plutôt que de Communauté française ; fonder une Communauté sur une langue ne correspond pas à la réalité, estime-t-il.
Il a qualifié la double désignation de M. Demotte de « coup de tonnerre » qui s’est abattu sur la langueur hivernale des travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles. « Didier voulait le faire en 2009 mais Elio l’a fait avant », s’est exclamé le député Écolo. Mais pour lui, l’oeuvre présidentielle est inachevée car la ministre Fadila Laanan ne possède pas le talent de dédoublement de la personnalité que l’on a lorsqu’on siège dans deux gouvernements.
Il a aussi souhaité que le gouvernement retrouve la confiance du monde de l’enseignement.
Sur les bancs de la majorité, Léon Walry a souligné que 80 % des mesures du Contrat pour l’école de Marie Arena avaient été mises en oeuvre. Cet hommage rendu à l’ex-ministre-président ne l’empêche pas d’accueillir « avec enthousiasme » son successeur à l’Enseignement, Christian Dupont.
La composition du nouveau gouvernement emporte son soutien total : « ne sommes-nous pas déjà avec cette nouvelle architecture dans la voie la plus sage ? », a-t-il demandé.
Un langage « défaitiste et caricatural »
Au CDH, Anne-Marie Corbisier a épinglé un langage « défaitiste et caricatural » qui n’a jamais rien arrangé, même quand on se dit prêt à collaborer avec la majorité. A titre personnel, elle a souhaité que l’on profite du moment pour aller « plus loin dans la représentation des Régions et pas seulement la Wallonie ». Ce serait un retour au gouvernement d’il y a 5 ans, un système que la majorité précédente a patiemment détricoté, a-t-elle dit.
Caroline Persoons (MR-FDF) a fait remarquer que le rapprochement politique et institutionnel Wallonie-Bruxelles avait servi régulièrement d’effet d’annonce aux précédents gouvernements de la Communauté. Willy Borsus (MR) a demandé, sans obtenir de réponse, si bientôt, outre un nouveau ministre « double casquette » bruxellois, il n’y aurait pas aussi une nouvelle double casquette wallonne.

31 mars 2008

Le ministre Tarabella veut interdire le Mosquito

Plusieurs parlementaires belges, surtout flamands, se sont déjà insurgés contre le Mosquito, allant même jusqu'à interpeller le ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael, en commission de l'Intérieur à la Chambre.
Le ministre de la Jeunesse de la Communauté française a l'intention de mobiliser les différents niveaux de pouvoirs, de la commune à l'Europe, contre le Mosquito, cet appareil diffusant un son strident en vue d'éloigner les jeunes, a-t-il indiqué lundi au cours d'une conférence de presse.
Le ministre a annoncé qu'il saisirait les autorités belges pour leur demander d'activer la procédure européenne "Ratex", qui permet à un Etat membre de saisir la Commission européenne lorsqu'il a un doute sur la sécurité d'un produit. "Nous voulons attirer l'attention des autres pays européens sur le problème que représente le Mosquito", explique Marc Tarabella. "Nous savons que le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la France en utilisent déjà. Je vais envoyer un courrier à tous mes homologues européens pour parler du Mosquito avec eux."

Le ministre souhaite également soutenir l'initiative de l'asbl Territoires de la mémoire, une association de lutte contre les discriminations et l'exclusion, qui a lancé une pétition intitulée "Les jeunes ne sont ni des parasites ni des nuisibles pour notre société". "Il est inacceptable que les jeunes soient rejetés ainsi", note Pierre Pétry, président de l'asbl. "Cela nous ramène à des pratiques anciennes dignes des idées fascistes les plus cyniques". La pétition a déjà recueilli plus de 7.000 signatures en Belgique francophone. "Le texte de la pétition est en cours de traduction dans d'autres langues européennes afin de toucher un maximum de monde en Europe", souligne Marc Tarabella.
Plusieurs parlementaires belges, surtout flamands, se sont déjà insurgés contre le Mosquito, allant même jusqu'à interpeller le ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael, en commission de l'Intérieur à la Chambre. Celui-ci s'est opposé à l'utilisation du Mosquito, arguant qu'il ne représente pas une solution correcte aux problèmes avec certains jeunes.

23 mars 2008

Trop de francophones pour le CD&V

La composition du nouveau gouvernement Leterme Ier, et surtout le nombre des francophones dans celui-ci, laisse un goût très amer au CD&V. "C'était vraisemblablement le prix qu'il fallait payer pour avoir le poste de Premier ministre", dit samedi le député Roel Deysen dans plusieurs quotidiens flamands.

Lorsqu'Etienne Schouppe et Jo Vandeurzen ont expliqué jeudi la répartition des postes, ils ont été à peine applaudis. "Les critiques étaient si intenses et longues que nous ne sommes même pas arrivés au contenu de l'accord gouvernemental", dit l'ancien ministre CD&V Tony Van Parys.
Il précise que "nous serons loyal jusqu'au 15 juillet. Ce sera le test ultime. Mais pour la majorité d'entre nous - pas seulement les membres de la N-VA, également la majorité des membres du CD&V - il est déjà certain que cela n'ira pas. La Belgique a un problème structurel. Il n'est plus possible de trouver un accord dans ce pays. C'est la vérité".

"Monsieur le premier ministre, vous inquiétez les francophones"
Le cdH s'est également prononcé sur la déclaration du gouvernement dans une intervention précédant celle de M. De Wever. Le député Christian Brotcorne, désigné officiellement ce samedi comme chef de groupe du cdH en remplacement de Joëlle Milquet (devenue ministre), a défendu les points du programme de son parti repris dans l'accord de gouvernement et notamment ceux qui ont trait à la politique de soutien aux familles. Il a appelé le premier ministre Yves Leterme à gagner l'estime des Francophones.Réticences"Vous savez, monsieur le premier ministre, que vos compatriotes francophones ont encore certaines réticences à votre égard. Vous les inquiétez. Il vous appartient maintenant de gagner leur estime et de les rassurer. Le meilleur moyen d'y arriver, c'est bien sûr de réussir votre projet, dans l'équilibre et le respect de tous", a-t-il dit.


La N-VA accorde sa confiance "provisoire"
La N-VA donnera la confiance au gouvernement à l'exception de son président qui s'abstiendra, a confirmé ce samedi Bart De Wever dans son intervention sur la déclaration du gouvernement."Donner une chance"M. De Wever a justifié l'attitude de son parti en indiquant qu'à ce stade "rien encore n'est perdu" et qu'il faut "donner une chance à ce gouvernement". Le président de la N-VA a parlé de "confiance provisoire".Fidélité à l'électeur"Le compteur communautaire est positif à ce stade", a indiqué Bart De Wever, qui a évoqué le vote en Commission de la Chambre de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et la conclusion d'un premier paquet de réforme de l'Etat. "En juillet, on saura enfin", a poursuivi le président de la N-VA, annonçant que son parti se voudra "constructif" mais aussi "fidèle à l'électeur". Bart De Wever a également indiqué qu'il continuait à oeuvrer avec son partenaire de cartel, le CD&V, "pour plus de Flandre".

Lire aussi:"Monsieur le premier ministre, vous inquiétez les francophones"
Lire aussi:Nollet parle de gouvernement mikado
Lire aussi:Louis Michel se dit prêt à une réforme de l'Etat
Lire aussi:Leterme "ne se laissera pas prendre en otage par la N-VA "
Lire aussi:Trop de francophones pour le CD&V

06 novembre 2007

Country-Hall de Liège

MAJ 06/11/07

Pas d'enquête administrative sur le Country Hall Ethias de Liège

Le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, n'ordonnera pas d'enquête administrative sur le dossier du Country Hall Ethias de Liège. Le ministre a été interpellé sur le sujet en commission du parlement wallon par le parlementaire Ecolo Bernard Wesphael. Celui-ci se basait sur un article paru mercredi dernier dans le Soir Mag qui évoquait une enquête policière sur le dossier, pour réclamer au ministre la mise sur pied d'une enquête administrative.
L'article mentionnait le fait que la police judiciaire fédérale enquêtait sur le gouffre financier du Country Hall, notamment sur la passation du marché qui a précédé la rénovation du Country Hall sous la responsabilité de la SLF (Société de leasing et de financement, bras financier et maître d'ouvrage du Country Hall).

Aucune plainte n'a été déposée dans le cadre de ce dossier, et le parquet n'a pas été saisi. Il semble que l'enquête soit menée par un ou deux policiers, sans avis du Parquet.En Commission, le ministre Courard a regretté que le parlementaire cite à plusieurs reprises l'article du Soir Mag. "Si je suis toujours prêt à répondre à chaque question qui m'est adressée, j'éprouve un sentiment mélangé à l'idée d'être ici instrumentalisé en tant que porte-voix de mon interlocuteur.

Tel n'est pas, me semble-t-il, ni le rôle d'un ministre, ni la philosophie d'une question parlementaire", a-t-il souligné.Sur le fond, Philippe Courard a rappelé que, en application du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, la décision de l'intercommunale SLF de consentir un prêt pour réaliser des aménagements au Country Hall était soumise à une tutelle générale d'annulation et n'est pas transmissible obligatoirement. Il a souligné qu'il n'avait reçu aucune plainte dans ce dossier, et qu'il n'y avait par conséquent "aucune raison actuellement de mener une enquête administrative à l'encontre de la SLF". (belga)

MAJ 30/10/07

Les pratiques de Daerden sous l'oeil de la police

Les "pratiques" de Michel Daerden dans la gestion du Country Hall Ethias Liège seraient au coeur d'une enquête policière, révèle "Le Soir Mag" dans son édition de mercredi.
Selon le magazine, la police judiciaire fédérale enquêterait sur le gouffre financier du Country Hall Ethias de Liège. Plusieurs personnes auraient été entendues par les policiers. Les questions tourneraient notamment autour du respect de la procédure concernant la passation du marché avant la réalisation des travaux de rénovation du Country Hall. "Le Soir Mag" stipule que le dossier ne serait pas encore mis à l'information par le Parquet ni, à fortiori, à l'instruction. Au Parquet de Liège, on précise qu'aucun dossier n'a été ouvert.

Du côté de la police fédérale, on s'étonne qu'une enquête puisse être diligentée sans ordre du Parquet. Il semblerait effectivement que l'enquête soit menée par un ou deux policiers, sans avis du Parquet. Selon "Le Soir Mag", plusieurs personnes auraient été entendues.
Certaines sources font en effet état de l'audition, il y a une dizaine de jours, de l'ancien ministre des Sports, Claude Eerdekens. Interrogé par l'agence BELGA, celui-ci nie avoir été entendu dans le cadre d'une enquête pénale. Concernant le marché contesté, Claude Eerdekens précise qu'il ne sait rien de celui-ci.

MAJ 29-10-2007

Papa aime le sport

Le baromètre trimestriel de "La Libre Belgique", publié lundi, confirme que l'étoile de Michel Daerden a bien pâli ces derniers mois. Même si les amateurs de surréalisme à la belge ne vont pas brûler ce qu'ils ont tant adoré, il ne suffit pas de surfer sur la vague people-festive pour conserver un état de grâce politique fondé sur des réalisations palpables. A cet égard, le feuilleton du Country Hall de Liège n'a sans doute pas peu contribué au déclin de la daerdenmania. Et son épilogue ne va rien arranger.



Celui-ci, en effet, voit accrocher un fameux boulet financier au pied de la Communauté française, qui tient pourtant avec peine sa tête hors de l'eau. Un million et demi d'euros par an pendant vingt-cinq ans ! Le roi Kheops se retournerait dans sa pyramide s'il y était toujours.
D'aucuns, bien sûr, prendront le parti de se réjouir, puisqu'il s'agit de sauver un haut lieu de sport et de spectacle en terre liégeoise. "Papa" aime sa principauté et veut la gaver de loisirs, tant mieux.

Mais comment oublier que le problème de l'espace événementiel rénové trouve son origine dans une gestion quelque peu, disons flageolante, pour ne pas être trop méchant en début de week-end ? Il ne doit heureusement pas y avoir beaucoup de bons pères de famille qui, lorsqu'ils font bâtir une maison, laissent les coûts s'envoler jusqu'à atteindre, en fin de parcours, un montant de l'ordre du double de celui du cahier des charges initial. Les gestionnaires de l'argent public, eux, ne se laissent pas inquiéter pour si peu. Quand ils aiment, ils ne comptent pas.

L'entreprise Country Hall acheva sa première année avec un déficit de quelque 500.000 euros et on peinait à rembourser l'emprunt contracté auprès de la Société de leasing et de financement (SLF), étroitement contrôlée par les missi dominici de son président "empêché", un certain... Michel Daerden. Ce qui ne manque pas de troubler, c'est qu'à chaque étape de ce dossier, on les retrouve, lui ou ses amis. Ayant dû se tourner vers son collègue des Sports Claude Eerdekens, le ministre du Budget était pourtant tombé sur un os.

Mais le pétulant bourgmestre d'Andenne a été débarqué depuis par Elio Di Rupo et le vice-Premier wallon, ayant hérité de ses compétences sportives, n'a plus eu à négocier qu'avec lui-même.


Miracle, ils se sont très vite entendus !

Résultat : le plus panné de nos nombreux gouvernements va banquer, avec la satisfaction de gérer le site, tout en laissant les coudées franches à un magnat de la compétition et/ou des variétés, qui sera peut-être talentueux mais qui ne prendra que des risques calculés au centime près. Bienvenue à Charles Aznavour, qui peut remplir aisément une salle de 5000 places, mais Hooverphonic a toutes les chances de rester sur la touche...

Un élément positif, malgré tout : l'homme d'Ans a promis, au Parlement de la Communauté, que l'appel d'offre se ferait dans les règles de l'art. Dans le cas contraire, ç'aurait été du joli.

« Une oeuvre extraordinaire… »

« papa » daerden est fier de son « bébé »
« Le Country Hall est une oeuvre extraordinaire pour le Pays de Liège: il peut désormais, à l’instar du Spiroudôme de Charleroi, abriter de grands événements. C’est un des plus beaux dossiers que j’ai produits grâce à ma double casquette à la Région wallonne et à la Communauté française et j’en suis très fier », explique Michel Daerden, qui appelle le Country Hall « son bébé ».

Mais pour ce qui est de faire grandir le bébé en question, « Papa » Daerden (c’est le cas de le dire) renvoie plutôt la patate chaude à la société de gestion du Bois Saint Jean (dont la SLF, dont il est président empêché, est majoritaire). « C’est mon enfant et j’espère qu’ils vont le faire devenir un adulte de qualité ».

Mais la SLF retrouvera-t-elle ses fonds? « Elle a fait un prêt, elle demande à être remboursée. C’est une règle de base. Les gestionnaires n’ont qu’à gérer leurs trucs. J’espère qu’ils trouveront la juste équation et les moyens pour faire fonctionner ce bel outil ».
La distance est marquée, mais pas sur le terrain: Michel Daerden participe activement aux réunions pour tenter de débloquer la situation: « C’est normal. Si je peux apporter quelque chose grâce à mon expérience ou à mes relations, c’est une bonne chose. Je viens en tant qu’observateur politique neutre », ajoute-t-il. Petit détail: DC & Co, cabinet révisoral créé par Michel Daerden (qui s’en est, depuis, détaché), est le réviseur de la SLF et de la Société de gestion du Bois Saint Jean.
« C’est mon enfant… »

24/10/07

Country Hall de Liège : mauvais comptes et bons amis ?

La Députée wallonne et Sénatrice MR Christine Defraigne
a interrogé mardi au Parlement de la Communauté française le Ministre wallon du Budget et des Sports Michel Daerden à propos de son plan de sauvetage financier du complexe sportif liégeois «Country Hall», craignant en effet que le Ministre fasse appel à un partenaire privé pour la gestion de ces installations, au mépris des directives européennes sur l'appel d'offre. «On est en droit de se demander si le montage imaginé par M. Daerden n'aboutit pas à communautariser les pertes et privatiser les bénéfices. Il n’y a pas d’appel d’offre élargi pour la gestion de la grande salle», a déclaré Christine Defraigne, pointant du doigt «l’écart aberrant entre les avantages et les obligations que le montage engendre.Selon les informations publiées dans la presse, la Communauté Française contribuerait au remboursement de l’emprunt à concurrence d’un million d’euros par an pendant vingt cinq ans, en échange de l’occupation d’une partie des infrastructures, à savoir la petite salle, les bureaux administratifs et cinq terrains de tennis. Par ailleurs, les activités susceptibles d’être rentables (occupation de la Grande salle, des VIP…) seraient confiées à un partenaire privé. Jean Joly, le patron de Liège Basket, contacté par vos soins ne cache pas son intérêt», a dit Christine Defraigne à l’adresse de Michel Daerden.
«On parle déjà d’un accord sur un prix de location de 75.000 euros par an en échange de l’ensemble de la gestion de la salle. Un rapide calcul, sachant qu’il y a au minimum 30 matchs de basket par an permet de valoriser l’occupation de la salle à 2.500 euros par soirée, un coût minime pour une salle capable d’accueillir 5.000 personnes dans sa configuration sportive. On comprend donc l’intérêt du patron de Liège Basket, qui pourrait organiser d’autres événements dans la salle à son profit».
Si la gestion des infrastructures s’annonce donc rentable, Christine Defraigne «il serait assez curieux qu’un appel à candidatures avec mise en concurrence ne soit pas organisé et que l’accord soit passé au mépris des règles de marchés publics. En effet, il s’agit ici clairement d’une concession d’un site qui coûte cher à l’ensemble de la Communauté. Eu égard aux montants en jeu, n’y a-t-il pas lieu de procéder à un appel d’offres européen auquel des sociétés spécialisées dans l’événementiel pourraient répondre, ce qui permettrait en outre d’utiliser au mieux les capacités de cette salle ?».
Michel Daerden a répondu que l’'investissement de la Communauté française dans la salle du Country Hall à Liège ne se fera pas au détriment des budgets prévus en faveur du sport pour tous et du sport de haut niveau.

18/10/07

Country Hall : la controverse

LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE DÉBLOQUE 25 MILLIONS D'EUROS. OFFUSQUÉS, sceptiques ou plutôt réjouis, les politiques liégeois apprécient diversement la solution Daerden pour le Country Hall.

C’est l’accueil de la Coupe du monde de tennis de table qui a motivé l’investissement de 34,3 millions d’euros dans l’extension du Country Hall au Sart Tilman.

Sauvée du gouffre financier par celui qui l'avait placée dans cette situation, la salle événementielle du Country Hall (5.000 places) au Sart Tilman est, en principe, repartie sur des bases financières saines (Le Soir du 17 octobre).

Le prix ? Un investissement massif consenti par la Communauté française (1 million d'euros par an pendant 25 ans) qui servira à rembourser l'emprunt effectué en 2004 par la Société de leasing et de financement (SLF). Un choix effectué par celui qui à la fois tient les cordons de la bourse à la Communauté et est ministre des Sports : le socialiste Michel Daerden. Quant à la gestion de la salle, elle devrait être confiée à celui qui en est l'occupant principal pour le moment : Jean Joly, le président de Liège Basket.

Si la décision risque d'enterrer le projet de centre sportif de haut niveau imaginé à Liège-Seraing et Mons (coût : 25 millions d'euros) par le précédent ministre des Sports de la Communauté française, Claude Eerdekens (PS), elle suscite des réactions très divergentes au sein du monde politique liégeois.
Christine Defraigne, sénatrice de communauté (MR). « La Communauté française, déjà exsangue, bouche les trous d'une infrastructure qui a été mal gérée. Est-ce bien là son rôle ? Et si elle le fait, quels sont les projets qui sont sacrifiés et les artifices budgétaires imaginés par le ministre des Sports et du Budget ? Pour moi, il ne s'agit que d'une rustine sur une vieille chambre à air.
À l'époque, le Country Hall est sorti comme un champignon sans qu'une étude de marché ait été réalisée au niveau de la viabilité d'une telle salle de spectacles et d'événements sportifs. Résultat : la salle n'a jamais été rentable. La solution sortie du chapeau de Michel Daerden ne donne pas à nouveau l'assurance d'une rentabilité dans le futur, en particulier en ce qui concerne l'accueil de concerts qui n'ont jamais attiré la grande foule ».

Willy Demeyer, bourgmestre de Liège (PS). « Il était devenu urgent de trouver une solution pour stabiliser la gestion de la salle du Country Hall. Je suis heureux qu'elle ait été rencontrée et ce, avec des moyens supra communaux. Il est tout à fait logique que la Communauté française intervienne puisqu'elle a dans ses attributions le sport et la culture. La Ville de Liège apportera quant à elle ses effectifs policiers lors des grands événements ». Quant à savoir si la décision de libérer 25 millions d'euros pour le Country Hall hypothèque le centre sportif de haut niveau projeté sur les communes de Liège et Seraing : « On verra ».

Bernard Wesphael, député wallon (Écolo).
« Je suis offusqué. C'est Michel Daerden qui a lui-même conduit la gestion du
Country Hall à la faillite en ne prévoyant pas de structure de gestion
suffisamment professionnelle. Aujourd'hui, avec ses multiples casquettes, il
trouve une solution qui hypothèque les finances de la Communauté française. Que
vont devenir les budgets alloués à l'Adeps, aux petites organisations
culturelles et sportives ? OK, il fallait sauver le Country Hall. Mais pourquoi
ne pas avoir mis des professionnels du spectacle et des événements autour de la
table quitte à nouer un partenariat public-privé. L'erreur est là : la gestion
de la salle a été trop politique alors qu'il aurait fallu trouver un opérateur
privé après avoir lancé un appel d'offres ».

Alain Mathot, bourgmestre de Seraing. « La décision de Michel Daerden n'hypothèque pas pour l'instant la création d'un centre sportif de haut niveau à Liège et Seraing. Nous n'avons donc pas de souci par rapport à cela ».



Communiqué de la Fédération de Liège du Parti Communiste

La politique se réduit malheureusement de plus en plus souvent à un triste marchandage clientéliste. Dernier avatar en date, la solution trouvée par Michel Daerden, alias « papa » pour celles et ceux qui s’amusent (ou profitent) de ses frasques, afin de sauver le Country Hall de Liège du gouffre financier.

En 2005, la salle du Country Hall au Sart-Tilman était entièrement refaite dans la précipitation la plus totale sous l’impulsion de Michel Daerden, et ce en vue de la Coupe de Monde de tennis de table organisée par Philippe Saive, pongiste célèbre mais également élu socialiste ansois.



Le coût total des travaux initialement évalué à 16 millions d’euros atteint finalement la somme de 34,3 millions d’euros, soit plus du double de ce qui avait été estimé. Depuis, la salle sous-exploitée perd beaucoup d’argent et les bailleurs de fonds sont incapables de rembourser leur emprunt auprès de l’intercommunale SLF (Société de Leasing et de Financement).

Notre ville a besoin d’une salle à vocation sportive et culturelle d’envergure mais ce projet et ces travaux furent réalisés sans étude sérieuse sur les besoins (utilisateurs de la salle, localisation idéale,…) ni sur les moyens disponibles. Les budgets étant limités, bâtir c’est choisir et donc renoncer à d’autres projets.

Fait symptomatique qu’il convient de relever et de dénoncer avec force, plutôt que de créer une intercommunale, on créa le 21 avril 2005 une société anonyme (La société de gestion du bois Saint-Jean) capitalisée avec de l’argent public (budget provincial) pour gérer la salle ce qui est totalement anti-démocratique. Même si des avancées s’avèreraient nécessaires (transparence dans la gestion, disponibilité des administrateurs,…), une intercommunale demeure un outil contrôlé par des élus. Concrètement, cela signifie que l’on doit changer ses administrateurs si le citoyen sanctionne politiquement leur parti. Par contre, en mettant de l’argent public dans une société anonyme dirigée par des hommes politiques – on y retrouve entre autre Willy Demeyer, Gilbert Van Bouchaute, Katty Firket, Jean Pierre Grafé ou encore Thierry Detienne - le citoyen est grugé et perd tout contrôle de la gestion de son argent. Détail piquant, la société qui s’occupe de la révision des comptes de cette SA est D&C°, le cabinet de Michel Daerden et de son fils.

Face à la débâcle du Country Hall, Michel Daerden qui est également président empêché de la SLF vient de se concocter une solution clef sur porte. La Communauté Française va débourser un million d’euros chaque année pendant 25 ans afin de rembourser l’emprunt lié aux travaux en échange de … 5 jours d’utilisation de la salle par an. En prime, on confiera la gestion de la salle à un opérateur privé, ce qui dans l’esprit de nombreux socialistes aujourd’hui est synonyme de plus d’efficacité. Nous prônons au contraire un retour massif à la gestion publique des outils publics, mais une gestion efficace et dépolitisée. Trop souvent en effet, c’est bien dans la politisation partisane que réside le problème. On établit les projets et alloue les budgets sans consulter la population. On pratique le copinage politique.

Cette dépense de la Communauté Française va de facto annuler une série d’autres projets. On parle beaucoup du centre pour sportifs de haut niveau qu’elle enterre plus que probablement. Soucieux de l’accès de tous au sport amateur, nous estimons surtout qu’elle hypothèque les budgets de l’ADEPS et de diverses petites organisations culturelles et sportives. Pour nous, la première priorité en matière de sport devrait être le sport pour tous (jeunes, personnes âgées) et non le financement de projets pharaoniques et mal pensés.

Il est plus que temps de dire « STOP » à ces pratiques et de d’impliquer enfin le citoyen aux choix politiques.

Ecrit par Pierre Eyben
http://www.particommuniste.be/les-federations/federation-de-liege/country-hall.html


Bienvenue sur le site du Country Hall Ethias Liège !Réalisées grâce à la Région Wallonne (Infrasports), à la Province de Liège et à l’intercommunale Société deLeasing et de Financement, nos infrastructures permettent le déroulement d’activités sportives de haut niveau(5.500 places) et de spectacles de grande dimension (7.200 places).Le « coup d’envoi » fut brillamment donné en octobre 2005 pour la Coupe du Monde de Tennis de table organisée par Philippe SAIVE.Le Country Hall Ethias Liège est situé à proximité de l’autoroute A 604 (accès rapide via la voie rapide Seraing – Marche), de l’aéroport de Liège – Bierset, de la nouvelle gare TGV de Liège – Guillemins.Sélectionnez ci-dessous la rubrique pour obtenir les caractéristiques techniques.


MAJ17/10/07

Le Country Hall aux soins intensifs
La balle est bien dans le camp de la Communauté française.Celle-ci interviendra à raison d'un million d'euros par an, durant 25 ans.Prochaine étape: trouver une société capable de rentabiliser l'outil.

Dans un contexte de déficits relevés fin 2006, le comité de direction de la société qui gère le Country Hall du Sart Tilman avait annoncé, en mars dernier, qu'une piste se dégageait pour garantir la viabilité de cette infrastructure pouvant comporter entre 5500 et 7500 places, selon qu'elle est dans sa configuration sportive ou spectacles. Les négociations s'orientaient vers une intervention financière de la Communauté française. Une orientation qui s'est finalement concrétisée.

Partenaires
Un accord de partenariat a, en effet, été conclu entre la Province de Liège et la Communauté française, la première cédant à titre gratuit 300 de ses 301 parts détenues dans le capital de la société de gestion et la seconde rachetant 313 des 314 parts de la SLF Participations détenues dans le capital de cette même société. Une opération qui s'inscrit dans le cadre du projet de centre de formation pour sportifs de haut niveau en région liégeoise.
"La Communauté française va reprendre le hall multisports, le bâtiment administratif qui va permettre d'implanter les fédérations sportives et de rapatrier l'administration du sport ainsi que les cinq terrains de tennis", a expliqué Michel Daerden, ministre des Sports.
Quant à la grande salle qui héberge le club de Liège Basket, désormais dénommée Country Hall Ethias de Liège, elle garde sa double vocation de salle de sports et de spectacles. Deep Purple et Charles Aznavour y sont annoncés.
Dotations maintenues
Financièrement parlant, les dotations annuelles de 750.000 euros de la Province de Liège et de 200.000 euros d'Ethias sont maintenues. La Communauté française interviendra annuellement à hauteur d'un million d'euros durant 25 ans.
Quant au loyer qui sera dû par l'exploitant du Country Hall, il sera de l'ordre de 75.000 euros. Cet exploitant n'est pas encore connu mais des contacts ont été pris avec Liège Basket. "J'ai rencontré le ministre Daerden et j'ai dit que les conditions m'intéressaient. Il s'agirait d'une société liée au basket, en collaboration avec des partenaires. Le choix de ceux-ci n'a pas encore été arrêté", a précisé Jean Joly, président de Liège Basket, à l'agence Belga.
Selon le ministre Daerden, le Country Hall devrait dégager un bénéfice annuel de l'ordre de 90.000 euros.

25/09/07
Les sports, nouveau jackpot daerdenien

Affaibli, le Michou ? Après la redistribution des cartes socialistes wallonnes, et notamment de la ministre-présidence à son rival de sobriété Rudy Demotte, on a cru le genou du Lidjeu à terre. Que nenni ! Avec le panel de compétences ministérielles que papa s’est offert, c’est le pouvoir incontrôlé sur la Cité ardente.

Démonstration.

Après le Budget, les Finances et l’Equipement, le dandy wallon récolte les Sports de feu Claude Eerdekens. Un ministère anodin mais qui, additionné au reste de son portefeuille, permet à Michou de débloquer un paquet de dossiers ! Comme par exemple les deux très emblématiques du Country hall et du Standard. Au final, un regain exponentiel de puissance pour le Mich.

Country Hall Ethias
Depuis sa rénovation en 2005 (30 millions d’€ d’investissement, soit 13 millions de plus que prévu), le Colisée liégeois des spectacles et activités sportives de haut vol est en plein gouffre financier ! Celui-ci doit en effet rembourser 1 255 480 € par an à la SLF (l’intercommunale Société de Leasing et de Financement dont Michou est président « empêché », pilotée par le daerdeniste Gilbert Van Bouchaute, et contrôlé par le cabinet révisoral… DC&Co).

En ajoutant les frais de fonctionnement (959 320 €), avec l’aide d’un sponsoring de 200 000 € par an d’Ethias qui menace de se retirer (mais qui est dans le CA d’Ethias ? Et qui a quelques relations auprès de la DC&Co qui contrôle Ethias ?), et d’une allocation provinciale de 750 000 € (mais qui a signé ce grand accord ?), les activités du Country Hall ne permettent pas à celui-ci d’échapper à un déficit annuel représentant la création de quelques logements sociaux… (651 000 €).

Résultat des courses, la Société de gestion du Bois-Saint-Jean, responsable du Country Hall, ne pourra subvenir au prochain remboursement annuel à la SLF. Mais heureusement, papa est là ! La solution imposée par Michou à la crise ?
L’Adeps, qui utilise ses infrastructures, remboursera le prêt de la SLF ! Même si son prédécesseur, le Glaude Eerdekens, avait refusé de tuer le budget de l’Association à l’époque (on le glorifiera au passage – une fois n’est pas coutume – d’avoir été le seul à s’être opposé au prince de la cité Ardente, Michou Ier), le nouveau ministre des Sports ne devrait pas hésiter à utiliser les deniers communautaires pour sa salle provinciale et/ou électorale… Autre effet pervers : si l’Adeps ne connaît pas un plan de refinancement d’ici les ponctions de Daerden, son activité sur l’ensemble de la région sera sérieusement amputée, et ce au profit de la salle de Michou… L’avenir sportif de nos jeunes wallons ? Seule perspective : que les garçons jouent au basket, et les filles jouent les pom-pom-girls au Country Hall ! Ce qui n’est peut-être pas plus mal, tout compte fait…

Standard d’Ans
Afin d’accueillir l’Euro 2000 au stade de Sclessin, 10 millions d’€ furent nécessaires à son relooking. Mais les banques doutant à l’époque de la sagesse d’un tel investissement, ces 10 millions auront finalement été versés, sous forme de subsides, par la Région wallonne (et son ministre du Budget), la SLF (voir plus haut…) et la SPI+ (Agence de développement pour la province de Liège). En contrepartie, une convention fut signée sur 27 ans. Quelque sept ans après les faits, l’heure est au constat. Et il s’avère que les banquiers furent décidément plus malins que d’autres ! Dans 5 ans, le stade de Sclessin sera trop petit pour accueillir les matchs de l’UEFA ! Du coup, il va falloir déménager, et les soussous publics vont devoir être remboursés ! Attristé le Michou ? Pas sûr : qui doit réclamer le remboursement des subsides wallons ? Le ministre du Budget… Et alors que son rival Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, refuse catégoriquement que le stade quitte la terre liégeoise, Michou ne l’entend pas ainsi, et ne rêve que d’un Eldorado : son Standard Ansois !
En définitive : le PS a abandonné le Social, ne s’est jamais occupé de la Culture, et s’achète aujourd’hui les Sports. Le triumvirat Demeyer-Mathot-Marcourt pensait avoir repris du tonus sur Michel Daerden… Que nenni ! Le bougre s’offre un pouvoir à tous les niveaux (Communauté-Région-Province). Désormais, pour se gratter le doigt de pied dans la Cité ardente, il faut passer par « papa » !

14/02/207

Question de M. Jean-Luc Crucke à M. Claude Eerdekens, ministre de la Fonction publique et des Sports, relative au « sauvetage du Country Hall de Liège ». Bruxelles, parlement wallon, 13 03 2007M. Jean-Luc Crucke (MR).- Entièrement rénové en 2005 et disposant de salles modulables, le Country Hall de Liège peut aujourd?hui accueillir 7 500 personnes pour des manifestations sportives ou culturelles. Le centre a bénéficié de 30 millions d?euros d?investissement, soit quelque 13 millions de plus que prévu.Géré par la S.A. Société de gestion du Bois Saint-Jean, le Country Hall connaît aujourd?huides difficultés financières. Le déficit établi en 2006 semble être important puisqu?il se monterait à plus de 750 000 euros.Votre collègue du gouvernement chargé du budget et ministre de la Région wallonne avaitimaginé comme solution que l?Adeps verse 375 000 euros par an en échange de l?occupation des lieux pour diverses activités. Votre réponse négative, pertinente, fut catégorique. La Communauté française ne dispose pas de réserves financièresexponentielles. à la suite de demandes formulées par l?asbl « Les Amis du Pays de Liège », présidée par personne interposée par le ministre Daerden et que le centre prendrait le nom de Country Hall Ethias de Liège.Monsieur le ministre, avez-vous été saisi d?une demande d?intervention de la Communauté française introduite par la société de gestion du Bois Saint-Jean ? Si oui, sur quel montant porte-t-elle ? Pour quelles raisons ce projet a-t-il évolué dans ce sens ?M. Daerden a-t-il formulé une demande précise ? Avez-vous rencontré d?autres intervenants financiers potentiels, personnes physiques, associations ou entreprises, Ethias, par exemple, partenaire très présent dans le Country Hall ? À concurrence de quel montant Ehias interviendrait-elle de manière récurrente dans ce projet afin de combler la gestion déficitaire du centre ?M. Claude Eerdekens, ministre de la Fonction publique et des Sports.

?Ma réponse aujourd?hui ne sera pas fondamentalement différente de celle que j?avais adressée à M. Reinkin en séance plénière.Je vous rappelle que le Country Hall ou domaine du Bois Saint-Jean était un centre Adeps. Enmai 2004, sous la précédente législature, le gouvernement a convenu de concéder par bail emphytéotique de 50 ans, avec un canon indexé de 150 000 euros, ce bien de la Communauté française au profit de l?intercommunale Société liégeoise de financement, (SLF), à charge pour celle ci d?y réaliser des investissements sportifs avec l?aide de la Région wallonne qui peut financer des infrastructures. C?est la décision du précédent gouvernement. Il m?a été demandé si je souhaitais que la Communauté française entre dans une société de gestion que l?on constituait.J?ai décliné l?offre, estimant qu?avec la disparition du centre Adepts, un autre organisme en devenait l?exploitant pendant cinquante ans et que je n?avais donc aucune raison d?entrer dans la société de gestion.Je ne connais donc rien des comptes de la société de gestion puisque la Communauté françaisen?en est pas membre et que je me suis tenu à l?écart de ce dossier. J?ai lu dans la presse que la société de gestion aurait quelques difficultés pour assurer ses recettes de façon à compenser les dépenses.Je n?ai eu aucune demande officielle d?intervention de l?asbl « L?avenir du pays de Liège »ni de son président, M. Daerden. Je n?ai eu aucune demande de la société de gestion. Nous enavons parlé avec M. Daerden que je rencontre chaque vendredi lors de la réunion du gouvernement.L?idée a été avancée de voir la Communauté française donner de l?argent à l?asbl de société degestion, pour compenser tout ou partie de son déficit.J?ai estimé que l?idée n?était pas bonne. En effet, obtenir en compensation une dizaine de locationsde l?outil pour 350 000 euros par an, c?est déjà assez cher, mais ce n?est rien à côté du coût del?organisation d?événements. Cela aurait entraîné des dépenses de deux à trois millions d?euros etaurait mis en péril les autres politiques sportives.C?était donc irréaliste. M. Daerden étant le meilleur financier publicen Région wallonne et en Communauté française, il réfléchit à me faire une proposition bien conçue et honorable. Je ne peux donc pas répondre pour l?instant.Le Country Hall rénové est cependant un des plus beaux outils en Communauté française, à côté du Sport Paleis à Anvers, de Forest National à Bruxelles et du Spiroudôme à Charleroi. Cesite de 31 hectares abrite le Centre de formation Louis Dreyfus du Standard. Ce centre exceptionnel forme les meilleurs footballeurs de demain.Je suis très attentif à la création de centres sportifs de haut niveau sur deux sites, les sitesmontois et liégeois. Le Bois Saint-Jean, avec les réalisations de la SLF et de la société de gestion,pourrait s?inscrire parfaitement demain dans le centre sportif de haut niveau à créer. Pour l?instant je suis dans l?attente de bonnes propositions qui me permettent de mener à bien tous mes objectifs sportifs, voire de les amplifier sans les compromettre.M. Jean-Luc Crucke (MR).Je partage votre opinion sur la beauté du Country Hall qui estaussi très coûteux, non seulement en investissement mais aussi en gestion. Vous avez répondunon à la première série de questions, un non un peu moins ferme à la deuxième série. J?ai cependant eu l?impression que des négociations sont en cours avec M. Daerden, et vous connaissant, je suppose que, pour dépenser un euro, vous devrez en gagner deux ailleurs. Je continuerai à suivre ce dossier avec attention.

18 octobre 2007

Les bourses Erasmus gelées par l'Europe

La Communauté française a tardé à créer l'Agence francophone de la mobilité. La Commission européenne n'a donc pas encore octroyé les subsides 2007-2008. Résultat : des étudiants sans bourse et des universités ou écoles qui avancent les fonds.

27 septembre 2007

C’est quoi la fête du 27 septembre?

L’union francophone fêtée sur tous les tons

Les Francophones ne veulent pas la fin de la Belgique et l’union des Wallons et des Bruxellois dans un projet commun ne peut que bénéficier à la coopération avec la Flandre, a affirmé la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena à l’occasion de la Fête de la Communauté.

L’union entre Francophones et entre tous les Belges a été largement célébrée par les orateurs pendant la longue cérémonie officielle de jeudi matin, tenue traditionnellement en l’Hôtel de Ville de Bruxelles.
En commençant par Mme Arena, pour laquelle la fin de la Belgique n’est un voeu ni au Nord, ni au Centre, ni au Sud du pays. Elle n’a pas manqué d’évoquer son projet de Commission Wallonie-Bruxelles destinée à élaborer un avenir commun aux Francophones. Il ne s’agira pas d’une séance de « tuyauterie institutionnelle », a promis Marie Arena, en demandant à chaque parti d’y participer sérieusement. Appel lancé notamment à l’adresse du MR : « La quête légitime d’un leadership ne doit pas être un obstacle à l’union des Francophones », a expliqué Mme Arena. Mais aussi à l’adresse du PS lui-même : le projet francophone ne s’oppose pas au fait régional, a-t-elle affirmé.

« Mais c’est dans le cadre belge que nous raisonnons », a-t-elle précisé. Cela renforcera le lien entre Francophones et bénéficiera à la coopération avec la Flandre, a-t-elle ajouté en néerlandais à l’adresse de son homologue flamand Kris Peeters, qui avait répondu présent à l’invitation de la Communauté et auquel elle a aussi proposé de lancer des expériences-pilote d’écoles totalement bilingues.
La priorité est de réaliser le redressement économique des Francophones, a-t-elle dit, annonçant une collaboration sans cesse grandissante entre la Communauté et les Régions wallonne et bruxelloise en faveur de l’emploi.
La participation des chefs de file régionaux Rudy Demotte, Charles Picqué et Benoît Cerexhe à la cérémonie est apparue particulièrement symbolique, dans le contexte communautaire actuel. Ils ont embrayé sur les mêmes thèmes « unionistes ». M. Picqué a parlé d’un pays « qui ne se divise pas aussi facilement qu’on le croit ». En tout cas, Bruxelles ne se rangera pas aux côtés de ceux qui veulent briser les liens, a averti le ministre-président bruxellois. « Cette fois, ça bouge vraiment », a lancé Rudy Demotte à propos des synergies entre Communauté française et Région wallonne.
Le président du parlement communautaire Jean-François Istasse a aussi exposé son credo en faveur du destin commun des Francophones et d’un avenir en Belgique, aux côtés des Germanophones et des Flamands.
Reynders n’aurait pas osé
Le long plaidoyer des responsables politiques socialistes en faveur d’un projet d’avenir francophone n’a suscité qu’une réaction ironique de la part du vice-premier ministre et président du MR, Didier Reynders. « Après 20 ans de pouvoir, les socialistes se disent aujourd’hui qu’il est temps de voir s’ils ont un projet », a-t-il commenté dans les travées de la salle gothique de l’Hôtel de ville de Bruxelles.
Pour lui, la succession d’interventions de représentants de la Communauté et des Régions constitue la meilleure démonstration du fait qu’il faut simplifier les choses. « Je n’aurais jamais osé une telle mise en scène pour démontrer la nécessité de rationaliser les institutions francophones », a encore dit M. Reynders.
Il considère que les discours tenus par les reponsables socialistes et centristes constituent une réponse positive à l’appel qu’il a lui-même lancé à Namur il y a deux semaines.
La RDC invitée
Parmi de nombreuses personnalités politiques des différents niveaux de pouvoir présentes à Bruxelles, le premier ministre démissionnaire Guy Verhofstadt. L’épouse du président de la République Démocratique du Congo (RDC), Olive Kabila était également là, emmenant une délégation congolaise de très haut niveau.
La RDC est en effet invitée d’honneur de la Fête francophone et les relations entre Communauté française et République démocratique ont été évoquées par l’ambassadeur de cette dernière à Bruxelles, Mutamba Tshapanga, et Mme Kabila.
Hommage a été rendu au célèbre grammairien André Goosse et le prix de journalisme du parlement a été remis à Didier Caudron et Bernard Gheur pour leurs reportages dans Sud presse sur l’immigration italienne en Wallonie.
(D’après Belga)

Source:Info radio - 27 sep 2007 09:44

Nous sommes le 27 Septembre. Jour férié partiel. On ne va pas à l'école ce jeudi en Wallonie et dans beaucoup d'établissements bruxellois. Bref, c'est jour férié pour les fonctionnaires de la Communauté française. Mais pourquoi le 27 septembre?


Qui sait ce qu’est la fête du 27 septembre ? Peu de monde car il faut bien le dire, la symbolique sudiste est aussi méconnue que la Brabançonne. La réponse est pourtant simple. C'est la grande symbolique belge de la Révolution de 1830. Le mois de septembre a d'ailleurs été pendant plus de 40 ans, de 1830 à 1870, le mois de la Fête Nationale du jeune Etat belge.

Cette date a été choisie par la Communauté française d'après une page de l'histoire de l'indépendance de la Belgique. Entrées à Bruxelles le 23 septembre 1830, les troupes royales conduites par Frédéric, deuxième fils de Guillaume Ier d'Orange, en sont expulsées dans la nuit du 26 au 27 septembre.

La date du 27 septembre a été proposée par monsieur Fernand Massart et choisie en 1975 pour commémorer cette victoire, pour fêter cette communauté que la première réforme de l'Etat venait de créer. Et c'est tout le problème de la Communauté
temps incertains, ce questionnement sur l'avenir des Français de Belgique, car c'est bien le nom de cette étrange communauté. Avec autour et alentours, des stratégies politiques qui se développent. Chez certains, à pas feutrés, chez d'autres billes en tête…

Wallons et Bruxellois unis

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• L'histoire de la Fête de la Communauté française

• La fete de la Communauté française

ARTICLES• C'est quoi la fête du 27 septembre?


Une Fête de la Communauté française sur fond de crise politique au Fédéral. Ce jeudi matin, à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, les discours appelaient notamment les Wallons et les Bruxellois à se serre les coudes…


Jeudi 27 septembre. Place donc aux traditionnels discours de la Fête de la Communauté française. Ce jeudi matin, c'est à l'Hôtel de Ville de Bruxelles que le monde politique francophone, ainsi que de nombreux invités, s'étaient donnés rendez-vous. Dans les discours, il était évidemment question de la crise que connaît notre pays.

La ministre Présidente de la Communauté française, Marie Arena a insisté sur la nécessité pour les Wallons et les Bruxellois de travailler ensemble pour un projet commun n'occultant pas les tensions politiques actuelles : «Quelque soit le visage de la Belgique de demain, rien ne séparera la Wallonie de Bruxelles. L'avenir de l'une ne se construira pas sans l'autre. Nous partageons nos forces et nos succès. Nous créerons ensemble les conditions d'une vie meilleure pour tous les Francophones, mais aussi au bénéfice de tous les Belges. Le destin de la Wallonie et de Bruxelles est commun.»

Même tonalité chez Charles Picqué, le ministre Président de la Région bruxelloise, qui lance un message clair au monde politique flamand. «Bruxelles, dit Charles Picqué, ne se rangera pas du côté de ceux qui créent les conditions de l'éclatement du pays. Que cet objectif soit clairement annoncé ou dissimulé derrière des discours qui se veulent rassurants.»

Et concernant la formation d’un futur gouvernement, en marge de la réception officielle des Fêtes de la Communauté française, Didier Reynders, président du MR, à reconnu que "Ces derniers jours, j'ai le sentiment que l'on progresse. L'ambiance au sein de l'Orange bleue est positive et le climat de confiance est là". Il attend maintenant de voir quelle sera l'attitude du CD&V et du cdH dans les jours qui viennent. Et justement, la présidente du cdH, Joëlle Milquet, a insisté sur le temps qui a passé et qui pourrait permettre d'en arriver à un cadre de négociations plus raisonnable.

Notons que les syndicats sont à l'origine de la pétition "Sauvons la solidarité". Ils espèrent récolter 100.000 signatures. Il s'agit d'une action contre le séparatisme, qui veut maintenir la solidarité, au lieu de la concurrence et de l'égoïsme. La pétition, lancée il y a quelques jours, est soutenue par 400 personnalités belges, néerlandophones pour la plupart. Parmi elles, la chanteuse Axel Red, l'auteur Hugo Claus, ou encore l'équipe belge du relais 4X100m médaillée de bronze aux championnats du monde d'athlétisme à Osaka.

Pour le grand public, diverses activités sont proposées en ce 27 septembre. Sur la Grand Place de Bruxelles, des animations avec comme invité de marque la République Démocratique du Congo. Deux fanfares, une belge et une congolaise, se retrouvent. Et puis, comme chaque année, l'opération "Théâtre portes ouvertes" a lieu ce jeudi soir. Les Centres culturels et les Théâtres subventionnés par la Communauté française présentent des spectacles gratuits. Pour plus d'information sur ce qui se passe à Bruxelles et ailleurs, un site Internet: http://www.lafete2007.be/.