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01 septembre 2008

Pouvoir d'achat: "Tout le monde parle, le PS agit"

Le président du PS, Elio Di Rupo, a plaidé dimanche à Chevetogne en faveur d'une "solidarité moderne" et souligné, sur foi des bilans et projets des différents gouvernements auxquels il participe, que seul le parti socialiste agit en ce sens, même si, selon lui, il n'est pas toujours facile de convaincre les "régressistes", chantres de la compétitivité.M. Di Rupo a clôturé dimanche deux journées d'universités d'été au domaine provincial de Chevetogne dans un discours tenu devant quelque 600 militants parmi les milliers présents dans le parc.Le président du parti socialiste a focalisé sa rentrée devant les militants sur le socio-économique, l'institutionnel devant, selon lui, être dissocié de l'action des gouvernements.Le ministre-président flamand Kris Peeters a une nouvelle fois plaidé dans la presse du week-end en faveur d'un dialogue de communauté à communauté entre flamands et francophones, réitérant que la Région bruxelloise constitue à ses yeux une Région "spécifique" voire "spéciale"."Il faut séparer l'action des gouvernements, dont celui du fédéral, de l'institutionnel. Le pays connaît une crise économique profonde dont les gens vont ressentir les effets de plein fouet à l'automne", a rétorqué dimanche M. Di Rupo en marge de son discours. "En ce qui concerne l'institutionnel, la négociation va reprendre entre le 8 et le 18 septembre. Pour le PS, il faut trouver une solution mais les francophones doivent se choisir la délégation qu'ils souhaitent. Je suis d'accord que les entités fédérées soient représentées", a-t-il ajouté, précisant que la Région bruxelloise devait l'être "à part entière".L'institutionnel n'a pas fait l'objet du discours du président du PS presqu'entièrement consacré à la crise économique et aux projets entrepris pour y remédier. Le PS est le parti du pouvoir d'achat des gens, a indiqué Elio Di Rupo, rappelant notamment la mise en place du fonds mazout, ce qui a été décidé lors du dernier contrôle budgétaire, et les mesures annoncées aux gouvernement wallon et de la Communauté en faveur du pouvoir d'achat. "C'est encore insuffisant mais il faut savoir reconnaître les choses", a lancé M. Di Rupo. Et en tout cas, "jamais les socialistes n'accepteront la fatalité de la régression sociale au nom de la compétitivité".Disant refuser la société "casino" qui serait proposée par d'aucuns, le président du PS a défendu dimanche le principe d'une "solidarité moderne", qui assure une "réelle sécurité d'existence", "récompense l'effort", "soutient les talents", et "encourage l'excellence".Evoquant l'excellence qui doit permettre à chacun d'être tiré vers le haut, M. Di Rupo a fait le bilan des dernières années dans le secteur de l'enseignement qui a connu une augmentation de 1.000 postes. Grâce à qui? "Pas aux Ecolos quand ils avaient la responsabilité du département, pas les ministres libéraux pourtant présents pendant 5 ans. Non, grâce aux socialistes", a-t-il indiqué, épargnant le cdH. Certains se souviennent encore des restructurations dans l'enseignement avant cette période, la ministre de l'époque Laurette Onkelinx devant gérer une situation dans une Communauté française exsangue financièrement. "On sent aujourd'hui, une nouvelle dynamique chez les enseignants", a indiqué M. Di Rupo.Enfin, le président du PS, Elio Di Rupo a une nouvelle fois égratigné la ministre de l'Asile et des Migrations Annemie Turtelboom. "Je suis très fâché de voir à l'oeuvre une ministre qui ne respecte pas ce qui a été négocié durement lors de la mise en place du gouvernement. C'est incorrect", a-t-il dit évoquant la situation des sans-papiers qui attendent une circulaire fixant les critères de régularisation. "Ce que je demande n'est pas du laxisme. Il faut prendre en compte la situation de ces gens qui sont venus ici parce qu'ils étaient désespérés", a-t-il dit.

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28 août 2008

Coup de pouce au pouvoir d’achat

La redevance radio sera supprimée, le prix des abonnements scolaires baissé, de même que le coût des crèches pour les ménages. Cela fait partie du paquet de mesures prises par les gouvernements wallons et de la Communauté française pour améliorer notre pouvoir d’achat.

Les gouvernements wallon et de la Communauté française ont décidé jeudi, au cours d’une réunion conjointe, d’une série de mesures destinées à répondre aux problèmes de pouvoir d’achat. D’un coût de 80 millions d’euros, elles visent des domaines très divers : transport scolaire, crèches, économies d’énergie, fiscalité, etc.
« On sait qu’une crise frappe à nos portes et nous n’avons pas voulu rester insensibles », a souligné le ministre-président des deux gouvernements, Rudy Demotte. Il a rappelé toutefois que les seules entités fédérées ne pouvaient résoudre tous les problèmes : un plan fédéral est attendu qui agirait directement sur le salaire « poche » des bas et moyens revenus.
L’une des mesures emblématiques est la suppression de la redevance radio à partir du 1er octobre. Elle est perçue auprès de 830.000 Wallons et leur permettra d’économiser 27 euros par an. La Région wallonne est la seule des trois Régions à prélever encore une redevance radio-tv. Sa suppression est réclamée depuis longtemps mais, à de nombreuses reprises, le ministre du Budget, Michel Daerden a expliqué qu’il ne pouvait se passer d’une telle recette (près de 200 millions d’euros). L’abrogation de la redevance radio est une première étape avant que ne suive, peut-être, la redevance télévision, bien plus onéreuse.
« A chaque jour sa peine. J’y pense intensément mais mes collègues me disent que ça coûte cher », a ironisé M. Daerden.
Le prix des abonnements scolaires pour les transports en commun baissera et la mesure vaudra pour toute la Communauté française. Le bus sera gratuit pour les 0-12 ans en Wallonie (c’est déjà le cas à Bruxelles) et une réduction de 50 % sera pratiquée en Wallonie et à Bruxelles pour les jeunes au-delà de 12 ans.
Les deux gouvernements ont veillé à réduire le coût des crèches, qui grève le budget de bon nombre de jeunes ménages. Cette année, près de 70.000 enfants de 0 à 3 ans auront fréquenté les milieux d’accueil de la petite enfance, subventionnés ou non, et les parents y auront consacré entre 45 et 630 euros par mois. Désormais, les familles dont les revenus sont inférieurs à 2.200 euros nets par mois se verront octroyer chaque année une réduction équivalente à un mois d’accueil en crèche selon le barème de l’ONE, soit de 45 à 265 euros selon les cas. Les familles dont les revenus oscillent entre 2.200 et 3.000 euros nets, recevront un montant plafonné à 200 euros.
Les familles dont au moins deux enfants fréquentent simultanément un milieu d’accueil obtiendront une réduction supplémentaire. La première mesure sera doublée pour les familles dont les revenus sont inférieurs à 3.000 euros et les autres familles se verront accorder un montant forfaitaire de 125 euros par enfant.
Un fonds de solidarité sera mis sur pied pour diminuer le coût des voyages scolaires. Il permettra une intervention allant jusqu’à 100 euros pour les familles qui ont des difficultés à assumer le coût de tels voyages.
Le budget des bourses d’étude sera augmenté de 10 %. Cela représentera une augmentation moyenne de 20 euros pour l’enseignement obligatoire et de 100 euros pour l’enseignement supérieur. Le nombre de bénéficiaires de bourses pourra augmenter puisque le revenu pris en compte sera revu à la hausse. Actuellement, 115.000 élèves et étudiants bénéficient d’une bourse en Communauté française.
Des mesures seront prises en matière d’énergie. Les ménages dont les revenus ne dépassent pas 37.500 euros par an pourront prétendre dès le 1er janvier 2009 à des prêts à un taux de 0 % pour réaliser des travaux d’économie d’énergie. Le ministre de l’Energie, André Antoine, a voulu aider de la sorte les ménages aux revenus modestes qui ne peuvent accéder aux primes énergie. Les CPAS recevront en outre le renfort de 50 « tuteurs énergie » qui offriront un accompagnement individualisé aux ménages les plus faibles.
Parmi les mesures décidées, on relèvera encore une réduction de 10 % de la quote-part payée par les bénéficiaires de l’aide aux familles, la gratuité des bus TEC et De Lijn pour les démarches de recherche d’emploi en Flandre et l’élargissement aux bénéficiaires du statut Omnio des réductions dont bénéficiaient déjà les VIPO sur les réseaux des TEC.
Les budgets des deux entités pourront supporter le coût de ces décisions (environ 30 millions d’euros à charge de la Communauté et 50 millions à charge de la Région), a assuré M. Demotte. « Nous n’avons pas fait des promesses que l’on n’aurait pas pu tenir », a-t-il affirmé.

Daerden veut réduire les droits d'enregistrement
Dans cette réforme, se trouverait une "formule" pour réduire les droits d'enregistrement ainsi que la suppression de la TV redevance.
"J'aimerais présenter une dernière réforme fiscale avant la fin de la législature", a annoncé le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, sur les ondes de la Première dont il était l'invité jeudi matin. Dans cette réforme, se trouverait une "formule" pour réduire les droits d'enregistrement ainsi que la suppression de la TV redevance.
"Mais il ne faut pas prendre de mesure sans budget suffisant. La réforme se fera dans le cadre du budget 2009", a précisé le ministre. Le Gouvernement wallon annoncera ce jeudi la suppression de 13 mesures pour améliorer le pouvoir d'achat. Celles-ci auront un coût annuel de quelque 80 millions d'euros pour la Région et un impact positif moyen d'environ 400 euros par ménage wallon.
Parmi ces mesures, la suppression de la radio redevance, qui représente un manque à gagner de 30 millions d'euros pour la Région. La suppression de la redevance pour la télévision n'est actuellement pas prévue.
"La suppression de la TV redevance, qui est mon combat actuel, aura un impact entre 150 et 160 millions d'euros. Mais cela doit se faire dans le cadre d'un équilibre budgétaire", a précisé Michel Daerden, remarquant qu'il souhaitait arriver à la suppression de cette redevance avant la fin de la législature.

14 février 2008

Les trois craintes des Belges

Pouvoir d’achat, inflation, récession au crible de la Banque nationale
Tout a bien tourné en 2007. Et pourtant, on s’inquiète.

C’est un paradoxe. » En présentant le rapport 2007 de la Banque nationale de Belgique (BNB), Guy Quaden, le gouverneur de l’institution, s’étonne : on n’a jamais autant parlé de pouvoir d’achat, alors que le revenu disponible des ménages a sensiblement augmenté en 2006 et 2007 et que l’économie belge a réalisé une excellente performance l’an dernier.
Bon bulletin. A l’image de l’économie mondiale, qui affiche une croissance de près de 5 % en 2007, l’économie belge a été en forme. « Les trois moteurs ont bien tourné », note Guy Quaden. La consommation des ménages a progressé l’an dernier de 2,5 %, les investissements des entreprises de 5,1 % et les exportations de 4,6 %.
Sur ce dernier point, contrairement aux années précédentes, la Belgique n’a plus perdu en 2007 de parts de marché à l’exportation. Résultat : en 2007, le PIB (produit intérieur brut, c’est-à-dire la somme des biens et des services produits en Belgique) a été en croissance de 2,7 %. C’est un peu moins que les 2,9 % de 2006, mais cela reste supérieur à la croissance moyenne du pays, qui tourne autour de 2 %.
Le pari réussi de Verhofstadt. L’objectif de Guy Verhofstadt, ajouter 200.000 emplois en quatre ans, a été réalisé. « Entre 2004 et 2007, constate Guy Quaden, 201.000 emplois ont été créés. » 2007 a été particulièrement tonique, avec 70.000 nouveaux emplois. Du coup, le taux de chômage est passé de 8,3 % à 7,6 %. Autre bonne nouvelle : « Ces derniers temps, avec le même taux de croissance, on crée plus d’emplois », constate le gouverneur. Et pourtant, malgré ces performances, ces derniers mois ont été marqués par l’inquiétude, sur le pouvoir d’achat, la hausse des prix et la croissance.
Le pouvoir d’achat. « Alors qu’entre 2002 et 2005 le revenu disponible des ménages (le revenu diminué des impôts et des cotisations sociales) a stagné, on avait paradoxalement moins de plainte qu’aujourd’hui sur le pouvoir d’achat », s’étonne Guy Quaden. Car en 2006 et 2007, le revenu disponible des ménages a augmenté de 2,5 %, en 2006 grâce surtout à la réforme fiscale, et en 2007 grâce à la baisse du chômage. Et parallèlement preuve d’une certaine dans la santé économique et financière du pays, le taux d’épargne a baissé ces dernières années, pour rejoindre, aux alentours de 13 %, la moyenne européenne.
L’inflation. Mais les Belges sont inquiets, notamment de la hausse des prix, qui a atteint 3,46 % en janvier, du jamais vu depuis 16 ans. « Il y a eu une forte hausse des prix pétroliers, des prix alimentaires et des autres matières premières, admet Guy Quaden. Cela pose problème pour une minorité de la population, qu’il faut aider. Mais il ne faut pas dramatiser. L’inflation n’est pas insupportable », ajoute-t-il.
C’est que la bonne évolution du revenu disponible permet de faire face à la hausse des prix, de même que notre mécanisme d’indexation des salaires. Un système qui fait d’ailleurs froncer les sourcils de la Banque centrale européenne. Guy Quaden le défend, mais ajoute qu’il ne peut toutefois pas offrir « une protection complète » contre l’inflation (les salaires sont en effet liés à l’indice santé). Car il ne faudrait pas retomber dans la spirale infernale des années 70 : hausse des prix, hausse des salaires, hausse des prix…
Et puis le gouverneur de la BNB veut relativiser l’impact des prix alimentaires. Ces produits ne pèsent qu’à hauteur de 20 % dans l’indice des prix, et les matières premières agricoles ne comptent que pour une vingtaine de pour cent dans le prix des produits alimentaires. Le reste, ce sont les frais de distribution, de fabrication, de stockage et les bénéfices. D’où le message de Guy Quaden : « Chacun doit contribuer à modérer l’inflation ».
Le ralentissement de l’activité. Les ménages s’inquiètent des prix, mais les patrons du ralentissement de l’activité (Guy Quaden ne veut pas prononcer le mot récession) provoqué par la crise financière. Dans quelle proportion les banques vont être touchées ? On attend de voir les résultats, répond Guy Quaden. La crise qui règne aujourd’hui aux Etats-Unis dans le secteur de la construction va-t-elle s’étendre ailleurs ? Les dernières nouvelles ne sont pas très réjouissantes, constate Guy Quaden. Et puis, comment va réagir le reste du monde ? Les conséquences du ralentissement américain sont plus importantes qu’on pouvait penser au départ, avoue-t-il, tout en ajoutant que les statistiques sur le sujet, aujourd’hui, sont mélangées.
On le voit : beaucoup de questions sans réponse.