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22 octobre 2007

Marshall vendu aux Américains

Une réunion est prévue avec des sociétés des USA.
Et le Speeddating sera au centre d'une campagne de communication Bon Plan

Ils s'appellent Sabine et Marc. Et ils ont un Bon Plan . "Sabine est une femme à suivre. Elle a de l'ambition. Et un avenir. Grâce au Plan Marshall, Sabine a pu concrétiser son plan pour l'avenir : elle a suivi une formation en comptabilité et a pu parfaire son néerlandais lors d'un stage en immersion", dit la publicité.

La nouvelle campagne de communication du Plan Marshall change de ton et, en TV, elle mise sur le Speeddating. Elle est à découvrir dès aujourd'hui : "L'idée est de travailler sur un ton décalé. Nous avons moins de moyens que les grandes sociétés, nous devons donc être créatifs ", résume Rudy Demotte, le Premier des Wallons. "On doit rendre le Plan Marshall plus accessible aux Wallons. On interpelle les citoyens sur des dossiers concrets comme le Plan langues ou le dynamisme des entreprises. On veut montrer que le Plan Marshall touche tout le monde."
L'homme fort du PS au gouvernement wallon est clair : "Le Plan Marshall n'appartient pas qu'au monde politique, loin de là. Les entreprises ont un rôle à jouer aussi ".
Et Demotte de dire aux Wallons : "Le Plan Marshall, c'est vous. C'est ce que vous en ferez".
Ce n'est pas un peu démagogique ? "Non, le redressement de la Wallonie passera par l'énergie et le travail de tous. On ne peut donner un autre message."
Que pensent les Flamands du Plan Marshall ? "Ils trouvent l'initiative intéressante. Mais je crois que nous devons agir aussi sur les clichés que les Flamands ont sur nous. Je vais poursuivre mes visites en Flandre. Il faut qu'ils comprennent que la Wallonie est une terre d'atout. D'ailleurs, de nombreux patrons flamands le savent puisqu'ils investissent chez nous."
Même les Américains semblent intéressés par le Plan Marshall. Vous allez bientôt parler devant l'AmCham Belgium, la chambre de commerce américaine en Belgique ? "Je veux que l'on vende l'image de la Wallonie à l'extérieur. Si on suscite l'intérêt des sociétés à l'étranger, on ne peut pas laisser passer une opportunité."
En quelque sorte, le Plan Marshall retourne chez lui...

19 octobre 2007

Le gouvernement wallon prépare la rentrée

MAJ 20/10/07

Région wallonne
Plan Marshall : Michel Daerden "tire la sonnette d'alarme" !

Le ministre reconnaîtl'usage insuffisant des crédits. Explicable en tout ou partie.

Du plan Marshall, c'est l'élément le moins connu, mais sans doute aussi le plus troublant : la sous-utilisation chronique des crédits qui lui sont affectés. Pour rappel, la Cour des comptes a analysé la situation au 18 septembre. Il en ressort, à 3 mois de la fin de l'exercice, que les taux d'utilisation n'atteignent pas un tiers en moyenne (31,7 pc en moyens d'action et 32,2 pc en paiement). Par axe, des chiffres interpellent plus encore : en paiement, pas plus de 5,4 pc des crédits destinés aux pôles; 2,5 pc aux zones franches; 5,1 pc à la recherche; contre 34 pc pour les compétences ou 68 pc à la création d'activités. Par sous-axe un exemple : les crédits destinés aux pénuries de main-d'oeuvre qualifiée n'ont été consommés qu'à 0,8 pc !

Grave ?
L'opposition ne veut pas en douter. Jean-Paul Wahl (MR) évoque "une carence manifeste du gouvernement wallon" , dont les évaluations autosatisfaites sur Marshall s'apparentent à des "carabistouilles" ; Bernard Wesphael (Ecolo) assure que des opérateurs attendent des libérations de crédits pour développer leurs activités.
Ne pas engager pour engager
Michel Daerden (PS) a dû s'en expliquer vendredi en commission parlementaire du Budget, approuvant majorité contre opposition l'ajustement budgétaire 2007 (lequel n'inclut qu'une infime variation des crédits Marshall). "D'accord, on n'a pas engagé suffisamment. 30 pc globalement, c'est peu. Je tire la sonnette d'alarme" , a lâché le grand argentier avec une belle franchise.

Mais il ajoute deux explications.
La première : les paiements gonflent toujours au dernier trimestre de l'année. Chaque mois de décembre, rigole le ministre du Budget, "c'est par brouettes que l'on m'amène les ordonnancements à signer" et ce qui vaut en général ne vaut pas moins pour Marshall. Argument faiblard ? Pas dit. En 2006 déjà, les taux d'utilisation atteignaient de la même manière les 30 pc en septembre, alors qu'ils ont frôlé les 90 pc à la fin de l'année (88,2 pc), soit juste un peu moins que la consommation de l'ensemble des dépenses wallonnes (90,1 pc). Ajoutons toutefois que l'on aurait pu s'attendre à mieux en 2007, année de vitesse de croisière pour Marshall, qu'en 2006, première année de complet exercice pour ledit plan.
Seconde explication de la majorité : un Marcourt, une Simonet, ne vont pas inventer des projets qui n'existent pas encore, soumis aux évaluations de différents jurys et à de longues procédures. De plus, ajoute Daerden, "si je dis à mes collègues : "De grâce, engagez vos budgets !", j'ajoute que la qualité des projets doit primer et qu'il ne faut pas engager pour engager" . Argument pertinent ? Certes, mais on pourrait nuancer (avec Ecolo) qu'il doit l'être plus pour les projets ponctuels que pour les actions d'encadrement, ainsi en formation ou accueil de la petite enfance. Dans tous les cas, des inventaires seront à faire...
© La Libre Belgique 2007

MAJ 15/09/07

Demotte : "Au marché de fonctionner"


Chacun a sa responsabilité dans le redressement de la Wallonie, comme jadis dans son déclin. À bons entendeurs, tel est le message de Rudy Demotte.

Double singularité des Fêtes de Wallonie, cru 2007: un vide politique fédéral, mais aussi le troisième ministre-Président PS déjà de la législature régionale... Rudy Demotte nous en dit plus.
Que voulez-vous faire passer, ce samedi à Namur, dans votre premier discours des Fêtes ?
D'abord, je veux inviter les Wallons à refuser tout fatalisme. Je leur dirai ensuite que les pouvoirs publics ne peuvent pas tout; ils créent les conditions favorables, mais ce sont les entrepreneurs et les citoyens qui doivent donner sa chance à la Wallonie. Et puis, si le meilleur garant de l'unité du pays est le redressement économique des régions qui ont des difficultés, on ne peut pas attendre en 18 mois un profond renversement de tendance après un déclin qui a pris des décennies. Chacun doit être jugé sur le temps qui est le sien. L'éthique de la responsabilité est double : la solidarité et l'engagement. La responsabilité ne doit pas être externalisée, ce n'est pas "les autres"; c'est celle de chacun, à sa place.
Votre gouvernement se félicite d'un bilan "globalement" positif du plan Marshall. Mais l'évaluation ne porte aujourd'hui que sur sa mise en oeuvre. La vraie évaluation reste à venir, sur son impact !
C'est vrai, mais l'argument a ses limites. Nous sommes dans une économie de marché. Je veux à la fois stimuler et encadrer le marché. On utilise des outils de relance, avec nos moyens propres et budgétés, sans endettement. On donne le meccano; à l'économie de marché de fonctionner. Alors que le marché n'a pas toujours correctement fonctionné en Wallonie. Il faut reconnaître toutes les responsabilités : l'engoncement dans des mentalités, des dépenses pas toujours intelligentes, des défauts d'initiative, mais aussi la financiarisation de l'économie, des choix défaillants du monde patronal. Dire comme le MR que le PS est à l'origine de tous les maux est indigne, d'une médiocrité sans nom. C'est vrai que, par exemple, nous devons améliorer la formation; mais les entreprises ont une obligation d'investir en formation à hauteur de 1,9 pc, qui n'est pas atteinte. Quant à l'emploi, l'obligation de résultat est dans le camp entrepreneurial. On attend. Si ça ne va pas, on en reparlera : l'esprit est au dialogue.
La Wallonie qui va bien, ou mieux, ou qui ira mieux... Méthode Coué ?
Vous imaginez un ministre-Président qui dit : "Tout est fichu, allons dormir" ? Je passe pour être un homme de chiffres; j'aimerais passer pour un être humain qui pense en termes de stratégie. Aux Finances à la Communauté française, puis à la sécurité sociale au niveau fédéral, j'ai géré des situations difficiles. Je veux compter parmi ceux qui contribuent à donner de la Wallonie, en Flandre et à Bruxelles, l'impression d'une Région qui fait tout pour s'en sortir.
Cette obsession porte-t-elle bien sur l'image de la Wallonie... ou sur celle de son nouveau ministre-Président qui a peu de temps ?
Oui, j'ai peu de temps. Mais les balises et les compétences existent, et j'ai une vision. La question de l'image est devenue économique. Les signes sont là, il faut promouvoir la Wallonie. Si le ministre-Président ne le fait pas, qui le fera ?
Vos collègues vous ont-ils bien accueilli ? Pas de frustrations ?
Si elles existaient, elles ne s'exprimeraient pas directement ! Cela se passe plutôt bien. Et par rapport au gouvernement fédéral, l'ambiance est ici plus studieuse, moins portée à la confrontation. Je n'ai pas de lecture du pouvoir wallon qui serait critique ou dévalorisante.
La coïncidence entre les Fêtes de Wallonie et le Grand Prix de Francorchamps est-elle bien flatteuse ?
Je ne disconviens pas de l'effet promotion et vitrine du Grand Prix. Et je dénonce un "complot du coucou" : c'est la Région wallonne qui banque - grandement - pour un Grand Prix "de Belgique"; le fédéral encaisse sans y mettre un centime, alors que le ministre des Finances va se pousser devant les caméras.
Pourquoi, vous, ne serez-vous pas à Francorchamps dimanche ?
Problèmes d'agenda. © La Libre Belgique 2007

MAJ 11/09/07

Le Conseil économique wallon veut poursuivre le plan Marshall

La nécessité du plan Marshall et de sa poursuite dans la durée a été reconnue mardi par les membres du Bureau du Conseil Economique et Social de la Région Wallonne (CESRW) qui ont pris connaissance par les ministres du gouvernement wallon de l'évaluation du plan. La rencontre a été très positive, selon le ministre-président wallon, Rudy Demotte. Les membres du CESRW ont recommandé aux autorités wallonnes de ne pas quitter la voie stratégique tracée par l'ancien ministre-président Elio Di Rupo. Ils ont insisté sur la nécessité de maintenir le plan dans la durée. Jeudi, le gouvernement wallon se penchera à son tour sur l'évaluation du plan Marshall. Il devrait notamment ressortir deux dossiers "en retard", comme le décret recherches et l'assainissement des friches. Concernant le fond du plan, il devrait définir de nouvelles pistes pour améliorer la formation et sensibiliser davantage les wallons à l'apprentissage du néerlandais. (belga)

MAJ 10/09/2007
Nouveau ministre-président, nouvelle méthode

Jeudi, le gouvernement wallon dressera le bilan du plan Marshall. Cela fait 18 mois que le plan de redressement pour la Wallonie est sur les rails. Ce dimanche, les ministres étaient en séminaire d'évaluation. De l'avis général, les premiers résultats sont très encourageants même si certains points restent à améliorer….

Pour les experts consultés, il y a du bon et du plus faible dans les mesures du plan Marshall. A la lueur de leur constat, les ministres sont par exemple rassurés sur l'efficacité des pôles de compétitivité ou le bon départ des zones franches mais ils sont aussi avertis des défaillances, notamment en matière de formation. A améliorer aussi par exemple l'information sur les nouvelles aides mises à disposition. Mais, dans l’ensemble, deux ans après la sortie du plan Marschall, le ton est à l’optimisme, "plus rapide que prévu" déclarait d’ailleurs Alain Vaessen, le délégué spécial.

Mardi, le gouvernement exposera ces résultats aux interlocuteurs sociaux. Patrons, syndicats et politiques évalueront chacun où et comment porter éventuellement le fer. Et jeudi, le conseil des ministres déterminera ce qu'il compte réformer et comment il s'y prendra. Reste à voir si du côté de l’opposition les avis seront aussi positifs….

VIDEO• Le gouvernement wallon réuni autour du plan Marshall

Van Cau veut une Wallonie forte
MAJ 05/09/2007


" Il n'y a jamais eu un grand leader wallon qui ne buvait que de l'eau, mais je ne demande pas que Demotte se mette à boire"
CHARLEROI Au coeur de l'actualité, dès la rentrée parlementaire, Jean-Claude Van Cauwenberghe, député wallon, entend poursuivre son travail en faveur d'une Constitution wallonne. "C'est un débat d'idée qui dure depuis 15 ans. On aurait pu aller plus vite, mais la nécessité d'une constitution a toujours été niée. Elle est pourtant essentielle dans le redressement de la Wallonie. Elle peut la rendre plus forte. Plus moderne. Parler de la Constitution, ce n'est pas être séparatiste. Ce n'est pas jouer avec des allumettes. On veut la fermeté dans un pays uni."
Le Parlement wallon est-il prêt ? "Différentes études ont été menées, il existe une note universitaire sur le contexte international, les propositions flamandes ont été traduites. Constitution ou décret spécial, un travail peut être mené."
Est-ce le moment ? "Avant les élections, ce n'était pas le moment. En 2009, ce ne sera pas le moment. C'est maintenant qu'il faut agir."
La Wallonie et Bruxelles ? "Il faut discuter d'un avenir intrafrancophone. On ne peut rater l'occasion d'une meilleure synergie. Si l'Etat Belgique reste en place, et je le souhaite, on ne devra pas parler de fusion, mais de cogestion. Si, par contre, c'est l'éclatement, on doit penser à faire avec Bruxelles, une fédération."
Que dites-vous à ceux qui ont peur ? "Les craintes vis-à-vis de la constitution sont irrationnelles... ou proche de la superstition."
Les jeunes Wallons ne la portent pas ? " Pourtant, ils doivent embrasser le débat. Je pense à Collignon, Furlan, Ficheroulle, Demeyer. "
Que pensez-vous de Demotte ? "Je compte sur lui. J'espère qu'il n'aura pas peur d'être Wallon. Qu'il sera sans complexe. J'ai compris qu'il veut être au service de la Wallonie. En plus, la Constitution ne s'oppose pas au Plan Marshall... que du contraire."
Est-il assez Wallon pour vous ? "Demotte va vouloir imposer sa marque. C'est un bon gestionnaire. Il n'y a jamais eu un grand leader wallon qui buvait de l'eau, mais cela peut être le cas. Je ne demande pas que Demotte se mette à la boisson, mais qu'il travaille à la Constitution."

MAJ 4/09/07

Le "produit Wallonie" est vendable, estime Rudy Demotte

"Le produit Wallonie est vendable", a déclaré ce mardi le nouveau ministre-président wallon, Rudy Demotte, devant les délégués de la Région wallonne à l'étranger. Le ministre-président a également rappelé qu'il voulait s'affirmer comme "le premier représentant de commerce de la Wallonie", vis-à-vis de la Flandre, "pour lutter contre les clichés poussiéreux et les analyses dépassées", mais aussi vis-à-vis de l'ensemble des partenaires internationaux.Pour cela, le ministre-président ne se muera pas en globe-trotter. "Mais j'entends mettre toute mon énergie au service de la diffusion d'une image positive et attractive de la Wallonie, c'est capital, vital même, pour une Région comme la nôtre", a-t-il rappelé, plaidant pour une collaboration avec les représentants de la Région à l'étranger.


"Plus que jamais, nous devons dès à présent veiller à assurer à nos partenaires étrangers que le Gouvernement wallon est en ordre de marche, et à conforter la confiance qu'ils témoignent à l'égard de notre Région", a-t-il remarqué, rappelant les atouts de la Wallonie comme notamment les aides régionales, européennes, les fonds structurels et les aides d'état.Dans son plaidoyer pour la Wallonie, Rudy Demotte a souligné que la Région vivait de ses exportations et se développait en partie grâce aux investissements d'entreprises étrangères. Pour lui, les chiffres sont éloquents: 21% des sociétés actives en Wallonie sont étrangères.

Elles représentent 25% de l'emploi salarié wallon, 73% du chiffre d'affaires de l'ensemble des sociétés et 65% du total des exportations wallonnes.Pour le ministre-président, les représentants de la Région à l'étranger doivent s'atteler à rassurer les partenaires étrangers, à conforter la confiance qu'ils témoignent à l'égard de la Région. "La rigueur, le respect des engagements et l'ouverture se doivent d'être, comme ils l'ont été jusqu'à présent, les garanties essentielles que la région s'engage à donner à ses partenaires", a conclu Rudy Demotte. (belga)

"L'école, lieu de confiance"

Pour la ministre de l'Enseignement, l'école est redevenue un lieu de stabilité.
Elle passe en revue les nouveautés de la rentrée.
Renforcement des apprentissages de base, gratuité, lutte contre la violence,...

entretien

Trois septembre : l'heure de la rentrée scolaire. Les rangs vont se reformer devant les classes de maternelles et de primaires. Les secondaires suivront. Une rentrée n'allant pas sans son cortège de nouveautés, la ministre de l'Enseignement, Marie Arena (PS), détaille pour "La Libre" et "La Dernière Heure" quelques-unes des mesures qui entrent en vigueur en ce mois de septembre.

1 La nouvelle grille dans le premier degré du secondaire. "Nous renforçons le premier degré commun afin de garantir l'apprentissage des compétences essentielles au sein des 32 heures de cours hebdomadaires." La grille comporte 28 heures de formation commune et quatre heures d'activités complémentaires. Les élèves bénéficient d'une heure supplémentaire de français en 1ère année (5 + 1 = 6) et d'une heure de mathématiques en plus en 2e année (4 + 1 = 5). Les activités complémentaires sont consacrées au soutien des compétences visées au travers de la formation commune. Pour la ministre, "le français et les mathématiques constituent des bases pour les autres cours. Nous voulons lutter contre l'échec et donner à chacun la possibilité de faire son choix de filière à l'âge de 14 ans. L'an prochain, arrivera la réforme du premier degré différencié pour ceux qui n'ont pas obtenu leur certificat d'études de base (CEB)".

Finalement, après consultation des acteurs de terrain, la possibilité est laissée aux élèves qui en ont besoin de suivre une ou deux heures de remédiation supplémentaires en français, mathématiques ou langues modernes. "Nous travaillons dans la concertation. Cela fait trois ans que nous n'avons pas eu de manifestations ! Même si nous pouvons toujours faire mieux, j'ai l'impression que l'école est redevenue un lieu de confiance et de stabilité. La majorité des parents sont satisfaits de l'école et les enseignants que je rencontre sont passionnés par leur métier. Et s'ils peuvent avoir l'impression d'être dirigés sur l'organisation de l'enseignement, je ne touche jamais à la pédagogie. Notre système est l'un des plus libres à ce niveau."

2 Gratuité de l'école. Dès cette rentrée, les écoles ne peuvent plus facturer de frais pour les photocopies en primaire ni de frais pour le journal de classe en secondaire. "Pour certains parents, c'est déjà une somme. Et que les écoles ne viennent pas dire qu'elles n'ont pas les moyens d'offrir le journal de classe aux élèves. Nous avons injecté 40 millions d'euros supplémentaires pour les subventions de fonctionnement en 2006 et il y aura une nouvelle augmentation de 25 millions en 2007."

3 Lutte contre la violence. "Il y a quasi un million d'élèves et des écoles avec 2 000 élèves. Le risque zéro n'existe donc pas, comme dans la société. Mais nous avons des outils pour lutter contre la violence. Plusieurs initiatives seront prises dans le courant de cette année afin d'éviter autant que possible tout acte de violence dans les écoles." Il s'agira, entre autres, de samedis de formation à la gestion de la violence; de la poursuite des mesures de première ligne (équipes mobiles, médiateurs, service d'accrochage scolaire,...); du renforcement de l'éducation à la citoyenneté active et responsable;...

4 Ecole ouverte sur le monde. Dans le cadre du plan "cyberclasses", 40 000 ordinateurs vont être livrés en trois ans dans les écoles wallonnes grâce à une enveloppe de 85 millions d'euros de la Région. "A Bruxelles, il y a moins urgence. Le matériel a été renouvelé plus récemment", commente Marie Arena. Par ailleurs, l'année scolaire 2007-2008 verra le lancement d'un prix destiné à récompenser les meilleurs projets conçus en collaboration entre une classe du 3e degré du secondaire et une entreprise afin de sensibiliser les jeunes à l'esprit d'entreprise. Enfin, on notera que la commission "Publicité" est désormais en place et peut donc examiner les infractions à la loi de 1959 qui interdit toute propagande politique et toute activité commerciale dans les établissements scolaires.




MAJ 31/08/2007
Demotte est "pointilleux"

Le ministre-président souhaite la rentrée parlementaire à la mi-septembre

"Pointilleux. " Ils sont plusieurs ministres wallons à faire remarquer un changement d'attitude dans la gouvernance wallonne.

Premier wallon, Rudy Demotte ne l'a pas caché, il veut "une Wallonie efficace et dynamique." L'homme est connu pour sa rigueur... Déjà lorsqu'il était ministre fédéral de la Santé. Le temps presse pour lui qui n'a que 16 mois pour convaincre. Il attend avec impatience "la rentrée parlementaire à la mi-septembre." Le message est passé aux députés.

Hier, il a présenté officiellement ses deux nouveaux ministres : Marc Tarabella, en charge de la Formation, et Paul Magnette, en charge des Affaires Sociales et de la Santé.

Il a également annoncé une nouvelle façon de travailler : "Nous mettrons sur pied des séminaires gouvernementaux qui auront pour objectif de défricher le terrain sur des sujets précis : Marshall, le fond des communes, les pouvoirs locaux...."

Le premier séminaire sera organisé le dimanche 9 septembre après-midi et aura pour thème l'évaluation du plan Marshall. Les experts de l'IWEPS (Institut Wallon de l'Évaluation, de la Prospective et de la Statistique) y seront attendus. "Le 11 septembre, le rapport sera présenté aux partenaires sociaux, et discuté en gouvernement le 13."

Hier, le dossier de la politique aéroportuaire a été discuté avec la filiale chargée d'assurer des missions de sécurité dans les aéroports. Le Plan Tonus a aussi été évoqué.


Le Gouvernement wallon a effectué sa rentrée ce jeudi sous la présidence de Rudy Demotte, en présence des deux nouveaux ministres, Marc Tarabella, en charge de la Formation, et Paul Magnette, en charge des Affaires Sociales et de la Santé.
Les ministres ont découvert un ministre-président très pointilleux, qui prend connaissance des dossiers en profondeur. Rudy Demotte a ainsi annoncé l'organisation de séminaires gouvernementaux qui auront pour objectif de "défricher le terrain sur des sujets précis". Le premier séminaire sera organisé le dimanche 9 septembre après-midi et aura pour thème l'évaluation du plan Marshall. Cette nouvelle méthode d'examen de dossier, qui permet de prendre plus de recul et d'accorder un temps à la réflexion et à la discussion, sera également appliquée, dans le cadre de la réforme du fond des communes. Concernant le fond des dossiers, le gouvernement a évoqué la politique aéroportuaire et la mise en place de la filiale, dépendant à 51% de la Région et à 49% des deux sociétés de gestion des aéroports wallons, chargée d'assurer des missions de sécurité dans les aéroports.

Magnette embauche
Malgré les vacances, on s’active au gouvernement wallon. Au cabinet de feue Christiane Vienne par exemple, où le politologuo-démineur Paul Magnette devrait bientôt prendre ses quartiers. Le staff du Boulevard de l’Empereur s’agite actuellement pour lui concocter un nid douillet et… ultra-politisé. Les deux bras droits d’Elio Di Rupo, Frédéric Delcor (directeur de l’IEV) et Florence Coppenolle (attachée de presse), peaufinent le casting pour blinder le cabinet en vue des régionales de 2009, et placent déjà quelques copains. Histoire d’instrumentaliser efficacement les deux années de législature qui restent pour imposer Magnette comme tête de liste à Charleroi.
Où personne ne le soutient, hormis les « rénovateurs », et encore… Après les péripéties de l’AWIPH, il ne faut donc pas s’attendre à ce que le successeur de Vienne s’agite et réforme à tout va. Pas d’excellent augure pour le secteur social en Région wallonne… Son cabinet servira davantage les ambitions que place Di Rupo dans Magnette et contre les bonzes carolos…

Éradiquer le chômage, c'est possible
MAJ 31/08/2007

Jules Gazon, professeur émérite à Hec, a imaginé un système contraignant de titres-services mais pour le bien de tous

"Est-il éthique de laisser des gens ne rien faire ? À un point tel que certains en perdent l'estime de soi ? N'est-il pas immoral de laisser naître et grandir des enfants en n'ayant d'autre perspective que l'exclusion du monde du travail ?" Pour Jules Gazon, professeur émérite de Hec-Liège, faculté d'économie, de gestion et de sciences sociales, la réponse à ces questions est non. Pour lui, il est possible d'offrir un statut de travailleur à tous. Et il en fait la preuve dans un bouquin, paru en juin dernier : Ni chômage, ni assistance. Du choix éthique à la faisabilité économique .
"Il y a une dizaine d'années, j'ai été sollicité par la Région wallonne pour trouver des solutions pour remettre les chômeurs au travail , explique Jules Gazon. J'ai, alors, avancé une dizaine d'idées." Restées lettre morte pour la plupart...
À la pension, il a décidé de rédiger un rapport pour les gouvernants concernant la lutte contre le chômage. Après s'être documenté, il est vite venu à la conclusion que le chômage longue durée était intolérable tant pour les actifs que pour les inactifs. Et il a formalisé des propositions en ce sens sous formes de schémas mathématiques pour démontrer leur faisabilité économique.
Il a imaginé un système de titres-services obligatoires. Il s'agit de prélever 2,9 % du coût salarial de chaque travailleur et de les convertir en crédits de proximité. Avec ceux-ci, on pourrait consommer des petits services : transport de personnes, garde de jeunes enfants, jardinage, aide ménagère...
"D'après mes calculs, on pourrait remettre 49 % des chômeurs au travail directement , poursuit le Liégeois. Les autres, inaptes à travailler dans des emplois de proximité - à cause d'un décrochage total par rapport au milieu du travail ou à cause de qualifications trop élevées - seraient dirigés pour la plupart vers des formations de remises à niveau soit vers un nouvel emploi." Ceux qui refuseraient ne recevraient plus d'allocations de remplacement. Les indigents, évidemment, ne seraient pas concernés.
En ces heures de négociations pour un futur gouvernement, il semble que la proposition ne laisse personne indifférent puisque le professeur avoue être en contact assez appuyé avec différents partis politiques, tant flamands que francophones.
Ni chômage, ni assistance. Du choix éthique à la faisabilité économique, par Jules Gazon. L'Harmattan
Mateusz Kukulka

"Je suis prêt et je veux avancer", a déclaré Michel Daerden.
La vignette autoroutière sera très prochainement remise sur la table du gouvernement wallon, a annoncé le ministre wallon de l'Equipement, Michel Daerden. S'il ne veut pas en dire plus sur le contenu, le ministre pense qu'il a trouvé "un système qui est en mesure de séduire Yves Leterme". "Je suis prêt et je veux avancer", a-t-il souligné.Le ministre, qui a annoncé qu'il avait l'ambition de faire du réseau routier wallon "un des plus beaux d'Europe", souhaite égalememt boucler rapidement le dossier de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux - Beaufays. "C'est la priorité des priorités", a-t-il souligné.
Ce dossier, qui représente un investissement de 400 millions d'euros, pourrait faire l'objet d'un permis d'urbanisme avant la fin de l'année. Les travaux pourraient débuter en 2009 et la liaison pourrait être mise en service en 2012. Au niveau financier, le ministre du Budget présentera un ajustement à la rentrée parlementaire. Le budget 2008 s'annonce cependant quelque peu compliqué. "J'attends les chiffres mais j'ai une grande inquiétude quant aux accords qui seront pris au niveau fédéral. On est nulle part. Je ne sais pas quelles seront les modalités de financement pour les Régions et les Communautés, cela dans un contexte de vieillissement de la population et auquel s'ajoute la hausse des taux d'intérêt", a remarqué Michel Daerden.

Le ministre wallon des chiffres souhaite également mettre en place une administration fiscale wallonne. Au niveau économique, le ministre Marcourt se penchera sur le dossier ArcelorMittal. Le groupe sidérurgique devra se positionner sur la réouverture du haut-fourneau de Seraing, mais également sur la maintien de la phase à chaud. Le problème des quotas des émissions de CO2 devra également être résolu.
Le dossier de l'Airbus A350, qui n'a toujours pas fait l'objet d'un accord de coopération, sera également une des préoccupations du ministre de l'Economie en cette rentrée. Du côté de l'emploi, Jean-Claude Marcourt restera attentif aux chiffres du chômage. Il poursuivra également la mise en place du plan Job Tonic qui a pour objectif la mise à l'emploi des jeunes. (belga)

Rudy Demotte présente le Pacte social pour la Wallonie

"La grève sauvage est à proscrire dans une Région qui s'attache à réussir son redéploiement économique", estime Rudy Demotte.Rudy Demotte, le ministre-président de la Région wallonne, présente, dans des entretiens accordés mercredi aux quotidiens du groupe Sud Presse et au Soir, son Pacte social pour la Wallonie. Il estime notamment que pour "mettre les Wallons au travail", la paix entre patrons et syndicats est nécessaire. "Les conflits nuisent à l'image de la Région", analyse-t-il. "Il faut un nouveau pacte social wallon, liant mouvement syndical, patronat, responsables publics", estime Rudy Demotte dans les colonnes du journal vespéral. Se référant à l'accord obtenu à Charleroi dans le cadre du dossier Ryanair, le ministre-président wallon estime par ailleurs qu'un "délai minimal à respecter avant d'entreprendre des actions de type grève semble être une dynamique qui pourrait être étendue à d'autres secteurs". "Le principe d'une grève sauvage est un type d'action à proscrire dans une Région qui s'attache à réussir son redéploiement économique", avance-t-il dans La Capitale, La Nouvelle Gazette et La Meuse. Il pense que pour les investisseurs, "notre Région pâtit encore de son image gréviste".Il attend également du patronat qu'il considère les syndicats comme son premier partenaire et qu'il s'engage dans un processus de concertation sociale plus important. "Je souhaite des engagements forts tant en ce qui concerne la qualité des contrats, les salaires ou encore la formation". Rudy Demotte prévient: "Je serai un ministre-président de terrain. J'irai partout où les choses bougent en Wallonie, habité par une obsession quasi monomaniaque". (belga)

09 octobre 2007

Demotte et Picqué inquiets pour 360.000 chômeurs

Green card à la belge

Pas de vaste opération de régularisation des sans-papiers de chez nous

"Il était important d'avoir des mesures non équivoques, clairement définies, pour ne pas donner prise à des interprétations divergentes. " C'est ainsi qu'Yves Leterme (CD & V/NV-A) a expliqué la longueur des palabres ayant abouti à un premier accord sur la politique d'immigration, dans la nuit de lundi à mardi.
Entamés à 15 heures, ils ne se sont achevés qu'à 3 heures du matin. Non sans mal. "Si on a passé quatre heures ensemble c'est beaucoup ", relève ce témoin. "Le reste a été fait de confessionnaux, entre Yves Leterme et Joëlle Milquet, à qui tout le monde a bien fait comprendre qu'elle endosserait la responsabilité de l'échec. "
Le scénario ne s'est pas avéré. Avec quel compromis ? Inventaire.
Régularisation. Exit la demande du CDH d'une commission de régularisation. Tout passera toujours par une décision au cas par cas du ministre. Mais on précisera mieux les circonstances exceptionnelles qu'il peut prendre en compte.
Le critère de la longue procédure (4 ou 5 ans, selon qu'il y a ou non des enfants) tiendra aussi compte d'une procédure en cours devant le Conseil d'Etat. Un Conseil consultatif des étrangers veillera à l'impartialité du ministre.
Immigration économique. Pour octobre 2008, le gouvernement s'accordera avec les Régions et les partenaires sociaux sur une ouverture accrue des frontières. But : combler la pénurie constatée dans certains métiers, à délimiter de commun accord.
On l'annonce en trois phases. Un : vérifier si on ne trouve vraiment personne sur le marché belge. Deux : ouvrir les frontières aux nouveaux pays de l'Union. Et trois : si on n'a toujours pas trouvé, s'ouvrir à des non-Européens par une sorte de Green card à la belge. Les illégaux de Belgique, présents depuis janvier 2006 et disposant d'un contrat de travail, seront alors légalisables.
Regroupement familial. Un immigré pourra faire venir sa famille s'il dispose de revenus (au moins 125 % du minimex, sauf mineurs d'âge).
Centres fermés. Familles avec enfants auront droit à des centres semi-fermés, avec accès à l'école. On pourra les réenfermer peu avant l'expulsion, si elle est décidée.
Déboutés. Retour volontaire ou expulsion.
Naturalisation. Il faudra 5 ans (et non plus 3) de résidence ininterrompue pour en bénéficier. S'y ajoute la connaissance des bases d'une des trois langues nationales, mais pas forcément celle de la région habitée.
Christian Carpentier
© La Dernière Heure 2007


Du plombier au soudeur
Jouer les démineurs, Jean-Luc Dehaene en raffolait. Yves Leterme, lui, préfère pour l'instant plutôt s'essayer à la soudure. Non sans mal. N'empêche : après bien du gâchis et au prix de spectaculaires étincelles, il est enfin parvenu, dans la nuit de lundi à mardi, à faire tenir ensemble les premiers morceaux de son improbable assemblage.
Cela s'est fait, dit-on, au prix d'une nouvelle nuit où la vaisselle a sérieusement craint pour son intégrité. Et de ce qu'on peut en comprendre, les interlocuteurs sont encore loin de planifier un réveillon de Noël tous ensemble autour d'un Yves Leterme à la guitare et d'une Joëlle Milquet à l'harmonium.
Mais l'étape est là : après 121 jours de palabres, trahisons, piques assassines et autres psychodrames divers, l'Orange bleue tient enfin son accord. Son tout premier. Qui - véritable miracle - n'a pas, cette fois, été remis en cause dans les deux heures de sa conclusion par un de ses signataires.
On en viendrait presque à oublier le fond même du compromis. Car c'en est bien un. Le CDH a dû reléguer aux oubliettes son espoir d'une commission de régularisation permanente des sans-papiers. C'était ça ou porter le poids d'un irrémédiable désaccord. Joëlle Milquet a donc bien dû se résoudre à donner des gages, même si elle les jure contrebalancés par d'autres dispositions, qu'on jugera à l'usage.
Les demandeurs d'emploi, eux, n'en ont sans doute cure. Ils resteront longtemps inquiets face à l'ouverture annoncée à l'immigration économique. Une partie de cet accord ne s'inscrit pourtant que dans la logique européenne, qui impose des obligations à ses pays membres. Le reste, on veut dire l'ouverture à certains travailleurs non-Européens est, pour l'heure, suffisamment entouré de verrous - l'accord des Régions ainsi que des patrons et des syndicats - pour laisser espérer une utilisation parcimonieuse du procédé. L'inverse tournerait rapidement à la concurrence déloyale par rapport à nos travailleurs, mais aussi à la remise en cause d'engagements patronaux à assurer la formation de ceux et celles qui sont insuffisamment qualifiés. Et ça, ce serait inacceptable. © La Dernière Heure 2007


Les fondements d'une politique d'asile et de migration globale, cohérente et équitable
Les flux migratoires, également à destination de notre pays, constituent un grand défi
de société et un défi pour l’Union européenne dans son ensemble.
La quête d'un nouvel avenir par des ressortissants de pays n'appartenant pas à
l'Union européenne est souvent ressentie comme une menace et met la société
sous pression, surtout dans nos villes.
Le nouveau gouvernement entend dès lors investir dans une plus grande assise
sociale. Il doit être possible de concilier notre hospitalité avec un grand sentiment
d'équité.
Dans un contexte de mondialisation, une politique de migration globale et cohérente
représente dès lors un pilier important de notre société. C'est pourquoi le nouveau
gouvernement veut un seul ministre en charge de cette responsabilité, qui se
verra également confier une importante mission de coordination. Le ministre
compétent sera chargé de l’accueil des demandeurs d’asile et sera responsable de
tous les autres aspects relatifs à la politique d’asile et de migration. Il devra valoriser
et renforcer les efforts des Régions et des Communautés et harmonisera la
politique du gouvernement avec celle menée par l’Europe en la matière.
1.M igration et travail
Le nouveau gouvernement veut des accords précis en vue d'assurer une plus
grande marge de manoeuvre sur le marché de l'emploi, avec une attention
particulière pour la migration économique. Ce point figurera en détail dans le volet
économique de l’accord de gouvernement.
Les demandeurs d'emploi de notre pays bénéficieront évidemment de la priorité.
Il en va de même pour les demandeurs d'emploi des nouveaux États membres
de l'Union européenne. Les entraves à la libre circulation de ces demandeurs
d'emploi seront levées.
Pour les fonctions critiques, il y aura également un élargissement aux ressortissants
dits «de pays tiers » et on élaborera un système de “bluecards”. Cette nouvelle
possibilité prendra cours le 1er octobre 2008.
Les personnes séjournant sans permis de séjour légal se verront à une seule
occasion et à titre exceptionnel offrir la possibilité d’acquérir un droit temporaire à
travailler et à séjourner. Cette mesure s’appliquera uniquement aux personnes qui
séjournent dans notre pays depuis le 1er janvier 2006 et qui possèdent une offre
d’emploi ferme.
Le gouvernement élaborera ces mesures en concertation étroite avec les
interlocuteurs sociaux et les régions concernées.
2. M igration et regroupement familial
Le nouveau gouvernement entend protéger contre les abus de tiers les personnes
qui veulent faire valoir leur droit au regroupement familial ou à la constitution de
familles.
Les personnes disposant d'un revenu stable et régulier provenant du travail
(équivalent à 125% au moins du revenu d’intégration) leur permettant de
subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille pourront prétendre au droit au
regroupement familial et à la constitution de familles. Il va de soi que cette condition
ne s’appliquera pas au regroupement familial avec enfants mineurs.
Le nouveau gouvernement entend ainsi également lutter contre les mariages de
complaisance. Il est également prévu de créer un point de contact pour les victimes
des mariages de complaisance et les parquets devront mener des poursuites
effectives afin que l’incrimination desdits mariages ne reste pas lettre morte.
3.Asile, accueil des demandeurs d'asile et expulsion des candidats-réfugiés
déboutés
Le nouveau gouvernement entend faire de la loi existante un succès.
Cela signifie que le ministre compétent devra organiser le travail des services de telle
sorte que les demandeurs d'asile reçoivent rapidement une réponse claire et que
chaque décision soit exécutée rapidement. Il y aura également lieu d’harmoniser la
loi sur l’accueil avec la loi sur l’asile
Au plus tard six mois après le début de la procédure d’asile, les demandeurs d’asile
auront accès au marché du travail.
Le gouvernement prône une mise en oeuvre correcte et stricte de la nouvelle
législation en matière d’asile. Le gouvernement fédéral mène une politique de
rapatriement et d’éloignement effective. Le nouveau gouvernement attend de la part
des demandeurs d’asile déboutés d’accepter les conséquences de la procédure et
de quitter le pays. Le gouvernement veut inciter les demandeurs d'asile à opter pour
un retour volontaire et autonome. En cas de refus, le gouvernement optera pour le
départ forcé.
Cette politique d'éloignement ne pourra réussir que si elle bénéficie d'une bonne
collaboration avec les zones de police locales. Nous créerons les possibilités
nécessaires à la réalisation de cet objectif.
Pour les familles avec enfants dont la demande d'asile est rejetée, le nouveau
gouvernement veut assurer un accueil approprié permettant d'organiser facilement
un retour empreint d’humanité. Dans cette optique, le nouveau gouvernement veut
créer un environnement qui ne soit pas traumatisant pour les enfants. Un retour
rapide avec accompagnement peut y contribuer.
4. R ésidents illégaux
L’option du gouvernement est une politique de régularisation organisée sur base
individuelle.
Le nouveau gouvernement demandera au ministre en charge de concrétiser et de
préciser la notion de "circonstances exceptionnelles" dans une circulaire.
5.Actuellement, les circonstances exceptionnelles couvrent : la longue procédure,
le motif humanitaire grave ou la maladie.
Le critère de longue procédure est étendu à 4 (familles avec enfants) et à 5 ans
(familles sans enfants), en ce compris la procédure devant le Conseil d’État et/ou
l’art. 9, 3. de l’ancienne loi sur les étrangers. Quiconque est engagé dans une telle
procédure, ne met pas en danger l’ordre public ou la sécurité et est suffisamment
intégré, c.-à-d. possède une connaissance suffisante de l’une des langues
nationales, a des enfants qui fréquentent régulièrement l’école et sont intégrés,
possède un passé professionnel ou se montre disposé à travailler, possède des
qualifications ou des compétences adaptées au marché de l’emploi, se voit délivrer
un permis de séjour de durée illimitée.
Le nouveau gouvernement veut une politique qui soit ressentie comme équitable.
C'est pourquoi il importe d'éviter tout soupçon d'arbitraire. Le ministre doit dès lors
pouvoir compter sur un "conseil" où siégeront des délégués des départements
concernés ainsi que des représentants de la société civile. Ce Conseil consultatif des
étrangers (prévu dans la loi sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et
l'éloignement des étrangers) sera habilité à vérifier, par sondages, que le ministre
applique de façon uniforme et correcte les directives visant à donner un contenu
concret aux « circonstances exceptionnelles ».
6.Migration et nationalité
Le nouveau gouvernement entend faire de la législation sur la nationalité un levier
d'intégration.
L’acquisition de la nationalité belge par le biais de la naturalisation sera assortie des
conditions suivantes : avoir séjourné en Belgique depuis 5 ans sans interruption, être
titulaire d’un permis de séjour de durée illimitée et produire une preuve d’intégration.
La connaissance d'une des langues nationales, notamment, constituera une preuve
d'intégration et sera délivrée par les Communautés. Un accord de coopération sera
conclu à cette fin.
La législation relative à la nationalité deviendra neutre sur le plan migratoire. En
d’autres mots, il ne pourra pas être plus facile d’acquérir la nationalité que d’obtenir
un permis de séjour. Il sera dès lors également mis fin au mécanisme permettant à
des parents qui acquièrent la nationalité belge d’ouvrir un droit automatique en
faveur de leurs enfants (majeurs) qui résident encore à l’étranger.

Il est inconcevable que le pouvoir fédéral Fédéral permettre de recourir prioritairement à des travailleurs étrangers en lieu et place des demandeurs d'emploi installés actuellement sur le territoire belge, ont déclaré mardi les ministres-présidents wallon et Bruxellois, Rudy Demotte et Charles Picqué, commentant ensemble l'accord intervenu le volet migrations.Rudy Demotte et Charles Picqué se sont dit inquiets, plus particulièrement en ce qui concerne le volet permettant de recourir à une migration économique pour répondre aux offres d'emploi disponibles en Belgique. "Outre les nombreuses questions que ne manque pas de soulever ce type d' immigration choisie, notamment en termes de respect des conditions de travail pour les travailleurs étrangers concernés", les ministres-président se sont interrogés sur l'opportunité de mettre en oeuvre une telle démarche "à l'heure où 359.141 personnes sont à la recherche d'un emploi en Wallonie et à Bruxelles".Rappelant les efforts déployés par les deux Régions, à travers le "Plan Marshall" wallon et le "Contrat pour l'économie et l'emploi" bruxellois, pour créer de nouveaux emplois, ils ont demandé que la future majorité fédérale soutienne davantage celles-ci dans la lutte contre le chômage. Pour eux, il faut mettre sur pied un Plan national pour l'emploi qui viserait notamment à renforcer la mobilité des travailleurs entre les Régions et à lutter contre les pièges à l'emploi. "Si le Fédéral témoignait une réelle volonté de s'inscrire dans une telle logique, il trouverait en la Région bruxelloise et la Région wallonne des partenaires constructifs", ont commenté les deux ministres-présidents. Charles Picqué et Rudy Demotte ont souhaité que l'on maintienne le principe de vérifier si aucun demandeur d'emploi n'est disponible en Belgique avant de délivrer un permis de travail à une personne provenant d'un autre pays. "Il serait par exemple aberrant qu'un demandeur d'emploi bruxellois ou wallon ne soit pas engagé pour des raisons liées à son niveau de langue et en même temps « remplacé » par un travailleur d'un autre pays de l'Union européenne ou extra-européen, ont-ils insisté. (belga)

Di Rupo inquiet sur l'ouverture des frontières
Le président du PS Elio Di Rupo et la vice-première ministre socialiste sortante Laurette Onkelinx ont critiqué ce mardi l'accord intervenu dans la nuit de lundi à mardi en matière de migration."C'est un soulagement. Enfin un point acquis. Après 110 jours, ils ont mis plus d'une semaine pour se mettre d'accord sur un point", a ironisé M. Di Rupo sur les ondes de Bel-RTL. Au sujet de l'accord en lui-même, le président du PS s'est déclaré inquiet. "Je suis inquiet sur la manière dont on ouvre les frontières, je pensais qu'il fallait davantage aider les Belges sans travail en Wallonie et à Bruxelles et qu'on aurait dû donner une chance plus nette à ceux qui n'ont pas de travail et qui pourraient en trouver, notamment en Flandre qui a besoin de main d'oeuvre", a-t-il dit.Laurette Onkelinx critique l'accord sur la migration économique. "Plutôt que mettre à l'emploi nos chômeurs -et il faut mener une politique active de l'emploi- on va à la recherche des personnes à l'étranger, diminuant ainsi la pression sur les entreprises, notamment en matière de formation", a-t-elle dit sur les ondes de la RTBF-Radio. En matière de régularisation, elle estime que l'on ne va pas assez loin. "Nous avions dit une commission de régularisation, avec des magistrats, et sur base d'une loi claire. Il n'y a rien de tout cela", souligne Mme Onkelinx. (belga)

Le PS rappelle ses positions en matière de régularisation
A l'heure où les partenaires de l'Orange bleue débattent de l'asile et de l'immigration, le PS a rappelé lundi ses positions en la matière et plaide pour une approche progressiste et humaine des migrations. Il faut, disent les socialistes, à la fois éviter l'angélisme de la doctrine des frontières ouvertes et l'hypocrisie par rapport à la situation de ceux qui sont déjà sur notre territoire. Le PS dénonce tout particulièrement ce qu'il appelle l'hypocrisie du MR qui est d'avis que la procédure actuelle de régularisation est appropriée alors que plus de 100.000 sans-papiers résident actuellement en Belgique. Les socialistes plaident pour une régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs et objectifs. Concrètement, ils demandent que soient régularisées les personnes qui n'ont pas reçu de réponse définitive des instances responsables depuis plus de 3 ans et les personnes qui ont développé en Belgique des attaches sociales durables. Par ailleurs, pour les socialistes l'enfermement des familles et de leurs enfants mineurs dans les centres fermés devrait être interdite. Ils demandent également la mise en place d'un contrôle judiciaire sur l'opportunité de la détention et la limitation de celle-ci à 2 mois maximum. (belga)