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16 mars 2007

Déjà plus de 2.500 candidats au réseau de sécurité routière

En à peine quatre jours de temps, 2.553 Belges se sont déjà inscrits au réseau de bénévoles "je suis pour". Il s'agit d'un réseau de bénévoles qui veulent s'investir dans la promotion de la sécurité routière dans notre pays.
Dimanche, le ministre de la Mobilité Renaat Landuyt a porté le réseau de bénévoles sur les fonts baptismaux. Ce réseau doit élargir la participation de la société dans la sécurité routière et s'inscrit dans un projet européen plus large au sein duquel les pays membres concernés mettent chacun en place un réseau. Le réseau "je suis pour" offre la possibilité aux gens de s'investir de façon volontaire en faveur de la sécurité routière.

Les bénévoles doivent suivre une courte formation et pouvoir s'engager durant une année complète, par exemple en soutenant les campagnes IBSR ou en mettant en place des stands d'information sur la sécurité routière lors d'événements. En quatre jours à peine, plus de 2.500 personnes se sont déjà signalées: 1.464 francophones et 1.089 néerlandophones. (GFR)

22 janvier 2007

Daerden, le ministre con (pétent ?)

Daerden ne veut pas répondre aux accusations de Reynders

Le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, n'a pas souhaité répondre aux accusations de Didier Reynders sur sa consommation d'alcool. Ce jeudi, dans la presse, le ministre des Finances, Didier Reynders, évoquait les problèmes du ministre wallon avec l'alcool et lui recommandait "d'arrêter de boire".
Interrogé par de nombreux internautes, jeudi après-midi, Michel Daerden a déclaré qu'il ne souhaitait pas répondre à ces accusations. "Je ne désire pas répondre à ce genre d'attaque qui m'étonne de la part d'un homme de qualité que je connais depuis une vingtaine d'années et avec lequel j'ai toujours eu de bons contacts. Aurait-on déformé ses propos ou faut-il y voir le début des joutes électorales qui se profilent? Répondre à ce genre d'attaque est contraire à ma nature. Jamais on ne m'a entendu m'exprimer sur la vie des autres", a-t-il commenté.

"Michel Daerden doit arrêter de boire", selon Reynders

"L'image elle-même fait sourire, mais elle est catastrophique pour la fonction d'homme politique mais aussi pour la Région wallonne (...). Pour moi, c'est simple, boire ou conduire, même une région, il faut choisir", a déclaré Didier Reynders, chef de file MR en province de Liège et au fédéral qui s'exprime jeudi sur la politique liégeoise en général et la "Daerdenmania" en particulier.
Didier Reynders lui conseille d'"arrêter de boire". Il dénonce le fait que l'attitude du ministre Daerden n'a pas été condamnée par les instances de son parti (PS) et le fait que la presse en a fait une vedette.Toutefois, M. Reynders souligne que Michel Daerden reste le "grand responsable socialiste de la province de Liège et de la Région wallonne. Il est tête de liste à la Chambre depuis 1991 et a réalisé un peu plus de la moitié de mes voix (51.000 contre 96.000 à Reynders)". "Mais à son égard, j'espère pour lui qu'il va arrêter de boire. Si maintenant il y a un autre interlocuteur, moi je veux bien, mais qui ? ", a-t-il conclu.

MAJ 22/01/07

Guerre de tranchées au PS liégeois

La ligne de démarcation entre les tendances Daerden et Demeyer-Marcourt est plus présente que jamais. Pour certains, il faut en finir avec l'ère Daerden. Malgré les apparences, la bataille fait rage et tous les coups sont permis.

Samedi midi au château de Colonster au Sart-Tilman (en région liégeoise), pratiquement tous les camarades importants liégeois étaient présents pour assister à la présentation des voeux de Michel Daerden (PS), en tant que président du Groupement de redéploiement économique de Liège, aux forces vives. Quelques absences étaient fort remarquées comme celles du ministre fédéral des finances, Didier Reynders (MR) et du député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS). Ce dernier, chef de file des opposants à la "ligne Daerden", était dit-on en voyage aux USA "pour affaires". Parmi ce monde ou chacun affiche son sourire des beaux jours, la sincérité de ceux qui ont répondu à l'invitation de leur leader ou ami contraste très fort avec l'hypocrisie des autres, présents par obligation ou politesse.
On s'embrasse, on se congratule mais ça sonne faux. La situation illustre bien la réalité de la fédération liégeoise du PS où, c'est aujourd'hui la stratégie du "j'embrasse mon ennemi pour mieux l'étouffer". Les élections communales du 8 octobre dernier ont donné lieu à un rééquilibrage des forces au sein du PS liégeois.
L'éthique et le pouvoir
Entre la tendance de Michel Daerden et celle pilotée par le trio Willy Demeyer (maïeur de Liège), Jean-Claude Marcourt (ministre wallon de l'Economie) et Alain Mathot (député bourgmestre de Seraing), c'est plutôt les épines que la rose rouge. "Ce n'est pas la guerre entre les deux sensibilités. Ça pourrait fonctionner mieux, mais nous travaillons au changement de la ligne politique de la fédération et le nouveau rapport induit par les élections communales va nous renforcer dans notre action. La différence entre les deux tendances est notamment d'ordre éthique, car je pense qu'il faut être intransigeant et ne plus tolérer certaines pratiques. Elle tient aussi dans la répartition du pouvoir. Il n'y aura plus un seul chef qui décidera pour tout le monde et il faut qu'il y ait de la place pour davantage de concertation", dit Willy Demeyer, également président de la fédération liégeoise du PS.
Jusqu'il y a peu, Michel Daerden, des bourgmestres socialistes de l'arrondissement de Liège (24 communes) et certains caciques de la fédération représentaient encore plus de 60 pc des voix. Ils ne pèseraient aujourd'hui que 30 à 40 pc au sein de l'une des plus grosses composantes du parti socialiste francophone avec environ 23 000 affiliés. "Des bourgmestres qui étaient proches de Daerden comme Gilbert Van Bouchaute ont perdu leur maïorat et d'autres qui hésitaient comme celui de Saint-Nicolas (Patrick Avril), Blegny (Marc Bolland) et d'autres encore se sont ralliés à la ligne de Willy Demeyer. Celle-ci a réussi à mettre des hommes qui partagent leur vision des choses à la tête de certaines communes comme Mauro Lenzini à Oupeye, Isabelle Simonis à Flémalle ou encore le fils Mathot à Seraing", explique un membre influent de la politique liégeoise.
En finir avec "l'ère Daerden"
Derrière les façades, la guerre fait rage entre les deux tendances et chacune compte ses alliés. Tous les coups sont également permis. "La mise en avant, fut-elle justifiée, dans la presse des déboires ou des difficultés de certaines structures portées par Michel Daerden n'est pas innocente", analyse-t-il. Pour Certains, il faut en finir avec "l'ère Daerden" où le ministre du Budget avait la mainmise sur tout. "C'est un homme tout puissant, il connaît beaucoup de monde dans le secteur économique grâce à son cabinet révisoral (piloté aujourd'hui par son fils Frédéric Daerden) et il avait placé ses hommes un peu partout", dit-on.
Mais on reproche à Willy Demeyer son manque de dynamisme et son absence de fermeté. "Michel Daerden a oeuvré pour la pacification de la fédération à une époque où les péronistes, fouronistes et orthodoxes ne se parlaient plus. Je ne crois pas qu'on peut parler de combat idéologique, car il n'y a pas tellement de débat de ce genre à la fédération. Je n'ai rien contre Willy Demeyer et je suis prêt à l'aider dans sa tâche, mais depuis qu'il est élu président de la fédération, il n'y a plus eu de réunion du comité exécutif, alors que celui-ci se réunissait une fois tous les deux mois. Entre juillet 2005 et décembre 2006, la conférence des bourgmestres de l'arrondissement ne s'est réunie qu'une fois et c'est récemment en décembre", déclare Charles Janssens, bourgmestre de Soumagne. "Avec Willy Demeyer, c'est une autre méthode de travail. C'est un homme de consensus et même s'il paraît mou, une fois qu'il a pris une décision après y avoir mûrement réfléchi, il est intraitable" dit Marie-Claire Lambert, vice-présidente du PS liégeois. Pour Didier Reynders, président du MR et aussi élu communal à Liège, "l'élection du bourgmestre de Liège à la tête du PS liégeois a introduit un certain immobilisme par rapport à ce que j'ai connu avec Michel Daerden. Sa faiblesse au sein de l'appareil socialiste à Liège est un handicap, il ne maîtrise pas grand-chose et on se demande qui est leur interlocuteur. C'est lamentable".

09 janvier 2007

«Nous pourrions revendiquer le poste de Premier ministre»

«Nous pourrions revendiquer le poste de Premier ministre»

(je désire le poste de Premier, même si j'ai été méchant)

Quels sont les défis que votre parti devra relever en 2007 ?

Elio Di Rupo:

«Le premier défi concerne l’avenir du pays qui est bousculé. Il y a toujours
certains responsables politiques flamands qui rêvent de scinder la Belgique.

Le deuxième défi qui nous occupe tous, c’est celui du réchauffement de la planète.
Nous en avons discuté avec Nicolas Hulot,mais aussi avec Alain Hubert en
Belgique. D’ailleurs, dans le même état d’esprit, nous allons lancer un appel au
monde associatif pour prendre des engagements sur cette problématique.

Un troisième défi nous tient particulièrement à cœur, c’est celui de la sécurité de l’existence. Il s’agit de résorber les angoisses de nos concitoyens.
Aujourd’hui, on angoisse parce qu’on a perdu son job, on angoisse parce que les
pensions sont trop basses, on angoisse aussi parce que le pouvoir d’achat reste
insuffisant…
Le dernier défi auquel je tiens beaucoup est le plaisir des gens.
Il faut quand même donner à nos concitoyens des moyens, une formation, des
infrastructures pour qu’ils puissent se mouvoir avec une certaine aisance. On
doit se soucier de l’épanouissement des êtres.»
Reparlons des chocs endurés par le PS en 2006.
La tempête est passée ?
«Mon sentiment est que ce qui s’est produit est salutaire. Finalement, cela a
nettoyé à fond un certain nombre de pratiques qui relevaient tantôt de
l’inacceptable, tantôt de la négligence et tantôt de l’incompétence. Mais nos
concitoyens en ont un peu marre. Il fallait évoquer les affaires mais on ne va
quand même pas me dire que les 4,3 millions de francophones se résument à quelques personnes qui ont très mal agi à Charleroi !
»
Côté flamand, on se demande si vous pourrez nettoyer le PS.
«Tous mes adversaires s’inquiètent et particulièrement du côté flamand.
D’autant plus que si les résultats électoraux sont bons, nous pourrons prétendre
à la fonction de Premier ministre. Dès lors, tout va être utilisé pour qu’il n’y
ai pas de francophone à ce poste et encore moins un socialiste. Il ne faut pas
être dupes. Il faut être raisonnables et pas se laisser impressionner par ce
blabla des adversaires.»

Le CD&V devra-t-il laisser ses revendications de réforme de l’Etat de côté pour entrer au gouvernement?
«Le CD&V ne représente qu’un tiers des voix des partis démocratiques.
Vraisemblablement, on se dirigera au Nord du pays vers une coalition entre trois
partis moyens. Côté francophone, ce sera une coalition à deux ou à trois. Mais
une chose est certaine, nous ne nous laisserons pas entraîner dans une
destruction de l’Etat belge. L’institutionnel ne doit être qu’un instrument pour
améliorer les conditions de nos concitoyens. Mais pourquoi voulez-vous que le
responsable du premier parti francophone accepte des réformes qui feraient que
les conditions de vie des francophones se détériorent ? Jamais je n’accepterai
que, sous couvert d’une régionalisation quelconque, on me donne la régression
comme perspective.»
Quel est le portrait idéal dufutur Premier ministre ?
«Il n’y a pas de politique qui peut dire « Je concours pour devenir Premier
ministre». Il n’y a cependant aucune fatalité à ce que cette fonction ne
revienne pas un jour à un francophone. Au nom de quoi, les néerlandophones
font-ils un hold-up sur cette fonction? Pourquoi plus de 40% de la population
n’aurait pas droit, dans sa propre langue, d’assumer cette fonction ? Si une
famille politique francophone obtient suffisamment de voix pour obtenir cette
fonction, il n’y a pas de raison pour que ce poste finisse systématiquement
ailleurs.»
Vous serez candidat au poste?
«Je ne réponds jamais à cette question. Personne ne peut faire de politique avec cet objectif où il s’expose à de grosses désillusions.»

Di Rupo:
"il faudra un débat sur la monarchie mais plus tard"
Il faut pouvoir tirer les leçons des événements qui ont concerné le Prince Laurent, estime le président du PS, Elio Di Rupo. Il en appelle à un débat sur la monarchie mais plus tard, dans la sérénité. "Ces événements ont eu une telle importance qu'il faut pouvoir tirer les leçons mais dans la sérénité. Il faudra parler de l'évolution de la monarchie, des dotations, etc. Il faudra le faire avec le roi, le gouvernement, le parlement et les présidents de parti. Mais nous devrons prendre le recul nécessaire. Ce sont des questions trop importantes pour être bâclées", a-t-il expliqué. (belga)


Les sept priorités de Di Rupo (11/01/2007)


Il veut relancer la Wallonie et dialoguer avec la Flandre

Di Rupo a fait hier, sa rentrée wallonne... à Bruxelles ! Outre l'actualité, il a exhorté les parlementaires wallons à être conscients de leur rôle. Ce à quoi le chef de groupe MR, Serge Kubla, a répondu "qu'il espérait voir plus souvent les ministres au Parlement wallon parce que les députés y sont".
Di Rupo a aussi évoqué ses 7 priorités wallonnes :
Le plan Marshall : "les dispositifs étant opérationnels, nous entrons plus encore dans une phase de concrétisation".
Le développement durable : le plan air-climat et des mesures en faveur des économies d'énergie et de la performance des bâtiments publics.
L'emploi et la formation : l'emploi et la création d'activités restent "la" priorité wallonne.
Fonds structurels : pour les bassins en difficulté pour arrêter le déclin.
La mobilité : une logique d'intermodalité... ainsi que la finalisation de la vignette autoroutière au 1er janvier 2008.
L'optimalisation des outils publics : "renforcement de nos structures publiques et la conclusion des contrats de gestion : Awiph, Société wallonne du logement, Fonds du logement, Société wallonne du crédit social, Ifapme, Sofico,... Ainsi que la réforme des intercommunales et du Fonds des communes ou la démocratie participative".
L'image de la Wallonie. C'est l'esprit de cette valorisation du talent wallon.
Par ailleurs, le ministre-président veut renforcer le dialogue et la collaboration avec la Flandre : "Il faut moins de clichés. Il ne s'agit pas de romantisme, je vous l'assure : les francophones veulent une prospérité économique et y travaillent intensément".
2007 sera-t-elle sans affaires ? Il ne se fait pas d'illusions : une année calme, ça n'existe pas. Par ailleurs, le ministre-président a également lancé un appel à la presse afin qu'elle n'hésite pas à valoriser les talents et le dynamisme wallons.
V. Li.
© La Dernière Heure 2007