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23 octobre 2008

150.000 dollars pour habiller Sarah Palin

Le parti républicain aux Etats-Unis a dépensé la bagatelle de 150.000 dollars (environ 116.000 euros) pour habiller et maquiller Sarah Palin, colistière du candidat à la Maison Blanche John McCain.

Sarah Palin. ©AP
Le principal organe de recueil de fonds des républicains a dépensé des dizaines de milliers de dollars dans des grands magasins de luxe de St.Louis, New York et Minneapolis, a affirmé le site internet Politico.
La somme de 4.716,49 dollars a été dépensée en coiffure et en maquillage au mois de septembre, a ajouté le site. Ce poste de dépenses n’apparaissait pas sur les comptes du parti avant la désignation de la gouverneure de l’Alaska, en août.
Tracy Schmitt, une porte-parole du ticket McCain-Palin, a assuré qu’il avait « toujours été prévu que les vêtements ainsi investis soient cédés à une organisation caritative après la campagne ». « Avec toutes les questions importantes auxquelles le pays est confronté, il est incroyable que nous passions du temps à parler de pantalons et blouses », a-t-elle également déclaré.
Une autre porte-parole, Maria Comella, a « refusé de donner des détails sur ces dépenses et sur les raisons pour lesquelles il était nécessaire de dépenser autant », a indiqué Politico.
L’état-major de campagne républicain « ne commente pas les décisions stratégiques sur la façon dont les ressources financières sont dépensées », a expliqué Mme Comella sur le site.
Deux magasins de vêtements pour bébés figurent sur la liste des dépenses, « suggérant que 295 dollars ont été dépensés pour habiller le dernier des Palin sur le chemin de la campagne », a ajouté Politico, évoquant le cinquième enfant de la candidate au poste de vice-présidente, né en avril.

28 juillet 2008

Pour McCain, la Russie est devenue une "autocratie" à exclure du G8

Le candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, qui veut exclure la Russie du sommet du G8, a affirmé dimanche que ce pays était devenu une "autocratie" et que l'ex-président Vladimir Poutine avait conduit le pays sur une "très mauvaise voie".
"Nous devons améliorer leur comportement", a affirmé John McCain sur ABC, rappelant les récentes décisions de la Russie. John McCain a cité "la baisse des livraisons de pétrole aux Tchèques parce qu'ils ont conclu un accord avec nous, l'exclusion (du groupe pétrolier) BP de la Russie (...), l'énorme pression sur la Géorgie (...), l'Ukraine", ainsi que "leur blocage au conseil des Nations unies sur l'Iran". "Ils sont devenus une autocratie", a déclaré le candidat à la présidentielle américaine. "L'ex-président Poutine, maintenant Premier ministre et son gouvernement ont mené le pays sur une très mauvaise voie", a-t-il poursuivi ajoutant que Vladimir Poutine tenait encore les rênes du pays. "Nous voulons un meilleur comportement de la Russie sur le plan international et nous sommes en droit de l'escompter", a-t-il ajouté.

06 juin 2008

Clinton se rallie officiellement à Obama

Barack Obama a enregistré un nouveau soutien de poids vendredi, celui du chef de la majorité au Sénat Harry Reid, un démocrate influent qui s'était abstenu de prendre parti durant les primaires.


Hillary Clinton jette l'éponge. La sénatrice de New York, qui fait figure de possible co-listière de Barack Obama, va mettre un terme à sa campagne et apporter son soutien au sénateur de l'Illinois, qu'elle a rencontré en tête à tête pour discuter de la campagne à venir pour l'élection présidentielle du 4 novembre. Hillary Clinton mettra fin à sa campagne samedi à midi (16h GMT, 18h à Paris) à Washington, a annoncé vendredi son équipe de campagne. L'ex-Première dame des Etats-Unis remerciera ses partisans et apportera officiellement son soutien à Barack Obama, mathématiquement assuré depuis mardi de décrocher l'investiture démocrate pour la présidentielle.
La sénatrice de New York devrait appeler les démocrates à s'unir derrière Obama et à l'aider à vaincre le républicain John McCain lors du scrutin de novembre. Les dirigeants du parti de l'âne espèrent que le ralliement de Clinton va aider à ressouder les démocrates, après une bataille des primaires longue et acharnée qui a laissé des traces.
Hillary Clinton et Barack Obama se sont rencontrés jeudi soir en privé au domicile de la sénatrice de Californie Dianne Feinstein pour discuter de la campagne à venir. Ils sont arrivés séparément et se sont assis l'un en face de l'autre dans le salon, selon Mme Feinstein, qui les a laissés en tête à tête. "Il y avait un désir de part et d'autre, je crois, d'avoir un entretien privé", a expliqué la maîtresse des lieux. Les deux candidats sont sortis de leur rencontre d'une heure en riant. "Ils m'ont appelée quand (l'entretien) a été terminé", a précisé Mme Feinstein. "Je suis descendue et j'ai dit 'bonsoir, j'espère que vous avez eu une bonne réunion.' Ils riaient et c'est tout."
"Les sénateurs Obama et Clinton (...) ont eu une discussion productive sur l'important travail qu'il faut fournir pour réussir en novembre", ont-ils indiqué dans un communiqué commun. De nombreux partisans d'Hillary Clinton souhaitent qu'elle soit la candidate démocrate à la vice-présidence. Selon eux, le tandem Obama-Clinton formerait un "ticket de rêve" qui permettrait au sénateur de l'Illinois d'élargir son audience auprès des électeurs blancs et de la classe ouvrière, des Hispaniques ou encore des femmes.
En privé, la sénatrice de New York a déclaré cette semaine à des parlementaires qu'elle était ouverte à la possibilité d'être candidate à la vice-présidence. Selon l'autre sénateur de New York, le démocrate Charles Schumer, interrogé par la chaîne ABC vendredi, Clinton a dit qu'elle accepterait d'être co-listière si Obama lui proposait, mais "s'il choisit quelqu'un d'autre elle travaillera tout aussi dur pour le parti", a-t-il assuré.
Barack Obama, qui a désigné mercredi trois personnalités, dont Caroline Kennedy, fille du président assassiné John F. Kennedy, pour l'aider à sélectionner des candidats au poste de vice-président, a déclaré que ses recherches pour trouver un co-listier resteraient secrètes. Et il a fait savoir jeudi qu'il n'était pas pressé d'annoncer le nom du lauréat.
En tout cas, l'ancien candidat à l'investiture démocrate John Edwards ne briguera pas la vice-présidence sur un ticket avec Obama: il l'a exclu dans des entretiens publiés vendredi par les journaux espagnols "El Mundo" et "El Pais". Edwards, qui était en visite en Espagne, a apporté son soutien au sénateur de l'Illinois en mai après avoir été courtisé pendant plusieurs mois par les deux principaux adversaires de la course à l'investiture démocrate.
Barack Obama a enregistré un nouveau soutien de poids vendredi, celui du chef de la majorité au Sénat Harry Reid, un démocrate influent qui s'était abstenu de prendre parti durant les primaires.
Le premier candidat noir d'un grand parti à l'élection présidentielle américaine se concentre également sur la bataille à venir contre le républicain John McCain. Sa campagne l'a conduit jeudi en Virginie, un Etat qui vote traditionnellement républicain, mais que les démocrates espèrent faire basculer dans leur camp en novembre.

31 octobre 2007

La Maison Blanche rejette l'appel à la levée de l'embargo sur Cuba

La Maison Blanche a rejeté ce mardi l'appel, lancé à la quasi-unanimité par l'Assemblée générale de l'ONU, à la levée de l'embargo économique que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis 45 ans.
Le président George W. Bush a affirmé sa volonté de maintenir l'embargo américain sur Cuba jusqu'à un changement de régime

01 août 2007

Les USA transforment le Golfe en poudrière

Condoleeza Rice et Robert Gates sont en tournée dans les pays arabes. Ventes d'armes et aides militaires US tous azimuts « pour contrer l'Iran », alors que Riyad joue solo en Irak.

L es Etats-Unis ont confirmé ce lundi l'élaboration de « nouveaux accords d'assistance (militaire) aux États du Golfe, à Israël et à l'Egypte » : 30 milliards de dollars sur dix ans pour Israël (Le Soir de lundi), 13 milliards sur dix ans pour l'Egypte, et des possibles ventes d'armes à l'Arabie Saoudite, pour un montant qui équivalent ou supérieur à 20 milliards (1).
Objectif déclaré : « Contrer les influences négatives d'Al-Qaïda, du Hezbollah, de la Syrie et de l'Iran » dans la région, affirmait lundi la secrétaire d'Etat US Condoleeza Rice, avant de s'envoler pour Charm el-Cheikh (Egypte) où elle rencontrait ce mardi, aux côtés du secrétaire à la Défense Robert Gates, les ministres des Affaires étrangères d'Egypte, de Jordanie et des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahrein, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).


Cette nouvelle tournée américaine au Moyen-Orient, centrée sur l'Irak et la constitution d'un front « contre l'Iran », se prolongera en Arabie Saoudite, après quoi Condoleeza Rice poursuivra seule sa route vers Jérusalem et Ramallah.
Le sous-secrétaire d'État Nicholas Burns a précisé lundi soir les objectifs de ce plan : fournir aux pays alliés du Moyen-Orient des systèmes (en majorité) défensifs, dans un contexte politique visant à la stabilisation de l'Irak, du Liban, et qui puisse contrer « les tentatives iraniennes de développer ses propres intérêts stratégiques et étendre son influence dans la région ».
Israël. Selon Burns, le volume de l'assistance militaire à Israël serait aujourd'hui de 2,4 milliards de dollars par an en moyenne, conséquence d'un plan décennal lancé en 1998 sous Bill Clinton. Le renforcement aujourd'hui planifié serait compensé par une sortie, fin de cette année, du plan US de soutien économique. Notons que selon les chiffres collectés par le Center for Public Integrity de Washington, les montants réels de l'assistance militaire US annuelle à Israël de 1999 à 2004 étaient déjà tous légèrement supérieurs à 3,1 milliards de dollars (notre infographie).
Egypte. L'Egypte a d'ores et déjà accepté un plan décennal d'assistance militaire de 13 milliards de dollars qui devrait lui permettre de « maintenir son rôle régional ». À noter qu'au contraire d'Israël, Washington travaille en parallèle à un futur fond de soutien économique à ce pays, dont les détails devraient être connus dans le mois.
Arabie Saoudite. Là, c'est la bouteille à l'encre : le chiffre de 20 milliards de dollars a été avancé par la presse américaine, certaines sources parlant même de « chiffre plancher ». Selon Burns, les discussions doivent progresser en août et septembre, aucun chiffre n'est arrêté. Si l'Egypte et Israël ont toujours été les récipiendaires de fortes aides militaires américaines, ce n'est pas le cas de l'Arabie Saoudite : il s'agit probablement cette fois encore de ventes d'armes et non pas d'assistance militaire. D'autres pays du Golfe (Bahrein, Qatar, etc.) pourraient bénéficier d'assistance militaire.
Réactions. Celle d'Israël est remarquable : « Nous comprenons la nécessité pour les Etats-Unis de soutenir les pays arabes modérés, a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert, et nous devons faire front uni avec les Etats-Unis face à l'Iran. » Ceci alors qu'il semble que l'assistance promise à l'Egypte inclue des missiles air-air AIM-9X, missiles qu'Israël craignait de retrouver dans les mains de l'Egypte. Le fait d'armer l'Arabie Saoudite ne semble pas non plus inquiéter Tel-Aviv.
Fort adroitement, le ministre iranien de la Défense, le général Mostapha Mohamamd Najar, a pour sa part déclaré à l'agence Irna que « la république islamique ne s'inquiète pas du renforcement des capacités de défense des pays musulmans et amis ». Il a cependant critiqué le fait que la nouvelle donne « permette au régime sioniste de toujours préserver sa supériorité militaire », et décèle par ailleurs dans ces plans une course à l'armement artificiellement créée par l'Amérique « afin que leurs usines d'armements tournent à plein régime ».
Les critiques les plus féroces visent l'assistance à l'Arabie Saoudite : au sein du gouvernement allemand, Karsten Voigt a jugé ces livraisons d'armes « contradictoires » avec la promotion de la démocratie. Notre confrère Yossi Melman, du Haaretz (Tel-Aviv) : remarque : « Aujourd'hui, c'est la maison des Saoud. Demain, la maison des Ben Laden. Qui peut savoir ? »
Il existe des raisons de s'interroger sur ce volet du plan. Vendredi ont été révélées les tensions entre Washington et l'Arabie Saoudite sur l'Irak : c'est de ce pays que proviendraient la moitié des combattants qui rejoignent chaque mois l'insurrection. Riyad considère par ailleurs que l'occupation de l'Irak par les Américains est « illégitime », et que le Premier ministre irakien, le chiite Nouri al-Maliki, est un « agent de l'Iran ». Dans quelle mesure Riyad soutient-il le gouvernement irakien aujourd'hui en place ?
(1) À titre de comparaison, le total des acquisitions et mises à niveau de matériels purement militaires de la Belgique était en 2006 de 1,2 milliard de dollars.