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18 avril 2008

L’Europe injecte 29 millions pour l’emploi bruxellois

L’Union européenne et la Région bruxelloise se sont mises d’accord sur un nouveau programme commun pour soutenir l’emploi en Région bruxelloise pour la période 2007-2013. Au total ce sont près de 58 millions d’euros que ces deux partenaires publics injecteront, à parts égales, dans l’opération.
Si l’on tient compte de l’inflation, ce sont quelque 10 millions d’euros de moins que pour le programme 2000-2006 dont on a tiré les leçons pour définir les actions prioritaires du suivant. Mais c’est plus que ce à quoi on aurait pu s’attendre, si l’on tient compte de l’ouverture de l’Union européenne à plusieurs nouveaux Etats membres, ont affirmé jeudi le ministre bruxellois de l’Emploi Benoît Cerexhe, et la direction d’Actiris, acteur incontournable du programme concocté avec le Fonds social européen.
Ce Fonds est le bras articulé de l’Union Européenne chargé de gérer le co-financement de plans destinés à améliorer la cohésion économique et sociale sur un territoire donné. La manne européenne servira principalement à financer des mesures pour aider les demandeurs d’emploi à (re)trouver du travail (50 %).
L’accent sera mis sur la lutte contre le chômage de longue durée, contre l’exclusion et la discrimination. Deuxième priorité générale : favoriser l’égalité des chances entre hommes et femmes dans la recherche d’un job (23 % des moyens). Cela se traduira par de nouveaux investissements dans des crèches et d’autres formules d’accueil de la petite enfance.
Des moyens seront enfin injectés pour favoriser les partenariats entre les différents acteurs du marché de l’emploi et mieux les informer sur les besoins en matière d’emplois.
Les partenaires sociaux ont été associés à la préparation du programme opérationnel 2007-2013.

17 avril 2008

Biocarburants: l'UE reverra ses priorités

Le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a jugé dans une interview qu'il fallait reconsidérer les priorités en matière de biocarburants s'il s'avérait que les objectifs fixés avaient des répercussions négatives sur l'environnement et les pays pauvres.
"L'objectif de l'Union européenne d'obtenir d'ici 2020 que 10% des carburants soient issus de plantes ne doit pas être la priorité absolue si le prix à payer pour cela est que la nature et les hommes en pâtissent", a déclaré M. Dimas dans une interview au quotidien allemand Die Welt à paraître jeudi. Les objectifs fixés par l'UE en matière de biocarburants ne doivent pas avoir pour conséquence la faim dans le monde ou la dégradation de la nature, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par le journal.

22 octobre 2007

Microsoft se plie aux exigences de l'UE

La Commission européenne a annoncé lundi que le géant informatique américain Microsoft s'était finalement plié à ses exigences sur un meilleur partage d'informations techniques avec ses concurrents.
APBruxelles avait condamné Microsoft en 2004 pour abus de position dominante, une condamnation confirmée pour l'essentiel en septembre par la Cour de justice de Luxembourg.
Microsoft accepte désormais que les éditeurs de logiciels libres (gratuits) aient aussi accès à la documentation technique concernée, nécessaire pour développer des logiciels compatibles avec le système d'exploitation Windows, a expliqué la Commission dans un communiqué.
Il a aussi réduit les sommes demandées en échange, ainsi que les droits pour l'utilisation des brevets au niveau mondial.
La Commission dit vouloir prendre "le plus vite possible" une décision concernant les amendes journalières qu'elle avait imposées à Microsoft pour non exécution de la condamnation de 2004. Mais elle a averti le groupe qu'il risquerait de nouvelles amendes s'il se mettait à nouveau dans l'avenir en infraction avec cette décision.

04 octobre 2007

Le nombre de scientifiques croît en Europe, mais baisse en Belgique

(Belga) Le nombre de diplômés en sciences exactes a progressé de 3,4% dans l'Union européenne entre 2000 et 2005, à l'inverse de la Belgique où celui-ci a diminué, selon un rapport d'évaluation publié mercredi par l'exécutif européen.
Dans le cadre du processus de Lisbonne qui vise à faire de l'Europe la zone la plus compétitive au monde d'ici 2010, les pays européens se sont engagés à faire progresser le nombre de diplômés universitaires dans les branches scientifiques et technologiques de 15%. Cet objectif a toutes les chances d'être concrétisé, selon le rapport publié mercredi qui estime que l'UE devrait compter plus d'un million de scientifiques d'ici 2010, contre 860.000 en 2005. A rebours de cette progression, le nombre d'étudiants diplômés en sciences, mathématiques et technologies en Belgique est passé de 74.600 en 2000 à 64.500 en 2005, alors que le nombre d'étudiants toutes disciplines confondues a progressé chez nous de 1,5% sur la même période. (GFR)

09 juillet 2007

Valdis Zatlers nouveau président de Lettonie

Valdis Zatlers nouveau président de Lettonie
Valdis Zatlers a prêté serment dimanche en tant que nouveau président de Lettonie, en promettant d'unir les habitants de ce pays balte à forte minorité russe et de rester au dessus des partis politiques.Troisième président élu par le parlement depuis le retour de la Lettonie à l'indépendance de l'URSS en 1991, M. Zatlers succède à Vaira Vike-Freiberga qui est restée pendant 8 ans à la tête de l'Etat, lors de deux mandats successifs. "Une Lettonie libre et indépendante sera toujours pour nous un objectif que nous devons réaliser avec une grande responsabilité, à la fois celle d'hommes politiques et de la société", a-t-il déclaré devant les députés. Chirurgien de son métier, M. Zatlers, 52 ans, avait été proposé au poste de président par la coalition de centre-droite au pouvoir. Il a été élu le 31 mai dans une atmosphère de scandale, ayant reconnu avoir reçu des pots-de-vin de ses patients. Ses supporters ont souligné que la législation restait vague sur "les cadeaux" offerts aux médecins, une pratique héritée du communisme et encore assez répandue dans les pays post-communistes de l'UE.
L'aveu de M. Zatlers lui a néanmoins valu une amende de 250 lats (355 euros), infligée la semaine dernière par le fisc pour avoir mal rempli sa déclaration d'impôts.

Le nouveau président a déclaré dimanche qu'il oeuvrerait à "l'unification" de la société en Lettonie où un tiers des 2,3 millions d'habitants sont des russophones, descendants des Soviétiques établis sous le communisme dans cette ancienne république soviétique devenue en 2004 membre de l'Otan et de l'Union européenne. Des conditions très strictes, notamment linguistiques, imposées par les autorités à cette minorité pour obtenir la citoyenneté lettone restent toujours une source de tensions. (belga)

26 juin 2007

UE: "traité simplifié très compliqué"

On l'annonçait difficile, il l’a été. Le sommet européen de Bruxelles s'est achevé à l'aube. Les chefs d'état et de gouvernement des 27 ont finalement trouvé un accord sur le mandat de renégociation du traité constitutionnel européen. Un compromis fort compliqué qui vaut peut-être mieux qu'un mauvais échec…..

Il s’agissait de faire un traité simplifié, plus lisible pour le citoyen mais cela, c’était il y a longtemps, au sommet de Laeken en 2001, et puis encore lors de la convention qui a préparé le projet de constitution. Mais déjà, le projet de constitution n’a pas paru simple à tout le monde et notamment pas aux citoyens qui ont voté non au référendum. Aujourd’hui, plus personne n’oserait parler d’un traité simplifié mais l’essentiel est sauf ….

Au bout d’une trentaine d’heures de négociations difficiles, les 27 se sont finalement mis d’accord : ils ont écrit un mandat précis et complet pour la rédaction d’un nouveau qui doit permettre à l’Europe élargie de mieux fonctionner.

L’Europe aura une présidence stable puisqu'elle nommera tous les deux ans et demi un président qui sera un peu le visage de l'Union, un ministre des affaires étrangères même s’il n’en portera le titre , il en conservera les compétences prévues , le nombre de décisions qui se prendront à la majorité qualifiée est considérablement augmentée et le traité fera bien référence à la Charte des droits fondamentaux des citoyens, qui verra donc confirmer sa force de loi.

Mais le nouveau système de vote à la majorité qualifiée n’entrera en vigueur qu’en 2014 et la Pologne pourra demander jusqu’en 2017, qu’on applique l’ancien système lorsqu’elle est mise en minorité et la Grande-Bretagne, elle bénéficie de nouvelles dérogations pour la Charte des droits fondamentaux et pour les politiques de coopération judiciaire et policière.

C’est ce qu’a appelé le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a appelé un "traité simplifié très compliqué". Les 27 auront maintenant 4 mois pour rédiger le traité et le signer. Ensuite, il faudra le ratifier soit par voie parlementaire soit par référendum. Le texte pourrait entrer en vigueur en juin 2009 avant les élections européennes.

L'obstacle polonais :

Ce n'est pas le Traité simplifié dont ils avaient rêvé mais l'accord est bien là ; il devrait permettre de boucler le nouveau Traité à la fin de l'année, histoire qu'il soit ratifié à temps pour entrer en vigueur avant les élections européennes de 2009.

Mais la recherche d'un compromis avec la Pologne qui contestait son poids dans le calcul de
la majorité qualifiée, a été particulièrement longue et a usé et même abusé de la patience d'Angela Merkel jusqu'à vendredi, heure du dîner. Il a fallu qu'ensuite, Nicolas Sarkozy, Tony Blair, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, l'Espagnol Jose Luis Zapatero, prennent le relais avec le Président polonais et surtout avec son jumeau, le Premier ministre, resté à Varsovie. Pendant ce temps, Tony Blair est parvenu à décrocher presque en douce, les dérogations qui lui convenaient.

Mais ces compromis-là ont littéralement monopolisé le Sommet jusque vendredi soir et pendant ce temps, le camp des pays qui entendait sauvegarder coûte que coûte, l'essentiel du projet de Constitution, n'a pas vraiment eu l'occasion de se faire entendre. Il a dû attendre quasiment la fin du dîner pour monter au créneau, emmené il faut le dire par Guy Verfhofstadt bien décidé à ne céder par exemple ni sur la force légale de la Charte des droits des citoyens, ni sur la possibilité d'avancer à quelques uns grâce aux coopérations renforcées.

Au final le président français et d'autres ne cachaient pas leur satisfaction d'avoir mis sur les rails ce traité simplifié comme l'appelait Nicolas Sarkozy. Guy Verhofstadt s’ est lui aussi dit satisfait même s'il dit regretter le côte compliqué du texte.

Réactions :

Les Polonais adeptes du "tout ou rien" diplomatique s'estiment probablement les plus satisfaits, avec ce commentaire du Premier ministre, Jaroslaw Kaczynski, selon lequel Varsovie " a réellement gagné" à Bruxelles.

Plus réservé, le prochain Premier ministre britannique Tony Blair s'est dit satisfait, écartant la possibilité de soumettre le texte à référendum.

Mais le spectre d'une consultation populaire n'a pas disparu pour autant en Europe: aux Pays-Bas et au Portugal, les partis d'opposition ont réclamé que le texte, qui devrait être adopté cette année, soit soumis à référendum avant son approbation définitive des 27.

La tyrannie de la minorité

L'eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit a critiqué le "spectacle indigne" qui s'est joué au sommet de l'Union Européenne à Bruxelles sur la radio allemande rbb, condamnant "la tyrannie de la minorité".

"Ce qui s'est joué (à Bruxelles) était un théâtre indigne, c'était très déprimant", a déclaré en allemand l'eurodéputé franco-allemand. M. Cohn-Bendit a estimé qu'il ne fallait "pas attaquer seulement le gouvernement polonais" mais que "la Grande-Bretagne était tout aussi grave" parce qu'elle voulait "en fin de compte seulement un statut spécial en Europe".
Il a salué le fait que "pour la première il y ait une clause de sortie en Europe" pour les pays qui ne veulent pas plus qu'une "orientation nationale dans un marché européen".
A l'avenir, la Grande-Bretagne, la Pologne ou les Pays-Bas vont pouvoir "demander à leur population: voulons-nous une Europe politique, dans ce cas nous restons ou voulons nous sortir" des insitutions de l'UE, a-t-il ajouté.
"Si un seul pays peut bloquer (grâce au veto) alors la majorité est complètement impuissante", ce qui aboutit à "la tyrannie de la minorité", a-t-il expliqué. Londres et Varsovie avaient mené une politique de blocage lors des négociations à Bruxelles.

L'UE refuse d'ouvrir avec la Turquie, des négociations sur la monnaie

L'Union européenne et la Turquie ouvriront mardi deux nouveaux chapitres de négociations en vue de l'adhésion turque à l'Union. Deux chapitres et non pas 3 comme prévu initialement. La France avait annoncé qu'elle ne voulait pas discuter d'union économique et monétaire avec les Turcs. La présidence allemande a préféré retirer ce sujet de l'ordre du jour….

25 jun 2007 17:07
Les négociations d'adhésion sont divisées en 35 chapitres, transports, recherche, agriculture etc. Les discussions portent sur la manière dont le candidat doit dans ce secteur se conformer au droit européen. Pour espérer adhérer, il faut que les Européens décident à l'unanimité d'ouvrir, puis quand les discussions ont abouti de fermer chacun des 35 chapitres.

Un premier chapitre (science et recherche) a été fermé en juin 2006, soit avant la suspension décidée par l'UE en décembre 2006 au motif qu’Ankara refusait d'ouvrir ses ports et aéroports aux navires et aux avions chypriotes. L'UE avait alors décidé de suspendre les discussions sur huit des 35 chapitres et pour les autres chapitres, d'ouvrir éventuellement les négociations sans les fermer. Un deuxième chapitre (entreprise et politique industrielle) a alors été ouvert en mars 2007 mais non clôturé. Deux autres le seront mardi. il s'agit de deux volets mineurs. La présidence allemande a en effet préféré retirer le chapitre sur la politique économique et monétaire. Berlin refusait d'entamer maintenant une discussion explosive sur la question turque, avec à la clef sans doute un veto français.

La France ne veut pas entamer de chapitres de négociations qui aurait ne fut-ce qu'un petit goût politique. Tout comme Angela Merkel, Nicolas Sarkozy n'a en effet jamais caché qu'il ne voulait pas de la Turquie dans l'Union, le nouveau président français veut en rediscuter lors du sommet européen de décembre tout en sachant qu'au terme de la procédure les citoyens français seront consultés par référendum sur cette adhésion.

A Bruxelles, on appelle au respect de la parole donnée à Ankara. En clair, l'Union doit poursuivre les négociations d'adhésion même si l'adhésion effective de la Turquie dépendra uniquement des réformes réalisées par les turcs. Et si le rythme des négociations reste le même, elles dureront beaucoup plus longtemps que les 10 15 ans généralement avancés.

16 mars 2007

Les exportations flamandes d'armes ont fortement cru en valeur

La valeur du commerce des armes en Flandre a fortement augmenté au cours de l'an dernier, selon le rapport annuel de l'institut flamand pour la paix (Vlaamse Vredesinstituut) publié jeudi.
La Flandre a accordé 181 licences d'exportation de matériel militaire en 2006, pour une valeur de 199,6 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 28% par rapport à 2005, précise le rapport. Il attribue cette augmentation à un accroissement des exportations d'écrans de visualisation, aux premières exportations liées au programme d'avion de transport A400M d'Airbus et à un certain nombre de licences au montant exceptionnellement élevé.

Cinq licences ont été refusées, a ajouté l'institut. Quelque 45% des exportations étaient destinés à des Etats-membres de l'Union européenne, 37% aux Etats-Unis, 5% au Proche et Moyen-Orient, 10% à l'Asie et 5% aux autres régions du globe. (GFR)

01 janvier 2007

Europe




Meglena Kouneva et Leonard Orban officiellement commissaires

La Bulgare Meglena Kouneva et le Roumain Leonard Orban ont été officiellement nommés ce lundi commissaires européens, après l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'UE dans la nuit.
Le Conseil de l'UE, qui représente les Etats membres, a confirmé lundi par procédure écrite la nomination des deux nouveaux commissaires, faisant ainsi passer la Commission de 25 à 27 membres. Mme Kouneva, chargée de la Protection des consommateurs, et M. Orban, chargé du Multilinguisme, avaient déjà été approuvés par le Parlement européen.
Le Conseil a également nommé des représentants des deux pays à la Cour européenne des comptes, à la Cour européenne de Justice, au Comité des régions et au Comité économique et social.
L'UE a également modifié ses règles internes de procédure pour permettre le fonctionnement à 27. Ainsi, pour adopter une décision à la majorité qualifiée, il faudra désormais 255 votes sur 345. (belga)

La Slovénie est fin prête à passer à l'euro au 1er janvier et intégrer comme 13e membre le cercle encore restreint des pays ayant adopté la monnaie unique européenne parmi les 27 de l'UE. "Nous remplaçons quelque chose de bon (le tolar slovène) par quelque chose de meilleur (l'euro)", a annoncé jovial vendredi le ministre slovène des Finances Andrej Bajuk lors de sa dernière conférence de presse de l'année à Ljubljana.
Bonne préparation
Il a promis d'aller retirer ses premiers euros d'un distributeur dans la capitale, dès la première heure lundi. Le président de la banque centrale slovène, Mitja Gaspari, a assuré que l'ensemble du réseau bancaire était "bien préparé" pour le grand changement de monnaie dans le premier ex-pays communiste à adopter l'euro.
La Slovénie est habituée de ce genre d'exercice, la monnaie actuelle, le tolar n'existant que depuis 15 ans, créée en 1991 pour marquer l'indépendance de la nouvelle démocratie après des années de contrôle étroit de son économie par Belgrade du temps de la Yougoslavie communiste.
Européen depuis 2004
Le tolar, dont le taux de conversion a été fixé à 239,64 tolars pour un euro, aura cours encore pendant 15 jours avant de disparaître totalement. Ce petit pays de 2 millions d'habitants n'a rejoint l'Union européenne qu'en mai 2004 et a réussi à se hisser au rang d'un de ses meilleurs élèves en matière de maîtrise de l'inflation et de croissance économique. En 2005 et 2006, la hausse des prix n'a pas excédé 2,5% et la petite accélération enregistrée en décembre (+0,4%) n'est que saisonnière, ont tenu à rassurer les responsables.
Hausse des prix
La croissance devrait tourner en 2007 autour de 5% du PIB. Selon M. Bajuk, la progression des prix a surtout eu lieu dans les restaurants, due à la hausse des prix des légumes, et les hausses dans les services peuvent s'expliquer par le manque de compétition dans ce secteur. "Il faut faire la différence entre la perception de l'inflation et celle qui est mesurée", a-t-il souligné en reconnaissant que certains restaurants ou supermarchés pouvaient succomber à la tentation d'arrondir les prix fortement vers le haut à l'occasion de l'arrivée de l'euro.
"Mais les citoyens ont le droit de choisir ce qu'ils veulent consommer ou acheter et le prix qu'ils sont prêts à payer", selon lui.Double affichageVéritable projet national, la mise en place de l'euro a été pilotée par un comité de coordination avec des représentants du gouvernement, des industries, des salariés et des consommateurs.
Depuis mars dernier, les prix sont affichés à la fois en tolars et en euros et ce jusqu'en juin prochain. Les associations de consommateurs ont régulièrement relevé les prix et publié des "listes noires" de tous ceux qui exagéraient l'arrondi des prix en euros vers le haut, comme certains supermarchés ou les parkings dans la capitale.Rôle des banquesDans ce pays qui a connu des taux d'inflation autour de 20% dans sa période yougoslave, la vigilance du consommateur est suffisamment aiguisée pour déceler les abus de valses des étiquettes, a assuré la responsable du dossier euro à la Chambre de commerce et d'industrie, Nina Presren. Sûr de lui, le gouverneur de la Banque centrale a aussi assuré "qu'il n'y aura aucun problème pour la circulation de l'argent liquide".
Un milliard d'euros en pièces et billets ont été acheminés dans les banques et seront mis en circulation dans les prochains jours pour remplacer les 215 milliards de tolars ayant cours actuellement. En principe, les banques sont fermées pour les fêtes de fin d'année, mais pour l'occasion 52 d'entres elles dans 42 villes de Slovénie ouvriront leurs portes les 1er et 2 janvier.