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03 novembre 2008

Rudy Aernoudt propose une fusion des réseaux d'enseignement

Le programme du nouveau parti LiDé de Rudy Aernoudt est attendu avec impatience. Le créateur de cette nouvelle tendance politique en a dévoilé une petite partie. L'enseignement et la formation semblent y occuper une place prépondérante...

L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres Rudy Aernoudt entend proposer, dans le programme de son parti LiDé, la fusion des réseaux d'enseignement en Communauté française. "La formation et l'enseignement sont au coeur de notre projet", affirme-t-il. Dans ce contexte, M. Aernoudt estime que les provinces ne doivent plus "s'occuper" d'enseignement. "C'est un gaspillage d'argent incroyable", juge-t-il lundi dans un entretien accordé à La Libre Belgique.
Dans son programme pour les élections régionales de juin 2009 et les européennes et législatives de 2011, Rudy Aernoudt "veut absolument valoriser le travail", notamment en supprimant le stage d'attente pour les jeunes. Et pour ceux qui ne parviennent pas à travailler, "il faut mettre en oeuvre des politiques sociales", avance encore M. Aernoudt, qui souhaite par ailleurs limiter dans le temps les allocations de chômage.
De manière plus générale, Rudy Aernoudt assure ne pas se situer "dans le spectre droite ou gauche". "LiDé veut s'occuper de l'individu - aussi bien celui qui est dans le besoin que les autres. Etre social, ce n'est pas le monopole du PS", affirme celui qui se dit aussi "écologique".
Il se positionne toutefois en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. "Il n'y a actuellement pas d'alternative, donc arrêtons ces discussions stériles".

Rudy Aernoudt propose une fusion des réseaux d'enseignement

Le programme du nouveau parti LiDé de Rudy Aernoudt est attendu avec impatience. Le créateur de cette nouvelle tendance politique en a dévoilé une petite partie. L'enseignement et la formation semblent y occuper une place prépondérante...

L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres Rudy Aernoudt entend proposer, dans le programme de son parti LiDé, la fusion des réseaux d'enseignement en Communauté française. "La formation et l'enseignement sont au coeur de notre projet", affirme-t-il. Dans ce contexte, M. Aernoudt estime que les provinces ne doivent plus "s'occuper" d'enseignement. "C'est un gaspillage d'argent incroyable", juge-t-il lundi dans un entretien accordé à La Libre Belgique.
Dans son programme pour les élections régionales de juin 2009 et les européennes et législatives de 2011, Rudy Aernoudt "veut absolument valoriser le travail", notamment en supprimant le stage d'attente pour les jeunes. Et pour ceux qui ne parviennent pas à travailler, "il faut mettre en oeuvre des politiques sociales", avance encore M. Aernoudt, qui souhaite par ailleurs limiter dans le temps les allocations de chômage.
De manière plus générale, Rudy Aernoudt assure ne pas se situer "dans le spectre droite ou gauche". "LiDé veut s'occuper de l'individu - aussi bien celui qui est dans le besoin que les autres. Etre social, ce n'est pas le monopole du PS", affirme celui qui se dit aussi "écologique".
Il se positionne toutefois en faveur de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. "Il n'y a actuellement pas d'alternative, donc arrêtons ces discussions stériles".

09 septembre 2008

BHV : « Pas de solution avant les régionales »

Il n’y aura pas de solution dans le dossier de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde avant les élections régionales, étant donné la sensibilité contenue dans ce dossier, a reconnu le vice-président du gouvernement flamand Frank Vandenbroucke (SP.A) au micro de la RTBF.
Vendredi, le gouvernement flamand avait proposé de laisser la procédure parlementaire en cours se poursuivre dans ce dossier. « Nous savons bien qu’avant les élections régionales il n’y aura pas de solution. C’est pourquoi nous proposons de laisser courir la procédure parlementaire en cours », a expliqué le ministre flamand de l’Emploi, de l’Enseignement et de la Formation, précisant qu’à cette procédure sont liées d’autres de conflit d’intérêts qui ne permettront pas de faire aboutir le dossier avant le scrutin de juin 2009.
Le ministre flamand n’a pas exclu qu’après ces élections régionales le dossier soit repris dans une négociation. « Une procédure parlementaire n’exclut pas qu’en fin de route on aboutisse à une solution négociée », a-t-il précisé.
En scindant clairement le dossier de la révision constitutionnelle et celui de l’arrondissement électoral, le gouvernement flamand désire permettre de faire avancer le premier. « Nous invitons les Francophones à discuter d’autres sujets importants comme le financement du niveau fédéral ou la répartition des différentes compétences. Et nous leur demandons de ne pas bloquer cet aspect-là sous prétexte que le dossier BHV n’est pas réglé ».
Interrogé sur la question de l’élargissement de la région bruxelloise dont le gouvernement flamand a dit ne pas vouloir discuter, Frank Vandenbroucke a précisé qu’il s’agissait là de la position de départ de la Flandre, laquelle n’empêche pas les Francophones d’inscrire malgré tout ce point à l’ordre du jour. « Nous n’avons pas dit que les Francophones devaient limiter leur liste à ce qui nous convient », a-t-il indiqué, répétant que pour sortir de l’impasse actuelle il fallait repartir d’une « page blanche ».

"Une scission coûterait aux trois Régions".

La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.

AFP
Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.
La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.
C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.
Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.
Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »
Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».
Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.
Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.
Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.

L'éclatement du pays coûterait 7,2 milliards

C'est la Wallonie qui, en cas d'autonomie - sans Bruxelles - serait la victime la plus lourde de l'éclatement de la Belgique.
La facture annuelle pour la partition de l'Etat s'élèverait à 7,2 milliards d'euros (-2,3% du PNB). La Wallonie perdrait ainsi 4,89 milliards d'euros (-6%), écrit mardi Le Soir, citant des calculs de Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l'administration flamande.
La Flandre perdrait de son côté 1,25 milliard d'euros par an dans l'aventure contre 1,06 milliard d'euros pour Bruxelles.La baisse pour la Wallonie s'expliquerait surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud dans la foulée de la fin du pays.

Chaque wallon perdrait 1.200 euros par an
Si l'on calcule en fonction de la population, chaque wallon perdrait 1.200 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. A politique inchangée, le nombre de Wallons passant sous le seuil de pauvreté passerait de 17% à 27%.
Rudy Aernoudt a également établi un second scénario: celui de la reconstitution d'un Etat fédéral performant, mettant en place des collaborations interrégionales efficaces. Dans un tel cas, 100.000 des chômeurs wallons accepteraient d'occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre.
Dans un tel scénario, des économies de 14 milliards d'euros seraient réalisées, dont 7 milliards pour la Flandre, 4 milliards pour la Wallonie et 3 milliards pour Bruxelles.

14 octobre 2007

La ministre Fientje Moerman a démissionné

Moerman: les copains d'abord, version flamande
MAJ 12/10/2007

Un audit destructeur a poussé la ministre flamande Fientje Moerman vers la sortie. Elle aurait multiplié les petites faveurs. Et rien ne dit qu'elle est la seule, en Flandre...
Sale coup pour le gouvernement flamand et son image d'efficacité légendaire ! L'exécutif nordiste vient de perdre un de ses piliers, la ministre libérale Fientje Moerman (Open VLD), n° 2 de l'équipe. Moerman, 48 ans, était en charge d'un portefeuille gargantuesque : celui de l'Economie, des Entreprises, des Sciences, de l'Innovation et du Commerce extérieur. Cette juriste gantoise, proche de Guy Verhofstadt au début de sa carrière, a démissionné sans gloire le mardi 9 octobre.
Joséphine « Fientje » Moerman était pourchassée par les médias flamands, le député LDD Jean-Marie Dedecker (ex-VLD), l'ensemble du Vlaams Belang et le haut fonctionnaire Rudy Aernoudt, patron de « son » administration, limogé à la mi-septembre. Que reprochaient-ils tous à la ministre ? Certains écarts de conduite par rapport aux règles de bonne gouvernance si chères à la Flandre.
Des nominations politiques jugées partisanes, des initiatives controversées visant à créer des organismes publics superflus (pour placer des amis politiques ?) et, surtout, ce fumeux contrat « PBS », le véritable clou de son cercueil politique (elle n'a ni mandat de parlementaire, ni aucun autre lui permettant de s'abriter).

La ministre flamande de l'Économie et vice-ministre-président du gouvernement flamand Fientje Moerman a remis, mardi, sa démission au gouvernement flamand, a annoncé son porte-parole. Cette démission fait suite au rapport de l'ombudsman flamand, dans lequel la ministre est mise en cause pour gestion inappropriée.
"L'ombudsman (médiateur) a fait une série de recommandations qui dépassent le cadre de la gestion d'un cabinet. La ministre a décidé de prendre ses responsabilités politiques après que l'ombudsman ait constaté des manquements dans la gestion de son cabinet et a décidé de démissionner à partir du 10 octobre du gouvernement flamand", lit-on dans un communiqué. Le service de médiation a conclu mardi son enquête à la suite d'une plainte de l'ancien chef de cabinet Rudy Aernoudt pour irrégularités dans le cadre d'une mission attribuée par le cabinet à Public Business Services

Fientje Moerman démissionne

La ministre flamande de l'Économie et vice-ministre-président du gouvernement flamand Fientje Moerman a remis, mardi, sa démission au gouvernement flamand, a annoncé son porte-parole. Cette démission fait suite au rapport de l'ombudsman flamand, dans lequel la ministre est mise en cause pour gestion inappropriée. "L'ombudsman (médiateur) a fait une série de recommandations qui dépassent le cadre de la gestion d'un cabinet.
La ministre a décidé de prendre ses responsabilités politiques après que l'ombudsman ait constaté des manquements dans la gestion de son cabinet et a décidé de démissionner à partir du 10 octobre du gouvernement flamand", lit-on dans un communiqué. Le service de médiation a conclu mardi son enquête à la suite d'une plainte de l'ancien chef de cabinet Rudy Aernoudt pour irrégularités dans le cadre d'une mission attribuée par le cabinet à Public Business Services (PBS).

Dans son rapport, l'ombudsman affirme que la loi sur les marchés publics était bien d'application dans le cadre de ce contrat. L'argumentation de la ministre selon laquelle ce n'était pas le cas n'est donc fondée ni sur les faits, ni en droit, constate le rapport. Pour ce qui concerne l'adjudication du contrat, il convient de parler de gestion inappropriée dans un certain nombre d'éléments, comme dans l'absence d'un dossier d'adjudication contenant les éléments obligatoires ou l'absence de motivation, poursuit en substance le rapport.

Enfin, pour ce qui a trait à l'exécution de la mission, le rapport pointe du doigt le manque d'éléments permettant de juger si la mission a été correctement exécutée. Fientje Moerman n'a plus de mandat parlementaire.Fientje Moerman a rejoint le gouvernement flamand en 2004 alors qu'elle était ministre fédérale de l'Économie. Elle occupait le poste de ministre de l'Économie, Sciences, Innovation et Commerce extérieur et était aussi vice Ministre-présidente du gouvernement flamand. (belga)

EN SAVOIR PLUS: Patricia Ceysens succède à Fientje Moerman
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EN SAVOIR PLUS: "Il y a encore beaucoup de choses qui vont sortir", prévient Dedecker

26 septembre 2007

Rudy Aernoudt licencié

MAJ 25.09.2007
Un rapport accablant pour Aernoudt

Rudy Aernoudt, ce haut fonctionnaire flamand qui a été licencié par le gouvernement flamand, utilisait le règlement et le code de déontologie de façon « très créative », peut-on lire sur le site web de P-magazine, qui cite le rapport réalisé par l’Agence d’audit interne de l’administration flamande, à la suite de plusieurs plaintes déposées contre M. Aernoudt. Le haut fonctionnaire aurait notamment mentionné « à tort » 22 années d’ancienneté pour le calcul de son traitement, sa consommation d’essence aurait été largement supérieure à celle qui aurait dû correspondre au nombre de kilomètres de sa voiture, alors que le rapport se pose aussi des questions sur les cadeaux que le fonctionnaire remercié distribuait à son personnel. Il est encore question d’engagements de personnel ne respectant pas les procédures. L’intéressé a déjà fait savoir qu’il pouvait réfuter toutes les critiques, ajoutant toutefois qu’il préférerait prendre d’abord connaissance de la version officielle du rapport.

Rudy Aernoudt devant le tribunal du travail après son licenciement

Rudy Aernoudt, qui a été licencié la semaine dernière de sa fonction de secrétaire-général du département Economie, Sciences et Innovation de l'administration flamande, va introduire la semaine prochaine un recours devant le tribunal du travail. M. Aernoudt estime en effet que son licenciement est illégitime. Une procédure sera aussi lancée via l'ombudsman. "Avec mon licenciement, le gouvernement flamand a créé un dangereux précédent. S'il est confirmé, le gouvernement flamand pourra à l'avenir museler tout fonctionnaire qui se comporte de manière critique vis-à-vis de la politique appliquée", estime M. Aernoudt. "Le gouvernement flamand a non seulement licencié illégitimement un haut fonctionnaire mais a aussi bafoué la liberté d'expression", poursuit M. Aernoudt.

M. Aernoudt va aussi lancer une procédure via l'ombudsman par laquelle il va demander que la ministre flamande Fientje Moerman (Open Vld) "prouve de manière incontestable qu'il n'existe pas, ni de manière formelle ni de manière détournée, un lien entre mon licenciement et le rapport de l'ombudsman". L'ancien haut fonctionnaire avait déposé une plainte auprès de l'ombudsman de l'administration flamande à propos de possibles malversations au cabinet de Fientje Moerman. (belga)

Le gouvernement flamand a licencié le secrétaire général du département Economie, Science et Innovation de l'administration flamande, Rudy Aernoudt, connu pour ses prises de position dans le débat communautaire belge.
Rudy Aernoudt juge son licenciement injuste, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Selon lui, les motifs invoqués par le gouvernement flamand ne sont pas de nature à rendre toute collaboration impossible.
La lettre de licenciement fait état de deux faits, a expliqué M. Aernoudt. Le premier est relatif à une interview qu’il a accordée au Soir (le 10 septembre). Il y indiquait que le gouvernement flamand avait créé une structure publique dont personne n’avait besoin, simplement pour permettre des nominations politiques. Il visait la Fondation Hercule (Herculesstichting) dont le président est l’ancien chef de cabinet de l’ex-ministre-président Yves Leterme (CD&V) et le commissaire du gouvernement est l’ancien chef de groupe VLD à la Chambre, Fons Borginon.

L’autre fait mentionné concerne la pétition lancée la Ligue des optimistes appelant M. Aernoudt à devenir le nouveau premier ministre. Le gouvernement flamand estimait qu’il devait intervenir pour mettre fin à cette initiative. L’intéressé n’en a rien fait, estimant qu’il s’agissait simplement d’une action ludique.
Le secrétaire général démis de ses fonctions s’étonne également que la décision intervienne quelques jours avant que médiateur flamand ne rende son rapport sur des irrégularités au cabinet de la ministre Fientje Moerman qu’il avait dénoncées.
« Honnêtement dit, je m’attendais à une autre réponse que mon licenciement », a-t-il souligné.
L’exécutif a invoqué, de façon laconique, des « faits qui se sont produits » et qui « ont rendu toute collaboration professionnelle future impossible ».
« Le gouvernement flamand a décidé collégialement, le 14 septembre, de mettre fin immédiatement au contrat qui le lie avec Rudy Aernoudt, secrétaire général du département EWI (Economie-Wetenschap-Innovatie). Des faits se sont produits qui ont rendu toute collaboration professionnelle future immédiatement et définitivement impossible », dit le communiqué du gouvernement flamand. À la place des Martyrs, l’on n’a fait aucun autre commentaire pour ne pas perturber la procédure.
Philosophe et économiste de formation, M. Aernoudt a été chef de cabinet de la ministre Fientje Moerman (VLD) et chef de cabinet adjoint de l’ancien ministre wallon de l’Economie, Serge Kubla (MR). Il est surtout connu pour ses prises de position dans le débat communautaire belge. Il est ainsi l’auteur d’un essai intitulé Flandre, Wallonie – je t’aime moi non plus et considéré comme une réponse au manifeste du Warande dans lequel des personnalités académiques et économiques flamandes plaident pour une Flandre autonome au sein de l’Europe.
Dans ses fonctions au sommet de l’administration flamande, M. Aernoudt a suscité la polémique à plusieurs reprises. Il s’en est pris ainsi régulièrement, au cours de conférences de presse, dans des tribunes libres ou des communiqués, à l’inefficience des pouvoirs publics, tant flamands qu’en général. Il a aussi supprimé la pointeuse dans le département dont il avait la charge.
Les confrontations entre l’ex-secrétaire général et le gouvernement flamand n’ont pas manqué. Il a, par exemple, déposé une plainte auprès du médiateur flamand pour des irrégularités à propos de certaines études au cabinet de Mme Moerman… à une période où il était son chef de cabinet.
La procédure est toutefois toujours en cours et n’a, dit-on, rien à avoir avec le licenciement. M. Aernoudt avait aussi communiqué une série de chiffres dont il ressortait, d’après lui, que la Flandre n’était pas aussi en pointe qu’elle l’affirmait en matière de recherche et développement. Le ministre-président de l’époque, Yves Leterme (CD&V), avait alors reproché à l’intéressé de mener un travail d’opposition au gouvernement flamand.
La semaine passée, M. Aernoudt avait une nouvelle fois attiré l’attention sur lui lorsque la Ligue des optimistes du royaume de Belgique avait lancé une pétition réclamant qu’il soit le prochain premier ministre.