Affichage des articles dont le libellé est ressources naturelles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ressources naturelles. Afficher tous les articles

16 février 2007

l'Erika

16/02/07


Bénéfice record pour Total
De mémoire de boursicoteur, on n'avait jamais vu ça en France. 12 milliards et demi d'euros de bénéfice en un an. Soit 400 euros par seconde. L'action Total a encore profité de cette annonce en faisant un bon en avant à la bourse de Paris.


Pourtant, ces chiffres tombent au moment où le groupe pétrolier est au coeur de plusieurs polémiques. Le procès de la catastrophe de l'Erika vient de s'ouvrir. Ces juteux bénéfices vont conforter les parties civiles dans leur volonté d'obtenir des indemnisations conséquentes.

Les dirigeants de Total devront aussi répondre devant la justice d'accusations de malversations dans le cadre du programme pétrole contre nourriture en Irak et, chez nous, pour crime contre l'humanité, en raison de leur soutien supposé au régime totalitaire en Birmanie.

le procès sept ans après


Le procès du naufrage de l'Erika s'est ouvert cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, pour quatre mois
Le pétrolier Erika lors de son naufrage le 12 décembre 1999 au large des côtes bretonnes

Après sept ans d'enquête sur ce naufrage, à l'origine d'une des pires marées noires, 15 personnes physiques et morales sont renvoyées devant la justice pour pollutilon, mise en danger d'autrui ou abstention volontaire de combattre un sinistre.70 parties civiles ont réclamé un jugement qui fasse date avec en ligne de mire l'affréteur Total.
Parmi les prévenus, l'armateur, le capitaine, les secours, la société de classification italienne Rina et l'affréteur Total devront expliquer pourquoi, en décembre 1999, ce bateau à une seule coque, frôlant les 25 ans, a pris la mer en pleine tempête avec 30.000 tonnes de pétrole, malgré plusieurs inspections ayant signalé de graves traces de corrosion.

En face, plus de 70 parties civiles, dont de nombreuses collectivités ou associations bretonnes, réclament des indemnisations pour ce désastre qui a vu 20.000 tonnes de fioul souiller 400 km de côtes, mazouter plus de 150.000 oiseaux et sinistrer l'économie bretonne pour un préjudice évalué à plus d'un milliard d'euros.Pour les parties civiles, ce drame dépasse celui de l'Amoco Cadiz dont les 230.000 tonnes de brut avaient dévasté quelque 350 km de côtes de Bretagne du nord en 1978, parce que le fioul lourd de l'Erika , particulièrement polluant, a causé d'énormes dégâts dans cette région très touristique.

Une tribune pour candidats à l'Elysée
Avant l'audience, quatre candidats à l'élection présidentielle ont fait entendre leur voix au premier jour de ce procès hypermédiatisé.Dominique Voynet (Verts), ministre de l'Environnement lors de la catastrophe, très critiquée pour sa lenteur à réagir, s'est dite "très désireuse de voir Total s'expliquer enfin". Philippe de Villiers (MPF), président du conseil général de Vendée, a dénoncé les "navires pourris".

L'avocate Corinne Lepage (Cap 21), qui représente quelques communes parties civiles, a plaidé pour "le principe du pollueur-payeur". La socialiste Ségolène Royal a fait savoir par le vice-président de sa région Poitou-Charentes, François Patsouris, qu'elle "suivait ce procès de près".Les régions socialiste de Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes se disaient d'ailleurs "unies et déterminées"."Les responsables doivent être condamnés à réparer les dommages au bien public", a insisté Jacques Auxiette, président des Pays-de-la-Loire, invoquant "l'écoresponsabilité".L'avocat des régions, Me Jean-Pierre Mignard, a ajouté qu'outre les indemnisations, le tribunal devrait également établir un "préjudice moral", car "la relation de l'homme avec la nature a été profondément altérée et ne sera jamais plus comme avant". Il a avancé le chiffre de 320 millions d'euros.Pendant les quatre mois d'audiences, la justice devra déterminer pourquoi l'Erika, un pétrolier à une seul coque, vieux de près de 25 ans, a pu quitter Dunkerque sur une mer démontée par la tempête, alors que plusieurs inspections avaient relevé des traces de corrosion.Les juges devront aussi répondre aux demandes d'indemnisation des victimes de dégâts évalués à plus d'un milliard d'euros.Sur le banc des accusés, figurent notamment le propriétaire italien de l'Erika, Giuseppe Savarese, et son gestionnaire, Antonio Pollara. Le commandant indien Karun Mathur est lui aussi prévenu, mais sa présence au procès n'est pas certaine.La société de classification italienne Rina devra aussi s'expliquer, tout comme quatre responsables des secours à terre, qui sont accusés d'avoir multiplié les dysfonctionnements.

L'Erika avait été affrêté par Total: la société, un de ses directeurs juridiques et deux de ses filiales sont aussi au nombre des prévenus.Reconnaître le "préjudice écologique" Le but des associations est de sensibiliser "les députés européens" aux conséquences d'une marée noire, a annoncé leur avocat. Il est nécessaire d'intégrer le "préjudice écologique", ce qui n'est pas encore le cas dans les législations en vigueur"Tout se passe au niveau de l'Europe (...). Le procès va permettre aux députés européens de prendre conscience de certains enjeux", a ajouté Me Alexande Faro, qui défend entre autres Greenpeace France, France Nature Environnement, WWF, Eaux et Rivières de Bretagne...Il faut "démocratiser tout un tas de débats", a-t-il continué, soulignant que la durée prévue d'un procès de 4 mois et sa médiatisation allait en faire une "tribune" idéale.L'avocat compte faire témoigner des spécialistes du droit maritime américain. Ils expliqueront selon lui que les Etats-Unis, depuis la catastrophe de l'Exxon Valdez (en 1989 en Alsaka), ont "déplafonné les indemnisations" pouvant être réclamées aux pollueurs.Pour l'avocat, "Il faut que le transport maritime intègre dans son coût le coût de dépollution totale en cas de sinistre". "On ne peut avoir une politique écologique responsable sans reconnaître que l'atteinte à un coût".Dix parties civiles bretonnes en quête d'une aideParticuliers ou sociétés, dix parties civiles de Bretagne ont d'autre part assigné l'agent judiciaire du Trésor, pour une audience en référé au tribunal de grande instance de Paris, dont la tenue est prévue lundi 19 février.Le procès de l'Erika , prévu pour durer jusqu'en juin, "nécessite une lourde préparation et des moyens substantiels", expliquent les plaignants. Chacune de ces parties civiles "ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour assumer la charge d'un tel procès", ajoutent-t-elles.Elles estiment que, par manque de moyens, leur droit à "un procès équitable" est "éminemment entamé", faute de pouvoir "faire convoquer, interroger les témoins", "assister à chaque jour d'un procès long" ou "obtenir en toute sécurité l'assistance d'un avocat".L'aide juridictionnelle est insuffisante, car "le mécanisme d'indemnisation de l'avocat désigné ne permet pas de retenir sa présence dans un procès pendant trois mois", ajoutent ces parties civiles.Elle se sentent tel le pot de terre face au pot de fer : la société Total qui "bénéficie de très gros moyens financiers pour lui permettre d'assurer sa défense, notamment par voie d'expertises, de témoins", plaident-elles, invoquant un "grave déséquilibre".

Ouverture du procès fleuve de l'Erika

Le procès du naufrage du pétrolier Erika, qui avait pollué en 1999 des centaines de km de côtes de Bretagne, s'est ouvert devant un tribunal parisien qui va passer quatre mois à démêler l'écheveau des responsabilités de la plus grosse marée noire survenue en France.
Après sept ans d'enquête, quinze personnes morales et physiques ont été renvoyées devant la justice pour pollution, mise en danger d'autrui ou abstention volontaire de combattre un sinistre, lors de ce premier procès en France d'un désastre écologique majeur.
Parmi elles, les armateur et propriétaire italiens, le capitaine indien, les secours français, la société de classification italienne Rina et l'affréteur Total devront expliquer pourquoi, en décembre 1999, ce bateau à une seule coque, frôlant les 25 ans, a pris la mer en pleine tempête avec 30.000 tonnes de pétrole, malgré plusieurs inspections ayant signalé de graves traces de corrosion.

Face à eux, plus de 70 parties civiles, dont de nombreuses collectivités ou associations bretonnes, réclament des indemnisations pour ce désastre qui a vu 20.000 tonnes de fioul lourd souiller 400 km de côtes, mazouter plus de 150.000 oiseaux et sinistrer l'économie bretonne pour un préjudice évalué à plus d'un milliard d'euros. Plusieurs candidats à la prochaine élection présidentielle ont fait entendre leur voix au premier jour de ce procès hypermédiatisé.

Pas de capitaine
A l'ouverture de l'audience, le président du tribunal, Jean-Baptiste Parlos, a constaté l'absence du capitaine de l'Erika, l'Indien Karun Mathur. S'en est suivie une offensive du Rina, qui a invoqué une "immunité internationale" consentie par Malte, pour réfuter la compétence du tribunal et demander à être jugé par cette île.

"Les gens doivent rendre compte des fautes qu'ils ont commises", a répliqué le procureur Laurent Michel, soulignant que le Rina était "une société de droit italien agissant en Italie". Le président Parlos devra décider mardi s'il tranche sur ce point, ou s'il le joint au fond, ce qui revient à statuer à l'issue du procès. "Il va falloir se défendre sur tous les fronts sans savoir ce qui sera imaginé par la créativité des parties civiles, du parquet ou du tribunal", a lancé pour sa part Me Daniel Soulez-Larivière, défenseur de Total, qui a qualifié les poursuites de "confuses". Total réfute toutes les accusations mais les parties civiles guignent ses juteux bénéfices pour obtenir des indemnités.

Auparavant, ce procès, qui mobilise plus de 80 avocats et coûte près de 600.000 euros, devra s'aventurer dans la complexe législation maritime et l'opacité des structures de propriété facilitée par un pavillon de complaisance maltais. Avant l'audience, quatre candidats à l'élection présidentielle ont fait entendre leur voix au premier jour de ce procès hypermédiatisé. Dominique Voynet (Verts), ministre de l'Environnement lors de la catastrophe, très critiquée pour sa lenteur à réagir, s'est dite "très désireuse de voir Total s'expliquer enfin". Philippe de Villiers (MPF), président du Conseil général de Vendée, a dénoncé les "navires pourris".
L'avocate Corinne Lepage (Cap 21), qui représente quelques communes parties civiles, a plaidé pour "le principe du pollueur-payeur".

La socialiste Ségolène Royal a fait savoir par le vice-président de sa région Poitou-Charentes, François Patsouris, qu'elle "suivait ce procès de près". Les régions socialistes de Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes se disaient d'ailleurs "unies et déterminées".
Leur avocat, Me Jean-Pierre Mignard, a annoncé qu'outre les indemnisations, le tribunal devrait également établir un "préjudice moral", car "la relation de l'homme avec la nature a été profondément altérée et ne sera jamais plus comme avant". Il a avancé le chiffre de 320 millions d'euros. La séance a été levée vers 19h15 et devait reprendre mardi après-midi.
(D'après AFP

28 janvier 2007

Vive le pétrole cher !


Pourquoi la hausse du baril est une chance pour bouger notre monde

La fin du pétrole n'est pas pour demain. Mais la fin du pétrole bon marché est avérée. Le baril à trois cents dollars n'est plus un mythe. Experts, banquiers, militants, militaires, planchent déjà sur ce futur possible, pour ne pas dire proche.La difficulté croissante à étancher la soif planétaire en pétrole est chaque jour plus évidente. Le Nord pompe à tour de bras depuis près de cent cinquante ans, et le Sud aspire logiquement à le rejoindre. La consommation mondiale, les formidables tensions géopolitiques, tirent le prix du baril vers le haut dans une spirale infernale. Cette situation provoque des raisonnements en noir et blanc. Les optimistes parient que la technologie, l'argent dégagé par un pétrole cher, doperont l'exploration et la découverte de nouveaux gisements. Les autres voient le compte à rebours déjà enclenché, le monde consommant presque autant en vingt ans qu'il ne l'a fait depuis la construction du premier derrick : technologie ou pas, d'ici deux décennies, peut-être même une seule, l'or noir aura quasiment disparu. Et bien avant cela la carte politique du monde risque d'être profondément bouleversée, car les pays assoiffés d'or noir n'assistent pas les bras ballants au désastre annoncé.Nous réagirons. Aujourd'hui ? Demain? Une seule certitude, ce sera sans doute tard, et notre inertie risque fort de gripper les rouages d'une mondialisation triomphante. Sans même parler des autres conséquences de cette fringale d'or noir ­ pollution, réchauffement du climat, montée des océans ­ considérées en général comme quantité négligeable. Qui se soucie des populations les plus vulnérables, de celles qui, par centaines de millions, seront les premières victimes d'un pétrole toujours plus cher, qu'elles ne pourront plus s'offrir ? Qui, hormis les scientifiques, économistes, anthropologues, écologues, agronomes, physiciens de l'atmosphère et ONG, s'inquiète de la facture des coûts externes engendrés par une planète shootée au pétrole ? Pas les politiques. Pourtant, dès la conférence de Stockholm en 1972, l'environnement s'est invité dans les débats, et les Etats ont été confrontés à la réalité de leur interdépendance planétaire. Certes, en 1992, la conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement de Rio de Janeiro a débouché sur nombre de conventions d'importance majeure, sur le climat par exemple, ou encore la biodiversité. Enfin, le sommet de Johannesburg en 2002 a tenté de considérer le développement social comme la clé de voûte du développement durable. Mais tout cela avec les résultats qu'on sait : trois fois rien. La prise de conscience est réelle, mais les actes tardent. Et le pétrole n'en finit pas de s'envoler sans autre conséquence que de durcir la vie quotidienne.Et si, pourtant, ce baril hors de prix avait des vertus ? Aujourd'hui, personne ou presque ne se soucie de consommer mieux, c'est-à-dire de consommer moins de ressources et surtout d'énergie. En dépit d'un engouement sans précédent, les énergies «propres», sans hydrocarbures ni déchets à long terme, ne pèseront au mieux que 2 % de la consommation mondiale en 2030. Même l'atome n'y pourra rien. Pourtant, la Chine, l'Inde, l'Europe, n'en finissent pas de planter des moulins à vent ; le Brésil fait tout pour sucrer ses moteurs et ceux du reste du monde ; et les adeptes du diesel à huile découvrent des qualités à la friture.Un pétrole cher, c'est l'assurance que les milliers de projets, d'expériences du moins consommer, ou du consommer autrement, ne seront plus de simples gouttes d'eau réservées à quelques bobos. La plupart des idées qui germent ici et là n'attendent plus qu'un petit coup de pouce et beaucoup de pédagogie : est-il normal que l'Autriche affiche trois fois plus de chauffe-eau solaires que la France ? Est-il raisonnable d'utiliser des hordes de camions quand le rail a prouvé depuis longtemps son efficacité ? Est-il judicieux que les ingrédients d'un simple pot de yaourt parcourent plusieurs milliers de kilomètres avant d'atterrir sur nos tables ? Est-il légitime de dégrader les côtes chiliennes en quelques années pour assouvir l'appétit de saumon des Européens?Le choc pétrolier dont nous vivons les prémices exige des politiques ambitieuses, pour forcer les uns, et accompagner les autres. Mais on ne les voit se dessiner ni en France ni en Europe ni ailleurs. La cure de désintoxication au pétrole aujourd'hui, la panne sèche demain, seront d'autant plus violentes que les responsables politiques auront gardé leurs oeillères. Pourtant, le développement durable, trop souvent considéré à tort comme un simple thème en vogue, ambitionne d'instaurer un état universel de bien-être en «écologisant», en humanisant l'économie. Chacun, politiques en tête, récite sans se tromper la définition du développement durable : «Un type de développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Mais voilà, chacun voit la durabilité à sa porte. Si nous ne faisons rien, demain, le baril sera à prix d'or quand le sevrage sera impossible et le climat en surchauffe. Alors aujourd'hui, ce pétrole déjà cher est l'occasion ou jamais de changer notre monde. Vive le pétrole cher, donc!

02 janvier 2007

Saddam Hussein "condamné à mort par pendaison"



Qui a volé les derniers instants de Saddam ?

Les autorités irakiennes ont ordonné l'ouverture d'une enquête pour découvrir l'identité de l'auteur d'une vidéo pirate de la pendaison de Saddam Hussein et les responsables de sa diffusion sur internet.
Une enquête a été ouverte pour déterminer qui a tourné, avec son téléphone portable, la vidéo de l'exécution" de l'ancien président irakien, a indiqué une source anonyme.
Les autorités veulent connaître également le nom de celui ou de ceux qui sont responsables de la diffusion de ces images sur internet, a précisé cette source.


Condamné à mort le 5 novembre pour "crime contre l'humanité", l'ex-dictateur a été pendu samedi à l'aube par les autorités irakiennes dans une caserne des renseignements militaires de Khadamiyah, quartier nord et majoritairement chiite de Bagdad.
Une vidéo complète de la pendaison de l'ex-dictateur avait été diffusée dès le lendemain sur internet. De médiocre qualité, ces images révèlent que certains témoins scandaient le nom du chef radical chiite Moqtada Sadr quelques instants avant la mort de Saddam. Plusieurs spectateurs ont également pesté le supplicié à ses derniers instants, alors que des cris de vengeance ont retenti immédiatement après sa mort.
L'enquête ordonnée par le gouvernement doit également déterminer l'identité des auteurs de ces cris, toujours selon la même source.
(D'après AFP)

Saddam Hussein a été pendu à l'aube à Bagdad

Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu samedi à l'aube, "résolu et courageux" selon un témoin. "Saddam est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté à la télévision nationale Iraqia le Conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï. L'exécution de l'ancien président irakien, juste avant 06H00 (03H00 GMT), qui n'a pas donné lieu immédiatement à de grandes scènes populaires à Bagdad, a été saluée par le président américain George Bush comme une "étape importante" de l'Irak vers la démocratie. Saddam Hussein "n'a pas essayé de résister, n'a rien demandé. Il tenait un coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne". Il avait "les deux mains attachées quand il a été pendu", a raconté M. Roubaï. Ses dernières paroles, selon un autre témoin, le juge Mounir Haddad, ont été: "J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux". L'ancien président semblait viser la coalition à dominante chiite au pouvoir, que beaucoup de sunnites considèrent comme une émanation de l'influence de l'Iran. Le Premier ministre Nouri al-Maliki, se félicitant de l'"exécution du criminel Saddam", lui a indirectement répondu en lançant un appel à la réconciliation, à l'intention des partisans de l'ancien régime dont "les mains ne sont pas tâchées de sang". La TV d'Etat a annoncé par erreur que les deux co-accusés de Saddam Hussein, son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, lui avaient succédé sur le gibet. En fait leur exécution a été reportée au dernier moment de quelques jours pour mettre mieux en valeur celle de Saddam Hussein, selon M. Roubaï. "Tout a été filmé, depuis la remise de Saddam aux Irakiens jusqu'à la potence", a-t-il ajouté, et la télévision publique diffusera "très prochainement ces images". Toujours selon M. Roubaï, le corps "pourrait être remis à sa famille pour être enterré", alors que les autorités gardaient jusqu'ici le mutisme sur le sort de la dépouille. La nouvelle de l'exécution a été accueillie par une multitude de tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak, selon un correspondant de l'AFP. A Bagdad, quelques rafales ont résonné brièvement, également dans les quartiers majoritairement chiite, mais la situation semblait ensuite normale dans la ville. "Je me félicite du fait que Saddam Hussein aitété jugé par un tribunal irakien pour au moins quelques-uns des crimes horribles qu'il a commis à l'encontre du peuple irakien", a déclaré dans un communiqué la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett. Le ministère français des Affaires étrangères a "pris acte" de l'exécution et a appelé les Irakiens à "regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale". Human Rights Watch a condamné dans une déclaration la pendaison: "Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine". Saddam Hussein, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à la chute du régime en avril 2003, a été condamné à mort le 5 novembre pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl (au nord de Bagdad) tués en représailles après un attentat manqué contre le convoi présidentiel en 1982. Son appel a été rejeté le 26 décembre. Les autorités irakiennes ont voulu l'exécuter avant l'aube, qui marque le début des célébrations de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice. Agé de 69 ans, Saddam Hussein avait été arrêté en décembre 2003. Sa mort met fin à toutes les poursuites qui avaient été engagées contre lui, en particulier le procès Anfal, où il était jugé pour génocide contre la population kurde et accusé d'être responsable de la mort de 180.000 personnes en 1987-1988. Il était détenu depuis près de deux ans en un endroit tenu secret, sur une base militaire américaine à Bagdad. Saddam Hussein avait été arrêté le 13 décembre 2003 près de son fief de Tikrit par des soldats américains alors qu'il se terrait au fond d'un trou. Les images de l'homme longtemps le plus craint de l'Irak, l'air hagard, une barbe hirsute et en train de se faire examiner la bouche par un militaire américain, avaient fait le tour du monde.
EN SAVOIR PLUS: La mort de Saddam fêtée à Sadr City
EN SAVOIR PLUS: Bush salue l'exécution de Saddam
EN SAVOIR PLUS: Saddam Hussein pendu dans la nuit ou demain
EN SAVOIR PLUS: Les réactions sur l'exécution de Saddam

Verra-t-on un jour l’ancien tyran pendre au bout d’une corde ?


L'audience du Haut tribunal pénal irakien qui doit rendre son verdict dans le procès de Saddam Hussein pour l'exécution de 148 villageois chiites dans les années 1980 s'est ouverte ce dimanche à 11h25 (9h25 HB) dans le secteur fortifié de la zone verte.

L'ancien président Saddam Hussein a été "condamné à mort par pendaison" le dimanche 5 novembre 2006, par le Haut tribunal pénal irakien.
La peine de mort a aussi été prononcée contre un demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien patron des renseignements. L'ancien vice-président, Taha Yassine Ramadan, a été condamné à la prison à vie.

Trois ex-dirigeants du Baas sont également condamnés, dans le cadre général du procès de Saddam Hussein, à 15 ans de prison pour "homicide volontaire".
De son côté, un autre ancien responsable local du parti Baas, Mohammed Azzam al-Ali, a été acquitté.

Saddam Hussein a constamment tenté d'interrompre le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane lors de l'énoncé du verdict, en criant "longue vie à l'Irak". Il est apparu visiblement secoué par la condamnation.



Les statuts du tribunal prévoient une procédure automatique d'appel en cas de condamnation à mort, qui pourrait repousser de plusieurs semaines ou plusieurs mois l'exécution du verdict.

Le Haut tribunal pénal a suivi les réquisitions du procureur Jaafar al-Moussaoui, qui avait demandé le 19 juin la peine de mort contre l'ancien homme fort de l'Irak, âgé de 69 ans. Saddam Hussein, qui a dirigé le pays d'une main de fer de 1979 jusqu'à sa chute en avril 2003, et sept anciens responsables de son régime, sont poursuivis pour le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl, tués en représailles après un attentat manqué contre l'ex-président en 1982. (cya)


© BELGA
BAGDAD 05/11 (BELGA/AG)


Vues Belges

La peine de mort adaptée mais inapplicable , d'après le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht.

La condamnation à mort de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein semble, en regard des crimes commis, adaptée. Mais l'exécution de la condamnation est inacceptable pour la Belgique, a déclaré dimanche le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht. "Etant donné les crimes commis par Saddam Hussein dans les années '80 contre les chiites et les Kurdes, la condamnation la plus lourde semble normale", a dit M. De Gucht. "Je trouverais cependant vraiment inacceptable que la peine de mort soit appliquée. C'est inacceptable d'un point de vue éthique". M. De Gucht espère, par ailleurs, que le dossier toujours en cours contre Saddam Hussein sur la campagne qu'il a menée contre les Kurdes dans les années 80 sera traité.

et l'UE qui est contre la peine de mort...

La présidence finlandaise de l'UE a appelé dimanche dans un communiqué l'Irak à ne pas appliquer la peine de mort, prononcée à l'encontre de l'ancien président irakien Saddam Hussein.

alors que ...

L'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, a qualifié d'importante étape pour l'Irak les condamnations prononcées par le Haut tribunal pénal irakien à l'encontre de Saddam Hussein et invité les Irakiens à tourner la page. De son côté, le ministre des Affaires étrangères britannique Margaret Beckett a également salué le verdict et les condamnations prononcées.

L'ONU et Amnesty:

Appel à un moratoire des exécutions

Le haut-commissaire de l'ONU chargées des droits de l'homme, Louise Arbour, a appelé le gouvernement irakien à observer un moratoire de l'exécution du l'ancien président Saddam Hussein et des autres co-accusés condamnés à mort à Bagadad.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a déploré la condamnation à la peine de mort prononcée à l'encontre de l'ancien président irakien Saddam Hussein et de plusieurs anciens responsables du pays.

ET VOUS ?


L'ancien allié courtisé de l'Occident (30/12/2006)
Lire aussi
Les réactions dans le monde Louis Michel : "Pas une victoire pour la démocratie" Saddam Hussein a été pendu


Du début des années 70 à l'invasion du Koweït, Saddam Hussein fut un allié courtisé et appuyé par les pays occidentaux
BRUXELLES "A l'époque, tout le monde avait d'excellentes relations avec Saddam Hussein", se justifiera le président français Jacques Chirac lorsqu'il sera interrogé, en 2003, sur ses liens avec le dictateur.
Cette époque commence dans les années 70 lors de la montée en puissance de Saddam, alors perçu comme un dirigeant nationaliste et laïque voulant moderniser un pays riche en pétrole.En 1972, l'Irak a conclu un accord de coopération avec l'URSS, mais cherche à diversifier ses approvisionnements et se tourne en particulier vers la France, qui affiche une politique pro-arabe.
En septembre 1975, Saddam Hussein, alors numéro deux du parti baassiste, est reçu avec tous les égards par la France. Un soir, il réserve une attention particulière au Premier ministre Jacques Chirac.Il l'invite à déguster, à son hôtel, du "Masgouf", cette grosse carpe des eaux du Tigre qu'un avion spécial est allé chercher à Bagdad, racontent deux journalistes, Eric Aeschimann et Christophe Boltanski, dans leur essai "Chirac d'Arabie". "Saddam sera le De Gaulle du Moyen Orient", lance M. Chirac à son porte-parole.
L'"idylle" franco-irakienne se traduit par l'accord de la France, puissance atomique, à la livraison du réacteur de recherche nucléaire Osirak, qui sera détruit en 1981 par un raid aérien israélien.La France s'approvisionne en pétrole en Irak et devient un des principaux fournisseurs d'armes -Mirages F1, radars, blindés- du régime. Des réseaux d'influence pro-irakiens durables se forment en France, mêlant hommes d'affaires, industriels de l'armement et politiques.La France n'est pas la seule en Irak: l'Italie, ou l'Allemagne, par exemple, deviennent d'importants fournisseurs, ce qui permettra à ce pays de produire secrètement des armes chimiques.
Ces relations se poursuivent pendant la sanglante guerre (1980/1988) que lance Saddam Hussein contre l'Iran. Le dirigeant irakien fait figure de rempart contre la révolution islamique de l'ayatollah Khomeyni.La France pousse son engagement jusqu'à prêter cinq avions Super-Etendard aux Irakiens.Les relations entre Saddam et les Etats-Unis sont plus ambiguës. Washington se méfie du "raïs". En 1983, le président Ronald Reagan dépêche toutefois un émissaire -Donald Rumsfeld- à Bagdad. Face à la menace de l'Iran, les Etats-Unis ont fait le choix du "moindre mal". Ils rétablissent leurs relations diplomatiques avec Bagdad, fournissent notamment une aide économique, du matériel à usage militaire et des photos satellites à l'Irak.
Washington "se mit alors à considérer la survie de l'Irak comme essentielle au point de fermer les yeux" pendant un moment sur les exactions massives du régime, l'utilisation d'armes chimiques, ses efforts pour obtenir l'arme atomique, a écrit le journaliste américain spécialiste du Moyen-Orient Jonathan Randal dans l'ouvrage collectif "Le livre noir de Saddam". En 1988, à Halabja, 5.000 Kurdes irakiens seront tués lors d'un bombardement à l'arme chimique -un massacre dont Saddam Hussein ne pourra plus répondre.
En 1990, les troupes de Saddam envahissent le petit Etat pétrolier du Koweït. Du jour au lendemain, Saddam Hussein se transforme, pour Washington, en tyran, un "nouvel Hitler". Les autres pays occidentaux se retournent contre leur ancien allié.
Pour Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des Ligue des droits de l'Homme (FIDH), "l'exécution hâtive" de Saddam Hussein permet d'éviter un procès global qui aurait pu déboucher sur un "déballage" gênant pour les Etats-Unis et les Européens.

10 décembre 2006

Richesse des hommes dans le monde

2% de l'humanité détient la moitié du patrimoine des ménages

Deux pour cent de l'humanité détient la moitié du patrimoine des ménages tandis que la moitié de la population mondiale en détient 1%, selon une étude des Nations unies qui confirme les écarts gigantesques de niveau de vie sur la planète. Un patrimoine personnel de 2.200 dollars ou plus permet de faire partie des 50% des personnes les plus riches au monde, 61.000 dollars suffisent pour compter parmi les 10% des personnes les mieux dotées et 500.000 dollars pour accéder au club très fermé du 1% des individus les plus fortunés


."Cette étude montre que les inégalités de patrimoine sont encore plus grandes
que les inégalités de revenus",
a souligné mardi lors d'une conférence de presse Anthony Shorrocks, directeur de l'Institut mondial de recherche sur l'économie du développement de l'université des Nations unies (UNU-WIDER), basé à Helsinki.Pour réaliser cette enquête, les chercheurs ont fait la somme des actifs de chaque individu adulte (propriétés immobilières, foncières, portefeuille financier...) moins ses dettes, en tenant compte des taux de change et du pouvoir d'achat.

Les revenus (salaires, retraites, allocations) ne sont pas exprimés.L'étude confirme également la concentration de la richesse dans les pays les plus développés: 25% des 10% des personnes les plus riches vivent aux Etats-Unis, 20% au Japon, 8% en Allemagne, 7% en Italie, 6% en Grande-Bretagne, 4% en France et en Espagne. La concentration du patrimoine à l'intérieur d'un même pays est également très forte:

"La part de richesse détenue par les 10% les plus riches s'échelonne d'environ
40% en Chine à 70% aux États-Unis, voire plus dans d'autres pays",
selon l'étude.En 2000, année de référence de l'étude, 499 personnes dans le monde étaient milliardaires en dollars et 13 millions étaient millionnaires.

Selon le MR, les Wallons s'appauvrissent

Le gouvernement accroît ses dépenses mais les Wallons s'appauvrissent, conclut le MR à l'issue d'une semaine de travaux budgétaires au parlement wallon. Les prévisions de recettes pour la Région wallonne en 2007 sont en augmentation de 400 millions d'euros par rapport en 2006. Or, plutôt que de faire un geste en faveur des contribuables wallons, le gouvernement wallon augmente ses dépenses "de façon vertigineuse", constatent les Réformateurs: un accroissement de 6 pc, soit un taux largement supérieur à l'inflation. Aux yeux du MR, l'exécutif régional aurait pourtant pu mettre fin à la redevance radio-télévision, que seule la Wallonie perçoit encore, et réduire les droits d'enregistrement.
"Si seulement les moyens additionnels avaient été investis pour réformer une fiscalité wallonne en décalage par rapport aux autres Régions, nous n'aurions pu qu'applaudir car nous sommes persuadés qu'une diminution de la pression fiscale augmenterait le pouvoir d'achat des Wallons et entraînerait une meilleure perception des recettes. Malheureusement, ce n'est pas le cas", regrette le député Denis Mathen. Un autre élément dérange le MR, celui de l'accroissement de l'intervention de solidarité nationale, qui explique en partie l'accroissement des recettes. Les lois de financement des entités fédérées prévoient une intervention financière accrue en faveur d'une Région dont le produit moyen de l'impôt des personnes physiques est inférieur à la moyenne nationale. Tant Bruxelles que la Wallonie en bénéficient. Or, à la lecture du rapport de la Cour des comptes sur le budget wallon 2007, il apparaît que l'an prochain, cette intervention va s'accroître. Elle est estimée à 885,6 millions d'euros contre 777,7 millions en 2006. L'écart de la Wallonie par rapport à la moyenne passe de -13,25 pc à -14,92 pc.
"C'est une preuve de plus que la Wallonie ne se porte pas très bien et s'appauvrit. On est en droit de se poser la question des effets réels du plan Marshall", a souligné M. Mathen.

Kurt Cobain, mort le plus riche du monde !

C’est bientôt la fête des morts, alors parlons en… L’argent n’a pas d’odeur… il ne connaît pas la mort non plus ! Selon une récente étude parue sur le site du magazine Forbes, Kurt Cobain est en 2005-2006 le défunt le plus rentable au monde… Les ventes relatives au rockeur de Seattle dépassent les 50 millions de dollars sur l’année ! Suicidé en avril 1994, le leader de Nirvana reste donc une affaire de gros sous. S’il savait, il se retournerait sûrement dans sa tombe.Le talent survit à son possesseur donc. Premier de ce classement un peu macabre, Cobain devance le légendaire Elvis Presley, qui lui, n’a rapporté cette même année que 42 millions de dollars post mortem… Il est donc exhumé de sa première place, qu’il occupait depuis 2001.Derrière suivent Charles M. Schulz, l’auteur américain responsable des BD Peanuts, puis John Lennon, qui n’a décidemment pas fini de faire rêver chaque génération, se place en 4ème position des défunts les plus rentables… Moins glamour mais presque aussi « bankable », Albert Einstein est 5ème, devant l’excentrique Andy Warhol, le créateur de BD et de produits pour enfants Theodor Seuss Geisel (alias Dr. Seuss), l’énorme Ray Charles, la sulfureuse Marilyn Monroe, le rebelle burlesque Johnny Cash (qui du coup porte bien son nom), l’auteur (Le seigneur des Anneaux !) J.R.R. Tolkien, le Beatle George Harrison, et enfin l’idole des jeunes (et des vieux jeunes) Bob Marley…En tout, ces 13 artistes morts ont rapporté, de octobre 2005 à octobre 2006, 247 millions de dollars à leur ayants droit et à tout ceux qui servent leurs intérêts… La Faucheuse a de beaux jours devant elle.

Lakshmi Mittal reste l'homme le plus riche de Grande-Bretagne

Le magnat de l'acier Lakshmi Mittal reste l'homme le plus riche de Grande-Bretagne avec une fortune estimée à 13,2 milliards de livres soit 19,5 milliards d'euros, selon la Sunday Times Rich List 2006-2007 publiée mercredi.Le richissimme homme d'affaires indien qui a racheté le groupe Arcelor cette année est suivi, dans ce classement, par le Russe Roman Abramovich, propriétaire du club de football de Chelsea. La fortune d'Abramovich a encore augmenté de 4,4 milliards d'euros l'année dernière et l'homme dispose d'une fortune de 16,3 milliards d'euros. Loin derrière, l'ex-Beatle Paul Mc Cartney possède une fortune d'1,22 milliard d'euros qui pourrait être amenuisée par les frais de son divorce. Le jeune comédien Daniel Radcliffe, 17 ans, a amassé une fortune de 21 millions d'euros grace aux tours de magie de la saga Harry Potter. (belga)

Bill Gates toujours l'homme le plus riche du monde

Avec plus de 46 milliards $US en poche, le cofondateur de Microsoft est l'homme le plus riche du monde pour la onzième année consécutive, affirme le magazine Forbes.

William Gates III, âgé de 49 ans, trône au premier rang du classement de Forbes avec une fortune de 46,5 milliards $US. Warren Buffett, celui qui est en second position du palmarès depuis plusieurs années, se rapproche toutefois de Bill Gates avec un avoir actuellement évalué à 44 milliards $US, alors que son portefeuille d'investissement valait 42,9 milliards $US en 2004 et 30,1 milliards $US en 2003.Quant à Bill Gates, dont la fortune est principalement détenue en actions de Microsoft, la valeur de ses possessions est passée par un sommet de 90 milliards $US en 1999, près du point culminant de la bulle spéculative de la fin des années 1990. Par la suite, son avoir a fondu; de 60 milliards en 2000, il est passé à 58,7 milliards en 2001 puis à 52,8 milliards en 2002.Parmi les personnages dont la fortune a été bâtie avec les technologies, on retrouve également Paul Allen, l'autre cofondateur de Microsoft, au septième rang avec 21 milliards $US, Lawrence Ellison d'Oracle en neuvième position, Michael Dell (18e place), Steve Ballmer (Microsoft, 24e), ainsi que Sergey Brin et Larry Page - les fondateurs de Google - au 55e rang du classement avec 7,2 milliards $US.

Non content d'être l'homme le plus riche de la planète, Bill Gates est également détenteur d'un autre record: celui de l'homme le plus spammé au monde!
Selon Steve Ballmer le p-dg de l'éditeur, Bill Gates reçoit quatre millions d'e-mails par jour (!), mais la plupart sont des spams et il est certainement la première victime au monde du fléau affectant le courrier électronique.
Mais à la différence des usagers ordinaires, le roi du logiciel bénéficie du soutien de tout un département (!!) pour filtrer ses mails et seul un petit nombre arrive dans sa boite aux lettres, a ajouté le responsable qui participait à un forum à Singapour. Des petites mains travaillent donc exclusivement pour nettoyer la messagerie de Bill. Ce qui laisse entendre que les logiciels anti-spam ne sont pas forcemment efficaces! Bill Gates est vraiment le roi du monde!

L'homme le plus riche du monde...
...serait désormais Ingvar Kamprad, le fondateur et patron d'Ikéa, la célèbre entreprise suédoise de fournitures. Selon les dernières estimations faites par le magasine suédois Veckans Affarer, celui-ci posséderait une fortune personnelle de 53 milliards de dollars, là où celle de Bill Gates plafonnerait à 46.6 milliards. Ceci contredit la fameuse liste du magasine américain Forbes, qui classe toujours Ingvar Kamprad à la 13ème place. Ce célèbre patron était surtout jusqu'à présent réputé pour ses goûts modestes (il conduit toujours une volvo vieille de dix ans et n'utilise que les vols en classe économique). D'après la télévision publique suédoise, la récente chute du dollar en faveur des autres monnaies pourrait expliquer en partie ce changement. Ikéa rassemble 186 magasins dans 31 pays.

21 novembre 2006

Naissance d'un géant du cuivre

L'année 2006 sera celle de tous les records en matière de fusions et acquisitions. Une nouvelle opération de grande envergure a été annoncée ce week-end. Elle va donner lieu à la naissance d'un géant mondial du cuivre.

Leurs noms sont peu connus en Europe, mais leur rapprochement est de taille. Le groupe minier américain Freeport McMoran Copper and Gold va mettre près de 29 milliards de dollars sur la table pour racheter son compatriote Phelps Dodge. Le nouveau groupe, qui sera le premier groupe minier des Etats-Unis et le premier producteur de cuivre coté au monde, pèsera quelque 17 milliards de dollars de chiffre d'affaires.

Cette fusion s'ajoute à une liste qui ce ne cesse de s'allonger. Le record historique de l'année 2000, soit l'époque de la bulle internet, est d’ores et déjà battu avec un montant total qui est passé à 3.400 milliards de dollars ce week-end et qui devrait encore grimper avant la fin de l'année.

Mais 2000 et 2006 ne sont pas comparables. Selon un cabinet d'études américain, il y a plusieurs grandes différences.

Premièrement, les fusions sont moins grandes mais plus nombreuses. La plus grosse opération 2006 atteint 83 milliards de dollars contre 180 en 2000.

Deuxièmement, tous les secteurs, même les plus traditionnels, sont concernés alors qu'il y a six ans on ne parlait que des technos.

Troisièmement, l'Europe monopolise 40 % des mouvements. Enfin, quatrièmement, les fonds d'investissements jouent un rôle initiateur de plus en plus important mais qu'il ne faut pas surestimer. Ils sont à l'origine de 17 % du volume des transactions contre seulement 4 % en 2006.