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29 septembre 2008

Nouveau round de nominations en vue

Suite du renouvellement controversé des hauts fonctionnaires wallons. Et suite des discussions, mises en doute et équilibrages plaisants ou non.
Alors que la première phase - clôturée - n'a pas fini de faire des vagues, une nouvelle série de nominations dans la haute fonction publique est officiellement lancée en Région wallonne.

En fait, il en est de trois ordres. 1° L'attribution de douze postes de n°2. Soit des directeurs ou administrateurs généraux adjoints à l'Apaq-W (promotion agricole), l'Awiph, le Cra-W (recherches agronomiques), le Forem, l'IfaPME, l'Issep (Institut scientifique de service public) et la SWL; de même que les directeurs généraux des deux branches de l'Awex (commerce extérieur, investissements) et les directeurs généraux des trois entités du Forem (conseil, formation, support). 2° Des nominations définitives à la tête des deux directions générales (DG) du Service public de Wallonie (le nom du nouveau ministère fusionné) pour lesquelles il y avait eu report de décision le 24 juillet, puis désignations de "faisant fonction" le 4 septembre (économie, aménagement du territoire). 3° La poursuite ou l'attente des procédures pour les patrons de l'Awex, de l'Issep, de l'AWT et de l'Iweps.
Tous cas pour lesquels sont prévus des mandats de 5 ans, selon la procédure étrennée ces derniers mois. Il n'y a pas de raison de modifier le système, répète-t-on dans la majorité : les appels à candidature ont été réalisés à grande échelle (c'est une première); l'impartialité et l'indépendance du Selor (seul en charge de la réception et du traitement des candidatures) ne peuvent être mises en doute; les récriminations sont venues de candidats recalés; le gouvernement arrête son choix après audition des lauréats du Selor.
Pour rappel, l'opposition ne l'entend pas du tout de cette oreille, elle qui a pu critiquer : l'insuffisance de candidats (attribuée au sentiment que les dés étaient pipés); la transparence des examens du Selor (aux jurys duquel participent des personnalités socialistes); diverses interrogations juridiques; l'ignorance des critères de choix du gouvernement; enfin, le trust PS dans les nominations de juillet (10 ou 11 étiquetés socialistes contre 1 MR et 1 CDH)...
Les forces du ménage
MR et Ecolo, du reste, disent redouter que les nominations à venir bénéficient largement cette fois au CDH, histoire de rééquilibrer les forces dans le ménage. Un soupçon bien sûr évacué dans la majorité, où l'on vous certifie qu'il n'y a pas de partage des mandats selon la couleur politique.
Précisons : si la procédure est bien relancée pour les deux DG sans patron autre qu'intérimaire, elle n'est pas près de l'être pour le secrétariat général de l'administration où "fait fonction" Danielle Sarlet - non sans surprendre, puisqu'elle avait été recalée à "sa" DG aménagement du territoire en juillet. Chez Philippe Courard, le ministre (PS) de la Fonction publique, on explique cette différence de traitement par le fait que le secrétariat général a changé de nature et qu'il convient que Mme Sarlet en essuie les plâtres pour pouvoir, plus tard, mieux définir les besoins de la fonction et en rédiger la nouvelle lettre de mission.

09 septembre 2008

Elio Di Rupo, Didier Reynders : chassé-croisé

Boulevard de l’Empereur, lundi, 11 h 45, fin du bureau du PS, Elio Di Rupo réplique à Didier Reynders (et à ses propos du week-end), sans le nommer. Avenue de la Toison d’Or, 12 h 45, fin du bureau du MR, Didier Reynders poursuit son offensive, tout en se défendant de s’en prendre particulièrement au PS…
1Comment va la Wallonie ? Pour Reynders : mal. Pour Di Rupo : beaucoup mieux.
Toujours dans le ton de son interview au Soir samedi, le président du MR ne s’en cache pas : « Nous n’allons pas nous fondre dans une espèce de consensus qui voudrait faire croire que tout va bien ! » Certes, concède Reynders, « il y a depuis longtemps beaucoup de réussites en Wallonie. » Mais « il faut réduire les écarts entre sous-régions du Sud, Bruxelles et le Nord ». Et « remettre à l’avant-plan le goût de l’effort, de l’excellence et les capacités de développer des talents ».
Et de citer en exemple la réussite du Brabant wallon, qu’il voudrait étendre au reste de la Wallonie. Grâce à cette clef de la réussite qu’est « l’ancrage de la Wallonie et de Bruxelles ». Or, « il n’y a pas un mot sur Bruxelles dans le plan Marshall ».
Le président du PS recadre. La Wallonie ? « Un redressement spectaculaire ! La région est entrée dans le “top 5” du Financial Times, où l’on ne trouve pas forcément des conseillers des partis socialistes ! » Le plan Marshall ? « Le nom n’est pas de nous, un journal flamand l’a baptisé comme ça, rien à voir avec l’aide extérieure ou l’assistance (dixit Reynders, NDLR), c’est un plan qui produit des résultats remarquables, la Wallonie avance à la vitesse de la lumière. » Les indicateurs : « En 2007, le chômage a diminué de 8 %, 70 sociétés étrangères ont élu domicile chez nous, le nombre de jours de grève s’est élevé à 27.000 contre 70.000 au Nord. » Donc : « Il est temps de sortir des clichés sur la Wallonie, en Flandre comme chez nous, d’évoluer. » Morale de l’histoire : « Il faut savoir aimer sa région, en être fier. »
2 La campagne électorale 2009 a-t-elle débuté ? Didier Reynders le dit sans ambages : « Oui, elle est lancée ! » Et si son discours sur le mal wallon ne plaît pas à certains dirigeants, « ce n’est pas grave. La Région, ce n’est pas une personne, ni un parti. Le débat portera sur un changement profond de politique. » En Wallonie comme en Communauté française, le MR mènera pleinement son « rôle d’opposition ». Annonçant ses lignes de front : enseignement, gouvernance, urbanisme, sport…
Elio Di Rupo a-t-il le sentiment lui aussi d’être entré en campagne ? Non, mais oui. « Nous serions tous bien inspirés si la campagne pouvait être intense dans les deux ou trois derniers mois avant les élections de juin 2009. Jusque-là, il importe de gouverner avec le sérieux qui s’impose. » Autre version : « Ce serait bien que la campagne réelle débute autour de Pâques. » Entre l’« intense » et la « réelle », la campagne tout court a débuté.
3 Et les négociations communautaires ? Pour l’heure, Didier Reynders s’intéresse au plan de table. Et relève deux éléments positifs dans la nouvelle position du gouvernement flamand : il accepte la présence de représentants bruxellois ; et « il vient à table sans calendrier ni échéancier ». Pour les convives francophones, outre la représentation de chaque niveau de pouvoir, Reynders exige celle des « différents partis en fonction de leur poids » – lui n’est pas candidat. Car : « Le MR ne se sent pas représenté par les gouvernements de la Communauté française ou de la Région wallonne. »
Elio Di Rupo la joue « au-dessus de la mêlée ». Florilège : « Surtout, pas d’invectives », « Ayons la volonté d’aboutir », « Soyons constructifs », « Respectons-nous ». Concrètement : les francophones désigneront ensemble leur délégation ; tous les partis seront à la table ; l’important est de participer à ces négociations qui permettront à Leterme Ier d’agir, lui, sur le socio-économique.

Le chômage a atteint le seuil des 15 % en Wallonie
Le taux de chômage a atteint le seuil symbolique des 15 % en Wallonie au mois d’août, selon les données fournies ce lundi par le Forem. En août 2007, cet indicateur était de 15,9 %.

La région wallonne comptait fin août, 228.703 personnes au chômage, ce qui représente 15 % de la population active. En détails, il y avait, 209.091 demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations (dont 2.168 en Communauté germanophone) et 19.612 jeunes en stage d’attente (dont 360 en Communauté germanophone).
Le nombre de demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations et de jeunes en stage d’attente a diminué de 5,9 %, soit 14.259 personnes en moins, par rapport à la même période en 2007. Il y avait 55 % de femmes, et 24 % de personnes âgées de moins de 25 ans, selon les chiffres fournis par le Forem.

13 juin 2008

Les Flamands émigrent en Wallonie

Le nombre de Flamands qui partent habiter en Wallonie, augmente à vue d’œil, selon une étude immobilière récente. Poussés par les prix élevés au nord du pays, ils traversent la frontière linguistique pour chercher une maison à un prix abordable.
Rien qu’à Jodoigne et Flobecq, leur nombre augmente, chaque année, de 10 %, révèle une récente étude de la Confédération flamande des immobiliers (Vlaamse Confederatie van Immobiliënberoepen – CIB), reprise vendredi dans Het Nieuwsblad et De Standaard.
Les communes de Hannut et Beauvechain sont également très populaires auprès des Flamands, même si la tendance semble s’y stabiliser. Pour les demandes de constructions, les communes de Grez-Doiceau, Hannut et Jodoigne sont particulièrement prisées par les candidats acheteurs flamands. Certaines communes rencontrent un tel succès que les terrains à vendre commencent à se faire rares.
Selon les chiffres officiels les plus récents, 242.876 Flamands ont immigré en 2006 vers une autre Région belge. « La tendance contraire, les Wallons qui s’installent en Flandre, est moins visible », affirme Luc Machon de la CIB.
Les prix de l’immobilier en Wallonie, moins élevés que dans le nord de la Belgique, sont la principale raison de cette migration flamande. « Une maison de deux ou trois chambres peut être trouvée en Wallonie pour un prix variant de 175.000 à 285.000 euros. En Flandre, on paie vite 470.000 euros, soit près du double, pour le même type de bien. L’argument de l’accessibilité joue aussi. Depuis les territoires wallons proches de la frontière linguistique, on accède rapidement aux plus grandes villes », ajoute M. Machon.

05 juin 2008

La Wallonie a trop payé pour Microsoft et Google

"La Région wallonne a déboursé énormément d'argent pour attirer Microsoft et Google en Hainaut, ce que l'Europe accepte dans cette région, mais je pense que c'est là une erreur stratégique que d'investir autant d'argent dans si peu d'emplois. Ce n'est pas tenable à terme" dit Mme Ceysens.
"La Région wallonne a déboursé de gigantesques montants pour attirer Microsoft et Google en Wallonie. Mais l'achat de trophées n'est pas tenable à terme", a déclaré jeudi la ministre flamande de l'Innovation, Patricia Ceysens (Open Vld), lors de la conférence Think Tomorrow à Bruxelles, rapporte le site internet Datanews.be "On ne peut quand même pas à chaque fois injecter des millions dans la création d'une poignée de postes de travail. L'argent du contribuable doit être utilisé d'une meilleure manière", estime la ministre.
Google construit actuellement un centre de données dans le Hainaut. Quant à Microsoft, le géant informatique a annoncé il y a peu l'ouverture d'un département de recherche à Mons. "Du point de vue politique, c'est merveilleux de pouvoir présenter ce genre de projets symboliques, mais pour une croissance durable de la région, cela ne signifie pas grand-chose, sinon rien", a expliqué la ministre à Data News.
"La Région wallonne a déboursé énormément d'argent pour attirer Microsoft et Google en Hainaut, ce que l'Europe accepte dans cette région, mais je pense que c'est là une erreur stratégique que d'investir autant d'argent dans si peu d'emplois. Ce n'est pas tenable à terme." Mme Ceysens croit néanmoins dans la franchise économique du gouvernement wallon. "La Wallonie a assurément besoin de ces symboles, et toute sa démarche a pour but de stimuler la dynamique de la région, mais en Flandre, ce ne serait pas possible", a-t-elle conclu.

29 avril 2008

Olivier Chastel : « Une prime à la mauvaise gestion de Liège »

Marchandage ! C’est comme cela qu’Olivier Chastel qualifiait ce lundi les négociations qui ont abouti à la réforme du Fonds des communes. Des négociations sur lesquelles, selon le député fédéral et chef de groupe MR au conseil communal, Charleroi a peu pesé.
« Depuis vendredi, on me dit qu’on a rectifié ce qui, depuis André Cools, constitue le fossé entre Liège et Charleroi, explique-t-il. À terme, c’est vrai. Charleroi finira par obtenir plus que Liège ». Mais le Réformateur carolo ne cache pas sa déception car, comme il le rappelle, les 36 millions d’euros qui séparent les deux villes depuis la précédente réforme (1989) n’ont pas été pris en considération. Pire ! Car si Charleroi et Liège disposent désormais d’une dotation fort proche, elles vont bénéficier de deux mesures exceptionnelles qui profitent surtout aux principautaires, dénonce Olivier Chastel. « En fait, le gouvernement wallon va donner 90 millions à Liège pour son passé ou, plutôt, pour son passif ».
De quoi s’agit-il ? La première mesure concerne la reprise de 80 % de la dette des deux grandes villes wallonnes. « Pour Liège, on retire tous les ans 47,3 millions de charges de la dette, poursuit Olivier Chastel. Pour Charleroi, cela représente 4,7 millions d’euros ». Le second « geste » du gouvernement wallon porte sur la reprise du fonds de pensions des deux villes. À Liège, le passif est évalué à 43,2 millions. À Charleroi, le transfert du fonds de pensions d’Ethias à l’ONSS-APL et le plan d’aménagement des fins de carrière à la Ville portent sur un total de 12 millions d’euros. « Bref, à partir de 2008, Charleroi est spolié de 73 millions par an ».
Olivier Chastel juge qu’il y a là une occasion manquée d’aider Charleroi à se redresser. Il rejoint sa consœur Véronique Cornet qui voit dans ces mesures « une prime à la mauvaise gestion ». « On fait payer à l’ensemble des Wallons les investissements publics qui ont été jusqu’ici réalisés à Liège », déplore-t-il. Paul Magnette (PS) a tenu à réagir à ces propos, estimant « dommage de rentrer dans une guerre des bassins, l’objectif étant de résoudre les problèmes structurels des communes wallonnes ». Le chef de file du PS carolo se dit prêt à débattre de ce sujet, chiffres à l’appui, avec les deux parlementaires MR. Chiche !

17 avril 2008

Les Régions avant la Communauté

Le fait régional doit primer. C'est ce que proposent de concert Rudy Demotte et Charles Picqué dans un pleine page du journal Le Soir. C'est une prise de position importante pour l'avenir institutionnel des francophones…


A quoi ressembleront les institutions francophones à l'avenir. Deux options sont possibles. Soit une Communauté française qui absorbe les Régions wallonne et bruxelloise, un peu sur modèle de la Région-communauté flamande. Pour y faire face aussi. Soit deux Régions wallonne et bruxelloise autonome où la Communauté française ne serait plus qu'un trait d'union.

Une Belgique qui s'appuie sur trois Régions. C'est ce deuxième modèle que défendent aujourd'hui le ministre-Président bruxellois Charles Picqué et le ministre-Président wallon Rudy Demotte, devenu depuis peu aussi ministre-Président de la Communauté française. C'est sans doute un signe avant coureur.

La question d’une Communauté française au service des Régions a été évoquée mercredi au Parlement wallon, dans un relatif consensus des quatre partis démocratiques. Rudy Demotte a plaidé devant les députés pour un gouvernement communautaire composé exclusivement de ministres régionaux wallons et bruxellois. La proposition Picqué-Demotte est officiellement destinée au groupe Wallonie-Bruxelles mais elle risque bien de reléguer les travaux de ce groupe au second plan

"La Wallonie soutient un projet appelant à la destruction d'Israël"

La Région wallonne subsidie une projet artistique qui appelle à la destruction de l'Etat juif, indique le magazine Joods Actueel, qui a publié sur son site internet un article sur le projet en question accompagné de réactions. Mais c'est surtout une carte d'Israël faisant référence à la Belgique qui fâche.Selon l'auteur de cet article, il s'agit du projet Masarat, qui permet à des artistes palestiniens de se rendre à Bruxelles. Un certain nombre de ces artistes sont controversés car ils seraient à l'origine de messages de haine à l'encontre d'Israël et d'incitation à la violence. Masarat aurait également exposé des posters artistiques appelant à un boycott de produits israéliens.L'oeuvre au centre de la critique est une carte du Moyen-Orient sur laquelle la Flandre est représentée en lieu et place d'Israël et la Wallonie comme les territoires palestiniens. Quant à la bande de Gaza, elle est figurée comme les Fourons.

15 avril 2008

Les candidats PS et cdH cartonnent en Wallonie

Les résultats des examens organisés en vue du recrutement de plusieurs hauts fonctionnaires de l'administration wallonne se concluent par un succès pour les candidats étiquetés PS et cdH, les partis de la coalition, écrit mardi le quotidien Le Soir. Dans l'opposition, le MR fulmine déjà, mais le ministre de la Fonction publique, Philippe Courard, insiste sur l'impartialité du Selor, l'organisme officiel chargé des épreuves. Le Selor a transmis le 10 avril dernier à M. Courard les résultats des examens organisés pour le recrutement des huit futurs grands patrons de l'administration wallonne fusionnée et des douze patrons des organismes d'intérêt public. Ces résultats laissent apparaître que pour les postes les plus en vue, ce sont bel et bien des proches du pouvoir qui arrivent largement en tête.

Le député MR Willy Borsus estime que "les nouveaux noms qui circulent sont tous proches du pouvoir et des ministres en place". "Si le gouvernement confirme ces noms, ce sera le signe que le PS est incorrigible et que le cdH n'a pas respecté ses promesses en matière de bonne gouvernance et de transparence", souligne le député de l'opposition.Philippe Courard refuse pour sa part de parler de nominations politiques et s'étonne que "des noms circulent alors que la procédure est toujours en cours".

09 avril 2008

Marcourt : « Les Régions, c’est l’avenir »

Le socialiste fait son « coming out » institutionnel

LES RÉGIONS sont, selon le ministre wallon de l’Economie, « les trois piliers de l’Etat fédéral ». La Communauté ? Un simple pont entre les francophones. Elle doit réduire la voilure.

Il a participé activement à la dernière grande réforme de l’Etat. Il est un des gros bras socialistes. Il a l’oreille « rénovée » d’Elio Di Rupo. Il est le seul ministre wallon (Economie et Emploi) membre effectif de l’Octopus, ce groupe chargé de préparer l’avenir institutionnel du pays. Jean-Claude Marcourt sort enfin de sa réserve. Et assène un discours politique que ne renierait pas le plus fervent des régionalistes wallons.
Comment interprétez-vous la double casquette ministre-présidentielle Région-Communauté de Rudy Demotte ?
Ce qui est fondamental, c’est que, tout de suite après cette désignation, on a eu droit à une déclaration d’Ecolo et du MR demandant où étaient les Bruxellois à la Communauté française. Cette réaction illustre bien le fait que la Communauté n’est que l’expression des Régions et pas autre chose. Ça, c’est tout à fait neuf dans le discours politique.
Seriez-vous devenu le défenseur des régionalistes wallons ?
On a toujours prétendu que les régionalistes prônaient le repli. Non ! La Région, c’est une émancipation collective, c’est l’ouverture. Faisons en sorte que la Wallonie s’ouvre sur le monde et son partenaire naturel qui est Bruxelles. C’est le sens du plan Marshall, plan de développement socio-économique que sous-tend la lutte contre le sous-régionalisme.
C’est peut-être une volonté mais on ne la voit pas vraiment se concrétiser…
Ce n’est pas parce que le chemin est long et difficile qu’il ne faut pas l’emprunter.
Ce type de plaidoyer régionaliste n’est pas vraiment ce que l’on entend au sein des états-majors des partis francophones, singulièrement au PS où le discours est très communautariste…
Il faut sortir de cette notion de nation francophone au sens strict. La Communauté française est une passerelle francophone, mais nous avons surtout deux Régions. La Wallonie est une réalité institutionnelle, Bruxelles l’est aussi. Aujourd’hui, les trois piliers de l’état fédéral, ce sont les trois Régions. Et je crois que ce discours est mieux admis aujourd’hui qu’il ne l’était encore il y a quelques mois.
Il n’empêche, le discours régionaliste n’est plus très en vogue. Le débat institutionnel qui s’annonce peut-il lui être profitable ?
Il n’est plus très en vogue parce que, fondamentalement, les régionalistes des années 1980 ont obtenu ce qu’ils voulaient. Depuis lors, on « tourne autour ». Cela dit, chaque réforme institutionnelle oblige chacun à se positionner.
Pour incarner le régionalisme wallon, ne manque-t-il pas un vrai projet politique mobilisateur ?
Pour moi, le projet politique fondamental, c’est l’émergence socio-économique de la Wallonie. Nous avons été trop longtemps focalisés sur l’architecture institutionnelle, en disant que c’était essentiel. Non ! Le vrai projet, c’est l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens ! Il faut rendre confiance aux Wallonnes et aux Wallons, leur dire qu’ils ont la capacité de gérer leur destin.
Quelles compétences pourraient être transférées à la Région wallonne ?
Ce qui est fondamental, c’est que toutes les compétences qui pourraient être transférées du fédéral soient prioritairement transférées à la Région. On pourrait ensuite réduire la voilure de la Communauté française.
Réduire la voilure de la Communauté, c’est-à-dire ?
Je pense qu’en termes de culture, il faudrait un exercice plus fort au niveau des Régions. Au niveau de l’enseignement supérieur et universitaire, les normes de financement sont similaires, on pourrait dès lors se dire que la Communauté n’exercerait plus le pouvoir organisateur. Enfin, si le patrimoine mobilier passait de la Communauté à la Région, cela simplifierait les choses.
Ecolo dit qu’il veut bien ouvrir la discussion avec les régionalistes wallons, mais pose deux conditions : un débat sur une circonscription électorale wallonne unique pour un certain nombre de parlementaires, et la fin des Provinces, qu’en pensez-vous ?
On ne va quand même pas ramener les problèmes des gens à de l’institutionnel pur. Oui, on peut parler d’une circonscription électorale unique – why not ? – mais pour moi c’est marginal. Ce qui m’intéresse, c’est le projet collectif. Ce que je veux fondamentalement, c’est lutter contre le sous-régionalisme. Faut-il supprimer les Provinces pour y parvenir ? Je ne pense pas, même si on peut toujours « faire mieux ». Aujourd’hui, on est dans le simplisme absolu, on dit : « Moins il y a de structures de pouvoir, mieux c’est. » Pour moi, c’est du populisme.

08 avril 2008

Demotte ouvert à un débat institutionnel serein

Les Francophones sont ouverts aux débats institutionnels, pour autant qu’ils soient dépassionnés, a prévenu mardi le nouveau ministre-président de la Communauté française, dans la Déclaration de politique de l’équipe gouvernementale remaniée.

Devant le parlement communautaire, Rudy Demotte a toutefois appelé la Flandre à revoir ses politiques lorsqu’elles interpellent les institutions internationales et l’a avertie de l’intangibilité de la solidarité Wallonie-Bruxelles.
Le renforcement de la collaboration entre Communauté française, Région wallonne et Région bruxelloise au profit d’une meilleure gouvernance francophone a constitué le fil rouge de la Déclaration du chef de file de la Communauté française et de la Région wallonne devant un hémicycle loin d’avoir fait salle comble.
Désormais, les compétences de la Communauté devront être mobilisées pour soutenir le développement des deux Régions et amplifier tant le plan Marshall en Wallonie que le Contrat pour l’emploi et l’économie à Bruxelles, a expliqué M. Demotte, annonçant des gouvernements conjoints avec la Région wallonne et la Cocof à Bruxelles à intervalles réguliers, dès le 18 avril. Tout cela augure d’un schéma qui pourrait s’imposer à l’avenir, a-t-il dit, faisant aussi référence aux travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles.
Le ministre-président s’est dit heureux du débat institutionnel qui s’ouvre, mais en avoir « assez » des attitudes frileuses : les Francopones sont prêts au débat rationnel et respectueux mais dans l’intérêt de tous, a-t-il souligné. Il a demandé à la Flandre de revoir dans un esprit d’ouverture certaines décisions, critiquées par les institutions internationales, plutôt que dans une attitude de repli sur soi. Rudy Demotte a aussi averti : Bruxelles doit être renforcé et si les Francophones étaient seuls dans ce combat, « chacun devrait alors réfléchir à ce qui est vraiment sa capitale ».
Abordant les dossiers concrets, il a parlé des réalisations de Marie Arena mais aussi des chantiers qui doivent être achevés ; c’est ainsi qu’il a confirmé que son équipe déterminera un dispositif « alternatif » permettant d’éviter les files lors des inscriptions dans les écoles secondaires.
En matière de culture aussi, des chantiers sont ouverts, pour mieux coordonner les initiatives de l’Etat fédéral, des Communautés et Régions en faveur du cinéma notamment. Il a également évoqué les 6 millions que le gouvernement consacrera à l’équipement des écoles techniques et marqué sa volonté de voir le gouvernement approuver d’ici un mois le projet de décret permettant de lancer le partenariat public-privé au profit des bâtiments scolaires.
L’opposition MR et Ecolo a fortement insisté sur le manque de représentation bruxelloise au sein du nouvel éxécutif. Au nom des réformateurs, Françoise Bertieaux a aussi largement décrié l’action de Marie Arena, à laquelle succède M. Demotte, et incité le nouveau ministre de l’Enseignement Christian Dupont à redresser la barre.
Pour Ecolo, Marcel Cheron a souhaité que le gouvernement retrouve la confiance du monde de l’enseignement.

Manque de représentativité pour l’opposition bruxelloise
L’opposition MR et Écolo a fortement insisté sur le manque de représentation bruxelloise au sein du nouvel exécutif de la Communauté française.
Au nom des réformateurs, Françoise Bertieaux a qualifié la « double casquette » de M. Demotte de « tuyau supplémentaire » reliant la Communauté à la Région wallonne. Mais elle souhaite un « pipeline » pour joindre Bruxelles et la Communauté et regrette l’isolement bruxellois au sein du gouvernement de la Communauté.
La chef de file réformatrice a appelé MM. Demotte et Dupont, ces « deux Anciens sérieux » à siffler la fin de la récréation, pour un gouvernement qui riait bien trop sous l’ère Arena.
Continuant à brosser un tableau particulièrement noir de l’ex-ministre présidente, Mme Bertieaux a réclamé une énième fois l’abrogation du décret « Inscriptions », mettant en garde Christian Dupont sur l’erreur qui consisterait à rajouter une couche aux deux décrets précédents, comme on le ferait pour confectionner un Mille-feuilles.
Elle veut aussi que le ministre-président amène le ministre du Budget Michel Daerden à se pencher sur le désendettement de la Communauté et à voir ce qu’il a fait du fonds Ecureuil « par amour pour Fadila ».
Poursuivant dans l’ironie, Mme Bertieaux a encore proposé son aide au CDH qui, au sein de la majorité, devra supporter le poids renforcé du PS.
Pour Écolo, Marcel Cheron a préféré parler de « Bruxelles et Wallonie », plutôt que de Communauté française ; fonder une Communauté sur une langue ne correspond pas à la réalité, estime-t-il.
Il a qualifié la double désignation de M. Demotte de « coup de tonnerre » qui s’est abattu sur la langueur hivernale des travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles. « Didier voulait le faire en 2009 mais Elio l’a fait avant », s’est exclamé le député Écolo. Mais pour lui, l’oeuvre présidentielle est inachevée car la ministre Fadila Laanan ne possède pas le talent de dédoublement de la personnalité que l’on a lorsqu’on siège dans deux gouvernements.
Il a aussi souhaité que le gouvernement retrouve la confiance du monde de l’enseignement.
Sur les bancs de la majorité, Léon Walry a souligné que 80 % des mesures du Contrat pour l’école de Marie Arena avaient été mises en oeuvre. Cet hommage rendu à l’ex-ministre-président ne l’empêche pas d’accueillir « avec enthousiasme » son successeur à l’Enseignement, Christian Dupont.
La composition du nouveau gouvernement emporte son soutien total : « ne sommes-nous pas déjà avec cette nouvelle architecture dans la voie la plus sage ? », a-t-il demandé.
Un langage « défaitiste et caricatural »
Au CDH, Anne-Marie Corbisier a épinglé un langage « défaitiste et caricatural » qui n’a jamais rien arrangé, même quand on se dit prêt à collaborer avec la majorité. A titre personnel, elle a souhaité que l’on profite du moment pour aller « plus loin dans la représentation des Régions et pas seulement la Wallonie ». Ce serait un retour au gouvernement d’il y a 5 ans, un système que la majorité précédente a patiemment détricoté, a-t-elle dit.
Caroline Persoons (MR-FDF) a fait remarquer que le rapprochement politique et institutionnel Wallonie-Bruxelles avait servi régulièrement d’effet d’annonce aux précédents gouvernements de la Communauté. Willy Borsus (MR) a demandé, sans obtenir de réponse, si bientôt, outre un nouveau ministre « double casquette » bruxellois, il n’y aurait pas aussi une nouvelle double casquette wallonne.

14 février 2008

Van Cau dans le regain régionaliste

L'ex-ministre-Président démolit le schéma de "fusion" de Marc Uyttendaele. Une pièce à porter au puzzle wallonisant en voie de (re) constitution...
Effet peut-être inattendu voire indésirable des cogitations entre Belges et (surtout ici) entre francophones : les régionalistes wallons retrouvent de la voix. Des députés PS se sont manifestés; un groupe va bon gré mal gré se constituer au Parlement wallon; le Mouvement du manifeste invite le grand public; d'autres (tel Jules Gheude) veulent convoquer des états généraux; des caucus reprennent entre politiques et syndicalistes... Simultanéité intéressante, quoique morcelée. "Pas grave, c'est un passage obligé pour retrouver un mouvement plus général", nous dit hier Jean-Claude Van Cauwenberghe.
Lequel Van Cau ne manque pas d'ajouter sa pièce au puzzle régionaliste en (re) constitution. C'est sous la forme d'une "lettre aux Wallons sur la volonté de les priver de leur représentation politique", qu'il va diffuser auprès de ses collègues députés. L'ancien ministre-Président s'en prend ici aux travaux du groupe intrafrancophone Busquin-Spaak. Lui qui ne devait pas, à en croire ses géniteurs socialistes, s'occuper d'abord de "tuyauterie" institutionnelle, vient d'écouter attentivement le constitutionnaliste Marc Uyttendaele (LLB du 30/1) dans son schéma à quatre "Autorités" : fédérale, flamande, germanophone... et Wallonie-Bruxelles.
S'en étonnera-t-on ? Le Carolo n'y voit rien d'autre qu'un projet "qui sent furieusement la fusion-absorption de la Région wallonne par la Communauté française". À chacun son "autorité", sauf pour les Wallons ! Le schéma Uyttendaele, c'est "Bye bye Wallonia", écrit Van Cau : "Plus de nom propre, de Parlement propre, de gouvernement propre, de capitale propre, d'administration propre, de budget propre; on peut nous présenter la chose de mille façons, on veut supprimer la Région wallonne. Pourquoi ?".
Parce que les Flamands l'ont fait ? "Le contexte n'a rien de comparable et leurs motivations d'influence sur Bruxelles ne sont pas les nôtres". Au nom du partenariat entre Wallonie et Bruxelles ? "Comme si une fusion asymétrique entre la Communauté et une seule Région devait faciliter la coopération entre la Wallonie fusionnée à la Communauté et Bruxelles laissée en marge de celle-ci". Parce qu'il manque au plan wallon "une articulation plus intense" avec l'enseignement et la culture" ? Mais "la solution est-elle de faire disparaître ce qui s'est construit dans le giron régional pour le reconstruire [...] dans une institution qui n'a pas particulièrement convaincu ?".
Pour autant, conformément à ses publications récentes, et en se démarquant ici de ses plus anciens combats (comme d'autres régionalistes actuels), Van Cau ne revendique plus la régionalisation de l'enseignement et de la culture, sauf pour parties. Son schéma à lui, dans sa note de 9 pages : une Région wallonne renforcée; une Région bruxelloise sur pied d'égalité et renforcée; une instance commune réunissant des députés wallons et bruxellois au sein d'un parlement conjoint et des ministres wallons et bruxellois au sein d'un gouvernement conjoint, pour gérer les matières restées "communautaires".

04 janvier 2008

Riche, la Flandre prépare l’avenir

EN BONI DE 779 MILLIONS, la Flandre liquidera sa dette, fin 2008.
Elle thésaurise en vue de nouvelles régionalisations.
La Flandre est la Région la plus riche du monde, le gouvernement flamand nage dans l’argent », écrivait Het Laatste Nieuws, la semaine dernière. Le Nord du pays exulte. Son ministre des Finances, Dirk Van Mechelen (Open VLD), a annoncé que l’excédent budgétaire de 2007 s’élève à 779 millions d’euros et que la dette est passée de 6,6 milliards, en 1999, à 238 millions, en 2007. Fin 2008, cette dette devrait être intégralement remboursée aux banques.
Notons que la dette actuelle de la Région wallonne s’élève à 4,3 milliards et celle de la Région bruxelloise à 1,8 milliard.
En 2009, année des élections régionales, chaque Flamand « qui travaille dur », promet le ministre des Finances, bénéficiera d’une réduction d’impôts de 200 euros, quels que soient son statut et son niveau de revenu.
Dirk Van Mechelen attribue ces bons résultats à la « bonne gouvernance flamande » : une diminution de la dette couplée à une hausse prudente des dépenses – très inférieure à la norme autorisée par le Conseil supérieur des finances – et à un étalement du remboursement des investissements.
Première raison de la prospérité flamande : une croissance économique supérieure à 2 %, ces trois dernières années.
Deuxième raison, les effets des accords du Lambermont. Conclus en 2001, à la demande des francophones, ils ont refinancé les Communautés et Régions. Mais ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre.
Troisième raison de l’opulence flamande : la réforme des droits d’enregistrement et de donation. Qui ont entraîné une hausse de recettes. La cagnotte totale des principaux impôts régionaux (taxes d’immatriculation, infractions routières, droits d’enregistrement, de donation et de succession) est passée de 3,95 milliards, en 2006, à 4,26 milliards, en 2007.
Quatrième raison : des transferts financiers accrus de l’Etat fédéral. Chaque pour cent de croissance économique introduit 169 millions supplémentaires dans le circuit régional.
Que compte faire la Flandre de cette manne ? Dans l’immédiat, 250 millions seront injectés dans le fonds des soins de santé et le fonds de vieillissement, notamment. 612 millions seront transférés aux communes pour leur permettre d’alléger la charge de la dette, à la condition qu’elles s’engagent à ne pas augmenter leurs impôts en 2008.
La Flandre va également alimenter son « Fonds d’avenir », destiné au financement des nouvelles compétences qu’elle espère hériter de la prochaine réforme de l’Etat. La Flandre souhaite la régionalisation du marché de l’emploi et celle de l’impôt des sociétés. Son « trésor de guerre » pourrait passer de 360 à 500 millions d’euros.

Fin 2007, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi
Fin décembre, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi, ce qui représente un recul de 12 pc par rapport au même mois de 2006, et son taux de chômage s'élevait à 6,05%, selon les chiffres diffusés jeudi par le ministre régional de l'Emploi, Frank Vandenbroucke (sp.a).Dans le détail, le chômage des femmes a davantage régressé que celui des hommes (-13,9% contre -9,7%). En chiffres absolus, les demandeuses d'emploi restent néanmoins les plus nombreuses, avec un taux de chômage de 7,11% contre 5,19% pour les hommes.Autre baisse: celle des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans (-12,6 %) alors que le recul parmi les plus de 50 ans est resté limité à 3,1%. Enfin, les reculs les plus significatifs ont été enregistrés à Tongres, Hasselt et Turnhout tandis que les pertes d'emplois chez VW Forest et ses fournisseurs ont pesé sur les chiffres de villes telles que Alost, Vilvorde, Hal ou encore Termonde.

Le chômage en baisse en Wallonie en 2007

Le chômage continue de baisser en Wallonie. Selon le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, près de 25.000 demandeurs d'emploi wallons sont sortis du chômage en 2007.Fin décembre 2007, le nombre total des Demandeurs d'Emploi demandeurs d'allocations (DEDA) et des jeunes en stage d'attente, en Région wallonne, s'élevait à 221.537 unités, contre 244.853 fin 2006. Le nombre de Demandeurs d'Emploi Inoccupés (DEI) est pour sa part passé de 269.022 fin 2006 à 245.929 fin 2007.Selon Jean-Claude Marcourt, "cette embellie, encore nettementinsuffisante, est liée à une conjoncture favorable, mais aussi à toutesles mesures prises dans le cadre du Plan Marshall et dont les effets ont commencé à se faire sentir". Pour le ministre, ces résultats sont des encouragements pour poursuivre la politique mise en place au niveau de l'emploi en Wallonie.

18 octobre 2007

Nouveau plan stratégique pour Arcelor-Mittal à Liège

MAJ 18/10/07

La Wallonie respectera ses engagements pour le CO2


Arcelor-Mittal a annoncé qu'il voulait relancer la phase à chaud de Cockerill pour répondre à la demande mondiale d'acier en pleine explosion.

La Région wallonne respectera ses engagements en matière de réduction d'émissions de CO2, voire les dépassera, a répété mercredi le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen, en réponse à des interpellations à propos de la relance du Haut fourneau n°6 à Liège.
Arcelor-Mittal a annoncé qu'il voulait relancer la phase à chaud de Cockerill pour répondre à la demande mondiale d'acier en pleine explosion. Techniquement, la phase à chaud peut produire jusqu'en 2015 mais le sidérurgiste est confronté à une difficulté de taille: les quotas de CO2. Ils sont suffisants jusqu'en 2009, année au cours de laquelle le deuxième Haut fourneau liégeois (HFB) devait être fermé. Au-delà, le plan wallon d'émissions de CO2 n'intègre pas cette relance et risque d'être insuffisant.
L'une des solutions réside dans l'octroi de quotas d'émission de CO2 supplémentaires mais, pour être mise en oeuvre, elle requiert l'aval de la Commission européenne et son accord paraît très compromis. Le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, a répété lundi, par la voix de son porte-parole, qu'il n'augmenterait pas le nombre de quotas de CO2 alloués à la Belgique.
Une autre solution résiderait dans le plan wallon lui-même, qui prévoit une réserve pour permettre aux industries de procéder à des nouveaux investissements. Or, cette réserve a été constituée après une consultation des entreprises sur leurs projets qui ont ensuite été quantifiés en quotas de CO2. Le maintien de la phase à chaud liégeoise, très grosse émettrice de CO2, risquerait de manger l'essentiel des réserves au détriment des autres entreprises.

M. Lutgen a expliqué mercredi qu'il n'entendait pas les pénaliser. "J'ai autant d'attention pour les entreprises de Liège que pour les entreprises d'ailleurs. Il y a lieu d'être rigoureux et loyal, et de ne pas créer de distorsion de concurrence. Il n'est pas question de faire demain des choix intra-wallons au détriment de certaines entreprises", a-t-il averti.
Dans les rangs du cdH, l'on a clairement incité à la prudence face à la relance du haut fourneau n°6 à Liège. "Ne donnons pas de faux espoirs", a lancé le chef de groupe Michel de Lamotte. Le député Louis Smal, ancien leader syndical des métallos liégeois de la CSC, a incité le gouvernement à se montrer combattif face à l'Europe. "Ca va être très dur de convaincre les ministres européens", a-t-il ajouté.

Une interrogation s'est également fait jour au cours du débat: des promesses inconsidérées d'obtenir des quotas de CO2 supplémentaires n'auraient elles pas été faites à Arcelor Mittal par des responsables politiques wallons? Si le sidérurgiste a annoncé qu'il rouvrirait le haut fourneau, "c'est parce que des ministres lui ont fait comprendre que des quotas pouvaient être obtenus", a fait remarquer M. Smal. "Il aurait peut-être été préférable de ne rien promettre avant les élections", a dit Caroline Cassart (MR).
Dans les rangs écologistes, le député Bernard Wesphael a dénoncé l'aveuglement du gouvernement qui n'aurait pas vu à temps les possibilité de développement de filières permettant d'économiser le CO2.
Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, n'était pas présent pour répondre à l'interpellation. Plusieurs députés ont déploré cette absence.



CO2 : l'Europe ne fera pas d'exception pour Arcelor-Mittal

Le ministre wallon de l'Economie a rencontré lundi, le commissaire européen en charge de l'Industrie. Jean-Claude Marcourt venait plaider une exception au plan Kyoto de la Wallonie en faveur d'Arcelor-Mittal. Le sidérurgiste désire prolonger la vie de sa phase à chaud liégeoise et même rouvrir le haut fourneau de Seraing fermé en 2003, mais la Wallonie ferait alors exploser les quotas d'émission de CO2.…

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La Commission a mis les points sur les "i" lundi midi. Certes le commissaire en charge de l'Industrie a confirmé à Jean Claude Marcourt qu'il souhaite voir les industries à haute intensité énergétiques demeurer en Europe vu leur rôle important dans l'économie, mais il l'a aussi encouragé à renforcer ses contacts avec le commissaire en charge du dossier, c'est à dire le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas. Stavros Dimas, lui, est tout disposé à rencontrer la Région wallonne, sa porte-parole l'a répété lundi midi, mais uniquement pour lui expliquer les alternatives qui s'offrent à elle.

La Wallonie a le choix. Soit Arcelor-Mittal achète des quotas de CO2 supplémentaires. Soit en échange du surcroît de pollution, elle finance des projets de technologie propre dans le tiers monde des solutions coûteuses dont Arcelor-Mittal ne veut pas. Soit, la Région wallonne redistribue les quotas autorisés. Autrement dit, elle en enlève à d'autres entreprises pour les redistribuer à Arcelor-Mittal. Une alternative évidemment difficile à faire passer.

Bref, pour la Commission, le dossier est clos : à la Région wallonne de rechercher la meilleure formule avec Arcelor-Mittal et dans les limites du plan Kyoto qu'elle a déposé.


Pour Arcelor-Mittal, les décisions de 2003, qui touchaient notamment la fermeture de la phase à chaud, ne sont plus d'actualité aujourd'hui. La demande mondiale en acier est en effet supérieure de 161 millions de tonnes aux prévisions de l'époque.
(belga) - Arcelor-Mittal a présenté ce mardi son nouveau plan industriel pour le bassin liégeois. Le groupe a notamment confirmé la relance de la phase à chaud, si un accord intervient quant à la disponibilité des quotas en CO2, et le recentrage des activités du froid vers les activités performantes. Une réduction de production sera ainsi réalisée à la branche "fer blanc", moins performante, mais celle-ci ne sera pas supprimée.
Pour Arcelor-Mittal, les décisions de 2003, qui touchaient notamment la fermeture de la phase à chaud, ne sont plus d'actualité aujourd'hui. La demande mondiale en acier est en effet supérieure de 161 millions de tonnes aux prévisions de l'époque.
Le haut-fourneau 6 de Seraing devrait redémarrer avant la fin de l'année. Il devrait au moins être opérationnel jusqu'en 2015. Le HFB d'Ougrée pourrait quant à lui fonctionner sans investissement majeur jusqu'en 2012. "Des actions seront menées afin d'amener les coûts de production au même niveau que les autres usines européennes du groupe", a expliquer Michel Wurth, le numéro 2 du groupe.
Arcelor-Mittal a annoncé son intention d'accroître sa production à Liège, pour atteindre 3,1 millions de tonnes en 2010. Pour accompagner cette relance, l'entreprise a besoin de nouveaux quotas d'émission de CO2. Les ministres Lutgen et Marcourt ont demandé à l'Europe de revoir les normes. La direction du groupe a fait savoir qu'elle n'achèterait pas ses quotas. "Nous n'allons pas réduire les coûts d'un côté pour dépenser l'argent de l'autre", a commenté Michel Wurth. Un appel va de nouveau être lancé vers l'Europe. "Nous sommes conscients de l'importance du respect environnemental. Mais il faut trouver un système généralisé pour l'ensemble des producteurs. Il faut une solution spécifique au secteur. On ne peut en tout cas pas imaginer qu'on n'aboutisse pas à une solution", a souligné M. Wurth.
Concernant le "froid", le nouveau plan industriel d'Arcelor-Mittal à Liège consiste à se concentrer sur les activités à haute rentabilité et à haute technicité, comme notamment la ligne prototype de développement du procédé de plasma sous vide. Par contre, les activités moins rentables, comme le packaging, seront réduites. Ainsi, la branche "fer blanc" verra sa production réduite de 100.000 tonnes dans le budget 2008.
Enfin, au niveau de l'emploi, il n'est pas exclu que des "transferts" soient effectués entre les activités du "froid" à la baisse et la relance du chaud. Le plan de prépensions qui avait été défini avec les syndicats en 2004 à la suite de l'annonce de la fermeture de la phase à chaud va en effet être remis sur la table. Le dossier sera évoqué dans le courant du mois avec les syndicats, a annoncé la direction.
18:41 - 09/10/2007 Copyright © L'Echo

CO2 : l'exécutif wallon appelle l'Europe au secours


Il a écrit à des commissaires pour avoir une réunion d'urgence. Il plaide la cause d'ArcelorMittal pour des quotas en plus.
Situation embarrassante pour la Région. Il y a quelques mois, devant l'euphorie de la relance du HF6, le ministre-Président de l'époque, Elio Di Rupo, et le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, avaient promis à Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, de lui trouver les quotas de CO 2 dont il a besoin pour relancer l'outil. Aujourd'hui, c'est le casse-tête chinois. Les réserves wallonnes prévues pour les nouveaux projets ou entrants ne suffiront même pas à satisfaire le groupe. Il rechignerait à ouvrir son portefeuille. La Région vient d'adresser une lettre aux commissaires européens Günter Verheugen (Entreprises/Industrie) et Stavros Dimas (Environnement) en demandant une réunion et en évoquant l'urgence. "ArcelorMittal envisage d'accroître sa production d'acier à Liège pour passer de 1 529 000 tonnes en 2005 à 3 170 000 tonnes en 2010, ce qui nécessite non seulement de maintenir l'exploitation du HFB durant 2008-2012, mais aussi de relancer celle du HF6. Cette décision nécessiterait une allocation supplémentaire de quotas pour la période 2008-2012 de 20 103 464 tonnes, soit 4 020 693 tonnes par an" , écrivent les ministres wallons Benoît Lutgen (Environnement) et Marcourt dans une lettre dont "La Libre" a eu connaissance. D'après eux, sans quotas supplémentaires, la Région serait forcée d'imposer une réduction de 30 pc des quotas alloués aux autres entreprises, "ce qui nuirait fortement à la compétitivité et au développement économique" des sociétés wallonnes. Sans compter la distorsion de concurrence qui les pénalisera au profit d'autres sociétés européennes. Contactés par nos soins, MM.Lutgen et Marcourt disent interpeller la Commission face à un problème lié à la façon dont elle veut appliquer les efforts relatifs aux objectifs de Kyoto. Ils rappellent que notre pays n'est pas le seul confronté au problème. Or, l'Europe a déjà indiqué à la Belgique de réduire son plan d'allocation initial de 7,61 pc.

Chaud devant !

06 octobre 2007

200 radars dans les communes wallonnes

La Région wallonne va subventionner l'achat de radars pour les contrôles de vitesse dans les communes. D'ici 2009, il devrait y avoir 200 radars mobiles (50 dès 2008) et davantage de boîtiers pouvant les accueillir.
La Wallonie compte actuellement 70 radars pour 1.118 en Flandre. Dans chaque commune wallonne, il y aura plusieurs poteaux dont les boîtiers ne seront pas forcément munis d'un radar. Ce sera à la police locale de changer la place du radar. La subvention pourra être demandée dès février. Elle se monte à 75% du prix du radar, qui oscille entre 50.000 et 70.000 euros. Seules les communes ayant un Plan de mobilité communal (82 aujourd'hui) pourront demander la subvention. (belga)

01 octobre 2007

Le chef du Met bientôt réintégré

L'auditeur du conseil d'Etat, estime que la décision de l'exécutif wallon le mutant ailleurs est illégale.Elle viole les droits de la défense et lui cause un grave préjudice difficile à réparer.M. Piraux n'aurait pas été suffisamment entendu.
BELGA
Le commandant du Met à l'aéroport de Charleroi (BSCA), Michel Piraux (57 ans), sera-t-il bientôt réintégré dans ses fonctions sur le tarmac carolo ? En effet, dans la foulée de sa volte-face renonçant au poste de conseiller que le ministre André Antoine (CDH) lui proposait à la Sowaer (Société wallonne des aéroports), il a introduit un recours en extrême urgence au conseil d'Etat contre la décision du ministre Philippe Courard (PS) le mettant la disposition de l'administration (direction du développement technologique du Met) à Namur. Il demande la suspension de la décision et de celle nommant son adjoint (Eric Anselme) pour assurer l'intérim sur le tarmac carolo.
Selon nos informations, le dossier a été plaidé vendredi devant la haute juridiction administrative et l'avis de l'auditeur est favorable à Michel Piraux.
Sans pour autant se prononcer sur les griefs retenus à l'encontre du commandant (déloyauté vis-à-vis de la Région, etc.), l'auditeur estime que les autorités wallonnes n'ont pas respecté les procédures en vigueur, elles auraient violé les droits de la défense. D'après lui, la décision du ministre Courard n'est pas suffisamment motivée. Il estime aussi que le commandant Piraux n'a pas été (assez ?) entendu. Par conséquent, l'arrêté ministériel l'envoyant sous d'autres cieux porte atteinte à sa réputation et lui cause un préjudice grave difficilement réparable.
Michel Piraux et son avocat, Cédric Molitor (cabinet Bourtembourg à Bruxelles) se refusent à tout commentaire et attendent l'arrêt définitif du conseil d'Etat, qui devrait tomber cette semaine. Comme la haute juridiction administrative suit généralement l'avis de son auditeur, le retour du patron du Met à Charleroi semble être acquis. Mais sa réintégration pourrait n'être que de quelques jours. Car au cabinet du ministre Antoine, on assure qu'on reprendra la procédure en respectant cette fois les formes et en expliquant mieux au commandant les griefs à son encontre. Un accord de règlement du dossier à l'amiable n'est pas exclu, mais toujours avec M. Piraux ailleurs que sur le tarmac carolo.

Départ du chef commercial
Selon nos informations, le conseil d'administration de BSCA (société gestionnaire de l'aéroport de Charleroi) a avalisé la semaine dernière le licenciement du directeur commercial, Philippe Liévin. Cela fait près de dix ans qu'il travaille au sein de la société dont il a plusieurs fois assuré l'intérim du poste d'administrateur délégué. Les deux parties (qui se refusent à tout commentaire) se seraient séparées d'un commun accord, mais il semble que c'est l'absence de résultats dans le chef de Philippe Liévin qui est la cause de son licenciement par l'actuel administrateur délégué de BSCA, Marcel Buelens. Il souhaiterait professionnaliser davantage la gestion du site avec à la clé des objectifs de résultats.

Unicité de gestion : les Liégeois en tête

Plus d'agents du Met à Liège-Airport qu'à Charleroi se sont prononcés pour rejoindre la filiale qui assurera bientôt les tâches de sûreté.
Le projet de filialisation des services de sûreté sur les aéroports de Liège et de Charleroi suit aujourd'hui son cours normal. Après la grève qu'il a déclenchée le 15 juin et la concertation sociale (plus la séance d'information du 30 août sur les deux sites), les agents du Met en poste sur les deux plates-formes régionales ont reçu un courrier les invitant à opérer un premier choix. Ils doivent dire s'ils veulent rejoindre la filiale (une société sur chaque aéroport) qui assurera prochainement les tâches de sûreté ou retourner dans l'administration. L'administration aurait reçu plus de réponses des agents liégeois qu'à Charleroi. De plus, ces derniers sont davantage tentés par un poste au sein de la filiale, alors que les Carolos préféreraient retourner dans l'administration. Sur les 63 agents du Met en poste à Liège (78 à Charleroi), une quarantaine seraient concernés (50 à 60 à Charleroi), une quinzaine auraient déjà donné leur réponse et une dizaine s'apprêteraient à faire de même. "Peu ou pas de réponse des agents Charleroi" , nous dit-on.
Le décret instaurant l'unicité de gestion et créant les deux filiales (Charleroi, Liège-Airport) sera présenté en deuxième lecture au gouvernement wallon ce jeudi par le ministre Antoine (CDH). Il sera ensuite envoyé au conseil d'Etat pour avis avant un débat en commission au parlement wallon. L'objectif est qu'il entre en application dès le 1er janvier 2008. En attendant, le commandant-adjoint du Met à Liège-Airport, Frédéric Gaillard, vient de se voir confier une mission spéciale auprès de BSCA à Charleroi. Sa tâche sera de préparer la mise en place de la filiale de sûreté dont il deviendra le directeur-général. Il travaille actuellement à l'intégration des normes européennes de sûreté à Liège-Airport et devrait démarrer sa mission à Charleroi dès le 15 octobre.

Des personnalités politiques venues soutenir la Fête du Peuple fouronnais

Un hérisson fouronnais très courtisé ….
Les uns réclament une scission, les autres un rattachement: celui des Fourons à la province de Liège. Enclavés en région wallonne, les Fourons sont actuellement rattachés à la province flamande du Limbourg. Ce dimanche, la fête du peuple fouronnais a attiré plus d'une personnalité politique…..

La fête du peuple fouronnais - l'occasion, chaque année, pour les francophones de Fourons de rappeler leurs revendications. Contexte politique oblige, tous les partis francophones étaient présents cette année, et en nombre, pour manifester leur soutien à la cause.

1 oct 2007 VIDEO• Fête à Fourons sur fond de crise communautaire

Di Rupo et l'axe Wallonie-Bruxelles à la fête du peuple fouronnais

Les tensions communautaires nées des difficiles négociations pour la constitution d'un gouvernement fédéral ainsi que la présence annoncée du président du PS Elio Di Rupo avaient fait craindre que la 31e "Fête du peuple fouronnais" de dimanche ne génère des incidents. Il n'en fut rien: aucun groupuscule ou parti flamand n'est venu perturber la fête, qui a rassemblé au centre culturel francophone de Fourons-Saint Martin quelques centaines de fouronnais.Le calme était plus relatif à la tribune, où l'on s'est relayé pour les traditionnels discours politiques qui émaillent la manifestation. Il faut dire que la récente sortie du PS sur un éventuel retour à Liège pur et simple des Fourons comme argument de négociations avec la Flandre faisait jaser.

Statut bi-régional
L'échevin francophone de Fourons José Smeets, dont le parti ne s'appelle plus "retour à Liège" mais "retour aux libertés" n'en demande même pas tant. Mais il réclame un statut bi-régional, et donc bilingue, pour les Fourons. "Les circulaires flamandes et le non-respect des minorités par la Flandre ont mis à mal nos fameuses facilités soi-disant bétonnées. Nous exigeons l'application automatique de celles-ci. Et si on ne peut nous extraire de la Flandre, le bi-régionalisme, s'il ne serait pas simple à mettre en oeuvre, reste une possibilité acceptable et négociable pour les Fourons, où les droits des francophones restent en danger".BruxellesMais c'est surtout la proposition de commission mixte Wallonie-Bruxelles, et le rapprochement entre les deux régions, qui a constitué le coeur des discours. Echevin FDF à Rhode Saint-Genèse, Eric Libert martèle: "Le destin de la Wallonie est intimement lié à celui de Bruxelles! Cette dernière enfermée en Flandre, ce serait la fin de tout projet commun entre Wallons et Bruxellois. La scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, c'est donc aussi un problème wallon!"Même son de cloche chez le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS): "Ici à Fourons, les droits des francophones accordés par les facilités ne sont pas respectés. En remettant celles-ci en cause, la Flandre doit donc accepter une discussion sur la frontière linguistique, et le PS veut donc élargir le territoire bruxellois pour créer un lien territorial entre Wallonie et Bruxelles". Pour autant, M. Demeyer s'est déclaré contre une fusion des institutions francophones, Région wallonne et Communauté française, qui "diluerait l'identité culturelle wallonne".

Inacceptable
Pour Bernard Wesphael (Ecolo), ce rapprochement entre Bruxelles et Wallonie ne doit cependant pas se faire "en ordre dispersé": "Il nous faut un vrai projet pour les deux régions, et pas des partis qui tirent chacun la couverture à soi!" Et Pierre-Yves Jeholet pour le MR prévient: "M. Leterme, soyez digne de votre nouvelle mision: vous devez désormais défendre non seulement les Flamands, mais tous les Belges!"Elio Di Rupo, lui, n'est pas monté à la tribune, mais il expliquait ensuite les raisons de sa présence: "Il est inacceptable qu'en certains endroits du pays comme ici à Fourons les droits des francophones ne soient pas respectés. Que leurs élus qui ne parlent pas le néerlandais ne puissent pas siéger au conseil communal, par exemple. Nous pensons au PS que ce pays mérite de continuer à vivre uni. Mais s'il y a radicalisation de la Flandre, il faut alors revoir certaines choses. Et l'idéal, ce serait en effet une continuité de territoire entre Bruxelles et la Wallonie".

POLITIQUE dim 30 sep

C’est en ce dimanche qu’est organisée la 31e Fête du Peuple fouronnais. On attendait à 15h30 les interventions politiques du président du parlement wallon et président de l'Action fouronnaise José Happart, du bourgmestre de Herve André Smets, en présence du président du PS Elio Di Rupo.
Une série de personnalités politiques francophones participent ce dimanche à la 31ème "Fête du Peuple fouronnais". L'Action fouronaise du président du Parlement wallon José Happart (PS) annonçait vendredi, outre sa présence, celle du président du PS Elio Di Rupo mais aussi la participation des ministres wallons Jean-Claude Marcourt et Marc Tarabella, de l'échevin de la commune à facilités de Rhode-Saint-Genèse Eric Libert (FDF), des députés wallon Bernard Wesphael (Ecolo) et fédéral Pierre-Yves Jeholet (MR).
Le cdH sera représenté par le bourgmestre de Herve André Smets. L'échevin fouronais de l'opposition Retour aux Libertés, José Smeets ainsi que le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) seront également de la partie.
Le PS a déposé cette semaine une proposition de loi spéciale à la Chambre demandant le rattachement des Fourons à la province de Liège.
La commune des Fourons a été rattachée en 1963 à la province flamande du Limbourg, suite à la fixation définitive de la frontière linguistique en Belgique. Enclavée en Région wallonne, elle devenue alors commune néerlandophone à facilités pour les francophones.

30 septembre 2007

Procédure disciplinaire contre les mandataires locaux wallons


POLITIQUE ven 28 sep
Le gouvernement wallon a pris vendredi deux arrêtés qui déterminent la procédure disciplinaire à l'encontre des bourgmestres, échevins et membres du conseil de l'action sociale.
En 2001, les accords du Lambermont ont mené à la régionalisation de la loi communale. Il était toutefois précisé que la compétence disciplinaire sur les bourgmestres, et non les autres mandataires, resterait dans le giron fédéral jusqu'au 1er janvier 2007.

Si le gouvernement, par l'intermédiaire du ministre des Affaires intérieures, a connaissance de faits commis par un mandataire et qui peuvent être qualifiés d'inconduite notoire ou de négligence grave, il chargera le gouverneur de la province de mener une enquête disciplinaire. Au terme de l'enquête, celui-ci disposera d'un délai de 30 jours pour proposer une sanction éventuelle. Le gouvernement aura ensuite trente jours pour statuer. Deux sanctions peuvent être imposées: la suspension du mandataire pour une durée de maximum 3 mois ou la révocation.

28 septembre 2007

Les bâtiments de la Région 100 % verts

vendredi 28.09.2007
Le ministre-président wallon Rudy Demotte va proposer la passation d’un marché public visant à alimenter exclusivement en électricité verte les 300 bâtiments de la Région wallonne, indiquent vendredi le journaux Vers l’Avenir et la radio Bel RTL. Ces bâtiments représentent quelque 310.000 mètres carrés de surface consommant la bagatelle de 20.000 mégawatts/h. Ils devraient être alimentés à l’énergie verte à partir du 1er mai prochain. Le marché qui fera l’objet d’un appel au niveau européen devrait permettre d’économiser en termes de rejet CO2 l’équivalent de 9.000 tonnes par an. Dans le courant du mois d’octobre, des expériences de cogénération seront également menées et une série d’audits énergétiques sur certains bâtiments régionaux seront lancés.

27 septembre 2007

L'éco-construction gagne lentement du terrain en Wallonie

84% des Wallons se disent très satisfaits de la qualité de leur logement, même s'ils estiment (53%) que le coût des habitations est trop élevé. Le Wallon est par ailleurs encore hésitant face à l'éco-construction puisqu'ils ne sont que 25% à investir dans des équipements écologiques, révèle jeudi une enquête réalisée à la demande des quotidiens du groupe Vers l'Avenir.Dans les logements wallons, l'énergie solaire, les pompes à chaleur, les pellets ou les céréales sont très peu employés. Le combustible le plus utilisé par les ménages disposant d'un chauffage central (77% des logements), reste le mazout (57%). Il est suivi du gaz naturel (37,6%) et de l'électricité (5,3%).Par ailleurs, en juin 2004, moins de 10.000 mètres carrés de panneaux solaires avaient été installés en Région wallonne. Trois ans plus tard, près de 50.000 mètres carrés étaient en place. Au total, 7.200 familles sont équipées d'un chauffe-eau solaire. En outre, acheter ou construire une habitation n'est pas une priorité d'investissement pour les Wallons, qui ne sont que 13% à faire cette démarche. Ils sont en revanche 35% à investir pour rénover ou transformer leur logement.

25 septembre 2007

Demotte accuse le MR de trahir l'unité francophone

MAJ 25/09/07

Les propositions flamandes sur BHV discutées à la Chambre

Pieter De Crem.Après environ une heure de débat de procédure, la Commission de l'Intérieur de la Chambre a entamé mercredi après-midi la discussion sur les propositions de loi flamandes visant à modifier la loi électorale en vue de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La proposition du CD&V sert de base à la discussion, a précisé le président Pieter De Crem.Au cours du débat de procédure, les francophones - par la voix de Thierry Giet et Yvan Mayeur (PS), Charles Michel, François-Xavier de Donnéa et Daniel Bacquelaine (MR) et Melchior Wathelet (cdH) - ont plaidé pour le report de la discussion après le 9 octobre, lorsque la séance plénière aura pris en considération des propositions de loi francophones sur le même sujet.Le MR a déposé une proposition visant à organiser une consultation populaire sur l'élargissement de l'arrondissement. Quant au PS, il propose un élargissement de BHV et le retour des Fourons à Liège. Une proposition cdH vise pour sa part à en revenir aux anciens découpages électoraux. Du côté flamand, Rik Daems (Open Vld) a notamment fait valoir que les francophones pouvaient amener leurs arguments et leurs visions dans le débat par voie d'amendements aux textes en discussions.Pour les francophones, cette procédure n'est pas satisfaisante, d'autant plus que certains de leurs textes requièrent la majorité des 2/3. Ils se sont alors vus asséner par le président que, dans ce cas, leurs propositions devront être examinées par la Commission des réformes institutionnelles. Finalement, la Commission a décidé, flamands (11 voix) contre francophones (6 voix), d'entamer la discussion des propositions de loi flamandes. (belga)



"En cas de scission, Bxl serait la capitale des francophones"

En cas de scission du pays, Bruxelles devra être la capitale de l'espace francophone commun qui pourrait être créé, a affirmé en substance, mercredi soir, le ministre bruxellois Benoît Cerexhe, à l'occasion d'un discours prononcé dans le cadre de la Fête de la Communauté française. "Si d'aventure, notre pays devait connaître des évolutions que je ne souhaite pas, et si, par ailleurs, nous sommes amenés à créer un espace francophone commun, il est évident que Bruxelles devra en être la capitale, administrative, culturelle et de coeur", a-t-il souligné.Présence politiqueBenoît Cerexhe s'est exprimé ainsi en tant que ministre-président du collège de la Commission Communautaire Française de Bruxelles, à l'occasion d'une séance académique organisée par les députés bruxellois francophones à laquelle assistaient plusieurs ministres du gouvernement bruxellois, notamment le ministre sp.a Pascal Smet, et de nombreux députés bruxellois, parmi lesquels quelques néerlandophones. Aucun représentant du gouvernement de la Communauté française n'était présent.Cogestion de BruxellesBenoît Cerexhe a jugé que la réflexion à ouvrir au sein d'une commission Wallonie-Bruxelles pour définir un projet francophone, comme souhaité par la ministre-présidente Marie Arena, ne pourra s'amorcer qu'après la constitution d'un gouvernement fédéral. Elle devra également passer par "la reconnaissance du fait bruxellois", a encore dit Benoît Cerexhe. Pour lui, il faudra veiller à ce que la simplification institutionnelle n'aboutisse pas à une cogestion de Bruxelles par les deux Communautés du pays. En attendant, les francophones de Bruxelles doivent selon lui réaffirmer la solidarité entre les Régions wallonne et bruxelloise au sein de la Communauté française, sans oublier les francophones de la périphérie."Ensemble"Ils doivent aussi renforcer la coopération entre les institutions régionales et communautaires, non seulement au sein des gouvernements mais aussi au sein des assemblées parlementaires. Le ministre cdH a toutefois souhaité que le slogan de l'année anniversaire de l'Europe ("Ensemble"), "nous inspire partout en Belgique". De son côté, le président du parlement francophone bruxellois, Christos Doulkeridis (Ecolo) a rappelé que si l'Europe fêtait 50 ans de vie commune, les Belges vivaient ensemble depuis 175 ans avec une devise qui leur a permis d'être souvent cités en exemple tant sur les plans économique, social qu'institutionnel.Devises"Si L'union fait la force sonne aujourd'hui creux dans certaines oreilles, reposons-nous sur celle de l'Europe: unis dans la diversité", a-t-il conseillé. Christos Doulkeridis a par ailleurs précisé qu'il souscrivait au souhait de Marie Arena de lancer une réflexion profonde sur les politiques menées par les francophones à Bruxelles et en Wallonie. Il a annoncé à ce sujet qu'une première réunion des chefs de groupe des parlements francophones aurait lieu le 1er octobre au Parlement de la Communauté française.Deux languesMais il a ajouté que des synergies existant déjà entre gouvernements francophones devraient être renforcées, sans attendre la constitution de ce groupe de réflexion. Il a cité en exemple la politique d'accueil et de soutien aux familles de personnes handicapées. A ses yeux, la réflexion intra-francophone devra tenir compte de la diversité des uns et des autres, et notamment de la particularité du public scolaire de la capitale en grande partie d'origine allochtone et qui doit apprendre deux langues nationales. Cela n'a pas été suffisamment pris en compte par la Communauté française dans l'enseignement, a-t-il dit. (belga)
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Elio Di Rupo: "Se préparer à une inéluctable sécession de la Flandre"

Les francophones doivent faire preuve de lucidité et réfléchir à la question d'un destin commun entre Wallons et Bruxellois car il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes, estime le président du PS Elio Di Rupo.
BELGALes francophones doivent faire preuve de lucidité et réfléchir à la question d'un destin commun entre Wallons et Bruxellois car il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes, estime le président du PS Elio Di Rupo.
Elio Di Rupo rappelle l'initiative de la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena d'organiser au parlement communautaire une réflexion sur le devenir des Wallons et des Bruxellois.
"C'est vrai que dans l'opinion publique francophone, en Wallonie, on sent bien que le fait que les Flamands veulent scinder le pays induit une sorte de tristesse indicible parce que nous aimons notre pays. Mais nous devons faire preuve de lucidité: il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes. Et ce ne sera pas, alors, la peine de dire: ah le bel avion, j'aurais bien voulu être dedans. Ce sera trop tard. Quand l'avion s'en va, il s'en va", dit le président du PS dans une interview à paraître mercredi dans l'hebdomadaire Le Soir Magazine.
Dans cette même interview, Elio Di Rupo s'en prend à Louis Michel qui a récemment attaqué le PS dans la presse. "Il avait dit: 'Si j'ai plus de 100.000 voix, je reviens'. Il les a eues mais il est reparti. Donc, il a dupé ses électeurs. Et je tiens à rappeler que le siège qu'il occupe à la Commission européenne, il était réservé au PS. (...) Et voilà que de son siège européen, il fait de la politique anti-PS. Il y a, à cet égard, une très grande indignité. Cela suffit. Qu'il s'occupe de l'Europe! ", conclut Elio Di Rupo.
Enfin, le président du PS commente également la politique locale à Charleroi où les derniers rebondissements (le découragement du secrétaire et du receveur communal) sont pour lui la "preuve éclatante qu'il ne suffit pas de dire 'dehors les socialistes, tout va s'arranger'".

Proposition de loi visant l'élargissement de Bruxelles


Le groupe PS de la Chambre a annoncé, mardi, le dépôt d'une nouvelle proposition de loi spéciale visant l'élargissement de la Région bruxelloise. Le PS avait déjà déposé une proposition de loi en vue de restaurer les anciens arrondissements électoraux, une réponse à la demande de scission de BHV.
De BellaingLe groupe PS de la Chambre a annoncé, mardi, le dépôt d'une nouvelle proposition de loi spéciale visant l'élargissement de la Région bruxelloise.
Le PS avait déjà déposé une proposition de loi en vue de restaurer les anciens arrondissements électoraux, une réponse à la demande de scission de BHV. Par ailleurs, le texte qui vient d'être déposé prévoit de rattacher la commune de Fourons à la province de Liège.
Le groupe PS de la Chambre a précisé mardi que sa nouvelle proposition de loi était déposée en vue de la réunion, mercredi, de la Commission de l'Intérieur de la Chambre "où l'intention des partis flamands semble clairement être d'entamer la discussion sur la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde".
Le texte des députés Karine Lalieux, Yvan Mayeur, André Frédéric et Thierry Giet prévoit d'identifier l'hinterland bruxellois en vertu de trois critères, linguistique, socio-économique et culturel.
Seraient intégrées à la Région bruxelloise les communes de Hal-Vilvorde dont 10% des habitants déclarent vouloir utiliser le français dans les matières administratives, 10% de la population active travaillent sur le territoire de l'arrondissement administratif de Bruxelles-capitale et 10% des enfants en âge d'obligation scolaire fréquentent une école située dans l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale.
La proposition de loi spéciale prévoit que les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise, Wemmel, Crainhem, Wezembeek-Oppem, Linkebeek, Drogenbos et Rhode-St-Genèse, rencontrent d'office les trois critères et sont dès lors automatiquement intégrées à la Région bruxelloise.
Pour les autres communes de Hal-Vilvorde, un "recensement spécial" déterminera celles d'entre elles qui rejoindront le territoire de la Région-capitale en tenant compte d'une continuité géographique.
Selon Karine Lalieux, les critères retenus dans la proposition relative à l'élargissement de Bruxelles ont fait l'objet d'une discussion entre les groupes francophones du parlement bruxellois. Le PS estime répondre aux aspirations de la population, a indiqué mardi Yvan Mayeur.
Les francophones de la périphérie voient leurs droits et prérogatives remis en cause; par ailleurs, alors que des éléments symboliques comme l'hymne ou le drapeau ne semblent plus fédérateurs, la capitale est aujourd'hui le lieu de rencontre entre Bruxellois francophones et néerlandophones mais aussi l'endroit du pays où la production de richesse est la plus importante et la Région qui défend le mieux les droits de sa minorité, dit-il.
Le PS espère obtenir mercredi en conférence des présidents de la Chambre l'inscription de ses deux propositions de loi (le retour aux anciens arrondissements et l'extension de Bruxelles) à l'ordre du jour de la Commission de l'Intérieur. La conférence des présidents a lieu à 11H30 et la Commission se réunit à 14H15.
Au groupe MR de la Chambre, on indiquait mardi qu'une série de textes étaient prêts relativement à l'organisation d'une consultation populaire sur BHV, à un retour aux anciennes circonscriptions ou encore à la province de Brabant.
Les propositions de loi ne pouvant être prises en considération qu'à la rentrée parlementaire le 9 octobre, le MR pourrait préférer déposer mercredi des amendements aux propositions de loi en discussion.

Reynders se voit Premier des francophones

Alors que d'aucuns s'interrogent sur l'origine de l'initiative lancée par Marie Arena (PS) de réunir un vaste débat intrafrancophones, le président du MR Didier Reynders déclare dans une interview qu'il se verrait bien « Premier ministre des francophones », c'est-à-dire conduisant un gouvernement rassemblant Wallons et Bruxellois.

La ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française, Marie Arena, a lancé à l'occasion de la rentrée du parlement de la Communauté l'idée de mettre sur pied une commission mixte impliquant non seulement les politiques, mais aussi la société civile. D'aucuns s'interrogent toutefois à ce propos. S'agit-il d'une initiative du Parti socialiste et de son président Elio Di Rupo, ou de Marie Arena elle-même, ou encore du gouvernement de la Communauté française ?
Dans une interview publiée dans Le Vif/L'Express de cette semaine, le président du MR Didier Reynders plaide une nouvelle fois pour une adaptation du fonctionnement des institutions francophones.

« Nos institutions politiques ne fonctionnent pas de manière optimale. Il faut renforcer la solidarité entre les Wallons et les Bruxellois et les intéresser à des matières communes. Il n'y a aucun ministre bruxellois francophone dans le gouvernement de la Communauté française : c'est aberrant », martèle M. Reynders.
Pour lui, il faut mettre sur pied un exécutif rassemblant les ministres wallons, ceux de la Communauté française et les ministres bruxellois francophones, lesquels continueraient aussi à siéger au sein du gouvernement bilingue de Bruxelles-Capitale. « Pas besoin pour cela de fusionner les institutions francophones, ce qui exigerait l'accord des Flamands. Les institutions peuvent continuer à exister, c'est la façon de gouverner qui changerait », explique le président des réformateurs.
Et d'ajouter que continuer au ministère des Finances ne lui déplairait pas et que les Affaires étrangères l'intéressent également. « Mais si on pouvait mettre sur pied un vrai gouvernement rassemblant les Wallons et les Bruxellois, je me verrais bien Premier ministre des francophones », conclut-il.


Accueil favorable à l'appel d'Arena mais sous conditions

Tous les groupes politiques du parlement de la Communauté française se sont dits prêts à débattre d'un projet francophone, comme l'a proposé jeudi la ministre-présidente Marie Arena. Certaines conditions ont néanmoins été posées, notamment par le cdH, partenaire de majorité du PS.Cadre fédéral apaiséLa chef de groupe cdH, Anne-Marie Corbisier, a formulé 4 conditions. Ce débat ne doit pas faire apparaître les francophones comme demandeurs dans le cadre des négociations institutionnelles actuelles.

Il doit renforcer l'unité francophone et ne peut être l'occasion de diviser les francophones. A ce titre, le cdH demande qu'il ne commence qu'après la Toussaint, "dans un cadre fédéral apaisé".Les discussions ne doivent pas être non plus l'équivalent du débat qui a eu lieu au parlement flamand et qui a mené aux résolutions de 1999. Elles ne peuvent enfin déboucher sur une radicalisation des opinions et mener à une dramatisation de la situation en abordant aujourd'hui la problématique de la "scission du pays".ProjetEcolo a insisté sur la nécessité d'un accord de tous les partis pour mener un tel débat.

"Que ce soit plus qu'une question de leadership qui conditionne les déclarations des uns et des autres", a demandé le chef de groupe, Marcel Cheron. Les Verts souhaitent aussi que l'on se concentre sur le projet francophone, sur un plan culturel, de bonne gouvernance, d'éducation ou de développement économique, et non sur le volet institutionnel. "Il y a une façon de ne jamais avancer: faire une proposition institutionnelle. On se limitera à parler de ça et puis on passera à autre chose", a averti M. Cheron.ContradictionsLe MR demande quant à lui un rythme plus soutenu après cette "déclaration aimable". Il a rappelé qu'il réclamait un tel débat depuis deux ans. Il s'est toutefois interrogé sur la position du PS après les déclarations multiples et contradictoires des socialistes dans cette matière.

"Où se trouve le vrai PS? Où est la position du PS?", s'est interrogée la chef de groupe, Françoise Bertieaux. Le chef de groupe socialiste, Léon Walry, a tenu à rassurer sa collègue réformatrice. Il a répété que le PS était "fort et uni" et salué "l'innovation de la proposition de la ministre-présidente".Selon lui, le débat ne porte pas sur la fusion Communauté Région mais "sur la construction et la mise en perspective d'un espace institutionnel efficace Wallonie-Bruxelles".
"Pour nous, il ne faut plus répéter à l'envi 'fusion, fusion' comme une incantation mystique", a-t-il ajouté. Dans la matinée, la ministre-présidente avait également rejeté une idée de fusion de la Communauté française et de la Région wallonne lorsqu'elle a évoqué la nécessité de ne pas créer des frontières supplémentaires entre les francophones. Une telle initiative laisserait en effet Bruxelles seule.Dans les rangs socialistes, en marge de la séance, des voix se sont fait entendre pour qu'au sein du parti, on ose discuter de l'avenir des institutions francophones. "Il est temps qu'en interne aussi l'on ait une culture du débat sur cette question", a souligné le député Christophe Collignon, tenant de la ligne régionaliste et d'un fédéralisme fondé sur trois Régions.

Le MR se réjouit de la position d'Arena

Le MR dit se réjouir que la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena réponde à l'appel lancé par le président du MR Didier Reynders. Le PS se rallie à la cause du MR, estiment les Réformateurs, qui se veulent toutefois prudents: il ne faudrait pas qu'il s'agisse d'un "énième" plan destiné à jeter de la poudre aux yeux.Les Réformateurs s'interrogent toutefois sur le poids d'une telle proposition. Mercredi, le ministre-président wallon, socialiste lui aussi, a expliqué qu'il ne voulait pas d'un nouveau forum institutionnel. "Qui reflète aujourd'hui la véritable volonté du PS?", demandent-ils.

Reynders met les parlementaires flamands en garde

Didier Reynders a mis les parlementaires flamands qui voudraient forcer le vote sur les propositions de loi visant à scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde en garde. Leur attitude est proche du suicide, a-t-il dit. "Ils ne se rendent pas toujours compte qu'ils se mettent eux-mêmes le couteau sur la gorge alors qu'il y a un explorateur qui tente de trouver une solution. J'espère qu'ils auront la sagesse de lui laisser une chance", a-t-il ajouté. Le président du MR était l'invité mercredi soir de la rentrée politique organisée conjointement par l'hebdomadaire Le Vif/L'Express et la RTBF.Interrogé sur la situation politique, il a réaffirmé avec force qu'il s'inscrivait toujours dans la perspective de la mise sur pied d'un gouvernement orange bleue. Il a aussi répété avec tout autant de force qu'il ne voulait pas d'une tripartitie traditionnelle. Pour lui, la tripartite traditionnelle rassemblant libéraux, socialistes et sociaux-chrétiens-humanistes, a trois défauts: elle ouvre la voie à une réforme des institutions permanente, elle remet en selle les partis qui ont perdu les élections et elle conduit à l'immobilisme sur le plan économique et social.En ce qui concerne une possible réforme de l'Etat, il a aussi réaffirmé son ouverture au dialogue. "Débattre d'une réforme de l'Etat ne pose pas de problème", a-t-il dit. Et d'ajouter qu'il faut faire évoluer le système belge et dans ce cadre se battre pour que la Wallonie et Bruxelles obtiennent plus de moyens pour assurer leur envol économique. Car, a-t-il encore souligné, c'est le retard économique de la Wallonie qui préjudicie le plus l'avenir du pays.Pour M. Reynders, les francophones devront aussi avoir entre eux un débat sur l'organisation des institutions francophones. "Il faudra que la nation francophone s'organise mieux", a-t-il dit. Pour lui, il faudrait à l'avenir que les ministres wallons et les ministres francophones bruxellois siègent dans un même gouvernement francophone. Il a rappelé ainsi une position qu'il défend depuis longtemps.Enfin, à propos d'Yves Leterme et de la volonté de son parti, le CD&V, de le voir devenir premier ministre, Didier Reynders a insisté sur le fait que cette fonction nécessitait "un peu de recul" et que M. Leterme devrait "faire ses preuves au cours des semaines ou des mois à venir, qu'il est capable de prendre ses distances à l'égard de son parti et de sa communauté". Et d'insister qu'il devra montrer "qu'au-delà de l'accueil favorable dont il bénéficie en Flandre, il peut aussi se faire accepter par les francophones". (belga)


Le ministre-président wallon, Rudy Demotte (PS), a accusé mercredi le MR de mettre à mal l'unité francophone dans le domaine institutionnel. L'appel lancé la semaine passée par le président des Réformateurs, Didier Reynders, à un débat entre francophones pour rationaliser les institutions francophones est, d'après lui, destiné d'abord à sortir les négociations gouvernementales du bourbier. "La méthode utilisée aujourd'hui est indigne de l'unité francophone", a lancé M. Demotte en réponse à des interpellations au parlement wallon.Les francophones ne sont pas demandeurs de réformes institutionnelles et de nouveaux transferts de compétences, a-t-il rappelé, s'interrogeant toutefois sur l'attitude du MR. Régulièrement, M. Reynders a dit en effet être disposé à en discuter. Et le chef de groupe MR, Serge Kubla, a appelé mercredi les autres formations politiques à ne pas faire preuve de frilosité et à débattre, au sein du parlement, de matières qu'ils seraient, le cas échéant, prêts à régionaliser dès lors qu'elles sont accompagnées d'un financement suffisant."Quelle est aujourd'hui la force des partis flamands? S'appuyer sur des résolutions votées par le parlement flamand", a-t-il ajouté. Pour le ministre-président, tout cela s'apparente plutôt à une trahison des thèses francophones. "Est-ce là les pièces de Judas pour une trahison francophone?", a-t-il dit. Le cdH n'est pas non plus demandeur d'un tel débat intrafrancophone. Il préconise plutôt l'utilisation otpimale des outils existants, estimant que la meilleure arme dont disposaient les Wallons était le redressement de leur Région. Le MR n'a pourtant pas manqué de rappeler aux centristes qu'une rationalisation des institutions francophones figurait dans leur programme. "Défendez votre programme!", a lancé M. Kubla au cdH.Ecolo est disposé à répondre à toute invitation mais il ne se fait guère d'illusion. "Sur base de ce qu'on a déjà vu, je sais déjà ce que ça va donner: rien", a ironisé Marcel Cheron. Les Verts estiment aussi que l'urgence du moment ne réside pas dans un tel débat qui risquerait même d'être contre-productif. "Ne mettons pas en avant, comme un étendard, nos divisions", a-t-il averti, au terme d'une intervention applaudie par une partie du groupe socialiste.Sur les bancs socialistes, le chef de groupe Maurice Bayenet a répété qu'il ne souhaitait pas davantage de compétences. Au MR qui prône une fusion de la Communauté française, de la Commission communautaire française et de la Région wallonne, il oppose un fédéralisme fondé sur trois Régions, et non sur deux Communautés, comme c'est le cas en Flandre.L'ancien ministre-président Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS) a abondé dans le même sens. "Les Wallons refuseront toujours de voir disparaître leur Région dans un magma francophone", a-t-il affirmé. Il estime cependant, contrairement à son successeur, que le moment est opportun pour mener un débat sur les institutions francophones, en particulier sur le sort à réserver à la Communauté française. Sinon, en 2009, les francophones risquent de le regretter.M. Bayenet a appelé les chefs de groupe des 4 partis démocratiques à se rencontrer pour voir ensemble dans quel cadre le parlement pourrait travailler sur ces thèmes.(belga)

Le beurre et l'argent du beurre...

Les concessions réciproques ne sont pas à l'ordre du jour.Le CD&V maintient toutes ses exigences : réforme, BHV, Premier ministre...Tout cela dans le cadre de la coalition orange bleue. Cela ressemble à un blocage.
BELGA
Au centième jour de crise, il ne semble pas que l'heure soit à la détente. Certes, négociateurs francophones et Flamands se parlent encore, par explorateur interposé, mais les progrès, confirme-t-on à plusieurs sources, sont tellement mineurs que certains n'hésitent pas à parler de blocage, voire de blocage total. Qui n'avance pas, recule.
On avait bien cru que l'explorateur, Herman Van Rompuy, encouragé par les autres partis et par Albert II, allait tenter de détendre l'atmosphère en mettant sur la table les sujets qui fâchent... moins : la justice, le social, le fiscal, etc. Mais lundi soir, ce sont encore et toujours les problèmes institutionnels que les convives francophones (Joëlle Milquet et Didier Reynders) d'Herman Van Rompuy ont eus à se mettre sous la dent. Et la distance entre les positions des partis francophones et celles des partenaires du CD&V/N-VA et du VLD, que l'explorateur a vu mardi, demeure sidérale. La réunion à 4, prévue jeudi, a été annulée.
Dès lors, une certaine inquiétude pointe, en Flandre. Certes, Herman Van Rompuy a créé un meilleur climat, il a réussi à se faire respecter de tous, il a gagné la confiance, l'autorité voire la sympathie, mais avec quel résultat, finalement ? Il y a précisément 3 semaines que H. a été chargé par le Roi de dénouer la crise politique et il n'a toujours engrangé aucun accord, même partiel. Normal, là n'était pas son rôle : il devait se limiter à dresser les contours d'accords éventuels. Mais même ces esquisses sont toujours invisibles. Et les francophones qui, séduits par l'explorateur, penseraient qu'il ferait un meilleur Premier ministre qu'Yves Leterme se trompent, paraît-il. Car, si un accord gouvernemental devait être négocié avec une mini-réforme de l'Etat ou une pseudo-scission de BHV, il ne passerait pas le cap des congrès du CD&V et de la N-VA. L'explorateur reste donc en "liberté surveillée" par les leaders de son parti. Un parti qui défend toujours bec et ongles la candidature d'Yves Leterme au poste de Premier ministre : un sondage, paru dans "Het Laatste Nieuws" ne vient-il pas de confirmer un regain de popularité d'Yves Leterme ?
Donc le CD&V veut tout : la réforme, BHV scindée et le 16, rue de la Loi. Il y a une bien manière d'y arriver, selon le ministre flamand de l'Enseignement, Frank Vandenbroucke (SP.A) : il suffit d'inviter le PS à la table car " aucune grande reforme de l'Etat ne s'est jamais faite sans le PS ". Dans ce cas de figure, les 2/3 seraient assurés dès le départ, inutile d'aller à la pêche plus tard. Oui, mais le CD&V, outre la réforme de l'Etat, la scission de BHV et le "16" veut aussi que l'orange bleue. Et rien d'autre.
Le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière. Le CD&V a de furieuses ressemblances avec le CVP.
http://www.france5.fr/STATIC/video/index-fr.php?titre=C dans l'air en vidéo&url=mms://a533.v55778.c5577.e.vm.akamaistream.net/7/533/5577/42c40fe4/lacinq.download.akamai.com/5577/internet/cdanslair/cdanslair_20070919.wmv&section=programmes_cdanslair&rubrique=video


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