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28 juillet 2008

Le chômage a augmenté au début de l'été

La publication des chiffres de l'ONEM ne réjouira pas nos politiciens en vacances. Ca devrait même les faire revenir pour travailler au plus vite à une politique sociale de l'emploi efficace. Le taux de chômage en Belgique est en effet remonté à 10 % en juin, alors qu’il était brièvement descendu à 9,9 % en mai, une première depuis juin 2002, selon des chiffres obtenus lundi auprès de l’Office national de l’Emploi (ONEM).
Fin mai, la Belgique comptait 477.580 demandeurs d’emplois (+8.223 par rapport à mai). Les situations restent très contrastées d’une région à l’autre, avec Bruxelles comme vilain petit canard, et la Flandre en exemple. Au Nord, une fois de plus, le taux de chômage est le pmlus faible du pays. Il a cependant augmenté de 0,2 point à 5,6 %, tandis qu’en Wallonie il est resté stable d’un mois sur l’autre à 15,4 %.
Bruxelles reste la lanterne rouge, avec un taux de chômage en hausse de 0,1 point à 19,6 %. L’ONEM a indemnisé en juin 400.141 chômeurs, soit 5.533 de plus qu’en mai.
> Les chiffres en détail, c'est par ici (ONEM)

12 juillet 2008

Plan pour attirer les travailleurs bruxellois à l'aéroport de Bruxelles

La commission flamande de l'aéronautique (VLC) et le ministre flamand de l'Emploi ont présenté vendredi un plan en vue d'attirer davantage de candidats notamment bruxellois aux postes à pourvoir à l'aéroport de Bruxelles (Brussels Airport).D'ici 2025, l'aéroport emploiera de 31.000 à 41.000 personnes, ce qui représente une augmentation sensible par rapport aux 20.000 travailleurs actuels, selon une étude d'Idea Consult. Pour arriver à cet objectif, la commission a conclu en mai que la Flandre doit compter sur les Bruxellois, et que cela implique des actions en matière linguistique et des solutions pour la mobilité, en particulier la nuit.Le plan présenté vendredi prévoit ainsi de nouvelles lignes de bus. Il est en outre prévu -pour attirer les travailleurs bruxellois-, de mettre sur pied un service de taxis collectifs à partir du 1er septembre. Concrètement, pour 5 à 8 euros, les travailleurs pourront se rendre à l'aéroport à partir de 150 points de départ bruxellois.

17 juin 2008

L'administration wallonne recrute

Environ 400 emplois sont vacants ou seront vacants à court terme dans l'administration wallonne, a annoncé le ministre wallon de la Fonction publique, Philippe Courard, au cours d'une conférence de presse.
Dans les prochaines semaines, 19 concours de recrutement vont être lancés. Les postes concernent quelque 200 postes universitaires dont des ingénieurs (agronomes, civils et industriels), des architectes, des juristes, des médecins et des économistes.
Une centaine de contrôleurs de travaux (construction et électricité) ainsi que des bacheliers diplômés en comptabilité, construction, secrétariat de direction, agronomie, etc. sont également recherchés.
L’administration wallonne (MET et Ministère de la Région wallonne, qui ne formeront prochainement plus qu’une entité) compte actuellement quelque 9.000 fonctionnaires. Mais compte tenu du vieillissement de la population, on prévoit quelque 3.000 départs à la retraite au cours des 10 prochaines années. « Il est donc temps d’attirer de nouveaux talents, qui sont des spécialistes pour des fonctions précises », a souligné Philippe Courard.
Une campagne de sensibilisation, sur le thème « Laissez vous tenter » va être lancée dans les écoles, mais aussi vers le grand public via des clips vidéos, qui présentent des fonctionnaires exerçant les fonctions recherchées.
L’appel à candidatures pour les 9 premiers concours (ingénieur, économiste, architecte, juriste et assistant Nature et Forêts) sera lancé le 21 juin sur le site du SELOR (www.selor.be). Les premiers résultats seront connus avant la fin de l’année. Les 10 concours suivants seront lancés à l’automne. Les conditions d’accès à ces épreuves figurent sur le portail de la Région wallonne (www.wallonie.be).
« L’administration wallonne a trop souvent l’image d’une institution lourde, dans laquelle on ne travaille pas beaucoup. Il n’en est rien ! La fonction publique s’est modernisée et il est possible d’y effectuer un job intéressant, valorisant, utile collectivement, dans un environnement de travail agréable, avec des outils et des technologies évolués », a conclu le ministre.

13 juin 2008

Milquet prend des mesures contre les pièges à l’emploi

La ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, a pris un arrêté royal visant à augmenter l’allocation de garantie de revenu (AGR) pour mieux lutter contre les pièges à l’emploi.

L’AGR vise à garantir un revenu minimum aux chômeurs qui acceptent un travail à temps partiel en lui accordant une allocation complémentaire. Cependant, actuellement, on tient compte de la situation de famille du chômeur pour le calcul de l’AGR. Dorénavant, ce sera toujours le supplément le plus élevé qui sera garanti, c’est-à-dire celui accordé aux chefs de famille.
La ministre veut que dans le calcul de l’AGR on ne tienne plus compte du bonus à l’emploi dans le calcul du revenu net du travail. Mme Milquet veut aussi, toujours dans le cadre de la lutte contre les pièges à l’emploi, augmenter le plafond de revenu dans le chef du partenaire du chômeur ayant charge de famille. Elle entend également lutter contre les pièges à l’emploi pour les indépendants.
Le coût des 2 premières mesures (AGR et bonus à l’emploi) est de 15 millions d’euros). Celui des deux autres est de 3 millions d’euros. Ce coût est couvert par l’enveloppe de 18,5 millions d’euros prévue dans le budget 2008 pour la lutte contre les pièges à l’emploi, a expliqué jeudi Mme Milquet lors d’une conférence de presse sur l’évaluation du système des titres-services.
La ministre propose également par ailleurs la défiscalité du bonus à l’emploi, le renforcement de ce bonus, une prime de reprise de travail pour les familles monoparentales. Elle a en outre présenté une nouvelle formule de prime de mobilité pour les chômeurs qui acceptent un travail éloigné de leur domicile ou dans une autre région linguistique.
Ces mesures feront l’objet au sein de discussions au sein de la majorité pour le 15 juillet date à laquelle le gouvernement promet une déclaration non seulement dans le domaine institutionnel mais aussi sur le social.

05 juin 2008

La FEB veut simplifier le statut des jobistes

La fédération des employeurs préconise une simplification du cadre légal du travail des étudiants et plaide pour un régime unique s’appliquant à toute l’année civile.
La fédération des employeurs propose un maximum de 53 jours de travail (ou 400 heures) pour les étudiants et une cotisation de solidarité identique durant l’année, a annoncé jeudi la FEB.
Actuellement, les étudiants peuvent travailler 23 jours durant les vacances d’été et 23 autres jours durant l’année. L’employeur et l’étudiant ne paient pas de cotisations ONSS mais une cotisation de solidarité dont le taux diffère en été ou ailleurs dans l’année.
Quand la limite est dépassée, l’employeur doit alors payer des cotisations ONSS complètes non seulement pour les prestations qui dépassent la limite, mais aussi pour tous les jours prestés par l’étudiant. « Dans la pratique, l’employeur doit se fier à la déclaration sur l’honneur de l’étudiant pour savoir si celui-ci n’aura pas presté plus de jours que le maximum autorisé », souligne la FEB. « Les deux systèmes, assortis de taux ONSS différents selon le moment de l’année, et la déclaration sur l’honneur de l’étudiant rendent le système actuel inutilement compliqué et sont source d’insécurité juridique pour les employeurs ».
La FEB propose donc un maximum annuel de 53 jours (ou 400 heures) pour chaque étudiant jobiste, une cotisation de solidarité identique durant toute l’année et fixer la limite annuelle maximum du nombre de jours ou d’heures prestées par employeur et non par étudiant. « Les employeurs bénéficieront ainsi d’une plus grande sécurité juridique et l’ONSS pourra opérer ses contrôles plus facilement. Ces adaptations simplifieraient sensiblement les règles du jeu pour les étudiants et les employeurs. Les deux parties y gagneraient », conclut la FEB.

22 mai 2008

14.250 emplois vacants sur le marché des TIC

Alors que 6.500 nouveaux emplois pour informaticiens ont été créés en Belgique durant l’année écoulée, on dénombre toujours actuellement 14.250 emplois vacants sur le marché de l’emploi des TIC (Technologies de l’information et de la communication), a annoncé Agoria, la fédération de l’industrie technologique. Les profils les plus recherchés sont ceux d’ICT Business analyst & consultant, ICT Infrastructure analyst & architect, System developer, ICT Project manager, et System Software & Application software developer.

05 mai 2008

L'économie flamande stagne

Le rapport établit un classement de 125 régions européennes sur base d'une dizaine d'indicateurs.
L'économie flamande n'atteint plus les sommets européens et n'a pas progressé ces dix dernières années par rapport à d'autres régions, écrivent lundi De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.
C'est ce qui ressort d'une comparaison des prestations économiques de 125 régions européennes. Ces données ont été récoltées par le service d'études des autorités flamandes.
Le rapport établit un classement de 125 régions européennes sur base d'une dizaine d'indicateurs.
La Flandre atteint le top 10 à deux reprises, avec une productivité du travail élevée (9) et des travailleurs hautement qualifiés (10). La capacité de travail et les connaissances des travailleurs flamands se situent au sommet au niveau européen et à ce niveau, la Flandre fait même mieux qu'en 1995.
Mais la Flandre réalise un mauvais score sur trois indicateurs. Si l'on prend en considération le nombre d'entrepreneurs, la Flandre se situe à un niveau moyen (60). En ce qui concerne le coût du travail, la Flandre n'atteint que la 117e position et en ce qui concerne le nombre de travailleurs de plus de 55 ans, la Flandre n'arrive qu'à la 109e place du classement. Dans le domaine du coût du travail, seules huit régions font moins bien encore que la Flandre.
La Flandre engrange un résultat correct en ce qui concerne le bien-être (27), le nombre de chômeurs (32) et les dépenses pour la recherche et le développement (21). Mais dans aucun de ces domaines, la Flandre n'a progressé depuis entre 1995 et 2005.

27 avril 2008

Commission paritaire pour le social?

Le ministre bruxellois de l'Economie, Benoît Cerexhe (cdH), s'est entretenu jeudi soir avec la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet, notamment à propos du choix par les structures d'insertion professionnelles subsidiées, d'une commission paritaire adéquate. La ministre a décidé de créer à cet effet un groupe de travail regroupant des représentants du SPF Emploi et des ministres régionaux compétents, a affirmé M. Cerexhe samedi au quotidien La Libre Belgique.Ce groupe de travail constitue une opportunité pour le secteur qui réfléchit actuellement, au sein de la Fédération bruxelloise de l'insertion socioprofessionnelle et de l'économie sociale d'insertion, à l'utilisation de la commission paritaire 327 (ateliers sociaux) pour simplifier le fonctionnement des entreprises concernées. Actuellement, ces entreprises bénéficient de commissions paritaires "fourre-tout" trop éloignées de leurs activités.

Les titres-services ont la cote

Le nombre de titres-services vendu par mois continue à progresser de façon spectaculaire à Bruxelles. Le Conseil des ministres a approuvé vendredi un projet d'arrêté royal qui concrétise la décision du conclave budgétaire en matière de titres-services. Le prix d'achat passe à 7 euros, avec un plafond de 750 euros sauf pour les personnes handicapées, les familles monoparentales et les personnes âgées.

VIDEO• En bref : hausse des titres-services
Pour la première fois depuis la création de ce programme, plus de 400.000 titres-services ont été vendus dans la capitale, a affirmé vendredi le ministre bruxellois de l'Emploi et de l'Economie Benoît Cerexhe. Pendant le mois de mars, 403.452 titres-services ont été écoulés. Par rapport au mois de mars 2007, l'accroissement est de 63,3%.
Le dispositif des titres-services fait intervenir une entreprise agréée qui engage des travailleurs pour effectuer des tâches essentiellement ménagères au domicile des utilisateurs (particuliers).
Chaque heure de travail est payée au moyen d'un titre-service acheté par l'utilisateur. L'Etat fédéral paie un complément au montant déboursé par le particulier pour assurer le revenu du travailleur.
Plutôt à la traîne durant les premières années d'existence (2004-2005), la Région bruxelloise est celle qui connaît actuellement la plus forte croissance, dans ce domaine.
Durant le premier trimestre 2008, il s'est vendu à Bruxelles 1.164.794 titres-services (+70,4% par rapport au premier trimestre 2007). La progression sur la même période en Région wallonne est de 39,3 % et en Flandre de 28, %, a indiqué le ministre Cerexhe.
La spectaculaire progression des titres-services en Région bruxelloise va de pair avec l'augmentation importante du nombre d'utilisateurs: en trois mois, près 3.700 ménages bruxellois supplémentaires (+10 pc) se sont enregistrés.
Le nombre de ménages bruxellois utilisateurs de titres-services frôle désormais la barre des 40.000 (39.899).
Le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi qui juge cette évolution «extrêmement positive» considère que les titres-services sont un excellent outil au service des politiques d'insertion et de lutte contre le travail au noir.
Le Conseil des ministres de ce vendredi a approuvé un projet d'arrêté royal qui établit qu'à partir du 1er mai, le prix d'achat du titre-service passera de 6,7 euros à 7 euros. Cette adaptation du prix d'achat permet d'assurer la deuxième indexation du revenu des travailleurs titres-services. Pour l'utilisateur, après application de la déductibilité fiscale, le coût passera ainsi de 4,69 euros à 4,90 euros.
Désormais cet avantage fiscal sera généralisé par l'instauration d'un crédit d'impôt pour les personnes à bas revenus qui ne paient pas d'impôt.
Par ailleurs, l'arrêté instaure un plafond de 750 titres-services par utilisateur par année civile. Toutefois, afin de ne pas pénaliser les personnes qui ont un besoin absolu d'aide extérieure dans leur vie quotidienne l'arrêté prévoit la possibilité de demander une dérogation à cette limite qui sera alors portée à 2000 titres-services par an.
Trois catégories de personnes pourront introduire cette demande: les personnes handicapées reconnues par un fonds communautaire ou régional ou les parents d'enfants mineurs reconnus comme personnes handicapées par un tel fonds; les personnages âgées bénéficiant d'une allocation pour l'aide aux personnes âgées (APA); et les parents seuls avec enfants à charge, a expliqué la ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet.

18 avril 2008

L’Europe injecte 29 millions pour l’emploi bruxellois

L’Union européenne et la Région bruxelloise se sont mises d’accord sur un nouveau programme commun pour soutenir l’emploi en Région bruxelloise pour la période 2007-2013. Au total ce sont près de 58 millions d’euros que ces deux partenaires publics injecteront, à parts égales, dans l’opération.
Si l’on tient compte de l’inflation, ce sont quelque 10 millions d’euros de moins que pour le programme 2000-2006 dont on a tiré les leçons pour définir les actions prioritaires du suivant. Mais c’est plus que ce à quoi on aurait pu s’attendre, si l’on tient compte de l’ouverture de l’Union européenne à plusieurs nouveaux Etats membres, ont affirmé jeudi le ministre bruxellois de l’Emploi Benoît Cerexhe, et la direction d’Actiris, acteur incontournable du programme concocté avec le Fonds social européen.
Ce Fonds est le bras articulé de l’Union Européenne chargé de gérer le co-financement de plans destinés à améliorer la cohésion économique et sociale sur un territoire donné. La manne européenne servira principalement à financer des mesures pour aider les demandeurs d’emploi à (re)trouver du travail (50 %).
L’accent sera mis sur la lutte contre le chômage de longue durée, contre l’exclusion et la discrimination. Deuxième priorité générale : favoriser l’égalité des chances entre hommes et femmes dans la recherche d’un job (23 % des moyens). Cela se traduira par de nouveaux investissements dans des crèches et d’autres formules d’accueil de la petite enfance.
Des moyens seront enfin injectés pour favoriser les partenariats entre les différents acteurs du marché de l’emploi et mieux les informer sur les besoins en matière d’emplois.
Les partenaires sociaux ont été associés à la préparation du programme opérationnel 2007-2013.

15 avril 2008

Milquet : du sur-mesure pour les chômeurs

La ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, présente dans les journaux du groupe Vers l'Avenir sa note de politique générale qui prévoit notamment de personnaliser au maximum l'accompagnement du demandeur d'emploi.
La vice-première ministre cdH veut aussi instaurer un complément mensuel de 75 euros pour les travailleurs mobiles et elle dit "oui" aux titres-services "baby-sitting".

La note de politique générale de la ministre de l'Emploi, qu'elle doit présenter mercredi après-midi en commission des Affaires sociales de la Chambre et qu'elle déposera ce lundi à 14 heures au Parlement, s'inscrit dans la volonté annoncée par le gouvernement Leterme 1er de créer 200.000 emplois. "La situation économique est beaucoup moins optimale que prévu. Donc il faut beaucoup de prudence, mais l'ambition est là", affirme Joëlle Milquet.

Pour lutter contre le chômage, la ministre prévoit notamment de personnaliser au maximum l'accompagnement de chaque demandeur d'emploi et notamment d'"amener les jeunes à leur premier emploi".

Elle veut aussi agir en concertation totale avec les partenaires sociaux.

La nouvelle ministre de l'Emploi prévoit également de mettre l'accent sur la discrimination à l'embauche. "En gros, il y a un groupe de personnes qui n'ont aucun mal à trouver un boulot, ce sont les hommes entre 30 et 40 ans. Mais les jeunes, les femmes, les plus âgés, les personnes d'origine étrangère, tous sont discriminés".

"On va doper les incitants pour ceux qui bougent sur le marché du travail". Une première mesure prévue par le conseil des ministres de ce vendredi est une prime mensuelle nette de 75 euros qui sera offerte au travailleur qui accepte d'aller travailler dans une autre région que celle de son domicile. La ministre prévoit aussi une prime de 52 euros pour ceux qui acceptent de passer d'un mi-temps à un temps plein et une prime de 75 euros pour les isolés avec enfant qui acceptent un travail, cela dans le cadre de la lutte contre les pièges à l'emploi.

Enfin, M. Milquet est favorable à un extension du système des titres-services à la garde d'enfants à domicile en dehors des heures d'ouverture des garderies reconnues. Et peut-être un peu aux activités de jardinage mais sans concurrencer le secteur des paysagistes.

31 mars 2008

Le plan flamand pour scinder l’emploi

La FGTB met en garde contre la rupture de solidarité

Les partis flamands ne cachent pas leur volonté de régionaliser certains pans de la politique de l’emploi. Kris Peeters (CD&V), ministre- président flamand, lève le voile sur ses revendications précises. Il souhaite notamment que les Régions puissent octroyer des primes d’activation.

S’il ne devait y avoir qu’un dossier au menu institutionnel, ce serait celui-là : le marché de l’emploi. Au Nord, on jure que c’est dans ce domaine que les besoins de réformes sont les plus criants. Au Sud, on ne ferme pas la porte aussi hermétiquement que pour d’autres revendications flamandes. Reste à savoir ce qui pourrait servir de plus petit dénominateur commun. Devant le silence général, un homme s’est jeté à l’eau : Kris Peeters, ministre-président flamand (CD&V), qui a détaillé ce dimanche à la VRT ses revendications.
En pratique, au nom « des défis majeurs que doit relever la Flandre », Kris Peeters souhaite introduire des germes de régionalisation dans trois volets du marché de l’emploi. Il entend d’abord permettre aux Régions de réduire les coûts salariaux pour certains groupes cibles, tels les travailleurs âgés, les chômeurs et les allochtones. Il souhaite ensuite rendre plus homogène la répartition des compétences au niveau de l’outsourcing, des ALE et des titres-services. Enfin, et surtout, il entend responsabiliser les Régions en termes d’activation des chômeurs. Et d’y aller, déjà, de propositions concrètes : Kris Peeters propose d’octroyer, aux chômeurs, en plus de leur allocation de base, une prime régionale d’activation, calculée en fonction des efforts fournis par les intéressés en vue de décrocher un emploi.
Divergences de traitement
Telle que définie par le mandataire CD&V, la proposition introduirait donc des divergences de traitement entre chômeurs de Flandre, de Bruxelles ou de Wallonie… Il n’en fallait pas plus pour faire réagir la FGTB. « C’est inadmissible. Pas question de toucher à la Sécurité sociale », martèle Anne Demelenne. Pour la secrétaire générale de la FGTB, tant le principe même de la prime que l’idée de la régionaliser sont inacceptables. « Pour réduire le chômage, ce qu’il faut faire, c’est investir dans la formation, dans la recherche… En plus, l’évaluation des politiques d’activation montre que les chômeurs cherchent activement du travail. Pourquoi, dès lors, passer par des mesures qui risquent de rendre victimes certaines personnes ? »
Réaction plus positive à la Fédération des entreprises de Belgique, qui ne se prononce pas sur l’opportunité de confier cette prime d’activation aux Régions ou au fédéral. Mais qui salue l’idée. « Le système belge d’encadrement des chômeurs est trop passif », dit le porte-parole de la FEB. Un accord de principe mais dans le respect des concepts défendus par les patrons pour qui « la priorité, c’est que les choses ne soient pas rendues plus complexes pour les employeurs. Et nous réaffirmons notre attachement au maintien de la solidarité interpersonnelle. », ajoutant que « le modèle actuel, avec les services régionaux d’accompagnement et l’organe de contrôle au niveau fédéral fonctionne bien. ». Donc, même sur ce dossier, l’accord n’est pas pour demain. Ni pour le 15 juillet ?

01 mars 2008

Un chômeur bruxellois sur cinq reçoit une offre d'emploi

Seulement 22 pc des chômeurs bruxellois disent avoir reçu une offre d'emploi d'Actiris, le service bruxellois d'aide à l'emploi (ex-Orbem). En Wallonie, le Forem a proposé 28,5 pc d'offres d'emploi aux chômeurs contre 67 pc d'offres proposées par le VDAB en Flandre. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par la firme Idea Consult sur les effets du plan d'activation des chômeurs de l'Onem.
Le programme d'activation de l'Onem encourage les chômeurs à chercher un emploi plus activement. Ce programme a eu des effets positifs puisque 47 pc des chômeurs "activés" occupent aujourd'hui une fonction.
En Flandre, ils sont 57 pc à avoir trouvé un emploi grâce à ce plan, contre 43 pc en Wallonie et à Bruxelles.
Mais une question se pose: ces chiffres auraient-ils été moins élevés sans le plan d'activation? L'étude tend à le penser.
Parmi les chômeurs flamands, 85 pc déclarent s'être tournés vers les services du VDAB (Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling, équivalent du Forem). Septante-sept pour cent des chômeurs wallons ont profité du Forem et 65 pc des sans-emploi bruxellois se sont adressés à Actiris.
Une étude relayée vendredi par le quotidien De Tijd.

04 janvier 2008

Riche, la Flandre prépare l’avenir

EN BONI DE 779 MILLIONS, la Flandre liquidera sa dette, fin 2008.
Elle thésaurise en vue de nouvelles régionalisations.
La Flandre est la Région la plus riche du monde, le gouvernement flamand nage dans l’argent », écrivait Het Laatste Nieuws, la semaine dernière. Le Nord du pays exulte. Son ministre des Finances, Dirk Van Mechelen (Open VLD), a annoncé que l’excédent budgétaire de 2007 s’élève à 779 millions d’euros et que la dette est passée de 6,6 milliards, en 1999, à 238 millions, en 2007. Fin 2008, cette dette devrait être intégralement remboursée aux banques.
Notons que la dette actuelle de la Région wallonne s’élève à 4,3 milliards et celle de la Région bruxelloise à 1,8 milliard.
En 2009, année des élections régionales, chaque Flamand « qui travaille dur », promet le ministre des Finances, bénéficiera d’une réduction d’impôts de 200 euros, quels que soient son statut et son niveau de revenu.
Dirk Van Mechelen attribue ces bons résultats à la « bonne gouvernance flamande » : une diminution de la dette couplée à une hausse prudente des dépenses – très inférieure à la norme autorisée par le Conseil supérieur des finances – et à un étalement du remboursement des investissements.
Première raison de la prospérité flamande : une croissance économique supérieure à 2 %, ces trois dernières années.
Deuxième raison, les effets des accords du Lambermont. Conclus en 2001, à la demande des francophones, ils ont refinancé les Communautés et Régions. Mais ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre.
Troisième raison de l’opulence flamande : la réforme des droits d’enregistrement et de donation. Qui ont entraîné une hausse de recettes. La cagnotte totale des principaux impôts régionaux (taxes d’immatriculation, infractions routières, droits d’enregistrement, de donation et de succession) est passée de 3,95 milliards, en 2006, à 4,26 milliards, en 2007.
Quatrième raison : des transferts financiers accrus de l’Etat fédéral. Chaque pour cent de croissance économique introduit 169 millions supplémentaires dans le circuit régional.
Que compte faire la Flandre de cette manne ? Dans l’immédiat, 250 millions seront injectés dans le fonds des soins de santé et le fonds de vieillissement, notamment. 612 millions seront transférés aux communes pour leur permettre d’alléger la charge de la dette, à la condition qu’elles s’engagent à ne pas augmenter leurs impôts en 2008.
La Flandre va également alimenter son « Fonds d’avenir », destiné au financement des nouvelles compétences qu’elle espère hériter de la prochaine réforme de l’Etat. La Flandre souhaite la régionalisation du marché de l’emploi et celle de l’impôt des sociétés. Son « trésor de guerre » pourrait passer de 360 à 500 millions d’euros.

Fin 2007, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi
Fin décembre, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi, ce qui représente un recul de 12 pc par rapport au même mois de 2006, et son taux de chômage s'élevait à 6,05%, selon les chiffres diffusés jeudi par le ministre régional de l'Emploi, Frank Vandenbroucke (sp.a).Dans le détail, le chômage des femmes a davantage régressé que celui des hommes (-13,9% contre -9,7%). En chiffres absolus, les demandeuses d'emploi restent néanmoins les plus nombreuses, avec un taux de chômage de 7,11% contre 5,19% pour les hommes.Autre baisse: celle des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans (-12,6 %) alors que le recul parmi les plus de 50 ans est resté limité à 3,1%. Enfin, les reculs les plus significatifs ont été enregistrés à Tongres, Hasselt et Turnhout tandis que les pertes d'emplois chez VW Forest et ses fournisseurs ont pesé sur les chiffres de villes telles que Alost, Vilvorde, Hal ou encore Termonde.

Le chômage en baisse en Wallonie en 2007

Le chômage continue de baisser en Wallonie. Selon le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, près de 25.000 demandeurs d'emploi wallons sont sortis du chômage en 2007.Fin décembre 2007, le nombre total des Demandeurs d'Emploi demandeurs d'allocations (DEDA) et des jeunes en stage d'attente, en Région wallonne, s'élevait à 221.537 unités, contre 244.853 fin 2006. Le nombre de Demandeurs d'Emploi Inoccupés (DEI) est pour sa part passé de 269.022 fin 2006 à 245.929 fin 2007.Selon Jean-Claude Marcourt, "cette embellie, encore nettementinsuffisante, est liée à une conjoncture favorable, mais aussi à toutesles mesures prises dans le cadre du Plan Marshall et dont les effets ont commencé à se faire sentir". Pour le ministre, ces résultats sont des encouragements pour poursuivre la politique mise en place au niveau de l'emploi en Wallonie.

06 novembre 2007

La problématique des quotas de CO2 sur la table du fédéral

Le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt a expliqué ce mardi en commission de l'Economie du parlement wallon que le Gouvernement wallon avait répondu positivement à la proposition du ministre Didier Reynders de porter la problématique des quotas en CO2 liés à la poursuite de l'activité du "chaud" d'ArcelorMittal à Liège, au niveau du gouvernement fédéral en formation, "compte tenu de l'importance des enjeux en termes d'activité économique et d'emplois".

Interrogé sur cette problématique, Jean-Claude Marcourt a confirmé qu'il est actuellement très difficile de trouver au niveau de l'Europe des formules qui permettent d'assurer à ArcelorMittal de disposer de quotas pour la phase à chaud de Liège pour la période 2010-2012. Un certain nombre de pistes évoquées avec la Commission, telle la constitution d'une réserve communautaire de quotas à titre expérimental dès 2010, implique un changement de la directive européenne, ce qui à l'échelle de l'Europe, prend beaucoup de temps, a souligné le ministre wallon.
Selon lui, les pistes à privilégier sont "l'utilisation massive de mécanismes flexibles par le groupe ArcelorMittal qui lui permettrait d'obtenir des quotas à moindre coût, le transfert de quotas de secteurs moins concurrentiels ou pouvant répercuter le coût des quotas dans ses prix, au profit du secteur de l'acier et enfin, d'examiner, avec ArcelorMittal dans quelle mesure le groupe ne dispose pas d'un surplus de quotas qu'il pourrait transférer sur le site de Liège".

Jean-Claude Marcourt a précisé que des contacts avec la Direction de l'Environnement allaient être organisés afin d'examiner plus avant ces pistes d'un point de vue technique. "Il est cependant évident que les marges de manoeuvre sont étroites à ce niveau, et ne permettront pas à elles seules de trouver une solution totale à la résolution de cette problématique", a souligné le ministre Marcourt, précisant que le dossier serait porté au niveau fédéral.Jean-Claude Marcourt a rappelé que la réouverture du HF6 générera 150 emplois directs et 2 à 3 fois plus d'emplois indirects, soit quelque 500 emplois pour une durée de 2 ans. Quant à l'ensemble de la phase à chaud à Liège, elle représente 2.700 emplois directs et, en tenant compte des emplois indirects, 9 à 10.000 emplois. (belga)

28 septembre 2007

15.000 emplois menacés dans le secteur non-marchand

Quelque 15.000 emplois sont menacés dans le secteur non-marchand si le gouvernement fédéral ne prend pas rapidement un arrêté royal dans le cadre du "Maribel social", un mécanisme encourageant la création d'emplois dans le secteur via des réductions de charges patronales, selon une source syndicale qui a participé jeudi à une réunion avec le ministre de l'Emploi Peter Vanvelthoven.Le syndicaliste précise qu'il faut trouver d'urgence une solution. Des préavis conservatoires sont en effet actuellement envoyés aux travailleurs. La réduction de cotisation sociale dans le cadre du "Maribel social" est redistribuée dans des fonds par l'Office national de sécurité sociale (ONSS).Pour que la redistribution ait lieu, il faut impérativement un arrêté royal. La prochaine dotation doit être attribuée au 1er janvier. Si aucun arrêt royal n'est pris rapidement, ce sont 15.000 emplois qui seront menacés dans le secteur non-marchand début de l'année prochaine. (belga)

19 juin 2007

Selor va évaluer ses propres tests pour éviter les discriminations

Selor, le bureau de sélection fédéral, va vérifier la neutralité de ses propres tests en collaboration avec différentes universités. Le bureau de sélection voit défiler chaque année plusieurs milliers de candidats.
Afin de garantir que ses tests ne contiennent pas d'éléments discriminatoires, le bureau de sélection a décidé de les soumettre à une analyse.

"Lors de l'évaluation des compétences, le sexe, l'origine et la religion ne peuvent avoir d'influence", indique-t-on.
C'est pourquoi deux groupes cibles, l'un comprenant des personnes d'origine étrangère et l'autre formé de personnes d'origine belge, seront soumis à quatre tests et leurs scores seront comparés.Selor souhaite ainsi éviter que des éléments dépendants de l'origine culturelle du candidat puissent générer un autre résultat.
Les individus des deux groupes ont le même niveau de formation et seront aussi évalués sur leur connaissance du néerlandais ou du français.Selon Selor, c'est la première fois en Belgique que des tests sont menés à cette échelle dans le cadre de la neutralité culturelle. Selor est encore à la recherche de candidats pour effectuer ces tests.

Plus d'information sur www.testezletest.be (belga)

02 mai 2007

Le PS appelle à une stratégie nationale pour l'emploi

Le parti socialiste a appelé ce samedi à Charleroi à l'élaboration d'une stratégie nationale pour l'emploi concertée entre les différents niveaux de pouvoir.

Il a dores et déjà formulé une série de propositions destinée à favoriser l'emploi des jeunes.Flexibilité critiquéeLe PS veut mettre l'accent sur la stabilité et la qualité du travail. Il estime se démarquer de la sorte d'autres formations politiques qui encouragent la flexibilité et l'instabilité sous le prétexte qu'"un job, c'est un job".

CDI
Les socialistes proposent notamment des aménagements du droit du travail qui permettraient à une personne de bénéficier d'un contrat de travail à durée indéterminée même si, dans le cadre du même contrat, plusieurs périodes de travail au service d'employeurs différents pourront se succéder.

Chômage
En matière de chômage, il préconise un relèvement des allocations au début de la période de chômage, sans remettre en cause la durée du droit aux allocations, et une activation de l'allocation d'attente sans devoir patienter jusqu'au terme du stage d'attente.Service civil volontaireLes socialistes ont également émis l'idée d'un service civil volontaire qui permettrait de mettre en situation professionnelle 5.000 à 10.000 jeunes par an. Ce service d'utilité publique serait accessible en priorité aux jeunes chômeurs qui n'auraient pas trouvé un emploi après 9 mois. Pendant ce service, le jeune bénéficiera d'une allocation d'attente majorée et de l'accompagnement nécessaire pour accéder le plus vite au marché de l'emploi.Train gratuitPour faciliter la vie des chômeurs et des bénéficiaires du revenu d'intégration, le PS voudrait leur offrir la gratuité du train lorsqu'ils se rendent à une formation ou à un entretien d'embauche.Droit à la formationDiverses propositions sont encore avancées en matière de formation (notamment un droit à la formation individuel et collectif de minimum 5 jours par an et par travailleur), de création d'activité (exonérer de toute cotisation patronale les deux premiers emplois créés par une entreprise pendant 5 ans), etc.RencontreCes différents points ont été formulés en marge d'une rencontre entre des mandataires socialistes et des jeunes de la région de Charleroi. Quatre d'entre eux ont témoigné de leur parcours professionnel et de leur réussite dans des domaines très divers.Pique à Leterme?Ces expériences démontrent, aux yeux du président du PS, Elio Di Rupo, de la valeur de la jeunesse wallonne malgré les critiques récurrentes sur l'état de la Région. "La jeunesse de Wallonie est de qualité et elle n'a rien à envier aux autres. Les Wallons ne sont pas plus intelligents ou plus bêtes que d'autres", a-t-il souligné.

18 avril 2007

Les statistiques du chômage retouchées en Wallonie

18/04/07

La justice enquête sur 4.000 faux chômeurs

La justice bruxelloise enquête sur trois filières de faux chômeurs, dont l'une aurait permis à plusieurs milliers de particuliers de bénéficier, en région bruxelloise, d'allocations auxquelles ils n'avaient pas droit, rapporte aujourd'hui La Dernière Heure.ComplicitésL'auditorat du travail, qui estime à 4.000 les personnes concernées, a demandé à l'Onem de procéder à l'audition de 400 d'entre elles. En outre, à la suite d'informations dénonçant d'éventuelles complicités en milieu judiciaire, le juge d'instruction en charge du dossier, Frédéric Lugentz, a fait perquisitionner, jeudi dernier, le greffe du tribunal du commerce de Bruxelles. Millions d'eurosLa fraude porterait sur plusieurs millions d'euros et durait depuis des années. Selon l'auditorat, il s'agit d'un dossier d'escroquerie, faux et usage de faux, blanchiment, abus et détournement de biens sociaux, et association de malfaiteurs. (belga)

EN SAVOIR PLUS: Le chômage a baissé de 5,6% en région bruxelloise

17/04/07

Un clown pour aider certains chômeurs en Wallonie

Marie Arena.La ministre wallonne de la Formation, Marie Arena, a pris mardi la défense d'une initiative menée par la Maison de l'Emploi de Philippeville, qui recourt aux services d'un clown pour aider certains chômeurs. Elle a également dénoncé l'attitude du MR qui, selon elle, caricature l'action menée par le Forem.Le 31 mars dernier, le quotidien La Nouvelle Gazette a fait état des services rendus par Clément Triboulet, clown professionnel, pour aider des chômeurs à retrouver un emploi. En Commission du parlement wallon, le chef de groupe MR s'est insurgé contre l'image que l'on donnait ainsi de la lutte contre le chômage en Wallonie."C'est une réponse quasi surréaliste. Aujourd'hui, le Forem ne sait-il rien faire d'autre que mettre un clown au milieu des chômeurs pendant quelques jours? L'image que l'on véhicule de la sorte est-elle celle que l'on est en droit d'attendre? ", s'est-il demandé.La ministre a rappelé que l'initiative avait été approuvée par le comité subrégional compétent, dans lequel siègent des patrons et des représentants syndicaux. Elle vise à reconstruire la confiance en soi qu'ont parfois perdue des demandeurs d'emploi devenus incapables de se présenter devant un employeur."Il y a des personnes qui sont dans une situation psychologique où il faut reconstruire la confiance en soi. Si une méthode fonctionne avec un aspect ludique, pourquoi pas? ", a-t-elle souligné. A ce jour, 47 personnes y ont participé. Parmi elles, 4 ont retrouvé un emploi et 20 se sont inscrites dans une filière de formation.L'intervention de M. Kubla a particulièrement énervé la ministre. "Le côté réducteur de votre question me fait bondir", a-t-elle lancé, rappelant que le Forem assurait la formation de 18.000 personnes grâce aux centres de compétence. "Aujourd'hui, il y a des publics qui n'ont pas accès psychologiquement aux centres de compétence. On doit pouvoir utiliser toutes les démarches créatives pour faire tomber les masques", a-t-elle ajouté.

Le gouvernement wallon a décidé de modifier fondamentalement la présentation des statistiques du chômage et de la demande d'emploi en Région wallonne. Désormais, trois indicateurs devront être pris en compte.Le premier indicateur est le taux de chômage du BIT (Bureau international du Travail), qui est le seul élément de comparaison au niveau international. Le deuxième indicateur est le nombre de chômeurs ONEm, et le troisième concerne les demandeurs d'emplois enregistrés par le Forem. Ces trois indicateurs permettent d'avancer trois taux de chômage différents.Selon le BIT, le taux de chômage en Région wallonne est ainsi de 11,3%. Pour l'ONEM, il est de 13,7%, cet indicateur reprenant les chômeurs demandeurs d'emplois inoccupés, soit 207.924 personnes (chiffres de mars 2007). Pour le Forem enfin, il est de 17,5%, les chiffres du service régional de l'emploi et de la formation répertoriant le nombre de personnes disponibles sur le marché du travail, à savoir 258.013 personnes.Le nombre de demandeurs d'emplois demandeurs d'allocations est de 211.783 (mars 2007). Le nombre de jeunes en stage d'attente est de 20.328 (mars 2007). Pour arriver au chiffre de 258.013, il est nécessaire d'ajouter les travailleurs à temps partiel involontaires, demandeurs d'indemnités et les inoccupés inscrits librement (catégorie dans laquelle on retrouve les étudiants).Entre janvier 2006 et janvier 2007, on enregistre une baisse de 3,7%. C'est dans la catégorie des 30-40 ans que la baisse la plus forte est constatée (-14,7%). Chez les chômeurs privés d'emploi depuis moins de 6 mois, on annonce une baisse de 8%. Par contre, on constate une légère hausse chez les chômeurs de moins de 25 ans. "Il y a des difficultés au niveau de cette catégorie. Nous allons mener des actions pour les moins de 25 ans qui arrivent sur le marché du travail. Les secteurs les plus porteurs sont actuellement la construction et la mécanique", a expliqué mardi le ministre wallon de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt.Dans cette optique de clarification des chiffres, le FOREM publiera chaque mois un document intitulé "Situation du marché de l'emploi: statistiques mensuelles". En parallèle, la publication "Marché de l'emploi: chiffres et commentaires" reprendra les chiffres-clés du mois et des analyses plus complètes. Les deux publications sont disponibles sur le site: www.leforem.be/informer/info/observatoire_publications.htm