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24 décembre 2006

Organismes d'intérêts public

MAJ 24/12/06


L'aéroport de Charleroi paralysé par le brouillard (24/12/2006)

Les passagers qui ont vu leur vol annulé seront soit remboursés, soit reportés sur un vol du 26 décembre...puisque l'aéroport est fermé ce lundi
CHARLEROI Aucun vol n'a pu décoller ou atterrir dimanche à l'aéroport de Charleroi (BSCA) en raison du brouillard qui s'est abattu sur la région depuis samedi soir, paralysant entièrement les infrastructures. L'aéroport est, comme d'habitude, fermé lundi jour de Noël.Aucun des quatorze vols prévus ce dimanche n'a pu avoir lieu, l'essentiel de ceux-ci étant normalement assurés par Ryanair. Il s'agissait des vols à destination de Rome, Pise, Gérone, Venise, Bergame, Nîmes, Dublin, Salzbourg, Valence.Un vol de la compagnie Blue Air vers Bucarest et un vol assuré par Jet4you vers Casablanca ont été effectués au départ de Bruxelles.Des avions ont pris le départ de Liège, à vide, pour assurer le retour de passagers qui auraient dû à l'origine être ramenés à Charleroi: ils ont été débarqués à Liège, puis acheminés par car. Un problème s'est cependant aussi posé pour les retours de Carcassonne, l'aéroport français connaissant également des problèmes de brouillard qui ont empêché l'avion du retour de s'y poser. Les voyageurs y sont donc restés bloqués.Les responsables de l'aéroport avaient un moment imaginé de prolonger au-delà de 19H00 l'horaire d'ouverture de l'aéroport dimanche. Mais en fin d'après-midi, Pierre Fernémont, le porte-parole du BSCA n'avait plus aucun espoir de voir la situation se rétablir, le brouillard paraissant au contraire encore s'épaissir sur l'aéroport carolorégien.Pierre Fernémont justifie également le peu d'information dont se sont plaints les voyageurs par le fait que, jusqu'aux environs de 11H00, on avait pu espérer que les vols pourraient avoir lieu: on affichait dès lors uniquement leurs retards et ce n'est qu'en fin de matinée qu'il a été décidé de les supprimer l'un après l'autre. Quelque 2.500 passagers ont été touchés.Les voyageurs ont dès lors été invités à se faire rembourser leur billet d'avion, ou à en reporter l'utilisation au mardi 26 décembre. L'aéroport est fermé ce lundi 25 car Ryanair respecte le jour de Noël férié, depuis qu'il a installé une de ses bases à Charleroi.L'aéroport de Charleroi se trouve actuellement en "catégorie 1", ce qui lui interdit de fonctionner lorsque le brouillard atteint une telle densité. Il devrait passer en "catégorie 3" d'ici deux ou trois ans, une fois le nouveau terminal opérationnel, et au prix d'importants investissements qui permettraient alors son bon fonctionnement même en cas de brouillard intense.

La grève ne décollera pas (21/12/2006)


La menace des agents du Met de bloquer l'aéroport de Charleroi est levée: tous les vols sont maintenus
GOSSELIES L'ambiance avait quelque chose de surréaliste hier à l'aéroport de Charleroi (BSCA). De fait, alors que le hall d'attente était plein à craquer de passagers restés au sol pour cause de brouillard (plusieurs vols ont été annulés, certains atterrissages détournés vers Liège ou Bruxelles), dans les coulisses de l'aéroport le personnel n'y voyait pas plus clair sur le mot d'ordre de grève lancé par la CSC.
Les organisations syndicales tenaient en effet à démontrer leur mécontentement quant à l'annonce du ministre Philippe Courard de restructurer en profondeur l'administration wallonne, et notamment la possibilité d'y intégrer les services du Met. Un mouvement de grogne des fonctionnaires qui menaçait ni plus ni moins de paralyser la Wallonie. À Charleroi par exemple, le blocage aurait pu concerner jusqu'à l'aéroport régional : la quarantaine d'agents du Met qui y travaillent ont des missions aussi importantes que la sûreté ou la gestion de l'infrastructure... Autant dire que sans ces agents le BSCA ne décolle pas !
Aussi, hier en fin de matinée, le flou le plus complet planait sur ce risque. Une discussion avec le personnel concerné laissait perplexe : "nous ne savons toujours pas s'il y aura grève ou pas. La CGSP semble avoir fait marche arrière... La CSC maintien le mot d'ordre. Mais à vrai dire, nous n'avons même pas été informés par les permanents sur la note du ministre", expliquaient des agents du Met. Dans ces conditions, on imaginait tout de même mal que ces fonctionnaires prennent en otage les plus de 5.000 passagers qui transitent ici chaque jour ! Le soulagement est finalement intervenu en milieu de journée : la grève était levée, l'ensemble des vols pourront donc décoller ce jeudi
V.D.
© La Dernière Heure 2006

Les vacanciers wallons pris en otages jeudi

Les aéroports wallons de Charleroi et de Bierset et les voies navigables seront complètement bloqués ce jeudi par des agents de la fonction publique wallonne. Une opération escargot sur les routes est probable. Le ministre wallon des Transports, André Antoine, qualifie l'action de "prise d'otage".

Les agents des deux ministères wallones (Ministère de la Région wallonne et Ministère de l'Equipement et du Transport) contestent le plan de restructuration de la fonction publique wallonne proposé par le ministre régional de la Fonction publique, Courard.
Les fonctionnaires régionaux n'envisagent par contre pas, au stade actuel, de bloquer les routes et autoroutes. "Les véhicules sortiront des régies pour rejoindre Namur. Les camions d'épandages bloqueront les quatre ronds-points de Namur vers 10 heures et vers 11 heures ils se rendront à l'Elysette pour la fin de la réunion du gouvernement wallon", a indiqué Jean-François Magotte, permanent à la CSC.
Du côté de la CGSP, on confirme le maintien de cette action pour ce jeudi. "Il y aura peut-être une opération escargot sur les routes mais ce ne sera pas l'essentiel", a précisé Hervé Hillewaere, secrétaire fédéral à la CGSP. Les syndicats prévoient toutefois un service minimum pour les aéroports.
Au niveau des revendications, les syndicats réclament, en plus du retrait de la réforme par le gouvernement, une augmentation de 600 euros de la partie fixe de la prime de fin d'année.
Ils réclament également des mesures radicales pour assurer la priorité de l'emploi statutaire, une déclaration de vacance des emplois disponibles, des mesures qui favorisent la statutarisation des contractuels, le retrait des dispositions favorisant le travail intérimaire et la sous-traitance, une définition et protection des missions de service public, une négociation globale sur la politique des ressources humaines, l'application des règlements d'ordre intérieur permettant l'application de l'Arrêté de 2001 sur les prestations irrégulières et allocations diverses.
Après les fêtes de fin d'année, les syndicats redéposeront leurs propositions au gouvernement. Faute de réponse, ils menacent d'ores et déjà de durcir le mouvement en bloquant par exemple les autoroutes.
Une prise d'otage
Le ministre wallon des Transports, André Antoine a réagi à la grève du jeudi 21 décembre. Le ministre Antoine, en colère, parle d'une prise d'otage.
"La date est choisie. Il s'agit d'une prise d'otage de nos concitoyens travailleurs qui prennent légitimement des vacances", explique le ministre. "Je partage le point de vue de Ryanair. Cela montre l'absolue nécessité d'avoir un service minimum dans les avions comme dans les bus. Si nous ne pouvons l'obtenir par négociation, il faudra un dispositif législatif. Je vais sensibiliser mon collègue du fédéral" a encore ajouté le ministre.
La compagnie à bas prix Ryanair dénonce également le mouvement prévu jeudi. "Cette action honteuse des employés du MET cause des annulations de vols touchant plus de 5.000 passagers qui risquent d'avoir leur fête de Noël ruinée", s'insurge la compagnie dans un communiqué.
(D'après Belga)

Christiane Vienne a gardé le silence
vendredi 22.12.2006, 17:55La ministre des Affaires sociales, Christiane Vienne, a gardé le silence en séance plénière du parlement wallon malgré les mises en cause, parfois virulentes, de l'opposition pour sa gestion du dossier de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). Les députés ont examiné le rapport intermédiaire des travaux de la Commission des affaires sociales du parlement. Le texte fait la synthèse des auditions auxquelles elle a procédé à propos du fonctionnement de l'AWIPH. Les commissaires des différents groupes se sont succédé à la tribune pour livrer leur analyse du dossier à ce stade. L'audition de Mme Vienne, le 15 décembre, était au centre de beaucoup d'interventions.

Di Rupo au secours de Vienne
Le question de la confiance en la ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne, bousculée au parlement wallon pour sa gestion de l'AWIPH, ne se pose pas, a expliqué ce mardi le ministre-président Elio Di Rupo.
Cette question ne s'est pas posée et donc n'existe pas, a souligné mardi M. Di Rupo, interrogé dans le couloirs du parlement wallon. M. Di Rupo n'a pas non plus remis en cause la gestion du dossier par Mme Vienne. Chaque ministre gère ses dossiers avec la connaissance qu'il en a et selon ses sensibilités, a-t-il dit, rappelant que ce n'était pas la ministre qui avait créé les difficultés survenues à l'Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée (AWIPH).
Le ministre-président a par ailleurs montré une certaine incompréhension à l'égard des travaux actuels du parlement dans les dossiers ImmoCongo et de l'AWIPH. "Il y a des débats au sein du parlement mais, manifestement, on ne sait pas toujours ce que l'on cherche et où l'on veut aboutir. J'ai constaté que tantôt c'était Mme Simonet (ministre des Relations internationales, ndlr) qui était très longuement auditionnée, comme si on voulait la mettre en porte-à-faux dans ce dossier, que tantôt, c'était Mme Vienne comme si c'était elle qui était la cause des difficultés, a-t-il expliqué.


S'il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées, reconnaît le ministre-président, mais il regrette l'image écornée que l'on donne de la Wallonie et il appelle le parlement à se pencher sur des projets qui concernent l'avenir des Wallons. Il faut donner de la place aussi à des choses positives. Il ne faut pas sous-estimer les éléments négatifs mais la place qui leur est donnée est parfois très importante", a-t-il ajouté.
Quant à l'AWIPH proprement dite, la question qui se pose d'après lui est celle de son fonctionnement sans l'ancien administrateur-général Georges Rovillard à sa tête.
Vendredi, lors de son audition devant la Commission des Affaires sociales, Mme Vienne a été sérieusement bousculée, notamment après l'intervention de l'un des vice-présidents du comité de gestion de l'AWIPH, Daniel Vanderzeypen, qu'elle a révoqué le 6 décembre sans même l'avoir entendu. Le malaise dans la majorité était perceptible et des rumeurs de démission ont même circulé, rapidement démenties toutefois au siège du PS.
Lundi, la question a également été évoquée au cours d'une réunion du gouvernement wallon et certains ministres ont fait part de leur lassitude face aux errements de leur collègue dans ce dossier.
(D'après Belga)

La Commission AWIPH reporte ses travaux
La Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH), programmée lundi soir, n'a finalement jamais débuté la lecture du rapport. Après une séance de plus de 3H30, elle a décidé de reporter les travaux.
Plusieurs éléments de procédure ont émaillé la soirée et, de propositions avortées en suspensions de séance, les parlementaires ont finalement décidé à l'unanimité de ne pas clôturer les travaux dans le courant de cette semaine mais bien de déplacer les conclusions ultimes du débat en janvier.
Dès le début de la séance de ce lundi soir, le MR a demandé, par la voix de Willy Borsus, que les travaux ne soient pas bouclés dans la précipitation. Il en a appelé à de la "sagesse" dans l'intérêt des personnes dont s'occupe l'AWIPH. "Je tiens à ce que les travaux sient une plus-value au bénéfice des personnes handicapées", a-t-il souligné, se disant déjà prêt à formuler des propositions de fond "toutes les demi-heures".


Pour les Réformateurs, il était inacceptable que le dossier soit traité dans l'urgence, "uniquement parce que le PS voulait que les travaux soient terminés cette semaine". D'autre part, le MR s'est également déclaré de l'impossibilité de se prononcer sur un rapport épais de près de 300 pages, rendu disponible lundi midi, sans l'avoir lu entièrement.
Une première proposition d'étalement de la fin de travaux a été refusée majorité (cdH/PS) contre opposition (MR) à 22H40 après que le parlementaire cdH, Dimitri Fourny ait demandé une suspension de séance afin de formuler une proposition alternative. A l'issue de cette interruption, le PS avait simplement annoncé que les débats se poursuivaient, annulant ainsi toute proposition de son partenaire dans la majorité.
La parlementaire Ecolo de langue allemande a pour sa part créé un incident en demandant que le rapport, épais de près de 300 pages, soit traduit en langue allemande. Lors du réglement de la procédure, elle a finalement retiré l'urgence de sa demande.
Le MR a réclamé la réaudition de la ministre Vienne. La majorité a stipulé que la ministre serait présente en séance plénière et pourrait dès lors intervenir si elle le souhaitait.
Finalement, après plus de 3H30 de discussion, entrecoupées de suspensions, les parlementaires ont décidé de débattre des premières conclusions jeudi dès 9H30. Il sera soumis à la séance plénière vendredi. Deux séances de commission seront de nouveau programmées en janvier et le rapport final devrait être approuvé fin janvier.
(D'après Belga

La commission "AWIPH" en nocturne
lundi 18.12.2006, 19:19Les travaux de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH) recommencent ce lundi soir. La soirée doit en effet être consacrée à la lecture du rapport. Du côté de l'opposition, on regrette la manière dont se déroule la fin des travaux et on souhaite que ceux-ci ne soient pas effectués dans la précipitation. Le président du PS Elio Di Rupo a en effet demandé que le dossier soit clos avant Noël. Or, si la séance plénière du parlement wallon doit approuver le rapport vendredi après-midi, le délai impose que les travaux soient terminés pour mardi après-midi.

Ecolo réclame la démission de Christiane Vienne
Les travaux de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH) se poursuivent ce lundi soir dans un climat tendu. Ecolo souligne les insuffisances de la ministre des Affaires sociales et réclame sa démission.
La réunion de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées s'est ouverte ce lundi soir sous tension. L'opposition regrette la manière dont se déroule la fin des travaux et souhaite que ceux-ci ne soient pas effectués dans la précipitation.
Le président du PS Elio Di Rupo a en effet demandé que le dossier soit clos avant Noël. Or, si la séance plénière du parlement wallon doit approuver le rapport vendredi après-midi, le délai impose que les travaux soient terminés pour mardi après-midi. La commission a duré une semaine et la dernière journée d'audition a duré plus de 18 heures. Et on veut clôturer tout vite fait. C'est inacceptable, a remarqué le rapporteur MR, Willy Borsus, avant le début de la séance de ce lundi soir.

Le MR souhaite encore réclamer certains éclaircissements, comme par exemple la question de la révocation des trois administrateurs de l'AWIPH. La révocation a-t-elle ou non été notifiée aux intéressés? Les réponses varient selon les auditions. Que dois-je noter dans mon rapport? , a encore remarqué M. Borsus, laissent sous-entendre que les discussions risquaient d'être longues.
Par ailleurs, dans un communiqué diffusé avant la séance, Ecolo a réclamé la démission de la ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne. "La ministre n'est plus en état de conduire valablement la charge qui lui a été confiée", ont remarqué les Ecolos, estimant que les auditions avaient "révélé l'ampleur des insuffisances de Madame Vienne et de son entourage dans la gestion de la politique des personnes handicapées".
"Quand une ministre fait état d'une telle incompétence après plus de deux ans d'exercice de sa fonction au point qu'il n'y ait plus d'espoir que la situation puisse s'améliorer, et choisit délibérément de mettre en scène une fiction aux relents sulfureux aux seules fins de servir sa cause, n'hésitant pas pour ce faire à bafouer publiquement l'honneur et la dignité de personnes qu'elle sait par ailleurs moins puissantes qu'elle-même, cette ministre n'a plus sa place au sein d'un exécutif", ont conclu les Ecolos.
(D'après Belga)

Ad... Vienne que pourra ! (16/12/2006)


Awiph : après 6 h d'audition et un groupe PS silencieux, la ministre est au bord du gouffre et son cabinet en grand danger
NAMUR Sur le coup de 21 h, le cabinet du ministre-président de la Région wallonne a souligné que "Christiane Vienne gardait la confiance totale du gouvernement".
"Pour combien de temps ?", a demandé l'opposition. Des propos tenus avant l'ultime audition de la ministre prévue au bout de la soirée et après 6 h d'une audition très très difficile pour la ministre. "J'ai dit tout ce que j'avais à dire ."
Tout a commencé dès 9 h 30 du matin sur la date du 30 novembre où le comité de gestion a voté une motion confidentielle. Ses membres dénonçaient l'absence d'information interne, compte tenu de la gravité des événements révélés. Ils demandaient à la ministre de prendre des mesures d'urgence. "Nulle part il n'est question d'une demande de démission des 3 personnes. Parmi les gens qui ont approuvé le texte, figurent d'ailleurs les mandataires révoqués" , dit le député, MR, Fontaine.
Procureur et Fourny, CDH, Dethier, Écolo, Borsus, MR, ont alors posé des questions qu'elle ne négociait pas au mieux, comme la question du voyage à Nice. "On ne sait toujours pas qui est parti à Nice ?" , lance un député. La ministre se tait. Enfin, elle confirme : "Tout ce que j'ai dit en la matière est vrai".
Seul Colicis, PS, tentait de maintenir la ministre dans les débats. "Vienne n'est pas une demi-Antoine." Tentant d'inverser les débats, la ministre se lâchait : "Je ne suis ni la concierge de l'immeuble ni l'inspecteur Gadget. Ce sont les commissaires du gouvernement qui ont déposé les pièces au parquet et pas moi".
Les députés Bayenet et Collignon, PS, rejoignaient l'assemblée. Mais, plus loin, elle invoquait son ignorance d'une série de documents, alors que, d'après le MR, elle était censée en avoir connaissance. "J'ai ici la liste des rapports intermédiaires ! Avez-vous le sentiment d'avoir piloté ce dossier ?", lance Borsus. "Qui dans cette assemblée a-t-il la conviction ?" Le silence régnait.
Vienne défendait ses positions : "Les jugements n'engagent que celui qui les porte. Je n'ai pas à rougir de la politique que j'ai menée; j'en suis fière. Que vous n'ayez pas confiance en moi ne me pose aucun problème".
Et l'avenir de la personne handicapée ? Elle ne fut pas toujours au centre des débats... Celui de la ministre ? Il ne tiendrait qu'à un fil.
Peut-elle survivre ? Oui, mais les hautes sphères de son cabinet devront connaître quelques évolutions plus que souhaitables ! Reste à choisir la façon d'éteindre l'incendie...
V. Li.
© La Dernière Heure 2006


Awiph : valses décisives ! (15/12/2006)


Vienne en danger : Fourny, CDH, et Borsus, MR, Dethier, Écolo, invitent la ministre et son cabinet pour une longue audition
NAMUR La journée d'hier devait se concentrer sur les actes du précédent gouvernement au sujet du dossier de l'Awiph. Pourtant, le débat a eu lieu ailleurs entre le PS et le CDH ! La cause ? Christiane Vienne semblait ne pas pouvoir venir à 9 h 30 ce vendredi à l'audition.
"La ministre doit venir ", dit le député Fourny CDH. "A-t-elle encore sa place dans le gouvernement ? ", lance le député, MR, Fontaine. "Que cache-t-elle" , note Borsus, MR. La députée Écolo, Dethier, ajoute : "Le Parlement est pris en otage par le gouvernement. Si elle veut passer un bon week-end, elle peut démissionner. "
Entre hésitations et tensions, le CDH tenait tête au PS. La ministre devait être entendue. Un retour à l'envoyeur après l'audition marathon de la ministre Simonet, CDH, dans la commission Immo Congo.
Mais toujours pas de ministre. Finalement, un fax salvateur confirmait sa présence. Ce moment attendu sera difficile pour la ministre Vienne et son cabinet. "Elle doit rendre des comptes sur ses actes et paroles notamment à propos de Rovillard" dit-on au MR, chez Écolo et au CDH.
Et l'actu ? L'ex-président du comité de gestion, Philippe Laurent, a reconnu le problème posé par les absences de l'administrateur général, Rovillard. "Il avait 29 mandats."
L'ex-vice-président, Jean-Marie Bogaert, a, lui, regretté "la politisation de l'Agence, des recrutements de personnel sans examen ou encore les influences politiques extérieures".
Thierry Detienne, l'ancien ministre, a mis en avant les absences de Rovillard en raison de voyages à l'étranger, le plus souvent pour d'autres instances. "Lorsqu'il s'est agi de renouveler le mandat, je me suis montré réticent."
Et les abus ? "Si je m'étais immiscé en Sherlock Holmes permanent, je serais sorti de mon rôle."
V. Li.

Une commission Awiph, ou Vienne ?- 09/12/2006

Les trois révocations à la tête du comité de gestion de l'Agence pourraient faire des dégâts politiques.Au soupçon d'injustice s'en ajoute un de manipulation.
Donc, la commission de l'Action sociale du Parlement wallon (pas une commission spéciale, ni d'enquête) va entamer dès lundi une série d'auditions sur l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées. On peut déjà se demander s'il ne s'agira pas autant de la gestion du dossier par la ministre (PS) Christiane Vienne et de son cabinet, que des frasques présumées de l'administrateur général suspendu de l'Agence, Georges Rovillard, qui ne se limitent pas à sa seule personne. Sans parler du fonctionnement plus général du gros pararégional.
Mercredi, pour rappel, le gouvernement wallon a révoqué sur le champ le président (CDH) et les deux vice-présidents (PS) du comité de gestion de l'Awiph, MM. Poullain, Vanderzeypen et Hanon. Motif invoqué par la ministre : "Défaillance dans la mission de surveillance de la gestion quotidienne". Comprenons : ils n'ont pas vu, ou ont tu, les voyages et absences de M. Rovillard.
D'emblée, tandis que Mme Vienne essuyait des charges exceptionnellement lourdes au Parlement, il se dit, dans les milieux CDH notamment, que la mesure devait être injuste, à comparer ces limogeages à la seule suspension (avec maintien de 80 pc de son salaire) de M. Rovillard (la ministre certifie qu'elle ne peut pas faire davantage); mais aussi au maintien en fonctions de représentants du gouvernement qui, eux, sont en place depuis plus longtemps et seraient plus naturellement investis de ladite mission de surveillance.
On songe en particulier d'une part au commissaire du gouvernement, d'autre part au président de la commission financière et de la cellule de gestion de l'Agence. Or, il se trouve que ceux-ci sont respectivement chef de cabinet et chef de cabinet adjoint de Mme Vienne. Or aussi, c'est à eux, notamment, qu'a été confiée l'enquête administrative interne - et prolongée - sur les dysfonctionnements de l'Agence.
Manipulation ?
Certes, à notre connaissance, pour deux des trois révoqués, ils ne sont pas étrangers à quelque irrégularité. C'est Jean-Marc Poullain qui a bénéficié du préfinancement par l'Agence de son véhicule privé - sur proposition d'ailleurs de M. Rovillard. Quant à Daniel Vanderzeypen (aussi bourgmestre sortant et premier échevin des Bons-Villers), il a été accusé par M. Rovillard (aussi bourgmestre déchu, et sous inculpation, de Fontaine-l'Evêque) d'avoir effectué un voyage privé avec un véhicule de fonctionnement de l'Awiph. M. Vanderzeypen l'a admis (c'était une mission communale en Allemagne, en septembre), en reconnaissant l'absence de liens avec l'Awiph, mais assure que ce déplacement n'a entraîné aucun frais pour l'Agence. Surtout, il dément avoir séjourné trois semaines à Nice en juillet aux frais de l'Agence.
Cette anomalie-ci avait été révélée devant la presse par Mme Vienne, le 23 novembre, sans alors officiellement identifier un fautif. Désormais, on est en droit de se demander si cette virée niçoise est bien véridique. En tout cas, mercredi à la RTBF-Radio, Mme Vienne n'a pas voulu publiquement la confirmer... Le cas échéant, au soupçon de deux poids deux mesures s'ajouterait un autre, plus lourd, de manipulation. Malaise... Vendredi, Mme Vienne a renvoyé toute explication aux travaux parlementaires.

AWIPH : un dossier manipulé par le gouvernement ?
Que se passe-t-il à l'AWHIP, l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées ? le gouvernement wallon a-t-il cherché à manipuler les médias ? A-t-il tenté de mouiller ceux qui sont aujourd'hui éjectés du Comité de gestion, soit le président et les deux vice-présidents, trois hommes qui ne seraient alors que des boucs émissaires payant pour les légèretés du patron George Rovillard?

8 déc 2006
AUDIOInvite Matin Premiere 8/12/2006-Jean-Michel Javeau
VIDEO• La suite du dossier AWIPH
Le 23 novembre, conférence de presse de la ministre Christiane Vienne. D'intolérables dysfonctionnements ont été constatés à l'Awiph, martèle la ministre de la Santé et de l'Action sociale. Et elle insiste lourdement sur un voyage de trois semaines à Nice, "d'un membre du comité de gestion" dit-elle, en plein juillet, avec un véhicule de l'Agence. L'affaire n’est relayée que partiellement la presse. A l'Awiph, on s'interroge, on cherche, sans trouver trace de "détournement de véhicule". La personne visée, son nom a été fourni ensuite à la presse carolo, est un des trois licenciés par le gouvernement, Daniel Vanderzeypen, par ailleurs bourgmestre socialiste des Bons-Villers, « on me reproche un voyage de trois semaines à Nice au mois de juillet, c’est aberrant » dit Daniel Vanderzeypen, « à cette époque, j’étais dans ma commune pour préparer les activités de plaine de jeux notamment »

Le mardi 28 novembre, une réunion réunit la ministre Christiane Vienne, des membres de son cabinet et quatre personnes de l'Awiph. Et là, concernant ce voyage à Nice, coup de théâtre. C'est Jean-Marc Poullain, président du comité de gestion évincé, qui s'en souvient "la ministre a reconnu que c’était un peu de l’intox" declare-t-il, "mais que cela devrait permettre de délier les langues".

Une ministre du gouvernement wallon, ou son entourage, a-t-elle choisi délibérément de mettre la presse sur une fausse piste pour pouvoir par la suite montrer sa fermeté et licencier un coupable peut-être faux ? L'affaire serait évidemment gravissime. La commission parlementaire annoncée aura à démêler d'écheveau. Mais il s’agira d’une commission parlementaire simple puisque la commission de l'action la commission de l'action sociale du Parlement a rejeté jeudi, la résolution déposée par un député MR. Elle se réunira tout de même en session spéciale sur ce dossier lundi prochain.

La ministre choisit de ne pas réagir :

Mise en cause pour la manière dont elle a géré ce dossier, la ministre wallonne Christiane Vienne a fait savoir qu'elle n'entendait pas réagir et qu'elle réservait ses explications aux parlementaires. Elle sera en effet entendue lundi après-midi, par les membres de la commission "Affaires sociales" du parlement wallon.
Colère du MR :

Les libéraux avaient prévenu : si la commission d'enquête n'est pas approuvée, c'est le clash... Leur scénario s'est vérifié, ils ont donc quitté la salle en claquant la sa porte... Les députés MR voulaient une enquête parlementaire, avec des pouvoirs d'investigation, disent-ils, pour contraindre les acteurs du dossier à se présenter aux auditions. Ils ne l'auront pas. PS et CDH veulent travailler dans le cadre de la commission classique des affaires sociales, composée, disent-ils, des parlementaires qui connaissent bien le dossier... Il y aura donc des "sessions spéciales" de la commission pour faire toute la lumière sur la gestion de l'AWIPH.

Et pour y parvenir, les députés entendront notamment l'administrateur général, suspendu, Georges Rovillard , à qui l'on reproche de nombreux voyages à l'étranger. Appelés aussi à témoigner, les président et vice-présidents du comité de gestion, écartés hier par l'exécutif wallon. Seront également entendus la ministre Vienne et son prédécesseur l'écolo Thierry Detienne.

Cela dit, il y a urgence, le gouvernement a mis la pression sur les députés. D'accord pour une session spéciale Awiph, mais tout doit être réglé avant Noël, sinon on poursuit pendant les vacances. Ce qui explique sans doute que les premières auditions démarreront dès lundi


L'Onem envoie 87.000 lettres (15/12/2006)


Vous avez reçu un étrange rappel ? Normal
BRUXELLES L'Office national pour l'emploi (Onem) n'a pas souvent l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles. Alors, quand il en tient une, il la communique à tout va... au point d'inquiéter ceux qui la reçoivent. C'est ainsi que 87.000 Belges ont découvert récemment un courrier parlant de "saisies sur allo cations de chômage". Alors que bon nombre d'entre eux ne sont plus demandeurs d'emploi indemnisés et/ou ne doivent rien à personne ! Résultat : un afflux de questions inquiètes auprès de plusieurs bureaux locaux de l'Onem. Explication. Au 1er février 2007, la part insaisissable des revenus - qui est aujourd'hui de 923 € - sera augmentée de 56 € par enfant à charge. Si vous avez deux bambins, vous serez donc certain(e) de conserver 1.035 € de revenu quelle que soit l'ampleur de vos dettes. Cela concerne aussi bien les saisies-arrêts, signifiées par un huissier, que les cessions. Bref, un sympathique cadeau de fin d'année. Comme la loi l'y oblige, l'Onem a dû communiquer la nouvelle à toutes les personnes susceptibles de bénéficier de cette nouvelle mesure. Pas évident. L'Office a donc balayé très large. "Nous avons envoyé un courrier à toutes les personnes qui, d'après nos fichiers, ont une saisie en cours sur leurs allocations, indique le service Saisies. Mais les créanciers ne nous signalent pas toujours quand une dette est apurée..." Voilà la raison du courrier inquiétant reçu par des personnes qui avaient oublié jusqu'à l'existence de leurs dettes passées. Et une lettre de l'Onem n'a rien de rassurant, surtout lorsqu'elle contient deux pages d'extraits du très rébarbatif Moniteur belge... "Le courrier avait surtout pour but d'indiquer aux personnes concernées de se renseigner au plus vite auprès de leur organisme de paiement." Car pour bénéficier de la nouvelle mesure, il faut évidemment prouver des enfants à charge. Lancé la semaine dernière, l'envoi massif récolte déjà ses fruits : des dizaines de débiteurs, des vrais, se sont fait une joie d'y répondre.
Ettore Rizza
© La Dernière Heure 2006

Le commissaire est au Logis

Présenté par le ministre Antoine, Philippe Barras est arrivé avec les pleins pouvoirs à Dour. Priorité à l'organigramme et aux marchés publics.
M onsieur Barras sera le seul maître à bord ». Le ministre du Logement s'est montré on ne peut plus clair. Le commissaire spécial désigné au sein du Logis Dourois (668 habitations sociales) aura « les pleins pouvoirs ». Lors de sa mission de six mois prolongeable, André Antoine (CDH) lui confie plusieurs objectifs :
« Il devra remédier aux carences de gestion relevées par l'audit, mettre en place un management efficace, établir un plan de gestion sur cinq ans et rechercher des rapprochements avec d'autres sociétés de la région ». Pour y parvenir, le commissaire se substituera au conseil d'administration présent et à venir. « Mes deux priorités seront de veiller à une répartition des tâches et au respect de la législation sur les marchés publics », dit M. Barras. C'est à cause de ce point que la SWL et le gouvernement wallon avaient décidé la mise sous tutelle du Logis Dourois. « Il n'y a pas ici de malversations mais des carences de gestion dans l'attribution des marchés publics », a rappelé André Antoine.

Le Logis s'était également « distingué » par sa situation financière désastreuse (un parc locatif âgé et des retards de paiement de loyers dans 27 % des cas) ; par le retard dans la mise en oeuvre du Programme Exceptionnel d'Investissement (9,7 millions) et de gouvernance interne. Le ministre de tutelle rajoute à cela « un climat difficile » et des « tensions telles qu'un commissaire spécial se justifiait ».
Le contexte est très politisé. La directrice gérante du Logis est conseillère communale PS, renvoyée depuis le 8 octobre dans l'opposition. Et elle aura face à elle un conseil d'administration et un collège d'obédience CDH.
125 demandes de logement
Mais le ministre est catégorique. « Il n'y a pas la moindre lecture politique à avoir dans ce dossier », garantit-il. « Je ne veux pas savoir qui est directeur ou administrateur. Et l'on ne peut suspecter une quelconque forme de collusion dans la désignation de M. Barras puisqu'elle est antérieure aux élections communales ». Le commissaire spécial a rencontré le personnel de la société de logements (une quinzaine d'agents et d'ouvriers), mercredi matin. Il sera à pied d'oeuvre du matin au soir, à temps plein. « Je suis ici pour apporter des solutions le plus vite possible ; les aider à mettre en place des mécanismes pour rendre un meilleur service ».
Au Logis, plus ou moins 125 demandes de logement sont en attente.« La désignation d'un commissaire spécial va permettre à la société de logement de repartir sur de nouvelles bases », espère le tout nouveau bourgmestre dourois, Carlo Di Antonio.

Les administrateurs de la Société Wallonne du Logement remerciés

SWL : le CA révoqué par le ministre de tutelle
Le 18 décembre se tiendra le dernier conseil d'administration de la Société wallonne du Logement. Du moins avec les membres actuels. Le ministre Antoine les a en effet tous révoqués. Après une grande mise à plat de tout le secteur, après avoir annoncé un nouveau contrat de gestion pour 2007, ainsi que des missions et des moyens étendus, il veut une nouvelle équipe pour concrétiser jusque dans le CA, le changement qu'il souhaite…..


La mesure a surpris les intéressés qui ont appris la nouvelle mardi matin, de la bouche de Didier Reynders invité de la RTBF. A lui comme aux autres présidents de partis, le gouvernement wallon avait demandé des propositions pour renouveler totalement le conseil d'administration de la Wallonne du Logement. Le ministre Antoine qui a fait le point dans la journée précise que ce n'est pas une sanction. Mais qu'il veut professionnaliser d'avantage le secteur à l'heure de nouveaux défis. Il cite notamment l'augmentation du budget de la SWL et l'intention de construire 2.000 logements par an dès 2007.

Le président de l'actuel conseil d'administration, membre depuis 1994, se dit dégoûté par le procédé. Il rappelle le travail réalisé. Pour lui, la compétence était déjà au rendez-vous dans l'actuel conseil. Il s'inquiète de la continuité : aucun ancien administrateur n'est sensé éclairer un nouveau conseil obligé de recommencer à "0" alors que début 2007, se profile la négociation du nouveau contrat de gestion.

Par ailleurs, il souligne que la composition du nouveau conseil d'administration évacuera les deux représentants écolos - dont il est - et donnera la majorité absolue au PS ; ce que certains analysent comme une compensation au tohu-bohu créé par les audits du CDH Antoine dans les rangs socialistes.

Le ministre wallon du Logement, André Antoine, a demandé au gouvernement wallon de révoquer "ad nutum" les administrateurs de la Société Wallonne du Logement (SWL). L'exécutif a entériné la décision la semaine dernière. Les présidents de partis ont été avertis et ils devront désigner les nouveaux membres d'ici janvier. Les représentations proportionnelles resteront inchangées. Pour les postes de numéro 1 et 2 de la SWL des examens seront mis en place par le SELOR pour trouver de nouveaux responsables à partir de mars. Les nouveaux administrateurs seront chargés de l'élaboration du nouveau contrat de gestion.
Selon André Antoine cette manière de procéder est une première en Wallonie. "A moyens nouveaux, règles nouvelles et hommes nouveaux", commente le ministre qui précise qu'il ne s'agit pas d'une sanction. La SWL a de nouveaux défis à relever. "Le budget du logement social a évolué de 61 pc en Wallonie entre 2004 et 2007. Dans le courant de l'année 2007, 2000 logements doivent être créés. Il faut donc une équipe à la hauteur de ces défis", explique André Antoine. "Nous avons besoin de gens à la hauteur; j'ai aussi la volonté de professionnaliser le secteur. En agissant de la sorte, après les audits et les désignations de commissaires spéciaux, le secteur du logement public aura été complètement revisité", ajoute-t-il.
Cette refonte du secteur a été marquée par différentes actions. Des audits ont été réalisés sur la gestion de la SWL et de sociétés locales. Des sanctions ont été prises à l'encontre de certains dirigeants de ces sociétés et une vingtaine de plaintes ont été communiquées au parquet. Une quinzaine de commissaires spéciaux ont été désignés et envoyés dans les sociétés de logement. Un nouveau commissaire sera d'ailleurs encore envoyé demain au "Logis Dourois".

Le couperet est tombé sur l'AWIPH

Région wallonne
L'Awiph décapitée, on attend un manager de crise

Le gouvernement wallon a sabré dans le comité de gestion de l'Agence.
Sale temps pour des gestionnaires publics wallons ! Mardi, on annonçait le limogeage de tous les administrateurs de la SWL (logement). Mercredi, l'exécutif Di Rupo a révoqué président et vice-présidents du comité de gestion de l'Awiph (personnes handicapées).
La simultanéité s'inscrit dans un contexte dont il ressort que les responsabilités dans les dysfonctionnements en tous genres ne se cantonnent pas à leurs auteurs directs - un Courard le dirait-il, s'agissant de Charleroi, sur des tons et aplomb qui continuent à jeter le trouble (en encadré)... On ajoutera d'autres similitudes entre SWL et Awiph. D'abord, l'exécutif est pris à partie, dès lors que les 2 organismes sont en attente sinon en panne d'un renouvellement de contrat de gestion. Dans les 2 cas aussi, les décisions sont officiellement édulcorées : pour la SWL, le ministre (CDH) André Antoine refuse de parler de "sanctions personnelles", mais d'une poursuite de la refonte du secteur; et pour l'Awiph, la ministre (PS) Christiane Vienne assure que ce ne sont pas des personnes, mais "des rôles" qui sont mis en cause. Enfin, de part et d'autre, les directeurs davantage contestés que les administrateurs (les socialistes Rosenoer à la SWL et Rovillard à l'Awiph) restent en place (le second, pour rappel, suspendu) mais terminent leur mandat en mars.
Une faute politique ?
Les ressemblances s'arrêtent là. Côté SWL, le conseil paie une attention que l'on a pu ressentir trop peu soutenue ou abusivement tardive au délabrement de nombreuses sociétés, sur fond de relations cycliquement orageuses avec le ministre de tutelle. Côté Awiph, en dépit de nombreux problèmes de gestion que relève l'audit budgétaire, ce sont quelques comportements individuels qui sont visés. Ceux de Georges Rovillard (voyages, absentéisme) d'ailleurs inculpé dans le cadre de son maïorat de Fontaine-l'Evêque, mais étendus à d'autres (Mme Vienne avait évoqué 4 cas). D'où les limogeages de mercredi. Ils frappent le comité de gestion (représentants politiques, des fédérations, du personnel du secteur) faisant office de conseil d'administration. Et ils frappent sa tête, sur laquelle le gouvernement a une prise directe : le président Jean-Marc Poullain (CDH) et les vice-présidents (PS) Daniel Vanderzeypen (bourgmestre des Bons-Villers) et Marius Hanon. Parce qu'ils ont failli à leur mission de contrôle sur M. Rovillard, indiquait hier Mme Vienne.
Mais on sait aussi que M. Poullain est le bénéficiaire du préfinancement par l'Agence de son véhicule (LLB du 23/11). Président depuis mai 2005 seulement, il se plaignait hier d'être un bouc émissaire : "Je pourrai démontrer l'existence d'une faute politique dans le chef de la ministre", indiquait-il à Belga. Laquelle ministre répète qu'il lui est impossible de limoger M. Rovillard. Le plus vite possible, elle présentera un profil de fonction pour le nouveau trio, duquel devrait se détacher un "manager de crise" qui assure l'intérim jusqu'au remplacement de l'administrateur-général.
En attendant, Mme Vienne a essuyé des volées de bois vert hier au Parlement. Un CDH (Jean-Pol Procureur) y est allé encore mollo, évoquant "le côté tortueux" de son "cheminement". Mais dans l'opposition, Philippe Fontaine (MR) a dénoncé une gestion "calamiteuse" et Monika Dethier lui a servi : "Jusqu'ici, je vous avais reproché de ne rien faire; quand vous faites quelque chose, c'est encore pire !". Et lorsque la même a ajouté que c'est son cabinet qui aurait besoin d'un audit, il s'est trouvé au moins un CDH (Jacques Etienne) pour l'applaudir...

Le gouvernement wallon a mis fin aux mandats du président et des deux vice-présidents du comité de gestion de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). Ces trois personnes sont désignées directement par l'exécutif régional et, aux yeux de la ministre des Affaires sociales, Christiane Vienne, ils ont failli à leur mission de contrôle. "Ces trois personnes étaient chargées du contrôle au sein de l'AWIPH et il y eu carence dans leur mission. Je n'ai jamais voulu prendre de décision collective dans ce dossier. Là où les personnes ont failli, c'est à elles qu'il revient d'assumer la responsabilité", a expliqué Mme Vienne.
Les trois personnes visées sont Jean-Marc Poullain, président, Daniel Vanderzeypen et Marius Hanon, vice-présidents. Les noms des remplaçants ne sont pas encore connus. La semaine prochaine, la ministre présentera au gouvernement des propositions de nouveaux modes de fonctionnement au sein de l'Agence qui comprendront des ordres de mission pour les président et vice-présidents.
Depuis le mois d'octobre, l'AWIPH est dans la tourmente. Son administrateur-général, Georges Rovillard, également bourgmestre de Fontaine-l'Evêque, a été inculpé de détournement par la justice et incarcéré. Des perquisitions ont eu lieu, notamment au siège de l'AWIPH. Une enquête administrative a aussi été ouverte. L'on reproche entre autres à M. Rovillard des voyages dont l'objet semble bien éloigné des missions de l'AWIPH.

18 décembre 2006

LE docu-fiction, la prépa

Qu'est-ce qui était vrai? Qu'est-ce qui était faux?

Toute l'émission a été diffusée dans les conditions du direct. Ce qui était véritablement du direct, c'était le plateau avec François de Brigode et Alain Gerlache, les réactions recueillies par le standard téléphonique évidemment, Christophe Deborsu devant le Parlement flamand et Frédéric Gersdorff, qui se trouvait devant le Palais royal, et le débat final.
Avec Deborsu, il y avait des figurants, agitant des drapeaux flamands. Ils ont été bientôt rejoints par des vrais extrémistes flamands. A ce sujet, la Sûreté de l'Etat avait appelé la RTBF mardi: elle avait intercepté des mails échangés entre groupes extrémistes flamands qui se fixaient rendez-vous mercredi soir « pour un évément lié à la RTBF ».
L'autre duplex direct, celui de Frédéric Gersdorff, au Palais royal, prévoyait 20 personnes, en arrière-fond: des figurants, censés exprimer leur soutien à une Belgique unitaire. Rapidement, eux aussi ont été rejoints: 200 vrais manifestants, qui expliquaient: « Nous avons bien compris qu'il s'agit d'une fiction mais nous estimons que voilà une belle conscientisation de la part de la RTBF. Nous venons donc parce qu'il faut se battre pour la Belgique. »

Gersdorff, lui, a vécu une situation extordinaire: « Je suis journaliste mais je faisais de la fiction. Or, un moment, devant ces vrais manifestants, je vois leur émotion. Une émotion véritable. Alors,j'ai pris l'antenne en disant: La réalité dépasse la fiction. J'ai fait de la réalité dans un programme de fiction. J'ai véritablement expliqué ce qui ce passait, en sortant de mon rôle de fiction. On était dans le faux? On a basculé dans le réel. »
Tout le reste de l'émission, c'était des séquences enregistrées, des faux directs. Aucun des hommes politiques interviewés n'a été piégé. Ils savaient tous dans quelle pièce ils jouaient. On peut en déduire que leurs propos reflétaient leur opinion. En situation réelle, ils n'auraient pas dit l'inverse. Le contexte était de fiction, les propos étaient réels.
Les modalités: toute la direction de la RTBF avait vu les différentes séquences enregistrées. Tous ses membres disent donc qu'ils n'ont pas vu le produit fini. Les partis politiques n'ont pas été informés de manière officielle mais tous les président étaient au courant et tous les partis avaient des représentants sur le plateau et dans les reportages. Donc, tous étaient au courant. Ce n'était pas le cas de la ministre de tutelle, Fadila Laanan. Furieuse, elle a convoqué Jean-Paul Philippot, administrateur de la RTBF, ce jeudi, pour des explications. Philippot, précisément, réunissait tout son état-major, hier soir, tard, pour tirer les enseingements de l'affaire. Marqué par les événements, il lâchait à ses proches: « On reproche toujours à la RTBF de ne pas faire de l'information dérangeante. Ce soir, ce n'est pas le cas. » Philippot a visionné l'émission dans la nuit de mardi, le go définitif a été donné alors.
Le président de la Société des journalistes de la RTBF, Alain Vaessen: « Nous avons reçu d'abord beaucoup d'appels de journalistes, outrés. Au fil de la soirée, les réactions étaient moins négatives. » La Société des journalistes n'avait pas été consultée - son président bien - pour des raisons de confidentialité. En cours de soirée, une téléspectatrice a expliqué par téléphone que son mari était en mission économique en Bulgarie avec le prince Philippe. Averti du contenu de l'émission, il aurait crier à la cantonnade que « la Belgique, c'est terminé. » Philippe aurait « eu l'air de blémir ». Le reportage dans le tram de la Stib, arrêtant sa course à la frontière linguistique et obligeant ses passagers à poursuivre leur trajet via un bus De Lijn, a été réalisé façon caméra cachée.
La bandelette « Ceci est une fiction » était prévue. Mais la décision de la faire apparaître à l'écran, et à quel moment, devait être prise par Yves Bigot, directeur des antennes, et Jean-Paul Philippot en cours d'émission. Le critère : le taux de réaction des téléspectateurs. Ils croyaient en fait la faire apparaître bien plus tard dans la soirée. Mais le nombre de réactions dans le premier quart d'heure de l'émission notamment a été tellement élevé qu'ils ont décidé de l'afficher beaucoup plus tôt.
Par ailleurs, Bel-RTL a dû lancer des appels au calme, devant, là aussi, le nombre de réactions, et leur teneur. Avenue Ariane, on a dû expliquer le concept de l'émission de... la RTBF.

JEAN-FRANÇOIS LAUWENS

11 décembre 2006

C'est nous qu'On est les meilleurs

MAJ 12/12/06

Moureaux-Simonet, match nul

lundi 11 décembre 2006
Derby bruxellois sur le plateau de "Controverse". Les chefs de file socialiste et libéral se sont écharpés sur RTL-TVI. Un jeu de rôles, pas une cassure.
L es 22 acteurs n'avaient pas encore ajusté leurs crampons que les premiers tacles étaient lâchés dans le derby bruxellois. Pas sur la pelouse, mais sur un plateau de télévision.
« Le bordel d'Anderlecht, moi, je ne l'ai pas ! » La petite phrase du Molenbeekois Philippe Moureaux sur la sécurité a rendu rubicond son voisin anderlechtois Jacques Simonet, dimanche midi sur le plateau de « Controverse ». Le patron des socialistes bruxellois aura beau admettre ensuite qu'il a « un peu exagéré », sa prise de bec médiatique avec le chef de file libéral restera dans le florilège des scènes de désamour entre le PS et le MR.


En dehors du champ des caméras, les deux bêtes politiques n'en font toutefois pas un fromage. « C'est du Moureaux pur jus, explique Simonet. Sa tactique consiste à déstabiliser son interlocuteur. Entre lui et moi, ça devient presque un jeu de rôles. On s'est parlé après le débat et on se voit ce dimanche soir au match... »
« J'ai répondu avec un peu de vivacité, susurre de son côté Philippe Moureaux. Si je devais m'en faire pour tout ce qu'on a dit de moi. Et comme je n'ai pas ma langue en poche... » Le socialiste reconnaît néanmoins l'urgence de remiser les armes au vestiaire entre PS et MR : « C'est un jeu dangereux. On joue avec les allumettes. Je préfère qu'on parle des problèmes de fond. »
Le libéral ne dit pas autre chose. « On parle de cassure, mais je n'y crois pas du tout. J'ai plutôt envie de dire que l'incident est clos. Je ne pense pas que les jours qui viennent vont donner lieu à de nouvelles escarmouches entre partis. Cela ne profite à personne. Le citoyen a l'impression qu'on est dans le bac à sable. » Et de prédire : « Au fédéral, ça va continuer à fonctionner, même si ça sera tendu. Surtout entre Flamands et francophones, dont les deux grandes formations ont intérêt à s'entendre ».
Malgré ces propos mesurés, Jacques Simonet ne peut s'empêcher d'égratigner le président du PS : « L'escalade verbale n'a pas commencé dans le chef du MR. C'est Elio Di Rupo qui a provoqué le premier incident, avec sa sortie sur VW Forest. L'amalgame simpliste entre libéralisme et capitalisme, ça commence à bien faire. Quand on demande à Di Rupo de réagir aux vrais problèmes, il est aux abonnés absents. Et il fait sortir ses porte-flingues. ».
Sur le fond de l'incident, tant Moureaux que Simonet tiennent à réfuter les allusions proférées dans l'émission de Pascal Vrebos. « J'ai été étonné que Monsieur Simonet parle d'une situation catastrophique à la place Lemmens, s'insurge Philippe Moureaux. Nous avons un commissariat décentralisé et je n'ai pas reçu un rapport de police particulièrement alarmant ces temps-ci. »
Même défense outrée dans le chef de Jacques Simonet. « Les émeutes dans la banlieue parisienne n'ont pas fait tache d'huile à Anderlecht. On a brûlé deux voitures dans la zone de police Midi et c'était sur le territoire de Saint-Gilles. On a fait face au danger en demandant notamment aux agents de prévention et aux éducateurs de modifier leurs horaires. Contrairement aux allusions de M. Moureaux, chez nous ça s'est exceptionnellement bien passé... »
Un partout, balle au centre. Mais pas d'échange de maillots. « Demander plus de policiers dans les rues, s'étonner que de jeunes types se baladent en BMW ou en Mercedes dans les quartiers d'Anderlecht ou de Molenbeek, ce n'est pas un discours de gauche ou de droite. Quand je parle sécurité, je ne suis ni Vlaams Belang ni marxiste, conclut Simonet. Si j'avais dû être de gauche, je l'ai d'ailleurs déjà dit, j'aurais été trotskiste. »
Au fait, sur la pelouse, c'est Anderlecht qui a gagné. Dans les arrêts de jeu...

"Gauche-droite, ça continue"

PS et MR illustrent le clivage gauche-droite, qui reste vrai et fort, même si la cohabitation est positive... Rudy Demotte justifie ainsi les polémiques entre PS et MR.

Rencontré à Enghien, dans le Hainaut, sa région d'élection, Rudy Demotte entre en campagne électorale...
PS et MR se disputent. Pour la galerie ? Clivage gauche-droite ?

Dans la « Libre » vendredi, Jean-Michel Javeau, secrétaire fédéral d'Ecolo, dit que vous avez signé déjà avec les libéraux pour un nouveau contrat au fédéral...
""PS et MR ont déjà signé, j'en suis sûr!" (Javaux)
vendredi 8 décembre 2006 il y a 2 j.
Les jeux sont déjà faits avant le début de la campagne électorale en vue des élections législatives de juin prochain. "PS et MR ont déjà signé, j'en suis sûr", affirme vendredi Jean-Michel Javaux (Ecolo) dans le quotidien La Libre Belgique.
© Belga
M. Javaux souhaite pourtant que la campagne électorale ne masque pas les grands enjeux dont le principal est selon le parti vert, le défi climatique. Selon le secrétaire fédéral d'Ecolo, le gouvernement n'a relevé aucun des principaux défis majeurs auxquels il a été confronté et en particulier l'urgence écologique et le défi climatique. Ecolo n'ira en tout cas pas dans un gouvernement dont le programme ne répond pas aux thèmes qui "lui paraissent importants: climat, sécurité sociale, emploi". Par ailleurs, Jean-Michel Javaux ne se dit pas pour une guerre des tranchées sur le front communautaire. Interrogé sur la nécessité de réformes institutionnelles, Jean-Michel Javaux dit qu'il ne faut pas échanger de compétences contre de l'argent."


Quand on n'arrive pas soi-même à se positionner autour du débat gauche-droite, ce qui est le cas tout le temps des écolos, il est prudent de ne pas avoir de vision réductrice pour les autres. Quant au préaccord, c'est de l'intox préélectorale. Il y a des contacts en différents sens. Un accord MR-Ecolo, j'en connais un à Amay, par exemple. Pour moi, le débat gauche-droite, c'est bien plus sérieux que ces polémiques de campagne.
Illustrez...
Maîtrise des loyers : on a pu avancer malgré les libéraux qui ne voulaient bouger à rien, car les droits de la propriété priment. Les libéraux, toujours, ne veulent pas que nous organisions une Sécu pour les indépendants en augmentant les cotisations sociales des plus nantis pour financer un système de solidarité global et soutenir ainsi ceux qui ont des petits revenus. Liaison des allocations sociales au bien-être : les socialistes ont proposé, les libéraux ont freiné. Statut Omnio, soit le remboursement préférentiel des soins de santé pour les familles en difficulté... Nous sommes la force motrice. Toutes des choses qui ne naîtraient pas spontanément dans un gouvernement sans les socialistes.
Pour vous, Didier Reynders est un homme « de droite » ?
Réfléchissons par l'absurde : est-ce que quelqu'un pourrait dire que Didier Reynders est un homme de gauche ?... Il a des valeurs honorables, évidemment, mais qui sont conservatrices, en tout cas sur le plan socio-économique.
Alors là, justement, les socialistes ne sont-ils pas devenus, eux, les « conservateurs » ? « Préserver les acquis », au lieu de réformer la société...
Dans toute la période rhétorique de la Grèce antique, on appelait cela des « sophismes » ; des mots qu'on essaie de vider de leur sens et des raisonnements abstraits. Défendre les droits sociaux, c'est être conservateur ? Fondamentalement, il y a deux visions de l'économie : régulatrice d'un côté, même en souplesse ; et l'autre, celle qui veut le moins de règles possibles, voire la dérégulation totale. Les partis libéraux ne tiennent plus ce discours extrême, mais c'est leur inclination.
Eux nient, par exemple, que la crise à VW Forest puisse être interprétée en ces termes. Louis Michel a parlé d'« insulte à l'intelligence ». Ils rejettent la responsabilité sur les pouvoirs publics allemands, le syndicat IG Metall, complice...
L'élément nationaliste est secondaire. Ni le coût du travail ni la productivité ne justifiaient que l'on supprime l'emploi à Forest. En plus, vous avez pu voir comment la Bourse a réagi, à la hausse... On est en plein dans les mécanismes capitalistes. Qui peut le nier ? Sauf à vouloir polémiquer... La conclusion de tout cela, c'est que si l'Europe, cadre normatif de référence désormais, ne prend pas ses responsabilités, alors plus rien ne sera possible. C'est vrai pour les délocalisations ; ou encore pour les soins de santé, où le « marché » risque d'emporter nos modèles sociaux.
La cohabitation entre rouges et bleus au gouvernement permet toujours à un partenaire de se défausser sur l'autre...
C'est comme ça dans toutes les coalitions. Ici, dans la configuration socialiste-libérale, les discussions sont vives, mais l'axe oppositionnel est générateur de mouvement. J'y vois du yin et du yang...
Ça doit continuer, alors ? Joëlle Milquet, présidente du CDH, plaidait l'autre jour des majorités francophones symétriques : les mêmes à Namur, Bruxelles, au fédéral. Le PS et le CDH partout...
Tout dépendra des élections, au sud et au nord. Notre modèle politique, avec des scrutins à différents moments, peut conduire à des majorités différentes.
Si vous deviez afficher une raison pour laquelle les citoyens devraient voter pour vous ?
La protection sociale. A chaque fois que dans un pays européen, les socialistes sont absents du pouvoir, c'est là que se manifestent les reculs les plus lourds.
On dira : la Sécu, vous faites le coup à toutes les élections...
Polémique, ça... En plus, la Sécu, c'est nous qui avons mis le plus d'énergie à redresser ses comptes ces dernières années. Pour le reste, ceci figurera dans mon programme électoral : porter la pension minimum à 1.000 euros pour un isolé, 1.200 euros pour un chef de ménage ; octroyer des suppléments en allocations familiales qui tiennent compte du revenu et non plus du statut.
Je pense aux enfants dont les parents ont un emploi à faible revenu.

Pas d'accord électoral en ce 10/12/2006

Le PS et le MR n'ont pas signé d'accord électoral, ont juré dimanche les représentants des deux partis invités sur les plateaux des émissions politiques de la RTBF et de RTL-TVi. Ils ont toutefois précisé que des contacts avaient lieu entre les différentes formations francophones en vue des négociations communautaires annoncées l'an prochain.
La semaine passée, alors que la polémique faisait rage entre socialistes et libéraux, le secrétaire fédéral d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, avait dénoncé une manoeuvre visant à camoufler la conclusion d'un accord entre les deux formations. "Il n'y a rien de signé. Il y a des conversations entre les différents partis francophones au niveau communautaire parce que nous devons avoir un rapprochement pour faire face à l'offensive flamande", a souligné le vice-président du PS, Philippe Moureaux, sur RTL-TVi. Il n'exclut pas un accord socialiste-libéral après les élections.
"Il n'est pas impossible qu'un jour, il y ait un accord après les élections. Le 'contre-nature' (terme utilisé en son temps par Laurette Onkelinx pour qualifier la coalition violette, ndlr) me paraît un peu fort. On est en démocratie. Avec les libéraux, sur certains sujets, c'est très difficile... Ben, c'est dialectique mais on arrive parfois à une synthèse intéressante", a-t-il expliqué.
Le porte-parole du MR, Charles Michel, a abondé dans le même sens. "Il n'y a pas d'accord signé. Ce sont les électeurs qui décideront", a-t-il dit, avant de plaider lui aussi pour un dialogue entre francophones. "Il est essentiel que la dimension communautaire soit prise en compte. Dans les prochaines semaines, il faudra réunir les formations politique francophones", a-t-il déclaré. Les deux hommes s'en sont pris à M. Javaux, M. Moureaux jugeant notamment qu'il était mal placé pour donner des leçons.
"Avant les élections, Ecolo n'avait paraît-il signé aucun accord électoral et pourtant, les accords électoraux lui sortaient des poches, tellement il y en avait", a-t-il lancé. D'après M. Michel, il s'agit d'une tentative pour Ecolo d'"exister politiquement" en donnant l'impression que les jeux sont faits.

Charleroi: la responsabilité politique est globale (Courard)

La responsabilité politique dans la gestion de Charleroi est globale, a expliqué mercredi le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, devant le parlement, en réponse aux interpellations de Véronique Cornet (MR), Bernard Wesphael (Ecolo) et Anne-Marie Corbisier (cdH). Le débat n'a pas manqué de rebondir sur la polémique née entre le PS et le MR à ce sujet. "Je n'ai jamais voulu me moquer de qui que ce soit. J'ai simplement dit qu'il y avait une responsabilité politique globale. En premier lieu, j'ai pointé les décideurs socialistes. J'ai dit aussi qu'il y avait une responsabilité de l'administration. Et, pour être complet dans mon propos, j'ai reproché, dans une moins grande mesure évidemment, un manque de dynamisme de la minorité", a-t-il expliqué. Selon lui, certains mandataires n'ont pas complètement assumé leur responsabilité de conseiller communal, épinglant en particulier Olivier Chastel (MR). Les échanges avec la députée Véronique Cornet (MR) ont été vifs. "Les eaux nauséeuses dans lesquelles vous vous noyez vous ont rendu aveugle", a-t-elle lancé. "D'affaires en affaires, votre navire a pris l'eau et vous avez du mal à ne pas sombrer avec lui", a-t-elle souligné. Bernard Wesphael (Ecolo) a fustigé la "malhonnêteté" du ministre. "Aujourd'hui, vous auriez dû présenter vos excuses, ou à tout le moins vous mettre en retrait", a-t-il dit.(VAD)

La coalition brûle-t-elle ?

Rien ne va plus entre les socialistes et les libéraux francophones. Les deux formations passent leur temps à s'injurier. Un avant-goût de campagne ou une nervosité liée à la prochaine publication de notre sondage trimestriel ?

Le torchon brûle entre les socialistes et les libéraux francophones. Simple musculation verbale, à quelques mois d'une échéance électorale cruciale ou malaise plus profond ?
Il ne se passe plus un week end sans que, sur les plateaux de télévision, responsables socialistes et libéraux ne se critiquent plus ou moins vertement. La restructuration de l'usine VW Forest avait déjà donné lieu à d'épiques joutes verbales sur le thème : c'est la faute au libéralisme (version PS), non, au protectionnisme allemand (version MR). Le débat était resté feutré. Il a repris avec une certaine violence, mais sur un autre thème : l'audit généralisé réalisé à Charleroi.
Dimanche, à l'émission "Mise au Point" (RTBF), le ministre wallon (PS) des Affaires intérieures Philippe Courard (ci dessous) a répété qu'à Charleroi, l'opposition avait failli à son devoir dans la mise en évidence de certaines dérives. Une déclaration qui a entraîné des réactions en cascade. Du porte-parole des libéraux francophones, tout d'abord, le député et ancien ministre Charles Michel qui a qualifié les accusations de M. Courard d'écoeurantes. "Elio Di Rupo est aux abris et envoie un porte-gachette qui, au lance-flammes, porte des accusations tous azimuts", a-t-il dit. M. Michel a défendu sa gestion des dossiers sous la précédente législature. "Il y avait un bras de fer permanent avec le PS. J'en ai tellement fait qu'en 2004, le PS a expliqué que c'était de ma faute que le MR a été sorti des majorités régionales et communales", a-t-il ajouté, reconnaissant son impuissance à faire respecter certaines décisions.
Extrême droite !
Puis, c'est sur RTL que le président du MR, Didier Reynders, a porté l'estocade en déclarant que les propos de M. Courard étaient dignes des pratiques de l'extrême droite. "M. Courard pratique l'amalgame. Ce sont des pratiques dignes de l'extrême droite. Il jette l'opprobre sur les conseillers de l'opposition pour mettre un peu de brouillard sur ce qu'ont fait ses propres amis" a commenté Didier Reynders. Du coup, c'est le président du PS, Elio Di Rupo, qui s'est énervé : "Ces propos sont indignes. En agissant de la sorte, M. Reynders a non seulement perdu son sang-froid mais surtout méprisé le nécessaire respect dont les démocrates doivent faire preuve entre eux. Depuis son entrée en fonction le ministre Courard a toujours agi pour que tout acte ou comportement délictueux soit sanctionné. Il est grotesque de faire croire que Philippe Courard protégerait qui que ce soit. Aussi, s'il est compréhensible que l'opposition endosse par principe le rôle du critiqueur, il est indigne que le président du parti d'opposition se croit tout permis". Elio Di Rupo souhaite que chacun reprenne son sang-froid dans le camp libéral. "Il s'indique que le président du MR présente ses excuses sincères au ministre wallon de l'Intérieur", a-t-il conclu.
Ce que Didier Reynders (lire plus loin) a refusé de faire, estimant plutôt que c'était à Philippe Courard à présenter ses excuses aux conseillers de l'opposition.
La nervosité, expliquent certains, n'est pas étrangère à la prochaine publication de notre sondage trimestriel...
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Reynders : "Des excuses ?"

Le président du MR estime que c'est le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, qui doit présenter ses excuses. Car il a pratiqué l'amalgame et manqué d'impartialité. Il demande à chacun de retrouver son calme.
Qui présentera ses excuses le premier ? Le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard (PS) "coupable" d'avoir dit que les conseillers carolos de l'opposition n'avaient pas rempli leur rôle, ou Didier Reynders, pour qui Philippe Courard utilise des méthodes d'extrême droite ? Réponse avec Didier Reynders.
Alors, ces excuses...
Je ne sais pas si M. Courard va présenter ses excuses auprès des conseillers communaux wallons qu'il a mis en cause de manière inadmissible. Il pratique l'amalgame, il cherche des boucs émissaires là où ils ne sont pas. Je ne vois pas en quoi Véronique Salvi, (CDH) ou Olivier Chastel (MR) sont responsables de toutes les malversations qui se sont passées à Charleroi.
Et vos excuses ?
Si je devais demander des excuses chaque fois qu'un responsable socialiste wallon sort des rails...
La question n'est pas là... M. Di Rupo demande que vous présentiez vos excuses pour avoir dit que M. Courard pratiquait les méthodes d'extrême droite. Votre verbe n'a-t-il pas dépassé votre pensée ?
Non, je ne pense pas. J'ai entendu qu'on parlait de détournements à propos d'Olivier Chastel. On lui a reproché d'avoir siégé dans des organismes où des malversations avaient été commises... Je trouve qu'on dépasse les limites. Le ministre wallon des Affaires intérieures, qui exerce la tutelle sur les communes, devrait faire preuve d'une certaine impartialité. Cela n'a pas été le cas. C'est inacceptable. Pendant deux ans, M. Courard a expliqué que le renouveau était représenté par le bourgmestre de Charleroi. Lundi, on a installé de nouveaux échevins : j'espère qu'il a toutes les garanties les concernant. Je demande que chacun retrouve un peu son calme : je n'ai pas compris pourquoi, pendant trois ou quatre jours, il s'est lancé dans de telles agressions à l'égard de personnes qui n'étaient en rien responsables de ce qui s'est passé. La préparation du baromètre de "La Libre Belgique" doit agiter certains esprits mais moi, je ne peux pas laisser passer de tels comportements.
Chaque semaine, Elio Di Rupo et vous croisez le fer...
Non, chaque semaine, nous réagissons à des déclarations : il y a eu des attaques un peu gratuites sur les raisons de la fermeture de Volkswagen. Maintenant, une charge en règle de M.Courard. Nous n'avions rien demandé... Il n'y a eu aucune sortie libérale. Au départ, cela me faisait sourire. Mais l'accumulation me fait croire que c'était prémédité.
PS et MR terminent la législature comme ils l'ont vécue : en se chamaillant...
Moi, je ne demande pas cela. Si M. Courard ne s'excuse pas, tant pis. Mais j'attends qu'il quitte le rôle partisan qui est le sien.
Êtes-vous toujours partisan de la reconduction de l'actuelle coalition, socialiste-libérale ?
Moi, ce qui m'intéresse, c'est la bonne santé de l'aile libérale. Le MR est sorti renforcé des élections communales : en Wallonie, il a enregistré la plus grosse progression de toutes les formations et à Bruxelles, il est redevenu le premier parti. Notre partenaire flamand, le VLD, relève aussi la tête grâce au Premier ministre qui s'implique très fortement dans plusieurs dossiers dont celui de VW Forest. De plus, le VLD a pris une excellente décision en excluant Jean-Marie Dedecker.
Le CD & V est-il redevenu plus fréquentable maintenant qu'il a brisé son cartel avec la NVA ?
Peut-être. Mais il apparaît que ce cartel était purement factice et il a quand même fait entrer les germes du séparatisme dans le gouvernement flamand. Et puis, voyez : rien n'est gagné, certains CD & V demandent que l'on rétablisse le cartel.
Comment éviter la grande négociation institutionnelle que les partis flamands exigent tous pour 2007 ?
Moi je compte bien intégrer dans la campagne et après les élections les thèmes que les gens attendent : le thème économique et social d'abord, celui de la sécurité ensuite. Et par après, sur le plan communautaire, nous ferons preuve de la plus grande fermeté francophone.
Cela suppose que les partis francophones s'entendent et que le PS et le MR cessent de s'injurier...
Le contact entre moi-même et le président du Parti socialiste existe toujours, de même qu'avec d'autres ministres PS. Avec Ecolo, il n'y a pas de problème. Avec certains parlementaires (Melchior Wathelet, Jean-Jacques Viseur) et certains ministres CDH (Benoît Cerexhe), les relations sont bonnes. Mais avec la présidente, c'est plus compliqué...
Au moins maintenant, je peux lui dire : bienvenue au club ! En matière de cumul, c'est pas mal : présidente, députée, première échevine... Qu'est-ce que je n'ai pas entendu quand je suis devenu ministre et président du MR ! Non, vraiment, ce décalage au CDH entre le discours et la pratique devient gênant. Mais bon, passons : sur le plan institutionnel, PS et MR prendront bientôt contact avec les deux petites formations Ecolo et CDH pour déterminer une plate-forme commune.
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Philippe Courard, le caporal qui s'émancipe (un peu)

Le néophyte de 2003 a vite appris. Assurance, flair, culot désormais l'ont sorti d'une posture d'apparatchik.
Jusqu'il y a peu, ce qui est déjà beaucoup en politique, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession - ou quelque Équivalent moins confessionnellement connoté. "Il a une tête d'honnête homme, pas d'homme politique", confiait alors un collègue politique plus matamore à ses heures, avec une pointe d'autodérision et un soupçon d'envie.
La mi-2003, à la constitution de Verhofstadt II, était proche encore. Le météore Arena avait alors quitté la Région pour une escale au fédéral que l'on sut d'emblée discrète et courte. Son président Di Rupo y trouva à la fois à créer de toutes pièces un autre ministre (de nouveau il n'a même pas été parlementaire !, s'indigna Robert Collignon...) et à se constituer un leader PS au Luxembourg, en pêchant aux bords de l'Ourthe un dénommé Courard.
Philippe de son prénom, enseignant de formation, bourgmestre de Hotton dès l'âge de 28 ans, collaborateur des cabinets Taminiaux puis Flahaut, il n'est guère connu hors de son arrondissement de Marche. Quand il débarque à Namur, il trouve le ton modeste qui sied à l'occurrence. Simple, sympa; heureux aussi. Heureux de pouvoir, à l'Emploi et à la Formation, se couler dans des compétences que Marie Arena lui a préparées sur un plateau. Non sans se demander ouvertement, douze mois durant, ce qui lui est arrivé.
La confiance sort des urnes qui suivent, régionales, à la mi-2004. Philippe Courard se sent pousser des ailes, voire gonfler l'encolure. Témoin, son effigie grand format à l'entrée de son cabinet namurois au look épatant (on parle du look du bâtiment, celui restauré des moulins de Beez, pas forcément du look de l'effigie). Faut dire, passer d'un petit maïorat rural à la tutelle des pouvoirs locaux; faut comprendre, personnifier le retour de l'Intérieur dans l'escarcelle "historique" du PS après le passage tapageur du vilain Charles Michel; voilà qui vous taille illico un autre costume !
D'accord, le plan Marshall, ses avant-pompes et ses premières oeuvres l'écartent fonctionnellement du premier cercle. Pas pour longtemps : l'attirent sous les projecteurs, qu'il apprivoise, la réforme de la démocratie locale (même si les présidents de partis, belles-mères de l'exécutif, décident de l'essentiel), les élections communales désormais dans le giron des Régions (même si son cabinet s'épuise à toute une re-codification qui n'était pas indispensable) et bien sûr les affaires.
Ah ! les affaires. Tant qu'on les soupçonne, le ministre prêche prudence et patience; quand on les dévoile, le ministre pourfend. Le chat Van Cau parti, la souris Courard va danser de ces pas de côté qu'il ne cesse d'enjoindre à son ancien ministre-Président. Les dossiers s'accumulant, il jette son profil de gentil aux orties. Jusqu'à confondre dans la même ignominie les camarades félons et ceux qui n'auraient pas eu assez de souffle pour les dénoncer.
C'est sûr, le culot vient de doubler la prise d'assurance. Mais sans inconscience : l'homme attrape du nez. Politiquement, on veut dire : pour sentir le vent. Il sait que le moment est bon, au boulevard de l'Empereur, pour tirer sur le MR comme sur les "parvenus"; il comprend qu'il est désormais, à la table du Conseil wallon, le ministre PS le plus proche de son double président de parti et de gouvernement; il pressent que même quand il ose des propos qu'Elio Di Rupo ne lui commande pas comme tels, celui-ci est prêt et prompt à les avaliser - ainsi, quand Courard fait mine de menacer Van Cau la veille même du jour de désignation des nouveaux échevins PS de Charleroi, où Di Rupo doit se résigner à faire appel aux services du Carolo !
Bref, à 40 ans pile, le bon petit soldat s'émancipe. Un peu sûrement, beaucoup on verra. Mais l'appétit vient en mangeant... Ce qui fait tout son bonheur à la bonne saison - ses potagers et vergers de Ny, un des plus beaux villages de Wallonie, lové entre Famenne et Ardenne, où tout n'est qu'ordre, calme et verdure - suffira-t-il longtemps encore à le rassasier ?
© La Libre Belgique 2006




Le Mouvement Réformateur est la formation politique qui a le plus évolué en Wallonie a lancé Didier Reynders



A quelques jours de l'installation des nouveaux Conseils communaux, le président du MR Didier Reynders a affirmé samedi que l'"Olivier" avait presque vécu et que le MR était redevenu la première formation à Bruxelles. Avec une progression de 70.000 voix par rapport à 2000 en Wallonie, le Mouvement Réformateur est la formation politique qui a le plus évolué, a-t-il lancé devant plus de 500 mandataires locaux MR rassemblée au casino de Chaudfontaine. Pour lui, ces élections communales et provinciales s'apparentaient à son premier rendez-vous électoral depuis son accession à la présidence du parti en 2004.
Le ministre des Finances a également tenu à rappeler l'importance du lancement du projet de formations qui visera à aider les nouveaux élus du parti. "Ces formations permettent d'expliquer aux nouveaux élus ce qu'ils peuvent faire dans une intercommunale ou bien encore dans un CPAS", a-t-il précisé.
Aux reproches du ministre wallon de l'Intérieur Philippe Courard (PS) adressés il y a quelques jours à l'opposition du Conseil communal de Charleroi qui n'aurait, selon lui, pas bien exercé sa mission de contrôle, M. Reynders a répliqué: "C'est totalement inadmissible. Monsieur Courard oublie que c'est Olivier Chastel qui a révélé le premier les fraudes carolorégiennes". Il a ensuite conseillé aux nouveaux élus de poser des questions à l'occasion des Conseils communaux et de les envoyer ensuite, systématiquement à Philippe Courard.
Le déjeuner de travail a également permis d'aborder la prochaine compagne fédérale du MR. En mars prochain, un important congrès en dévoilera les grands thèmes.

Elio Di Rupo réclame des excuses

Les échanges ont été très vifs hier sur le plateau de Controverse entre Olivier Chastel et Philippe Courard. L'émission était consacrée aux divers dossiers de Charleroi. Le président du MR Didier Reynders qui était l'Invité du Journal, a ensuite réagi aux propos du ministre des Affaires intérieures Philippe Courard pour qui l'opposition a failli à son devoir dans la mise en évidence de certaines dérives. Pour M. Reynders, les propos de M. Courard sont dignes de pratiques de l'extrême droite. "M. Courard pratique l'amalgame. Ce sont des pratiques dignes de l'extrême droite. Il jette l'opprobre sur les Conseillers de l'opposition pour mettre un peu de brouillard sur ce qu'ont fait ses propres amis", a commenté M. Reynders.
Le président du PS Elio Di Rupo dit avoir appris avec consternation ces propos. Il estime qu'il s'agit d'un dérapage verbal et souhaite que M. Reynders présente ses excuses au ministre. En qualifiant de "dangereux" le rôle de Philippe Courard, en l'accusant "d'amalgames" mais surtout en estimant que le travail du ministre s'apparente "à des pratiques d'extrême droite", M. Reynders a manifestement dérapé, explique le président du parti socialiste dans un communiqué. « Ces propos sont indignes.
En agissant de la sorte, Monsieur Reynders a non seulement perdu son sang froid mais surtout méprisé le nécessaire respect dont les démocrates doivent faire preuve entre eux, estime Elio Di Rupo. Depuis son entrée en fonction, le ministre Courard a toujours agi pour que tout acte ou comportement délictueux soit sanctionné. Il est "grotesque" de faire croire que Philippe Courard protègerait qui que ce soit, poursuit-il.

Institutionnel : "Je ne suis pas du tout fermé"

Reynders estime que l'on peut discuter de certains dossiers pourvu que le but soit d'améliorer l'efficacité de l'Etat.
Quels éléments les francophones seront-ils prêts à négocier en 2007 ?
Les droits des francophones (électoraux, accès à la justice, etc.) ne sont pas négociables. A côté de cela, le critère d'analyse doit être l'efficacité de l'Etat. En matière d'emploi, si les réformes ne mettent pas en péril le droit au travail, la situation des demandeurs d'emploi en Wallonie et à Bruxelles (en ce compris leurs allocations de chômage), pourquoi ne pas accroître le rôle et les compétences des régions ? Cela peut aller dans les deux sens. Quand Karel De Gucht estime que le pouvoir fédéral pourrait rejouer un rôle plus important en matière de commerce extérieur, je suis d'accord. Pareil pour la protection de la jeunesse : si c'est pour laisser cette compétence dans les mains des Communautés, il vaut peut-être mieux changer. On peut dire la même chose en prévention-santé.
Mais si l'on discute de tout cela, il faudra également revoir le financement. Pas nécessairement dans le sens où on l'entend (transfert des moyens) car il faudra garder un financement correct du pouvoir fédéral. On a refinancé la Communauté française : je voudrais savoir où l'argent va, quand je vois certains traitements, ou la part qui est réservée à la RTBF. Et en plus, il ne faut pas oublier, que, quand on refinance la Communauté française, on transfère aussi d'importants moyens vers la Flandre. Cela dit, je le répète : pour 2007, ces problèmes institutionnels ne constituent pas notre priorité.
Quelles sont alors ces priorités ?
Moi, je suis très frappé de voir la manière dont le dossier économique et social évolue. La restructuration de VW Forest a remis en lumière l'importance des charges qui pèsent sur le travail en Belgique. Les entreprises payent encore 2 ou 3 fois le coût du salaire net. Il faudra donc remettre sur le métier cette double problématique : le coût du travail et le salaire net. Je reste convaincu qu'on doit continuer en Belgique à travailler à une réduction généralisée des charges qui, idéalement, ne devraient pas être plus élevées que celles chez nos voisins. Cela passe par une réduction de l'impôt des sociétés, mais aussi par des actions sur le travail en équipe et pas seulement pour VW Forest. Il faut aussi des actions pour relever le pouvoir d'achat. Car en acceptant un travail, certains allocataires voient leurs moyens se réduire. C'est donc le salaire net des plus bas revenus qu'il faut augmenter en réduisant les charges et l'impôt mais aussi en diminuant le coût de toute une série de frais (garde d'enfants, transports...) Je reste convaincu qu'il faudra augmenter certaines allocations (petites pensions, revenus d'intégration, certaines allocations de chômage) mais il faudra pour cela qu'il y ait un écart plus important entre l'allocation et le revenu net de quelqu'un qui fait l'effort de travailler mais qui se voit confronté à des frais importants.
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10 décembre 2006

Aéroports wallons

Liège Airport renoue avec des résultats en boni

L'année 2006 devrait se clôturer sur un profit de 40 000 €. Le trafic cargo a cru de 24 pc, le trafic passagers de 27 pc.
Après une année 2005 en demi-teinte marquée par une légère perte d'environ 30 000 €, l'aéroport de Liège devrait renouer avec des résultats positifs en 2006. Selon les premiers chiffres examinés par les dirigeants et dont nous avons eu connaissance, la SAB, société gestionnaire devrait afficher cette année un bénéfice d'environ 40 000 €. Une (petite ?) performance, quand on sait que l'aéroport supporte dès cette année une charge annuelle de près de 2 millions d'euros relative à l'emprunt contracté pour construire la nouvelle aérogare. Cette dernière, d'une capacité d'un million de passagers, a été inaugurée en avril 2005 et l'investissement total s'élève à près de 30 millions d'euros.
Thomas Cook rouvre Barcelone
Pour 2006, le trafic cargo devrait enregistrer une hausse d'environ 24 pc passant de 325 712 tonnes en 2005 à environ 405 000 tonnes. Malgré la hausse, il faudra attendre les résultats de l'aéroport de Milan pour savoir si le site occupe la 9e ou la 8e place dans le classement européen des aéroports cargo. L'aéroport liégeois voit le nombre des voyageurs ayant foulé son tarmac en augmentation. Il devrait, au final, accueillir quelque 305 000 passagers pour l'année 2006 contre 240 000 passagers, un an plus tôt. Soit une hausse de près de 27 pc. Liège contribuerait pour 10 pc au nombre total de passagers transportés par les vols charters.
Les prévisions pour 2007 laissent entrevoir une augmentation du trafic passagers (la SAB miserait sur 370 000 passagers) et de l'activité cargo (440 000 tonnes). Selon certaines indiscrétions, le tour-opérateur Thomas Cook reprendra, fin mars 2007, ses vols vers Barcelone et Palerme et Jet Air devrait renforcer ses activités au départ de Liège. L'aéroport de Liège s'apprête à inaugurer sa plate-forme avions pouvant accueillir 4 Boeing 747, les premiers seront ceux de TNT express.
A Charleroi, il semble que l'aéroport n'atteindra pas son objectif des 2,3 millions de passagers pour 2006. Mais le trafic devrait être en hausse de 17 à 18 pc par rapport à 2005 (1,875 million de passagers).

Polémique sur les chiffres de l'emploi


Une étude de l'université de Liège actualise les données sur Bierset et Charleroi.Elle recense 4 226 emplois pour le premier et 2 384 pour le second en 2005.A la Sowaer, on parle d'incohérences concernant les chiffres sur Charleroi.

Arrivera-t-on à s'accorder un jour sur les retombées en matière d'emplois des aéroports wallons ? Une étude commandée par la Société wallonne des aéroports (Sowaer) au Centre international de recherches et d'informations sur l'économie publique, sociale et coopérative (Ciriec-Université de Liège) divise les partenaires. Le but de la demande était une actualisation des rapports d'analyse réalisés pour Liège-Bierset et Charleroi. Les résultats des différentes études sont basés sur des informations issues d'enquêtes réalisées sur les sites aéroportuaires et auprès des entreprises entretenant des relations commerciales avec eux.
La nouvelle étude dont nous avons eu connaissance recense pour l'aéroport liégeois, en 2005, un total de 4 226 emplois ETP (équivalent temps plein) dont 1 758 emplois directs sur le site même, 1 641 emplois indirects et 827 emplois catalysés (sur le pôle d'activité économique de Liège logistics, proche de l'aéroport).

En 2003, une étude du Ciriec dénombrait au total, pour 2001, 3 655 emplois dont 1 761 directs et 1 874 indirects. Donc entre 2001 et 2005, l'emploi généré par l'aéroport liégeois a cru de 571 unités. "La majeure partie des travailleurs a un contrat à durée indéterminée, reflétant une grande stabilité de l'emploi sur le site de l'aéroport", lit-on dans le document. Par ailleurs, plus de 85 pc des personnes travaillant à Liège sont originaires de la province de Liège et plus de 90 pc ont leur lieu de résidence en Région wallonne. Après calcul, les experts du Ciriec en arrivent à la conclusion qu'un emploi direct créé à Liège Airport donne naissance à 2,4 emplois dans l'ensemble de l'économie belge.

Problème de coefficient
Si dans le cas de l'aéroport liégeois, les chiffres semblent correspondre globalement à la réalité, les dirigeants de la Sowaer se montrent plus sceptiques quant aux données relatives à l'aéroport de Charleroi. Les experts du Ciriec ont dénombré en 2005 environ 883 emplois directs (ETP) sur le site dont 12 pc seulement sont à temps partiel. Sur base des dépenses des passagers, de la Sowaer et de BSCA (société gestionnaire du site), ils évaluent les emplois indirects à près de 1 501 ETP. Ils en arrivent à la conclusion qu'un emploi direct créé sur le site à Charleroi génère 2,70 emplois indirects dans l'ensemble de l'économie domestique. "Il y a une incohérence entre ces chiffres et ceux d'une autre étude. On nous explique que c'est parce que le Bureau du Plan a modifié son coefficient multiplicateur, mais on se pose quand même des questions", commente un responsable de la Sowaer.

En effet, les emplois ne font pas l'objet de contestation, car ils sont nommément comptés dans les entreprises installées sur le site. Une étude de 2003 avait dénombré 699 ETP. Mais en ce qui concerne les emplois indirects, on les obtient en convertissant en ETP les dépenses des passagers en leur appliquant un coefficient multiplicateur arrêté par le Bureau fédéral du plan. Mais il se fait que celui-ci a été ajusté, entre-temps et qu'au bout du compte, on arrive à 1 501 ETP contre... 2 275 en 2003. D'où la perplexité à la Sowaer.

Bierset : recours contre l'allongement de la piste

Les riverains contestent l'indépendance de Tractebel qui a réalisé l'étude d'incidences.
Après le ministre flamand de l'Environnement Kris Peeters (CD & V), deux riverains de l'aéroport de Liège-Bierset viennent de déposer un recours contre le nouveau permis relatif à l'allongement de la piste principale du site. Via leur conseil, Me Luc Misson, ils ont saisi le Conseil d'Etat pour obtenir la suspension et l'annulation du permis délivré le 13 septembre 2006 par la Région wallonne. Pour les riverains, le permis viole une directive européenne qui impose d'évaluer au préalable les incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement. D'après eux, la Région wallonne aurait dû procéder à une étude d'incidence avant de signer l'accord de 1996 avec l'opérateur de courrier express, TNT, lequel modifie le statut du site d'aéroport militaire en un site civil. Les riverains soutiennent aussi qu'en violation de la même directive, les communes voisines de Grâce-Hollogne (où se trouve l'aéroport) n'auraient pas été averties officiellement de la demande de permis, ni reçu le dossier contenant l'étude d'incidences. Ils contestent l'indépendance de la société Tractebel à qui le bureau AIB Vinçotte (auteur de l'étude d'incidences) a fait appel pour certains aspects de la tâche.
Il est vrai que Tractebel a réalisé, par le passé, une étude stratégique sur les pistes de développement du site. Le projet d'allongement de la piste de 413 m (pour la porter à 3700 m) avait déjà essuyé un recours au CE pour défaut de consultation de la Région flamande. Le ministre wallon André Antoine (CDH) avait retiré le premier permis octroyé en juillet avant que la décision du Conseil d'Etat ne tombe. Les riverains avaient aussi introduit à l'époque un recours. "Nous avons déjà répondu point par point aux arguments des riverains", dit-on au cabinet Antoine. La décision de la haute juridiction serait attendue dans un mois et en cas de suspension, la Région et l'aéroport devront revoir leur copie.

09 décembre 2006

Le diabolo contre de l'argent fédéral à la Stib

Transports Denis Grimberghs interpelle le gouvernement bruxellois, plutôt favorable au désenclavement de l'aéroport vers Anvers


Actuellement, la ligne ferroviaire Bruxelles-Zaventem est un cul-de-sac. La SNCB a dans ses cartons le projet « Diabolo » (une boucle complète) qui fait le raccord de la ligne avec le réseau vers Louvain, Anvers et pourquoi pas Liège. Le projet est vieux de vingt ans. Mais cette fois, il entre dans sa phase finale puisque la SNCB s'apprête à demander les permis d'urbanisme.
Le diabolo suscite à Bruxelles des réactions en sens divers. S'il fait partie des mesures permettant de désengorger Bruxelles (comme le RER), certains s'en inquiètent, notamment dans les rangs du MR et chez Ecolo, car il permettrait surtout le développement de la périphérie bruxelloise. Diabolique, le diabolo ?

C'est le député CDH Denis Grimberghs, grand spécialiste des questions de mobilité, qui a interpellé hier au Parlement bruxellois Charles Picqué sur les intentions du gouvernement. Si Denis Grimberghs n'est pas opposé au diabolo, il veut des assurances. D'autant que l'on prête à la Région de délivrer les permis en échange d'une intervention de 20 millions d'euros du fédéral dans le capital d'une société à créer, chargée de développer les futurs investissements de la Stib.
« J'espère en tout cas que cette somme ne sera pas prélevée sur le budget de Beliris (de l'argent fédéral dans des projets bruxellois de vocation nationale) », dit le député CHD qui s'inquiète aussi des retards du projet RER. Selon lui, la SNCB ne fait pas preuve d'un enthousiasme démesuré pour le mettre sur les rails. « Il serait bon de profiter de l'occasion pour une négociation globale avec l'Etat fédéral et la SNCB sur les investissements ferroviaires à réaliser à Bruxelles. »
Selon , le sujet est suffisamment important pour lui consacrer une commission du Parlement. « Je veux lever un malentendu. Il n'est pas question que Beliris finance le diabolo. Par contre, nous avons effectivement travaillé, en parallèle, avec le gouvernement fédéral pour qu'il intervienne dans le financement récurrent de la Stib. Il n'y a pas de lien formel entre les deux dossiers, mais nous avons tout intérêt à obtenir cette aide. Les investissements dans le bassin bruxellois ont des retombées positives sur l'activité économique de Bruxelles. » Pour Charles Picqué, cette aide n'implique pas le droit d'ingérence dans les affaires régionales. Il estime enfin que la SNCB joue le jeu pour le RER. Et de rappeler ses investissements dans le terminal ferroviaire du Port en 2008.

04 décembre 2006

Commission d'enquête, audits ?

Kubla demande un audit généralisé en Wallonie

Le chef de groupe MR au Parlement wallon et ancien ministre wallon de l'économie, Serge Kubla, préconise "un audit généralisé des OIP, organismes d'intérêts public comme le Forem, l'Awiph, l'Awex... sans oublier les autres pararégionaux".
"Pour sauver la Wallonie", M. Kubla estime qu'"on n'a pas le choix" et prépare un texte en ce sens pour le parlement wallon. "De toute façon, il faut se retrousser les manches et il faut y aller une fois pour toutes. On traverse une période dont on ne finit pas. On peut chercher dans toutes les directions et on trouvera toujours des petites malversations ou dépenses illégales ou pas (frais de voyage, GSM, frais de représentation, ouvrier employé à titre privé...). Il faut tout remettre à plat", déclare M. Kubla.
Pour l'ancien ministre wallon, il faut également "des sanctions rapides pour secouer le cocotier".


Interrogations au sujet de la présence de la Région Wallonne à Cuba


La restauration d'un palais cubain à La Havane auquel la Région wallonne a contribué, alors qu'une délégation de l'Agence wallonne à l'exportation est déjà présente sur place, aurait attiré l'attention de Marie-Dominique Simonet (cdH) et de Philippe Fontaine, député MR, indique Le Soir dans son édition de Ce matin.
Le palais concerné a fait l'objet en 2002 d'un accord de coopération conclu entre l'ancien ministre-président wallon, accompagné de Michel Daerden, et les autorités cubaines. Cet accord s'inscrit dans le programme général de "sauvetage de la vieille Havane", soutenu par l'Unesco. La Région wallonne a mis 600.000 euros sur la table via son budget patrimoine. En échange, le rez-de-chaussée a été mis à la disposition de la région pour lui permettre d'installer une vitrine promotionnelle, dont le budget s'élève à 125.000 euros de mobilier et d'équipement, explique Le Soir.
Philippe Fontaine s'interroge sur l'intérêt de cette vitrine, alors que la Région wallonne est déjà présente sur place via une délégation de l'Agence wallonne à l'exportation (AWEX). Pour le cabinet Simonet, il s'agit d'une dépense "un peu absurde, en tout cas discutable au vu des capacités budgétaires de la région". Dès 2004, la ministre Marie-Dominique Simonet aurait enjoint à l'administration de comprimer les coûts de cette vitrine.

Reynders tire au canon sur le PS


Le président du MR accuse Philippe Courard de "pratiques d'extrême droite". Di Rupo exige des excuses.
S i ces deux-là préparent des retrouvailles au gouvernement fédéral, pour 2007, la noce risque d'être glaciale.
Hier, sur RTL-TVI, Didier Reynders, président du MR, a accusé Philippe Courard, ministre wallon (et PS) des Affaires intérieures, de pratiques dignes de l'extrême droite. Il jette l'opprobre sur les conseillers de l'opposition pour mettre un peu de brouillard sur ce qu'ont fait ses propres amis.

Sur la RTBF, Courard avait clamé que l'opposition (dont le MR) à Charleroi a failli à son devoir dans la mise en évidence des dérives. Elio Di Rupo, président du PS, réclame des excuses de Reynders, qui a perdu son sang-froid, et méprisé le nécessaire respect dont les démocrates doivent faire preuve entre eux. Futurs partenaires ?


Elio Di Rupo réclame des excuses

Les échanges ont été très vifs hier sur le plateau de Controverse entre Olivier Chastel et Philippe Courard. L'émission était consacrée aux divers dossiers de Charleroi. Le président du MR Didier Reynders qui était l'Invité du Journal, a ensuite réagi aux propos du ministre des Affaires intérieures Philippe Courard pour qui l'opposition a failli à son devoir dans la mise en évidence de certaines dérives. Pour M. Reynders, les propos de M. Courard sont dignes de pratiques de l'extrême droite. "M. Courard pratique l'amalgame. Ce sont des pratiques dignes de l'extrême droite. Il jette l'opprobre sur les Conseillers de l'opposition pour mettre un peu de brouillard sur ce qu'ont fait ses propres amis", a commenté M. Reynders. Le président du PS Elio Di Rupo dit avoir appris avec consternation ces propos. Il estime qu'il s'agit d'un dérapage verbal et souhaite que M. Reynders présente ses excuses au ministre. En qualifiant de "dangereux" le rôle de Philippe Courard, en l'accusant "d'amalgames" mais surtout en estimant que le travail du ministre s'apparente "à des pratiques d'extrême droite", M. Reynders a manifestement dérapé, explique le président du parti socialiste dans un communiqué. « Ces propos sont indignes. En agissant de la sorte, Monsieur Reynders a non seulement perdu son sang froid mais surtout méprisé le nécessaire respect dont les démocrates doivent faire preuve entre eux, estime Elio Di Rupo. Depuis son entrée en fonction, le ministre Courard a toujours agi pour que tout acte ou comportement délictueux soit sanctionné. Il est "grotesque" de faire croire que Philippe Courard protègerait qui que ce soit, poursuit-il.

La ministre Vienne est en grande difficulté dans ce dossier où l'opposition la considère comme dépassée par les faits

Lorsqu'on assiste à la commission Immo Congo, on a des difficultés à imaginer qu'il pourrait ne pas y avoir de commission Awiph, tant cette dernière paraît vraiment se justifier davantage.
Du côté de l'opposition, le MR, Philippe Fontaine, est effaré : "Que fait la ministre ? Cela fait deux ans et demi qu'elle laisse faire. Qu'elle laisse fonctionner l'Awiph à la papa."
Le député va plus loin : "Que les membres du comité de gestion (non-membres du bureau) dans son ensemble, qui se réunit moins d'une fois par mois, n'aient rien vu, on pourrait encore le concevoir, mais qu'en est-il du bureau ? On peut se poser la même question pour ces représentants du gouvernement, le commissaire du gouvernement et le délégué du ministre du Budget, qui vont poursuivre leur travail afin d'identifier les fautifs. Ne sont-ils pas également fautifs ?"
Dans les faits, le Parlement wallon se penchera mercredi sur le fonctionnement de l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées (Awiph). La commission de l'action sociale devrait se muer en commission spéciale. En attendant, la situation de la ministre Vienne est vraiment difficile... selon l'avis de plusieurs députés.
On note aussi qu'un remboursement d'un prêt de voiture pour 900 € par mois a été effectué pendant 9 mois... même si le prêt a été arrêté et l'argent remboursé par la personne concernée à l'Awiph. Cela pose question à certains députés.
V. Li.
© La Dernière Heure 2006