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28 mars 2008

Microsoft en péril à l’école

Les écoles wallonnes pourraient recaler « Office »
Office, la suite bureautique de Microsoft, pourrait ne pas se retrouver dans les 40.000 nouveaux ordinateurs qui doivent équiper les écoles wallonnes. Quatre sociétés sont en lice pour remporter le contrat. Vont-elles adopter les logiciels libres ?

Microsoft pourrait-il être « busé » dès la rentrée dans les écoles wallonnes ? Ce n’est pas à exclure. Alors que l’administration régionale poursuit son appel d’offres pour désigner le fournisseur des quarante mille nouveaux ordinateurs qui doivent équiper les écoles du primaire et du secondaire, il nous revient que plusieurs des quatre offres encore en lice seraient financièrement attractives parce qu’elles n’intègrent pas les logiciels de bureautique de Microsoft pour équiper les ordinateurs, et en particulier sa très populaire suite bureautique Office.
« Le cahier des charges de la Région n’impose aucune contrainte pour le choix des logiciels utilisés sur les ordinateurs, note un proche du dossier. Cela n’a pas échappé aux soumissionnaires. Car malgré des prix réellement écrasés, le paquet de licences que Microsoft a proposé aux fournisseurs d’ordinateurs dans le cadre de l’appel d’offres s’élève néanmoins à une centaine d’euros ».
Et une centaine d’euros épargnés sur chacun des quarante mille postes, cela permet de rentrer une offre beaucoup plus attrayante, dans un marché estimé à trente millions d’euros. D’autant que, selon des bruits de couloirs, trois des quatre sociétés qui ont remis offre (Systemat, Econocom, Computerland et Priminfo) se tiendraient dans un mouchoir de poche alors que la procédure négociée est toujours en cours.
Si l’une de ces offres sans Office devait l’emporter, ce serait un coup dur pour la firme de Bill Gates mais surtout une opportunité inespérée pour les tenants des logiciels libres de mieux faire connaître l’informatique ouverte et « communautaire » : ces ordinateurs seront en effet utilisés par les 580.000 élèves de l’enseignement wallon ainsi que par leurs enseignants.
Hasard du calendrier, la Région bruxelloise pourrait prendre le même tournant d’ici l’été : l’appel d’offres qui vise à renouveler le parc informatique des écoles secondaires bruxelloises prévoit que les directeurs qui choisiront les solutions libres plutôt que celles de Microsoft recevront plus d’ordinateurs, grâce aux économies sur le prix des licences.
Le débat entre partisans des logiciels libres et ceux de Microsoft risque donc d’être relancé dans les prochaines semaines. Les supporters du géant américain du logiciel font valoir qu’il est absurde de faire travailler les élèves sur des systèmes différents de ceux qu’ils rencontreront ensuite dans la plupart des entreprises qui les emploieront. Ils font également remarquer que les enseignants utilisent le plus souvent les logiciels de Microsoft à domicile et qu’ils risquent donc d’être dépaysés lorsqu’ils seront confrontés au nouveau matériel scolaire.
Ces arguments paraissent cependant un peu datés. Openffice.org, la suite bureautique libre qui fait concurrence à Microsoft partout dans le monde a fait la preuve d’une réelle compatibilité avec Office. « Le seul bémol c’est que l’on n’a pas aujourd’hui la certitude qu’OpenOffice sera parfaitement stable sur les ordinateurs d’Apple, note un proche du dossier. Or, l’appel d’offres prévoit que les écoles doivent pouvoir choisir librement entre des PC ou des Mac ». Depuis février, la Région organise une formation pour les directeurs d’écoles afin de leur donner l’information nécessaire pour faire leur choix.
Au cabinet du ministre wallon de la Formation, Marc Tarabella (PS), qui devra faire atterrir d’ici l’été ce dossier épineux, on se refuse à tout commentaire sur l’appel d’offres en cours, précisant simplement que l’administration négocie toujours avec les soumissionnaires et que l’on espère tenir le calendrier prévu, soit un déploiement des ordinateurs dès la rentrée de septembre.
Le ministre Tarabella sait qu’il marche sur des œufs. Propulsé à Namur, l’an dernier, il a hérité d’un dossier miné. Une première salve d’offres avaient été déclarées irrégulières par le Conseil d’État. Un an avant les élections régionales, il ne peut à aucun prix décevoir les milliers d’enseignants qui se demandent si la Région sera capable de mettre un terme à la sous-informatisation des écoles, où les trop rares ordinateurs disponibles ont été livrés il y a dix ans.

04 avril 2007

Apple n'est pas assez vert

La pomme n'est pas assez verte au goût de Greenpeace. Apple arrive en dernière position du classement des fabricants d'électronique réalisé par l'organisation écologiste.
Greenpeace a classé 14 compagnies de téléphones mobiles et d'ordinateurs en fonction de leurs efforts pour limiter l'utilisation de produits chimiques dangereux et pour recycler les appareils cassés ou obsolètes.
En tête de cette liste verte, le manufacturier chinois Lenovo détrône la firme finlandaise Nokia, reléguée à la deuxième place.

Suivent Sony Ericsson, Dell, Samsung, Motorola, Fujitsu-Siemens, Hewlett Packard, Acer, Toshiba, Sony, LG.Electronics, Panasonic et -lanterne rouge- Apple.
Lenovo est le premier géant de l'électronique à donner la possibilité à tous ses clients de rendre leur ordinateur hors d'usage pour qu'il soit recyclé, a justifié Greenpeace.
Apple, en revanche, continue à utiliser des éléments chimiques nocifs pour l'environnement, selon l'organisation écologiste. "Nous ne sommes pas d'accord avec le classement de Greenpeace et avec les critères retenus", a déclaré Sheryl Seitz, porte-parole d'Apple.
Selon elle, la firme à la pomme a contribué à "restreindre et interdire des substances toxiques comme le mercure, le cadmium et le chrome hexavalent, ainsi que de nombreux ignifugeants bromés".
(d'après AP)

16 février 2007

Belgacom dans le collimateur de l'IBPT

L'institut belge des services postaux et des télécommunications, l'IBPT, met en demeure Belgacom de répercuter sur la facture des consommateurs les baisses des tarifs d'interconnexion entre les opérateurs de téléphonie mobile. Faute d'y donner suite, Belgacom pourrait se voir infliger une amende administrative. C'est le ministre des Télécommunications qui en a fait l'annonce. Belgacom a réagi et annonce qu'elle fera le nécessaire pour se mettre en règle d'ici le 2 avril.

C'est au début du mois de juillet 2006, que l’Institut belge des services postaux et des télécommunications lançait la régulation des tarifs d'interconnexion entre les opérateurs GSM. Cette régulation progressive doit en principe amener d'ici 2008 à une réduction de moitié du prix que paye un opérateur mobile à un autre pour se connecter à son réseau pour un appel vocal. Objectif mettre fin aux disparités de prix pour cette fameuse interconnexion, soit de mobile à mobile soit de fixe à mobile.

Dans ce cadre, l'IBPT impose à Belgacom de répercuter ces baisses sur la facture des consommateurs. Et cela concerne dans ce cas les appels à partir d'un téléphone fixe vers un mobile. Mais, Belgacom, dans ses tarifs de novembre 2006 n'en a rien fait, d'ou cette mise en demeure avec des amendes à la clé.

Belgacom a réagit. Elle prend note et annonce qu'elle se mettra en règle d'ici le 2 avril prochain. Pour sa défense, Belgacom avance que si cette baisse n'a pas été répercutée en novembre dernier c'est en raison de l'action intentée devant la justice par des opérateurs mobiles à propos des prix pour les gros clients. Cette action est toujours pendante devant la cour d'appel. Or explique Belgacom, les tarifs pour le client dépendent aussi des tarifs de gros. Un argument que réfute manifestement l'IBPT…

07 février 2007

80% des courriels seraient des spams

"La reine du spam" sous les verrous

Le Soir mercredi 31.01.2007, 07:28
Un Sud-Coréen de 21 ans soupçonné d'avoir envoyé des centaines de milliards de spams à travers le monde a été arrêté. Le jeune homme, étudiant en informatique aurait piraté les données de centaines de systèmes informatiques. "C'est lui qui avait mis au point le logiciel responsable de l'envoi de centaines de milliards de pourriels depuis 2003 sous le pseudonyme féminin de Kim Ha-Na", a indiqué l'enquêteur en charge du dossier. Surnommé "la reine du spam" par les médias locaux, Park opérait avec un acolyte. Le duo risque jusqu'à 3 ans de prison.

D'après un article du journal Le Soir, 80% des courriels seraient des spams

D'après une étude, les spams ont représenté 80% des courriels reçus en septembre dans les entreprises.

Les chiffres publiés par la société américaine Postini, spécialiste de la gestion et du filtrage des courriels pour les entreprises (essentiellement américaines ?), sont quelqe peu incohérents (voir l'article).

Selon les statistiques de cette entreprise, les villes où les ordinateurs malveillants sont les plus nombreux sont Séoul, Sao Paulo, Pékin, Herndon (Etats-Unis) et Tokyo.
Les virus les plus fréquents en septembre étaient "netsky" (4 millions bloqués,) "mytob" (2,8 millions), "bagle" et ses variantes (2,5 millions), "mime" (2,4 millions) et "mydoom" (1,5 million).

La cartographie européenne viro-pathologique est sans doute légèrement différente, mais le spamming et ses dérivés reste une véritale plaie pour qui utilise des messageries electroniques, que dis-je, un véritable scandale.

Des décisions politiques sont urgentes à devoir être prises et ce "au plus haut niveau"

Les serveurs massivement attaqués

Les serveurs centraux gérant l'internet ont connu mardi 06/02/07 l'une des plus graves attaques pirates depuis 2002, qui a ralenti le trafic sans toutefois paralyser le réseau, ont indiqué mercredi des experts du secteur.
L'incident qui s'est produit mardi "semble être l'une des plus graves attaques contre ces serveurs depuis décembre 2002", a assuré à l'AFP Graham Cluley, consultant technologique de la société Sophos. Trois des 13 serveurs de systèmes de noms de domaines (DNS), qui gèrent le trafic sur le réseau mondial, ont été bombardés de demandes d'informations visant à les paralyser, a-t-il ajouté.
Depuis les attaques qui avaient visé le web en 2002, "le système est devenu plus résistant et il est plus à même de rebondir", a assuré M. Cluley.


Une grande partie des attaques observées mardi impliquaient des ordinateurs "zombies", infectés par des pourriels et de ce fait vulnérables à une prise de contrôle par des pirates informatiques.
Selon certaines informations, la piste des attaques a pu être remontée jusqu'en Corée du Sud mais "cela ne signifie pas que les pirates sont basés là bas (...) Ils pourraient être n'importe où dans le monde", a ajouté M. Cluley.

02 janvier 2007

Telenet s'offre UPC Belgium

Telenet a annoncé ce mardi matin avoir finalisé l'acquisition d'UPC Belgium. Pour les clients d'UPC Belgium et de Telenet, rien ne changera à court terme. Telenet entend proposer à très court terme ses propres produits aux clients d'UPC Belgium, comme la télévision numérique interactive, la téléphonie fixe et la téléphonie mobile
Cette transaction, qui englobe toutes les activités d'UPC en Belgique, a été approuvée par le Conseil d'administration de Telenet et sera entièrement payée en liquide par le câblodistributeur malinois.
Avec cette acquisition, Telenet entend déployer aussi son portefeuille de produits triple play sur l'assise actuelle d'UPC Belgium. L'acquisition d'UPC va nous permettre d'élargir très sensiblement notre assise, souligne Duco Sickinghe, CEO de Telenet. Par le biais de cette acquisition, nous pourrons également offrir dans la zone de service d'UPC Belgium la télévision numérique interactive et nos produits de téléphonie, ce qui permettra à l'avenir aux clients actuels d'UPC de bénéficier aussi de tous les avantages offerts par nos packs triple play.


UPC Belgium est un fournisseur de premier plan de télévision et d'accès Internet à large bande dans la région de Bruxelles (Etterbeek, Ganshoren, Koekelberg, Jette, Schaerbeek, Berchem-Sainte-Agathe et Forest) et dans 3 communes flamandes (Louvain, Heverlee et Kessel-Lo). Fin septembre, UPC Belgium servait 131.800 clients télévision et 40.600 clients Internet à large bande. UPC Belgium est une filiale de Liberty Global, Inc.
Telenet entamera le processus d'intégration à partir du 1er janvier 2007. Les collaborateurs d'UPC Belgium continueront à opérer provisoirement à partir de leurs bureaux existants. La marque UPC est actuellement maintenue. Pour les clients d'UPC Belgium et de Telenet, rien ne changera à court terme. Les produits, les prix et les services restent garantis. Telenet entend proposer à très court terme ses propres produits aux clients d'UPC Belgium, comme la télévision numérique interactive, la téléphonie fixe et la téléphonie mobile.
Ronny Verhelst, également Vice-President Purchasing & Public Affairs de Telenet, sera en tant que administrateur délégué de UPC Belgium, chargé de la gestion journalière d'UPC Belgium et accompagnera le processus d'intégration avec Telenet. Il rendra compte directement à Duco Sickinghe qui, à côté de sa fonction chez Telenet, sera le Président du Conseil d'Administration de UPC Belgium, indique le communiqué publié par Telenet mardi matin.
(D'après Belga)

25 décembre 2006

Lapin renifleur d'étiquettes

La société Violet, créatrice du lapin Wifi 'Nabaztag', sort la deuxième génération de lapins : le Nabaztag/tag, capable de renifler des étiquettes RFID !

Le Nabaztag est un objet technologique (NDLR: Nabaztag signifiant lapin en arménien) à poser sur sa table de chevet ou son bureau et capable de réagir à des informations glânée sur le réseau WiFi, de manière visuelle (lumière ou position des oreilles), voire auditive puisque ce lapin est dotée de la parole et peut notamment lire vos mails ou l'actualité d'un fil RSS ! Si la première génération de Nabaztag était très bavarde, elle n'en était pas moins sourde car l'interactivité n'était pas particulièrement au rendez-vous.
C'est pourquoi, cette nouvelle génération de lapin (le lapin/pin) a été dotée d'un nombril contenant un petit microphone, lui permettant de reconnaître les ordres de son maître. Le lapin a eu initialement une formation dans un centre d'éducation pour lapins, lui permettant de reconnaître un certain nombre de commandes de base telles que "Météo", "CAC40" ou encore "Couché" pour qu'il s'endorme. Il saura également faire office de secrétaire en retranscrivant vos paroles sous forme de mail. Enfin, malin comme un lapin-pin, le Nabaztag/tag peut également deviner si une personne est présente dans la pièce, selon le volume sonore.

La lapin/pin devient social puisqu'il est en mesure d'être en relation avec toute la communauté de lapins-pins et de leurs maîtres respectifs pour échanger de l'information ou tout simplement synchroniser la position de ses oreilles avec un de ses semblables, mais depuis peu il communique également avec les objets ! En effet, le lapin/pin est désormais capable de lire des étiquettes RFID, ces petites vignettes autocollantes prévues pour identifier les produits dans la grande distribution. Si la fonctionnalité ne sera pas activée dans un premier temps, elle ouvre la voie à de nouveaux usages, dont la première limite sera l'imagination des utilisateurs. On peut d'ores et déjà imaginer le fait de coller une étiquette dans sa chaussure, une autre sur le téléphone portalbe et une dernière sur les clés afin que le lapin nous avertisse si l'on oublie d'emmener l'un des trois :-) Loi de l'évolution naturelle oblige, le lapin-pin sait donc faire tout ce que fait son illustre aîné : il sait parler, lire à haute voix n’importe quel texte, jouer n’importe quelle musique.
Il bouge les oreilles et son corps palpite de milliers de couleurs. Avec cette palette d’expressions, il sait rendre les mêmes services que Nabaztag, à savoir : * Informations : Nabaztag vous donne l’état du trafic sur le périphérique, la météo, la tendance à la bourse, l’état de la pollution; il peut vous lire le journal, vos blogs de référence, n’importe quel contenu écrit etc. * Alertes : quand vous recevez un mail important Nabaztag vous prévient ; il vous dit que vos amis sont en ligne ; il vous rappelle de payer la cantine ; et surtout, il vous réveille le matin. *

Communication : recevez des messages de vos amis à travers votre Lapin : emails ou SMS lus, messages musicaux, textes en synthèse vocale, cartes postales sonores. Inventez de nouveaux modes de communication en dialoguant par échanges de mouvements d’oreilles, etc. * Développement personnel : laissez Nabaztag donner libre cours à ses humeurs ; autorisez-le à se détendre en pratiquant ses exercices de Taï Shi ; et s’il vous donne l’heure différemment toutes les heures, c’est qu’il ne sait pas forcément rester constant … * Divertissement : plongez dans le monde des Nabcasts ces canaux de contenus produits par la communauté des possesseurs de Lapins, les Nabaznautes : jeux, information, poésie, bruitages, humour ou musique, un Lapin c’est éclectique. * Ouverture : Nabaztag est ouvert sur le monde, il ne demande qu’à apprendre de nouveaux trucs. Si vous êtes développeur, laissez libre cours à votre imagination, créez de nouvelles applications pour Nabaztag ou liez le Lapin à vos services existants. « Inutile donc strictement indispensable », la date de sortie de cette nouvelle espèce est prévue pour le 12 décembre 2006.

Source: nabaztag.com

13 novembre 2006

Le langage Java rejoint les logiciels libres

Le groupe Sun Microsystems a annoncé l'ouverture des codes source de son célèbre langage de programmation Java, qui rejoint ainsi la catégories des logiciels libres, pouvant être diffusés et modifiés par des tiers tant que les modifications sont elles aussi diffusées.

C'est une petite révolution pour les développeurs informatiques et une contribution majeure au monde du logiciel libre, réuni autour du système d'exploitation Linux, challenger du système Windows du groupe Microsoft.
Après l'avoir jalousement protégé depuis son lancement en 1995, le groupe Sun avait depuis plusieurs mois promis d'ouvrir le code de Java, un outil très utilisé par les programmateurs informatiques. Le langage Java est utilisé dans plus de 3,8 milliards d'appareils dans le monde, allant des téléphones portables aux cartes à puce et aux appareils médicaux.

Le choix de Sun, applaudi par les partisans des logiciels libres et les utilisateurs de Linux qui pourront ainsi l'intégrer à leurs programmes, vise aussi à assurer le développement de Java, concurrencé par le programme .NET du groupe Microsoft.
L'ouverture des codes source de Java, qui seront librement disponibles sur internet, se fera en plusieurs étapes, commençant par celui de la machine virtuelle Java HotSpot et du compilateur de Java. Il faudra attendre mars 2007 pour profiter de l'intégralité des codes sources.

Sun a créé le langage Java en 1995 pour aider les développeurs à élaborer leurs programmes. En 2001, le groupe avait obtenu que Microsoft lui verse 20 millions de dollars de dédommagements pour avoir modifié le programme sans son aval.

IE 7.0 tente de contrer Firefox 2.0

Drôle de guerre

Deux concepts informatiques s'affrontent: les logiciels protégés et ceux qui sont ouverts.
On sait ce qui fait courir Microsoft et ses milliers d'employés -71 500- de par le monde: le business et les profits faramineux (44 milliards de dollars sur l'exercice écoulé). Ce n'est pas un secret.

La Mozilla Foundation américaine, relayée en Europe par une Fondation basée en France, est, pour sa part, animée par un tout autre moteur, et elle n'emploie que... 70 personnes. On parle ici de mise à disposition d'un «navigateur» Internet gratuitement, pour le plus grand nombre, et surtout sur les principaux systèmes opérationnels (OS) payants comme Windows ou gratuits, comme Linux. Et on en parle aujourd'hui, parce qu'en moins de deux semaines, le géant financier américain et la Fondation Mozilla ont lancé la dernière version de leurs navigateurs respectifs.
Il s'agit pour Microsoft de lancer, enfin, une édition remaniée de son explorateur (elle est sortie en français cette semaine). Mozilla a, pour sa part, lancé depuis une semaine dans une foule de langages, dont certains liés à des marchés non rentables d'un point de vue commercial, la deuxième version remaniée de son navigateur.

Internet Explorer 7.0 et Firefox 2.0 s'affrontent donc sur un terrain où, apparemment, tout est gratuit pour l'utilisateur. Or, il y a dans les deux cas, un modèle économique qui tourne. Et dans le monde de l'Internet, ce qui marche rapporte vite et beaucoup. On le reproche même aujourd'hui aux dirigeants de Mozilla qui sont à la tête d'un véritable pactole suite au succès foudroyant de la nouvelle version de Firefox. Plus de deux millions de téléchargements en 48 heures, ces opérations ayant démarré avant même l'annonce officielle du lancement du concurrent d'Internet Explorer.
Téléchargements par millions
Un succès, vraiment? Oui, et croissant si l'on en juge par l'accroissement constant de ces téléchargements, au gré des versions diffusées gratuitement par la fondation Mozilla. On parle ici de 2 millions de téléchargements pour la version 2.0, d'un million et demi pour la version 1.5. Soit une croissance incroyable sur laquelle nous ne tablions pas. Mais un succès qui rapporte? Oui, puisque la maison mère - si l'on peut dire - de Mozilla Europe a signé une série d'accords commerciaux aux Etats-Unis avec les grands noms de l'Internet. Lesquels ?
On n'est pas très chaud pour parler de ces accords qui sont signés sous réserve de la plus grande confidentialité. Confidentialité sur les chiffres, peut-être, mais pas sur les noms. En effet, un coup d'oeil sur la fenêtre de recherche rapide du dernier-né des navigateurs Firefox permet de se faire une idée de l'identité de ces généreux partenaires. Il s'agit d'évidence de Google (encore ?), de Yahoo!, d'eBay et d'Amazon, suivis de sites probablement annoncés à titre gracieux, comme Wikipedia et MediaDico.

Des sites qui trouvent leur avantage dans la fréquentation liée à l'utilisation des liens proposés d'office dans les fenêtres de recherche du navigateur. Comment cela se reflète-t-il dans les revenus liés à Firefox ? On parle ici de plusieurs dizaines de millions de dollars de recettes, à comparer avec 70 employés... pas mal ! Tellement bien, même, que les aficionados du navigateur ont trouvé à redire à ce succès commercial. C'est, en effet, tout le principe de l'existence du logiciel libre qui est mise en cause dans cet exemple précis.
Le logiciel libre est opposé au logiciel propriétaire, l'un étant ouvert aux manipulations et améliorations des spécialistes, les développeurs libres, qui travaillent gratuitement, l'autre étant cadenassé par une entreprise commerciale qui paie des développeurs maison et vendent des logiciels. Or, peut-on imaginer une fondation axée sur la mise à disposition gratuite d'outils informatiques se retrouver à la tête de revenus imposants ? Oui, évidemment, c'est le cas d'ONG de renom international dont la survie et le fonctionnement dépendent pour l'essentiel d'opérations de récolte de fonds. Dans ce cas, on ne s'en offusque pas. Mais que fait Mozilla de tous ces millions ?
Sur son blog personnel, Tristant Nitot, président de Mozilla Europe, a voulu couper court aux rumeurs insensées qui commençaient à se diffuser sur la toile au gré des forums de discussion. Ce sympathique informaticien, fraîchement quadragénaire, qui a collaboré de manière bénévole au lancement du projet Firefox, est lui-même surpris du succès de son enfant. Employé par la fondation, il nous avait expliqué avant la réussite du lancement de Firefox 2.0 le principe de la rémunération progressive des développeurs bénévoles du programme sous forme notamment de dons d'ordinateurs portables ou de financement de voyages d'étude.

Le principe d'une participation financière des sites repris dans la barre de recherche de Firefox n'a jamais été caché, rappelle ce dernier, en renvoyant vers les pages Web reprenant les propos très clairs à ce propos des initiateurs américains de ce projet, dont Mitchell Baker. On a perlé de 50 millions de dollars, mais ce montant n'a pas été confirmé pour raison de clauses de discrétion dans les contrats liant Mozilla à ses partenaires... «En fait, ces revenus vont nous permettre de poursuivre notre projet en conservant l'idée d'un logiciel gratuit «ad vitam», et en permettant l'engagement de développeurs jusque-là bénévoles», assurait Tristan Nitot, quelques jours avant l'explosion des téléchargements. Mais en dessous de la Mozilla Foundation, il y a une entreprise commerciale, la Mozilla Corp. En effet, explique encore Tristan Nitot sur son blog. Mais cette entreprise n'a pour seul actionnaire que la fondation dont le but est absolument sans but lucratif... «Et d'ailleurs, les deux organismes ont des intérêts et des objectifs alignés», insiste encore Tristan Nitot. Comment faire participer les développeurs bénévoles au succès de Firefox? Ici encore, Nitot assure qu'une personne a été engagée en juillet pour établir un document d'analyse sur ce sujet délicat.
Et puis, rappelle-t-il, «tous les gros contributeurs (comprendre «à temps plein»), à ma connaissance, sont rémunérés soit par Mozilla directement, soit par les sociétés qui participent au projet Mozilla (dont IBM, Novell, Red Hat, Google...).
Il y a bien sûr d'autres contributeurs qui sont très importants pour la qualité du projet et sa localisation. Ceux-là sont des bénévoles qui participent au projet pour des raisons qui leur sont propres, et certainement pas pour l'argent». Et de rappeler que Mozilla n'a pas vocation d'enrichir ses actionnaires puisque ces derniers n'existent pas. L'argent est ici un moyen, pas une fin. On suivra bien sûr avec attention les applications qui suivront la remise de cette analyse sur les méthodes de rémunération des développeurs bénévoles.
© La Libre Belgique 2006

07 novembre 2006

Lancement officiel du disque Blu-Ray

Le lancement officiel du disque Blu-Ray a été annoncé à Bruxelles, lors d'une conférence de presse. Ce disque, qui doit son nom au rayon laser bleu capable de lire ses données, est le format de disque optique le "plus compact 'nouvelle génération' permettant d'enregistrer et de lire l'image et le son en qualité haute définition".
Le disque Blu-Ray offre une image et un son en haute définition et plus de capacités pour le divertissement. Le Blu-Ray a une capacité monocouche de 27Go et double couche de 50Go, soit près de 6 fois supérieure au DVD classique.