Affichage des articles dont le libellé est Mons. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mons. Afficher tous les articles

05 juin 2008

La Wallonie a trop payé pour Microsoft et Google

"La Région wallonne a déboursé énormément d'argent pour attirer Microsoft et Google en Hainaut, ce que l'Europe accepte dans cette région, mais je pense que c'est là une erreur stratégique que d'investir autant d'argent dans si peu d'emplois. Ce n'est pas tenable à terme" dit Mme Ceysens.
"La Région wallonne a déboursé de gigantesques montants pour attirer Microsoft et Google en Wallonie. Mais l'achat de trophées n'est pas tenable à terme", a déclaré jeudi la ministre flamande de l'Innovation, Patricia Ceysens (Open Vld), lors de la conférence Think Tomorrow à Bruxelles, rapporte le site internet Datanews.be "On ne peut quand même pas à chaque fois injecter des millions dans la création d'une poignée de postes de travail. L'argent du contribuable doit être utilisé d'une meilleure manière", estime la ministre.
Google construit actuellement un centre de données dans le Hainaut. Quant à Microsoft, le géant informatique a annoncé il y a peu l'ouverture d'un département de recherche à Mons. "Du point de vue politique, c'est merveilleux de pouvoir présenter ce genre de projets symboliques, mais pour une croissance durable de la région, cela ne signifie pas grand-chose, sinon rien", a expliqué la ministre à Data News.
"La Région wallonne a déboursé énormément d'argent pour attirer Microsoft et Google en Hainaut, ce que l'Europe accepte dans cette région, mais je pense que c'est là une erreur stratégique que d'investir autant d'argent dans si peu d'emplois. Ce n'est pas tenable à terme." Mme Ceysens croit néanmoins dans la franchise économique du gouvernement wallon. "La Wallonie a assurément besoin de ces symboles, et toute sa démarche a pour but de stimuler la dynamique de la région, mais en Flandre, ce ne serait pas possible", a-t-elle conclu.

27 mai 2008

Liège laisse la place à Mons comme capitale culturelle

La ville de Liège ne présentera pas sa candidature au titre de capitale culturelle européenne pour 2015.
La ville de Liège ne présentera pas sa candidature au titre de capitale culturelle européenne pour 2015. La majorité PS-CDH a voté en ce sens au conseil communal de Liège de ce lundi soir. L’opposition MR et Ecolo soutenaient, au contraire, la candidature de la Cité ardente, tout comme les 150 personnes présentes à l’Hôtel de ville, costumées d’un noeud papillon rouge symbolisant, selon les organisateurs, « l’influence d’Elio Di Rupo, président du PS et bourgmestre de Mons, sur ce débat liégeois ».
« Liège possède un vivier culturel renforcé par des infrastructures et financements. Libérée de sa dette historique, la ville s’affirme, progresse » a entamé d’emblée le bourgmestre PS Willy Demeyer. « Mais Mons a émis le souhait, depuis 10 ans, de devenir capitale culturelle et investit dans ce but-là. Il serait inopportun de saboter l’identité wallonne en mettant Liège en lice et malhonnête de la part des différents partis de revenir sur le consensus politique quant au choix de Mons » a poursuivi le bourgmestre, se défendant d’agir sur injonction de son président de parti et rappelant que Liège est une « capitale culturelle de fait ». Le Collège propose dès lors un « événement d’ampleur » : une exposition internationale en 2017. Par ailleurs, une convention de partenariat entre Liège et Mons, au cas où cette dernière remporterait le titre, a été soumise au vote.
Le CDH a souligné que soutenir Mons, c’était mettre à l’honneur toute la Région wallonne. Et de plaider pour une forte présence de Liège dans le projet de Maastricht d’être capitale culturelle en 2018.
Du côté d’Ecolo, Bénédicte Heindrichs, chef de groupe, rappelant que les candidatures ne sont pas clôturées, a établi le lien entre développement économique et culturel. « Va-t-on laisser passer cette opportunité sans précédent ? Comment ne pas oser tenir compte des plus de 7500 signataires de la pétition pour la candidature liégeoise ? » s’est-elle interrogée.
« Voilà douze ans que l’on a ce débat : présentons la candidature et le jury européen choisira le meilleur projet » a appelé le ministre Didier Reynders, chef de groupe MR, tandis que la conseillère Christine Defraigne dénonçait « l’inertie » de la majorité.
A l’issue d’un débat de deux heures, la majorité s’est opposée à la motion proposée par le MR et Ecolo, refusant par là le dépôt d’une candidature liégeoise, tandis que la convention de partenariat avec Mons a été approuvée par l’ensemble du conseil, à l’exception du groupe Ecolo, qui l’a jugée « vide ».
Pour rappel, le délai de rentrée des candidatures arrivera 10 mois après l’ouverture de l’appel européen, qui doit nécessairement se dérouler avant fin 2008.

25 avril 2008

Microsoft débarque à Mons

LE GÉANT DE REDMOND SUR LES TRACES DE GOOGLE. LE GRAND PATRON DE MICROSOFT, STEVE BALLMER « himself », était aux côtés des ministres wallons. Mais le nouveau centre montois doit faire ses preuves.

Quelques mois après l'arrivée de Google à Baudour , c'est au tour de Microsoft de poser ses pénates dans le Hainaut. Début 2009, le géant de l'informatique inaugurera à Mons son « Microsoft Innovation Center », dans le parc technologique Initialis.
Le grand patron de Microsoft, Steve Ballmer, s'est déplacé en personne pour annoncer la nouvelle jeudi à Louvain-la-Neuve. « L'objectif est de créer un environnement idéal pour permettre à de jeunes sociétés de se lancer, grâce à un soutien opérationnel, financier et technologique, a expliqué Steve Ballmer. Mons ciblera tout particulièrement les applications liées au secteur des soins de santé ».
Cette implantation montoise s'inscrit, pour Microsoft, dans une stratégie de création de centres spécialisés dans différents pays. « Tout comme le centre d'Aix-la-Chapelle est spécialisé dans les technologies mobiles, celui de Mons se concentrera sur l'image numérique et notamment sur les entreprises spécialisées dans l'imagerie médicale », explique-t-on chez Microsoft. Le nouveau centre ambitionne de créer cinq à dix nouvelles entreprises par an et 250 nouveaux emplois au total. L'éducation sera également au centre du projet, en liaison avec le centre d'excellence Technocité, au Grand Hornu.
La proximité de Google, à quelques encablures a-t-elle pesé sur la décision de Microsoft de choisir Mons pour son unique centre d'innovation en Belgique ? « Absolument pas, martèle Steve Ballmer. Nous étions déjà en discussions avec le gouvernement wallon depuis un certain temps ». Microsoft affirme également n'avoir reçu aucune aide publique wallonne ou européenne pour débarquer à Mons.
« L'accord prendra la forme d'un partenariat public-privé entre Microsoft et la Région wallonne, a expliqué le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS). La Région investira environ deux millions d'euros sur trois ans dans le projet, notamment pour développer des services pour les PME. L'objectif est de permettre au nouveau centre d'innovation de rayonner en réseau sur toute la Wallonie ». La Région devra cependant encore préciser, dans les prochains mois, quels types de services elle voudrait proposer aux PME wallonnes.

Sur le parc Initialis
On sait déjà où sera localisé le centre d'innovation annoncé ce jeudi par Microsoft : il prendra pied sur le parc Initialis, géré par l'intercommunale Idea et idéalement situé au pied de l'autoroute, à l'entrée de la ville. Cet « Innovation center » ne débarquera pas en terra incognita. Il se liera à un autre projet associant public et privé et qui vient de recevoir de la part du gouvernement wallon 5,5 millions d'euros via le programme Convergence.
Ce futur pôle européen dédié aux images virtuelles et réelles, baptisé Virtualis, comprendra un centre de formation continue, une pépinière d'entreprises et un studio de 400m2 dernier cri. Dans un premier temps, Microsoft et Virtualis cohabiteront dans les bâtiments laissés vides par le départ de Telindus. L'option qui semble privilégiée est que l'immeuble soit racheté par l'intercommunale Idea et/ou les partenaires privés. Et que dans un second temps, soit d'ici un an et demi, un nouvel édifice soit construit.

Un centre Microsoft à Mons début 2009

Un partenariat a été conclu avec Microsoft. Le centre ouvrira en janvier 2009 au parc technologique montois Initialix. Microsoft a aussi noué un partenariat avec la SNCB.


Le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, le patron de la société Microsoft, Steve Ballmer et le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo, ont annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse la conclusion d’un accord de partenariat qui débouchera sur l’ouverture, en janvier 2009, d’un Microsoft innovation Centre (MIC) à Mons. Cet investissement devrait permettre la création de nouvelles entreprises spécialisées et de nouveaux emplois.
« Ce partenariat public-privé est une relation win-win entre Mons et la Région wallonne d’une part et Microsoft d’autre part », a souligné Elio Di Rupo. « Cela démontre la volonté de la Région wallonne de s’inscrire dans les nouvelles technologies », s’est pour sa part réjoui le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt. « Après Google, c’est Microsoft qui vient dans le Hainaut. Ce partenariat avec Microsoft est très important car il prouve que la Région wallonne peut s’enorgueillir de son attractivité. C’est une nouvelle étape très importante pour le plan Marshall. » De son côté, Steve Ballmer a souligné l’importance, à l’heure actuelle, du secteur de l’information et de la communication (ICT ou TIC) comme vecteur de développement économique.
Situé dans le parc technologique montois Initialis, ce centre d’innovation comprendra notamment un incubateur d’entreprises qui ambitionne de créer entre 5 et 10 nouvelles « start-up » par an ainsi que 250 nouveaux emplois directs et indirects au total. L’espoir est d’obtenir un jour une start-up capable de générer de nombreux emplois et de rivaliser avec les plus grandes entreprises, a encore glissé le patron de Microsoft.
D’une superficie initiale de 550 mètres carrés, le Microsoft innovation Centre sera installé dans le même bâtiment que le centre montois Virtualis dédié aux supports numériques. Le MIC fera également office de « business accelerator » ayant pour vocation de rassembler en un même lieu un ensemble de compétences et de connaissances dans les technologies de l’information et de la communication et dont le dessein ultime est, selon le ministre Marcourt, de « faire émerger la culture de l’ICT dans toute la Wallonie ». Le Microsoft innovation Centre combinera donc à la fois les dimensions de formation, de recherche et développement et de support aux entreprises. Concernant ce dernier aspect, l’entreprise Hewlett-Packard Belgium a déjà accepté de devenir partenaire technologique du centre d’innovation.
Pour la ville de Mons, la venue de Microsoft, après celle de Google à Ghlin-Baudour, est une étape importante sur la voie du renouveau. « Nous faisons face à un challenge important : passer en dix ans de l’industrie lourde à une économie de la connaissance. Le projet MIC s’inscrit parfaitement dans le cadre du concept ’Digital Innovation Valley’, lui-même associé à la candidature de Mons comme ville culturelle européenne en 2015 », a enfin expliqué Elio Di Rupo.
Dans un premier temps, le MIC centrera son attention sur le développement d’applications liées au domaine des soins de santé ('e-health'). Le centre représente un investissement tant pour la Région wallonne, qui y consacre un budget de quelque 2 millions d’euros sur trois ans, que pour Microsoft, dont l’investissement « à long terme » est à la fois technologique et humain

Partenariat avec la SNCB
La SNCB et la société Microsoft ont scellé un partenariat afin d’offrir aux navetteurs de la compagnie ferroviaire la possibilité de recevoir des informations sur l’état du réseau, par le biais de la plate-forme Windows Live.Il s’agit concrètement de mettre au point un service qui permettra aux abonnés de la SNCB d’être informés individuellement et en temps réel, par exemple, d’éventuels retards ou annulations de leur train.Une phase de test, qui concernera plusieurs milliers d’abonnés, sera lancée par la SNCB en seconde partie d’année 2008 en collaboration avec Microsoft.

08 octobre 2007

Elio Di Rupo a repris officiellement le maïorat de Mons

MAJ 08/10/07

Querelles de familles au PS de Mons

Mons. Bruno Rossi revendique l'échevinat de Marc Darville. La fronde ne se limite plus seulement à Cuesmes. Elle se lève aussi à Obourg. Tout ça fait mauvais genre.
Ce week-end, les affiliés du PS de Mons-Borinage élisaient leur nouveau président. Un mandat clé sur l'échiquier socialiste : la « fédé » borino-montoise est la deuxième en importance de Wallonie, loin derrière Liège et d'une courte tête devant Charleroi, frappée de plein fouet par les affaires. Mais à Mons-Borinage, l'effet « Affaires » a aussi laissé des traces. Le nombre d'affiliés y est en baisse : ils sont encore 7.500 à tout casser alors qu'avant la Carolo, le PS comptait 10.000 fidèles en ordre de bataille et de cotisation, de Lens à Honnelles. Samedi, un militant sur quatre s'est déplacé. Didier Donfut, seul candidat à sa propre succession, a été réélu avec 80,9 % des voix. Joëlle Kapompolé, unique candidate à la vice-présidence, a elle aussi été choisie (75,5 % des voix).
Le même samedi, se déroulait une autre élection, contestée celle-là (Le Soir de jeudi et de samedi), au sein de l'Union socialiste communale de Mons. Le « ticket » Allard-Charle (la chef de cabinet du bourgmestre)-De Luca l'a emporté face au trio poussé depuis les coulisses par Maurice Lafosse : 485 voix contre 161. L'incident est clos ? Que nenni ! Comme promis, le barbu de Cuesmes va en recours, convaincu que la seule condition « kasher » pour concourir était deux ans de cotisation. Le trio perdant a laissé entendre lui aussi qu'il irait en recours.

L'ordre de préséance modifié
Comme si cela ne suffisait pas, voilà que ça grenouille aussi du côté de la section d'Obourg, où un comité d'action demande à ce que Bruno Rossi obtienne l'échevinat qui lui était promis. Aux communales d'octobre 2006, l'intéressé avait en effet obtenu 989 voix, soit 53 de plus que son concurrent Marc Darville, sur la zone d'Obourg-Havré. Mais à l'époque, Bruno Rossi était encore empêtré dans un procès pour harcèlement moral dans le cadre de sa fonction de chef d'école. Le 13 novembre 2006, l'USC de Mons vote donc, sur proposition d'Elio Di Rupo, la répartition des échevinats. Bruno Rossi figure dans l'équipe mais « pour raisons personnelles » accepte de ne pas siéger « momentanément ». Depuis qu'il a obtenu gain de cause devant la Justice en avril, Bruno Rossi tente de récupérer le portefeuille scabinal. Mais l'USC ne s'est toujours pas exécutée. Entre-temps, une décision du conseil communal a interverti l'ordre de préséance des conseillers communaux. Bizarrement, Bruno Rossi y perd 100 voix et s'y classe derrière M. Darville. Il considère que le seul résultat officiel est celui validé par le collège provincial en octobre 2006. La nouvelle présidence de l'USC a déjà du pain sur la planche. Pour autant qu'elle soit investie valablement

MAJ 02/10/07

Leens à la chasse au papillon

Mons. Recours contre l'exercice illégal de la fonction mayorale. Avant de « lâcher » Di Rupo, Luc Leens balance un rapport à la commission d'évaluation du Code de la Démocratie Locale.
Démocrate montois, ex-fonctionnaire à la Ville de Mons, ex-militant actif d'Ecolo, ex-animateur du groupe de recherche et d'action des cyclistes au quotidien, ex-expert auprès du cabinet de José Darras Le pedigree de Luc Leens pourrait aussi s'étoffer de ces quelques titres : empêcheur patenté de tourner en rond (traduisez « emmerdeur » pour ceux qui sont visés), jusqu'au-boutiste acharné et chasseur de faux bourgmestres empêchés.
Voilà plus d'un an que celui qui revendique simplement le titre de « citoyen », dénonce « l'exercice illégal de la fonction de bourgmestre de Mons » par Elio Di Rupo durant la période où il était ministre-président de la Région wallonne (soit, de septembre 2005 au 15 juillet 2007). En vain. Il aura fallu 3 mois et 28 jours pour que la tutelle (le ministre des Affaires intérieures de la Région wallonne) classe sans suite son premier recours. Quant au second, introduit voici 4 mois et demi, elle a juste accusé réception. « J'ai décidé de mettre un terme à ce combat citoyen », annonce Luc Leens. Résigné ? Le Montois avoue qu'il ne se faisait guère d'illusion sur l'issue dans la mesure où la tutelle est à la fois juge et partie, « prisonnière du conflit d'intérêts » qui fait du « ministre régional le contrôleur du ministre régional exerçant les fonctions de bourgmestre ».

Luc Leens s'offre cependant un baroud d'honneur. Pour la beauté du geste. Il dépose un rapport auprès des membres de la commission des affaires intérieures du Parlement wallon. Cette commission s'apprête, dès aujourd'hui, à évaluer le Code de la Démocratie Locale et notamment, l'empêchement du bourgmestre. Convaincu « que l'examen d'un cas pratique pourra alimenter les réflexions et les travaux » de ladite commission, Luc Leens – qui précise quand même ne pas être juriste – leur a fait suivre un rapport de 35 pages. Pour la beauté du geste car il n'attend plus rien. Ses conclusions sont limpides. « Si l'interdiction de cumul ne lui paraît pas opportune ou s'il n'a pas la volonté de la faire appliquer, le législateur devrait avoir le courage de lever cette interdiction. Si par contre, la Région entend maintenir cette règle, qu'elle prenne les dispositions nécessaires », juge-t-il.
Le redressement wallon
Pour le plaignant, la situation actuelle a trois conséquences dommageables pour la démocratie. 1) Le citoyen ignore qui exerce effectivement le pouvoir. 2) Il est impossible de diriger une ville depuis les coulisses sans, tôt ou tard, enfreindre la loi. 3) On ne peut scinder les fonctions mayorales entre actes formels réservés au bourgmestre ff et « tout le reste », laissé au mayeur en titre. Il faut, selon Luc Leens, que les textes soient plus précis et listent les actes qu'un bourgmestre empêché ne peut clairement plus poser. Il faut que le législateur mette au point un dispositif où le contrôlé n'est plus contrôleur.
Au fait, pourquoi Luc Leens s'acharne-t-il sur ce dossier ? « Parce que je suis attaché à la bonne gouvernance et à l'éthique politique, clame-t-il, et que ces valeurs me paraissent être des conditions indispensables au redressement de la Wallonie. »


"Je vois clair dans les priorités de Mons"

Le bourgmestre Elio Di Rupo (PS) sait ce qu'il faut consolider et ce qu'il faut développer dans sa ville.
Même s'il avoue avoir pris du recul pour laisser travailler les autres et s'il a trouvé une situation très correcte à son retour, Elio Di Rupo n'en pointe pas moins plusieurs axes sur lesquels il faut travailler dans les mois qui viennent. "J'y vois très clair dans les priorités pour la ville. Je dirais qu'il faut consolider notre enseignement, où on compte quand même 3 000 élèves. On doit aussi continuer à mettre l'accent sur les services rendus à la population, mais aussi sur la sécurité. En redevenant bourgmestre, je reprends également la présidence du collège de police."
Pour ce qu'il y a à améliorer, on trouve plusieurs "soucis". "La prospérité du grand Mons, et pas seulement le centre, en continuant à être attractif et en allant le plus loin possible pour cela. Le projet de ville pour les années à venir, avec quelques éléments stratégiques comme la requalification de la place de la Gare, le deuxième lieu emblématique montois après la Grand-Place. Les logements sociaux, où je reste extrêmement fâché du laisser-aller qu'on a connu jadis. Humainement, on doit apporter des réponses concrètes. Le développement de Mons comme capitale culturelle, même si je me doute que mon absence au gouvernement fédéral sera préjudiciable et rendra les choses plus difficiles. Et enfin, l'examen de tout ce qu'on peut obtenir avec les fonds européens."
Du pain sur la planche donc...


Elio est revenu, comme promis

Le maïeur de Mons met les choses au point après son retour aux affaires.Et compte sur le soutien de proches tels que Marie Arena, Rudy Demotte...
C'est donc officiel depuis la fin de la semaine passée : Elio Di Rupo (PS) est de nouveau le bourgmestre en fonction de la Cité du Doudou, un poste qu'il avait mis entre parenthèses suite à ses fonctions à la région wallonne.
Son retour ne s'est pas fait en grandes pompes, comme certains l'ont noté. "C'est simplement un retour prévu par la loi au moment où il devait être opéré", explique le premier citoyen montois. "Je n'avais pas à prendre des tambours ou trompettes pour fêter mon retour, et j'ai juste tenu la promesse que j'avais faite aux électeurs avant les élections : quand je ne serai plus ministre, je reviendrai à Mons."
Certaines mauvaises langues ont aussi souvent dit qu'il n'avait pas vraiment quitté la place et qu'il tirait toujours les ficelles. "C'est de la médisance, car je n'ai jamais voulu interférer dans le travail qui était fait par l'équipe en place. J'ai bien indiqué une ou deux pistes de réflexion quand on me le demandait, mais je ne me suis pas du tout mêlé des affaires de la ville." Et pourtant, le grand retour ne sera pas trop compliqué. "Simplement parce que l'équipe se connaît depuis longtemps. Le secrétaire communal est le même, les chefs de cabinet sont les mêmes. Les dossiers commencent déjà à me revenir, presque naturellement."
Mons ne perd-elle pas un atout majeur à la Région avec le départ de son bourgmestre ? "Au sein du gouvernement, nous comptons pas mal de gens sensibles à nos difficultés. On oublie souvent que Marie Arena est montoise d'origine et qu'elle reste très attachée à notre ville. Rudy Demotte n'est pas bien loin non plus et Didier Donfut aura aussi un rôle important à jouer."
L'ancien ministre-Président réfute l'idée qu'il ait pu faciliter le déblocage de subsides en faveur de ses projets. Les projets les mieux ficelés étaient ceux qui retenaient l'attention, quelle que soit leur origine. Quoi qu'il en soit, Elio Di Rupo passera désormais plus de temps entre les murs de sa cité. "Le matin, j'examinerai le courrier et les dossiers avant de partir vers Bruxelles ou Namur. Mais, comme j'aime à le faire, je continuerai à me promener dans nos villages, souvent à vélo. J'ai toujours un dictaphone avec moi et, quand je note quelque chose d'anormal, j'enregistre. Et je demande qu'on traite le sujet tout de suite car, dix minutes plus tard, un autre problème arrive."

L'ancien ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS), bourgmestre empêché depuis octobre 2005, a officiellement repris depuis vendredi ses fonctions de bourgmestre de Mons, annonce lundi le quotidien La Province.

"Nous avons reçu copie de sa démission en tant que ministre-président jeudi", indique, dans les colonnes du quotidien, la désormais ex-bourgmestre faisant fonction Catherine Houdart. "Comme nous avions collège (vendredi), nous l'avons donc actée, tout comme sa reprise immédiate de fonction à Mons", a-t-elle ajouté. L'ancienne bourgmestre f.f. reprend l'échevinat de l'Éducation et de la Participation citoyenne détenu par Jean-Paul Deplus, qui redevient conseiller. Bourgmestre de Mons depuis 2000, réélu en 2006, Elio Di Rupo avait mis ses fonctions maïorales entre parenthèses depuis octobre 2005, date à laquelle il avait remplacé le ministre-président wallon démissionnaire Jean-Claude Van Cauwenberghe. Le bourgmestre empêché avait d'abord été remplacé par l'échevin Jean-Claude Carpentier, décédé le 18 septembre 2006 des suites d'un cancer. L'échevin Richard Biefnot avait pris le relais jusqu'à l'installation du nouveau collège et à la prestation de serment de Catherine Houdart, le 4 décembre dernier. Elio Di Rupo, qui vient d'être plébiscité à la tête du parti socialiste, a cédé jeudi les rênes de la Région wallonne à l'ancien ministre fédéral Rudy Demotte (PS).

Daerden redistribue les cartes

Remaniement de l'équipe communale à Ans. Stéphane Moreau devient bourgmestre faisant fonction.
Le frère du ministre « prend » le CPAS.
Stéphane Moreau est aussi directeur à l’ALE et au Palais des Congrès Compatible ?

A près un remaniement qui ne lui a pas amené la ministre-présidence mais quelques attributions ministérielles supplémentaires, Michel Daerden vient d'opérer un remaniement dans sa propre commune, à Ans. D'abord, il change de bourgmestre faisant fonction (ff). Maïeur « ff » depuis 7 ans, Fernand Gingoux part « au cabinet » du ministre. Stéphane Moreau, premier échevin, le remplace. La présidence du CPAS, ensuite. Elle ne sera plus confiée à Julien Gauthy qui redevient échevin (police, budget) mais bien à Jean-Louis Daerden, qui, sans être élu au conseil communal, prend aussi les Affaires sociales. Le frère du ministre déjà endossait cette fonction lors de la précédente législature mais avait dû la quitter à regret pour la présidence de la société de logements du plateau. Cette dernière passe chez Walter Herben, déjà secrétaire communal d'Ans et « expert » au cabinet du ministre.
Le vice-premier à la Communauté et à la Région resserre donc ses rangs ansois en augmentant les responsabilités des fidèles. Et il confie le mayorat à un proche de Willy Demeyer. Un signe de pacification après les tumultes de la préparation de la liste fédérale ? « J'ai toujours été un adepte des grands accords. Stéphane est mon fils spirituel, il a beaucoup de choses à concrétiser à Ans pour 2009. »

Le « fils spirituel »
A l'origine, c'est le grand-père Moreau qui avait demandé à son ami Michel Daerden d'aider son petit-fils qui terminait Sciences po' à mettre le pied à l'étrier. Cabinet Vanderbiest puis cabinet Mathot, le jeune Stéphane s'est montré bon élève et devenait, à 28 ans, directeur de cabinet du bourgmestre de Liège Henri Schlitz où il se liait d'amitié avec Demeyer. En 1993, Moreau devient échevin à Ans et premier échevin sept ans plus tard.
Deuxième score aux communales d'octobre 2006, derrière Michel Daerden mais avant Fernand Gingoux, le « fils spirituel » avait vu le mayorat lui échapper une nouvelle fois. Depuis, on a enterré la hache de guerre à la fédération. L'ascension de Stéphane Moreau au mayorat se veut donc un signe au PS liégeois : « J'ai l'intime conviction que je pourrai contribuer à la sérénité de la fédération de Liège », conclut le ministre.
Stéphane Moreau conserve ses attributions : urbanisme, développement économique, finances, emploi, état civil. Et voit ajouter deux objectifs : obtenir le statut de ville pour Ans et la voir agrémentée d'une étoile au Michelin. Des objectifs donnés pour 2009, trois ans avant les communales. « En 2009, je ne serai pas candidat, sauf si le président Di Rupo me demande de venir pousser la liste européenne comme il l'a fait la dernière fois. Mais je suis bien plus Ansois qu'Européen. N'en déplaise à Stéphane et à Thierry Giet : si je quitte la Communauté et la Région, je resterai député fédéral et bourgmestre. » Et en 2012 ? Michel Daerden se lève, théâtral : « Je suis en partance ».
Un ministre Daerden en cachera-t-il un autre ? Certains observateurs diront que le ministre Daerden père redeviendrait député-bourgmestre une fois son député-bourgmestre de fils devenu ministre. Sur ce point, Michel Daerden sort son joker favori : « C'est le président du parti qui décide, ce n'est pas aux fédérations ou aux ministres de s'exprimer sur ce type de nominations. »


Les priorités de Claude Eerdekens

L'ancien ministre des Sports est de retour dans sa ville d'Andenne.Il fixe des nouvelles priorités pour l'entité.Parmi celles-ci, les logements sociaux, l'activité économique et la revitalisation du centre-ville.
Caisses de dossiers empilées, ballets incessants de voitures, pas de doute, il y a du déménagement dans l'air.
Après avoir assuré les fonctions de ministre des Sports et de la Fonction publique de la Communauté française durant près de trois ans, Claude Eerdekens (PS) redevient bourgmestre d'Andenne et député fédéral.
L'occasion de l'interroger sur les priorités qu'il fixe pour sa ville.
Vous aviez plusieurs fois annoncé que vous souhaitiez revenir dans votre commune. Mais n'avez-vous aucun regret ?
Etre bourgmestre d'une ville comme Andenne, ainsi que député, est une activité formidable. Mais je suis déçu que cela ne soit pas arrivé dans deux ans. J'aurais voulu aller jusqu'au bout de la législature pour voir aboutir nombre de dossiers qui sont en chantier. J'avais fait 60 pc du chemin et cela me laisse un goût de trop peu. Mon espoir est que mon successeur, Michel Daerden, poursuivra tout ce que j'ai entrepris.
Quels sont les dossiers sur lesquels vous mettrez l'accent ?
Il y en a beaucoup. Je reprends, entre autres compétences, l'urbanisme ainsi que l'économie et l'emploi. Un important domaine en cours est le plan triennal du logement. En matière d'habitat, nous comptons actuellement 750 logements sociaux. Nous nous sommes fixés comme objectif d'en créer 250 de plus dans les dix prochaines années. En parallèle, nous poursuivrons la politique immobilière imprimée de longue date. La commune acquiert des terrains, les lotit et vend à prix raisonnable. C'est indispensable pour permettre à des jeunes ménages de venir s'installer chez nous.
Il y a aussi la revitalisation du centre.
Bien sûr. Cela passe par la rénovation de l'ancienne école normale, l'aménagement entre la place des Tilleuls et le parking Frère Orban. Ce sont des projets de longue haleine qui passeront par des partenariats avec le secteur privé, et qui avancent. Pour la restauration du site Cobegge, nous sommes un peu en rade mais je préfère attendre un peu pour un bon projet que se précipiter vers un mauvais. Il ne faut pas non plus oublier l'activité économique. Le zoning de La Houssaie est en bonne voie et nous comptons que Petit-Waret suivra deux ans plus tard. Imaginer le devenir d'une ville, c'est un tout. Il faut créer des toits et des emplois, pour obtenir une commune en croissance.

21 septembre 2007

Ambroise Paré est paré

Trois nouvelles unités inaugurées ce vendredi
Les travaux sont loin d’être finis. Deux étages supplémentaires et une nouvelle aile doivent arriver.

Ambroise Paré fait l’objet du plus grand chantier hospitalier de Wallonie. Le plan de redéploiement enclenché en 2004 porte sur 100 millions d’euros. Et la Région y contribue largement au travers de 43 millions de subsides. Logique, dès lors, que le frais émoulu ministre régional de la Santé, Paul Magnette (PS), qui effectuait là sa première visite hospitalière, vienne se rendre compte de visu de l’utilisation qui est faite au CHU montois des deniers wallons. Hier, des trois inaugurations successives auxquelles M. Magnette a assisté, une seule (celle de l’hôpital de jour chirurgical) bénéficiait de l’appui régional. Les aménagements consentis pour les deux autres services (revalidation neurologique et locomotrice/sommeil) ont été financés sur fonds propres. Le tout, pour 1,3 million.

« L’aménagement de ces unités s’inscrit dans la logique de réorganisation de l’hôpital qui consiste à faire avancer en front de boulevard les services de médecine dite « chaude » et à faire reculer vers l’arrière des bâtiments tout ce qui a trait aux actes moins urgents », a expliqué Nicolas Martin (PS), président de l’institution.
Le ministre régional de la Santé a salué le redressement du CHU « qui était encore voici une quinzaine d’années au bord de la faillite et est aujourd’hui un hôpital florissant ». Depuis 2004, le chiffre d’affaires d’Ambroise Paré (71 millions pour 336 lits) a augmenté de 30 % en trois ans. Et le nombre de consultations (13.000 par an) a cru de 20 %. Pour le ministre Magnette, il ne fait aucun doute que « d’ici dix-quinze ans, le CHU de Mons sera une des pièces maîtresses sur la carte des soins de la Wallonie ».


La cardio en vue
Sur place, on n’a pas fini d’investir. Le gros œuvre de la nouvelle aile est achevé. D’ici fin 2008, celle-ci offrira un nouveau bloc opératoire ultramoderne (quatre fois plus grand que l’actuel), une nouvelle unité de soins intensifs, un service de radiologie et un service des urgences tout neufs. Mais A. Paré est également engagé dans la course aux agréments pour la cardiologie. Un projet commun avec le CHR Saint-Joseph voisin ainsi qu’avec le CHU et l’ISPPC de Charleroi a été monté. « Nous visons les agréments B1, B2 et B3, ce qui nous permettrait d’accomplir sur Mons tous les actes de cardiologie : de la coronarographie à la chirurgie cardiaque lourde, en passant par les dilatations », précise Nicolas Martin. Jusqu’ici, seul le CHR St-Joseph offre un service de coronaro. La décision doit tomber avant fin 2007. Elle dépend du même ministre que celui qui était à Ambroise Paré pour dire tout le bien qu’il pensait du CHU montois.

25 décembre 2006

Liège et Mons sont gâtés

Les deux villes se partageront le centre pour sportifs de haut niveau

N'y voyez surtout aucune volonté de partage politique. Non, allez, juré. C'est pur hasard si le fameux centre de formation pour sportifs de haut niveau qu'ambitionne d'(enfin) ouvrir la Communauté française sera finalement séparé en deux. Et que ce sont Liège et Mons qui ont été choisis, ce vendredi, pour l'héberger.
Plusieurs candidatures émanaient du Hainaut, du Luxembourg et de Liège. Une étude juridique a donc été commandée. On a aussi tenu compte des aspects environnementaux. Et c'est le centre du Blanc Gravier, à Liège, et celui de la Sapinette, au Grand Large, à Mons, qui ont passé les tests haut la main.
Vendredi, le gouvernement de la Communauté française a validé ces choix. Le ministre des Sports, Claude Eerdekens (PS), explique qu'il aurait "préféré un seul site". Mais que ce n'était "financièrement pas possible". De surcroît, Liège et Mons ont semblé être "complémentaires".
Le projet doit aboutir dans les deux ans. Il nécessitera 25 millions d'euros, répartis entre la Communauté française, la Région wallonne ainsi que les promoteurs du projet.
Qui ? À Liège, le dossier a été rentré par les villes de Liège et de Seraing, l'université et la province. À Mons, c'est la ville et l'intercommunale hennuyère de développement.
Les centres disposeront chacun d'une capacité de 100 lits. À terme - soit en 2012 -, elle aura été portée à 250 lits de chaque côté. En janvier, le ministre des Sports consultera les fédérations sportives, leur demandant si elles adhèrent au projet. Elles auront la possibilité de s'installer sur le site de leur choix.
L'Association interfédérale du sport francophone (AIFS) installera également son siège social sur l'un des sites. Les infrastructures existantes seront utilisées. Ainsi, le Cref (football) et le centre de tennis de table de Blégny seront intégrés dans le centre. Le tennis restera à la Sapinette. D'autres fédérations, comme la gym, l'escrime ou encore le basket-ball, ont manifesté leur intérêt pour le projet. Qui semble donc bien parti pour doter la Communauté d'un outil efficace de formation.
Christian Carpentier
© La Dernière Heure 2006