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26 octobre 2008

La N-VA amputée de 1,35 millions d'euros

La semaine dernière, le CD&V a éjecté les sénateurs N-VA Louis Ide et Helga Stevens. Cette scission du groupe politique CD&V/N-VA au Sénat coûtera 1,35 millions d'euros au petit parti nationaliste. Bart De Wever, trouve que cette décision est "malhonnête".

"Le CD&V revendique maintenant 100% des coûts de fonctionnement qui ont diminué et ramassera encore 360.000 euros supplémentaires par an alors que nous restons avec rien", dit le porte-parole de la N-VA ce dimanche dans Het Nieuwsblad op Zondag.
A la chambre, le CD&V et la N-VA ont réglé la fin du groupe de manière plus correcte. La N-VA perd notamment quelques mandats intéressants mais le président de la N-VA Bart De Wever s'y retrouve.
Au Sénat, la séparation est plus douloureuse. La N-VA a calculé que l'expulsion des ses deux sénateurs leur coûtera 1,35 millions en frais de fonctionnement, soit 450.000 euros pour chacune des trois années de législature qu'il reste. Bart De Wever reproche au CD&V de ne rien avoir fait pour trouver une solution.
Le CD&V a également licencié cinq collaborateurs du groupe politique qui étaient octroyés aux deux sénateurs N-VA.

23 juin 2008

De Wever klaagt Le Soir aan voor racisme


Bart De Wever (N-VA) vindt dat de Franstalige krant Le Soir zich schuldig maakt aan racisme tegenover hem, zijn partij en de Vlamingen in het algemeen.De Wever wil dat het Centrum voor Gelijkheid van Kansen en Racismebestrijding (CGKR) ingrijpt, want 'Le Soir roept op tot haat en geweld'.In zijn brief aan Jozef De Witte van het CGKR citeert Bart De Wever vier artikels uit Le Soir die volgens hem 'ver over de schreef' gaan en ingegeven zijn door xenofobie. 'Ikzelf en mijn partij worden daarin gediaboliseerd, voor ’vergif’ uitgescholden en vergeleken met Adolf Hitler en de nazi’s.'In een opiniebijdrage worden de Vlamingen vergeleken met de Albanezen van Kosovo en de Serviërs van vijftien jaar geleden, etnisch-linguïstische zuiveraars.Een andere column stelt 'un plan tout bête' voor om de regering Leterme te redden: 'Roep de N-VA samen in de haven van Oostende. Van de voorzitter (...) tot en met de militanten, sympathisanten en kiezers. Laat ze aan boord gaan van een vrachtschip. Vaar ermee naar het midden van de oceaan. Breng het tot zinken.'

24 mars 2008

La N-VA fâchée des propos de Didier Reynders

La N-VA a modérément apprécié des propos du vice-premier ministre Didier Reynders (MR) qui a invité dimanche le CD&V à ne pas remettre sur la table l'exigence d'une grande réforme de l'Etat pour la mi-juillet.

La N-VA, dont le président Bart De Wever s'est abstenu lors du vote de confiance au gouvernement Leterme afin de donner le signal qu'un accord sur une réforme de l'Etat d'envergure doit être obtenu pour le 15 juillet, juge que le MR est "de mauvaise volonté" et "de mauvaise foi".

M. Reynders avait déclaré dimanche qu'en matière de réforme de l'Etat, "nous avons maintenant trois ans pour travailler", même s'il se dit prêt à avancer sur de nouvelles discussions institutionnelles d'ici l'été. Il avait par ailleurs invité le parti du premier ministre, le CD&V, à "ne pas remettre de nouveau sur la table l'exigence d'une grande réforme de l'Etat pour une date précise".

Selon Bart De Wever, les francophones "jouent depuis des mois un petit jeu destiné à troubler les Flamands et tout reporter".Affirmant que les francophones "ont signé noir sur blanc un accord pour régler les affaires pour juillet", Bart De Wever dit déplorer qu'ils "commencent à mettre cela en doute dès le lendemain de la déclaration de gouvernement".

Le président des nationalistes flamands affirme qu'il veut cependant donner une chance au gouvernement, "en l'absence d'alternative". Il est clair, ajoute-t-il, qu'il s'agit d'une provocation destinée à tenter de briser le cartel CD&V-/N-VA.

Pour CD&V, le discours de Didier Reynders tenu sur le plateau de Mise au point va à l'encontre des accords conclus. "Hier (dimanche), on a donné l'impression qu'il n'y avait pas de clarté sur le timing de la réforme de l'Etat. Ce timing est fixé clairement et confirmé dans l'accord gouvernemental", dit le CD&V dans un communiqué dont a fait état la VRT lundi.

"L'accord gouvernemental renvoie explicitement vers la loi spéciale qui a été déposée au Sénat dans laquelle les thèmes pour un deuxième volet de réforme de l'Etat sont fixés", a précisé lundi à la VRT Wouter Beke, président ad interim du CD&V. Le CD&V dit qu'il veillera à l'application correcte de l'accord gouvernemental et de toutes ses parties et qu'il attend la même chose de ses partenaires de la coalition.

16 mars 2008

Bart De Wever : "Ce pays n'existe plus"

Le président de la N-VA (Nieuw Vlaamse Alliantie), Bart De Wever, tient-il le CD & V, voire l'avenir du pays dans sa main ? Quel est son projet politique ultime ? Qu'est-ce qui le distingue du Belang ? Une rencontre en toute franchise avec un homme qui ne manie pas la langue de bois.
La NV-A pourrait-elle finalement soutenir le gouvernement Leterme, lors du vote de la déclaration gouvernementale ?
On est en train d'en parler avec le CD & V. Clairement, nous n'entrerons pas dans le gouvernement. Il n'y aura pas de ministre NV-A. Mais on est prêt à discuter de notre position lors du vote de confiance. Nous voyons bien que le CD & V est embêté, parce que les autres partis, et singulièrement les partis francophones, arguent de notre abstention pour réclamer plus de compétences ministérielles, voire retirer un ministre au CD & V. Nous n'allons quand même pas faire le jeu de nos adversaires.
Yves Leterme vous a demandé publiquement de soutenir le gouvernement...On ne négocie pas en public.
Le cartel est indispensable pour vous ?
Ah, oui ! Nous avons obtenu 30 pc des voix. C'est un outil important pour obtenir des choses, notamment sur le plan communautaire. On ne va pas abandonner cela. Mais ce n'est pas tout d'avoir un bel outil. Il faut aussi qu'il serve à quelque chose. Et on ne va pas me faire croire que le premier paquet, jugé anecdotique par Didier Reynders, cela suffit. Tout comme on ne me fera pas croire que le texte de l'Octopus contient des gages suffisants pour une deuxième phase importante. À quel président de parti peut-on demander d'entrer dans un gouvernement alors qu'il est presque sûr qu'il ne réalisera rien de son programme ?
Pour Karel De Gucht, la NV-A est congénitalement incapable de boucler un accord ?
Pour les francophones, c'est très facile de dire "non". Nous, pourquoi devrions-nous accepter le statu quo alors que nous voulons progresser ? Mais si on considère que ceux qui ont de l'ambition sont des caractériels... alors bon, nous sommes des caractériels.
Dans le texte de l'Octopus, il y a des engagements pour une large réforme de l'Etat...
Je ne suis pas d'accord. Il n'y a rien dans ce texte. C'est juste un texte rédigé par des gens qui n'étaient d'accord sur rien et qui ont convenu qu'on pouvait parler de tout. Cela me fait penser à ce que Napoléon a dit de la Bible : "Il y a beaucoup de promesses, beaucoup de bonnes intentions, mais rien de concret". Nous avons promis à nos électeurs que nous n'entrerons pas dans un gouvernement sans avoir la certitude qu'il y aurait une importante réforme de l'Etat. On sait bien qu'on ne réalisera pas tout notre programme. Mais il faut des avancées sur la régionalisation des leviers socio-économiques : le marché du travail, fiscalité, etc. Ce sera aussi bénéfique pour la Wallonie.
Êtes-vous pour le maintien de la solidarité au sein de l'Etat belge ?
On ne l'a jamais remise en question. Ce que nous voulons en revanche, c'est transformer la solidarité interpersonnelle actuelle en une solidarité de région à région.
Vous avez pourtant organisé un convoi de 12 camions à travers la Wallonie en disant que c'est ce qu'il faudrait pour transporter le montant, en coupures de 50 euros, des flux financiers du Nord vers le Sud du pays.
Ce n'était ni une action gentille ni une action subtile, je l'avoue. Il faut la comprendre : j'étais à un débat télévisé avec Rudy Demotte (PS). Quand j'ai essayé d'ouvrir, gentiment, le débat sur les transferts Nord-Sud, il m'a traité de raciste. C'est ce jour-là que j'ai décidé de faire une action dure. Quand on ne veut pas parler, on doit parfois forcer le débat. Avec le recul, je ne le referais pas.
N'est-il pas normal qu'il y ait des transferts à l'intérieur d'un Etat fédéral ?
Vous avez raison. Dans chaque Etat fédéral, il y a des transferts. Dans l'Europe aussi, il y a des transferts. La NV-A ne remet pas cela en cause. Mais en Belgique, on a des démocraties tout à fait autonomes. Et les transferts se font d'une région à l'autre. Cela pose des problèmes sur le plan de la transparence, de l'efficacité et de la responsabilité. Nous, nous ne sommes pas prêts à financer l'Etat PS. En Wallonie, il n'y a que 54 pc de la population active au travail, et parmi ceux-là, 40 pc travaillent pour l'Etat.
Niez-vous le redressement économique en Wallonie ?
Pour moi, la situation de la Wallonie, c'est une suite de l'unitarisme belge. On a maintenu les secteurs économiques traditionnels en vie trop longtemps. À cause du manque de responsabilité. L'histoire du redressement de la Wallonie, on l'entend depuis déjà 25 ans. Quand j'étais à l'école secondaire, dans les années 80, on me parlait déjà de la "Wallifornie". On allait voir ce qu'on allait voir. On entend cela à nouveau. Mais le Bureau du plan estime que la croissance économique restera plus faible en Wallonie qu'en Flandre jusqu'en 2012 au moins.
Est-ce que vous ne véhiculez pas des clichés ? Il y a une Wallonie qui marche bien, des secteurs de pointe dans le Brabant wallon, le Namurois, le Luxembourg...
Je sais bien qu'il n'y a pas une Wallonie homogène. La Wallonie n'a pas développé son identité comme la Flandre où l'idée de devenir un pays a gagné les esprits. Maintenant, je peux comprendre qu'il est plus difficile de s'identifier avec la Wallonie comme un pays de destin. Le gouvernement flamand est très bien identifié. Du côté francophone, c'est plus compliqué. Et puis, il y a beaucoup de nationalités différentes, des Italiens...
... en Flandre aussi, il y a des Italiens, des Turcs, non ?
Sans doute. Mais en Flandre, la confiance dans la Communauté est plus forte. Le gouvernement fonctionne, il n'y a pas de dettes ni de grandes discussions. Quand on voit le niveau fédéral, c'est tout autre chose. La Belgique, c'est une dette énorme, des luttes communautaires incessantes, des grandes difficultés de faire des compromis. Pour la Flandre, la Belgique, c'est le niveau où il n'y a que des problèmes. Mais en Wallonie, on ne voit pas les choses comme cela. De plus, en Wallonie, le contrôle démocratique ne fonctionne pas bien. Les aides européennes dans le Hainaut ont été mal utilisées. Mais il n'y a pas eu de sanctions. Les Flamands ne peuvent pas sanctionner un élu wallon.
Il faudrait une circonscription fédérale unique...
Une très mauvaise idée, cette circonscription unique. Elio Di Rupo aussi est radicalement contre. Cela n'a pas de sens, une circonscription unique en Belgique, parce que cela ne correspond pas à la société. Les médias sont divisés, la culture est divisée, l'opinion publique. On ne va pas construire une circonscription pour deux communautés distinctes. Le pays n'existe plus.
Dans votre tête, le pays n'existe plus ?
Pas seulement dans ma tête. La Belgique a existé mais elle n'existe plus. Le mouvement nationaliste flamand dit que c'est un Etat artificiellement créé...
Moi, je ne dis pas cela. A sa naissance, la Belgique correspondait à 100 pc aux voeux de l'élite, uniquement francophone. Au début, le mouvement flamand ne demandait pas la fin de la Belgique. Il voulait juste redéfinir le projet initial, davantage mieux tenir compte de sa composante germanique. C'est au début du vingtième siècle, que le mouvement flamand, lassé de ne pas être entendu, a commencé à vouloir abandonner le projet belge. Maintenant, on ne peut que constater le dédoublement de la nation belge. Les partis politiques sont scindés, le réseau belge s'évapore.
Les syndicats sont restés unitaires...
Ce n'est pas un hasard. La gauche flamande a peur d'être minorisée dans une Flandre autonome. Elle a toujours eu besoin de la gauche wallonne, plus forte.
Combien d'années donnez-vous encore à la Belgique ?
Impossible à dire. C'est une évolution à long terme. Et je ne vois pas pourquoi cela s'arrêterait. Ce n'est pas une circonscription fédérale qui pourrait changer le cours de l'histoire. Mais il y a beaucoup de problèmes comme le statut de Bruxelles. Je suis un conservateur. Pas un révolutionnaire. Et cela dépend aussi beaucoup de l'évolution de l'Europe. Pour moi d'ailleurs, la Belgique est déjà un niveau supranational. Un niveau national demande une démocratie avec une certaine homogénéité. La Belgique n'est qu'une conférence diplomatique permanente entre deux pays.
Quel est votre projet ultime ? Une séparation ? Deux petits Etats indépendants ?
Je pense que l'évolution va provoquer une évaporation de la Belgique. On n'est pas au Kosovo ni au XIXe siècle. On est membre de l'Union européenne qui, aujourd'hui, décide de 60 pc de nos lois. On ne sera jamais complètement indépendant.
Que faites-vous de Bruxelles ?
C'est une question difficile. Bruxelles est géographiquement en Flandre, mais elle a été francisée en profondeur. A Bruxelles, ce sont des vrais Belges. La Flandre ne peut pas dire : "Bruxelles est à nous". Bruxelles, qui est un enfant de la Belgique, appartient aux Bruxellois, mais aussi aux autres Régions. Bruxelles n'est rien sans la Flandre. La Flandre est amputée sans Bruxelles. Il faut travailler ensemble. Les Wallons y seront aussi toujours les bienvenus. On ne va pas construire les murs.
On peut donc bouger les frontières ?
Ça, c'est un jeu dangereux. Il faut comprendre la Flandre. On a toujours changé les frontières au détriment de la Flandre. Les Flamands sont comme des Québéquois. Ils doivent se protéger d'une culture beaucoup plus puissante. Je ne comprends pas pourquoi les francophones n'arrivent pas à accepter qu'on a fixé des frontières linguistiques et adopter l'unilinguisme...
...en échange, notamment, du droit, accordé aux habitants de la périphérie, de voter pour des candidats francophones de Bruxelles...
En 1963, on a laissé des anomalies... C'est la Cour constitutionnelle qui l'a dit.
Elle n'a pas dit qu'il fallait scinder l'arrondissement BHV...
Ce n'est pas la seule solution. Mais c'est la solution la plus logique. Cela constituerait la fin d'une discussion du siècle passé sur le développement culturel de la Flandre. Pendant 150 ans, nous avons été des citoyens de deuxième classe sur le plan culturel. C'est fini.
Les Bruxellois néerlandophones risquent d'être marginalisés par une scission...
Il faut accepter les conséquences de la scission.
Qu'est-ce qui distingue la N-VA du Vlaams Belang ?
Il y a deux choix quand on est nationaliste flamand : on peut vouloir, comme nous, changer les choses en participant au changement ou se dire hostile à la Belgique comme le Vlaams Belang en rejetant toute participation au système. Le Vlaams Belang attend. Il ne changera jamais rien. Et il complique la tâche des autres. Car il a placé la demande pour l'autonomie de la Flandre dans un contexte de racisme et de l'extrême-droite. Il est devenu très facile pour les francophones de dire : "Vous avez vu qui sont les autonomistes flamands, leur projet a l'air vraiment intéressant". Si le Vlaams Belang n'existait pas, les francophones devraient l'inventer.
Ils nuisent à la cause flamande ?
Oui. Tout à fait.
Qui est responsable de l'échec de l'orange bleue ? La N-VA ?
Le seul parti francophone qui a eu une écoute pour les thèses flamandes, c'est le MR.
Le MR, c'est aussi le FDF...
Oh, le FDF mène le combat du siècle passé, qui n'a plus lieu qu'à Bruxelles et en périphérie. C'est un micro-ennemi. Les vrais problèmes, ce sont les problèmes socio-économiques. Et là, j'ai bien vu que, parmi les francophones, seul le MR était prêt à abandonner le discours de la crainte, de la misère, de la dépendance. Ce qu'on peut reprocher à Didier Reynders, c'est de n'avoir rien fait pour essayer de sortir Joëlle Milquet de sa logique, hostile à l'orange bleue. Reynders a toujours été très cynique, avec des phrases qui tuent et un certain machisme. Ce n'était pas la meilleure façon de convaincre Joëlle Milquet.

10 mars 2008

Yves Leterme se mouille

Il n’avait pas bonne mine, sur les plateaux télé. Mais sa combativité, elle, semble avoir doublé. Yves Leterme veut manifestement reprendre son cartel en main. Au point de se mouiller personnellement.

Il n’avait pas bonne mine, sur les plateaux télé. Mais sa combativité, elle, semble avoir doublé. Yves Leterme veut manifestement reprendre son cartel en main. Au point de se mouiller personnellement.

La N-VA a, par deux fois, en bureau, affirmé qu’elle ne monterait pas dans le gouvernement Leterme Ier et qu’elle ne lui voterait pas la confiance, jugeant le premier paquet de réformes institutionnelles « trop vague et trop conditionnel ».

Le futur Premier ministre, père du cartel CD&V/N-VA, se fait fort de convaincre ses alliés nationalistes de changer d’avis – sans pouvoir changer le contenu de ce paquet. « Je ne comprendrais pas, lance-t-il à la VRT, qu’on ne vote pas ces transferts de compétences. La loi sur les baux, l’économie sociale, la sécurité routière, ce sont des compétences importantes pour les plus faibles revenus. Ce ne sont pas des zakouskis. »

« La situation est meilleure »
Il annonce dès lors qu’il aura, dans les prochains jours, un contact avec la N-VA dans l’espoir qu’elle prenne ses responsabilités. Selon son porte-parole, « Yves Leterme prendra contact avec Bart De Wever, président de la N-VA pour expliquer ce qu’il y a dans le premier paquet et son engagement pour le deuxième. » Mais selon nos informations, ces contacts sont déjà entamés depuis quelques jours. « Il y en a eu la semaine dernière, et il y en aura encore cette semaine, nous dit ce CD&V. Il s’agit de voir dans quelle mesure la N-VA peut être plus proche de nous. »

Un autre confirme ces contacts, et ajoute : « En contrepartie de son soutien au gouvernement, la N-VA exigera une déclaration extrêmement ferme du CD&V ou de Leterme pour tenir les engagements flamands et la date butoir du 15 juillet. » On aurait aussi promis un secrétariat d’Etat à Bart De Wever, mais il ne devrait pas l’accepter, sauf à donner l’impression d’être « acheté ».

Dimanche, après avoir été réélu la veille avec près de 99 % des voix à la tête des siens, Bart De Wever a lancé, à la VRT, ce que le CD&V prend pour un signal positif. Pour De Wever, son score stalinien est une approbation de sa politique, donc de sa stratégie de lien étroit avec le CD&V.

D’ailleurs, le président du CD&V, Etienne Schouppe, en « contact permanent » avec son homologue N-VA, n’envisage pas, nous dit-il, que celle-ci réponde « non » à Leterme : « Les contacts sont trop bons. Rien ne me permet de dire qu’une solution ne serait pas possible. Nous partons du principe qu’il n’y a pas de raison de ne pas trouver un terrain d’entente. La situation est meilleure qu’il y a une semaine. »

Et si les nationalistes ne se laissent tout de même pas convaincre, c’est la rupture du cartel ?

Etienne Schouppe refuse d’envisager cette option. Yves Leterme dit qu’il faudrait « en tirer les conclusions ». Mais tous savent que la situation serait, après l’engagement personnel du futur Premier, intenable. Premier pas : dimanche soir, la N-VA a dit accepter la discussion sur le vote de confiance à Leterme Ier ; mais toujours pas question d’entrer dans ce gouvernement.

Un CD&V résume : « Ce serait une prérupture, le début de la fin. » Et au lieu d’une belle victoire psychologique et politique pour Leterme, un (dangereux) échec de plus.

31 décembre 2007

De Gucht incendie Verhofstadt III, De Wever réagit

Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open VLD) s'interroge ce samedi dans « De Morgen » sur la viabilité du gouvernement intérimaire. « Le fait qu'il critique le gouvernement m'interpelle. Pourquoi est-il devenu ministre alors ? », a réagi le président de la N-VA Bart De Wever.

Dans une interview, il évoque les contradictions politiques inhérentes au gouvernement et craint de voir surgir une situation où les libéraux et les socialistes passent leur temps à se bloquer mutuellement. Selon lui, la grande réforme de l'État n'aura par ailleurs pas lieu.
Une semaine après l'installation du gouvernement intérimaire Verhofstadt III, M. De Gucht tire à boulets rouges sur le CD&V et Yves Leterme. « Leur plus grosse prestation a été de bloquer le pays après 6 mois », dit-il.
Karel De Gucht ne se montre pas pour autant plus enthousiaste face à la solution trouvée par Guy Verhofstadt : « Verhofstadt a formé un nouveau gouvernement qui n'est pas à proprement parler 'a thing of beauty'. Mais ce qu'il montre bien, c'est qu'il sait comment sortir d'une situation impossible. Alors que Leterme, dans une situation comme celle-là, fait plus de mal que de bien et dit que c'est la faute des autres ».
Selon lui, la N-VA a joué un rôle crucial dans l'échec des tentatives de formation d'un gouvernement. « Bart De Wever est quelqu'un qui peut arriver à un accord, car il dispose d'un sens raisonnable du cynisme. Mais un Bourgeois, une Brepoels, ce sont des personnes qui, de manière congénitale, sont incapables de conclure un accord. Ils tiennent le CD&V dans leurs griffes ».
Le ministre des Affaires étrangères ne voit pas non plus d'un bon œil la grande réforme de l'État annoncée par Leterme pour Pâques. « Le CD&V et la N-VA ont plongé le pays dans une situation telle qu'il est difficilement concevable de ne pas avoir de grande réforme de l'État. Mais est-ce que la Belgique a seulement besoin d'une grande réforme de l'État ? Est-ce qu'on va finalement commencer à m'expliquer à quoi cela doit effectivement ressembler ? ».
De Wever : une stratégie désastreuse
Le président de la N-VA, Bart De Wever, trouve peu conséquent que Karel De Gucht accepte de devenir ministre dans un gouvernement qu'il critique lui-même. Il ajoute que ce n'est pas la première fois que le ministre des Affaires étrangères ne prend pas ses responsabilités en matière communautaire.
« Le fait qu'il critique le gouvernement m'interpelle. Pourquoi est-il devenu ministre alors ? », s'interroge Bart De Wever. « Il parle d'une méfiance manifeste. Alors, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est peu conséquent d'entrer dans ce gouvernement. »
Le président de la N-VA précise que sur le plan communautaire, Karel De Gucht ne s'est jamais mouillé. Bart De Wever se demande d'ailleurs ce que cela cache comme stratégie. « Négocier et présenter à chaque fois le drapeau blanc, c'est une stratégie qui est à tous égards désastreuse », estime Bart De Wever.
Il pense que derrière les déclarations de Karel De Gucht se cache un jeu de parti politique dont l'intention est de nuire au cartel CD&V/N-VA et au Vlaams Belang en général. Il pense également que des motifs personnels peuvent expliquer les propos du ministre.
« Après huit ans de coalition violette dominée par les francophones, et plus particulièrement par le PS, et au sein de laquelle Karel De Gucht lui-même a dû faire de nombreuses concessions, je crois qu'il ne peut pas accepter qu'il y ait un parti (la N-VA) qui reste fidèle à sa ligne de conduite », ajoute Bart de Wever.

30 octobre 2007

Bart De Wever choque la Communauté juive

Le collège communal d'Anvers s'excuse devant la communauté juive

Le bourgmestre d'Anvers, Patrick Janssens (sp.a), s'est excusé dimanche au nom du collège communal pour l'implication de l'administration communale dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Le maïeur, actuellement en Chine, s'est excusé au moyen d'un message vidéo projeté lors d'un forum organisé dimanche par les organisations juives d'Anvers, en mémoire des victimes de la Shoah.

Comme l'ont démontré plusieurs études historiques, l'administration anversoise a prêté son concours à l'occupant nazi.
A l'occasion de trois rafles menées à l'été 1942, quelque 1.200 juifs furent déportés via Malines. Certains policiers anversois participèrent même aux arrestations. A Bruxelles, les bourgmestres avaient eux refusé pareille collaboration. (belga)



Le PS veut une prise de position du CD&V sur De Wever

Le Parti socialiste a demandé mardi que le CD&V prenne position sur les propos tenus par le président de la N-VA Bart De Wever, partenaire de cartel des démocrates-chrétiens flamands, qui avait qualifié les excuses du bourgmestre d'Anvers à la communauté juive de "gratuites" et destinées à combattre le Vlaams Belang.
"Le PS condamne les propos tendancieux de Bart De Wever qui voit une instrumentalisation politique, là où chaque citoyen de notre pays voit un acte de profonde et humaine reconnaissance eu égard à cette page difficile de notre histoire", indique le PS dans un communiqué.
Le PS dénonce aussi "l'amalgame que fait le président de la N-VA entre la Shoah et la situation dramatique et insoutenable que vivent les Palestiniens dans les territoires occupés". Il interpelle donc le CD&V, en cartel avec le N-VA, et lui demande de prendre clairement position face aux propos de son partenaire politique.
Lire aussi:
Bart De Wever critique les excuses de Patrick Janssens
Le pardon d'Anvers relance le débat
Bart De Wever rencontre la communauté juive à 15h


Bart De Wever n'a pas apprécié les excuses (démagogiques selon lui) de Patrick Janssens, le bourgmestre d'Anvers. L'Open Vld et les Juifs d'Anvers n'ont pas du tout apprécié la remarque du président de la N-VA, Bart De Wever, sur les excuses du bourgmestre anversois Patrick Janssens à la communauté juive, rapportent plusieurs médias mardi. Le bourgmestre d'Anvers, Patrick Janssens (sp.a), s'est excusé dimanche au nom du collège communal pour l'implication de l'administration communale dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Pour Bart De Wever, ces excuses sont "gratuites" et n'ont pour objectif que de combattre le Vlaams Belang.Cette remarque de Bart De Wever a choqué la communauté juive. Selon Michael Freilich, rédacteur en chef d'un magazine juif, il faudrait se faire du souci pour la communauté juive si l'histoire devait se répéter avec Bart De Wever comme bourgmestre.

M. Freilich a demandé une réaction au CD&V, partenaire de cartel avec le parti de Bart De Wever. Karel De Gucht, Patrick Dewael et Bart Somers, de l'Open Vld, ont pour leur part écrit une lettre ouverte pour réagir aux propos de Bart De Wever. (belga)

7SUR7 TV: Le pardon d'Anvers suscite les réactions
EN SAVOIR PLUS: De Wever "doit présenter ses excuses à la communauté juive"


16/10/07
Le Vlaams Belang déverse du sucre devant le siège de la N-VA

Des membres du Vlaams Belang se sont rendus ce mardi au siège de la N-VA pour y déverser 250 kilos de sucre après les propos tenus par le président de celle-ci, Bart De Wever, qui avait déclaré dimanche qu'il était prêt à donner une "cuillerée de sucre" aux Francophone pour faire passer l'amertume d'une scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde.


"Fini de donner et de faire des concessions", a lancé le chef de groupe à la Chambre, Gerolf Annemans. Le slogan renvoie à la défunte Volksunie qui, d'après le Vlaams Belang, était prête à brader ses principes contre des portefeuilles ministériels lors de la signature du Pacte d'Egmont. L'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde doit être scindé sans compensation, a réclamé le parlementaire. (belga)

26 septembre 2007

Aux crochets des Wallons

La soeur de Bart De Wever (le président de la N-VA), vit du chômage en Wallonie

"Nous n'avons pas de commentaire à faire. Laissez-nous tranquilles. Karina n'est pas ici." L'accueil est froid devant la grille de la propriété située à Poncelle, près de Tintigny.
C'est dans ce hameau gaumais que vit depuis un an Karina De Wever. La soeur de Bart. Le président de la N-VA. Celui-là même qui revendique l'autonomie de la Flandre. La séparation avec des Wallons qu'il considère comme des profiteurs du système.
Karina, sa grande soeur, ne partage visiblement pas ce point de vue. Elle vit à Poncelle avec son compagnon et sa fillette. Avec pour tout revenu, 900 € d'allocations de chômage du Forem. Une institution on ne peut plus wallonne. Trois autres couples avec enfants, membres de la communauté Lorién, ont également quitté Anvers.

Ils vivent désormais dans l'ancien home la Veillée ou plutôt dans des caravanes. La communauté des Lorién a acheté l'immeuble très vétuste pour en faire un lieu de vie commun. Agrémenté de maisonnettes particulières pour chaque famille. Un projet gargantuesque en main-d'oeuvre et en argent.
Préservée par ses colocataires, Karina De Wever ne se montre pas. "Elle respecte son frère. Mais elle ne fait pas de politique. Lui ? On ne l'a jamais vu ici", indique un membre de la communauté.
Ce dernier refuse de nous mettre en contact avec Madame De Wever. Puis il évoque brièvement la possibilité de monnayer une interview. Mais Karina finit par se montrer. "Je ne parle jamais des affaires politiques avec mon frère. On se voit quelques fois par an. On parle alors des enfants, de cinéma. Pour l'instant, je cherche du travail. Je suis une formation pour apprendre le français. Je suis venue vivre ici pour être au calme."
La communauté semble bien acceptée dans la localité. Même si le mode de vie de ses membres est parfois bucolique. Il n'est en effet pas rare de croiser Karina De Wever sur sa mobylette, à la recherche de son compagnon dans le village.
Les enfants, eux, suivent une scolarité normale à Tintigny.