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26 mai 2008

L’internet belge est trop cher

La Belgique se situe tout en bas du tableau en matière de tarifs internet. L’offre des fournisseurs d’accès en Belgique est quasiment deux fois plus chère que l’offre la moins chère au niveau européen.
C’est ce que révèle une étude de Test-Achats présentée ce lundi et qui compare plus de 120 offres commerciales dans huit pays européens en fonction de quatre profils types d’utilisateurs.
Selon Test-Achats, la Belgique n’est pas concurrentielle face aux autres pays d’Europe et l’Etat, actionnaire principal de Belgacom ainsi que la faible présence de ligne dégroupée font partie des raisons qui expliquent ce manque de compétitivité des offres belges.
La Belgique est en outre, l’un des deux derniers pays d’Europe à imposer des limites en volume de téléchargement tout en surfacturant les dépassements. Alors qu’elle faisait partie des pionniers de l’Internet au début des années 2000, la Belgique se retrouve aujourd’hui tout en bas de l’échelle, que ce soit au niveau des prix ou de l’aspect technique.
Il semble également que l’on assiste, chez les deux opérateurs belges les plus puissants, Telenet et Belgacom, à une stagnation voire une augmentation mais aussi, selon l’organisation de protection des consommateurs, à un mimétisme des tarifs pratiqués.
Selon Test-Achats, c’est l’absence de concurrence et de transparence qui pénalise le consommateur belge. « Il y a un manque de volonté politique en matière de régulation. L’Etat est lui-même actionnaire majoritaire de Belgacom, il y a conflit d’intérêts », explique Jean-Philippe Ducart, porte-parole de l’association de consommateurs.
Afin d’améliorer le marché Internet en Belgique, Test-Achats a également avancé une liste d’exigences en termes de structure de marché et de transparence. Parmi celles-ci, figurent la diminution progressive de la part de l’Etat dans Belgacom, une plus grande indépendance du régulateur du secteur, l’IBPT (Institut Belge des Postes et des Télécommunications) ainsi que l’augmentation de ses effectifs et du soutien financier mais aussi la nécessité d’imposer une fiche d’information standardisée pour « palier le manque d’informations qui existe dans le chef du consommateur », ajoute Jean-Philippe Ducart.
Pour permettre aux usagers de l’Internet de rechercher la formule la plus « light » possible, Test-Achats ouvre son simulateur de tarifs Internet à tous, avec un module de calcul selon la vitesse et le volume mensuel souhaités, via le site www.test-achats.be.
Par ailleurs, le ministre pour l’Entreprise et la Simplification, Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a fait savoir lundi, par voie de communiqué, qu’il « est satisfait que les conclusions de la nouvelle étude de Test-Achats confirment ses postulats » et qu’il « souhaite plus de concurrence sur le marché de la large bande, plus de transparence sur les tarifs de gros entre les opérateurs et les fournisseurs d’accès Internet et plus d’investissements dans les nouvelles technologies ». Il préconise en outre l’Internet plus rapide (jusqu’à 20 Mbit/s grâce à l’ADSL2+) disponible pour tous les opérateurs alternatifs à partir du 1er juillet 2008.

28 mars 2008

Microsoft en péril à l’école

Les écoles wallonnes pourraient recaler « Office »
Office, la suite bureautique de Microsoft, pourrait ne pas se retrouver dans les 40.000 nouveaux ordinateurs qui doivent équiper les écoles wallonnes. Quatre sociétés sont en lice pour remporter le contrat. Vont-elles adopter les logiciels libres ?

Microsoft pourrait-il être « busé » dès la rentrée dans les écoles wallonnes ? Ce n’est pas à exclure. Alors que l’administration régionale poursuit son appel d’offres pour désigner le fournisseur des quarante mille nouveaux ordinateurs qui doivent équiper les écoles du primaire et du secondaire, il nous revient que plusieurs des quatre offres encore en lice seraient financièrement attractives parce qu’elles n’intègrent pas les logiciels de bureautique de Microsoft pour équiper les ordinateurs, et en particulier sa très populaire suite bureautique Office.
« Le cahier des charges de la Région n’impose aucune contrainte pour le choix des logiciels utilisés sur les ordinateurs, note un proche du dossier. Cela n’a pas échappé aux soumissionnaires. Car malgré des prix réellement écrasés, le paquet de licences que Microsoft a proposé aux fournisseurs d’ordinateurs dans le cadre de l’appel d’offres s’élève néanmoins à une centaine d’euros ».
Et une centaine d’euros épargnés sur chacun des quarante mille postes, cela permet de rentrer une offre beaucoup plus attrayante, dans un marché estimé à trente millions d’euros. D’autant que, selon des bruits de couloirs, trois des quatre sociétés qui ont remis offre (Systemat, Econocom, Computerland et Priminfo) se tiendraient dans un mouchoir de poche alors que la procédure négociée est toujours en cours.
Si l’une de ces offres sans Office devait l’emporter, ce serait un coup dur pour la firme de Bill Gates mais surtout une opportunité inespérée pour les tenants des logiciels libres de mieux faire connaître l’informatique ouverte et « communautaire » : ces ordinateurs seront en effet utilisés par les 580.000 élèves de l’enseignement wallon ainsi que par leurs enseignants.
Hasard du calendrier, la Région bruxelloise pourrait prendre le même tournant d’ici l’été : l’appel d’offres qui vise à renouveler le parc informatique des écoles secondaires bruxelloises prévoit que les directeurs qui choisiront les solutions libres plutôt que celles de Microsoft recevront plus d’ordinateurs, grâce aux économies sur le prix des licences.
Le débat entre partisans des logiciels libres et ceux de Microsoft risque donc d’être relancé dans les prochaines semaines. Les supporters du géant américain du logiciel font valoir qu’il est absurde de faire travailler les élèves sur des systèmes différents de ceux qu’ils rencontreront ensuite dans la plupart des entreprises qui les emploieront. Ils font également remarquer que les enseignants utilisent le plus souvent les logiciels de Microsoft à domicile et qu’ils risquent donc d’être dépaysés lorsqu’ils seront confrontés au nouveau matériel scolaire.
Ces arguments paraissent cependant un peu datés. Openffice.org, la suite bureautique libre qui fait concurrence à Microsoft partout dans le monde a fait la preuve d’une réelle compatibilité avec Office. « Le seul bémol c’est que l’on n’a pas aujourd’hui la certitude qu’OpenOffice sera parfaitement stable sur les ordinateurs d’Apple, note un proche du dossier. Or, l’appel d’offres prévoit que les écoles doivent pouvoir choisir librement entre des PC ou des Mac ». Depuis février, la Région organise une formation pour les directeurs d’écoles afin de leur donner l’information nécessaire pour faire leur choix.
Au cabinet du ministre wallon de la Formation, Marc Tarabella (PS), qui devra faire atterrir d’ici l’été ce dossier épineux, on se refuse à tout commentaire sur l’appel d’offres en cours, précisant simplement que l’administration négocie toujours avec les soumissionnaires et que l’on espère tenir le calendrier prévu, soit un déploiement des ordinateurs dès la rentrée de septembre.
Le ministre Tarabella sait qu’il marche sur des œufs. Propulsé à Namur, l’an dernier, il a hérité d’un dossier miné. Une première salve d’offres avaient été déclarées irrégulières par le Conseil d’État. Un an avant les élections régionales, il ne peut à aucun prix décevoir les milliers d’enseignants qui se demandent si la Région sera capable de mettre un terme à la sous-informatisation des écoles, où les trop rares ordinateurs disponibles ont été livrés il y a dix ans.

18 février 2008

Toshiba envisagerait d’abandonner le HD-DVD

Le groupe japonais Toshiba envisage d’abandonner complètement le développement et la commercialisation du format de DVD de nouvelle génération HD-DVD, ayant perdu la bataille contre le format concurrent Blu-ray de Sony, a indiqué lundi une source industrielle proche du dossier. Toshiba va revoir de fond en comble son activité HD-DVD et « un retrait complet est l’une des possibilités envisagées », a déclaré à l’AFP cette source sous le couvert de l’anonymat, confirmant des informations parues dans la presse japonaise durant le week-end. Interrogée, une porte-parole de Toshiba a cependant affirmé qu’« aucune décision officielle n’a encore été prise » à ce sujet. Selon les médias, un abandon total du HD-DVD coûtera à Toshiba plusieurs centaines de millions d’euros.

17 juillet 2007

Scarlet ira en appel face à la Sabam

Condamné, fin juin, à filtrer les œuvres protégées du répertoire de la Sabam qui transitent par son réseau internet, le fournisseur d'accès Scarlet a annoncé, lundi, sa décision d'aller en appel.
lance le directeur marketing de Scarlet, Joz Wölbling. Il s'agit d'un problème mondial qu'une entreprise locale comme la nôtre ne peut assumer seule. Nous sommes contre l'illégalité et nous ne demandons pas mieux que de coopérer. Mais nous ne sommes pas d'accord d'en supporter seuls le coût. C'est à l'industrie de la musique d'être responsable de ses propres contenus ».
Scarlet doit, dans les six mois, empêcher le transfert de musique protégée. Un investissement qui risque d'être financièrement très lourd. C'est dire que le fournisseur d'accès ne dispose que de peu de temps pour renverser un jugement qui est exécutoire malgré sa décision d'aller en appel.
Mais Scarlet peut désormais compter sur le renfort de ses concurrents, comme Belgacom ou Telenet, qui sont à leur tour visés par la Sabam (Le Soir du 14 juillet). Il est probable que l'Ispa, l'association belge des fournisseurs d'accès, se joindra à la cause pour soutenir l'action de Scarlet face à la Sabam.
« Selon l'analyse de l'expert mandaté par le tribunal, le logiciel Audible Magic que nous devrions installer, ne permettrait qu'un blocage partiel, note Gracy Ramont, juriste du fournisseur d'accès. En revanche, nous devrons payer des astreintes si nous ne bloquons pas la totalité des œuvres protégées. Si l'on exécute le jugement, on devra donc payer deux fois. D'abord pour un logiciel qui ne sera pas vraiment efficace et ensuite pour des astreintes, parce que nous n'aurons pas réussi à tout filtrer ».