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22 mai 2008

Jose Happart a accepté une invitation de l'ambassadeur de Syrie

Revenant de Damas, je ne voudrais vraiment pas que cette très belle ville, calme, berceau d'une culture millénaire, siège d’un gouvernement laïque, ne soit aussi détruite par les bombes. Tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés m'ont fait part de leurs craintes, mais surtout de leur disponibilité à participer à un règlement pacifique du conflit duMoyen-Orient, conscients qu'ils sont de nécessaires concessionsréciproques.

Suite au communiqué diffusé par le Ministre des Affaires Etrangères,M. Karel DE GUCHT hier après-midi, le Président du Parlement wallon,M. José HAPPART tient à apporter les précisions suivantes : - "Je mesuis rendu à Damas, les 18 et 19 mai, à titre individuel, accompagnéde mon Directeur de Cabinet et de mon Conseiller-Expertpour les problématiques du Moyen-Orient. Il y a quelques mois,j’avais reçu, comme cela se passe très couramment, une visite de S.E.M. l’Ambassadeur de Syrie qui n’avait pas manqué de m'inviter. J’airépondu, - à titre privé -, que j’acceptais celle-ci et que, dès quemon agenda me le permettrait, j’irais à Damas pour me rendre comptesur place de la situation. En effet, pour ma part, je crois plus audialogue qu’aux armes : seul le dialogue permet de cheminer vers lapaix ! Préalablement, je m'étais ouvert de mon déplacement en Syrieauprès du Commissaire européen, Monsieur Louis MICHEL, et j'en avaisinformé le Bureau du Parlement wallon.
J’ai gardé un très mauvais souvenir de l’échec des négociations desva-t-en-guerre américains qui, sous un motif fallacieux, ont envahil’Irak ; leur guerre tue des innocents tous les jours. Mieux vaudraitplanter des arbres plutôt que de lancer des bombes … Revenant deDamas, je ne voudrais vraiment pas que cette très belle ville, calme,berceau d'une culture millénaire, siège d’un gouvernement laïque, nesoit aussi détruite par les bombes. Tous les interlocuteurs que j’airencontrés m'ont fait part de leurs craintes, mais surtout de leurdisponibilité à participer à un règlement pacifique du conflit duMoyen-Orient, conscients qu'ils sont de nécessaires concessionsréciproques. Lors des discussions où toutes les questions, mêmesensibles, furent abordées avec franchise, je les ai encouragés àmultiplier les contacts et les invitations aux parlementaires del’ensemble des pays de l’Union européenne pour assurer un dialogue etune compréhension mutuelle favorisant la négociation et le processusde paix.
Je n’ai évidemment à aucun moment pris de position qui pourraitengager la Région, l’Etat ou l’Europe. Cela n’était pas mon rôle. Parcontre, je les ai trouvés très au fait de nos problèmesinstitutionnels et du fonctionnement de la démocratie à l’intérieurde notre Etat. Il m'était assurément très difficile de trouver desarguments démocratiques pour justifier le non respect des droitslinguistiques et culturels d'un certain nombre de citoyens deBelgique, ou de la non nomination de Bourgmestres élus.
Il me revient la fable "de la paille et de la poutre…" : Je n’aitoujours pas reçu de réponse de Monsieur DE GUCHT au courrier que jelui ai envoyé pour déplorer son attitude au Congo."
José HAPPARTPS : ce déplacement n’a pas coûté 1 € à la Région wallonne.

25 avril 2008

De Gucht n'a pas dérapé

Le discours musclé de Karel De Gucht reflète bien la position du gouvernement. Tout avait été concerté la semaine dernière. Plusieurs députés suggèrent à Yves Leterme d'aller sur place, au Congo, pour rencontrer Joseph Kabila.
Cinq questions dont trois émanant des bancs de la majorité, jeudi après-midi en séance plénière de la Chambre. C'est clair que la politique congolaise de la Belgique pose question. C'est Yves Leterme lui-même qui a répondu aux questions.
Vlaams Belang excepté, toutes les interventions sont allées dans le même sens, fût-ce avec quelques nuances : n'est-on pas en train d'envenimer inutilement nos relations avec la République démocratique du Congo, alors que les Congolais ont besoin de nous ?
Diplomatie ou bâton
Le débat aura finalement plus porté sur l'évaluation des progrès engrangés (bouteille vide ou à moitié pleine ?) que sur cette question essentielle : quelle est la manière la plus efficace de faire passer le message ? La diplomatie discrète ou le bâton ?
Mais l'autre question que tout le monde se posait est venue de la bouche de Christian Brotcorne (CDH) : les propos de Karel De Gucht reflètent-ils ce qui avait été confié au ministre des Affaires étrangères dans le cadre de cette mission ? Et la réponse du Premier ministre a été sans ambiguïté : c'est oui. "Le message des trois ministres reflète la position de l'ensemble du gouvernement". Il a été "fixé la semaine dernière en concertation" et "on a amplement parlé" alors de la teneur du discours de Karel De Gucht.
Colonialisme
Le chef de groupe CDH a aussi suggéré au Premier ministre "d'envisager un voyage sur place pour peut-être éteindre ce qui ne devrait pas devenir une stérile polémique".
Même invitation de la part de Juliette Boulet (Ecolo) mais saupoudrée de propos plus durs : "Vous devriez aller sur place pour vous rendre compte de ce que les Congolais attendent réellement", suggère la députée. La représentante des Verts a qualifié de "colonialistes et paternalistes" les propos du chef de la diplomatie belge. Elle a évoqué deux poids et deux mesures par rapport à l'indulgence dont la Belgique fait preuve à ses yeux à l'égard de la Chine ("Là, on tarde, on s'en remet à l'Europe, par crainte de sanctions économiques"). Elle s'est enfin plainte de ce que l'on parle au nom des Belges, alors même que la note politique de Karel De Gucht n'a pas encore été distribuée et n'a donc pas pu faire l'objet d'un débat au Parlement.
André Flahaut (PS) a d'abord enfourché son dada, la politique de Défense, pour constater, on résume, que c'est la continuité qui prévaut. Mais lui aussi a poussé Yves Leterme à prendre contact avec le Président de la RDC pour lui repréciser les termes des accords conclus, et enfin "revenir au calme et à des relations normales". Pour lui, "un partenariat, ce n'est pas seulement des chiffres, c'est une relation de confiance entre des responsables, et cette confiance se gagne dans la durée".
Il a estimé que cette relation doit aussi évoluer dans le temps en tenant compte des circonstances nouvelles : "La Belgique est encore acceptée autour de la table mais elle n'est plus le partenaire exclusif ni même privilégié, qui peut se permettre d'expliquer ce qu'il faut faire en levant le gros doigt". En résumé, il s'est inquiété "de l'attaque frontale et peu diplomatique contre les autorités politiques du Congo", Congo qui, a-t-il rappelé, est un Etat souverain.
Leterme au Congo ?
Yves Leterme ira-t-il au Congo ? Il n'a pas répondu jeudi à cette question. Mais sur le fond du problème, il est resté sévère. "La façon dont les choses se déroulent là-bas est préoccupante, en matière de bonne administration, de l'organisation d'un Etat de droit et de lutte contre la corruption. Il y a trop peu d'avancées. Sans cela, ce pays ne se relèvera jamais." Il a encore évoqué la situation dans l'Est, "qui est loin d'être normalisée" et rejeté l'accusation de néocolonialisme. Pour lui, "la RDC est un Etat souverain avec lequel la Belgique entretient une relation, particulière et ancienne, de partenariat". Enfin, il a tenu à minimiser la portée des propos tenus, M. Kabila ayant, selon lui, "estimé lui-même qu'il n'y avait pas eu d'incident", une lecture du climat ambiant qui ne sera vraisemblablement pas partagée par tout le monde.

Le Congo, parent pauvre de l'aide occidentale
Les aides occidentales promises n'arrivent pas ou arrivent très tard. Du coup, Kinshasa va chercher la coopération là où il la trouve et l'effort de reconstruction en est à ses balbutiements.

Lire aussi: l'édito
" Le rapport maîtres-esclaves, c'est fini"
"De Gucht a parlé au nom du gouvernement"

21 octobre 2007

L'ambassadeur Schmidt quitte définitivement Paris



MAJ 18/10/07

Schmidt tué deux fois

On sait que Pierre-Dominique Schmidt est ex-ambassadeur de Belgique à Paris. Depuis la semaine passée, il est aussi ex-membre du collège d’autorisation et de contrôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le gouvernement de la Communauté française a en effet pourvu à son remplacement. Motif ? Il n’aurait jamais prêté serment, malgré sa présence régulière aux réunions du CSA. Son remplaçant a un profil autrement plus lisse, en la personne de Luc Heyneman, ex-chef de cabinet adjoint (audiovisuel) de Fadila Laanan et ex-porte-parole de différentes instances ou personnalités du PS, qui suscite pourtant la méfiance partout où il passe. Gageons qu’il s’entendra à merveille avec le futur (très) probable nouveau boss du CSA et ex-porte-parole d’Elio Di Rupo, Marc Janssen.

MAJ 17/10/07

Schmidt mettait de sa poche

L’ex-ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, s’est confié à Humo : « A Paris, c’est une tradition de dépenser plus que les moyens dont on dispose (…). Puis-je répondre non à un Ministre qui demande d’organiser une réception quand il est à Paris en lui disant « Je n’ai plus d’argent » ? Enfin, j’ai dû tout de même décevoir à plusieurs reprises le ministre de la Défense, André Flahaut (PS) (…).

Quand je dépensais plus que les moyens que j’avais à ma disposition, je comblais le solde avec mes propres deniers (…). Un exemple : en 2005, j’ai reçu 115 000 € du département et j’en ai pourtant dépensé 159 000. J’ai fait l’appoint de 45 000 €. Je suis d’ailleurs fier d’avoir dépensé plus que ce que je reçevais de mon département (…). C’est un signe que je travaillais fort ».
Contre les rumeurs : « Je sais qu’on m’appelle « l’Ambassadeur Electro » car je suis un fervent de l’electrojazz de Marc Moulin, par exemple. Que l’ambassade était une cage aux folles ? Le film est très bon ! Non, c’est ridicule. D’ailleurs mes petites fêtes n’étaient jamais « men only ». Vous savez comment se déroule une petite fête à Paris ? Les invités apportent une bouteille de champagne et l’hôte met à disposition un buffet campagnard ou un barbecue quand il fait bon. Pour le reste, on boit quelques bouteilles de vin rosé qui valent entre 5 à 8 € pièce (…). C’est tout ! Donc, pas question de partouzes ! Moi j’ai toujours dit : pas de drogues chez moi. Et le sexe ? Ridicule ! D’ailleurs, je n’ai jamais fait appel à des prostitués masculins (…). Je ne sais pas s’il en existe (…). Je me demande si on m’aurait cherché autant si j’étais hétérosexuel. La Belgique n’est pas encore émancipée à ce niveau-là. Le croire a été une grosse erreur de ma part ».


L'étau se resserre autour de Pierre-Dominique Schmidt
02/10/2007
Les recherches menées par France Télécom montrent que le faux, parvenu par fax chez Fortis et qui était à l'origine des ennuis de l'ex-ambassadeur à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, est bien parti de la résidence de l'ambassadeur "d'une ligne non ouverte et donc non répertoriée officiellement par le personnel", écrit mardi Le Soir.
Ce fax, adressé le 4 juillet, est reconnu par les Affaires étrangères et M. Schmidt comme un faux grossier, imitant la signature du patron du SPF Affaires étrangères. Il devait servir de garantie à l'octroi d'un prêt destiné à renflouer 75.000 euros sur le compte privé de l'ambassadeur. A la suite de cette affaire, Pierre-Dominique Schmidt avait été rappelé à Bruxelles par le ministre des Affaires étrangères.
M. Schmidt niait avoir commis ce faux et l'avoir adressé à Fortis. Il parlait d'un complot destiné à nuire à sa réputation. Il évoquait la possibilité d'avoir été grugé par une personne de son entourage.
Les inspecteurs diligentés par le ministre de Gucht à Paris ont vérifié auprès de France Télécom. Le numéro d'émission apparaissant sur le fax ne figurait pas officiellement dans le listing de l'ambassade (chancellerie) ni de la résidence. Mais, il s'agit d'une ligne clairement affectée à la résidence de l'ambassadeur comme une ligne de réserve payée par la chancellerie.

Pierre-Dominique Schmidt ne sera finalement plus ambassadeur à Paris. A partir du 1er octobre, il sera affecté à la direction des Affaires étrangères.
A sa propre demande, M. Schmidt a été relevé de ses fonctions pour raisons de santé. L'ambassadeur, mis dernièrement sur la sellette, avait pris un congé maladie jusque fin septembre.

A partir du 1er octobre, il occupera une fonction de direction à Bruxelles.
La crise qui avait fait grand bruit à Bruxelles et Paris a trouvé une issue rapide et inattendue. L'ex-ambassadeur à Paris avait mobilisé un réseau de relations influentes pour le défendre et avait dénoncé des attaques homophobes. L'orientation sexuelle de l'intéressé n'a rien à voir avec son éviction de Paris.

Il a été accusé de faux en écritures pour obtenir un emprunt. Il aurait fait une demande de crédit de 75.000 euros avec une fausse signature du président du conseil de direction des Affaires étrangères, Jan Grauls.
Une information publiée ce samedi par les journaux De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

rapportent samedi les journaux De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

29 sep 2007 16:31
VIDEO• P-D Schmidt ne sera plus ambassadeur à Paris

17 septembre 2007

La diplomatie reste la meilleure approche avec l'Iran

"L'administration (Bush) estime pour le moment que la voie diplomatique et économique est de loin la meilleure approche pour continuer de gérer la menace iranienne", a indiqué le secrétaire à la Défense Robert Gates dans un entretien à la chaîne Fox News.La diplomatie reste "pour le moment la meilleure approche" pour traiter avec l'Iran et son programme d'enrichissement de l'uranium, mais "toutes les options restent ouvertes", a estimé ce dimanche le secrétaire à la Défense Robert Gates."L'administration (Bush) estime pour le moment que la voie diplomatique et économique est de loin la meilleure approche pour continuer de gérer la menace iranienne", a-t-il indiqué dans un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News. "Nous disons toujours que toutes les options sont sur la table. Mais évidemment, nous poursuivons une approche diplomatique et économique", a-t-il ajouté.Interrogé sur l'opportunité de traverser la frontière iranienne pour démanteler les camps de milices chiites actives en Irak, M. Gates a répondu: "De l'avis général, nous pouvons gérer ce problème via de meilleures opérations à l'intérieur des frontières irakiennes et à la frontière avec l'Iran (...) Nous n'avons pas besoin de franchir la frontière avec l'Iran", a-t-il jugé. (belga)

EN SAVOIR PLUS: "Il faut se préparer au pire" sur le nucléaire iranien, selon Kouchner

12 septembre 2007

Schmidt de nouveau ambassadeur

Premier set à l'ambassadeur

Pierre-Dominique Schmidt avait été relevé en août de son prestigieux poste d'ambassadeur belge à Paris.Karel De Gucht l'accusait d'avoir produit un faux.Le Conseil d'Etat a suspendu mardi son rappel disciplinaire, trop expéditif.
BELGA
Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur belge déchu à Paris, a gagné une première manche mardi, devant le Conseil d'Etat, dans le litige qui l'oppose au ministère belge des Affaires étrangères.
La plus haute juridiction administrative du pays a en effet ordonné la suspension de deux arrêtés royaux - l'un, le 24 août, déchargeant Schmidt de son poste à Paris, l'autre, le 31 août, lui nommant un remplaçant en la personne de Baudouin de la Kethulle de Ryhove.
"Dans un pays civilisé, on respecte le droit. Le Conseil d'Etat l'a fait", s'est félicité hier l'un de ses avocats, Jean Bertembourg.
La décision porte plus sur la façon dont Schmidt a été relevé de ses fonctions que sur le fond de l'affaire, qui est dans les mains de deux parquets, à Nanterre et à Bruxelles.
Sans défense valable
Dans l'arrêt qu'il a livré mardi, le conseiller Vanhaeverbeek considère notamment que l'ambassadeur a subi une "mesure grave" en étant rappelé à Bruxelles et qu'il n'a pas pu assurer convenablement sa défense.
"Il devait notamment pouvoir disposer d'un délai raisonnable lui permettant d 'examiner, sur la base d'un dossier complet et avec l'aide éventuelle d'un avocat, les griefs" qui lui étaient reprochés, écrit le Conseil d'Etat.
Pierre-Dominique Schmidt a en effet été entendu à deux reprises au mois d'août par Jan Grauls, le patron des Affaires étrangères, et Karel De Gucht, le ministre, sans avoir réellement eu le temps de se préparer.
Le 14 août, il était une première fois convoqué par email à Bruxelles pour justifier "ses frais de représentation" et le 22 août, il recevait un deuxième courrier électronique, l'invitant à revenir à Bruxelles. Mais la décision, dans cet email, était prise. "Votre fonctionnement comme Ambassadeur à Paris est en cause et il vous est difficile de continuer à défendre, d'une manière sereine et crédible, les intérêts de la Belgique dans votre juridiction", tranchait Karel De Gucht.
Par l'extrême médiatisation de cette affaire mais aussi par la gravité de la mesure de suspension, le Conseil d'Etat estime aussi que cette décision est "de nature à porter gravement atteinte à sa réputation, non seulement auprès de ses collègues, des autorités françaises, du monde diplomatique en général et du personnel de l'ambassade d e Pa ris, mais aussi, plus généralement, auprès du public, tant belge que français".
Le Conseil d'Etat ne se prononce pas sur le fond de l'affaire, qui met aux prises les meilleurs juristes. Schmidt est défendu par quatre avocats, deux en France et deux en Belgique. L'Etat belge était représenté mardi par trois avocats.
La pièce centrale de cette saga est un faux qui a abouti dans le dossier de l'agence parisienne de Fortis où l'ambassadeur a obtenu une ligne de crédit de 75 000 euros pour apurer ses comptes personnels. La lettre se présentait comme une garantie des Affaires étrangères. La signature de Jan Grauls y est grossièrement imitée. Ce dernier dément avoir signé quoi que ce soit, et Pierre-Dominique Schmidt jure ses grands dieux qu'il n'a pas, comme on l'accuse, imité la signature de son supérieur.
Jan Grauls a été alerté de ce faux par un diplomate à la retraite engagé par Fortis, Lode Willems, ancien chef de cabinet de Willy Claes. Fortis France a depuis obtenu le remboursement par Schmidt de ce prêt.
Des anomalies
La lettre, datée du 4 juillet, présente plusieurs anomalies, à commencer par le fait qu'elle n'utilise pas le papier à en tête habituel de Jan Grauls et qu'elle a été faxée à partir d'un numéro apparemment inconnu. Un post-scriptum de la lettre plaint l'ambassadeur belge, "cher Pierre-Dominique", de devoir avancer 75 000 euros de provisions, "un montant très élevé qui doit te poser des difficultés", selon une personne qui a eu accès au dossier. Qui a rédigé cette lettre? Qui l'a envoyée? C'est la clé du mystère.

Le Conseil d’Etat annule l’arrêté royal qui suspendait Pierre-Dominique Schmidt à Paris Il n’a pas eu suffisamment l’occasion de se défendre, dit l’arrêt. Karel De Gucht annonce une nouvelle action.
La guerre des nerfs entre le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, et l’ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, peut se poursuivre. Ainsi en a décidé indirectement ce mardi le Conseil d’Etat en jugeant que la suspension de l’ambassadeur et la nomination de son successeur n’étaient pas valides. Dès lors, depuis hier, Pierre-Dominique Schmidt est à nouveau l’ambassadeur de Belgique à Paris. Mais le ministre a déjà fait savoir qu’il n’avait pas dit son dernier mot.
Pierre-Dominique Schmidt l’avait annoncé dès la révélation médiatique de sa suspension ordonnée par le ministère des Affaires étrangères, qui le soupçonne d’avoir commis un faux en écriture en vue d’obtenir un prêt auprès de Fortis : il ne laisserait pas tomber. Son poste d’ambassadeur belge à Paris, il allait s’y accrocher. Dès lors, après avoir déposé plainte contre X à Paris et à Bruxelles, pour faux en écriture, il avait introduit un recours au conseil d’Etat en vue de faire annuler sa suspension. Il vient donc d’obtenir gain de cause ce mardi.


« L’arrêt est exécutoire depuis ce mardi après-midi, commente Jean Bourtembourg, avocat de l’ambassadeur. Il suspend l’arrêté royal de suspension de M. Schmidt et il suspend l’arrêté royal qui désignait son successeur, Baudouin de la Kethulle de Ryhove. Donc mon client est depuis ce mardi à nouveau ambassadeur. »
Pour en arriver à une telle décision, trois points devaient être réunis. « Il fallait une extrême urgence, commente l’avocat. Elle a été avérée. Il fallait que mon client encoure un risque de préjudice difficilement réparable. Or, sa suspension portait gravement atteinte à sa réputation tant en France qu’en Belgique. »
Enfin, Me Bourtembourg ajoute que son client n’a, aux yeux du conseil d’Etat, pas eu le temps de se défendre. « Il n’a pas eu accès à toutes les pièces du dossier qui lui est reproché, il n’a pas pu prendre un avocat et il n’a pas eu le temps suffisant pour présenter ses observations aux Affaires étrangères. »
Aux Affaires étrangères, on prend bonne note de la décision mais le ministre De Gucht annonce déjà qu’il « relance la procédure pour relever M. Schmidt de ses fonctions en tenant compte des remarques du conseil d’Etat, qui s’est exprimé sur la forme mais pas sur le fond ». L’ambassadeur devrait donc prochainement être convoqué et se voir présenter, en présence de son avocat, l’intégralité du dossier le concernant.
Pour ensuite être nommé directeur adjoint du service de politique européenne ? « C’est un poste du même niveau que celui d’ambassadeur, dit-on au SPF. Il ne pourrait donc légalement pas le refuser car une telle nomination ne lui porterait aucun préjudice et ne pourrait être considérée comme une rétrogradation. »
Un poste qui amènerait Pierre-Dominique Schmidt à faire la coordination entre les différents services publics fédéraux afin de dégager un point de vue belge au niveau européen, commente Marc Michielsen, porte-parole des Affaires étrangères. Ce qui fait dire à Me Bourtembourg que « M. Schmidt n’est pas jugé digne de représenter son pays en France mais digne quand même de s’occuper des Affaires européennes à un poste éminent. C’est pour le moins paradoxal. »
Faut-il dès lors considérer que le retour de Pierre-Dominique Schmidt, qui est en congé de maladie, ne sera que de courte durée ? « Ce serait assez subjectif de la part de Karel De Gucht : comment peut-il déjà prévoir d’introduire une nouvelle demande de suspension sans encore avoir entendu M. Schmidt ? », interroge l’avocat.

Schmidt, un diplomate qui sort de l'ordinaire

Nommé à Paris par Louis Michel, ami d'Elio Di Rupo, le diplomate a fait carrière dans plusieurs cabinets socialistes.
Intelligent, festif, socialiste, homosexuel, et surtout non conventionnel : tel est Pierre-Dominique Schmidt, 46 ans, qui se défend comme un beau diable pour défendre sa réputation et pour être rétabli dans sa fonction d'ambassadeur belge à Paris.
L'homme avait été nommé il y a trois ans par Louis Michel, qui lui avait dit : "Je veux rajeunir Paris". Le ministre libéral voyait dans ce socialiste un antidote aux diplomates qui finissaient leur carrière à Paris. Pierre-Dominique Schmidt s'est, de cette façon, fait quelques ennemis. Mais sa carrière est assez longue pour qu'il en fît à d'autres occasions. On le vit ainsi chef de cabinet adjoint de Philippe Moureaux dans un gouvernement Martens, chef de cabinet de Laurette Onkelinx, candidat malheureux à la direction générale de la RTBF en 2002 et ami d'Elio di Rupo. Il joua aussi un rôle dans l'écriture de l'article 146 du Traité de Maastricht, qui, à l'initiative de l'Allemagne et de la Belgique, autorise la présence de ministres régionaux dans les Conseils de ministres européens.

A Paris, le "style Schmidt" a défrayé la chronique : fêtes, discos, clubbing, dîners gays, bref une ambiance très people. "Toutes ces fêtes ont été financées à 100 pc par des entreprises belges, comme Quick", nous a-t-il dit. "Il n'y a pas eu un franc de l'Etat. Un diplomate doit travailler en amont. Il faut parfois faire du people".
P.-D. Schmidt est accusé par les Affaires étrangères d'avoir manqué d'"intégrité absolue" et est soupçonné d'avoir produit un faux pour obtenir un crédit. Tout cela survient à un moment difficile de sa vie puisqu'il est en instance de divorce de sa femme. "A-t-on voulu me frapper parce qu'on savait que j'étais faible ?", s'interroge-t-il.


La procédure relancée prochainement


Le ministère des Affaires étrangères l'annonce, car l'arrêt du Conseil d'Etat ne porte que sur la forme.Sur le fond, les soupçons demeurent.
Le ministère belge des Affaires étrangères n'a pas paru ébranlé, mardi soir, par la décision du Conseil d'Etat concernant Pierre-Dominique Schmidt, malgré le camouflet qu'elle peut représenter pour l'administration. Le porte-parole, Marc Michielsen, a décliné la réaction du ministère en quatre points : 1. Nous avons pris note du jugement; 2. Il touche à des éléments de procédure; 3. Le Conseil d'Etat ne s'est pas prononcé sur la substance du dossier; 4. Nous allons relancer la procédure qui permettra de relever M. Pierre-Dominique Schmidt de ses fonctions.
Pour éviter un nouveau recours devant le Conseil d'Etat et prévenir un arrêt similaire à celui rendu mardi, le ministère des Affaires étrangères, et singulièrement ses services juridiques, vont donc étudier la décision dans les détails et réenclencher une procédure qui sera exempte de manquements sur la forme et permettra de rendre applicable la décision prise par Karel De Gucht au mois d'août.
Dossier bloqué
Etant donné que l'arrêt du Conseil d'Etat suspend le rappel de Pierre-Dominique Schmidt mais aussi la nomination de Baudouin de la Kethulle de Ryhove, son successeur désigné, le dossier est virtuellement bloqué. Et l'ambassade belge à Paris se trouve sans véritable locataire, si ce n'est un Pierre-Dominique Schmidt, en sursis dans l'attente d'une nouvelle procédure du ministère.
Les Affaires étrangères se sont refusées, mardi, à donner une indication précise sur le délai pour enclencher celle-ci. Mais cela pourrait être une affaire de jours, les Petits Carmes n'ayant aucun intérêt à laisser perdurer cet imbroglio.
A la question de savoir si étaient bien opportunes les déclarations du ministre Karel De Gucht fin août, indiquant notamment que tous les soupçons allaient dans la direction de Pierre-Dominique Schmidt pour expliquer le faux en écriture, le porte-parole s'est bien évidemment retranché derrière un "no comment" diplomatique.

11 septembre 2007

L'ambassadeur de Belgique à Paris relevé de ses fonctions

MAJ 11/09/07

Un poste en or pour l'ambassadeur déchu

Pierre-Dominique Schmidt.L'ambassadeur belge Pierre-Dominique Schmidt, relevé de ses fonctions à Paris, s'est vu proposer par les Affaires étrangères un poste de directeur adjoint à la politique européenne. Ce poste ferait de lui un adjoint de Xavier Dumoulin, actuel directeur général de la politique européenne. Certains y voient un poste clé de la diplomatie belge, d'autres un placard doré si c'est au titre d'adjoint, indique La Libre. De son côté, Pierre-Dominique Schmidt demande à être rétabli dans ses fonctions. Il a saisi la justice française et a alerté le Conseil d'Etat dont l'avis, attendu lundi, se fait attendre. (belga)

Un poste en or pour l'ambassadeur déchu

Suspendu à Paris, P.-D. Schmidt est proposé comme directeur adjoint à l'Europe.
L'ambassadeur belge Pierre-Dominique Schmidt, relevé de ses fonctions à Paris, s'est vu proposer par les Affaires étrangères un poste élevé à Bruxelles, celui de directeur adjoint à la politique européenne, ont indiqué lundi à "La Libre Belgique" les deux parties.
Ce poste ferait de lui un adjoint de Xavier Dumoulin, l'actuel directeur général de la politique européenne. Dumoulin coordonne avec les régions, les cabinets et les ministères les décisions liées aux activités de l'Union européenne (UE).
"C'est paradoxal", s'étonne un des avocats de l'ambassadeur, Jean Bourtembourg. "Si l'intéressé n'est pas crédible, pourquoi lui confier une telle responsabilité ?". Réponse du porte-parole des Affaires étrangères, François Delhaye : "ce poste correspond à son grade hiérarchique".
Cette décision est à l'image de l'imbroglio. Schmidt est sanctionné pour un faux qu'il dément avoir commis. Les Affaires étrangères, qui veulent préserver la présomption d'innocence, lui ont donc enjoint de quitter Paris "dans l'intérêt du service", tout en lui ménageant un poste à Bruxelles. Certains y voient un poste clé de la diplomatie belge, d'autres un placard doré si c'est au titre d'adjoint.
Pierre-Dominique Schmidt, de toute façon, demande à être rétabli dans ses fonctions. Il a saisi la justice française et déposé plainte contre X. Il a aussi alerté le Conseil d'Etat, dont l'avis, attendu hier, se fait attendre. Le premier auditeur du Conseil d'Etat a conseillé de "suspendre la suspension". On en saura peut-être plus ce mardi.
Au centre de cette affaire, se trouve un faux grossier, qui accompagne une demande de crédit de 70000 euros auprès de l'agence parisienne de Fortis. Le document est soi-disant signé par Jan Grauls, le patron du ministère des Affaires étrangères.
Ce dernier dément avoir signé quoi que ce soit, et Schmidt jure ses grands dieux qu'il n'a pas imité la signature de Grauls.
La lettre, envoyée à Fortis à deux reprises les 4 et 5 juillet, pourrait avoir eu pour but de détruire la réputation de l'ambassadeur belge. Ses avocats notent en tout cas qu'elle n'utilise pas le papier à lettres de Jan Grauls, que sa signature est grossièrement imitée et qu'elle s'adresse à "Monsieur l'ambassadeur", avec une minuscule inhabituelle.

MAJ 10/09/07

Décision ce lundi sur M. Schmidt

Le Conseil d'Etat en Belgique pourrait suspendre la suspension de l'ambassadeur belge à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, ordonnée par les Affaires étrangères, ont relevé vendredi la RTBF-radio et samedi le quotidien "Le Soir".
Le Conseil d'Etat en Belgique pourrait suspendre la suspension de l'ambassadeur belge à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, ordonnée par les Affaires étrangères, ont relevé vendredi la RTBF-radio et samedi le quotidien "Le Soir".
Soupçonné de faux, l'ambassadeur avait été récemment relevé de ses fonctions et rappelé à Bruxelles par le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht. Mais Pierre-Dominique Schmidt a introduit mercredi dernier un recours devant le Conseil d'Etat. Le volet administratif de l'affaire a été examiné vendredi en extrême urgence et le premier auditeur Mme Beeckman de Craylo aurait recommandé devant le président de séance de suspendre la suspension ordonnée par De Gucht. L'arrêt sera rendu lundi et pourrait remettre en question la désignation de Baudouin de la Kethulle de Ryhove en remplacement de M. Schmidt à Paris.
Les avocats français de l'ambassadeur affirment que leur client fait l'objet d'une " cabale homophobe et politique ".
Car Schmidt, qui affiche son homosexualité, vit depuis trois ans environ en concubinage avec un compagnon à l'ambassade de Paris. Il est aussi membre du PS. De Gucht l'accuse surtout d'avoir produit un faux pour obtenir un crédit personnel de 75 000 euros.

MAJ 8/09/07

L'ambassadeur à Paris serait maintenu
Le Conseil d'Etat pourrait suspendre la suspension de l'ambassadeur belge à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, ordonnée par les Affaires étrangères, indique samedi le quotidien Le Soir. Soupçonné de faux, l'ambassadeur qui avait été récemment suspendu par le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, a introduit mercredi dernier un recours devant le Conseil d'Etat. Le volet administratif de l'affaire a été examiné vendredi en extrême urgence et le premier auditeur a recommandé devant le président de séance de suspendre la suspension ordonnée par les Affaires étrangères, écrit Le Soir. L'arrêt sera rendu lundi. (belga)


Recours de l’ambassadeur à Paris
Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur de Belgique à Paris, vient d'être relevé de ses fonctions. Il a introduit un recours au conseil d'Etat contre la décision du ministre des Affaires étrangères et contre la nomination de son remplaçant.

Source:Info radio - 7 sep 2007 17:21
Les arguments de l'ambassadeur écarté sont que lors des auditions qui ont entraîné sa mise à l'écart, il n'a pas eu le temps de préparer sa défense et il n'a pas eu accès à toutes les pièces du dossier. Bien sûr sa mise à l'écart n'est pas en soi une sanction disciplinaire, mais avec tout le déballage médiatique qui l'a l'accompagnée, elle lui cause un tort moral considérable qui ne disparaîtra pas s'il était blanchi dans quelques temps. D'autant plus que, dans les conditions actuelles, il risque d'être écarté de la course à la présidence de la prestigieuse fondation belge Biermans-Lapôtre, à Paris, pour laquelle il a postulé et se trouve classé premier.

Les avocats de l'Etat belge, eux, estiment que suspendre la mesure reviendrait à affaiblir le crédit du pays. Ils rappellent que Pierre-Dominique Schmidt n'a pas répondu clairement non à la question du ministre de savoir s'il était l'auteur d'un faux document destiné à garantir un crédit bancaire. Surprise, lors de l'audience, il apparaît que ce document a été envoyé à la banque par un numéro de fax qui ne correspond à aucun des numéros de Pierre-Dominique Schmidt. Malgré ce mystère que l'enquête pénale devra éclaircir, une cabale n'est pas concevable selon les avocats de l'Etat, elle impliquerait d'ailleurs de nombreux employés de Fortis. Sans s'engager sur le fond, l'auditeur du conseil d'Etat a remis un avis favorable à la requête de Pierre-Dominique Schmidt. L'arrêt est attendu la semaine prochaine.


Baudouin de la Kethulle de Ryhove futur ambassadeur à Paris

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a annoncé lundi la désignation de Baudouin de la Kethulle de Ryhove comme nouvel ambassadeur de Belgique à Paris, en remplacement de Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur de Belgique en France relevé de ses fonctions après avoir été soupçonné d'avoir utilisé des fonds publics à des fins privées et d'avoir commis un faux en écriture. "J'ai proposé la désignation de Baudouin de la Kethulle au comité de direction" du département des Affaires étrangères, a indiqué M. De Gucht, confirmant des informations publiées la semaine dernière par la presse. Selon De Standaard, le comité de direction du Service public fédéral (SFP) Affaires étrangères a approuvé la désignation de cet ambassadeur de 62 ans, étiqueté cdH. Le roi Albert II et les autorités françaises devront à leur tour l'approuver. Le ministre s'est également déclaré "vraiment désolé de ce qui s'est passé à Paris" et de la réaction de l'ambassadeur Schmidt "qui est allé jusqu'à accuser la Belgique de mener une machination contre lui". (belga)

Schmidt en recours au conseil d’État

31 août 2007

L’ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, compte introduire un recours devant le conseil d’État afin d’obtenir la suspension de la décision de sa hiérarchie de le rappeler en raison de soupçons de tentative d’escroquerie.
L’ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, compte introduire un recours devant le conseil d’État afin d’obtenir la suspension de la décision de sa hiérarchie de le rappeler en raison de soupçons de tentative d’escroquerie, a-t-il déclaré vendredi soir sur la télévision publique flamande VRT.
Il a contesté également toute tentative de fraude et l’existence d’un trou financier.

M. Schmidt a affirmé, lors d’une interview réalisée à Paris dans l’après-midi, qu’il n’avait jamais introduit de demande de crédit frauduleuse auprès de Fortis Paris.
« Je conteste les faits », a-t-il déclaré. Il ne se trouvait pas plus dans le rouge, a-t-il ajouté. « Une ligne de crédit était en effet couplée à mon compte en banque, mais je transférais régulièrement de l’argent vers la Belgique où je disposais encore de moyens », a-t-il dit.
Il a soutenu aussi n’avoir jamais organisé de fêtes flamboyantes.
« C’est une des missions des ambassades d’organiser de grands événements, par exemple pour les entreprises belges en France. Mais il ne s’agissait pas de fêtes flamboyantes, dans ma villa privée non plus », a expliqué le diplomate.
Selon lui, les accusations portées contre lui sont « un règlement de compte provoqué par la jalousie ». Que son ambassade soit connue aux Affaires étrangères sous le surnom de « La Cage aux folles » est « dénigrant » et le signe d’une « attitude homophobe », a-t-il encore dit.
(D’après Belga)

La bataille du « Ritz de la cité universitaire »

La chambre d’étudiant de Léopold III met son grain de sel dans l’épisode « Maison des Belges » du feuilleton qui touche l’ambassadeur. Le spacieux appartement à deux niveaux intégré à la Fondation Biermans-Lapôtre (FBL), dévolu au directeur, avait été construit en 1926 dans l’idée que le petit Léopold irait étudier à Paris. Le directeur qui a quitté ses fonctions l’an dernier, Fernand Moray, aurait dû quitter ce logement d’environ 300 mètres carrés – du grand luxe pour Paris – s’il n’avait pas été chargé par le conseil d’administration de la maison de deux missions : « L’une sur l’obtention de statuts, car cette maison n’existe que par acte de donation, et une mission d’archives. Un travail bénévole », explique-t-il.
Peter Van Obstal, directeur adjoint faisant fonction, occupe donc le 100 m2 dévolu au sous-directeur – plusieurs chambres assemblées. Voilà qui aurait déclenché la rancœur de celui-ci envers l’ex-directeur, qui entretient de très bons rapports avec Pierre-Dominique Schmidt, président du CA : il a approuvé les missions de Fernand Moray en lui laissant l’appartement « Léopold », qu’il vient tout juste de quitter. Ce même CA n’a octroyé qu’un contrat à durée déterminée, s’achevant en décembre 2007, à Peter Van Obstal…

« Le poste de directeur est très politisé », raconte un témoin qui connaît bien la FBL. « L’équilibre flamand-wallon à la direction doit être respecté, mais l’équilibre politique aussi. Fernand Moray est clairement apparenté PS ». Comme l’ambassadeur. Mais un élément qui mine les relations entre Peter Van Obstal et Pierre-Dominique Schmidt rappelle un fait vieux de quinze ans.
L’ambassadeur rappelé à Bruxelles a récemment commandé un audit sur la gestion par le directeur faisant fonction, « parce qu’en qualité de président du conseil d’administration, je recevais des lettres de fournisseurs mécontents. Ne voulant pas me poser en arbitre entre ces fournisseurs et la direction, j’ai commandé un audit ». Par ailleurs, de source proche du CA, Pierre-Dominique Schmidt aurait fait le tour des membres pour pousser Peter Van Obstal dehors. Cela rafraîchit la mémoire d’un proche du « Ritz de la Cité universitaire », nom que les étudiants donnent à cette maison, où ils vivent comme des coqs en pâte.
« En 1991, l’ex-directeur a été remercié avant terme suite à un audit défavorable. Fernand Moray, alors nº2 au Centre Wallonie-Bruxelles et membre du CA s’est alors chargé des négociations avec les communautés et le fédéral pour la rénovation de la maison et une nouvelle convention… qui l’a porté à la tête de la maison pour quinze ans : jusqu’à l’âge de la retraite. Aucun autre nom n’avait été avancé », explique un proche de la FBL.
« Avec mon passé d’enseignant et mon expérience de gestion, et puisque j’assistais au CA en qualité d’invité, on m’a proposé le poste », réplique Fernand Moray, dont la gestion est saluée par nos sources.
Poste politisé et luxueux appartement suscitent les convoitises. En période de changement de direction, le diplomate se fait arbitre malgré lui.

Pas d'abus financiers commis par l'ambassadeur belge à Paris

L'information parue vendredi dans De Morgen concernant l'ambassadeur belge à Paris est "incorrecte", a réagi Peter Van Opstal, le directeur de la maison des étudiants belges à Paris.Vendredi, De Morgen a révélé que l'ambassadeur belge suspendu serait également soupçonné d'abus financiers à la Maison Biermans-Lapôtre, la maison des étudiants belges à Paris. "C'est tout simplement impossible", déclare Peter Van Opstal. "Il est impossible que des abus financiers aient été commis. Nous avons notre propre comptabilité qui est contrôlée minutieusement par notre comptable, par moi-même et par un commissaire aux comptes".De Morgen parle également de la dotation reçue par la maison des étudiants. Mais, selon le directeur, les chiffres avancés par le journal ne correspondent pas. De plus, la dotation prévue pour cette année n'est pas encore fixée. Enfin, De Morgen déclare que l'ex-ambassadeur aurait encore tenté, juste avant d'être relevé de ses fonctions, d'expulser Peter Van Opstal du conseil d'administration. "Je ne peux rien dire à ce sujet. Je n'étais même pas présent", conclut-il.L'auteur de l'article, le journaliste Douglas De Coninck, maintient sa version et affirme avoir retranscrit correctement les propos de Peter Van Opstal. "Je pense que le directeur a simplement pris peur des conséquences de ses paroles", dit-il.

Nouveaux soupçons sur l’ambassadeur à Paris

vendredi 31.08.2007, 07:44

L’ambassadeur de Belgique Pierre-Dominique Schmidt, relevé de ses fonctions et soupçonné d’avoir utilisé des fonds publics à des fins privées ainsi que d’être l’auteur d’un faux visant à obtenir des facilités bancaires, est également soupçonné d’abus financiers à la Maison Biermans-Lapôtre, la maison des étudiants belges à Paris, selon De Morgen. L’ambassadeur, de par sa fonction, était également président de cette fondation, qui a reçu cette année de la Politique scientifique une dotation de 137.000 euros, dont 80.000 pour la seule maison d’étudiants. « Je n’ai rien vu de cet argent », a indiqué son directeur, Peter Van Opstal. « La destination de cette somme est un mystère pour moi », dit-il.


De Gucht : « Un faux grossier »

P-D Schmidt: "ma mission, valoriser le patrimoine"
"J'aurais pu faire venir l'argent de Belgique"


Suite à la décision de rappeler en Belgique l'ambassadeur en poste à Paris, accusé de faux, le ministre des Affaires étrangères est formel : « Tous les soupçons vont dans une seule direction.»

Entretien avec Karel De Gucht.

Rarissime, la décision de rappeler en Belgique Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur en poste à Paris, « n'est pas de celles que l'on prend à la légère, lance-t-on aux Affaires étrangères, à Bruxelles. Si le ministre Karel De Gucht a relevé l'ambassadeur de ses fonctions, en sachant l'impact que cela va avoir sur sa carrière, c'est qu'il a ses convictions sur les faits reprochés à M. Schmidt. » Car c'est bien le ministre en personne qui a tranché. Après une réunion au sommet au cabinet. Mais avant que le roi Albert II ne fixe la décision dans un arrêté royal. Le ministre s'explique.
Comment en arrive-t-on à déposer plainte contre l'un de ses diplomates ? C'est extrêmement rare

Il faut savoir que la plainte déposée au parquet pour faux en écritures n'émane ni de moi ni de mon administration. C'est le président du comité de direction du SPF Affaires étrangères, Jan Grauls, qui en est l'auteur.
En fait, la lettre qui est parvenue au collaborateur de Fortis, à Paris, et dans laquelle mon département sert de garantie afin que M. Schmidt obtienne une rallonge de crédit est un faux. Un faux qui porte une pâle imitation de la signature de M. Grauls. J'ai vu le document. Je connais la signature de M. Grauls. Il est évident que c'est une autre signature qui a été apposée au bas de la lettre.
Le rappel de M. Schmidt doit-il être vu comme une sanction ?
Les choses tiennent en trois points. Premièrement, il y a un volet judiciaire. Une plainte est déposée. Il y aura une instruction et le parquet fixera les responsabilités. Je dois dire que les soupçons sont sérieux.
Deuxièmement, une procédure administrative est en cours : j'ai décidé de le rappeler et de le décharger de ses fonctions. J'avais auparavant rencontré l'ambassadeur. Je lui ai posé des questions et j'ai proposé au Roi de le faire revenir en Belgique. Mais ce n'est pas une sanction puisqu'il va occuper des fonctions dans notre administration centrale à Bruxelles.
Enfin, troisièmement, une enquête disciplinaire est en cours. Pour cela, j'ai envoyé un inspecteur à Paris afin qu'il rencontre le maximum de gens et qu'il collecte le maximum d'informations sur le fonctionnement de l'ambassade. Le cas échéant, cela pourra déboucher sur des sanctions.
Sur les faits en eux-mêmes, que pouvez-vous dire ? On reprocherait à l'ambassadeur un niveau de vie très élevé et des dépenses excessives
D'un pays à l'autre, les ambassades reçoivent des indemnités de fonctionnement. A côté de cela elles reçoivent des frais de représentations actives. Pour organiser des réceptions, notamment. Ces montants sont fixés et les ambassadeurs doivent nous fournir les justificatifs pour être remboursés.
M. Schmidt a dépensé plus que les sommes prévues mais il ne nous a pas réclamé les sommes additionnelles. Il s'est engagé dans des prêts privés auprès de banques. Apparemment, pour obtenir un prêt auprès de Fortis, il aurait donc eu recours à cette fameuse lettre par laquelle l'administration lui accorderait des frais supplémentaires
La banque a vite décelé le faux
Il est vraiment grossier
L'ambassadeur dit que ce n'est pas lui l'auteur et qu'on veut lui nuire.
Pourtant tous les soupçons vont dans une seule direction. Mais il faut laisser la justice faire son devoir et établir les responsabilités.
Le comportement de M. Schmidt a-t-il nui à l'image de la Belgique au point qu'il fallait le rappeler ? Aviez-vous déjà eu vent de ses fêtes ?
Un ambassadeur est envoyé en mission pour promouvoir l'image d'un pays. D'un pays à l'autre, les moyens d'y parvenir diffèrent selon plein de critères. Je ne vais pas juger la façon dont Pierre-Dominique Schmidt a exécuté sa fonction.

« Si je devais faire un faux, j’espère que je le ferais bien »

Quelle est la logique ? Ça n’a pas de sens. Pourquoi aurais-je fait un faux pareil. Je ne suis quand même pas bête à ce point. J’espère que si un jour j’étais amené à réaliser un faux j’aurais l’intelligence de bien le faire. »
Ce jeudi soir, Pierre-Dominique Schmidt termine un marathon. Toute la journée, il l’a passée de rendez-vous en rendez-vous. Pour s’expliquer. Pour interroger. Mais aussi pour tenter de comprendre la situation qu’il est occupé à vivre. Pour lui, il est au centre d’un mauvais scénario. On l’accuse d’un faux en écritures qu’il dit ne pas avoir commis. Un faux qu’on refuse de lui montrer.

« J’ai été convoqué le 17 août dernier par le ministre des Affaires étrangères pour m’expliquer sur une fausse lettre de garantie qui avait été adressée à Fortis afin que la banque m’accorde une ligne de crédit supplémentaire pour rembourser un découvert. On m’a posé quelques questions en me montrant un fax largement tippexé, se souvient l’ambassadeur. J’ai demandé à voir l’original. A pouvoir voir les responsables de la banque afin de m’expliquer et de comprendre mais je n’en ai pas eu le temps. Le 17 était un vendredi et le lundi à 9 heures, on m’informait que le ministre avait décidé de me relever de mes fonctions. Je trouve cela précipité et sans proportion avec ce que l’on m’accuse d’avoir fait. »
La banque Fortis, Pierre-Dominique Schmidt dit bien la connaître. « En 16 ans de présence à Paris, j’ai toujours été client chez Rivaud et ensuite chez Fortis quand elle a racheté Rivaud. On me connaît et on connaît ma gestion irréprochable. Pourquoi en serai-je arrivé à faire des faux pour obtenir un crédit ? »
D’aucuns expliquent la situation par des dépenses excessives de l’ambassadeur. Notamment lors de l’organisation de fêtes fastueuses. « C’est n’importe quoi, rétorque-t-il. La première année de ma présence à Paris, avec mon épouse, nous avons explosé le budget parce que nous voulions marquer notre arrivée en France. Nous avons dépassé le budget alloué de 100.000 euros. Et l’administration l’a approuvé et remboursé. Depuis lors, les dépassements sont inférieurs et ont toujours été approuvés aussi. »
Certes les dépenses professionnelles sont tolérées mais le ministre De Gucht (lire ci-dessus) évoque un crédit privé. « C’est vrai que je voulais réorganiser le compte commun que j’avais avec mon épouse dont je suis séparé mais je n’avais pas besoin de faire un faux. Si la banque ne m’accordait pas le prêt pour renflouer mon compte, j’avais un compte en Belgique sur lequel j’avais 100.000 euros, indique l’ambassadeur en exhibant des copies de ses extraits de compte. Il me suffisait de transférer l’argent. Ce que je n’ai pas fait tout de suite car je souhaitais garder cet argent en Belgique pour autre chose. »
L’affaire ne serait dès lors rien d’autre qu’une cabale. Mais orchestrée par qui et pourquoi ? « C’est bien ça, renchérit Pierre-Dominique Schmidt. A qui profite le crime ? » Le ministre ne voit que vous comme bénéficiaire. « Mais je ne suis pas suicidaire. » Une guerre politique ? « Je ne vois pas les partis se lancer là-dedans. » Des gens ont-ils des raisons de vous en vouloir ?





« Certains s’acharnent effectivement depuis qu’ils connaissent mon
homosexualité. Je dérange aussi le protocole car je vends à Paris une Belgique jeune et créative. »
Un poste auquel l’ambassadeur tient car il a introduit un recours contre sa suspension au Conseil d’Etat.

Belgische Ambassadeur financiert excessen te Parijs met kas buitenlandse zaken

De Belgische ambassadeur in Parijs Pierre-Dominique Schmidt wordt ontheven uit zijn functie. Koning Albert II tekende hiervoor begin deze week een Koninklijk Besluit. De feiten wegen dan ook enorm zwaar; valsheid in geschrifte en misbruik van vertrouwen. Het dossier werd aan het parket doorgegeven. De 49-jarige Schmidt maakte het bont in Parijs. Op zijn ambassade en somptueuze residentie liet hij de ene zwijnpartij op de andere volgen. Champagne en hapjes van de beste en de duurste traiteur van Parijs. Feestjes tot in in de vroege uurtjes. Put van 75.000 euroEnfin, totdat na de zoveelste zwelgpartij de Fortisbank in Parijs de rekening van de ambassade blokkeerde. Het geld was op en er was een put van 75.000 Euro. Geen probleem moet Schmidt gedacht hebben. Ik zal dat eens snel oplossen. Hij fabriceerde eigenhandig een brief op briefhoofd van buitenlandse zaken ondertekend door de voorzitter van het directiecommittee gerict aan Schmidt himself. En wat stond er in die brief te lezen? Dat het ministerie in Brussel het goede werk van de Belgische ambassade te Parijs naar grote waarde schat en dat die talrijke recepties het imago van Belgie goed van pas komen. "Keep on the good work en maak u geen zorgen over de facturen. We zullen u zo weldra een bijkomende kredietlijn bezorgen." was de teneur van de vervalste brief. Schmidt bezorgde de vermeende betalingsbelofte aan Fortis Paris.Maar Fortis Paris moet gedacht hebben "Avec tout les Chinois mais pas avec moi! " en stuurde het dossier naar Fortis Bruxelles. Groot was de verbazing van de voorzitter van het directiecommittee toen hij een fax van de brief met zijn vervalste handtekening onder ogen kreeg. Schmidt werd prompt naar Brussel teruggeroepen en met de feiten geconfronteerd. Bij de voorzitter van het directiecommittee ontkende hij alle feiten maar tijdens een onderhoud vorige week bij minister van Buitenlandse Zaken Karel De Gucht ging hij door de knieen en bekende hij. Er werd besloten hem vanaf 1 september 2007 uit zijn ambassadeurschap te Parijs te ontzetten. Koning Albert tekende hiervoor al een Koninklijk Besluit dat weldra in het staatsblad zal verschijnen. Intussen heeft Schmidt zijn bekentenis al ingetrokken. Hij meldde zich ook ziek. Hierdoor zou de afzettingsprocedure wel eens niet kunnen doorgaan. Laat staan dat hij gewoon wordt buitengesmeten bij Buitenlandse Zaken.Schmidt is een Belgische carriere diplomaat van PS-signatuur. Hij gedraagt zich al jaren als een van de baronnen van de belgische diplomatie. Dankzij de bescherming van de PS van Elio di Rupo was hij sinds 1991 bijna permanent op post in Parijs. Eerst voor de OESO als adjunct nadien als Permante Vertegenwoordiger van Belgie bij de OESO. Enkele jaren later als Executive Director bij UNESCO. Bij Laurette Onkelinx op het kabinet. Toen hij op post ging als ambassadeur in Parijs kwam hij uit voor zijn voorliefde voor de mannen en zette hij zijn vrouw, ook een Belgische diplomate, aan de deur. Sindsdien leeft hij samen met zijn vriend die hij de post als conseiller en communication op de ambassade bezorgde. Vriendje van Di RupoEen kleine google-search op Pierre-Dominique Schmidt brengt volgende hits naar boven 'De veelbesproken Pierre-Dominque Schmidt, oudgediende van het kabinet van Laurette Onkelinx en intimus van PS-voorzitter Elio Di Rupo' 'Ambassadeur Schmidt, van wie de ambassade in Parijs bij Buitenlandse Zaken in Brussel weleens La Cage aux Folles wordt genoemd' 'De discofuiven van ambassadeur Pierre-Dominique Schmidt, een oudgediende van het kabinet van Laurette Onkelinx, zijn tot ver buiten het departement berucht. Zelfs PS-voorzitter Elio Di Rupo zakt er graag voor naar Parijs af.'

L'ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, a été relevé de ses fonctions. Un arrêté royal en ce sens a été signé la semaine dernière et doit être publié ce mois encore par le Moniteur belge, indique mercredi l'hebdomadaire flamand P-Magazine.

Selon le site du magazine, il serait reproché à l'ambassadeur d'avoir commis un faux en écriture et abus de confiance.Le dossier aurait été transmis au Parquet. Toujours selon P-Magazine, l'ambassadeur aurait payé des festivités privées avec de l'argent des Affaires étrangères et aurait falsifié des documents pour obtenir davantage d'argent. L'affaire aurait été mise au jour lorsque la banque Fortis a averti les Affaires étrangères du solde négatif du compte bancaire de l'ambassade, qui aurait été gelé lorsqu'il a atteint 75.000 euros. Une fausse lettre attestant d'une soi-disant garantie de la part des Affaires étrangères pour obtenir une rallonge de crédit aurait aussi été écrite.Le porte-parole du SPF Affaires étrangères a confirmé mercredi la décision de relever de ses fonctions l'ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, et de le rappeler à Bruxelles, "dans l'intérêt du service", selon les termes administratifs utilisés.

Il a également confirmé que le SPF a été saisi il y a quelque temps d'une demande émanant d'une institution bancaire afin de vérifier l'authenticité d'un document, présenté au représentant de la banque dans la capitale française, aux fins d'y obtenir un crédit supplémentaire.Comme il s'agit de faits pouvant être punissables, le Parquet en a été informé par le SPF, ainsi que le prévoient les prescriptions légales, dit-on encore aux Affaires étrangères. Par ailleurs, une enquête disciplinaire a été ouverte. En raison du contexte de cette affaire, le SPF considère qu'il n'est ni dans l'intérêt du service, ni dans celui de la personne concernée, de la laisser en fonctions à Paris. Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht a reçu et informé préalablement l'ambassadeur de son intention de le rappeler à Bruxelles, a encore indiqué le porte-parole. (belga)

L'ambassadeur de Belgique à Paris relevé de ses fonctions
Pierre-Dominique Schmidt est en effet soupçonné de faux en écriture et d'abus de confiance. Selon le ministère des Affaires étrangères, la décision a été prise "dans l'intérêt" du service….

Source:Info-radio - 30 aoû 2007 08:21
C'est un petit coup de tonnerre dans le monde de la diplomatie belge. L'information, publiée mercredi matin par un hebdomadaire flamand, est confirmée par les Affaires étrangères. En cause, faux en écriture et abus de confiance, tout cela apparemment lié à un grand train de vie à l'ambassade de Paris. Les réceptions et autres mondanités particulièrement fastueuses, aux dires de nombreux témoins, coûtaient chers à l'ambassade.

Les Affaires étrangères confirment qu'une banque a alerté le Ministre, pour se couvrir d'un trou bancaire - 75000 euros écrit l'hebdomadaire - l'ambassadeur a présenté à la banque une garantie de couverture du Ministère, qui pourrait s'avérer un faux. En tout cas l'affaire a été transmise au Parquet et une enquête disciplinaire a été ouverte, après que le Ministre ait entendu l'Ambassadeur.

Bien sûr, reste la présomption d'innocence, l'enquête ne fait que commencer. Mais les faits ont en tout cas été jugés suffisamment graves par le Ministre pour qu'il relève l'ambassadeur de ses fonctions, une mesure déjà grave en soi.

En obtenant l'ambassade de Belgique à Paris au printemps 2005, à l'âge de 47 ans, Pierre Dominique Schmidt avait effectué un parcours éclair puisque ce poste est d'habitude réservé à des diplomates expérimentés et en fin de carrière. L'appui très marqué du PS avait alors été déterminant.

A noter que Pierre-Dominique Schmidt dément les accusations portées contre lui et annonce le dépôt d'une plainte contre X. Il se dit victime d'une grave campagne de déstabilisation

Trouvé à la rebrique "Faits divers", .... c'est dire ... !

Démis de ses fonctions
(30/08/2007)
Pierre-Dominique Schmidt, ambassadeur de la Belgique a Paris, est soupçonné de faux en écritures

La rumeur était remontée jusqu'à Bruxelles depuis quelques jours, mais le ministère des Affaires étrangères se gardait de tout commentaire. Mardi, officiellement, personne ne pouvait confirmer que l'ambassadeur de Belgique en France, Pierre-Dominique Schmidt, avait été démis de ses fonctions. P-Magazine décidait cependant de lever le voile dans son édition d'hier, obligeant les Affaires étrangères à réagir à l'information.
L'ambassadeur, connu pour son goût de la fête, avait notamment organisé plusieurs grandes soirées auxquelles participèrent Elio di Rupo, Luciano D'Onofrio, Michel Daerden et Bernard Tapie. C'est Michel Daerden qui avait invité ces deux joyeux comparses sans en avertir Elio di Rupo, qui n'avait guère apprécié. Pour mettre de l'ambiance, c'est aussi la fille de Michel Daerden qui était aux platines.
Certes, tout cela n'a rien de répréhensible en soi, mais l'ambassadeur en aurait profité pour organiser plusieurs fêtes privées sur le compte de l'État belge. Il aurait d'ailleurs demandé une petite rallonge auprès d'un délégué de Fortis à Paris. "Nous avons été approchés par une institution financière qui nous a demandé de vérifier l'authenticité d'un document. Il est alors apparu qu'il s'agissait d'un faux et que la signature avait été falsifiée", confie-t-on au cabinet de Karel De Gucht.
Ce document était destiné à débloquer le compte de l'ambassade, présentant un solde négatif de 75.000 euros et à obtenir un crédit supplémentaire au moyen d'une pseudo-garantie couverte par les Affaires étrangères.
Plainte a également été déposée au parquet et une enquête disciplinaire est actuellement menée à l'égard de Pierre-Dominique Schmidt. Ce dernier contestait hier, "de la manière la plus solennelle qui soit" , avoir utilisé des fonds publics à des fins privées ou être l'auteur d'un faux visant à obtenir des facilités bancaires. Il annonce le dépôt d'une plainte contre X et qu'il prendra toutes les initiatives juridictionnelles permettant de rétablir son honneur.
Pour remplacer M. Schmidt à Paris, le nom de Baudouin de la Kethulle de Ryhove circulait hier dans les milieux autorisés.


P Magazine
Nouvel Obs
De Standaard
Le Figaro
VRT
EMMA
http://www.kanaalz.be/CMArticles/ShowArticleFR.asp?articleID=11183&sectionID=156