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22 mai 2008

Jose Happart a accepté une invitation de l'ambassadeur de Syrie

Revenant de Damas, je ne voudrais vraiment pas que cette très belle ville, calme, berceau d'une culture millénaire, siège d’un gouvernement laïque, ne soit aussi détruite par les bombes. Tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés m'ont fait part de leurs craintes, mais surtout de leur disponibilité à participer à un règlement pacifique du conflit duMoyen-Orient, conscients qu'ils sont de nécessaires concessionsréciproques.

Suite au communiqué diffusé par le Ministre des Affaires Etrangères,M. Karel DE GUCHT hier après-midi, le Président du Parlement wallon,M. José HAPPART tient à apporter les précisions suivantes : - "Je mesuis rendu à Damas, les 18 et 19 mai, à titre individuel, accompagnéde mon Directeur de Cabinet et de mon Conseiller-Expertpour les problématiques du Moyen-Orient. Il y a quelques mois,j’avais reçu, comme cela se passe très couramment, une visite de S.E.M. l’Ambassadeur de Syrie qui n’avait pas manqué de m'inviter. J’airépondu, - à titre privé -, que j’acceptais celle-ci et que, dès quemon agenda me le permettrait, j’irais à Damas pour me rendre comptesur place de la situation. En effet, pour ma part, je crois plus audialogue qu’aux armes : seul le dialogue permet de cheminer vers lapaix ! Préalablement, je m'étais ouvert de mon déplacement en Syrieauprès du Commissaire européen, Monsieur Louis MICHEL, et j'en avaisinformé le Bureau du Parlement wallon.
J’ai gardé un très mauvais souvenir de l’échec des négociations desva-t-en-guerre américains qui, sous un motif fallacieux, ont envahil’Irak ; leur guerre tue des innocents tous les jours. Mieux vaudraitplanter des arbres plutôt que de lancer des bombes … Revenant deDamas, je ne voudrais vraiment pas que cette très belle ville, calme,berceau d'une culture millénaire, siège d’un gouvernement laïque, nesoit aussi détruite par les bombes. Tous les interlocuteurs que j’airencontrés m'ont fait part de leurs craintes, mais surtout de leurdisponibilité à participer à un règlement pacifique du conflit duMoyen-Orient, conscients qu'ils sont de nécessaires concessionsréciproques. Lors des discussions où toutes les questions, mêmesensibles, furent abordées avec franchise, je les ai encouragés àmultiplier les contacts et les invitations aux parlementaires del’ensemble des pays de l’Union européenne pour assurer un dialogue etune compréhension mutuelle favorisant la négociation et le processusde paix.
Je n’ai évidemment à aucun moment pris de position qui pourraitengager la Région, l’Etat ou l’Europe. Cela n’était pas mon rôle. Parcontre, je les ai trouvés très au fait de nos problèmesinstitutionnels et du fonctionnement de la démocratie à l’intérieurde notre Etat. Il m'était assurément très difficile de trouver desarguments démocratiques pour justifier le non respect des droitslinguistiques et culturels d'un certain nombre de citoyens deBelgique, ou de la non nomination de Bourgmestres élus.
Il me revient la fable "de la paille et de la poutre…" : Je n’aitoujours pas reçu de réponse de Monsieur DE GUCHT au courrier que jelui ai envoyé pour déplorer son attitude au Congo."
José HAPPARTPS : ce déplacement n’a pas coûté 1 € à la Région wallonne.

01 octobre 2007

Des personnalités politiques venues soutenir la Fête du Peuple fouronnais

Un hérisson fouronnais très courtisé ….
Les uns réclament une scission, les autres un rattachement: celui des Fourons à la province de Liège. Enclavés en région wallonne, les Fourons sont actuellement rattachés à la province flamande du Limbourg. Ce dimanche, la fête du peuple fouronnais a attiré plus d'une personnalité politique…..

La fête du peuple fouronnais - l'occasion, chaque année, pour les francophones de Fourons de rappeler leurs revendications. Contexte politique oblige, tous les partis francophones étaient présents cette année, et en nombre, pour manifester leur soutien à la cause.

1 oct 2007 VIDEO• Fête à Fourons sur fond de crise communautaire

Di Rupo et l'axe Wallonie-Bruxelles à la fête du peuple fouronnais

Les tensions communautaires nées des difficiles négociations pour la constitution d'un gouvernement fédéral ainsi que la présence annoncée du président du PS Elio Di Rupo avaient fait craindre que la 31e "Fête du peuple fouronnais" de dimanche ne génère des incidents. Il n'en fut rien: aucun groupuscule ou parti flamand n'est venu perturber la fête, qui a rassemblé au centre culturel francophone de Fourons-Saint Martin quelques centaines de fouronnais.Le calme était plus relatif à la tribune, où l'on s'est relayé pour les traditionnels discours politiques qui émaillent la manifestation. Il faut dire que la récente sortie du PS sur un éventuel retour à Liège pur et simple des Fourons comme argument de négociations avec la Flandre faisait jaser.

Statut bi-régional
L'échevin francophone de Fourons José Smeets, dont le parti ne s'appelle plus "retour à Liège" mais "retour aux libertés" n'en demande même pas tant. Mais il réclame un statut bi-régional, et donc bilingue, pour les Fourons. "Les circulaires flamandes et le non-respect des minorités par la Flandre ont mis à mal nos fameuses facilités soi-disant bétonnées. Nous exigeons l'application automatique de celles-ci. Et si on ne peut nous extraire de la Flandre, le bi-régionalisme, s'il ne serait pas simple à mettre en oeuvre, reste une possibilité acceptable et négociable pour les Fourons, où les droits des francophones restent en danger".BruxellesMais c'est surtout la proposition de commission mixte Wallonie-Bruxelles, et le rapprochement entre les deux régions, qui a constitué le coeur des discours. Echevin FDF à Rhode Saint-Genèse, Eric Libert martèle: "Le destin de la Wallonie est intimement lié à celui de Bruxelles! Cette dernière enfermée en Flandre, ce serait la fin de tout projet commun entre Wallons et Bruxellois. La scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, c'est donc aussi un problème wallon!"Même son de cloche chez le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS): "Ici à Fourons, les droits des francophones accordés par les facilités ne sont pas respectés. En remettant celles-ci en cause, la Flandre doit donc accepter une discussion sur la frontière linguistique, et le PS veut donc élargir le territoire bruxellois pour créer un lien territorial entre Wallonie et Bruxelles". Pour autant, M. Demeyer s'est déclaré contre une fusion des institutions francophones, Région wallonne et Communauté française, qui "diluerait l'identité culturelle wallonne".

Inacceptable
Pour Bernard Wesphael (Ecolo), ce rapprochement entre Bruxelles et Wallonie ne doit cependant pas se faire "en ordre dispersé": "Il nous faut un vrai projet pour les deux régions, et pas des partis qui tirent chacun la couverture à soi!" Et Pierre-Yves Jeholet pour le MR prévient: "M. Leterme, soyez digne de votre nouvelle mision: vous devez désormais défendre non seulement les Flamands, mais tous les Belges!"Elio Di Rupo, lui, n'est pas monté à la tribune, mais il expliquait ensuite les raisons de sa présence: "Il est inacceptable qu'en certains endroits du pays comme ici à Fourons les droits des francophones ne soient pas respectés. Que leurs élus qui ne parlent pas le néerlandais ne puissent pas siéger au conseil communal, par exemple. Nous pensons au PS que ce pays mérite de continuer à vivre uni. Mais s'il y a radicalisation de la Flandre, il faut alors revoir certaines choses. Et l'idéal, ce serait en effet une continuité de territoire entre Bruxelles et la Wallonie".

POLITIQUE dim 30 sep

C’est en ce dimanche qu’est organisée la 31e Fête du Peuple fouronnais. On attendait à 15h30 les interventions politiques du président du parlement wallon et président de l'Action fouronnaise José Happart, du bourgmestre de Herve André Smets, en présence du président du PS Elio Di Rupo.
Une série de personnalités politiques francophones participent ce dimanche à la 31ème "Fête du Peuple fouronnais". L'Action fouronaise du président du Parlement wallon José Happart (PS) annonçait vendredi, outre sa présence, celle du président du PS Elio Di Rupo mais aussi la participation des ministres wallons Jean-Claude Marcourt et Marc Tarabella, de l'échevin de la commune à facilités de Rhode-Saint-Genèse Eric Libert (FDF), des députés wallon Bernard Wesphael (Ecolo) et fédéral Pierre-Yves Jeholet (MR).
Le cdH sera représenté par le bourgmestre de Herve André Smets. L'échevin fouronais de l'opposition Retour aux Libertés, José Smeets ainsi que le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) seront également de la partie.
Le PS a déposé cette semaine une proposition de loi spéciale à la Chambre demandant le rattachement des Fourons à la province de Liège.
La commune des Fourons a été rattachée en 1963 à la province flamande du Limbourg, suite à la fixation définitive de la frontière linguistique en Belgique. Enclavée en Région wallonne, elle devenue alors commune néerlandophone à facilités pour les francophones.

19 septembre 2007

"La Wallonie ne veut ni un retour en arrière, ni une fuite en avant"

MAJ 20/09/07

Arena lance le débat intrafrancophone

La ministre-Présidente lance une Commission mixte "Wallonie-Bruxelles 2009".
Objectif : réunir politiques et société civile en vue de définir un projet francophone.


Mettons-nous tous autour de la table pour débattre du projet francophone." Tel est le message que délivrera la ministre-Présidente du gouvernement de la Communauté française, à l'occasion de la rentrée parlementaire, ce jeudi matin. Un discours qu'elle veut "en rupture" par rapport au passé.
A l'heure où les francophones se doivent d'être "vigilants face à la radicalisation du nord du pays", Marie Arena (PS) veut réunir tous les francophones dans une Commission mixte "Wallonie-Bruxelles 2009".
Y seraient conviés des représentants des quatre partis démocratiques, certes, mais également des membres de la société civile : acteurs socio-économiques (patronat et syndicat), académiques (représentants des pôles universitaires), culturels (écrivains, cinéastes...) et des médias.

Loin de limiter le débat à l'institutionnel, Marie Arena entend le faire porter sur cinq questions essentielles.
1° Quel projet pour les francophones dans l'Etat fédéral actuel ?
2° Comment concilier l'identité régionale et le lien, la solidarité entre les francophones de Bruxelles, de Wallonie et des communes périphériques à la frontière linguistique ?
3° Quelles synergies concrètes dans quelles politiques ? Comment dépasser certaines concurrences, notamment en matière économique ? Quels liens avec les Communautés flamande et germanophone ?
4° Quelle place pour les francophones au sein de la Belgique, de l'Europe et du monde ?
5° "Et si demain, on devait se séparer ?"

A un rythme mensuel, la trentaine de membres de cette commission, composée paritairement de Bruxellois et de Wallons d'une part, de politiques et de représentants de la société civile d'autre part, se réunira pour débattre de ces questions, dans le but ultime, non pas de voter des décrets, mais de faire des propositions concrètes pour la fin 2008, y compris, pourquoi pas ?, en matière institutionnelle. Le tout serait agrémenté de contributions de citoyens via des forums, notamment sur le web, et bénéficierait du soutien d'un secrétariat.
Pour Marie Arena, personne ne détient la vérité. Il ne s'agit donc pas de diviser, mais de rassembler les francophones autour "d'un destin commun". La ministre-Présidente estime que c'est ce travail de définition qui est la priorité et que ce qu'elle appelle "la tuyauterie institutionnelle" doit venir, si nécessaire, ensuite.
Reste à voir quelle sera la réaction des autres partis, particulièrement le MR, au Parlement.

"Wallonie -Bruxelles 2009" : le oui mais des députés

C'était la rentrée au Parlement de la Communauté française ce jeudi. Les députés n'ont pas manqué de réagir à l'idée lancée le matin même par la ministre-présidente de la Communauté. Marie Arena propose la mise sur pied d'une commission chargée de plancher sur l'avenir des institutions francophones. Une commission qui serait composée d'élus mais aussi de représentants de la société civile ….

20 sep 2007 14:22
VIDEO• La Communauté française et la Région wallonne • Les réactions politiques
ARTICLES• Communauté-Région : Marie Arena provoque le débat
Au CDH, le partenaire du PS à la Communauté Française, on se dit favorable à cette idée de Commission mais pour Anne-Marie Corbisier, le plus important aujourd'hui, n'est sans doute pas là : "Je pense qu'il faut continuer jusqu'au bout la déclaration de politique de la Communauté Française parce qu'enfin, les gens attendent que nous avancions dans la qualité de l'enseignement, dans l'accueil de l'enfance, donc il ne faut pas que l'un cache l'autre.

Ecolo ne dit pas non à l'idée de Marie Arena, au contraire, mais Marcel Cheron pose déjà les conditions : Ecolo dit oui s'il s'agit de parler ouvertement de l'efficacité des politiques, par exemple, le lien qu'il faut faire entre la formation des jeunes et le chômage des jeunes dans nos régions. Mais s'il s'agit de faire de la tuyauterie et s'il s'agit d'arbitrer dans un duel d'égo entre le MR et le PS sur le leadership côté francophone, alors là, ça ne sera pas sérieux.

Enfin de son côté le MR est très demandeur sur le sujet regrettant notamment que la proposition de Marie Arena de mettre sur pied une Commission, arrive seulement maintenant vu les souhaits répétés du MR : Je vais d'abord rétablir la vérité parce que Marie Arena invente quand elle dit que Didier Reynders veut une fusion Communauté Française - Région Wallonne. Didier Reynders propose quelque chose de beaucoup plus récent pour les Francophones puisqu'il a toujours proposé d'associer aussi les Francophones bruxellois, d'associer au sein du Gouvernement de la Communauté Française, tous les Ministres wallons et tous les Ministres francophones bruxellois, donc je vais d'abord rétablir la vérité.

Finalement, tout le monde est prêt à discuter mais sans vraiment vouloir tout chambouler….




MAJ 19/09/07

Happart relance son invitation institutionnelle

L'accueil de cette invitation par les différents groupes politiques a été mitigé : le PS et le MR ne voient pas d'un mauvais œil qu'une Commission ou une sous-Commission parlementaire se saisisse du problème. Le CDH et Écolo sont beaucoup plus réservés.
« Je souhaite que très rapidement, chacun d'entre vous s'inscrive dans la réflexion sur l'avenir de notre Région dans l'État Belgique en évolution. Nous devons savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes, tant d'un point de vue social ou éthique qu'économique. Mais nous ne devons jamais oublier que dans notre pays, rien ne peut se faire en dehors d'un cadre institutionnel à revisiter régulièrement », a déclaré José Happart.

Le MR a accueilli favorablement l'invitation. La semaine passée, le président du MR, Didier Reynders, a d'ailleurs lancé un appel aux autres partis francophones pour aboutir à un accord sur une rationalisation des institutions francophones.
« Que l'on aborde ces problèmes, comme la Flandre et le parlement flamand l'ont fait. Je n'ai pas peur que l'on évoque de nouvelles compétences que l'on pourrait avoir, dès lors qu'elles reçoivent le financement adéquat. Parlons-en, on a parfois l'impression que c'est tabou », a souligné le chef de groupe, Serge Kubla.
Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, est lui aussi partisan d'une telle initiative. Elle avait connu un début de concrétisation lorsque la proposition de Constitution wallonne, dont il est cosignataire, a été évoquée en Commission du parlement, a-t-il rappelé, mais les autres groupes n'ont pas suivi. « Je suppose que les mentalités ont évolué », a-t-il ajouté.
Au CDH, en revanche, l'accueil est différent. « Nous sommes attachés à notre État fédéral. Que la Commission des Affaires générales du parlement wallon suive l'évolution des négociations institutionnelles et en fasse l'évaluation, d'accord. Mais on ne veut pas aller plus loin », a expliqué le député Dimitri Fourny.
Du côté d'Écolo, on se dit prêt à répondre à une invitation mais l'on rappelle qu'en deux ans, c'est déjà la quatrième fois que le sujet est évoqué. Sur le fond, les Verts estiment toutefois que la priorité du moment n'est pas là et qu'il ne faut pas confondre les niveaux de pouvoir fédéral et régional.
« On peut parler de tout partout mais le premier endroit où il faut faire un gouvernement fédéral, c'est au fédéral. Que les Régions travaillent dans le cadre de leurs compétences : il y a d'autres urgences à rencontrer que la tuyauterie institutionnelle. Puisque les francophones ne sont pas demandeurs de réforme institutionnelle, qu'ils fassent d'abord bien ce qu'ils ont à faire », a fait remarquer le député Marcel Cheron.
(d'après Belga)

Happart veut que l'on pense à l'avenir de la Région wallonne

Le président du parlement wallon, José Happart (PS), a invité mercredi les députés à réfléchir à l'avenir institutionnel de la Région wallonne dans une Belgique en pleine évolution. L'accueil par les différents groupes politiques a été mitigé: le PS et le MR ne voient pas d'un mauvais oeil qu'une Commission ou une sous-Commission parlementaire se saisisse du problème. Le cdH et Ecolo sont beaucoup plus réservés.Cadre institutionnel"Je souhaite que très rapidement, chacun d'entre vous s'inscrive dans la réflexion sur l'avenir de notre Région dans l'Etat Belgique en évolution. Nous devons savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes, tant d'un point de vue social ou éthique qu'économique. Mais nous ne devons jamais oublier que dans notre pays, rien ne peut se faire en dehors d'un cadre institutionnel à revisiter régulièrement", a-t-il déclaré.

Tabou
Le MR a accueilli favorablement l'invitation. La semaine passée, le président du MR, Didier Reynders, a d'ailleurs lancé un appel aux autres partis francophones pour aboutir à un accord sur une rationalisation des institutions francophones. "Que l'on aborde ces problèmes, comme la Flandre et le parlement flamand l'ont fait. Je n'ai pas peur que l'on évoque de nouvelles compétences que l'on pourrait avoir, dès lors qu'elles reçoivent le financement adéquat. Parlons-en, on a parfois l'impression que c'est tabou", a souligné le chef de groupe, Serge Kubla.

Le cdH réticent
Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, est lui aussi partisan d'une telle initiative. Elle avait connu un début de concrétisation lorsque la proposition de Constitution wallonne, dont il est co-signataire, a été évoquée en Commission du parlement, a-t-il rappelé, mais les autres groupes n'ont pas suivi. "Je suppose que les mentalités ont évolué", a-t-il ajouté. Au cdH, en revanche, l'accueil est différent. "Nous sommes attachés à notre Etat fédéral. Que la Commission des Affaires générales du parlement wallon suive l'évolution des négociations institutionnelles et en fasse l'évaluation, d'accord. Mais on ne veut pas aller plus loin", a expliqué le député Dimitri Fourny.D'autres prioritésDu côté d'Ecolo, on se dit prêt à répondre à une invitation mais l'on rappelle qu'en deux ans, c'est déjà la quatrième fois que le sujet est évoqué. Sur le fond, les Verts estiment toutefois que la priorité du moment n'est pas là et qu'il ne faut pas confondre les niveaux de pouvoir fédéral et régional. "On peut parler de tout partout mais le premier endroit où il faut faire un gouvernement fédéral, c'est au fédéral. Que les Régions travaillent dans le cadre de leurs compétences: il y a d'autres urgences à rencontrer que la tuyauterie institutionnelle. Puisque les francophones ne sont pas demandeurs de réforme institutionnelle, qu'ils fassent d'abord bien ce qu'ils ont à faire", a fait remarquer le député Marcel Cheron. (belga)
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Plusieurs réactions positives au discours de Demotte


Reynders
Le président du MR, Didier Reynders, a vu dans le discours prononcé par le ministre président wallon, Rudy Demotte, une note très volontariste mais il attend maintenant qu'elle soit suivie d'actes. "Il s'agit d'un discours très volontariste qui constate qu'il y a urgence mais j'espère qu'il sera maintenant suivi d'actes et de mesures concrètes", a-t-il expliqué.Javaux et PicquéLe secrétaire fédéral d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, s'est dit satisfait de voir intégrées dans le discours de M. Demotte des préoccupations comme celle du développement durable. A l'instar de M. Reynders, il attend maintenant les actes.

Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué (PS), s'est quant à lui réjoui de l'affirmation des liens entre la Wallonie et Bruxelles."M. Demotte a affirmé plusieurs fois son désir d'une relation privilégiée avec Bruxelles. Il confirme le bon sens dont il a toujours fait preuve. Pourquoi les Flamands auraient-ils un tel appétit que les Wallons n'auraient pas? Je crois qu'une évolution s'est produite depuis quelques années: les Wallons ont du mal à concevoir leur avenir sans Bruxelles".
Quant aux menaces lancées par le président du parlement wallon, José Happart, à l'égard des Flamands à propos des facilités linguistiques et de Bruxelles, M. Picqué dit ne pas vouloir entrer dans une guerre intrabruxelloise. Mais il s'en est plutôt pris aux partis flamands."La Région bruxelloise doit montrer plus de hauteur que la Région flamande. Elle accepte l'existence d'une minorité flamande et je ne suis pas favorable à une guerre intrabruxelloise entre Francophones et Flamands.
Mais le raisonnement de M. Happart est basé sur un principe de démocratie: toute majorité doit avoir du respect à l'égard de sa minorité. Les Bruxellois l'on fait. Je ne vois pas pourquoi la Flandre ne ferait pas de même", a-t-il expliqué.PeetersLe ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), a salué le ton positif du discours de M. Demotte. "Où nous pouvons coopérer, nous le ferons certainement", a-t-il ajouté. Il n'a en revanche pas voulu se prononcer sur les aspects communautaires, qu'il s'agisse de l'allocution de M. Demotte ou de M. Happart. (belga)


La Wallonie ne veut, en matière institutionnelle, ni retour en arrière, ni fuite en avant, a rappelé samedi le ministre-président wallon, Rudy Demotte, à l'occasion des Fêtes de Wallonie. Elle entend prendre son destin en main, puiser dans ses propres ressources mais ne veut pas sortir du cadre actuel et préfère miser sur des partenariats avec les autres entités et le pouvoir fédéral. "Très pragmatiquement, nous continuons à croire en la valeur ajoutée de la Fédération belge", a lancé M. Demotte

Pas de séparatisme
Comme le président du parti socialiste en 2004, le ministre-président a toutefois mis en garde contre toute vélléité séparatiste. "Ce sont les Régions qui pourraient s'affirmer comme les piliers d'un Etat fédéral Wallonie-Bruxelles si, par malheur, d'aucuns choisissaient l'aventure séparatiste. Mais nous n'en sommes heureusement pas là et c'est bien dans le cadre fédéral actuel, équilibrant autonomie et solidarité, que nous souhaitons construire notre avenir", a-t-il souligné.

Bruxelles
Le ministre-président wallon a aussi évoqué Bruxelles et répondu de la sorte à l'appel lancé par le président du MR, Didier Reynders, à propos d'une rationalisation des institutions francophones, et aux partis flamands. Il a insisté sur la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles - lançant au passage au ministre-président bruxellois Charles Picqué: "tu nous a appelés ce matin à l'envie l'un de l'autre, je te réponds par le désir" - mais il n'entend pas que l'autonomie régionale de l'un ou de l'autre soit remise en cause.


Pas subir mais agirM. Demotte s'est également adressé au gouvernement fédéral: la volonté de la Région wallonne est de trouver rapidement un interlocuteur solide. Il a d'ailleurs rappelé l'ouverture de la Région à l'élaboration de plans fédéraux sur le logement, l'emploi ou le développement durable. Le discours prononcé samedi a aussi été l'occasion pour le ministre-président de lancer un "message d'urgence": le rédéploiement est en marche mais les Wallons attendent des résultats. Il a cependant exhorté ces derniers à se saisir de leur destin. "La Wallonie, les Wallonnes et les Wallons ne doivent pas subir mais agir", a-t-il fait remarquer.

Bilinguisme à Bxl
Le président du parlement wallon, José Happart, à quant à lui répété son credo régionaliste et sa conception d'une Belgique composée de trois Régions. Il a évoqué une "marche vers la souveraineté de la Wallonie", qui a commencé au début du siècle passé avec Jules Destrée, tout en disant s'inscrire dans le "cadre fédéral actuel et évolutif". M. Happart a mis par ailleurs la Flandre en garde si elle touchait aux facilités linguistiques en vigueur dans certaines communes. La Région bruxelloise pourrait alors mettre fin au bilinguisme dans la capitale, a-t-il averti. (belga)

09 juin 2007

José Happart

José Happart aurait promis des marchés publics contre une maison

Le président du Parlement wallon, José Happart, aurait promis à un entrepreneur français des marchés publics à Bierset en échange de la construction d'une maison à Esneux pour une de ses amies à des prix défiants toute concurrence, indique vendredi la presse. José Happart dément.L'entrepreneur présente un protocole d'accord pour la construction d'une maison daté du 2 mars 2007, signé par José Happart. Celui-ci n'est pas le propriétaire mais agit pour une amie proche. Il dénonce avoir eu la promesse d'obtenir des chantiers à l'aéroport de Bierset et dans les alentours, mais n'avoir finalement obtenu aucun marché public.José Happart assure pour sa part qu'il n'y a jamais eu de confusion entre intérêts publics et intérêts privés. "Cet homme s'est proposé de pouvoir réaliser la maison de ma collaboratrice à un prix défiant toute concurrence. Je ne vois pas pourquoi j'aurais dû refuser". Et d'ajouter que les marchés publics sont attribués aux meilleurs et que cet entrepreneur s'est "fait des illusions". "Je n'ai d'ailleurs pas le pouvoir d'attribuer à moi seul des marchés. S'il voulait se servir de la maison comme carte de visite, c'était son problème". (belga)