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05 mars 2008

A la conquête du mayorat

Le premier échevin PS, Paul Ficheroulle, ne briguera plus de mandat parlementaire. Pour mieux préparer 2012.
On mettra fin au cumul échevin-député à Charleroi après les élections de 2009. » Cette déclaration formulée par Paul Magnette, tuteur du PS carolo, n'a rien de surprenant. Les statuts internes au parti ont strictement fixé les règles en matière de cumul, interdisant d'occuper simultanément un poste dans l'exécutif communal d'une ville de plus de 40.000 habitants et une fonction de député. Dans la perspective des élections régionales de juin 2009, voilà donc l'échevine des sports Ingrid Colicis et le Premier échevin Paul Ficheroulle, actuellement « sous dérogation », contraints d'opérer une décision cornélienne.

Pour la première, la question se pose en termes de choix du cœur : Charleroi ou choix de la raison et des besoins éventuels du parti : la Région wallonne. « C'est très compliqué. À la fois, on ne veut pas déstabiliser le collège et en même temps il faudra analyser les choses en termes de capacité de relève. Charleroi ne peut pas se passer d'un relais à la Région », commente Ingrid Colicis.
Entre Ville et Région, le cœur de Paul Ficheroulle a cessé de balancer. « El vice », comme l'ont affectueusement surnommé ses amis, envisage son avenir à temps plein dans la métropole sambrienne. « Je ne serai pas candidat député en 2009, a-t-il déclaré. Je peux être présent sur la liste si le parti me le demande. Mais pas à une place éligible. » Paul Ficheroulle dit « avoir pris goût au métier de municipaliste. Je suis député depuis 14 ans et j'estime qu'il ne faut pas rester trop longtemps dans la même fonction. »
Choix de cœur ou de raison ? Un peu des deux, sans doute. En se dévoilant publiquement dès aujourd'hui, Paul Ficheroulle dévoile, sans le confirmer officiellement, ses ambitions de figurer en tête de liste et ainsi briguer le mayorat en 2012. Un scénario largement soutenu par le PS carolo. Au sein duquel le Couilletois serait d'ores et déjà le candidat-bourgmestre désigné. « Un choix logique puisqu'il fait l'unanimité dans les différents clans. Il n'a jamais trahi et s'est toujours investi », confie un membre du parti avant d'ironiser : « Et puis, qui d'autre, aujourd'hui, pourrait revendiquer ce poste ? »

12 octobre 2007

Van Cau privé de Bureau au PS

MAJ 11 octobre 2007
La fin d'une ère et, sans doute, en filigrane, d'une carrière. Jean-Claude Van Cauwenberghe, ancien patron de Charleroi, vient de perdre un des derniers mandats de poids – il reste député wallon, bien entendu.



Dimanche prochain, à l'issue du congrès du PS, il ne sera plus membre du Bureau du PS, l'organe exécutif du parti.
Le symbole politique est fort. Van Cau était entré au Bureau au début des années septante – à l'époque, on parlait encore du PSB, parti unifié – en tant que représentant des Jeunes socialistes. Et en dehors d'un envoi au purgatoire en 1988 (Van Cau avait dit non à la participation au gouvernement, ce qui lui avait valu quelques années de placard), il y a toujours siégé. C'est dire que son éviction a du sens !
La décision a été prise, nous dit-on, samedi dernier par le « collège de tutelle » de la fédération de Charleroi. Une fédération qui n'a, on s'en doute, laissé aucune chance à l'ancien patron devenu depuis les affaires persona non grata. L'opportunité de se séparer « gentiment » de lui était trop belle. Trois délégués ont été désignés : Patrick Moriaux, Christian Dupont et Paul Ficheroulle. Paul Magnette complète la liste en tant que ministre wallon. Exit Van Cau, donc, dont l'influence – pour peu qu'il en ait encore – se réduit, peu à peu, à peau de chagrin.
Comment vit-il ce nouvel exil forcé ? « Je m'y attendais, il n'y a plus de congrès, plus de débat à la fédération. Ils ont tout décidé entre eux, en catimini. » Une version que ne partage pas tout le monde, on s'en doute : « Il y avait 13 candidats et je ne pense pas que Van Cau l'était », nous fait remarquer ce membre influent du PS carolo.
Alors, aigri, l'ancien baron déchu ? « Même pas, avec le temps, je deviens philosophe. Ma seule voix discordante, je la ferai entendre ailleurs. » Au parlement wallon, sa dernière (ultime ?) tribune officielle.
Cette sanction, car c'en est une, signifie-t-elle son arrêt de mort sur le plan politique dans la perspective des régionales de 2009 ? « Tout est fait pour m'user, m'isoler, me marginaliser. Je ne sais pas si ça va avoir raison de moi mais je n'ai pas dit mon dernier mot. »

12 septembre 2007

Tout le PS veut entrer au CAAEC

Un nouveau lobby carolo relancé sous l'égide de l'intercommunale Igretec. Le socialiste Eric Massin veut redynamiser le Comité d'action et d'animation économqiue de Charleroi.
Après Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS), le député fédéral Olivier Chastel (MR) avait annoncé vouloir redynamiser le Comité d'action et d'animation économique de Charleroi (CAAEC). Dans les années septante, l'outil avait été un formidable catalyseur politique, économique et social. Il présentait l'avantage de regrouper les forces vives dans la défense des dossiers régionaux : maintien de sièges d'entreprises, batailles pour l'emploi, mobilisation en faveur de projets créateurs de valeur, d'investissements. C'est en fin de compte Eric Massin (PS), bombardé président d'Igretec à la suite de la redistribution des cartes après les élections fédérales de juin, qui s'est chargé de concrétiser le projet.

L'échevin socialiste a ébauché les contours de ce lobby économique et social du bassin de Charleroi. Il en a défini le mode de fonctionnement et les modalités de sa composition. Il est ainsi prévu que les groupes politiques, syndicats et entreprises y envoient chacun cinq mandataires. Si la clé de répartition a été approuvée, on ne parvient pas à s'accorder au sein du clan socialiste sur le nom des représentants. Selon le principe de la clé D'Hondt, le parti s'adjuge pourtant deux sièges quand les autres n'en ont qu'un. Les tergiversations agacent les partenaires.


Dans un premier temps, Eric Massin (échevin carolo de l'Aménagement du territoire et président d'Igretec) et Christian Dupont (député fédéral) avaient décidé d'occuper les deux sièges. Un casting jugé bancal par certains socialistes, en raison de l'absence du nouveau ministre Paul Magnette (Affaires sociales), unique relais carolo au sein du gouvernement wallon. Il a dès lors été convenu d'accepter les ministres du bassin carolorégien « hors quota ».
Désormais, on entend Paul Ficheroulle (PS) demander à prendre une part active aux débats. En tant que parlementaire wallon. Si la demande ne paraît pas déplacée, dans les autres familles politiques, on commence à perdre patience.