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11 novembre 2007

Reynders - Di Rupo - Confédéralisme

Reynders évoque une Belgique confédérale

"L'enjeu est d'apprendre à faire vivre ensemble des gens qui se meuvent déjà dans des univers différents".
Le quotidien français "Le Monde" publiera demain une interview du président du MR dans laquelle il évoque la perspective du confédéralisme en Belgique.
"La logique à l'oeuvre en Belgique est celle d'une confédération. L'enjeu est donc d'apprendre à faire vivre ensemble des gens qui se meuvent déjà dans des univers différents. Et c'est cela qui me semble encore possible", indique Didier Reynders dans l'édition du Monde de dimanche sortie samedi après-midi.
Interrogé par des journalistes à l'issue de son entretien samedi avec les présidents de la Chambre et du Sénat Armand De Decker, Didier Reynders s'est refusé à commenté cette interview.

3 questions à Elio Di Rupo

Le Roi confirme Yves Leterme dans sa fonction de formateur et lui demande de mettre rapidement en place un gouvernement. Vous en pensez quoi ?
Je respecte la décision du Roi. Je suis comme lui : je voudrais qu'un gouvernement sérieux puisse rapidement se mettre en place. Mais je ne crois absolument pas en la capacité des libéraux et des sociaux-chrétiens à gouverner sérieusement notre pays. Ce qui s'est passé depuis 150 jours est un désastre, un gâchis monstrueux. Ce qui s'est passé hier est un affront qui doit être lavé.
Certains disent que le vote en commission pourrait être une mise en scène. Avez-vous été instrumentalisé ?
Si cela devait être un coup monté par le MR et le CD & V, ce serait un scandale à l'état pur. Ceux qui l'auraient imaginé devraient alors tirer sur-le-champ les leçons qui s'imposent. Moi, je plaide depuis plusieurs jours pour l'instauration d'une grande discussion communautaire entre les partis du nord et du sud du pays. Une grande discussion qui n'aurait de sens que si elle était préliminaire à la formation du prochain gouvernement. Il ne faut pas que ce soit un groupe pour amuser la galerie pendant que d'autres mettent sur pied un gouvernement à vocation soi-disant socio-économique. Le CD & V et le VLD ont rappelé hier soir qu'ils voulaient régionaliser la SNCB, l'emploi, les soins de santé. Il est donc pour moi impensable de laisser croire qu'on peut négocier sur le socio-économique sans avoir résolu au préalable les questions de l'équilibre de notre pays. Dans l'intervalle, le Parlement, qui est normalement constitué, et le gouvernement en affaires courantes peuvent prendre les décisions qui s'imposent.

Pour vous, Didier Reynders (MR) et Joëlle Milquet (CDH) devraient arrêter de négocier ?
La situation dans laquelle ils nous ont mis appartient à leur conscience. Je ferai cependant une distinction entre le MR, qui se comporte en moteur de l'orange bleue, et Madame Milquet qui a fait un effort appréciable. (V.R.)

Le PS vote la motion en conflit d'intérêt

Le parlement de la Communauté française a adopté vendredi en fin après-midi à l'unanimité des 82 voix des partis démocratiques - moins 3 abstentions FN - la proposition de motion relative à un conflit d'intérêts touchant à la proposition de scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde votée mardi en Commission de la Chambre par les seuls représentants des partis flamands.

Les socialistes voteront la motion en conflit d'intérêt et montreront l'unanimité des francophones devant le coup de force flamand, a annoncé le chef de groupe PS Léon Walry au cours d'une conférence de presse improvisée en marge des débats houleux puis suspendus du parlement de la Communauté française. Mais pour lui, la question de savoir si les événements ayant mené au vote en Commission de la Chambre n'étaient pas "arrangés" méritait d'être posée après les soupçons parus jeudi matin dans la presse.
"C'était une question, je n'ai pas accusé le MR", a affirmé M. Walry. Il n'est donc pas question de rupture du front francophone: tout résulte de la différence entre les informations reçues hier et ce matin, a-t-il dit. De son côté, le MR a dénoncé les propos tenus en séance publique par le chef de groupe PS. "On a insulté notre sentiment de responsabilité", a lancé Richard Miller, au cours d'une autre conférence de presse improvisée.
Les réformateurs ont pris eux aussi le vote de la Chambre comme une gifle dans la figure et le président du MR Didier Reynders a déclaré que les négociations étaient arrêtées, a-t-il ajouté pour témoigner de la sincérité du MR. La réaction a été vive en séance publique parce qu'"on ne pouvait pas entendre n'importe quoi à propos de l'orange bleue", a-t-il dit.
Caroline Persoons (FDF) a jugé triste qu'après celle des Flamands, un parti francophone "donne une seconde gifle en divisant les francophones". Elle a accusé Léon Walry d'avoir démontré que la division des francophones fait leur faiblesse. Après une bonne heure de suspension et une supposée réunion des chefs de groupe, les débats ont repris en séance plénière en présence des médias, notamment flamands, présents en nombre au parlement.

Le gouvernement flamand répète l'importance d'une réforme de l'Etat
Le ministre-président flamand Kris Peeters a répété vendredi qu'une réforme de l'Etat était et restait d'un "intérêt essentiel" aux yeux du gouvernement flamand.M. Peeters (CD&V) a fait cette déclaration à l'occasion de la réunion du gouvernement flamand, et avant la déclaration commune des présidents du CD&V et de la N-VA.

01 juin 2007

La situation aux Finances

MAJ 04/06/07

Les auteurs de fraude fiscale impunis

Le sénateur CD&V Hugo Vandenberghe.L'Etat a enregistré un manque à gagner de 100 millions d'euros à la suite de prescriptions dans des dossiers de fraude fiscale, affirme le sénateur CD&V Hugo Vandenberghe. Entre 1 et 3 milliards d'eurosIl ne s'agit toutefois que du sommet de l'iceberg, selon le sénateur. C'est ce qu'indiquent lundi De Standaard, Het Volk et Het Nieuwsblad. Dans les milieux judiciaires, Hugo Vandenberghe a appris qu'à la section financière francophone, 1.400 cartons dans lesquels se trouvent 300 dossiers de fraude fiscale ou de blanchiment attendent d'être traités. S'il admet qu'il est difficile d'évaluer le manque à gagner pour l'Etat si ces dossiers devaient se terminer par la prescription, le sénateur se risque néanmoins à une estimation entre 1 et 3 milliards d'euros.PrescriptionPour une série de dossiers de faux en écriture dans des déclarations concernant le paiement de précompte mobilier à l'étranger, la prescription est déjà un fait. La chambre du conseil a retenu la prescription pour une majorité de dossiers non encore bouclés, ce qui représente un manque à gagner de 100 millions d'euros pour l'Etat. Ce n'est pas un manque de volonté des magistrats qui est à l'origine de cette situation, selon le sénateur. "Ils font ce qu'ils peuvent mais ils ne sont que six, alors qu'ils devraient être une quinzaine". (belga)

MAJ 01/06/07

Les agents des contributions dénoncent le ministre des Finances

L'équité fiscale s'est imposée, ce vendredi, comme un thème de campagne électorale. Le président socialiste avait, dans la matinée, convié la presse à la rencontre qu'il a eue avec les quatre syndicats des fonctionnaires du ministère des finances, qui dénoncent la désorganisation des contributions. Ce qui a suscité de multiples réactions…..

Pour le président du parti socialiste, c'est du pain béni. Pensez-donc: le front commun syndical des contributions demande audience, pour dénoncer l'état de délabrement du département. Avec des ordinateurs poussifs et des emplois en moins, les contrôles ont diminué de 40% en cinq ans, sur les entreprises comme sur les particuliers. Résultat: trois milliards de manque à gagner. Les salariés ordinaires ne profitent guère de cette mansuétude, ils n'ont guère de possibilités de frauder. Mais les gros contribuables échappent, plus qu'avant, à l'impôt.

Le président du parti socialiste entonne évidemment le couplet de la justice fiscale. Et s'attire les foudres du ministre des finances, qui considère qu'il s'agit d'un procédé bas, révélateur dans le chef de ses adversaires d'un manque d'argument de fond .

Mais à dire vrai, les quatre syndicats de fiscards ont demandé à être reçus par les quatre partis traditionnels. Les socialistes sont les seuls à avoir médiatisé le rendez-vous. Les écologistes, qui ont rencontré les mêmes interlocuteurs en début de semaine, parlent de la complicité de tous les membres du gouvernement, et proposent l'embauche de 1000 fonctionnaires, notamment pour aider à remplir les déclarations. Le Centre démocrate humaniste rappelle que ses parlementaires ont posé plus de 800 questions sur ce thème au cours de la législature.

Quant aux syndicalistes, ils assument totalement l'usage électoral de leur grogne. Ce qui ne devrait quand même pas leur assurer la sympathie de leur ministre....

Selon Ecolo, le PS est complice du désordre aux finances

Chez Ecolo, on souligne que l'on se préoccupe de la question depuis longtemps. "C'est un peu facile de réagir maintenant d'autant plus que le PS fait partie du même gouvernement et que le ministre de la Fonction publique, Christian Dupont (PS), a aussi sa part de responsabilité", a commenté vendredi Jean-Marc Nollet.Le député sortant souligne qu'il a de nombreuses fois interpellé le ministre sur le sujet et que son parti a des contacts réguliers avec les organisations syndicales du départements des Finances depuis plus d'un an pour élaborer ce volet de son programme électoral. Ce programme prévoit l'engagement de 1.000 agents supplémentaires des Finances par rapport à la situation actuellement, afin de remplir le cadre et d'assurer une promixité avec le citoyen.Le départ a été mal géré par M. Reynders qui a fait le pari que l'informatique allait remplacer les hommes dit M. Nollet, ajoutant que cette politique a été menée avec la complicité de tout le gouvernement, dont du PS. M. Nollet insiste en effet sur la nécessaire proximité avec le contribuable car les agents du fisc ne font pas que contrôler, ils aident aussi à remplir des déclarations de plus en plus complexes. Jean-Marc Nollet a reçu les représentants du front commun syndical des Finances mardi dernier. Ecolo n'a pas médiatisé cette rencontre. La prise de position de ce vendredi fait suite à l'opération médiatique du président du PS Elio Di Rupo. (belga)

Le cdH a s'est souvent inquiété du département des finances

Après sa rencontre avec les représentants du front commun syndicat du personnel des Finances, la présidente du cdH Joëlle Milquet a insisté sur le fait qu'en tant que parti d'opposition les parlementaires Humanistes ont régulièrement interrogé le ministre des Finances sur la situation de son département."Nous avons des contacts réguliers avec certains représentants syndicaux et nous avons suivi de près l'évolution. Melchior Wathelet à la Chambre et Christian Brotcorne au Sénat ont régulièrement interrogé le ministre sur les difficultés informatiques, la désorganisation des services, la démotivation du personnel...", a commenté Mme Milquet qui souligne qu'elle n'avait quant à elle pas voulu médiatiser la rencontre de ce vendredi. "Nous connaissions donc le problème même si certains chiffres nous étaient inconnus jusqu'à présent", a encore dit la présidente.Selon les organisations syndicales, le nombre de contrôles est passé de 191.059 (104.809 pour l'Impôt des personnes physiques et 86.250 pour l'Impôt des sociétés) en 1999 à 144.448 (90.681 à l'IPP et 53.767 à l'ISoc) en 2005. Ces contrôles ont rapporté au total 7,477 milliards d'euros en 1999 contre 4,381 milliards d'euros en 2005. Pour l'IPP le montant était de 2,765 milliards d'euros en 1999 contre 650 millions euros en 2005. Pour l'ISoc, il était de 4,711 milliards d'euros en 1999 et 3,730 milliards d'euros en 2005. Le cdH précise encore que ses parlementaires ont posé quelque 800 questions sur les problèmes de la fonction publique dont un tiers concernaient le département des Finances. (belga)

Le PS abasourdi par la situation aux Finances

Elio Di Rupo a reçu le front commun syndical du SPF Finances et a déclaré: "Il faut qu'à l'avenir on se ressaisisse pour assurer l'équité en matière fiscale". Le président du PS, Elio Di Rupo, s'est dit abasourdi par la désorganisation du ministère des finances. Pour lui, la situation est telle que l'équité en matière d'impôts n'est plus assurée. Les représentants des syndicats du personnel des Finances en front syndical ont rencontré ce vendredi matin les responsables du PS.Gros revenus pas contrôlésA l'issue de la rencontre, le président Di Rupo a été très sévère avec la gestion du département. "Les petits et les moyens revenus sont contrôlés de facto puisqu'ils ne peuvent pas déduire grand-chose. Par contre, les gros revenus, et notamment les entreprises, échappent au contrôle. Selon les organisations syndicales les contrôles ont diminué de 40 %. Il n'y a plus eu aucune déclaration de grande fraude", a-t-il dit. Et d'ajouter que la situation était le résultat de huit années de désintérêt volontaire du ministre des Finances, Didier Reynders (MR). "Il faut qu'à l'avenir on se ressaisisse pour assurer l'équité en matière fiscale", a-t-il dit. M. Di Rupo s'est défendu de faire une démarche électoraliste à une semaine des élections. "Ce n'est pas moi qui ai demandé à les voir. Nous les avons reçus à leur demande", a-t-il dit."Proches" de Reynders"Nous avions déjà été alertés par les quelque 800 millions perdus pour des raisons informatiques mais la situation semble plus catastrophique qu'on ne le croyait", a encore dit M. Di Rupo.

"Quand Google investit à Mons (où M. Di Rupo est candidat tête de liste pour la Chambre), ce n'est pas pour favoriser ma campagne. C'est parce que cela va mieux en Wallonie. Ici, les syndicats ont demandé à nous voir et nous avons eu une longue discussion dont il ressort que l'équité n'est plus respectée", a-t-il ajouté. Pour l'avenir, le PS veut rétablir la situation, revoir l'organisation, informatiser correctement le département et nommer les meilleurs managers possibles. Et de souligner qu'on a surtout vu au cours des dernières années arriver à la tête du département "des proches du ministre".Centaines de millions Elio Di Rupo, se basant sur les données avancés par les organisations syndicales, a cité le chiffre de 3 milliards d'euros de revenus non contrôlés. Il s'est refusé à donner un chiffre précis sur ce que pourrait rapporter les contrôles supplémentaires, mais selon lui cela représente "des centaines de millions d'euros qui pourraient être utilisés à augmenter les pensions, mettre plus de policiers dans les rues"."Nous sommes déçus par les libéraux qui font un écran de fumée pour qu'on ne discute pas de leur bilan", a conclu le président du PS. Les représentants syndicats ont expliqué pour leur part qu'ils avaient adressé une lettre le 5 mai dernier à tous les présidents de parti pour leur demander de les recevoir. Ils ont été reçus au début de la semaine par Ecolo. Ils l'étaient vendredi, à 10H30, par le PS et se rendaient ensuite au cdH.Département désorganisé Ils ont également souligné la désorganisation du département et mis en évidence le fait que beaucoup de volets de l'informatisation ne fonctionnent pas bien. De plus, le département perd chaque année des agents.

Ainsi, en 2007, il y a eu 900 départs naturels non remplacés et on devrait arriver à 1.500 départs par an. L'informatique ne justifierait d'ailleurs pas la suppression de tant de postes de travail. Selon eux, 75 % des déclarations fiscales effectuées via tax-on-web le sont en fait par l'intermédiaire d'un agent des Finances. Ils ont aussi confirmé ce que le président du PS avait indiqué, à savoir que le nombre de contrôles diminue fortement. Les sociétés ne sont plus contrôlées, disent-ils, et cette situation est la conséquence de la volonté du ministre. "Reynders impose le silence"Et de citer notamment le datamining, le système d'analyse des données de TVA pour déterminer les fraudes. "Le système est fait de sorte qu'on ne contrôle plus que les asbl et les clubs de foot", disent-ils. "Nous avons notamment demandé à M. Di Rupo qu'à partir de la prochaine législature il y ait régulièrement un débat en commission des Finances de la Chambre avec les organisations syndicales. Depuis 8 ans, M. Reynders n'a permis à aucun fonctionnaire de s'exprimer", ont encore dit les organisations syndicales. Certains représentants étaient surpris de l'écho médiatique de la rencontre. Ils semblaient ne pas être au courant du fait que le PS avait annoncé la rencontre et convié la presse. Ils assumaient malgré tout le fait que leur démarche pouvait servir d'argument électoral. (belga)

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16 mai 2007

Prix "chardon" pour le ministre fédéral des Finances

Le ministre fédéral des Finances Didier Reynders s'est vu décerner mardi le prix "chardon" 2006 par l'association Inter-environnement Bruxelles pour sa politique fiscale jugée incohérente par rapport aux enjeux environnementaux.

C'est essentiellement la politique fiscale avantageuse à l'égard des véhicules de société qui a été pointée du doigt par l'association. La "Palme" 2006 a quant à elle été décernée aux associations Aula Magna, Manifesto et BruXsel.org pour l'appel "Bruxelles, nous existons" qu'elles ont lancé à quelques mois des élections fédérales. Celles-ci militent pour la défense de l'autonomie de Bruxelles, en dehors des structures politiques traditionnelles.

Depuis 1987, Inter-Environnement Bruxelles décerne chaque année ses "palmes" et "chardons" de l'environnement pour récompenser ou stigmatiser des actions, projets, ou personnes en rapport avec le développement de la ville, la défense de l'environnement et l'amélioration du cadre de vie à Bruxelles. Pour Inter-Environnement, le bilan environnemental du ministre MR des Finances Didier Reynders est globalement très décevant parce qu'il a défendu une vision purement budgétaire de la fiscalité verte alors qu'il faudrait l'axer sur une modification des comportements.

Selon IEB, les voitures de société représentent approximativement la moitié des nouvelles voitures immatriculées chaque année et leur nombre continue d'augmenter. Cumulé à celui de l'augmentation des gaz à effet de serre, ce constat rend impossible la réussite d'un Plan Kyoto en Belgique.

Or, dit l'association, après quatre ans d'inaction en la matière, le conclave budgétaire du mois de mars dernier a débouché sur la décision de lier la déductibilité fiscale d'une voiture de société à son taux d'émission de CO2, mais aussi sur celle d'autoriser la déduction à 100 pc du coût d'achat des carburants. Par ailleurs, la taxe compensatoire des accises qui était applicable depuis 1996 aux véhicules alimentés au diesel sera supprimée à partir de 2008. Ce cadeau pourra représenter jusqu'à 2.500 euros par an pour les voitures qui roulent au diesel, soit la grande majorité des voitures de société.

Inter-Environnement plaide pour que l'on réserve le principe de la voiture de société à certaines catégories professionnelles pour lesquelles l'usage du véhicule est indispensable (médecin, délégué commercial, etc.) IEB propose aussi que progressivement, l'avantage financier de la voiture de société se transforme en un autre avantage en nature, plus respectueux de l'environnement.

Inter-Environnement Bruxelles a enfin indiqué qu'elle demanderait au futur ministre des Finances la suppression de la déductibilité fiscale des véhicules de société dans le cadre de la révision des impôts des sociétés, ainsi qu'une baisse du taux d'impôt pour les sociétés qui mettent en oeuvre des stratégies de déplacement de leur personnel favorables à la mobilité durable.

Belga

26 avril 2007

"Avec les socialistes, la Wallonie se meurt!"


Pour le président du MR, le PS n'est pas une fatalité. Il rêve d'en convaincre Joëlle Milquet... qu'il attaque tous azimuts. Ambiance.
Reynders : "Di Rupo se comporte avec les médias de la même manière que berlusconi en Italie".
ReutersNicolas Sarkozy l'emporte sur Ségolène Royal, à l'élection présidentielle française. Heureux ? Didier Reynders : Ce que je constate, c'est que certains en sont tétanisés. Il n'y a pas si longtemps, alors que « Ségo » était donnée gagnante, le PS laissait entendre que le MR aurait bien aimé modifier la date des élections, histoire d'éviter la « contagion » entre les résultats français et le scrutin belge. Aujourd'hui, on n'entend plus les socialistes sur le sujet. Mais un grand quotidien francophone se fait le relais de leurs inquiétudes : à défaut d'encore pouvoir faire campagne « pour » Ségolène, on fait désormais campagne « contre » Sarko. On le diabolise sous prétexte qu'il veut introduire une dose de proportionnelle dans le scrutin majoritaire. On lui prête, du coup, l'intention de s'allier avec l'extrême droite.

A ce compte-là, François Mitterrand était un extrémiste : il plaidait également pour la proportionnelle. Et que dire de la Belgique, où le scrutin est proportionnel : un pays d'extrême droite ? Cessons de divaguer. La seule question qui compte, à présent, c'est « pour ou contre Sarko ? » : c'est la preuve du vide qui existe à côté...En Belgique francophone, la seule question, c'est « pour ou contre le PS ? »... Et c'est une mauvaise question. A la Chambre des représentants, les socialistes et les libéraux occupent un nombre égal de sièges. Il ne faudrait donc pas grand-chose pour déplacer le centre de gravité politique en Belgique francophone. L'année prochaine, le PS fêtera ses vingt ans d'occupation du pouvoir, à tous les niveaux. On voit ce qu'il en a fait, de ce pouvoir ! Voyez l'état dans lequel se trouve le parc de logements sociaux, par ses soins. En Wallonie, les seules localités à faire preuve d'un certain dynamisme économique sont celles où le PS n'est pas au pouvoir. Partout où il est majoritaire, la Wallonie se meurt. Je vais vous dire ce que je pense : je ne suis pas du tout convaincu que les bourgmestres socialistes aient la moindre envie que les villes wallonnes se redressent.

Que se passe-t-il, aujourd'hui ? Les villes se vident des familles, des classes moyennes et des classes aisées, qui s'installent en périphérie. Et qui restera-t-il, si le mouvement se poursuit ? Les plus pauvres, les assistés. C'est-à-dire ceux qui auront besoin du PS pour trouver un logement social ou pour conserver leurs allocations. Sûr qu'ils voteront socialiste. La bonne question à se poser est donc celle-ci : veut-on des affidés, des clients, des obligés, ou veut-on encourager l'émergence de citoyens libres et responsables ?
Que faire, donc, pour changer le centre de gravité de la vie politique ?
Il suffirait que les autres partis cessent de coller au PS, terrorisés à l'idée de s'en faire mal voir. Chez Ecolo, les réflexes sont plus sains : on est prêt à discuter projets politiques avant de négocier des places. Au CDH, certaines personnes sont également ouvertes à la discussion. Mais, à la tête du parti, le blocage est total. Joëlle Miquet est littéralement scotchée à Elio Di Rupo. Le seul changement qui est intervenu dans ce parti, entre l'époque du PSC et aujourd'hui, c'est qu'on s'est débarrassé du « C » ! Du coup, on serait obligé de supporter un PS vissé au pouvoir, aussi nocif qu'indéboulonnable ? Non ! Je considère qu'il n'est ni injurieux ni iconoclaste de dire que les socialistes pourraient se retrouver dans l'opposition après le 10 juin. J'aimerais que les rapports de force jouent en notre faveur, pour que nous puissions vraiment faire prendre un nouveau virage à la Belgique. Il faut donc que le MR gagne les élections.

Bien sûr, le PS terrorisé d'avoir, face à lui, un partenaire puissant, pourrait faire alliance avec le CDH pour nous exclure du pouvoir fédéral, comme il l'a fait en Wallonie et à Bruxelles. Mais je ne vais quand même pas souhaiter que le MR devienne aussi petit que le CDH pour ne faire peur à personne et être sûr, ainsi, de participer aux affaires !
Au CDH, comme au PS, certains rêvent d'un gouvernement rassemblant les socialistes, les centristes et les écolos...
L'Olivier ? On voit ce que ça donne, sur le terrain. Il n'y a plus qu'une petite réserve naturelle, à Jette. Partout ailleurs, on l'a mis à la cave, pour l'hiver...
Le PS dans l'opposition, ça paraît tellement impensable...
C'est ce que les médias ou, plus précisément, le journal Le Soir et la RTBF tendent de nous faire croire. Ils font comme si nous vivions dans un régime de parti unique. Mais cela ne correspond pas à la réalité. Vous savez, quand je suis né, le parti catholique avait la majorité absolue. Aujourd'hui, du côté francophone, c'est devenu une petite formation, destinée à faire pencher la balance. Il pourrait très bien arriver la même chose au PS. Evidemment, « le » parti a les honneurs des médias. Un exemple : le mercredi 18 avril, la RTBF a programmé un Débats à la Une sur le thème « Que font les Wallons ? ». Et qui tenait la vedette ? Elio Di Rupo. En tant que tête de liste socialiste pour les élections législatives à la Chambre des représentants ? Non : en pleine campagne électorale, ça ne se fait pas ! Il était donc invité, en tout bien tout honneur, en tant que ministre-président du gouvernement wallon qui, comme tout le monde le sait, n'est pas en campagne électorale...

A quand une émission sur « Que font les Bruxellois ? » avec Charles Picqué en vedette, ou sur « Que veulent les promoteurs immobiliers à Bruxelles ? » avec Merry Hermanus ? C'est surréaliste ! Le Conseil supérieur de l'audiovisuel ( NDLR : l'instance chargée de la régulation du secteur audiovisuel, qui délimite notamment le temps de parole des différents candidats en période préélectorale) va-t-il s'en inquiéter ? Di Rupo se comporte avec les médias de la même manière que Berlusconi en Italie.
Pourquoi ne voit-on pas plus souvent des débats entre Di Rupo et vous ? Pourquoi pas d'interviews où vous croisez le fer, tous les deux ? Les télés et les journaux ne vous invitent donc jamais ensemble ?
Di Rupo refuse ! Essayez de provoquer un débat entre nous, dans les pages de votre magazine, vous verrez bien ! Cela fait huit ans que ça dure. Di Rupo ne veut débattre qu'avec lui-même. Ou alors, avec Yves Leterme, le ministre-président flamand. Ce sera le cas sur les plateaux de RTL et de VTM, à la fin de ce mois. C'est là, paraît-il, le débat que tout le monde attend. Quel défi inouï ! Quel acte de bravoure ! Un petit rappel à destination de ceux qui l'auraient oublié : les électeurs francophones ne peuvent pas voter pour Yves Leterme, même s'il est meilleur que Di Rupo, et les électeurs flamands ne peuvent pas voter pour Di Rupo ! Moi, je veux bien participer à un match de boxe contre Cassius Clay, si vous m'y invitez. Mais à condition que nous soyons, l'un et l'autre, sur des rings différents. Entre Di Rupo et Leterme, c'est ça qui va se passer.
De votre point de vue, donc, le gouvernement idéal serait composé des libéraux et des écolos ? Mais à deux, vous ne faites pas la majorité...
Avec le CDH, on l'obtient, cette majorité.
Vous seriez donc prêt à partager le pouvoir avec Joëlle Milquet, que vous détestez tant ? Et avec le CD&V d'Yves Leterme, que l'on dit si dangereux ?
Il ne faut jamais désespérer : Joëlle Milquet peut encore devenir raisonnable. Cela dit, j'ai quand même quelques doutes, quand je l'entends dire que Leterme est quelqu'un de fréquentable, qu'il ne faut pas croire tout ce qu'il dit avant les élections, qu'il changera sûrement de discours après le 10 juin. On voit qu'elle connaît bien la famille sociale-chrétienne et son aptitude au mensonge ! Cela dit, le plus important, pour l'avenir des francophones, c'est d'éviter qu'Yves Leterme soit Premier ministre. Comment faire, alors que son parti sera vraisemblablement incontournable ? En renforçant le MR. En Flandre, le CD&V battra sans doute le VLD. Et alors ? Ce n'est pas nécessairement pour ça que la famille sociale-chrétienne va l'emporter sur la famille libérale ! Si les francophones votent massivement en faveur du MR, ils auront soit Guy Verhofstadt comme Premier ministre - et il semble qu'ils l'aiment bien -, soit un libéral francophone (sourire) ...
Il n'empêche : selon toutes les probabilités, ce sont les sociaux-chrétiens, du Nord et du Sud, qui seront présentés comme les vainqueurs des élections. Difficile, dans ce cas, de ne pas choisir le formateur en leur sein...
Mais pas du tout ! Le roi pourrait très bien choisir un informateur dans leurs rangs. Et puis, quand les choses sérieuses commenceront, faire appel à un formateur libéral.
Et une tripartite traditionnelle, ça vous inspire quoi ?
Rien de bon. Les écologistes et l'extrême droite se retrouvent seuls dans l'opposition, ce qui n'est pas bon pour la démocratie. Ensuite, avec une si large majorité, on rend possible une grande aventure institutionnelle. N'oublions pas que tous les partis plaident, en Flandre, pour l'autonomie accrue de la Flandre. Je n'envisage une tripartite que si la crise s'éternisait, après les élections. Alors, oui, les trois grandes formations traditionnelles pourraient être obligées de gouverner ensemble. Dans ce cas, il existe deux possibilités. Soit c'est le grand barnum communautaire, et vous savez ce que j'en pense. Soit on forme une sorte de « gouvernement de secours », mais aux ambitions limitées. Dans ce cas, on pourrait envisager de rebattre toutes les cartes en 2009 : aux niveaux régional et fédéral.
Service minimum et sécurité renforcéeQuels sont les thèmes incontournables, pour le MR ?
A l'heure où je vous parle, je rentre d'une réunion trimestrielle de la Banque mondiale. J'ai quitté la Belgique pour Washington le vendredi 13 avril. Je ne suis pas superstitieux mais, après ce qui m'est arrivé, je pourrais le devenir. Normalement, je devais embarquer à Bruxelles-National, dans un vol direct pour Washington. J'apprends que le personnel chargé d'assurer la sécurité est en grève, et que la plupart des vols sont annulés. Je me rends à la gare du Midi et, oui, il y a encore des places pour le Thalys. Mais, depuis le 1er avril (et ce n'est pas une blague !), celui-ci ne s'arrête plus à Roissy-Charles-de-Gaulle. Il faut aller jusqu'à Paris-Nord. De là, j'ai donc pris un taxi pour l'aéroport. J'ai la chance de ne pas être un « simple » voyageur. En tant que ministre, je bénéficie de certaines facilités. J'ai donc pu embarquer quelques minutes avant le décollage. Je suis revenu trois jours plus tard, c'est-à-dire le lundi 16 avril. Heureusement, je n'ai pas dû prendre le train. Sinon, j'aurais été confronté à la grève surprise des accompagnateurs du rail ! La situation est ubuesque. Ne vous méprenez pas : je ne suis pas contre le droit de grève. Mais il est inadmissible de prendre les usagers en otage. Pourquoi le personnel peut-il se permettre des grèves surprises à la Biac ( NDLR : la société gestionnaire de l'aéroport de Zaventem), à la SNCB et dans les TEC ? Parce qu'ils ont, chacun, le monopole dans leur secteur : les clients ne peuvent pas s'adresser à une autre société, ils sont piégés.
Pourquoi ne pas avoir imposé le service minimum durant cette législature ou la précédente ?
Parce que les socialistes ont toujours bloqué et qu'il ne s'est pas dégagé de majorité alternative pour faire passer notre proposition de loi. Pourtant, à l'occasion de l'une ou l'autre grève sauvage, j'ai entendu André Antoine ( NDLR : ministre wallon du Transport) hurler au scandale. Mais, quand il s'agit de voter une loi dans ce sens, les centristes ne sont pas là. J'ai pourtant bien entendu, par la voix de sa nouvelle recrue, que le CDH s'occupait de l'« humain ». Que je sache, les principaux usagers des transports en commun ne sont pas des chiens et des chats ! Ce sont, généralement, des « humains », et pas nécessairement les plus favorisés.
Les grèves surprises dans les transports en commun sont généralement décidées parce que le personnel est victime de violences...
Il faut s'occuper activement de ce problème. Et discuter de la sanction. Le premier geste de délinquance doit être sanctionné. Absolument. Sinon, le sentiment d'impunité s'installe très rapidement. Et il faut reparler de centres de réinsertion pour les jeunes délinquants déscolarisés. Ce projet, concocté par Pierre Hazette ( NDLR : ex-ministre libéral de l'Enseignement secondaire de la Communauté française) sous la précédente législature, n'a jamais été mis en £uvre par son successeur socialiste. On a hurlé à la ségrégation, à l' « école des caïds ». Belle hypocrisie ! Que se passe-t-il, actuellement ? Les jeunes commencent leur scolarité dans l'enseignement général. S'ils y échouent, ils passent en technique. Si ça ne va toujours pas, en professionnel. Et puis, dans la rue. Ou en prison. Aujourd'hui, beaucoup d'écoles professionnelles sont, en réalité, des écoles de caïds. Et les mêmes esprits bien-pensants qui refusent l'idée d'institutions spécifiques pour aider ces jeunes en déroute, plaident pour la valorisation des métiers manuels ! Je plaide aussi pour un meilleur suivi des jeunes délinquants : on se demande parfois où échoue leur dossier et par qui ils sont lus. Il faut que les directions d'école soient informées du passé judiciaire de leurs élèves. Mais la criminalité n'est pas l'apanage de la jeunesse. Il faut d'urgence établir un registre central dans lequel serait scrupuleusement consignée l'identité de tous les auteurs de délits graves, notamment à caractère sexuel. Et les bourgmestres des localités dans lesquelles résident ces personnes doivent en avoir connaissance : ne sont-ils pas responsables de la sécurité ? Qu'on ne vienne pas me dire que c'est scandaleux. Quand des faits horribles se passent, tout le monde court derrière l'émotion populaire. Mais, en dehors de ces moments-là, il n'y a jamais moyen de parler sereinement de sanctions et de sécurité.
Sécurité, sanctions, limitation du droit de grève : Reynders-Sarkozy, même combat ?
Je n'ai pas varié d'un iota, sur ces sujets, depuis plus de vingt ans. Je ne cours pas derrière Sarkozy, mais je suis fidèle à la ligne de Jean Gol ( NDLR : l'ancien président du PRL et vice-Premier ministre libéral décédé en 1995).
Vous plaidez pour la poursuite de la réduction des charges sur le travail. Comment allez-vous la financer ?
Mais il n'y a pas besoin de la compenser ! Ces diminutions de charges vont permettre aux entreprises d'engager plus de travailleurs, ceux-ci vont consommer davantage, et les recettes de TVA et d'accises vont augmenter. C'est un cercle vertueux. Cela dit, si on me prouve qu'il faut absolument trouver des compensations, je ne suis pas contre. J'ai d'ailleurs instauré un système de « cliquet » sur les produits pétroliers : quand leur prix baisse, la moitié de la réduction va à l'Etat, l'autre moitié profite aux consommateurs. On m'a reproché de « voler » les gens. J'ai également concocté une taxe sur les couverts en plastique : le CDH m'a envoyé une volée de bois vert sous prétexte que j'imposais une « taxe pique-nique » et que j'allais pénaliser les familles. Au cas où cela aurait échappé aux « humains », je leur rappelle qu'il existe des couverts métalliques, et même des couverts en bois. Et qu'il existe du produit de vaisselle pour les laver après usage. On parle aujourd'hui d'une taxe CO2 : mais où va-t-on aller la chercher, si on ne peut taxer ni l'essence, ni le diesel, ni le mazout, ni l'aluminium, ni les couverts en plastique ? Assez rigolé. L'urgence, de toute façon, c'est de donner du souffle à l'activité économique et de créer de la richesse. C'est par ce biais, surtout, qu'on fera rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat.
Entretien : Isabelle Philippon

24 mars 2007

Le Roi, l'héritier et basta

La Région flamande diminue sa subsidiation de l'IRGT

Le subside de base de la Région flamande à l'IRGT, l'asbl présidée par le prince Laurent, va passer de 170.000 euros à 50.000 euros. Pour le gouvernement flamand, qui a pris cette décision vendredi, c'est suffisant pour assurer l'existence et le fonctionnement de base de l'asbl. La Région flamande estime qu'un subside de base pour l'IRGT (Institut royal pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des technologies propres) est suffisant car il s'agit d'une asbl active dans plusieurs régions. L'IRGT peut cependant, comme toutes les associations, demander à la Région flamande d'autres subsides pour des projets. Ils devront suivre la procédure d'acceptation normale. Le gouvernement flamand se retirera du conseil d'administration de l'asbl. Il le motive par le fait qu'il n'est pas non plus représenté dans d'autres asbl qui introduisent des projets ou reçoivent seulement un subside de base. (belga)

12,542 millions d'euros seront alloués en 2007 aux dotations princières et à la liste civile du Roi

Un peu plus de 12 millions d'euros est donc attribué à la famille royale. La grosse majorité, 9,542 millions va à la liste civile du Roi, où deux tiers des dépenses (67 %) concernent les frais de personnel. La liste civile n'est pas contestée en général. En revanche, le monde politique, ministre des Finances en tête, verrait d'un bon oeil un contrôle des dotations. 1,444 million d'euros en 2007 pour la seule reine Fabiola : n'est-ce pas cher payé les services rendus à la nation et la quinzaine d'activités officielles encore prestées par année (16 en 2006) ?
"Personne ne met en cause une dotation au veuf ou à la veuve d'un souverain. Mais ici aussi, on devrait pouvoir préciser ce qui correspond à une pension de survie et la partie liée à la fonction ", analyse Didier Reynders. Même topo pour le prince héritier. Et à l'avenir, un consensus prévaut dans les cénacles politiques pour qu'il subsiste pour le règne suivant une liste civile, plus une dotation pour le prince héritier et une autre pour le veuf, ou la veuve d'un souverain, ou encore pour le roi abdicataire. Et les autres ? "Ils pourront travailler ", résume le ministre des Finances.
En attendant, il est difficile d'effectuer une marche arrière et de supprimer les acquis, mais le contrôle devra être instauré sur une grosse partie des montants alloués aux membres de la famille royale. Pour le reste, M. Reynders coupe les ailes à un canard : non, le Roi et son entourage ne disposent pas d'essence détaxée, mais il est correct que les achats effectués pour la liste civile du Roi sont exempts de TVA. "Si la TVA leur avait été imputée, on aurait sûrement revu la liste civile à la hausse en conséquence..."

La monarchie n'est pas un conte de fées
Béatrice Delvaux, rédactrice en chefdu jounal "Le Soir"
lundi 08 janvier 2007, 06:45

La monarchie est une institution centrale de la Belgique. Elle y joue un rôle clé, vu la complexité de notre pays. A ce stade de notre histoire, elle présente beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients. Elle est donc incontournable. Mais si elle veut survivre, elle doit, comme toute institution, répondre à deux préceptes. Un : la bonne gouvernance. Deux : être au service des pouvoirs démocratiques dans la discrétion, voire l'effacement et l'oubli de soi. Pour certains, ces temps-ci, toute critique est une atteinte à la monarchie. Ou une manière de servir les intérêts nationalistes flamands qui veulent la fin du pays. Les mêmes types d'arguments ont suivi la révélation des scandales communaux récents, certains accusant la presse de nourrir l'extrême droite.
Nous ne pouvons suivre ces raisonnements. Il ne faut jamais taire ce qui dérive ou « dysfonctionne », quels que soient les fautifs. Le silence ne sauvera ni la démocratie ni la monarchie. Bien au contraire.

Lynchage médiatique : le mot a été prononcé ces derniers jours à propos de l'affaire Laurent. Pour certains, il y a confusion même dans l'utilisation de l'expression « affaire Laurent ». Il est clair que le Prince est présumé innocent dans le dossier « Marine belge » et qu'il est aujourd'hui - enfin ! - cité à titre de témoin de malversations, dont il aurait bénéficié mais dont il n'est absolument pas avéré qu'il en était averti.
Mais ce dossier naval a révélé, par ricochet, une situation personnelle du Prince sur laquelle il est fondamental de s'attarder. Il est crucial de faire toute la clarté sur ce statut du (et des) prince(s), pour le résoudre structurellement et éviter tout dérapage. C'est en cela que la publication du portrait de Laurent dans « Le Soir » ce week-end était indispensable. Des détails personnels ont été cités ? Pour les princes hélas, vie privée et publique sont désormais indissociables. La médiatisation croissante de la famille royale, par ceux qui ne voulaient livrer ou connaître que la version « Bibliothèque rose » du Palais, y a beaucoup concouru. Qu'on cesse donc de faire croire que le Roi et ses enfants sont des personnages de romans pour jeunes filles en fleur. Ils sont, par le rôle qui leur est dévolu constitutionnellement, des personnages politiques, recevant une dotation prélevée sur des fonds publics, au service de leur pays. C'est pourquoi le travail sans tabous de la presse d'information est crucial en ce qui les concerne comme pour tout personnage public redevable auprès du citoyen. C'est pourquoi les gouvernements doivent leur définir un statut, assorti de droits et de devoirs précis, soumis à un contrôle transparent. C'est pourquoi, il faut n'imposer ce destin royal qu'au plus petit nombre de personnes possible. Car ce destin privilégié mais tragique, - l'histoire de Laurent le démontre sans faille -, n'a rien d'un conte de fées. Le faire croire n'assurera pas la pérennité de la monarchie.


Reynders : ''amender la loi'' (08/01/2007)

Le ministre des Finances veut un meilleur contrôle des dotations princières
Rentrée parlementaire en fanfare ce lundi, avec le procès des officiers de la Marine, qui, indirectement ou non (la justice tranchera), affecte le prince Laurent. En charge depuis 1999 comme ministre des Finances des dotations princières et de la liste civile du Roi, mais aussi de la fiscalité applicable aux revenus privés de la famille royale, le vice-Premier Didier Reynders (MR) a son idée sur le dossier.
"Sur le volet judiciaire, il faut tout mettre en oeuvre pour que les magistrats aient l'entièreté des moyens à leur disposition pour enquêter. Pour le reste, avec ma collègue du Budget, je vais suivre de près le dossier pour m'assurer que la Défense récupère les fonds détournés, comme je récupère toujours aujourd'hui les sommes détournées dans le dossier Agusta-Dassault. Je ferai cela à l'égard de quelque condamné que ce soit..."
Sur le volet des dotations princières, d'aucuns évoquent une absence de contrôle. Qu'en pensez-vous ?
"On ne peut pas revenir en arrière et retirer les dotations accordées, mais on peut, par un simple amendement à la loi sur les dotations, clarifier les choses et définir un contrôle. Je vais le proposer au Parlement cette semaine. À mon sens, on devrait préciser en quoi consiste la dotation : une partie serait assimilée à un revenu, un salaire, sur lequel il n'y aurait pas de contrôle. En revanche, l'autre partie serait liée à la fonction et la représentation. Et sur cette dernière partie, on devrait instaurer un contrôle par la Cour des comptes. Le Premier président de la Cour pourrait jouer un rôle spécifique. Et le fait serait acquis pour tous ceux qui bénéficient d'une dotation, y compris le prince héritier. C'est le Parlement qui déterminerait la part privée (en pourcentage) et la part publique de la dotation accordée chaque année. Je pense que, dès que des moyens publics sont utilisés, ces montants doivent être vérifiés s'ils représentent plus qu'une simple rémunération."
Des élus proposent la création d'une commission d'enquête parlementaire pour vérifier l'attribution des subsides de l'IRGT, cet institut créé pour rémunérer le prince Laurent dans les années nonante...
"Je ne suis pas du tout convaincu par une commission, mais de nouveau rien n'empêche que la Cour des comptes fasse un rapport sur l'IRGT et les systèmes de rémunération mis en place pour le prince Laurent. Dans les années nonante, ce n'était pas d'une grande transparence, or, on a tout intérêt à la plus grande transparence. Et si le prince Laurent doit rembourser, nous avons des moyens de contrainte suffisants pour cela. On peut aussi envisager une récupération via la dotation qui lui est attribuée..."
Rejoignez-vous Armand De Decker (MR également) qui pense que le prince Laurent a été lynché médiatiquement ? "À part la mise en exergue de certains faits qui relèvent de sa vie privée, non. Le Palais a ouvert la porte vers plus de communication : on ne peut pas la refermer quand surviennent des événements malheureux."

Bien qu'apparemment clean, l'IRGT fera l'objet d'une double évaluation

A l'instar de son collègue flamand, le ministre wallon de l'Environnement Benoît Lutgen a lui aussi demandé une évaluation du financement régional de l'Institut royal pour la gestion des durables des ressources naturelles et la promotion des technologies propres (IRGT), présidé par le Prince Laurent. Selon lui, aucun problème ne semble toutefois se poser et les subventions correspondent à des actions réellement menées. L'évaluation portera sur le subventionnement régional de l'IRGT depuis sa création même si celle-ci a lieu chaque année, a précisé le ministre qui voit dans cette initiative une "mesure de précaution"."Il ne s'agit pas de subventions de circonstance. Elles correspondent à des projets précis: sites internet, actions de sensibilisation, publication de CD-Rom, etc. Le travail fourni est de grande qualité. Honnêtement dit, ils font du bon boulot et le prince ne ménage pas ses efforts pour être présent sur le terrain", a souligné M. Lutgen.Le montant de la subvention accordée cette année par la Région wallonne est de 160.000 euros.

Lire aussi
Laurent pourrait être entendu ce mardi (lundi 08.01.2007)
Les deux principaux suspects au procès des détournements de fonds à la Marine, le colonel Vaessen et Marc Luypaerts, ont livré, devant le tribunal correctionnel de Hasselt, des versions contradictoires. Mardi, le prince Laurent pourrait être entendu.
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L'argent du Prince

D epuis le 1 er juillet 2001, le prince Laurent bénéficie d'une dotation annuelle, indexée et nette d'impôts. Elle se monte à 300.000 euros et découle d'une loi votée par le Parlement. A cette date, le Prince a renoncé aux traitements qu'il percevait de sa Fondation et de l'IGRT (le palais confirme que « le chiffre d'un million (francs belges par mois) est correct »).
Officiellement, le prince ne bénéficie plus d'aucun autre revenu désormais que sa dotation.
Mais Laurent est logé avec sa famille à la villa Clémentine, à Tervuren, qui est la propriété de la Donation royale, c'est-à-dire de l'Etat. Il s'y retrouve dans la situation classique du locataire vis-à-vis de son propriétaire. « Tous les gros travaux, explique Michel Malherbe, porte-parole du Palais, sont à charge de la Donation et l'entretien courant est supporté par le prince. »

Les Ferrari, les montres suisses, évoquées dans la presse flamande ? « Ces achats éventuels pourraient avoir été financés par de l'argent provenant de traitements perçus par le prince avant 2001 », répond le Palais.
Les séances de photo soi-disant monnayées et organisées pour la presse people ? « Le service de presse du Palais organise des séances photos en pool, pour tous les médias. Nous n'avons pas d'autre commentaire », répond Michel Malherbe.
D'autres membres de la famille royale bénéficient d'une dotation, selon le même principe. La reine Fabiola reçoit 1.388.000 euros, le prince Philippe 888.000 euros et la princesse Astrid 312.000 euros (base 2005). Le Roi, lui, est doté d'une liste civile, inscrite dans la Constitution et fixée par la loi pour la durée du règne. Cette liste (8.195.000 euros en 2005) reprend la totalité des moyens que la Nation met à sa disposition comme chef de l'Etat pour lui permettre d'exercer sa fonction royale « en toute indépendance morale et matérielle ».
Parmi ces moyens, une dotation couvre ses dépenses de personnel (67 %), ses frais d'entretien des domaines (12 %), ses frais de ménage (1,7 %), son parc automobile (4,4 %), etc. Le Roi habite, aux frais de l'Etat, le palais de Bruxelles et le château de Laeken, où sont exposés les objets d'art de la Collection royale.
Le Belvédère, le Stuyvenberg, les châteaux de Ciergnon et de Fenffe sont mis à disposition par la Donation royale. Les biens personnels du Roi, dont la résidence Les Romarins, dans le Sud de la France, et son yacht, sont gérés comme il l'entend - et imposés.
En 2003, des sénateurs CDH ont déposé une proposition de loi posant un cadre légal à l'attribution de dotations à l'héritier présomptif au trône et à son premier successible, âgés de 18 ans minimum. Pour leur conférer « dignité et neutralité ».
A l'inverse, des députés et sénateurs du Vlaams Belang ont déposé d'autres propositions de loi abrogeant la loi de 1993, fixant la liste civile et les dotations de toute la famille royale. Motif ? Le Roi disposerait, à l'étranger, d'une « considérable » fortune personnelle, acquise « de manière scandaleuse » durant l'époque coloniale au Congo.

09 mars 2007

Bâtiments de l'Etat

Inauguration du bâtiment Egmont II à Bruxelles

Le bâtiment Egmont II, qui abrite les nouveaux bureaux du SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement, a été inauguré, en présence de Didier Reynders, vice-Premier Ministre et ministre des Finances, compétent pour la Régie des Bâtiments, et de Karel de Gucht, ministre des Affaires étrangères. Egmont II offre quelque 16.262 m² d'espace de bureaux, salle de conférence incluse. Il abrite 400 membres du personnel environ. La pièce la plus spectaculaire d'Egmont II est son exceptionnelle salle de conférence, d'une capacité de 440 personnes. Elle est une des plus vaste de Belgique et est équipée de tous les raffinements techniques nécessaires et comprend également 28 cabines de traduction simultanée pour 94 interprètes.

La Commission et la Belgique clôturent le dossier Berlaymont

La Commission européenne et les représentants de la société Berlaymont 2000, qui a chapeauté les travaux de rénovation du Berlaymont, ont signé jeudi le procès verbal d'agrément définitif du bâtiment, selon un communiqué du cabinet du ministre belge des Finances, Didier Reynders."Par cette signature, la Commission européenne marque son accord à la réception définitive des travaux de rénovation du bâtiment Berlaymont", explique-t-on. Berlaymont 2000, dont l'Etat est actionnaire majoritaire, a été mise en liquidation en mai 2006. La société avait été constituée en 1990 afin de rénover le siège de la Commission, qui a dû être désamianté. En 2004, le bâtiment a été mis à la disposition de l'exécutif européen, qui l'a acquis moyennant une participation au coût des travaux et le versement d'une annuité de quelque 32 millions d'euros pendant 27 ans. (belga)

La vente aux enchères de vendredi va rapporter 576 millions d'euros au budget fédéral.
Befimmo l'emporte.


Combien valent aux enchères 63 bâtiments de l'Etat belge ? Du solide, du costaud, du prestigieux : la Monnaie royale, le WTC 3 et 4, un cabinet ministériel rue de la Loi, des bâtiments des douanes, des impôts...
La vente organisée vendredi après-midi à Bruxelles a apporté la réponse : 576 millions d'euros. C'est un peu mieux qu'espéré par Didier Reynders (MR), le ministre des Finances. Le gouvernement cède donc une partie du patrimoine public au privé. Mais il reste locataire des biens, qui continueront à abriter ses services. Une société a été créée : le prix payé par l'investisseur (Befimmo) vaut pour 90 % des parts, le solde restant aux mains de l'Etat.
D'abord retenue, la piste boursière a été abandonnée par le gouvernement après une décision du Conseil d'Etat. Les enchères auront intéressé le « top » des opérateurs immobiliers actifs sur Bruxelles.

Befimmo s'adjuge les immeubles de l'Etat pour 576 millions d'euros

Didier Reynders.
La société immobilière Befimmo s'est adjugée, vendredi, 90 % de parts de la société anonyme Fedimmo, propriétaire de 62 immeubles de l'Etat, pour un montant total de 576 millions d'euros. L'Etat conservera 10 % des actions de Fedimmo valorisées à 64 millions d'euros. Ces 10 % seront gérés par Sopima et la SFPI.Il s'agit principalement d'immeubles de bureaux. Vendredi, la vente aux enchères de 90 % de la société anonyme immobilière Fedimmo, a finalement mis aux prises 3 candidats, selon David Marechal, porte - parole du Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances Didier Reynders.L'offre la plus élevée, effectuée par la Sicafi Befimmo SA valorise le patrimoine immobilier apporté par l'Etat à 723 millions d'euros. Après déduction d'une dette emphytéotique nette de 83 millions d'euros, la valeur globale des actions émises par Fedimmo s'élève à 639 millions d'euros. (belga)

Possible négligence lors de la vente de la Tour des Finances ?

Le gouvernement fédéral aurait fait preuve de négligence lors de la vente de la Tour des Finances et la Cité administrative de l'Etat à Bruxelles, au risque de faire capoter les deux opérations, écrivent vendredi plusieurs journaux flamands. Le gouvernement a vendu, fin 2001, la Tour des Finances pour 276 millions d'euros et l'année suivante la Cité administrative voisine pour 27,1 millions. Il s'agissait d'une opération de cession-location ("sale and lease-back") prévoyant une vente puis une prise en location immédiate. Cette opération avait été fortement critiquée, notamment par la Cour des Comptes, qui avait souligné qu'une obsession budgétaire avait incité les deux gouvernements Verhofstadt à vendre une partie du patrimoine immobilier de l'Etat dans la précipitation. Le prix de vente avait aussi soulevé des questions. Selon les journaux, le gouvernement s'est également montré négligent lors de la vente, ce qui a entraîné des plaintes devant le tribunal de première instance de Bruxelles, qui pourrait la déclarer nulle. (belga)

28 janvier 2007

Daerden mania - Daerden attitude



2000 personnes pour les voeux de Michel Daerden!

Le ministre, qui reconnaît que "si 1969 était pour Gainsbourg une année érotique, 2006 était pour lui une année médiatique".
Bruno Devoghel
Le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, a présenté ses voeux au Forum de Liège samedi soir devant plus de 2000 personnes. C'est la première fois que le théâtre affichait salle comble pour les "meilleurs souhaits" du président de la coupole provinciale du PS.
Dans la foule, de nombreux militants invités par l'USC de Ans, mais également quelques figures politico-sportives connues comme José Happart, Anne-Marie Lizin, Christophe Collignon, Christie Morreale, Lucien D'Onofrio ou encore les frères Saive.
Pour la première fois, les médias du Nord du pays avaient également rejoint la Cité ardente. Certains y verront les effets de la "Daerdenmania".
Pour le ministre, qui reconnaît que "si 1969 était pour Gainsbourg une année érotique, 2006 était pour lui une année médiatique", cette notion est un "mystère".
"Ce phénomène inexplicable et totalement involontaire résulte avant tout de l'éclatante victoire électorale socialiste remportée à Ans. Une victoire, ce soir là, combinée à beaucoup d'autres", a-t-il commenté lors de son discours à l'issue du spectacle de Pierre Theunis.
S'exprimant avec clarté et avec sobriété, le ministre a répondu par les victoires socialistes aux attaques de Didier Reynders, qui avait demandé, via un quotidien liégeois, qu'il arrête de boire.

"Comment expliquer autrement les récentes sorties du grand chef MR liégeois si ce n'est pas la frustration d'une défaite cinglante? ", a noté Michel Daerden, qui, évoquant les "dérapages verbaux qui abaissent leur auteur", a cité Philippe Noiret : "Le voyage est court.
Autant le faire en 1ère classe" avant de conclure "cher Didier, l'histoire ne retient jamais les coups bas...".
Michel Daerden n'a par contre pas répondu aux attaques dont il a été victime de la part d'autres socialistes liégeois, comme Willy Demeyer ou Alain Mathot.
Au contraire, il a plaidé pour l'union du PS en vue du gain d'un 7e siège socialiste liégeois à la Chambre.
"Pour remporter les prochaines élections, il faudra absolument que nos divergences, nos petites tensions internes, nos intérêts personnels soient enterrés.
Les socialistes ne gagneront que dans l'unité", a-t-il remarqué, soulignant qu'il n'était pas utopique de penser à un premier ministre socialiste.
La soirée s'est achevée comme elle avait commencé, en musique. Mais celui qui a déclaré qu'il "aurait voulu être un artiste", n'a cette fois pas poussé la chansonnette. "Je me rends compte aujourd'hui que c'est un vrai métier", a-t-il conclu, devant la foule qui lui réservait une "standing ovation".

Daerden est sold out



La "Daerdenmania" se poursuit... La soirée organisée ce samedi 27 janvier au Forum de Liège à l'occasion de ses voeux est sold out cette année.
Frédéric élu Liégeois de l'année
Le député wallon, bourgmestre de Herstal, a été élu "Liégeois de l'année 2006". Il a reçu son prix ce mercredi soir.
Les Liégeois de l'année ont été élus par quelque 5700 lecteurs du toute-boîte "Vlan" et du quotidien "La Meuse". Ces derniers ont choisi les liégeois les plus représentatifs dans cinq catégories puis ont élu le Liégeois de l'année.
En catégorie "économie et urbanisme", ils ont récompensé l'abbé Achille Fortemps de la paroisse de Saint-Barthélemy. En "société", la palme revient au professeur Raymond Limet, chef de service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique au CHU de Liège, qui a pratiqué 284 greffes de coeur en 30 ans. En "sports", c'est le cycliste Philippe Gilbert qui s'est distingué. Dans la catégorie "culture", les lecteurs ont élu le groupe de jeunes chanteurs "Eté 67".
A 37 ans, Frédéric Daerden succède ainsi au consul d'Italie, Marco Ricardo Rusconi.
Ainsi, alors que Frédéric a été élu "Liégeois de l'année 2006", les médias font état d'une émission animée par Aurore, sa fille, sur RTL-TVi. Les vidéos représentant le ministre ont connu un grand succès sur "YouTube" et l'émission "Reporters" qui lui a été consacrée à rassemblé 666.000 personnes. Le ministre fera l'objet d'un livre qui sortira en février et sera l'invité "guest" du lancement du blog de "Elle Belgique" le 1er février, pendant qu'Aurore sera aux platines.
Alors que les années précédentes, moins de 1.000 personnes rejoignaient le théâtre liégeois pour assister aux "meilleurs souhaits" du ministre wallon, ce sont plus de 2.200 personnes - soit la capacité du Forum - qui sont attendues samedi ! Les responsables de la salle liégeoise redoutent de manquer de place pour accueillir les "amis" du ministre.
A l'image des meetings à l'américaine et de quelques autres "bals du bourgmestre" en Wallonie, les baignoires ont été "sponsorisées" par des entreprises (quelque 750 euros pour un apéritif champagne et un repas dans un restaurant liégeois). En coulisses, la possibilité d'une deuxième date, de même que l'installation d'écrans géants, ont même été, un court moment, évoquées.
La soirée consistera en un spectacle de Pierre Theunis. Celui-ci invitera le ministre à monter sur scène à l'issue du "concert". Il y a fort à parier que celui qui dit qu'il "aurait voulu être un artiste" ne pourra pas s'empêcher de pousser la chansonnette, voire d'esquisser un pas de danse, comme il l'a fait dimanche soir sur la scène du Forum lors de la revue "Sois belge et tais toi". Mais pour les personnes qui n'ont pas reçu le précieux sésame, à savoir le carton d'invitation, il est trop tard. Les "voeux de papa" sont sold out.
(d'après Belga)





Michel Daerden fera bientôt l'objet d'un livre

Après avoir été la vedette d'émissions télévisées et du web, le ministre wallon du Budget et bourgmestre de la ville de Ans, Michel Daerden, sera prochainement au coeur d'un ouvrage écrit par Louis Maraite, à paraître aux éditions Luc Pire.Le livre, dont la sortie est prévue pour fin février, à l'occasion de la Foire du livre, s'ouvrira sur la "daerdenmania", autrement dit la médiatisation de l'image du ministre à la suite de ses interventions télévisées lors des élections du 8 octobre. Il évoquera ensuite la vie politique du ministre, à travers les différents gouvernements qu'il a fréquentés, sa vie personnelle depuis sa naissance, le 16 novembre 1949, jusqu'à son deuxième mariage, la vie politique locale du bourgmestre ansois et le PS liégeois, ainsi que sa vie de réviseur d'entreprise. Le "système Daerden", appliqué à Liège, sera également analysé. De nombreux témoins agrémenteront le bouquin d'anecdotes.Un des titres envisagés pour l'ouvrage serait tout simplement Daerdenmania, un des sous-titres, plus original, pourrait être D'Ans avec les sous.
EN SAVOIR PLUS: Daerden Votre homme de l'année 2006
EN SAVOIR PLUS: Michel Daerden, star du X
EN SAVOIR PLUS: Michel Daerden, star du web

Un homme a particulièrement marqué vos esprits durant l'année écoulée... homme politique, socialiste et qui aime jouir des plaisirs de la vie, c'est finalement Michel Daerden qui a ravi vos cœurs (ou vos zygomatiques car Monsieur Daerden fait sourire, ou même grincer quelques dents). Eh non! Michel Daerden ne passe jamais inaperçu, c'est le moins que l'on puisse dire. Il déchaîne les passions. Ridicule et pathétique pour certains, exceptionnel et bourré d'humour pour d'autres, il ne laisse personne indifférent. Lors de son passage sur la chaîne publique RTBF, le soir des élections du 8 octobre, son élocution trahissait sa joie et son état: Monsieur Daerden avait décidé de fêter dignement sa victoire et celle de son parti avec faste et gaieté! Une interview surprenante qui aura fait parler d'elle pendant de nombreuses semaines puisque celle-ci a connu un succès énorme sur le net. En quelques semaines, le Bourgmestre de Ans, est aussi devenu chanteur et star du X. Un "art de la politique" (comme il le dit lui même) particulier mais qui fait mouche...

"Daerden donne du plaisir aux gens"
Paul Piret

Mis en ligne le 19/12/2006
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Retour sur un phénomène, avec un expert en marketing.
Le ministre applique les règles qui font le succès d'une pub : contenant, humour, familiarité, vérité, différence.


BELGA

entretien

Michel Daerden est décidément un "bon produit". Notre "baromètre" de lundi l'a rappelé pour sa part. L'expertise d'un ancien de la pub, Jacques François, maître de conférences invité à l'UCL et à l'ULB, où il enseigne la publicité et la communication marketing...

Qu'inspire la "daerdenmania" à un spécialiste du marketing ?

Elle me rappelle que la notion d'"implication" est essentielle, au coeur de tous les raisonnements sur la communication publicitaire : la publicité ne parle aux gens que quand elle les intéresse. Or, le produit politique est très ingrat. Les idées politiques impliquent peu les gens, tant qu'elles ne touchent pas directement à leur portefeuille; et les choix ne sont pas palpables comme l'est l'achat d'une voiture ou d'une poudre à lessiver. Le gros problème du marketing politique - je ne voudrais pas être conseiller dans ce registre - c'est qu'il est très difficile de juger d'un contenu. Dès lors, comment concerner personnellement des gens quand on "vend" des idées politiques ? Il faut pouvoir les faire voter pour un emballage, pour un contenant.

C'est cynique, ce que vous dites là...

Précaution oratoire : la morale n'intervient pas dans la communication publicitaire. Elle est amorale. Nous parlons de promotion d'une personne ou d'un produit. Et j'y arrive, de ce point de vue, Daerden est un emballage. C'est une première explication de son succès.

La deuxième, c'est que l'emballage est de qualité ?

Oui, parce que ce qui fonctionne le mieux en publicité, c'est l'humour. Or Michel Daerden distrait, amuse, fait rire. Il donne du plaisir aux gens. Du plaisir tout de suite, et à court terme. Troisième explication : plus on le voit, plus on a l'impression qu'il nous est familier. A force d'en entendre parler, Pampers, Maredsous, Coca... ou Daerden créent de la familiarité. Or, on achète ce que l'on connaît.

Quitte à étaler son alcoolisme et le tirer à son avantage...


Je ne sais pas s'il s'en rend compte, mais il rencontre là une autre règle de base de la communication publicitaire : la vérité. Il se montre comme il est. C'est très à la mode, comme les pubs qui préfèrent montrer des femmes "ordinaires" ou bien en chair, en vertu de la théorie de la "disruption" : cassons les idées reçues, sortons des clichés habituels, montrons-nous comme on est.


...Comme on est, ou comme on préfère se faire passer ! Lorsque l'opinion s'amuse du bouffon, elle oublie ou ignore l'homme de réseaux, le fou de pouvoir, le macho innommable...

Bien évidemment. Mais il transforme ses défauts en forces : enfin un "pas parfait", qui nous ressemble... Je ne sais pas s'il le fait exprès. Mais comme instinctivement, il suit toutes les règles qui marchent aujourd'hui dans la publicité. En voici encore une : la recherche de la différence. Aujourd'hui tous les annonceurs se plaignent que tout se ressemble; les observateurs de la vie politique également. Michel Daerden crée ce que l'on cherche : la différence.

Ne risque-t-il pas de perdre en crédibilité ce qu'il gagne en succès ?

Je ne suis pas certain, malheureusement, que la crédibilité soit quelque chose d'essentiel en politique... Et puis, comment juge-t-on la crédibilité d'un homme politique ? J'y reviens, elle se bâtit sur un contenant : soit très sérieux et intellectuel, soit d'amuseur public. Daerden a choisi le contre-rôle.

Et il "joue avec". Mais n'est-il pas acculé à devoir aller toujours plus loin dans le spectacle, et n'y a-t-il pas péril à le faire ?

Bien sûr. Il faut pouvoir durer en évitant les risques d'usure, de saturation. Les campagnes de publicité, il faut parfois savoir les arrêter. Daerden devra savoir quand il devra se mettre en sourdine.

Michel Daerden superstar. "I vaut mieus yèsse sô qu'sot"...Mis en ligne le 18/12/2006- - - - - - - - - - -
Soit en wallon (de Charleroi) : "Il vaut mieux être saoul que sot". La "daerdenmania" n'épargne rien. Même pas notre baromètre.
Ceci n'est peut-être pas de la fiction... A dire vrai, on n'est pas surpris. Entre nous, à la réception des résultats, c'est le premier chiffre que l'on alla voir : quelle serait la cote personnelle de Michel Daerden ? Précisément, quelle serait la hauteur de sa progression ? Eh ! bien, elle est conforme aux attentes, si elle ne les dépasse pas.
Le ministre (PS) régional et communautaire du Budget, bourgmestre "empêché" d'Ans et ex-réviseur public largement introduit progresse en un trimestre de 9 points (de 12 à 21) et gagne 6 places (de la 12e à la 6e). C'est là, en son ampleur, une évolution rarissime dans les annales de nos baromètres.
On a beau savoir que ce palmarès individuel mélange allégrement plusieurs genres (notoriété, popularité et confiance), il s'avère à l'évidence que la daerdenmania enclenchée un soir éthylique d'élections communales a gagné nos sondés. Mais ces lignes ne relevant pas d'un commentaire, ni d'un faux JT spécial, nous en resterons là, en laissant à chaque lecteur le soin d'en rire ou d'en pleurer; et, le cas échéant, de méditer sur la grandeur et les servitudes de l'opinion publique.
Pour le reste (mais comme tout ça paraît si dérisoire, désormais...), on épinglera que le tiercé de tête reste inchangé en Wallonie, sans préjudice de mouvements divers : en progrès pour le premier (Di Rupo, après deux ressacs consécutifs) et la troisième (Milquet, qui retrouve son pourcentage de juin); en statu quo pour le deuxième (Reynders).
Daerden résolument à part, la plus belle progression du trimestre va au MR Chastel (+4); et les plus fortes pertes, à même hauteur (-5pc), à deux CDH (Lutgen et Wathelet), tandis qu'un autre humaniste, Antoine, ne parvient pas à préserver sa progression de septembre (il retrouve son niveau de juin). Pour leur part, les Onkelinx, Durant, Demotte, Arena continuent à subir une régulière érosion. D'un trimestre à l'autre, Javaux, Courard et Flahaut retrouvent un top-20 (21 en l'espèce) qu'ils avaient dû quitter en septembre; Laruelle et Destexhe doivent le quitter. Quant à Yves Leterme, son premier test est un échec (2 pc) : on ne le relèverait pas si, à l'inverse, son apparition comme nominé n'était pas d'emblée porteuse à Bruxelles (page suivante). Van Cau (passant, laminé, de 5 à 3 points) fait à peine mieux. L'ex-empereur carolo devrait-il verser dans l'alcoolisme pour reprendre pied ? © La Libre Belgique 2006






Un gauchiste contrarié


































Le Gainsbare des Finances













J'aurais pu être un artiste












Je suis omniprésent, avec clown Caramel



et dans le cracra ..
Vive la Wallonie !

22 janvier 2007

Daerden, le ministre con (pétent ?)

Daerden ne veut pas répondre aux accusations de Reynders

Le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, n'a pas souhaité répondre aux accusations de Didier Reynders sur sa consommation d'alcool. Ce jeudi, dans la presse, le ministre des Finances, Didier Reynders, évoquait les problèmes du ministre wallon avec l'alcool et lui recommandait "d'arrêter de boire".
Interrogé par de nombreux internautes, jeudi après-midi, Michel Daerden a déclaré qu'il ne souhaitait pas répondre à ces accusations. "Je ne désire pas répondre à ce genre d'attaque qui m'étonne de la part d'un homme de qualité que je connais depuis une vingtaine d'années et avec lequel j'ai toujours eu de bons contacts. Aurait-on déformé ses propos ou faut-il y voir le début des joutes électorales qui se profilent? Répondre à ce genre d'attaque est contraire à ma nature. Jamais on ne m'a entendu m'exprimer sur la vie des autres", a-t-il commenté.

"Michel Daerden doit arrêter de boire", selon Reynders

"L'image elle-même fait sourire, mais elle est catastrophique pour la fonction d'homme politique mais aussi pour la Région wallonne (...). Pour moi, c'est simple, boire ou conduire, même une région, il faut choisir", a déclaré Didier Reynders, chef de file MR en province de Liège et au fédéral qui s'exprime jeudi sur la politique liégeoise en général et la "Daerdenmania" en particulier.
Didier Reynders lui conseille d'"arrêter de boire". Il dénonce le fait que l'attitude du ministre Daerden n'a pas été condamnée par les instances de son parti (PS) et le fait que la presse en a fait une vedette.Toutefois, M. Reynders souligne que Michel Daerden reste le "grand responsable socialiste de la province de Liège et de la Région wallonne. Il est tête de liste à la Chambre depuis 1991 et a réalisé un peu plus de la moitié de mes voix (51.000 contre 96.000 à Reynders)". "Mais à son égard, j'espère pour lui qu'il va arrêter de boire. Si maintenant il y a un autre interlocuteur, moi je veux bien, mais qui ? ", a-t-il conclu.

MAJ 22/01/07

Guerre de tranchées au PS liégeois

La ligne de démarcation entre les tendances Daerden et Demeyer-Marcourt est plus présente que jamais. Pour certains, il faut en finir avec l'ère Daerden. Malgré les apparences, la bataille fait rage et tous les coups sont permis.

Samedi midi au château de Colonster au Sart-Tilman (en région liégeoise), pratiquement tous les camarades importants liégeois étaient présents pour assister à la présentation des voeux de Michel Daerden (PS), en tant que président du Groupement de redéploiement économique de Liège, aux forces vives. Quelques absences étaient fort remarquées comme celles du ministre fédéral des finances, Didier Reynders (MR) et du député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS). Ce dernier, chef de file des opposants à la "ligne Daerden", était dit-on en voyage aux USA "pour affaires". Parmi ce monde ou chacun affiche son sourire des beaux jours, la sincérité de ceux qui ont répondu à l'invitation de leur leader ou ami contraste très fort avec l'hypocrisie des autres, présents par obligation ou politesse.
On s'embrasse, on se congratule mais ça sonne faux. La situation illustre bien la réalité de la fédération liégeoise du PS où, c'est aujourd'hui la stratégie du "j'embrasse mon ennemi pour mieux l'étouffer". Les élections communales du 8 octobre dernier ont donné lieu à un rééquilibrage des forces au sein du PS liégeois.
L'éthique et le pouvoir
Entre la tendance de Michel Daerden et celle pilotée par le trio Willy Demeyer (maïeur de Liège), Jean-Claude Marcourt (ministre wallon de l'Economie) et Alain Mathot (député bourgmestre de Seraing), c'est plutôt les épines que la rose rouge. "Ce n'est pas la guerre entre les deux sensibilités. Ça pourrait fonctionner mieux, mais nous travaillons au changement de la ligne politique de la fédération et le nouveau rapport induit par les élections communales va nous renforcer dans notre action. La différence entre les deux tendances est notamment d'ordre éthique, car je pense qu'il faut être intransigeant et ne plus tolérer certaines pratiques. Elle tient aussi dans la répartition du pouvoir. Il n'y aura plus un seul chef qui décidera pour tout le monde et il faut qu'il y ait de la place pour davantage de concertation", dit Willy Demeyer, également président de la fédération liégeoise du PS.
Jusqu'il y a peu, Michel Daerden, des bourgmestres socialistes de l'arrondissement de Liège (24 communes) et certains caciques de la fédération représentaient encore plus de 60 pc des voix. Ils ne pèseraient aujourd'hui que 30 à 40 pc au sein de l'une des plus grosses composantes du parti socialiste francophone avec environ 23 000 affiliés. "Des bourgmestres qui étaient proches de Daerden comme Gilbert Van Bouchaute ont perdu leur maïorat et d'autres qui hésitaient comme celui de Saint-Nicolas (Patrick Avril), Blegny (Marc Bolland) et d'autres encore se sont ralliés à la ligne de Willy Demeyer. Celle-ci a réussi à mettre des hommes qui partagent leur vision des choses à la tête de certaines communes comme Mauro Lenzini à Oupeye, Isabelle Simonis à Flémalle ou encore le fils Mathot à Seraing", explique un membre influent de la politique liégeoise.
En finir avec "l'ère Daerden"
Derrière les façades, la guerre fait rage entre les deux tendances et chacune compte ses alliés. Tous les coups sont également permis. "La mise en avant, fut-elle justifiée, dans la presse des déboires ou des difficultés de certaines structures portées par Michel Daerden n'est pas innocente", analyse-t-il. Pour Certains, il faut en finir avec "l'ère Daerden" où le ministre du Budget avait la mainmise sur tout. "C'est un homme tout puissant, il connaît beaucoup de monde dans le secteur économique grâce à son cabinet révisoral (piloté aujourd'hui par son fils Frédéric Daerden) et il avait placé ses hommes un peu partout", dit-on.
Mais on reproche à Willy Demeyer son manque de dynamisme et son absence de fermeté. "Michel Daerden a oeuvré pour la pacification de la fédération à une époque où les péronistes, fouronistes et orthodoxes ne se parlaient plus. Je ne crois pas qu'on peut parler de combat idéologique, car il n'y a pas tellement de débat de ce genre à la fédération. Je n'ai rien contre Willy Demeyer et je suis prêt à l'aider dans sa tâche, mais depuis qu'il est élu président de la fédération, il n'y a plus eu de réunion du comité exécutif, alors que celui-ci se réunissait une fois tous les deux mois. Entre juillet 2005 et décembre 2006, la conférence des bourgmestres de l'arrondissement ne s'est réunie qu'une fois et c'est récemment en décembre", déclare Charles Janssens, bourgmestre de Soumagne. "Avec Willy Demeyer, c'est une autre méthode de travail. C'est un homme de consensus et même s'il paraît mou, une fois qu'il a pris une décision après y avoir mûrement réfléchi, il est intraitable" dit Marie-Claire Lambert, vice-présidente du PS liégeois. Pour Didier Reynders, président du MR et aussi élu communal à Liège, "l'élection du bourgmestre de Liège à la tête du PS liégeois a introduit un certain immobilisme par rapport à ce que j'ai connu avec Michel Daerden. Sa faiblesse au sein de l'appareil socialiste à Liège est un handicap, il ne maîtrise pas grand-chose et on se demande qui est leur interlocuteur. C'est lamentable".

02 janvier 2007

Les yeux rivés sur Suez

Didier Reynders met la France en garde

L e ministre des Finances a les yeux rivés sur Suez, maison mère d'Electrabel. Son mariage avec Gaz de France, entreprise publique, traîne la patte. L'enjeu n'est pas mince : ni plus ni moins que la dépendance énergétique de la Belgique.
Or, confie Didier Reynders au Soir, si comme certains l'évoquent désormais, l'opération venait à déboucher non plus sur une entreprise privée dotée d'un actionnaire public mais sur une entreprise d'Etat, cela changerait fortement la donne du point de vue de nos intérêts qui sont d'ouvrir la concurrence sur les marchés du gaz et de l'électricité en Belgique. Alors que les scénarios les plus variés circulent, depuis la « renationalisation » de Suez jusqu'à un rachat par l'homme d'affaires François Pinault, la Belgique rappelle qu'elle ne lâchera pas le morceau. A cinq mois des présidentielles, le bras de fer sera politique.

Or, confie Didier Reynders au Soir, si comme certains l'évoquent désormais, l'opération venait à déboucher non plus sur une entreprise privée dotée d'un actionnaire public mais sur une entreprise d'Etat, cela changerait fortement la donne du point de vue de nos intérêts qui sont d'ouvrir la concurrence sur les marchés du gaz et de l'électricité en Belgique. Alors que les scénarios les plus variés circulent, depuis la « renationalisation » de Suez jusqu'à un rachat par l'homme d'affaires François Pinault, la Belgique rappelle qu'elle ne lâchera pas le morceau. A cinq mois des présidentielles, le bras de fer sera politique.

Et si Suez passe à l'Etat ?
« Cela change tout »

L'actionnaire belge de Suez voit son dividende frappé d'un double précompte : en France et en Belgique. Cela aurait dû être réglé mais il n'en est rien.
Avec la France, je ne parviens pas à renégocier la convention de double imposition. Cela a été possible avec le Luxembourg, les Pays-Bas ou l'Allemagne mais pas avec la France. Cela dit, en matière de précompte mobilier, je connais des entreprises qui travaillent en France et en Belgique et qui n'ont pas ce problème, Dexia par exemple. Il suffit que l'entreprise s'organise, au travers d'une structure bicéphale, pour distribuer ses dividendes de part et d'autre de la frontière et éviter ainsi un double précompte. Si une entreprise comme Dexia le fait, c'est qu'elle y trouve son intérêt ; si Suez estime qu'elle n'a pas besoin de faire ce geste pour les investisseurs belges, c'est son choix.
Principal fournisseur d'électricité et de gaz en Belgique depuis qu'il a mis la main sur Electrabel, Suez est toujours dans l'impasse quant à son projet de fusion avec Gaz de France. Qu'en dit le responsable politique belge ?

Le processus s'annonce long et nous mènera à l'été, ce qui signifie que des événements politiques prendront place avant en France. Je parle des élections (présidentielles en avril-mai, législatives en juin, NDLR). Or, si comme certains l'évoquent désormais, l'opération venait à déboucher non plus sur une entreprise privée dotée d'un actionnaire public mais sur une entreprise d'Etat, cela changerait fortement la donne du point de vue de nos intérêts qui sont d'ouvrir la concurrence sur les marchés du gaz et de l'électricité en Belgique.

Vous faites allusion à une éventuelle « nationalisation » de Suez. Quelle serait la parade belge ?
A ce stade, je veux souligner que nous sommes très attentifs à l'évolution du dossier. Je ne me prononce en rien sur ce qui pourrait se décider en France mais, si le processus dans lequel nous nous sommes inscrits venait à être modifié, il est évident que nous devrions revoir notre position. L'important pour nous est de préserver la concurrence, les intérêts des consommateurs belges et de la Belgique en général.

24 décembre 2006

Organismes d'intérêts public

MAJ 24/12/06


L'aéroport de Charleroi paralysé par le brouillard (24/12/2006)

Les passagers qui ont vu leur vol annulé seront soit remboursés, soit reportés sur un vol du 26 décembre...puisque l'aéroport est fermé ce lundi
CHARLEROI Aucun vol n'a pu décoller ou atterrir dimanche à l'aéroport de Charleroi (BSCA) en raison du brouillard qui s'est abattu sur la région depuis samedi soir, paralysant entièrement les infrastructures. L'aéroport est, comme d'habitude, fermé lundi jour de Noël.Aucun des quatorze vols prévus ce dimanche n'a pu avoir lieu, l'essentiel de ceux-ci étant normalement assurés par Ryanair. Il s'agissait des vols à destination de Rome, Pise, Gérone, Venise, Bergame, Nîmes, Dublin, Salzbourg, Valence.Un vol de la compagnie Blue Air vers Bucarest et un vol assuré par Jet4you vers Casablanca ont été effectués au départ de Bruxelles.Des avions ont pris le départ de Liège, à vide, pour assurer le retour de passagers qui auraient dû à l'origine être ramenés à Charleroi: ils ont été débarqués à Liège, puis acheminés par car. Un problème s'est cependant aussi posé pour les retours de Carcassonne, l'aéroport français connaissant également des problèmes de brouillard qui ont empêché l'avion du retour de s'y poser. Les voyageurs y sont donc restés bloqués.Les responsables de l'aéroport avaient un moment imaginé de prolonger au-delà de 19H00 l'horaire d'ouverture de l'aéroport dimanche. Mais en fin d'après-midi, Pierre Fernémont, le porte-parole du BSCA n'avait plus aucun espoir de voir la situation se rétablir, le brouillard paraissant au contraire encore s'épaissir sur l'aéroport carolorégien.Pierre Fernémont justifie également le peu d'information dont se sont plaints les voyageurs par le fait que, jusqu'aux environs de 11H00, on avait pu espérer que les vols pourraient avoir lieu: on affichait dès lors uniquement leurs retards et ce n'est qu'en fin de matinée qu'il a été décidé de les supprimer l'un après l'autre. Quelque 2.500 passagers ont été touchés.Les voyageurs ont dès lors été invités à se faire rembourser leur billet d'avion, ou à en reporter l'utilisation au mardi 26 décembre. L'aéroport est fermé ce lundi 25 car Ryanair respecte le jour de Noël férié, depuis qu'il a installé une de ses bases à Charleroi.L'aéroport de Charleroi se trouve actuellement en "catégorie 1", ce qui lui interdit de fonctionner lorsque le brouillard atteint une telle densité. Il devrait passer en "catégorie 3" d'ici deux ou trois ans, une fois le nouveau terminal opérationnel, et au prix d'importants investissements qui permettraient alors son bon fonctionnement même en cas de brouillard intense.

La grève ne décollera pas (21/12/2006)


La menace des agents du Met de bloquer l'aéroport de Charleroi est levée: tous les vols sont maintenus
GOSSELIES L'ambiance avait quelque chose de surréaliste hier à l'aéroport de Charleroi (BSCA). De fait, alors que le hall d'attente était plein à craquer de passagers restés au sol pour cause de brouillard (plusieurs vols ont été annulés, certains atterrissages détournés vers Liège ou Bruxelles), dans les coulisses de l'aéroport le personnel n'y voyait pas plus clair sur le mot d'ordre de grève lancé par la CSC.
Les organisations syndicales tenaient en effet à démontrer leur mécontentement quant à l'annonce du ministre Philippe Courard de restructurer en profondeur l'administration wallonne, et notamment la possibilité d'y intégrer les services du Met. Un mouvement de grogne des fonctionnaires qui menaçait ni plus ni moins de paralyser la Wallonie. À Charleroi par exemple, le blocage aurait pu concerner jusqu'à l'aéroport régional : la quarantaine d'agents du Met qui y travaillent ont des missions aussi importantes que la sûreté ou la gestion de l'infrastructure... Autant dire que sans ces agents le BSCA ne décolle pas !
Aussi, hier en fin de matinée, le flou le plus complet planait sur ce risque. Une discussion avec le personnel concerné laissait perplexe : "nous ne savons toujours pas s'il y aura grève ou pas. La CGSP semble avoir fait marche arrière... La CSC maintien le mot d'ordre. Mais à vrai dire, nous n'avons même pas été informés par les permanents sur la note du ministre", expliquaient des agents du Met. Dans ces conditions, on imaginait tout de même mal que ces fonctionnaires prennent en otage les plus de 5.000 passagers qui transitent ici chaque jour ! Le soulagement est finalement intervenu en milieu de journée : la grève était levée, l'ensemble des vols pourront donc décoller ce jeudi
V.D.
© La Dernière Heure 2006

Les vacanciers wallons pris en otages jeudi

Les aéroports wallons de Charleroi et de Bierset et les voies navigables seront complètement bloqués ce jeudi par des agents de la fonction publique wallonne. Une opération escargot sur les routes est probable. Le ministre wallon des Transports, André Antoine, qualifie l'action de "prise d'otage".

Les agents des deux ministères wallones (Ministère de la Région wallonne et Ministère de l'Equipement et du Transport) contestent le plan de restructuration de la fonction publique wallonne proposé par le ministre régional de la Fonction publique, Courard.
Les fonctionnaires régionaux n'envisagent par contre pas, au stade actuel, de bloquer les routes et autoroutes. "Les véhicules sortiront des régies pour rejoindre Namur. Les camions d'épandages bloqueront les quatre ronds-points de Namur vers 10 heures et vers 11 heures ils se rendront à l'Elysette pour la fin de la réunion du gouvernement wallon", a indiqué Jean-François Magotte, permanent à la CSC.
Du côté de la CGSP, on confirme le maintien de cette action pour ce jeudi. "Il y aura peut-être une opération escargot sur les routes mais ce ne sera pas l'essentiel", a précisé Hervé Hillewaere, secrétaire fédéral à la CGSP. Les syndicats prévoient toutefois un service minimum pour les aéroports.
Au niveau des revendications, les syndicats réclament, en plus du retrait de la réforme par le gouvernement, une augmentation de 600 euros de la partie fixe de la prime de fin d'année.
Ils réclament également des mesures radicales pour assurer la priorité de l'emploi statutaire, une déclaration de vacance des emplois disponibles, des mesures qui favorisent la statutarisation des contractuels, le retrait des dispositions favorisant le travail intérimaire et la sous-traitance, une définition et protection des missions de service public, une négociation globale sur la politique des ressources humaines, l'application des règlements d'ordre intérieur permettant l'application de l'Arrêté de 2001 sur les prestations irrégulières et allocations diverses.
Après les fêtes de fin d'année, les syndicats redéposeront leurs propositions au gouvernement. Faute de réponse, ils menacent d'ores et déjà de durcir le mouvement en bloquant par exemple les autoroutes.
Une prise d'otage
Le ministre wallon des Transports, André Antoine a réagi à la grève du jeudi 21 décembre. Le ministre Antoine, en colère, parle d'une prise d'otage.
"La date est choisie. Il s'agit d'une prise d'otage de nos concitoyens travailleurs qui prennent légitimement des vacances", explique le ministre. "Je partage le point de vue de Ryanair. Cela montre l'absolue nécessité d'avoir un service minimum dans les avions comme dans les bus. Si nous ne pouvons l'obtenir par négociation, il faudra un dispositif législatif. Je vais sensibiliser mon collègue du fédéral" a encore ajouté le ministre.
La compagnie à bas prix Ryanair dénonce également le mouvement prévu jeudi. "Cette action honteuse des employés du MET cause des annulations de vols touchant plus de 5.000 passagers qui risquent d'avoir leur fête de Noël ruinée", s'insurge la compagnie dans un communiqué.
(D'après Belga)

Christiane Vienne a gardé le silence
vendredi 22.12.2006, 17:55La ministre des Affaires sociales, Christiane Vienne, a gardé le silence en séance plénière du parlement wallon malgré les mises en cause, parfois virulentes, de l'opposition pour sa gestion du dossier de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). Les députés ont examiné le rapport intermédiaire des travaux de la Commission des affaires sociales du parlement. Le texte fait la synthèse des auditions auxquelles elle a procédé à propos du fonctionnement de l'AWIPH. Les commissaires des différents groupes se sont succédé à la tribune pour livrer leur analyse du dossier à ce stade. L'audition de Mme Vienne, le 15 décembre, était au centre de beaucoup d'interventions.

Di Rupo au secours de Vienne
Le question de la confiance en la ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne, bousculée au parlement wallon pour sa gestion de l'AWIPH, ne se pose pas, a expliqué ce mardi le ministre-président Elio Di Rupo.
Cette question ne s'est pas posée et donc n'existe pas, a souligné mardi M. Di Rupo, interrogé dans le couloirs du parlement wallon. M. Di Rupo n'a pas non plus remis en cause la gestion du dossier par Mme Vienne. Chaque ministre gère ses dossiers avec la connaissance qu'il en a et selon ses sensibilités, a-t-il dit, rappelant que ce n'était pas la ministre qui avait créé les difficultés survenues à l'Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée (AWIPH).
Le ministre-président a par ailleurs montré une certaine incompréhension à l'égard des travaux actuels du parlement dans les dossiers ImmoCongo et de l'AWIPH. "Il y a des débats au sein du parlement mais, manifestement, on ne sait pas toujours ce que l'on cherche et où l'on veut aboutir. J'ai constaté que tantôt c'était Mme Simonet (ministre des Relations internationales, ndlr) qui était très longuement auditionnée, comme si on voulait la mettre en porte-à-faux dans ce dossier, que tantôt, c'était Mme Vienne comme si c'était elle qui était la cause des difficultés, a-t-il expliqué.


S'il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées, reconnaît le ministre-président, mais il regrette l'image écornée que l'on donne de la Wallonie et il appelle le parlement à se pencher sur des projets qui concernent l'avenir des Wallons. Il faut donner de la place aussi à des choses positives. Il ne faut pas sous-estimer les éléments négatifs mais la place qui leur est donnée est parfois très importante", a-t-il ajouté.
Quant à l'AWIPH proprement dite, la question qui se pose d'après lui est celle de son fonctionnement sans l'ancien administrateur-général Georges Rovillard à sa tête.
Vendredi, lors de son audition devant la Commission des Affaires sociales, Mme Vienne a été sérieusement bousculée, notamment après l'intervention de l'un des vice-présidents du comité de gestion de l'AWIPH, Daniel Vanderzeypen, qu'elle a révoqué le 6 décembre sans même l'avoir entendu. Le malaise dans la majorité était perceptible et des rumeurs de démission ont même circulé, rapidement démenties toutefois au siège du PS.
Lundi, la question a également été évoquée au cours d'une réunion du gouvernement wallon et certains ministres ont fait part de leur lassitude face aux errements de leur collègue dans ce dossier.
(D'après Belga)

La Commission AWIPH reporte ses travaux
La Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH), programmée lundi soir, n'a finalement jamais débuté la lecture du rapport. Après une séance de plus de 3H30, elle a décidé de reporter les travaux.
Plusieurs éléments de procédure ont émaillé la soirée et, de propositions avortées en suspensions de séance, les parlementaires ont finalement décidé à l'unanimité de ne pas clôturer les travaux dans le courant de cette semaine mais bien de déplacer les conclusions ultimes du débat en janvier.
Dès le début de la séance de ce lundi soir, le MR a demandé, par la voix de Willy Borsus, que les travaux ne soient pas bouclés dans la précipitation. Il en a appelé à de la "sagesse" dans l'intérêt des personnes dont s'occupe l'AWIPH. "Je tiens à ce que les travaux sient une plus-value au bénéfice des personnes handicapées", a-t-il souligné, se disant déjà prêt à formuler des propositions de fond "toutes les demi-heures".


Pour les Réformateurs, il était inacceptable que le dossier soit traité dans l'urgence, "uniquement parce que le PS voulait que les travaux soient terminés cette semaine". D'autre part, le MR s'est également déclaré de l'impossibilité de se prononcer sur un rapport épais de près de 300 pages, rendu disponible lundi midi, sans l'avoir lu entièrement.
Une première proposition d'étalement de la fin de travaux a été refusée majorité (cdH/PS) contre opposition (MR) à 22H40 après que le parlementaire cdH, Dimitri Fourny ait demandé une suspension de séance afin de formuler une proposition alternative. A l'issue de cette interruption, le PS avait simplement annoncé que les débats se poursuivaient, annulant ainsi toute proposition de son partenaire dans la majorité.
La parlementaire Ecolo de langue allemande a pour sa part créé un incident en demandant que le rapport, épais de près de 300 pages, soit traduit en langue allemande. Lors du réglement de la procédure, elle a finalement retiré l'urgence de sa demande.
Le MR a réclamé la réaudition de la ministre Vienne. La majorité a stipulé que la ministre serait présente en séance plénière et pourrait dès lors intervenir si elle le souhaitait.
Finalement, après plus de 3H30 de discussion, entrecoupées de suspensions, les parlementaires ont décidé de débattre des premières conclusions jeudi dès 9H30. Il sera soumis à la séance plénière vendredi. Deux séances de commission seront de nouveau programmées en janvier et le rapport final devrait être approuvé fin janvier.
(D'après Belga

La commission "AWIPH" en nocturne
lundi 18.12.2006, 19:19Les travaux de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH) recommencent ce lundi soir. La soirée doit en effet être consacrée à la lecture du rapport. Du côté de l'opposition, on regrette la manière dont se déroule la fin des travaux et on souhaite que ceux-ci ne soient pas effectués dans la précipitation. Le président du PS Elio Di Rupo a en effet demandé que le dossier soit clos avant Noël. Or, si la séance plénière du parlement wallon doit approuver le rapport vendredi après-midi, le délai impose que les travaux soient terminés pour mardi après-midi.

Ecolo réclame la démission de Christiane Vienne
Les travaux de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH) se poursuivent ce lundi soir dans un climat tendu. Ecolo souligne les insuffisances de la ministre des Affaires sociales et réclame sa démission.
La réunion de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées s'est ouverte ce lundi soir sous tension. L'opposition regrette la manière dont se déroule la fin des travaux et souhaite que ceux-ci ne soient pas effectués dans la précipitation.
Le président du PS Elio Di Rupo a en effet demandé que le dossier soit clos avant Noël. Or, si la séance plénière du parlement wallon doit approuver le rapport vendredi après-midi, le délai impose que les travaux soient terminés pour mardi après-midi. La commission a duré une semaine et la dernière journée d'audition a duré plus de 18 heures. Et on veut clôturer tout vite fait. C'est inacceptable, a remarqué le rapporteur MR, Willy Borsus, avant le début de la séance de ce lundi soir.

Le MR souhaite encore réclamer certains éclaircissements, comme par exemple la question de la révocation des trois administrateurs de l'AWIPH. La révocation a-t-elle ou non été notifiée aux intéressés? Les réponses varient selon les auditions. Que dois-je noter dans mon rapport? , a encore remarqué M. Borsus, laissent sous-entendre que les discussions risquaient d'être longues.
Par ailleurs, dans un communiqué diffusé avant la séance, Ecolo a réclamé la démission de la ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne. "La ministre n'est plus en état de conduire valablement la charge qui lui a été confiée", ont remarqué les Ecolos, estimant que les auditions avaient "révélé l'ampleur des insuffisances de Madame Vienne et de son entourage dans la gestion de la politique des personnes handicapées".
"Quand une ministre fait état d'une telle incompétence après plus de deux ans d'exercice de sa fonction au point qu'il n'y ait plus d'espoir que la situation puisse s'améliorer, et choisit délibérément de mettre en scène une fiction aux relents sulfureux aux seules fins de servir sa cause, n'hésitant pas pour ce faire à bafouer publiquement l'honneur et la dignité de personnes qu'elle sait par ailleurs moins puissantes qu'elle-même, cette ministre n'a plus sa place au sein d'un exécutif", ont conclu les Ecolos.
(D'après Belga)

Ad... Vienne que pourra ! (16/12/2006)


Awiph : après 6 h d'audition et un groupe PS silencieux, la ministre est au bord du gouffre et son cabinet en grand danger
NAMUR Sur le coup de 21 h, le cabinet du ministre-président de la Région wallonne a souligné que "Christiane Vienne gardait la confiance totale du gouvernement".
"Pour combien de temps ?", a demandé l'opposition. Des propos tenus avant l'ultime audition de la ministre prévue au bout de la soirée et après 6 h d'une audition très très difficile pour la ministre. "J'ai dit tout ce que j'avais à dire ."
Tout a commencé dès 9 h 30 du matin sur la date du 30 novembre où le comité de gestion a voté une motion confidentielle. Ses membres dénonçaient l'absence d'information interne, compte tenu de la gravité des événements révélés. Ils demandaient à la ministre de prendre des mesures d'urgence. "Nulle part il n'est question d'une demande de démission des 3 personnes. Parmi les gens qui ont approuvé le texte, figurent d'ailleurs les mandataires révoqués" , dit le député, MR, Fontaine.
Procureur et Fourny, CDH, Dethier, Écolo, Borsus, MR, ont alors posé des questions qu'elle ne négociait pas au mieux, comme la question du voyage à Nice. "On ne sait toujours pas qui est parti à Nice ?" , lance un député. La ministre se tait. Enfin, elle confirme : "Tout ce que j'ai dit en la matière est vrai".
Seul Colicis, PS, tentait de maintenir la ministre dans les débats. "Vienne n'est pas une demi-Antoine." Tentant d'inverser les débats, la ministre se lâchait : "Je ne suis ni la concierge de l'immeuble ni l'inspecteur Gadget. Ce sont les commissaires du gouvernement qui ont déposé les pièces au parquet et pas moi".
Les députés Bayenet et Collignon, PS, rejoignaient l'assemblée. Mais, plus loin, elle invoquait son ignorance d'une série de documents, alors que, d'après le MR, elle était censée en avoir connaissance. "J'ai ici la liste des rapports intermédiaires ! Avez-vous le sentiment d'avoir piloté ce dossier ?", lance Borsus. "Qui dans cette assemblée a-t-il la conviction ?" Le silence régnait.
Vienne défendait ses positions : "Les jugements n'engagent que celui qui les porte. Je n'ai pas à rougir de la politique que j'ai menée; j'en suis fière. Que vous n'ayez pas confiance en moi ne me pose aucun problème".
Et l'avenir de la personne handicapée ? Elle ne fut pas toujours au centre des débats... Celui de la ministre ? Il ne tiendrait qu'à un fil.
Peut-elle survivre ? Oui, mais les hautes sphères de son cabinet devront connaître quelques évolutions plus que souhaitables ! Reste à choisir la façon d'éteindre l'incendie...
V. Li.
© La Dernière Heure 2006


Awiph : valses décisives ! (15/12/2006)


Vienne en danger : Fourny, CDH, et Borsus, MR, Dethier, Écolo, invitent la ministre et son cabinet pour une longue audition
NAMUR La journée d'hier devait se concentrer sur les actes du précédent gouvernement au sujet du dossier de l'Awiph. Pourtant, le débat a eu lieu ailleurs entre le PS et le CDH ! La cause ? Christiane Vienne semblait ne pas pouvoir venir à 9 h 30 ce vendredi à l'audition.
"La ministre doit venir ", dit le député Fourny CDH. "A-t-elle encore sa place dans le gouvernement ? ", lance le député, MR, Fontaine. "Que cache-t-elle" , note Borsus, MR. La députée Écolo, Dethier, ajoute : "Le Parlement est pris en otage par le gouvernement. Si elle veut passer un bon week-end, elle peut démissionner. "
Entre hésitations et tensions, le CDH tenait tête au PS. La ministre devait être entendue. Un retour à l'envoyeur après l'audition marathon de la ministre Simonet, CDH, dans la commission Immo Congo.
Mais toujours pas de ministre. Finalement, un fax salvateur confirmait sa présence. Ce moment attendu sera difficile pour la ministre Vienne et son cabinet. "Elle doit rendre des comptes sur ses actes et paroles notamment à propos de Rovillard" dit-on au MR, chez Écolo et au CDH.
Et l'actu ? L'ex-président du comité de gestion, Philippe Laurent, a reconnu le problème posé par les absences de l'administrateur général, Rovillard. "Il avait 29 mandats."
L'ex-vice-président, Jean-Marie Bogaert, a, lui, regretté "la politisation de l'Agence, des recrutements de personnel sans examen ou encore les influences politiques extérieures".
Thierry Detienne, l'ancien ministre, a mis en avant les absences de Rovillard en raison de voyages à l'étranger, le plus souvent pour d'autres instances. "Lorsqu'il s'est agi de renouveler le mandat, je me suis montré réticent."
Et les abus ? "Si je m'étais immiscé en Sherlock Holmes permanent, je serais sorti de mon rôle."
V. Li.

Une commission Awiph, ou Vienne ?- 09/12/2006

Les trois révocations à la tête du comité de gestion de l'Agence pourraient faire des dégâts politiques.Au soupçon d'injustice s'en ajoute un de manipulation.
Donc, la commission de l'Action sociale du Parlement wallon (pas une commission spéciale, ni d'enquête) va entamer dès lundi une série d'auditions sur l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées. On peut déjà se demander s'il ne s'agira pas autant de la gestion du dossier par la ministre (PS) Christiane Vienne et de son cabinet, que des frasques présumées de l'administrateur général suspendu de l'Agence, Georges Rovillard, qui ne se limitent pas à sa seule personne. Sans parler du fonctionnement plus général du gros pararégional.
Mercredi, pour rappel, le gouvernement wallon a révoqué sur le champ le président (CDH) et les deux vice-présidents (PS) du comité de gestion de l'Awiph, MM. Poullain, Vanderzeypen et Hanon. Motif invoqué par la ministre : "Défaillance dans la mission de surveillance de la gestion quotidienne". Comprenons : ils n'ont pas vu, ou ont tu, les voyages et absences de M. Rovillard.
D'emblée, tandis que Mme Vienne essuyait des charges exceptionnellement lourdes au Parlement, il se dit, dans les milieux CDH notamment, que la mesure devait être injuste, à comparer ces limogeages à la seule suspension (avec maintien de 80 pc de son salaire) de M. Rovillard (la ministre certifie qu'elle ne peut pas faire davantage); mais aussi au maintien en fonctions de représentants du gouvernement qui, eux, sont en place depuis plus longtemps et seraient plus naturellement investis de ladite mission de surveillance.
On songe en particulier d'une part au commissaire du gouvernement, d'autre part au président de la commission financière et de la cellule de gestion de l'Agence. Or, il se trouve que ceux-ci sont respectivement chef de cabinet et chef de cabinet adjoint de Mme Vienne. Or aussi, c'est à eux, notamment, qu'a été confiée l'enquête administrative interne - et prolongée - sur les dysfonctionnements de l'Agence.
Manipulation ?
Certes, à notre connaissance, pour deux des trois révoqués, ils ne sont pas étrangers à quelque irrégularité. C'est Jean-Marc Poullain qui a bénéficié du préfinancement par l'Agence de son véhicule privé - sur proposition d'ailleurs de M. Rovillard. Quant à Daniel Vanderzeypen (aussi bourgmestre sortant et premier échevin des Bons-Villers), il a été accusé par M. Rovillard (aussi bourgmestre déchu, et sous inculpation, de Fontaine-l'Evêque) d'avoir effectué un voyage privé avec un véhicule de fonctionnement de l'Awiph. M. Vanderzeypen l'a admis (c'était une mission communale en Allemagne, en septembre), en reconnaissant l'absence de liens avec l'Awiph, mais assure que ce déplacement n'a entraîné aucun frais pour l'Agence. Surtout, il dément avoir séjourné trois semaines à Nice en juillet aux frais de l'Agence.
Cette anomalie-ci avait été révélée devant la presse par Mme Vienne, le 23 novembre, sans alors officiellement identifier un fautif. Désormais, on est en droit de se demander si cette virée niçoise est bien véridique. En tout cas, mercredi à la RTBF-Radio, Mme Vienne n'a pas voulu publiquement la confirmer... Le cas échéant, au soupçon de deux poids deux mesures s'ajouterait un autre, plus lourd, de manipulation. Malaise... Vendredi, Mme Vienne a renvoyé toute explication aux travaux parlementaires.

AWIPH : un dossier manipulé par le gouvernement ?
Que se passe-t-il à l'AWHIP, l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées ? le gouvernement wallon a-t-il cherché à manipuler les médias ? A-t-il tenté de mouiller ceux qui sont aujourd'hui éjectés du Comité de gestion, soit le président et les deux vice-présidents, trois hommes qui ne seraient alors que des boucs émissaires payant pour les légèretés du patron George Rovillard?

8 déc 2006
AUDIOInvite Matin Premiere 8/12/2006-Jean-Michel Javeau
VIDEO• La suite du dossier AWIPH
Le 23 novembre, conférence de presse de la ministre Christiane Vienne. D'intolérables dysfonctionnements ont été constatés à l'Awiph, martèle la ministre de la Santé et de l'Action sociale. Et elle insiste lourdement sur un voyage de trois semaines à Nice, "d'un membre du comité de gestion" dit-elle, en plein juillet, avec un véhicule de l'Agence. L'affaire n’est relayée que partiellement la presse. A l'Awiph, on s'interroge, on cherche, sans trouver trace de "détournement de véhicule". La personne visée, son nom a été fourni ensuite à la presse carolo, est un des trois licenciés par le gouvernement, Daniel Vanderzeypen, par ailleurs bourgmestre socialiste des Bons-Villers, « on me reproche un voyage de trois semaines à Nice au mois de juillet, c’est aberrant » dit Daniel Vanderzeypen, « à cette époque, j’étais dans ma commune pour préparer les activités de plaine de jeux notamment »

Le mardi 28 novembre, une réunion réunit la ministre Christiane Vienne, des membres de son cabinet et quatre personnes de l'Awiph. Et là, concernant ce voyage à Nice, coup de théâtre. C'est Jean-Marc Poullain, président du comité de gestion évincé, qui s'en souvient "la ministre a reconnu que c’était un peu de l’intox" declare-t-il, "mais que cela devrait permettre de délier les langues".

Une ministre du gouvernement wallon, ou son entourage, a-t-elle choisi délibérément de mettre la presse sur une fausse piste pour pouvoir par la suite montrer sa fermeté et licencier un coupable peut-être faux ? L'affaire serait évidemment gravissime. La commission parlementaire annoncée aura à démêler d'écheveau. Mais il s’agira d’une commission parlementaire simple puisque la commission de l'action la commission de l'action sociale du Parlement a rejeté jeudi, la résolution déposée par un député MR. Elle se réunira tout de même en session spéciale sur ce dossier lundi prochain.

La ministre choisit de ne pas réagir :

Mise en cause pour la manière dont elle a géré ce dossier, la ministre wallonne Christiane Vienne a fait savoir qu'elle n'entendait pas réagir et qu'elle réservait ses explications aux parlementaires. Elle sera en effet entendue lundi après-midi, par les membres de la commission "Affaires sociales" du parlement wallon.
Colère du MR :

Les libéraux avaient prévenu : si la commission d'enquête n'est pas approuvée, c'est le clash... Leur scénario s'est vérifié, ils ont donc quitté la salle en claquant la sa porte... Les députés MR voulaient une enquête parlementaire, avec des pouvoirs d'investigation, disent-ils, pour contraindre les acteurs du dossier à se présenter aux auditions. Ils ne l'auront pas. PS et CDH veulent travailler dans le cadre de la commission classique des affaires sociales, composée, disent-ils, des parlementaires qui connaissent bien le dossier... Il y aura donc des "sessions spéciales" de la commission pour faire toute la lumière sur la gestion de l'AWIPH.

Et pour y parvenir, les députés entendront notamment l'administrateur général, suspendu, Georges Rovillard , à qui l'on reproche de nombreux voyages à l'étranger. Appelés aussi à témoigner, les président et vice-présidents du comité de gestion, écartés hier par l'exécutif wallon. Seront également entendus la ministre Vienne et son prédécesseur l'écolo Thierry Detienne.

Cela dit, il y a urgence, le gouvernement a mis la pression sur les députés. D'accord pour une session spéciale Awiph, mais tout doit être réglé avant Noël, sinon on poursuit pendant les vacances. Ce qui explique sans doute que les premières auditions démarreront dès lundi


L'Onem envoie 87.000 lettres (15/12/2006)


Vous avez reçu un étrange rappel ? Normal
BRUXELLES L'Office national pour l'emploi (Onem) n'a pas souvent l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles. Alors, quand il en tient une, il la communique à tout va... au point d'inquiéter ceux qui la reçoivent. C'est ainsi que 87.000 Belges ont découvert récemment un courrier parlant de "saisies sur allo cations de chômage". Alors que bon nombre d'entre eux ne sont plus demandeurs d'emploi indemnisés et/ou ne doivent rien à personne ! Résultat : un afflux de questions inquiètes auprès de plusieurs bureaux locaux de l'Onem. Explication. Au 1er février 2007, la part insaisissable des revenus - qui est aujourd'hui de 923 € - sera augmentée de 56 € par enfant à charge. Si vous avez deux bambins, vous serez donc certain(e) de conserver 1.035 € de revenu quelle que soit l'ampleur de vos dettes. Cela concerne aussi bien les saisies-arrêts, signifiées par un huissier, que les cessions. Bref, un sympathique cadeau de fin d'année. Comme la loi l'y oblige, l'Onem a dû communiquer la nouvelle à toutes les personnes susceptibles de bénéficier de cette nouvelle mesure. Pas évident. L'Office a donc balayé très large. "Nous avons envoyé un courrier à toutes les personnes qui, d'après nos fichiers, ont une saisie en cours sur leurs allocations, indique le service Saisies. Mais les créanciers ne nous signalent pas toujours quand une dette est apurée..." Voilà la raison du courrier inquiétant reçu par des personnes qui avaient oublié jusqu'à l'existence de leurs dettes passées. Et une lettre de l'Onem n'a rien de rassurant, surtout lorsqu'elle contient deux pages d'extraits du très rébarbatif Moniteur belge... "Le courrier avait surtout pour but d'indiquer aux personnes concernées de se renseigner au plus vite auprès de leur organisme de paiement." Car pour bénéficier de la nouvelle mesure, il faut évidemment prouver des enfants à charge. Lancé la semaine dernière, l'envoi massif récolte déjà ses fruits : des dizaines de débiteurs, des vrais, se sont fait une joie d'y répondre.
Ettore Rizza
© La Dernière Heure 2006

Le commissaire est au Logis

Présenté par le ministre Antoine, Philippe Barras est arrivé avec les pleins pouvoirs à Dour. Priorité à l'organigramme et aux marchés publics.
M onsieur Barras sera le seul maître à bord ». Le ministre du Logement s'est montré on ne peut plus clair. Le commissaire spécial désigné au sein du Logis Dourois (668 habitations sociales) aura « les pleins pouvoirs ». Lors de sa mission de six mois prolongeable, André Antoine (CDH) lui confie plusieurs objectifs :
« Il devra remédier aux carences de gestion relevées par l'audit, mettre en place un management efficace, établir un plan de gestion sur cinq ans et rechercher des rapprochements avec d'autres sociétés de la région ». Pour y parvenir, le commissaire se substituera au conseil d'administration présent et à venir. « Mes deux priorités seront de veiller à une répartition des tâches et au respect de la législation sur les marchés publics », dit M. Barras. C'est à cause de ce point que la SWL et le gouvernement wallon avaient décidé la mise sous tutelle du Logis Dourois. « Il n'y a pas ici de malversations mais des carences de gestion dans l'attribution des marchés publics », a rappelé André Antoine.

Le Logis s'était également « distingué » par sa situation financière désastreuse (un parc locatif âgé et des retards de paiement de loyers dans 27 % des cas) ; par le retard dans la mise en oeuvre du Programme Exceptionnel d'Investissement (9,7 millions) et de gouvernance interne. Le ministre de tutelle rajoute à cela « un climat difficile » et des « tensions telles qu'un commissaire spécial se justifiait ».
Le contexte est très politisé. La directrice gérante du Logis est conseillère communale PS, renvoyée depuis le 8 octobre dans l'opposition. Et elle aura face à elle un conseil d'administration et un collège d'obédience CDH.
125 demandes de logement
Mais le ministre est catégorique. « Il n'y a pas la moindre lecture politique à avoir dans ce dossier », garantit-il. « Je ne veux pas savoir qui est directeur ou administrateur. Et l'on ne peut suspecter une quelconque forme de collusion dans la désignation de M. Barras puisqu'elle est antérieure aux élections communales ». Le commissaire spécial a rencontré le personnel de la société de logements (une quinzaine d'agents et d'ouvriers), mercredi matin. Il sera à pied d'oeuvre du matin au soir, à temps plein. « Je suis ici pour apporter des solutions le plus vite possible ; les aider à mettre en place des mécanismes pour rendre un meilleur service ».
Au Logis, plus ou moins 125 demandes de logement sont en attente.« La désignation d'un commissaire spécial va permettre à la société de logement de repartir sur de nouvelles bases », espère le tout nouveau bourgmestre dourois, Carlo Di Antonio.

Les administrateurs de la Société Wallonne du Logement remerciés

SWL : le CA révoqué par le ministre de tutelle
Le 18 décembre se tiendra le dernier conseil d'administration de la Société wallonne du Logement. Du moins avec les membres actuels. Le ministre Antoine les a en effet tous révoqués. Après une grande mise à plat de tout le secteur, après avoir annoncé un nouveau contrat de gestion pour 2007, ainsi que des missions et des moyens étendus, il veut une nouvelle équipe pour concrétiser jusque dans le CA, le changement qu'il souhaite…..


La mesure a surpris les intéressés qui ont appris la nouvelle mardi matin, de la bouche de Didier Reynders invité de la RTBF. A lui comme aux autres présidents de partis, le gouvernement wallon avait demandé des propositions pour renouveler totalement le conseil d'administration de la Wallonne du Logement. Le ministre Antoine qui a fait le point dans la journée précise que ce n'est pas une sanction. Mais qu'il veut professionnaliser d'avantage le secteur à l'heure de nouveaux défis. Il cite notamment l'augmentation du budget de la SWL et l'intention de construire 2.000 logements par an dès 2007.

Le président de l'actuel conseil d'administration, membre depuis 1994, se dit dégoûté par le procédé. Il rappelle le travail réalisé. Pour lui, la compétence était déjà au rendez-vous dans l'actuel conseil. Il s'inquiète de la continuité : aucun ancien administrateur n'est sensé éclairer un nouveau conseil obligé de recommencer à "0" alors que début 2007, se profile la négociation du nouveau contrat de gestion.

Par ailleurs, il souligne que la composition du nouveau conseil d'administration évacuera les deux représentants écolos - dont il est - et donnera la majorité absolue au PS ; ce que certains analysent comme une compensation au tohu-bohu créé par les audits du CDH Antoine dans les rangs socialistes.

Le ministre wallon du Logement, André Antoine, a demandé au gouvernement wallon de révoquer "ad nutum" les administrateurs de la Société Wallonne du Logement (SWL). L'exécutif a entériné la décision la semaine dernière. Les présidents de partis ont été avertis et ils devront désigner les nouveaux membres d'ici janvier. Les représentations proportionnelles resteront inchangées. Pour les postes de numéro 1 et 2 de la SWL des examens seront mis en place par le SELOR pour trouver de nouveaux responsables à partir de mars. Les nouveaux administrateurs seront chargés de l'élaboration du nouveau contrat de gestion.
Selon André Antoine cette manière de procéder est une première en Wallonie. "A moyens nouveaux, règles nouvelles et hommes nouveaux", commente le ministre qui précise qu'il ne s'agit pas d'une sanction. La SWL a de nouveaux défis à relever. "Le budget du logement social a évolué de 61 pc en Wallonie entre 2004 et 2007. Dans le courant de l'année 2007, 2000 logements doivent être créés. Il faut donc une équipe à la hauteur de ces défis", explique André Antoine. "Nous avons besoin de gens à la hauteur; j'ai aussi la volonté de professionnaliser le secteur. En agissant de la sorte, après les audits et les désignations de commissaires spéciaux, le secteur du logement public aura été complètement revisité", ajoute-t-il.
Cette refonte du secteur a été marquée par différentes actions. Des audits ont été réalisés sur la gestion de la SWL et de sociétés locales. Des sanctions ont été prises à l'encontre de certains dirigeants de ces sociétés et une vingtaine de plaintes ont été communiquées au parquet. Une quinzaine de commissaires spéciaux ont été désignés et envoyés dans les sociétés de logement. Un nouveau commissaire sera d'ailleurs encore envoyé demain au "Logis Dourois".

Le couperet est tombé sur l'AWIPH

Région wallonne
L'Awiph décapitée, on attend un manager de crise

Le gouvernement wallon a sabré dans le comité de gestion de l'Agence.
Sale temps pour des gestionnaires publics wallons ! Mardi, on annonçait le limogeage de tous les administrateurs de la SWL (logement). Mercredi, l'exécutif Di Rupo a révoqué président et vice-présidents du comité de gestion de l'Awiph (personnes handicapées).
La simultanéité s'inscrit dans un contexte dont il ressort que les responsabilités dans les dysfonctionnements en tous genres ne se cantonnent pas à leurs auteurs directs - un Courard le dirait-il, s'agissant de Charleroi, sur des tons et aplomb qui continuent à jeter le trouble (en encadré)... On ajoutera d'autres similitudes entre SWL et Awiph. D'abord, l'exécutif est pris à partie, dès lors que les 2 organismes sont en attente sinon en panne d'un renouvellement de contrat de gestion. Dans les 2 cas aussi, les décisions sont officiellement édulcorées : pour la SWL, le ministre (CDH) André Antoine refuse de parler de "sanctions personnelles", mais d'une poursuite de la refonte du secteur; et pour l'Awiph, la ministre (PS) Christiane Vienne assure que ce ne sont pas des personnes, mais "des rôles" qui sont mis en cause. Enfin, de part et d'autre, les directeurs davantage contestés que les administrateurs (les socialistes Rosenoer à la SWL et Rovillard à l'Awiph) restent en place (le second, pour rappel, suspendu) mais terminent leur mandat en mars.
Une faute politique ?
Les ressemblances s'arrêtent là. Côté SWL, le conseil paie une attention que l'on a pu ressentir trop peu soutenue ou abusivement tardive au délabrement de nombreuses sociétés, sur fond de relations cycliquement orageuses avec le ministre de tutelle. Côté Awiph, en dépit de nombreux problèmes de gestion que relève l'audit budgétaire, ce sont quelques comportements individuels qui sont visés. Ceux de Georges Rovillard (voyages, absentéisme) d'ailleurs inculpé dans le cadre de son maïorat de Fontaine-l'Evêque, mais étendus à d'autres (Mme Vienne avait évoqué 4 cas). D'où les limogeages de mercredi. Ils frappent le comité de gestion (représentants politiques, des fédérations, du personnel du secteur) faisant office de conseil d'administration. Et ils frappent sa tête, sur laquelle le gouvernement a une prise directe : le président Jean-Marc Poullain (CDH) et les vice-présidents (PS) Daniel Vanderzeypen (bourgmestre des Bons-Villers) et Marius Hanon. Parce qu'ils ont failli à leur mission de contrôle sur M. Rovillard, indiquait hier Mme Vienne.
Mais on sait aussi que M. Poullain est le bénéficiaire du préfinancement par l'Agence de son véhicule (LLB du 23/11). Président depuis mai 2005 seulement, il se plaignait hier d'être un bouc émissaire : "Je pourrai démontrer l'existence d'une faute politique dans le chef de la ministre", indiquait-il à Belga. Laquelle ministre répète qu'il lui est impossible de limoger M. Rovillard. Le plus vite possible, elle présentera un profil de fonction pour le nouveau trio, duquel devrait se détacher un "manager de crise" qui assure l'intérim jusqu'au remplacement de l'administrateur-général.
En attendant, Mme Vienne a essuyé des volées de bois vert hier au Parlement. Un CDH (Jean-Pol Procureur) y est allé encore mollo, évoquant "le côté tortueux" de son "cheminement". Mais dans l'opposition, Philippe Fontaine (MR) a dénoncé une gestion "calamiteuse" et Monika Dethier lui a servi : "Jusqu'ici, je vous avais reproché de ne rien faire; quand vous faites quelque chose, c'est encore pire !". Et lorsque la même a ajouté que c'est son cabinet qui aurait besoin d'un audit, il s'est trouvé au moins un CDH (Jacques Etienne) pour l'applaudir...

Le gouvernement wallon a mis fin aux mandats du président et des deux vice-présidents du comité de gestion de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). Ces trois personnes sont désignées directement par l'exécutif régional et, aux yeux de la ministre des Affaires sociales, Christiane Vienne, ils ont failli à leur mission de contrôle. "Ces trois personnes étaient chargées du contrôle au sein de l'AWIPH et il y eu carence dans leur mission. Je n'ai jamais voulu prendre de décision collective dans ce dossier. Là où les personnes ont failli, c'est à elles qu'il revient d'assumer la responsabilité", a expliqué Mme Vienne.
Les trois personnes visées sont Jean-Marc Poullain, président, Daniel Vanderzeypen et Marius Hanon, vice-présidents. Les noms des remplaçants ne sont pas encore connus. La semaine prochaine, la ministre présentera au gouvernement des propositions de nouveaux modes de fonctionnement au sein de l'Agence qui comprendront des ordres de mission pour les président et vice-présidents.
Depuis le mois d'octobre, l'AWIPH est dans la tourmente. Son administrateur-général, Georges Rovillard, également bourgmestre de Fontaine-l'Evêque, a été inculpé de détournement par la justice et incarcéré. Des perquisitions ont eu lieu, notamment au siège de l'AWIPH. Une enquête administrative a aussi été ouverte. L'on reproche entre autres à M. Rovillard des voyages dont l'objet semble bien éloigné des missions de l'AWIPH.