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09 septembre 2008

BHV : « Pas de solution avant les régionales »

Il n’y aura pas de solution dans le dossier de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde avant les élections régionales, étant donné la sensibilité contenue dans ce dossier, a reconnu le vice-président du gouvernement flamand Frank Vandenbroucke (SP.A) au micro de la RTBF.
Vendredi, le gouvernement flamand avait proposé de laisser la procédure parlementaire en cours se poursuivre dans ce dossier. « Nous savons bien qu’avant les élections régionales il n’y aura pas de solution. C’est pourquoi nous proposons de laisser courir la procédure parlementaire en cours », a expliqué le ministre flamand de l’Emploi, de l’Enseignement et de la Formation, précisant qu’à cette procédure sont liées d’autres de conflit d’intérêts qui ne permettront pas de faire aboutir le dossier avant le scrutin de juin 2009.
Le ministre flamand n’a pas exclu qu’après ces élections régionales le dossier soit repris dans une négociation. « Une procédure parlementaire n’exclut pas qu’en fin de route on aboutisse à une solution négociée », a-t-il précisé.
En scindant clairement le dossier de la révision constitutionnelle et celui de l’arrondissement électoral, le gouvernement flamand désire permettre de faire avancer le premier. « Nous invitons les Francophones à discuter d’autres sujets importants comme le financement du niveau fédéral ou la répartition des différentes compétences. Et nous leur demandons de ne pas bloquer cet aspect-là sous prétexte que le dossier BHV n’est pas réglé ».
Interrogé sur la question de l’élargissement de la région bruxelloise dont le gouvernement flamand a dit ne pas vouloir discuter, Frank Vandenbroucke a précisé qu’il s’agissait là de la position de départ de la Flandre, laquelle n’empêche pas les Francophones d’inscrire malgré tout ce point à l’ordre du jour. « Nous n’avons pas dit que les Francophones devaient limiter leur liste à ce qui nous convient », a-t-il indiqué, répétant que pour sortir de l’impasse actuelle il fallait repartir d’une « page blanche ».

"Une scission coûterait aux trois Régions".

La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.

AFP
Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.
La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.
C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.
Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.
Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »
Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».
Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.
Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.
Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.

28 août 2008

70 % des allocations de CPAS aux francophones

Moins d’un tiers des allocations accordées par les CPAS sont payées aux bénéficiaires habitant en Flandre, contre 70 % en Wallonie et à Bruxelles, d’après les quotidiens De Standaard et het Nieuwsblad.
La Flandre compte 40.682 bénéficiaires de l’intégration sociale des CPAS (revenu d’intégration sociale et mise au travail), soit à peine 30 % du total des bénéficiaires (132.434), alors que le Nord du pays est habité par 60 % de la population totale. Bruxelles, qui couvre 10 % de la population belge, comptabilise 33.726 bénéficiaires, soit 25 % du total des bénéficiaires. La Wallonie, avec 30 % de la population totale, compte 58.026 bénéficiaires (44 %).
Au cours des quatre dernières années (2003-2007), le nombre de bénéficiaire en Flandre a diminué de 5 %, alors que dans le même temps, il a augmenté en Wallonie (+10 %) et à Bruxelles (+22 %).
Le secrétaire d’Etat à la Lutte contre la pauvreté, Jean-Marc Delizée (PS) nuance toutefois, dans De Morgen, ces chiffres utilisés par la NV-A.
« Il n’est pas logique de comparer la Flandre avec une ville comme Bruxelles », indique la porte-parole de M. Delizée. « Par ailleurs, il y a en Flandre des communes ou des régions où le nombre de bénéficiaires est plus important que dans des communes et provinces wallonnes », poursuit la porte-parole, ajoutant que c’est une des priorités du secrétaire d’Etat d’aider les bénéficiaires d’allocations à trouver un emploi.

13 juin 2008

En Flandre, amendes si « refus d’intégration »

Le gouvernement flamand a donné son feu vert à la possibilité d’infliger, d’ici la fin de l’année, des amendes administratives aux nouveaux arrivants en Flandre et qui rechigneraient à suivre un parcours « d’intégration citoyenne ». Les amendes iront de 50 à 5.000 euros.

Tous les nouveaux arrivants non européens majeurs qui n’ont pas plus de 65 ans et qui viennent s’installer en Flandre doivent obligatoirement suivre une formation à l’intégration. Dans le cas contraire, ils risquent une amende administrative, par exemple s’ils ne se présentent pas au bureau d’accueil ou s’ils refusent l’établissement ou la signature d’un contrat d’intégration. Ce système d’amendes sera opérationnel le 1er septembre, une fois que les cours d’orientation sociale et de néerlandais auront repris.
Jusqu’à présent, il y a peu, voire pas, de cas connu d’étrangers ayant tenté de se soustraire à cette obligation d’intégration. La plupart des immigrants sont enthousiastes lors de l’apprentissage du néerlandais, cherchent à s’intégrer à la société et à trouver un travail, a déclaré le ministre des Affaires intérieures Marino Keulen.

05 juin 2008

"Hier moet je nederlands spreken !"

Nadine a reçu un appel sur son GSM alors qu'elle était dans un train en direction de la Flandre... Elle a répondu en français
BRUXELLES Pour le 1er avril, une radio avait fait un étrange poisson : expliquer aux gens que, dorénavant, il sera interdit de parler le français en Flandre... Évidemment, tout le monde avait compris qu'il s'agissait d'une blague vu le contexte actuel en Belgique.
Tout le monde ? Pas si sûr... Et c'est Nadine, 35 ans, qui en a fait les frais. Lundi, comme tous les jours, elle a pris son train en direction d'Alost. "Lorsque je suis arrivée à destination, mon téléphone a sonné. C'était mon mari." Nadine a répondu et a marché sur le quai. "Je sentais que quelqu'un me suivait de près."
Nadine, qui parlait toujours à son mari, s'est retrouvée nez à nez avec un inconnu qui a hurlé : "Hier, moet je nederlands spreken !" ("Ici, il faut parler flamand.") Le sang de Nadine n'a fait qu'un tour. "Je peux vous assurer que je lui ai sorti mon plus beau flamand !" Nadine, qui habite en Flandre, est parfaite bilingue. "Ma fille aussi. C'était une conversation privée. D'ailleurs, elle aurait très bien pu être professionnelle, c'était la même chose !"
L'incident a attiré l'attention des autres voyageurs. "Tout le monde a rigolé." De l'ineptie de la situation ou de Nadine, personne ne sait !
Pour l'anecdote, Nadine est commissaire de police. Elle aurait été en droit de rédiger un procès-verbal pour racisme... "C'est dingue. Ma collègue, qui est une vraie néerlandophone, a eu la même blague dans le train." Deux passagers n'avaient pas supporté qu'elle parle en français avec une amie. "Ils s'étaient fait la réflexion oralement en flamand. Elle a compris bien évidemment et leur a répondu aussi sec."

27 mai 2008

Zaventem vendra ses terrains aux néerlandophones

Le conseil communal de Zaventem a voté ce lundi soir, 22 voix contre 6 – soit l'ensemble des conseillers de l'Union francophone (UF) –, l'application d'un règlement prévoyant que les terrains communaux ne pourront plus être vendus qu'à des candidats connaissant le néerlandais ou s'engageant à l'apprendre.


Les six élus francophones, minoritaires au conseil communal, ont voté contre cette mesure, non sans avoir préalablement réclamé des explications complémentaires.
L'échevin du Logement et député régional flamand Eric Van Rompuy avait pourtant expliqué que de toutes façons, « tous les candidats » à l'achat de la soixantaine de terrains mis en vente « remplissaient ce critère de langue ».
Mais le conseiller communal FDF Patrick Van Cauwenberghe (UF) a estimé que le règlement n'en était pas moins « tout à fait discriminatoire » et constate une escalade dans le flamingantisme. Une quinzaine de militants du Taal Aktie Komitee (TAK) a applaudi au contraire cette décision. Dans la salle du conseil, ils agitaient des pancartes aux couleurs jaune et noire de la Flandre, avec le slogan : « Le Brabant flamand n'est pas à vendre ». Ces militants ont également toussé, tapé du pied et fait grincer leurs chaises à chaque fois qu'un élu francophone tentait d'interpeller le bourgmestre de la commune, Francis Vermeiren.
« Non seulement ce règlement raciste souille la démocratie, mais la présence d'extrémistes du TAK (…) montre que ces énergumènes ne tolèrent même plus la présence francophone dans une entité de la périphérie bruxelloise où une forte minorité francophone est implantée depuis de très longues années », regrette Patrick Van Cauwenberghe.
Ce règlement contesté, qui date de 2006, est au coeur de la crise politique qui divise francophones et néerlandophones depuis un an.
Approuvé par les autorités régionales flamandes, il prévoit que pour obtenir à bon prix un de ces terrains, il faut d'abord un lien avec la commune, par exemple y habiter. Il faut aussi déclarer que l'on parle le néerlandais, ou que l'on est prêt à l'apprendre.
Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU avait critiqué en mars ce règlement communal, en même temps qu'un autre règlement flamand, tout comme il avait épinglé un règlement régional flamand limitant l'attribution de logements sociaux aux seules personnes néerlandophones.
La Commission européenne s'est elle aussi récemment inquiétée de la nature potentiellement discriminatoire du règlement de Zaventem, et a demandé des « clarifications » pour vérifier qu'il ne violait pas la législation européenne anti-discriminations.
Le bourgmestre Vermeiren a promis lundi qu'il répondrait « avec des arguments juridiques » aux interrogations de l'exécutif européen.
Quant à Eric Van Rompuy, il a lui balayé les critiques.
« Dans ce dossier, il n'y a pas de discrimination selon la nationalité. Il faut juste démontrer qu'on est prêt à parler ou à apprendre la langue », a-t-il expliqué en marge du conseil communal. Le problème, a-t-il ajouté, c'est simplement que « les francophones n'acceptent pas qu'en Flandre, la langue, c'est le néerlandais ».

17 mai 2008

"Vous êtes demandeurs d'autonomie? Voilà le prix à payer!"

Le président du FDF, Olivier Maingain, a "exclu" ce samedi toute scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans élargir Bruxelles et sans relier la Wallonie."Il faut dire (aux Flamands): Vous êtes demandeurs d'autonomie? Voilà le prix que vous allez devoir payer: l'élargissement de Bruxelles, le rapprochement avec la Wallonie. A eux de choisir", déclare M. Maingain dans les colonnes du journal Le Soir.

"A ce moment de notre histoire, les francophones doivent, en fait, négocier une plus grande autonomie pour la Flandre contre une plus grande unité entre Bruxelles et la Wallonie, avec un lien territorial. En substance: Messieurs, vous voulez plus d'autonomie? Très bien. Mais le prix à payer, c'est que vous perdrez en influence sur Bruxelles, notamment parce que vous devrez déménager votre capitale d'Etat flamand, et que vous cesserez d'y exercer certains compétences communautaires", a-t-il précisé.
Pour le président du FDF, il faut aussi régler "la question des bourgmestres (francophones non nommés dans la périphérie, ndlr) avant de s'engager dans la négociation sur ce qui était prévu dans le "premier paquet" de la réforme de l'Etat: BHV, transfert de compétences, etc.".
Et de fustiger le CD&V qui, "comme toujours, avance masqué", et le Premier ministre Yves Leterme, issu de ce parti. "Il a dit un jour que la Belgique n'avait plus de valeur ajoutée... Autrement dit, pour lui, sa fonction de Premier ministre de l'Etat belge n'est pas une plus-value, mais il l'assume comme étant la meilleure façon pour le moment de rendre service à la Flandre dans ses projets d'autonomie. Je n'ai aucun doute là-dessus".

Lire aussi: La Flandre compte défendre la non-nomination des bourgmestres
Lire aussi: BHV: on continue comme si de rien n'était...
7S7 TV: Les francophones gèlent BHV pour 120 jours

15 mai 2008

Vlaanderen wil werken aan imago in het buitenland

Minister Geert Bourgeois stuurt dagelijks een persoverzicht naar alle buitenlandse correspondenten.De Vlaamse regering zoekt een woordvoerder die moet werken aan het imago van Vlaanderen in de buitenlandse pers. Als Vlaanderen nu de buitenlandse pers haalt, wordt het vaak afgeschilderd als een xenofobe, extreemrechtse regio. Deze week is The International Herald Tribune aan de beurt, schrijft De Morgen.De Vlaamse regering neemt nu al een hele reeks initiatieven. Zo stuurt minister Geert Bourgeois een dagelijks persoverzicht naar alle buitenlandse correspondenten, die ook elke week het krantje Flanders Today in hun bus vinden. Geregeld mogen de journalisten ook naar "sociale happenings", waar Bourgeois persoonlijk probeert om hen wat gunstiger te stemmen.

Vlaanderen lacht morele tik weg

'De niet-benoeming van de drie Franstalige burgemeesters in de Rand is onaanvaardbaar', oordeelden de waarnemers van de Raad van Europa. Aan Vlaamse kant worden de voorlopige conclusies weggelachen. Van onze redacteur'Olivier Maingain (FDF) is zeker nog enkele tekstwijzigingen aan het aanbrengen.' Open VLD-kamerlid Luk Van Biesen, maakte met een knipoog zijn eigen analyse toen delegatieleider Michel Guegan op zich liet wachten bij aanvang van zijn persconferentie. De Bretoen Guegan had er samen met de Serviër Dobrica Milovanovic net een 'fact finding mission' van twee dagen in de Vlaamse Rand op zitten. Als vertegenwoordigers van het Congres van de lokale besturen van de Raad van Europa, onderzochten ze de niet-benoeming van de burgemeesters van Kraainem, Linkebeek en Wezembeek-Oppem. De Vlaamse minister van Binnenlands Bestuur, Marino Keulen (Open VLD), weigert hen te benoemen omdat ze de taalwetgeving meermaals overtraden, onder meer door oproepingsbrieven in het Frans te versturen.Het commentaar van Van Biesen, zelf gemeenteraadslid in Kraainem, geeft de standpunten meteen weer. Voor de Vlaamse partijen komt het rapport op een vervelend moment. De Franstalige politici die de benoeming van de drie weerspannige burgemeesters willen koppelen aan een staatshervorming, kunnen zich ondertussen in de handen wrijven: de waarnemers veroordeelden de niet-benoeming gisteren scherp.'Het is onaanvaardbaar dat een gemeente zo lang zonder burgemeester zit. De situatie sleept bovendien al aan van januari 2007. Het gaat hier om democratisch verkozen burgemeesters. De overheid heeft hier een zware verantwoordelijkheid', zei een zichtbaar opgewonden Guegan. Al bij al was het resultaat van de missie wel wat voorspelbaar. Vooral aan Franstalige zijde werd er gelobbyd om de waarnemers naar de Rand te laten komen. Ze hoorden dan ook vooral de Franstalige versie van de feiten.Bovendien was hun kennis van het Belgische (taal)evenwicht summier te noemen, melden verschillende van hun gesprekspartners. Guegan bekeek de zaken door een Bretoense bril. Hij is zelf burgemeester van een kleine gemeente en absoluut voorstander van 'lokale autonomie'. Vol vuur verwees hij naar de ontvoogding waar de burgemeesters in Frankrijk voor hadden moeten strijden. Aan Vlaamse zijde wordt de analyse van de waarnemers daarom op hoongelach onthaald. 'Absurd', klinkt het in koor. Overal wordt meteen ook benadrukt dat het om niets meer dan een moreel rapport gaat. 'Een zeer bedenkelijk moreel rapport', preciseert Vlaams minister Marino Keulen. 'De waarnemers hebben compleet geen rekening gehouden met de taalwetgeving. Dat is hetzelfde als een voetbalwedstrijd analyseren zonder rekening te houden met de buitenspelregel. Compleet absurd.'

Europa kritisch voor niet-benoeming burgemeesters
Dat de burgemeesters van Kraainem, Linkebeek en Wezembeek niet werden benoemd, is nadelig voor het goed bestuur van de gemeenten. Het probleem had al opgelost moeten zijn, meent de onderzoekscommissie van de Raad van Europa die zich de twee voorbije dagen heeft gebogen over de niet-benoeming van de 3 Franstalige burgemeesters.
De drie burgemeesters in de faciliteitengemeenten overtraden taalwetten. Vlaams minister van Binnenlands Bestuur Marino Keulen (Open Vld) weigerde daarop de drie burgemeesters te benoemen.
De Raad van Europa lijkt nu de kant van de burgemeesters te kiezen. Keulen vindt dit onbegrijpelijk. "Het is net vanwege overtredingen tegen de taalwetgeving dat de burgemeesters niet zijn benoemd. Taalwetgeving is cruciaal in ons Belgisch bestel. Het is absurd daar geen rekening mee te houden," zegt Keulen.
Keulen zegt dat hij niet zal afwijken van zijn standpunt. "Als de burgemeesters hun niet-benoeming willen aanvechten, moeten ze maar naar de Raad van State stappen," besluit Keulen.

Marino Keulen: "Ons dossier is ijzersterk"
Vlaams minister van Binnenlands Bestuur Marino Keulen (Open Vld) heeft dinsdag de driekoppige onderzoekscommissie van de Raad van Europa een zeer gedetailleerde uitleg gegeven over de zaak van de drie niet-benoemde burgemeesters in de faciliteitengemeenten Kraainem, Wezembeek-Oppem en Linkebeek. De drie hebben herhaaldelijk en bewust de taalwetten overtreden.
Keulen maakt zich weinig zorgen over het bezoek van de Europese inspecteurs omdat hij “over een ijzersterk juridisch dossier en doorslaggevende argumenten beschikt die zijn beslissing onderbouwen”:
- Het gaat niet om een politiek maar over een juridisch dossier.
- De Franstaligen hebben de rondzendbrief- Peeters aangevochten bij de Raad van State (RvS), maar die heeft alle beroepen tot vernietiging ervan verworpen. Dit betekent dat de rondzendbrief volgens de RvS de correcte interpretatie weergeeft van de taalwetgeving.
- De zes faciliteitengemeenten maken deel uit van het Vlaamse Gewest.
- De drie hebben de oproepingsbrioeven voor de verkiezingen van 2006 verstuurd in de taal van de inwoner in plaats van in het Nederlands, weloverwogen en in strijd met de federale taalwetgeving in bestuurszaken en de richtlijnen van de gouverneur. Dit is verzet tegen de voogdijoverheid om een politiek signaal uit te zenden. Ze hebben dit herhaald bij de verkiezingen in 2007. De burgemeester van Sint-Genesius-Rode heeft die fout geen tweede keer gemaakt en werd benoemd. Keulen heeft ook in Wemmel en Drogenbos de burgemeester benoemd, net als de zes OCMW-voorzitters in de faciliteitengemeenten.
- De drie zijn nooit bij de Raad van State in beroep gegaan tegen hun niet-benoeming.
- Het is onaanvaardbaar dat een burgemeester voorop loopt bij of prat gaat op het systematisch overtreden van de wet.
- Voorlopig zijn er geen nieuwe feiten die erop wijzen dat de kandidaat-burgemeester bijdraaien. Keulen wil niet van zijn koers afwijken.
- De drie hebben een nieuwe voordracht als burgemeester ingediend. De procedure van die voordracht is nog aan de gang. In feite komen de inspecteurs te vroeg.
Gisteren had de onderzoekscommissie ook een ontmoeting met de drie niet-benoemde burgemeesters. ”Ik zal nooit een onwettige beslissing respecteren van een onbevoegd minister”, sneerde François van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem), waarmee hij de rondzendbrief-Peeters viseerde.

Raad van Europa berispt Vlaanderen
De Bretoense delegatieleider Michel Guégan (m.) wees niet alleen Vlaanderen terecht. In één ruk door stelde hij de Belgische taalwetten en bijbehorende taalgrenzen ter discussie.
De Vlamingen hebben stilaan een abonnement op terechtwijzingen van internationale instellingen. Voor de zoveelste keer op rij krijgen ze van de Raad van Europa een veeg uit de pan. 'De niet-benoeming van de drie burgemeesters had allang opgelost moeten worden. Dit is nadelig voor het goed bestuur', sprak de Bretoense delegatieleider Michel Guégan.Bevoegd Vlaams minister Marino Keulen (Open Vld) zei op voorhand zich niet al te veel zorgen te maken over het tweedaagse bezoek van de leden van de Raad van Europa, maar dat bleek onterecht. Het drietal laat geen spaander heel van de niet-benoeming van de drie Franstalige burgemeesters van Linkebeek, Wezembeek-Oppem en Kraainem. Na de pompeuze plichtplegingen en obligate dankwoorden gaf de Bretoense delegatieleider Michel Guégan een verrassend eenvoudige kijk op een van de meest heikele communautaire dossiers van België. "Als burgemeesters niet benoemd worden, is dat nadelig voor het goed bestuur van hun gemeenten", begon hij. "De burgemeesters zijn niet benoemd sinds 1 januari 2007. Dat is geen redelijke termijn meer. Dit probleem had allang opgelost moeten worden, want de drie gemeentes zijn in een ongezonde en onaanvaardbare situatie verzeild geraakt. De overheid draagt daarbij een zware verantwoordelijkheid." En als Bretoens burgemeester voegde Guégan eraan toe dat hij de straf voor de drie burgemeesters 'totaal buiten proportie' vindt. "Verkiezingen zijn verkiezingen. Het choqueert me dat de burgemeesters niet benoemd zijn, die sanctie is niet in verhouding met hun zogenaamde misdrijf." Toch wou de delegatieleider, die het steevast over een politiek probleem had, niet uitweiden over de overtredingen van de Franstalige burgemeesters op de federale taalwetten, wat voor Keulen net de kern van het probleem is. "Wij zijn hier enkel om de niet-benoeming te beoordelen", wimpelde hij de vragen van de Vlaamse journalisten af. Een tweede tik op de vingers was voor heel België bedoeld. Guégan wees erop dat de delegatie niet eens naar België had moeten afreizen als de burgemeesters rechtstreeks verkozen zouden worden, zoals de Raad al adviseerde na een monitoring in 2003. "Dan had Keulen de burgemeesters niet eens moeten benoemen", zei hij laconiek. De Bretoen ging zelfs zover om de Belgische taalwetten en bijbehorende taalgrenzen in vraag te stellen, een houding waar de leden van de Raad van Europa die ons land bezoeken een patent op lijken te hebben. Hij kon niet begrijpen dat een meerderheid in een gemeente - in de betrokken faciliteitengemeenten zijn de Franstaligen in de meerderheid - haar eigen taal niet mag gebruiken. "Het is erg als een minderheid haar eigen taal niet kan spreken, maar ronduit onrustbarend als een meerderheid dat niet mag doen. Hoe kunnen zij een debat in de gemeenteraad volgen? Hoe kunnen zij hun eigen verkozenen begrijpen?" De rapporteurs zien wel de ondraaglijke lichtheid in van hun eigen opdracht: "Wij zijn geen proffen Belgisch recht of regeringsadviseurs. Mensen als wij hebben geen lessen te geven aan de Belgen", zei Guégan. Met een knipoog voegde de man, die het niet kon laten om zijn afkomst uit een bucolisch Bretoens dorp in de verf te zetten, er nog aan toe: "Veel verder ga ik mij niet wagen in deze Belgische heksenketel, want Merlijn doet dat al genoeg in de Bretoense bossen." Als pointe gaf de Serviër Dobrica Milovanovic nog mee dat deze missie voor hem een echte relevatie was: "In Servië denken wij altijd dat er alleen in de Balkan misverstanden kunnen bestaan over taal en bevolkingsgroepen. Dat blijkt dus niet te kloppen."

Raad van Europa steunt Franstaligen
De Raad van Europa is zeer kritisch over de houding van de Vlaamse regering in het dossier over de niet-benoeming van de 3 Franstalige burgemeesters in Kraainem, Linkebeek en Wezembeek. Het probleem had al opgelost moeten zijn, luidt het.
(belga) - Vlaams minister van Binnenlands Bestuur Marino Keulen (Open Vld) weigerde de drie burgemeesters in de faciliteitengemeenten te benoemen omdat ze de taalwetten hebben overtreden. De gemeenten zitten daarom de facto sinds begin 2007 zonder burgemeester, iets waar de Franstalige partijen niet over te spreken zijn.
Dinsdag en woensdag pleegden de leden van de onderzoekscommissie van de Raad van Europa - het gaat officieel om het Congres van de lokale overheden van de Raad van Europa - overleg met tal van verantwoordelijken van de verschillenden betrokken overheden. Op een persconferentie gaf delegatieleider Michel Guégan woensdagnamiddag al meer uitleg over de bevindingen van de missie.
Mals is de onderzoekscommissie niet voor de Vlaamse regering. Dat democratisch verkozenen niet worden benoemd, is volgens haar nadelig voor het goed bestuur van de gemeenten. Ze vindt ook dat het probleem al lang had moeten opgelost zijn en dat de democratische rechten van de burgers zijn aangetast. Guégan stelde ook niet te kunnen begrijpen dat een meerderheid zijn eigen taal niet kan gebruiken

12 mai 2008

L’Europe s’informe sur les communes à facilité

Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a envoyé une mission d’enquête en Belgique pour s’informer de la situation à la suite de la non-nomination des trois bourgmestres des communes à facilités de Linkebeek, Crainhem et de Wezembeek-Oppem par le Ministre flamand des Affaires intérieures.

Archives Belga
Trois délégués de ce même Congrès rencontreront ainsi mardi et mercredi plusieurs représentants des niveaux de pouvoirs concernés par cette problématique.
Ils entendront mardi matin le ministre-président bruxellois Charles Picqué. Celui-ci sera entouré des chefs de file des commissions communautaires française et flamande de Bruxelles, Benoît Cerexhe et Guy Vanhengel.
Leur agenda de travail a également programmé des entretiens avec le ministre fédéral de l’Intérieur Patrick Dewael, le ministre des Affaires Intérieures flamandes Marino Keulen.
Mardi après-midi, ils s’informeront auprès des bourgmestres non-nommés (Damien Thiéry-Linkebeek ; Arnold d’Oreye de Lantremange-Crainhem) et François van Hoobrouck d’Aspres- Wezembeek-Oppem).
Mercredi, ils rencontreront le ministre-président de la Communauté germanophone Karl-Heinz Lambertz ; des représentants de l’Union des Villes et communes de Flandre ; Hervé Doyen, qui préside la commission des affaires intérieures du parlement bruxellois ; Marleen Vanderpoorten, présidente du parlement flamand, ainsi que des représentants de l’Union des Francophones de la périphérie.
La délégation du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe est composée de Michel Guégan (chef de délégation – France), Dobrica Milovanovic (Serbie) et Anders Knape (Suède) Vice-président du Congrès.
Elle entend travailler dans la discrétion et a fait savoir qu’elle s’exprimerait à l’issue de la mission, lors d’une conférence de presse qui aura lieu mercredi à 16h30 à l’Hotel Crowne Plaza Europe, à Bruxelles.
Créé le 5 mai 1949, le Conseil de l’Europe a pour objectif de favoriser en Europe un espace démocratique et juridique commun, organisé autour de la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres textes de référence sur la protection de l’individu.
Il compte 47 pays membres.
En son sein, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux est un organe consultatif destiné à représenter tant les collectivités locales que les collectivités régionales. Composé de deux chambres, il constitue une assemblée politique composée de représentants disposant d’un mandat électif au sein d’une collectivité locale ou régionale au niveau de chaque pays. Ses 318 membres titulaires et 318 suppléants, qui représentent plus de 200 000 collectivités européennes, se regroupent par délégation nationale et par groupe politique.
Ils débattent de problèmes communs, confrontent leurs expériences puis expriment leurs points de vue auprès des gouvernements.

05 mai 2008

L'économie flamande stagne

Le rapport établit un classement de 125 régions européennes sur base d'une dizaine d'indicateurs.
L'économie flamande n'atteint plus les sommets européens et n'a pas progressé ces dix dernières années par rapport à d'autres régions, écrivent lundi De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.
C'est ce qui ressort d'une comparaison des prestations économiques de 125 régions européennes. Ces données ont été récoltées par le service d'études des autorités flamandes.
Le rapport établit un classement de 125 régions européennes sur base d'une dizaine d'indicateurs.
La Flandre atteint le top 10 à deux reprises, avec une productivité du travail élevée (9) et des travailleurs hautement qualifiés (10). La capacité de travail et les connaissances des travailleurs flamands se situent au sommet au niveau européen et à ce niveau, la Flandre fait même mieux qu'en 1995.
Mais la Flandre réalise un mauvais score sur trois indicateurs. Si l'on prend en considération le nombre d'entrepreneurs, la Flandre se situe à un niveau moyen (60). En ce qui concerne le coût du travail, la Flandre n'atteint que la 117e position et en ce qui concerne le nombre de travailleurs de plus de 55 ans, la Flandre n'arrive qu'à la 109e place du classement. Dans le domaine du coût du travail, seules huit régions font moins bien encore que la Flandre.
La Flandre engrange un résultat correct en ce qui concerne le bien-être (27), le nombre de chômeurs (32) et les dépenses pour la recherche et le développement (21). Mais dans aucun de ces domaines, la Flandre n'a progressé depuis entre 1995 et 2005.

08 avril 2008

Les trois bourgmestres défient la Flandre

Les trois bourgmestres déchus de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem feront savoir officiellement cette semaine à leur ministre de tutelle, Marino Keulen, responsable des Affaires intérieures au gouvernement flamand, qu’ils restent candidats au mayorat dans leurs communes.
e carrousel communautaire dans la périphérie bruxelloise tourne rond : on nous signale que les trois bourgmestres déchus de Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem, Damien Thiéry (MR-FDF), Arnold d’Oreye (MR-FDF) et François van Hoobrouck (MR), feront savoir officiellement cette semaine à leur ministre de tutelle, Marino Keulen, responsable des Affaires intérieures au gouvernement flamand, qu’ils restent candidats au mayorat dans leurs communes. Marino Keulen avait décidé officiellement en novembre dernier d’invalider leur élection (aux communales d’octobre 2006), leur reprochant d’avoir envoyé les convocations électorales en français pour une part, une entorse aux circulaires flamandes exigeant l’emploi du néerlandais dans tous les cas.
Inflexible, Marino Keulen n’avait pas cédé devant les protestations unanimes des partis politiques francophones, pas davantage qu’il ne s’était laissé impressionner par les démarches entreprises en décembre 2007 par les conseils communaux des trois communes à facilités, lorsque les élus locaux francophones avaient réclamé la réhabilitation de leurs bourgmestres, cela dans une ambiance tendue, sous les lazzis des extrémistes flamands du Voorpost et du Vlaams Belang.
Tout cela survenant, on s’en souvient, dans le maelström de la longue crise politico-communautaire de 2007. Une séquence infernale à laquelle l’avènement du Leterme Ier, récemment, a mis terme, provisoirement. Mais le nœud dans la périphérie reste entier. Celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde, comme celui ayant trait à la nomination des bourgmestres… dont Didier Reynders, président du MR, et Olivier Maingain, du FDF, ont tous deux affirmé avec netteté, à plusieurs reprises ces dernières semaines, qu’elle représentait un « préalable » à toute discussion institutionnelle approfondie au sein de la majorité gouvernementale.
Menace
La démarche des mayeurs était attendue, leurs trois conseils communaux leur avaient réitéré leur confiance entre-temps, mais il subsistait un doute sur leur attitude en définitive. Notamment parce qu’en cas de nouvelle annulation de la part du ministre flamand de l’Intérieur, celui-ci, selon les termes d’un décret réglant le fonctionnement de ses municipalités, aurait alors la possibilité (en théorie, en tout cas) d’imposer un bourgmestre de son choix, qui pourrait être même un « extérieur », non-membre du conseil communal. Une menace. Le fait que les mayeurs francophones franchissent le pas malgré tout, et qu’ils se déclarent ensemble auprès de Marino Keulen est un fait politique : cela relance le « carrousel » communautaire, et met le gouvernement Leterme à l’épreuve.


La Flandre veut séduire la France
La Flandre entend développer ses relations économiques et culturelles avec la France, traditionnellement tournée vers la Wallonie ou Bruxelles, a indiqué ce lundi à Paris le ministre flamand de la Politique extérieure Geert.
Au moment où la Belgique connaît de multiples tensions entre communautés linguistiques, M. Bourgeois a tenté d'atténuer les critiques contre des mesures présentées comme discriminatoires envers les francophones. « Les Flamands sont un un peuple tolérant et ouvert sur le monde », mais « comme partout il y a des problèmes d'intégration », a-t-il affirmé.
M. Bourgeois a présenté à la presse une « note stratégique » élaborée par le gouvernement flamand pour développer les relations avec la France, la troisième du genre après des documents concernant les relations avec les Pays-Bas et l'Allemagne.
L'exécutif flamand identifie quatre pistes de travail. Il veut renforcer la position de la Flandre comme carrefour en matière de transports et de logistique attractif pour la France, augmenter les exportations de la Flandre vers la France et les investissements français en Flandre.
Il propose aussi d'intensifier les relations culturelles, en soutenant notamment l'apprentissage du néerlandais en France, en particulier dans le nord et de développer les coopérations transfrontalières.
Le document reconnaît le déficit de notoriété qui touche la Flandre, qui jouit de larges prérogatives, y compris internationales, dans le cadre des institutions fédérales.
A part la population de la région Nord-Pas-de-Calais « qui connaît bien la Flandre », une « majorité des Français ignore que la Flandre fait partie de la Belgique, où l'on parle le néerlandais », relève le rapport. « Si la Flandre veut montrer à la France une image positive de ses atouts, de ses produits et de sa culture, il faudra encore réaliser des progrès », est-il encore écrit.

28 mars 2008

Nouvel avis européen contre la Flandre

L'avocat général de la Cour de justice européenne conclut que l'assurance dépendance flamande viole le droit de l'Union européenne. La Cour rendra un arrêt définitif le 1er avril.
L'édito : Les bombes à retardement du vieillissement


L'assurance dépendance (« zorgverzekering ») instaurée par la Flandre, en 2001, violerait le droit de l'Union européenne. « Le droit communautaire s'opposerait à un régime dans lequel l'accès aux prestations de l'assurance soins flamande est purement et simplement lié à la condition de résider dans la région de langue néerlandaise ou dans la région bilingue de Bruxelles-capitale, quelle que soit la qualité de l'ayant droit ».
C'est l'une des conclusions de l'avocat général de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE), Mme E. Sharpston. Ces conclusions finalisent la procédure liée à la question préjudicielle posée par la Cour constitutionnelle à la juridiction européenne, suite aux recours en annulation de cette assurance dépendance introduits par les gouvernements de la Communauté française et de la Région wallonne contre celui de la Communauté flamande. La CJCE rendra son arrêt, le 1er avril. Il liera la Cour constitutionnelle dont l'arrêt ultérieur sera, lui aussi, contraignant à l'égard de la Flandre.
L'assurance dépendance coûte 10 ou 25 euros par an, selon les cas. Elle couvre, dans les limites d'un plafond mensuel, des prestations d'aides et de services non médicaux à des personnes incapables d'accomplir leurs tâches quotidiennes élémentaires. La Flandre a ainsi notamment voulu répondre aux besoins de sa population vieillissante.
Cette assurance est obligatoire pour les plus de 25 ans résidant en Flandre. Elle est facultative pour les Bruxellois et elle implique, dans tous les cas, le recours à des services d'aide agréés par la Communauté flamande. Sont exclues de cette assurance les personnes relevant du régime de sécurité sociale d'un autre État membre de l'Union. Par contre, peuvent y accéder ceux qui résident dans un autre État de l'Union et qui travaillent en Flandre ou à Bruxelles.

« Profondément paradoxal »
Les Communautés française et germanophone n'ont pas mis en place un tel régime d'assurance. Les francophones estiment qu'il s'agit là d'un service relevant de la sécurité sociale fédérale.
Devant la Cour constitutionnelle, la Communauté française soutient que certaines dispositions de cette assurance enfreignent les principes d'égalité et de non-discrimination et entravent la libre circulation des personnes et des travailleurs au sein de l'Union. Le gouvernement wallon affirme que le décret fondant cette assurance empiète sur une compétence fédérale.
L'avocat général de la CJCE considère que les prestations de l'assurance dépendance doivent être qualifiées de « prestations de maladie, de prestations de sécurité sociale ». Fédérale.
Mme E. Sharpston estime également que la condition de résidence peut dresser une entrave à la libre circulation des personnes. Elle précise : « Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans l'idée que, en dépit des efforts faits, ces 50 dernières années, pour abolir les barrières à la liberté de circulation entre États membres, des autorités décentralisées d'États membres puissent néanmoins réintroduire des barrières par la petite porte en les instaurant à l'intérieur des États membres ».
Et l'avocat général de conclure : « Quelle est donc cette Union européenne qui garantit la libre circulation entre Dunkerque et La Panne mais pas entre Jodoigne et Hoegaarden ? »

La Belgique se prépare mal à vieillir selon le FMI
Si la Belgique veut réussir à relever les défis liés au vieillissement de la population, les pouvoirs publics doivent d'urgence prendre des mesures pour à la fois améliorer les taux d'emploi et de productivité et réformer le système des pensions et le marché du travail, tout en dégageant un surplus budgétaire structurel, selon le Fonds monétaire international.


Tel est le cri d'alarme lancé jeudi par Luc Everaert, responsable d'études régionales au département européen du Fonds monétaire international (FMI).
Selon le rapport de l'économiste du FMI, intitulé « La Belgique est-elle préparée au coût du vieillissement ? » et présenté jeudi au sein de l'Itinera institute, le coût du vieillissement de la population belge aura un impact considérable sur les finances publiques et s'élèvera à 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2050. Un coût « net » qui prend en compte les conséquences indirectes du vieillissement comme la baisse du taux de chômage ou des dépenses d'allocations familiales. « Cela signifie que chaque travailleur devra payer 8.000 euros en plus par an par rapport à la situation actuelle », a précisé l'économiste du Fonds monétaire international.
Estimant que l'inaction serait inéquitable pour les générations futures et intenable au niveau de la dette publique, Luc Everaert plaide pour des mesures urgentes.
Ni augmentation des taxes ni coupes dans les soins de santé
L'économiste du FMI exclut toutefois les options qui consisteraient à augmenter sensiblement les taxes et à couper drastiquement dans les dépenses de soins de santé pour privilégier une approche visant à atteindre les objectifs fixés par le Conseil supérieur des finances. « Pour réussir, il est nécessaire de travailler sur plusieurs objectifs et non sur un seul. Si vous ne vous focalisez que sur le taux d'emploi, par exemple, il faudrait qu'il atteigne 99 % pour faire face au coût du vieillissement », a-t-il souligné.
L'économiste plaide dès lors pour que le gouvernement fédéral dégage annuellement un surplus budgétaire en hausse de 0,5 % pour obtenir, d'ici 2015, un excédent de l'ordre de 2,25 % du PIB. Cela doit s'accompagner d'une réforme du marché du travail belge, estime-t-il, afin d'atteindre un taux d'emploi de 70 %, contre 62 % actuellement.
Des efforts doivent aussi être consentis pour contrer le ralentissement de la croissance de la productivité belge, juge encore Luc Everaert, en insistant sur le fait que la productivité concerne l'innovation mais aussi la formation et l'enseignement. Enfin, le rapport met en garde contre une hausse excessive du budget consacré aux soins de santé et préconise une réforme du système des pensions. Sans évoquer directement un relèvement de l'âge de la pension, l'économiste du FMI affirme qu'il faudra adapter à l'avenir l'âge de la retraite pour le faire correspondre à l'allongement de l'espérance de vie.
Il y a urgence
Au cours de la présentation de son rapport, Luc Everaert a mis l'accent sur la nécessité mais aussi sur l'urgence des réformes à mener en Belgique. « Le coût du vieillissement sera encore plus important si les réformes sont repoussées à plus tard », a-t-il averti, en comparant le vieillissement de la population à un iceberg qu'on ne verrait pas arriver à temps.

Le gouvernement a pris des mesures, affirme Wathelet
Dans son budget 2008, le nouveau gouvernement a d'ores et déjà pris les mesures pour assurer un équilibre structurel qui doit permettre de faire face au vieillissement de la population, a fait remarquer jeudi le Secrétaire d'Etat au Budget, Melchior Wathelet, à la suite de la publication du rapport d'un économiste du Fonds Monétaire International (FMI) sur la question.« Nous devons avoir des objectifs ambitieux et des bases solides. C'est ce que nous avons fait dans le budget 2008 où nous sommes arrivés à un véritable équilibre, c'est-à-dire un équilibre structurel. Nous n'avons pas pris de mesures 'one shot' qu'il faudra payer dans les années à venir », a souligné M. Wathelet, citant comme exemple de mesures 'one shot' aux effets pernicieux la reprise de fonds de pension décidée par le gouvernement précédent.L'accord de gouvernement prévoit en outre qu'en 2011, le budget de l'Etat belge devra présenter un surplus de 1 % du Produit Intérieur Brut (PIB), a-t-il précisé.

22 mars 2008

Le Wallon s'enrichit davantage

Les statistiques fiscales tirées des déclarations 2006 sont publiées

LE REVENU MOYEN par habitant progresse davantage en Wallonie qu'en Flandre. En cinq ans, ce revenu a augmenté de 27% au sud et de 23% au nord. Mais les disparités sous-régionales subsistent.


Le contribuable wallon s'est enrichi de 3,64 % en 2005. Il a fait mieux que le Flamand (+ 3,25 %) et surtout que le Bruxellois (+ 2,13 %), selon les dernières statistiques fiscales, publiées jeudi par le ministère de l'Economie.
La marche ascendante sudiste est constante, depuis cinq ans. Entre 2000 et 2005, le revenu par habitant a augmenté de 27 % en Wallonie, contre 23 % en Flandre et 16 % à Bruxelles.
A l'échelle nationale, hors inflation, le revenu net imposable moyen (1) a progressé de 3,27 %, pour atteindre les 13.655 euros par habitant… L'exercice précédent, la progression avait été plus modeste : + 2,4 %, à peine.
Le relèvement du niveau de rentrées reste peu significatif si on tient compte de la régression constante du pouvoir d'achat, depuis 2001, et de la flambée des prix de l'immobilier, des produits alimentaires et de l'énergie.
Comme pour les exercices fiscaux précédents, il faut rappeler que la moyenne nationale dissimule d'énormes disparités régionales : on relève à nouveau jusqu'à 40 % d'écart entre le revenu moyen de la région bruxelloise (plancher national, à 11.550 euros) et le plafond enregistré en province de Brabant flamand (16.153 euros).
Les disparités sont parfois presque aussi amples au sein d'une même région… En Wallonie, le contribuable brabançon déclare ainsi un revenu (15.535 euros) supérieur de près de 30 % à celui d'un habitant du Hainaut (12.030 euros).
La disparité maximale oppose à nouveau Saint-Josse à Laethem-Saint-Martin (Flandre-Orientale), qui occupait déjà le premier rang, précédemment. Un habitant de « la commune la plus pauvre du pays » déclare pratiquement trois fois moins qu'un citoyen de Laethem…
Enfin, parmi les vingt entités qui affichent le plus bas niveau de revenus, on relève nombre de communes bruxelloises et hennuyères. Les vingt communes « les plus riches » sont toutes flamandes, à l'exception de Lasne et Rhode-Saint-Genèse.


(1) Le total des revenus nets (professionnels, immobiliers, capitalistiques, etc.), moins les dépenses déductibles.

Résultats complets sur http://www.statbel.fgov.be/home_fr.asp

13 mars 2008

La Flandre est soupçonnée de discrimination linguistique

Le code du logement flamand dans le collimateur international

L’ACCÈS au logement social et l’achat de terrain réservés aux seuls néerlandophones sont dénoncés par l’ONU et l’Europe.
L’ONU mardi, la Commission européenne mercredi : à une semaine de la formation du gouvernement Leterme Ier, ces instances internationales dénoncent des discriminations fondées sur la langue, en Flandre. En cause, le « wooncode », ce code du logement flamand qui restreint l’accès des logements sociaux aux locataires parlant le néerlandais et à ceux qui s’engagent à l’apprendre. Zaventem est aussi dénoncée pour ne vendre ses terrains qu’à des néerlandophones.
Dans son dernier rapport, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale se dit « préoccupé par l’adoption par le gouvernement flamand en décembre 2006 d’un décret restreignant l’accès aux logements sociaux aux personnes qui parlent ou qui ont pris l’engagement d’apprendre le néerlandais ». Il demande donc à la Belgique de « veiller à ce que les exigences linguistiques ne conduisent pas à une discrimination indirecte exercée en raison de l’origine nationale ou ethnique ». Le Comité se rallie à la demande du Conseil de l’Europe à la Belgique de ratifier la convention cadre sur la protection des minorités.
Mercredi, la pression internationale s’est encore accentuée. Saisie en 2005 par le ministre wallon du Logement, André Antoine (CDH), qui voyait dans le « wooncode » une « atteinte au droit fondamental au logement », la Commission européenne a déclaré, suite à la relance de M. Antoine, que l’exécutif européen examinait la compatibilité de ce code (et celle du règlement de Zaventem) avec la directive européenne sur la liberté de mouvement des citoyens « qui n’accepte pas de discriminations ». Sur ces deux mesures prises en Flandre, a conclu la Commission, « la Belgique va devoir donner des explications ».
Mercredi, au parlement flamand – où tous les partis, hors Groen, ont fait part de leur incompréhension face au rapport des Nations unies –, le gouvernement nordiste a promis de répondre « rapidement » aux critiques de l’ONU. L’initiateur du « wooncode », le ministre du Logement, Marino Keulen (Open VLD), a répété qu’il n’avait été guidé que par un souci d’« intégration sociale ». Applaudi par le SP.A, le CD&V, la N-VA et Groen, il a imputé au Vlaams Belang l’« image négative » de la Flandre à l’étranger. Plusieurs intervenants ont une nouvelle fois reproché aux organisations internationales de récolter leurs informations sur la Flandre dans la seule presse francophone belge. Mais Groen a rappelé ses mises en garde contre les risques juridiques induits par des exigences linguistiques.
Diverses instances fédérales ont jusqu’ici examiné le « wooncode ». Le Conseil d’Etat a estimé qu’il ne portait pas atteinte à la liberté de l’emploi des langues car il se limite à une obligation de moyens dans le chef des locataires. Amené à émettre un avis dans la procédure de conflit d’intérêts, initiée par le gouvernement wallon, le Sénat n’y est pas parvenu, faute de consensus politique. La Cour constitutionnelle a rejeté un recours en suspension du code, introduite par le gouvernement wallon. Motif ? Il ne porte pas atteinte à l’usage des langues. Le recours en annulation est pendant. Il contient une demande de question préjudicielle à la Cour de justice des Communautés européennes qui doit examiner la compatibilité du code avec le principe fondateur de l’Europe qu’est la libre circulation des personnes.
Mercredi, le président du FDF, Olivier Maingain, a déclaré : « Avant d’envisager toute nouvelle réforme de l’Etat, les partis démocratiques francophones et les démocrates flamands doivent exiger que le gouvernement et le parlement flamands s’engagent à respecter la convention-cadre sur la protection des minorités nationales et toute autre convention internationale garantissant les droits fondamentaux. »
Tout cela, alors que la Semaine d’actions contre le racisme démarre. Un racisme devenu plus complexe. Le Mrax (Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie) constate ainsi l’émergence d’attitudes de rejet entre Flamands et francophones, qui donnent lieu à des plaintes. L’association n’exclut pas d’y répondre.

09 mars 2008

Les compteurs à carte gagnent du terrain

Les compteurs électrique à budget, autrement dit qui fonctionnent avec des cartes prépayées, sont de plus en plus courants en Flandre. En un an ils ont augmenté de 30%. Un chiffre qui révèle que de plus en plus de ménages éprouvent des difficultés à payer leur facture d'électricité.

26 631 foyers flamands sont maintenant équipés d'un compteur à budget. Ils n'étaient encore que 20 000 l'année passée. Une augmentation assez spectaculaire de 30%. Un symptôme clair des difficultés qui touchent de plus en plus de ménages au nord du pays.

Pour rappel, le compteur à budget fonctionne avec une carte de prépaiement qui doit être rechargée une fois épuisée. Un compteur qui est installé lorsque le client ne trouve pas de fournisseur ou n'est plus en mesure de payer sa facture. La législation n'est pas tout a fait la même en Wallonie et très différente à Bruxelles où il n'y a pas de compteur à budget.

La société Eandis, l'opérateur de réseau qui travaille pour 80% des gestionnaires de réseaux en Flandre explique que les ménages à bas revenus sont touchés mais aussi les ménages moyens qui ont eu un coup dur qui les a empêché de payer leur facture.

Autre chiffre interpellant, côté flamand près 40.000 foyers ont été abandonnés par leurs fournisseurs l'année passée. Des foyers qui n'ont pas honoré leur facture ou qui n'ont simplement pas été assez rentables.

04 janvier 2008

Riche, la Flandre prépare l’avenir

EN BONI DE 779 MILLIONS, la Flandre liquidera sa dette, fin 2008.
Elle thésaurise en vue de nouvelles régionalisations.
La Flandre est la Région la plus riche du monde, le gouvernement flamand nage dans l’argent », écrivait Het Laatste Nieuws, la semaine dernière. Le Nord du pays exulte. Son ministre des Finances, Dirk Van Mechelen (Open VLD), a annoncé que l’excédent budgétaire de 2007 s’élève à 779 millions d’euros et que la dette est passée de 6,6 milliards, en 1999, à 238 millions, en 2007. Fin 2008, cette dette devrait être intégralement remboursée aux banques.
Notons que la dette actuelle de la Région wallonne s’élève à 4,3 milliards et celle de la Région bruxelloise à 1,8 milliard.
En 2009, année des élections régionales, chaque Flamand « qui travaille dur », promet le ministre des Finances, bénéficiera d’une réduction d’impôts de 200 euros, quels que soient son statut et son niveau de revenu.
Dirk Van Mechelen attribue ces bons résultats à la « bonne gouvernance flamande » : une diminution de la dette couplée à une hausse prudente des dépenses – très inférieure à la norme autorisée par le Conseil supérieur des finances – et à un étalement du remboursement des investissements.
Première raison de la prospérité flamande : une croissance économique supérieure à 2 %, ces trois dernières années.
Deuxième raison, les effets des accords du Lambermont. Conclus en 2001, à la demande des francophones, ils ont refinancé les Communautés et Régions. Mais ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre.
Troisième raison de l’opulence flamande : la réforme des droits d’enregistrement et de donation. Qui ont entraîné une hausse de recettes. La cagnotte totale des principaux impôts régionaux (taxes d’immatriculation, infractions routières, droits d’enregistrement, de donation et de succession) est passée de 3,95 milliards, en 2006, à 4,26 milliards, en 2007.
Quatrième raison : des transferts financiers accrus de l’Etat fédéral. Chaque pour cent de croissance économique introduit 169 millions supplémentaires dans le circuit régional.
Que compte faire la Flandre de cette manne ? Dans l’immédiat, 250 millions seront injectés dans le fonds des soins de santé et le fonds de vieillissement, notamment. 612 millions seront transférés aux communes pour leur permettre d’alléger la charge de la dette, à la condition qu’elles s’engagent à ne pas augmenter leurs impôts en 2008.
La Flandre va également alimenter son « Fonds d’avenir », destiné au financement des nouvelles compétences qu’elle espère hériter de la prochaine réforme de l’Etat. La Flandre souhaite la régionalisation du marché de l’emploi et celle de l’impôt des sociétés. Son « trésor de guerre » pourrait passer de 360 à 500 millions d’euros.

Fin 2007, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi
Fin décembre, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi, ce qui représente un recul de 12 pc par rapport au même mois de 2006, et son taux de chômage s'élevait à 6,05%, selon les chiffres diffusés jeudi par le ministre régional de l'Emploi, Frank Vandenbroucke (sp.a).Dans le détail, le chômage des femmes a davantage régressé que celui des hommes (-13,9% contre -9,7%). En chiffres absolus, les demandeuses d'emploi restent néanmoins les plus nombreuses, avec un taux de chômage de 7,11% contre 5,19% pour les hommes.Autre baisse: celle des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans (-12,6 %) alors que le recul parmi les plus de 50 ans est resté limité à 3,1%. Enfin, les reculs les plus significatifs ont été enregistrés à Tongres, Hasselt et Turnhout tandis que les pertes d'emplois chez VW Forest et ses fournisseurs ont pesé sur les chiffres de villes telles que Alost, Vilvorde, Hal ou encore Termonde.

Le chômage en baisse en Wallonie en 2007

Le chômage continue de baisser en Wallonie. Selon le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, près de 25.000 demandeurs d'emploi wallons sont sortis du chômage en 2007.Fin décembre 2007, le nombre total des Demandeurs d'Emploi demandeurs d'allocations (DEDA) et des jeunes en stage d'attente, en Région wallonne, s'élevait à 221.537 unités, contre 244.853 fin 2006. Le nombre de Demandeurs d'Emploi Inoccupés (DEI) est pour sa part passé de 269.022 fin 2006 à 245.929 fin 2007.Selon Jean-Claude Marcourt, "cette embellie, encore nettementinsuffisante, est liée à une conjoncture favorable, mais aussi à toutesles mesures prises dans le cadre du Plan Marshall et dont les effets ont commencé à se faire sentir". Pour le ministre, ces résultats sont des encouragements pour poursuivre la politique mise en place au niveau de l'emploi en Wallonie.

27 août 2007

Pèlerinage de l'Yser: nouvel appel à une réforme de l'Etat

Le 80e pèlerinage de l'Yser se déroule dimanche à la Tour de l'Yser à Dixmude. Le thème de cette édition est "hier, aujourd'hui, demain". Dans son discours, le président du Comité de Pèlerinage de l'Yser, Walter Baeten, va demander aux francophones d'abandonner leur "non" à une réforme de l'Etat.Quelques milliers de personnes se sont déjà rassemblées vers midi sur la plaine de l'Yser. De nombreux hommes politiques, surtout de la N-VA, de Spirit et du CD&V, assistent traditionnellement au pèlerinage. Le ministre-président flamand Kris Peeters est présent, contrairement à son prédécesseur et ex-formateur Yves Leterme, pour ne pas offenser les francophones, d'après certaines informations. Les ministres flamands Bert Anciaux (Spirit) et Hilde Crevits (CD&V) sont également présents.

Le ministre-président wallon, Rudy Demotte, avait été invité mais il n'a pas répondu à l'invitation.Le président Walter Baeten reviendra dans son discours sur l'actualité politique. Il appellera à de nouvelles étapes dans la réforme de l'Etat, pour assurer une meilleure gouvernance. Si les francophones continuent à dire "non", la Flandre sera obligée d'entreprendre des démarches unilatérales et de geler les transferts en direction de la Wallonie.

30 mai 2007

La Flandre rembourse anticipativement 2/3 de sa dette

Le gouvernement flamand va rembourser anticipativement et au plus tard fin 2008, deux tiers de sa dette en payant à son banquier Dexia 129,5 millions d'euros d'un seul coup. L'emprunt ainsi remboursé courait jusqu'en 2021. De la sorte, la Région flamande va épargner 18,4 millions d'intérêts. Elle devra toutefois rembourser 4,52 millions d'euros en indemnités financières à Dexia.Il reste maintenant 65 millions d'euros de dettes à payer mais le ministre flamand du Budget Dirk Van Mechelen a annoncé ce mardi qu'il avait entamé des négociations afin d'opérer un nouveau remboursement anticipé, de telle sorte que la Flandre pourrait avoir réduit cette dette à zéro fin 2008. Selon lui, les moyens libérés par l'opération de remboursement anticipé pourront être consacrés à la stimulation de la croissance économique.La dette flamande a atteint son point culminant (8 milliards d'euros) au milieu des années '90. En 1996, la Flandre payait encore 438 millions d'intérêts, avant d'entamer son opération de remboursement anticipé. (belga)

03 février 2007

Le chômage en baisse, sauf à Bruxelles

La Belgique comptait, à la fin du mois de décembre, 438.938 demandeurs d'emploi indemnisés (DEI), soit 3.230 de moins qu'un mois plus tôt et 13.381 de moins qu'à la fin décembre 2005, indiquent les chiffres publiés ce mardi par l'Office National de l'Emploi (ONEm).Cette baisse se confirme dans les trois régions du pays sur base mensuelle (-2.438 unités en Flandre, -616 en Wallonie et -176 à Bruxelles). Sur base annuelle, on note toutefois une progression notable à Bruxelles (+1.314), le chômage continuant par contre de refluer en Flandre (-10.025) et en Wallonie (-4.670).

La Flandre comptait ainsi, à la fin du mois dernier, 160.259 demandeurs d'emploi indemnisés, la Wallonie 208.247 et la région bruxelloise 70.432, ajoute l'ONEm.La situation de l'emploi des jeunes poursuit elle aussi son redressement. On dénombrait en effet, fin décembre, 63.431 demandeurs d'emploi indemnisés de moins de 25 ans, soit 2.671 de moins qu'en novembre et 4.277 de moins qu'il y a un an. Cette tendance baissière se retrouve dans les trois régions du pays. Le chômage de longue durée (2 ans et plus) repart par contre à la hausse sur base mensuelle, tant au nord qu'au centre et au sud du pays. Il progresse ainsi de 2.445 unités au total. Sur base annuelle, il reste par contre orienté à la baisse, (-5.322 unités), sauf à Bruxelles où il progresse de 1.059 unités. A la fin du mois dernier, on dénombrait ainsi 236.453 chômeurs de longue durée. (belga)

16 janvier 2007

800.000 Flamands sont illettrés

Environ 17% ou un Flamand sur six est illettré et ce chiffre augmente chez les jeunes, selon Peter Strijdonk du Vlaams Ondersteuningscentrum voor Basiseducatie (VOCB).
Selon le rapport "Illettrisme dans les Plats pays" de la Nederlandse Taalunie, il apparaît que 800.000 adultes en Flandre ne savent pas suffisamment écrire ou lire et que la plupart d'entre-eux ne savent pas utiliser un ordinateur.
Cette population a du mal à trouver du travail et ceux qui ont un emploi fixe n'arrivent pas à évoluer. L'illettrisme parmi les jeunes inquiète le VOCB. Il demande une meilleure attention de l'enseignement flamand dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture.
L'illettrisme se retrouve dans tous les milieux sociaux. Les seniors et les groupes d'étrangers connaissent aussi ce type de problèmes. (belga)