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19 août 2008

L'emploi des langues à Bruxelles

Il y a trop de fonctionnaires néerlandophones à Bruxelles, proportionnellement au nombre d'habitants flamands
Depuis plusieurs jours, on peut lire dans la presse des propositions polémiques sur l'emploi des langues à Bruxelles. Celle de Jean-Marie Dedecker, par exemple, qui propose de revoir le nombre de néerlandophones au Parlement Bruxellois. "Il est anormal que 60.000 électeurs flamands valent 17 sièges au parlement régional et la moitié des ministres. C'est antidémocratique", déclare Jean-Marie Dedecker. "Etre ministre bruxellois flamand, c'est un boulot à vie. Jos Chabert a été ministre pendant 27 ans... Discutons-en!", dit-il. Le SP-A Pascal Smet répond: "il faut surtout diminuer le nombre d'élus dans les communes".
Aujourd'hui c’est Bernard Clerfayt qui réplique: "les néerlandophones sont trop nombreux au sein des administrations communales de Bruxelles ».
Bernard Clerfayt est Secrétaire d'Etat, mais il est aussi bourgmestre de Schaerbeek et FDF. Il a son idée sur l'usage des langues dans les communes de bruxelles. La loi dit que tous les fonctionnaires communaux doivent être bilingues. Bernard Clerfayt estime que des guichets unilingues pourraient apparaître parce qu’on a parfois du mal à se faire comprendre par l’un ou l’autre fonctionnaire. La loi précise aussi que dans les communes de Bruxelles, il faut un quart de personnel néerlandophone. C’est trop, au vu de la population néerlandophone de Bruxelles. Il faut aller dans d’autres provinces pour trouver des fonctionnaires néerlandophones. Cette sortie fera peut-être débat mais un autre débat s'invite dans les salles des guichets bruxellois: de plus en plus d'habitants maîtrisent le turc, l'arabe ou l'anglais mieux que les langues officielles. Que faire pour aider l'employé au guichet, qu'il soit francophone ou neerlandophone ?

17 juin 2008

L'administration wallonne recrute

Environ 400 emplois sont vacants ou seront vacants à court terme dans l'administration wallonne, a annoncé le ministre wallon de la Fonction publique, Philippe Courard, au cours d'une conférence de presse.
Dans les prochaines semaines, 19 concours de recrutement vont être lancés. Les postes concernent quelque 200 postes universitaires dont des ingénieurs (agronomes, civils et industriels), des architectes, des juristes, des médecins et des économistes.
Une centaine de contrôleurs de travaux (construction et électricité) ainsi que des bacheliers diplômés en comptabilité, construction, secrétariat de direction, agronomie, etc. sont également recherchés.
L’administration wallonne (MET et Ministère de la Région wallonne, qui ne formeront prochainement plus qu’une entité) compte actuellement quelque 9.000 fonctionnaires. Mais compte tenu du vieillissement de la population, on prévoit quelque 3.000 départs à la retraite au cours des 10 prochaines années. « Il est donc temps d’attirer de nouveaux talents, qui sont des spécialistes pour des fonctions précises », a souligné Philippe Courard.
Une campagne de sensibilisation, sur le thème « Laissez vous tenter » va être lancée dans les écoles, mais aussi vers le grand public via des clips vidéos, qui présentent des fonctionnaires exerçant les fonctions recherchées.
L’appel à candidatures pour les 9 premiers concours (ingénieur, économiste, architecte, juriste et assistant Nature et Forêts) sera lancé le 21 juin sur le site du SELOR (www.selor.be). Les premiers résultats seront connus avant la fin de l’année. Les 10 concours suivants seront lancés à l’automne. Les conditions d’accès à ces épreuves figurent sur le portail de la Région wallonne (www.wallonie.be).
« L’administration wallonne a trop souvent l’image d’une institution lourde, dans laquelle on ne travaille pas beaucoup. Il n’en est rien ! La fonction publique s’est modernisée et il est possible d’y effectuer un job intéressant, valorisant, utile collectivement, dans un environnement de travail agréable, avec des outils et des technologies évolués », a conclu le ministre.

12 juin 2008

L'examen linguistique du SELOR est ...trop difficile !

L'examen linguistique du SELOR, auquel sont soumis les fonctionnaires des 19 communes de la capitale est plus difficile que ne l'imposent les lois linguistiques et n'est pas adapté à la fonction des agents. C'est l'avis que l'auditeur du Conseil d'Etat a rendu dans le cadre d'un recours introduit par la commune de Schaerbeek, rejointe par celle d'Auderghem.
Les deux communes, dirigées par des bourgmestres MR-FDF, avaient attaqué en 2001 l'arrêté royal fixant les conditions de réalisation de l'examen linguistique par le SELOR. Elles avaient estimé que l'arrêté violait les dispositions légales en matière d'examen linguistique sur la connaissance "élémentaire" de la seconde langue requise par la loi linguistique pour tous les fonctionnaires en contact avec le public, ainsi que sur l'obligation d'une connaissance "adaptée à la fonction".
L'auditeur près le Conseil d'Etat leur donne raison en ce que l'examen linguistique impose aux universitaires un examen plus strict, dépassant un niveau de connaissance élémentaire, et tient compte du niveau de la fonction et du grade occupé par le fonctionnaire plutôt que du profil de la fonction.