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09 juillet 2008

Marchés attribués pour l'extension du métro léger à Charleroi

Le conseil d'administration des TEC a attribué mercredi neuf marchés pour l'extension du métro léger à Charleroi, dont les travaux commenceront au second semestre 2008, annonce la société de transports en commun dans un communiqué de presse. Le totaldes marchés s'élève à 52.360.000 euros.Afin d'informer les riverains des travaux et désagréments, la SRWT vamettre en place une cellule permanente de communication composée de trois personnes.

01 juillet 2008

Van Cauwenberghe se dit victime d'un stratagème

"Trop is te veel comme on dit en wallon de Charleroi", dit encore Jean-Claude Van Cauwenberghe.
L'ancien ministre-président de la Région Jean-Claude Van Cauwenberghe a réagi lundi par un communiqué à ce qui a motivé lundi son audition par la police judiciaire fédérale : "Ainsi que la chose n'est pas restée confidentielle, j'ai été entendu ce 30 juin dans le cadre d'une information ouverte par le parquet de Charleroi au sujet de la "disparition" du solde de 147.000 euros resté sur le compte de la caisse dite du Président de l'ex-IOS", dit-il.
"Un individu nommé Michel Thirifay, qui est actuellement poursuivi en correctionnelle pour détournement du solde de ce compte en 2003 ou 2004, a prétendu dans un 1er temps avoir été victime du vol de cette somme qu'il avait retirée du compte sur lequel il détenait la signature pour la mettre en sécurité à son domicile (sic)" , rappelle-t-il avant de poursuive : "la veille de l'audience qui allait statuer sur son cas (il était en effet poursuivi par le tribunal correctionnel pour détournement) ne voilà-t-il pas qu'il a donné une nouvelle version selon laquelle il aurait remis cette somme à mon intention à mon chauffeur décédé depuis près d'1 an".
"Il va de soi, dit Jean-Claude Van Cauwenberghe, que je conteste de la manière la plus véhémente ce stratagème scandaleux de M. Thirifay qui essaie de manière éhontée de m'accuser de ses propres turpitudes. Bien que je sois victime d'un fantasme permanent de culpabilité, j'espère, que la justice ne se laissera pas abuser par cette version aussi incroyable qu'invraisemblable".
Et le député wallon conclut : "Ne souhaitant pas laisser cette accusation abracadabrante sans lendemain, j'ai demandé à mon avocat Maître Pierre Chomé de se constituer partie civile contre M. Thirifay du chef de dénonciation calomnieuse auprès de l'autorité".
"Trop is te veel comme on dit en wallon de Charleroi", dit encore Jean-Claude Van Cauwenberghe.

Van Cauwenberghe n'est pas inculpé
Van Cauwenberghe entendu sur un vieux dossier

21 juin 2008

Vandezande et Biot devant la justice carolo

L’entrepreneur Michel Vandezande est entendu en ce moment par la justice à propos du dossier de la reconstruction du commissariat de Marcinelle. Dans ce même dossier, la chef de la zone de police de Charleroi, Francine Biot, interrogée et privée de liberté vendredi, devrait être amenée devant la juge d’instruction France Baeckeland dans le courant de l’après-midi.


Michel Vandezande a été amené ce samedi en fin de matinée au Palais de Justice de Charleroi. L’entrepreneur carolorégien, administrateur-délégué de la SA Vandezande, est entendu en ce moment par la justice carolo à propos du dossier de la reconstruction du commissariat de Marcinelle. Ce commissariat avait été incendié en 2004 et la SA Vandezande avait obtenu le marché de la reconstruction.
Dans ce même dossier, la chef de la zone de police, Francine Biot, a été interrogée vendredi et privée de liberté à son domicile. Elle devrait être amenée à la juge d’instruction France Baeckeland dans le courant de l’après-midi. Les enquêteurs soupçonnent des irrégularités dans l’attribution de ce marché public.
Le nom de Michel Vandezande, entrepreneuir proche de Jean-Claude Van Cauwenberghe, a été cité dans plusieurs dossiers carolos, dont la rénovation du hall multisports de Jumet et, voici dix jours, dans celui de la construction du complexe sportif de Beaumont. Cette enquête avait notamment entraîné des perquisitions au domicile et au bureau parlementaire de Jean-Claude Van Cauwenberghe.
Le collège attend une décision judiciaire
« Pas de décision administrative, dans l’attente d’une décision judiciaire » : c’est la position qu’a prise samedi matin le collège communal de Charleroi, après les perquisitions et la privation de liberté qui ont visé vendredi la chef de zone de la police locale Francine Biot.
Le bourgmestre Jean-Jacques Viseur (CDH), entouré des échevins Paul Ficheroulle (PS) et Philippe Sonnet (MR), après avoir rappelé l’indépendance des pouvoirs judiciaire et communal, a estimé « qu’on ne se trouve pas actuellement dans une situation où on doit intervenir ». Pour le bourgmestre, aucune décision ne doit être prise sur le plan administratif, aussi longtemps qu’aucune décision n’est intervenue sur le plan judiciaire : « Nous verrons comment réagir aussitôt qu’une décision sera intervenue sur ce plan-là », a-t-il indiqué. Le bourgmestre Viseur a encore expliqué que le dossier juridique relatif à la commissaire en chef Biot avait été examiné, et que le pouvoir communal était prêt à réagir, dès qu’une évolution sera intervenue sur le plan judiciaire, quelle qu’elle soit. Mme Biot doit être entendue dans la journée de samedi par la juge d’instruction Baekeland.
De son côté, et sans faire de rapprochement entre la situation de Mme Biot, le premier échevin Ficheroulle a rappelé que le dossier relatif aux travaux de reconstruction du commissariat de police de Marcinelle avait été transmis depuis plus d’un an à la juge d’instruction France Baekeland : « Certains éléments ont amené le service juridique de la ville à considérer que le marché relatif à cette reconstruction ne s’était pas passé régulièrement », a ajouté l’échevin PS.
Le bureau de la chef de zone de la police locale de Charleroi avait été perquisitionné, tout comme son domicile privé, vendredi, et elle avait été privée de liberté dans l’après-midi. Ces devoirs judiciaires ont été menés dans le cadre du dossier à l’instruction à propos de la reconstruction du commissariat de police de Marcinelle.
Incendié volontairement en 2004, il a fait l’objet en 2005 et donc sous l’ancienne majorité communale socialiste monocolore de Charleroi, d’un dossier de reconstruction. Ces travaux ont alors été attribués, sans appel d’offres semble-t-il, à la société Vandezande, de Gilly, une entreprise considérée depuis plusieurs années comme proche du pouvoir socialiste à Charleroi.
De plus, des irrégularités auraient été commises dans la facturation de ces travaux de reconstruction, telle qu’elle a été fournie à la compagnie d’assurance Ethias. On y aurait mentionné des travaux de « techniques spéciales » non effectués, ce qui aurait permis de surfacturer d’autres postes, les « techniques spéciales » devant ensuite être effectuées par les services communaux. Enfin, la construction s’est faite pour partie sur un terrain n’appartenant pas à la ville, mais bien à la société de logements sociaux le « Foyer marcinellois », ce qui nécessite un échange de terrains toujours en négociations actuellement.
Quant aux travaux de reconstruction, ils ne sont toujours pas terminés : le bâtiment a bien été fermé, le gros œuvre étant terminé, mais les parachèvements n’ont pas été menés à bien, la Ville ayant décidé de suspendre les travaux en raison des irrégularités constatées par ses services juridiques. En attendant, c’est dans des containers provisoires que la police de Marcinelle a été réinstallée.

Francine Biot, première femme policière en 1969
Francine Biot, commissaire en chef de la zone de police de Charleroi, qui regroupe la seule ville de Charleroi, est une des cinq femmes chefs de corps de police du pays. Aujourd’hui âgée de 59 ans, elle a débuté dans la police en 1969, en tant qu’agent dans la commune de Dampremy, qui fait aujourd’hui partie de l’entité de Charleroi. Elle était alors la première femme policière de Wallonie.Après avoir épousé le bourgmestre de Dampremy, Willy Seron (PS), elle a mis pendant plusieurs années sa carrière professionnelle entre parenthèses pour se consacrer l’éducation de ses enfants. Elle a repris des études universitaires à 38 ans, lorsqu’elle avait déjà décroché le grade d’officier de police. Par la suite, Mme Biot a été nommée commissaire adjoint. Elle est ensuite passée par plusieurs Cabinets ministériels, avant de revenir à Charleroi, où elle a succédé à la tête de la zone de police locale au commissaire en chef Amour Brousmiche.Depuis son arrivée, elle n’a cessé de se battre aux côtés du pouvoir politique, pour obtenir un renforcement du cadre de police accordé à Charleroi.

26 mai 2008

Robert Wagner renvoyé en correctionnelle

La chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Mons a décidé jeudi de renvoyer Robert Wagner en correctionnelle, confirmant ainsi une décision prise par la chambre du conseil de Charleroi le 5 octobre 2007, a-t-on appris à bonne source.Cet ancien transporteur reconverti dans l'immobilier, proche deJean-Claude Van Cauwenberghe, est soupçonné d'avoir détourné 855.000 euros de subsides, octroyés en 1997 à l'une de ses sociétés, "Charleroi Découpe".En 2001, l'administration avait réclamé le remboursement de la somme, la société de M.Wagner ne répondant plus à certains critères en matière d'emploi et d'investissements. Le dossier a ensuite été gelé durant cinq ans.Robert Wagner est inculpé de fraude aux subventions, d'escroquerie,faux et usage de faux ainsi que de corruption. Un haut fonctionnaire est également poursuivi pour corruption dans le cadre de ce dossier.

21 mai 2008

Le dossier Carolo-bis est bouclé

Les premières enquêtes se bouclent à Charleroi dans le dossier dit "Carolo-bis", indiquent mercredi les quotidiens Le Soir, La Dernière Heure et Vers l'Avenir.
Au total, neuf inculpés seront convoqués le 30 mai devant la chambre du conseil qui décidera de leur renvoi en correctionnelle ou d'un non-lieu. L'enquête se focalisait sur la Régie Communale Autonome, chargée de récolter l'argent des parkings. Cet argent transitait par l'asbl Charleroi Infra-Sports au lieu de se retrouver dans les caisses communales. L'asbl redistribuait ensuite cet argent aux différents clubs sportifs du Pays noir.
Parmi les inculpés on retrouve l'ex-échevin Claude Despiegeleer, Serge Van Bergen ou Patrick Henseval, président du club de volley-ball des "Dauphines".
Quatre fonctionnaires communaux sont également inculpés dans cette affaire.

02 mai 2008

Le 1er mai d'Elio Di Rupo

Le 1er mai d'Elio Di Rupo: laissez la peur du rouge aux bêtes à corne!
Le parti socialiste fait du pouvoir d'achat des citoyens sa priorité de tous les instants et place la solidarité au centre de son action. Evoquant Mai 68, le président du PS, Elio Di Rupo, a lancé jeudi un appel à la jeunesse.

Source:info jp - 1 mai 2008
AUDIO• PS CHARLEROI• CSC
VIDEO• Le traditionnel meeting du PS du 1er mai • Le discours du président du PS lors du meeting à Charleroi • En direct de Charleroi avec J. Montay et E. Di Rupo • La FGTB tenait elle aussi son meeting en ce jour de fête du travail • Le discours du PS à Liège

Elio Di Rupo avait choisi Charleroi pour son discours du 1er mai confirmant une volonté de changement après des moments difficiles.
Le président du parti socialiste a prôné jeudi la nécessité d'un Etat régulateur, l'approfondissement du financement alternatif de la sécurité sociale, l'augmentation des revenus des plus faibles et de la classe moyenne, notamment via des crédits d'impôt, et un contrôle des prix.
Le 1er mai du parti s'est déroulé jeudi à Charleroi où le PS a connu des temps difficiles. La nouvelle équipe locale installée sur le podium, plusieurs anciens échevins ainsi que l'ex-député provincial Jean-Pierre Declercq et l'ancien homme fort de la ville Jean-Claude Van Cauwenberghe ont écouté les discours depuis la terrasse de la Maison des Huit heures devant laquelle étaient organisées les festivités.
Le ministre carolo Paul Magnette a souligné l'importance d'organiser ce 1er mai à Charleroi "après tous ces bruits et tous ces vacarmes".

Fête du travail : les politiques ont pris la parole
C’était aujourd’hui le 1er mai, synonyme de fête du travail mais aussi, comme chaque année, de discours politiques. Les militants réformateurs se sont réunis comme toujours à Jodoigne pour entendre Didier Reynders, Louis Michel et Sabine Laruelle. Les socialistes étaient, eux, omniprésents. Elio Di Rupo à Charleroi, Rudy Demotte à Tournai et Mouscron, tandis que les socialistes liégeois Jean-Claude Marcourt, Michel Daerden, Willy Demeyer et le président de la FGTB liégeoise Marc Goblet avaient comme de coutume investis le parc d'Avroy à Liège. Ecolo s'est quant à lui joint au syndicat FGTB pour une manifestation place Rouppe, à Bruxelles.

A Jodoigne, Reynders attaque le CD&V/N-VA
Le cartel doit savoir s'il veut vraiment une réforme de l'Etat. Il doit savoir qu'on ne peut être à la fois en conflit et en négociations. Tels ont été les commentaires du président du MR Didier Reynders ce jeudi en marge de la fête du 1er mai de son parti à Jodoigne.
> MR : Didier Reynders à Jodoigne : LE REPORTAGESi dans son discours, le président est resté très discret sur la crise politique actuelle, il a précisé en marge de la réunion que si un parti de la coalition optait pour le conflit, les francophones envisageront comment y réagir. Didier Reynders devrait encore réunir les présidents des partis francophones au cours du week-end. "Ce que je constate c'est que les francophones ont réaffirmé leur volonté de négocier et que la famille libérale a également réaffirmé cette volonté. Si le cartel opte pour le conflit, il doit savoir ce qu'il veut. Il doit notamment savoir s'il veut vraiment une réforme de l'Etat et réaliser qu'on ne peut être à la fois en conflit et en négociations", a commenté M. Reynders.
> MR : Didier Reynders à Jodoigne : LE DUPLEX

A Charleroi, Di Rupo met le pouvoir d’achat au centre de son combatM. Di Rupo avait choisi Charleroi pour son discours du 1er mai confirmant une volonté de changement après des moments difficiles. Le parti socialiste fait du pouvoir d'achat des citoyens sa priorité de tous les instants et place la solidarité au centre de son action. Evoquant Mai 68, le président du PS, Elio Di Rupo, a lancé un appel à la jeunesse.
> PS : Elio Di Rupo à Charleroi : LE REPORTAGELe président du parti socialiste a prôné la nécessité d'un Etat régulateur, l'approfondissement du financement alternatif de la sécurité sociale, l'augmentation des revenus des plus faibles et de la classe moyenne, notamment via des crédits d'impôt, et un contrôle des prix.
> PS : Elio Di Rupo à Charleroi : LE DUPLEX
Le 1er mai du parti s'est déroulé à Charleroi où le PS a connu des temps difficiles. La nouvelle équipe locale installée sur le podium, plusieurs anciens échevins ainsi que l'ex-député provincial Jean-Pierre Declercq et l'ancien homme fort de la ville Jean-Claude Van Cauwenberghe ont écouté les discours depuis la terrasse de la Maison des Huit heures devant laquelle étaient organisées les festivités. Le ministre carolo Paul Magnette a souligné l'importance d'organiser ce 1er mai à Charleroi "après tous ces bruits et tous ces vacarmes".A Tournai, Rudy Demotte tire à boulets rouges sur les patrons : LIRE L'ARTICLE
A Bruxelles, le PS parle précarité et prise d'otage de Bruxelles par l'institutionnel : LIRE L'ARTICLE
A Liège, le PS attaque le MR et parle institutionnel et Standard de Liège ! LIRE L'ARTICLE


Le coût de la vie, priorité socialiste
A l'occasion des festivités du 1er mai, le PS fait savoir que le pouvoir d'achat des citoyens est sa priorité de tous les instants et il place la solidarité au centre de son action. De son côté, comme à son habitude, le MR s'est rassemblé à Jodoigne. Didier Reynders, son président est resté très discret sur la crise politique actuelle.

Evoquant Mai 68, le président du PS, Elio Di Rupo, a lancé jeudi, devant quelques centaines de personnes, un appel à la jeunesse. M. Di Rupo avait choisi Charleroi pour son discours du 1er mai confirmant une volonté de changement dans la cité où le parti a connu des moments difficiles.
Le président du parti socialiste a prôné la nécessité d'un État régulateur, l'approfondissement du financement alternatif de la sécurité sociale, l'augmentation des revenus des plus faibles et de la classe moyenne, notamment via des crédits d'impôt, et un contrôle des prix.
Appelant à la mise sur pied de l'observatoire des prix, M. Di Rupo a indiqué que selon des études très sérieuses, « l'évolution des prix de certains produits ne peut être justifiée simplement par l'augmentation du prix des matières premières ». Selon lui, « certains prix sont manipulés, des intermédiaires en profitent pour augmenter abusivement leurs marges bénéficiaires ». Le président du PS est d'avis que « les pouvoirs publics doivent intervenir ».
Le 1er mai du parti socialiste s'est déroulé jeudi à Charleroi où le PS a connu des temps difficiles. La nouvelle équipe locale installée sur le podium, plusieurs anciens échevins ainsi que l'ex-député provincial Jean-Pierre Declercq et l'ancien homme fort de la ville Jean-Claude Van Cauwenberghe ont écouté les discours depuis la terrasse de la Maison des Huit heures devant laquelle étaient organisées les festivités.
Le ministre carolo Paul Magnette a souligné l'importance d'organiser ce 1er mai à Charleroi « après tous ces bruits et tous ces vacarmes ». Selon lui, fêter le 1er mai à Charleroi, discours et cortège à l'appui, ne fait que conforter l'idée de changement.
Le changement, le PS dit le souhaiter à Charleroi mais également pour tous les francophones qui connaissent des fins de mois difficiles. « Pour les socialistes, l'augmentation des salaires des travailleurs est une priorité. Il faut des crédits d'impôts pour les bas et les moyens revenus », a indiqué Elio Di Rupo, évoquant régulièrement la FGTB, au meeting de laquelle il a assisté à Charleroi.
« Il faut continuer à faire en sorte de baisser la pression fiscale sur ceux qui travaillent, les revenus des capitaux devant contribuer au financement du bien commun », a-t-il dit.
La FGTB et le PS connaissent des relations en dents de scie ces dernières années. La FGTB reproche notamment au gouvernement de vouloir inviter les partenaires sociaux à discuter d'une éventuelle dégressivité accélérée des allocations de chômage dans le temps. « Ce ne sont pas les allocations de chômage qu'il faut diminuer ou supprimer, ce sont les revenus du travail qui doivent être augmentés », a indiqué jeudi Elio Di Rupo.
Le président du PS n'a en revanche pas évoqué l'institutionnel jeudi.
« Je ne vous parlerai pas de BHV. Nous aurons hélas l'occasion d'en reparler longuement dans les prochains jours. Aujourd'hui, c'est la fête des travailleurs et les priorités sont ailleurs », a-t-il lancé.
« La vie trop chère »
À Liège, les socialistes ont placé le 1er mai sous le signe de la solidarité, de la crise institutionnelle mais également du sacre du Standard, grâce à Michel Daerden qui a reçu les ovations de la foule.
En ligne de mire des différents orateurs, le MR et plus particulièrement son leader, Didier Reynders, « l'homme qui parle à l'oreille des riches ». « J'en ai marre des schtroumpfs grincheux qui critiquent sans proposer, j'en ai marre des schtroumpfs grincheux qui se plaignent sans cesse, j'en ai marre des schtroumpfs grincheux qui détruisent pour détruire », a lancé le bourgmestre liégeois, Willy Demeyer, tandis que la nouvelle secrétaire d'Etat à la personne handicapée Julie Fernandez-Fernandez évoquait les « bassesses » du MR.
Plus largement, les orateurs ont dénoncé les inégalités engendrées par la politique du MR, y opposant la solidarité réclamée par le PS dans tous les domaines. « La crise financière est la démonstration par l'absurde des limites du capitalisme. La droite détourne les biens collectifs en socialisant les pertes après avoir, évidemment, privatisé les profits. J'ai entendu certaines voix de droite raconter n'importe quoi en matière d'imposition, de solidarité interpersonnelle et de transferts. Peut-être pensent-ils que plus c'est gros, plus ça passe et qu'un discours populiste est forcément un discours populaire », a remarqué le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt.
Une meilleure qualité de vie pour tous a été évoquée par différents orateurs, dont le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, qui a rappelé qu'en un an, l'essence a augmenté de 12 %, le pain de 13 %, les œufs de 25 %, le mazout de chauffage de 26 % et les spaghetti de 27 %. « C'en est trop », a-t-il remarqué, plaidant pour une augmentation du pouvoir d'achat via notamment l'augmentation des petits salaires et des pensions les plus basses, l'élargissement de la prime de rentrée scolaire et la réduction de la facture de gaz et d'électricité pour les plus revenus les plus bas.
La FGTB craint l'institutionnel
La FGTB wallonne a profité du 1er mai pour exposer ses craintes à l'égard du « deuxième paquet » de transfert de compétences dont la négociation devrait s'ouvrir sous peu. Il n'est pas question pour le syndicat socialiste d'en profiter pour démanteler la solidarité interpersonnelle. « Nous devons nous tenir prêts à réagir, avec force s'il le faut, à toute tentative de démantèlement de la solidarité entre les personnes, garantie par notre sécurité sociale », a dit la présidente de la FGTB wallonne, Anne Demelenne.
Le syndicat socialiste soutient des Régions fortes, maîtresses de leurs leviers économiques, mais pas des réformes institutionnelles qui seraient des instruments de régression sociale. Derrière de telles réformes, se cache « un projet libéral qui se sert du communautaire comme d'écran de fumée pour détricoter la sécurité sociale et en privatiser les bons morceaux », a dénoncé Mme Demelenne.
La FGTB wallonne a également rappelé ses revendications pour garantir le pouvoir d'achat des travailleurs : contrôle des prix, ramener à 6 % la TVA sur le mazout de chauffage, le gaz et l'électricité, et un crédit d'impôt social pour les bas et moyens revenus.
« Nous voulons une vraie réforme fiscale, pas une réforme à la Reynders qui, chaque fois qu'il donne un euro aux bas revenus en donne trois aux gros revenus et dix aux entreprises », a lancé la présidente.
Selon elle, ces mesures réclamées par la FGTB doivent représenter un plus de 10 % pour les travailleurs dans les deux ans à venir.
Le syndicat socialiste compte sur ses « alliés naturels » pour l'épauler, en particulier le PS. « Nous comptons sur le PS au sein du gouvernement pour faire de la résistance, en sachant qu'il n'est pas en position de force. Mais qu'il sache qu'un simple 'ça aurait été pire sans nous' ne nous suffira pas », a averti Mme Demelenne.

29 avril 2008

Olivier Chastel : « Une prime à la mauvaise gestion de Liège »

Marchandage ! C’est comme cela qu’Olivier Chastel qualifiait ce lundi les négociations qui ont abouti à la réforme du Fonds des communes. Des négociations sur lesquelles, selon le député fédéral et chef de groupe MR au conseil communal, Charleroi a peu pesé.
« Depuis vendredi, on me dit qu’on a rectifié ce qui, depuis André Cools, constitue le fossé entre Liège et Charleroi, explique-t-il. À terme, c’est vrai. Charleroi finira par obtenir plus que Liège ». Mais le Réformateur carolo ne cache pas sa déception car, comme il le rappelle, les 36 millions d’euros qui séparent les deux villes depuis la précédente réforme (1989) n’ont pas été pris en considération. Pire ! Car si Charleroi et Liège disposent désormais d’une dotation fort proche, elles vont bénéficier de deux mesures exceptionnelles qui profitent surtout aux principautaires, dénonce Olivier Chastel. « En fait, le gouvernement wallon va donner 90 millions à Liège pour son passé ou, plutôt, pour son passif ».
De quoi s’agit-il ? La première mesure concerne la reprise de 80 % de la dette des deux grandes villes wallonnes. « Pour Liège, on retire tous les ans 47,3 millions de charges de la dette, poursuit Olivier Chastel. Pour Charleroi, cela représente 4,7 millions d’euros ». Le second « geste » du gouvernement wallon porte sur la reprise du fonds de pensions des deux villes. À Liège, le passif est évalué à 43,2 millions. À Charleroi, le transfert du fonds de pensions d’Ethias à l’ONSS-APL et le plan d’aménagement des fins de carrière à la Ville portent sur un total de 12 millions d’euros. « Bref, à partir de 2008, Charleroi est spolié de 73 millions par an ».
Olivier Chastel juge qu’il y a là une occasion manquée d’aider Charleroi à se redresser. Il rejoint sa consœur Véronique Cornet qui voit dans ces mesures « une prime à la mauvaise gestion ». « On fait payer à l’ensemble des Wallons les investissements publics qui ont été jusqu’ici réalisés à Liège », déplore-t-il. Paul Magnette (PS) a tenu à réagir à ces propos, estimant « dommage de rentrer dans une guerre des bassins, l’objectif étant de résoudre les problèmes structurels des communes wallonnes ». Le chef de file du PS carolo se dit prêt à débattre de ce sujet, chiffres à l’appui, avec les deux parlementaires MR. Chiche !

21 avril 2008

Agressions en hausse contre le personnel du logement social carolo

Eric Massin, échevin du logement à Charleroi.Chaque semaine, de trois à cinq agressions physiques sont commises contre des membres du personnel des sociétés de logements sociaux de Charleroi, par des locataires ou des candidats locataires, a indiqué lundi l'échevin carolo du Logement, Eric Massin (PS), lors de la présentation de l'action entreprise par ces sociétés pour répondre à la hausse croissante de ce type d'agressions.

responsables des sociétés de logement social concernées ("La Carolorégienne", "Le Logis moderne", "Le Foyer marcinellois", "Versant Est" et "Val d'Heure") en ont témoigné: l'agressivité croît depuis un an à l'égard de leurs membres du personnel. Il s'agissait d'abord uniquement de violences verbales et d'insultes, mais on assiste de plus en plus souvent aujourd'hui à des menaces et à des agressions physiques, telles que du personnel "secoué" ou bousculé dans les bureaux. "

Mal-être
"Cela ajoute au mal-être d'un personnel qui se remet de la période des "affaires" qui ont lourdement touché ces mêmes sociétés de logement. Ces agressions sont le fait de candidats locataires mécontents de ne pas voir leur demande aboutir, mais aussi de locataires qui se plaignent de l'attribution d'un logement alors qu'ils en voulaient un autre, ou de la durée de travaux qui les gênent. Tirs à la carabineLa violence gratuite est aussi en recrudescence, comme en témoignent ces récents tirs à la carabine à plombs en direction de travailleurs sur un chantier. Une première table ronde s'est tenue à ce propos entre les responsables des sociétés concernées et des membres du cabinet du ministre wallon du Logement, André Antoine (cdH), et le collège communal a approuvé une série de dispositions qui visent à répondre à ces situations.Tolérance zéroIl est ainsi prévu la formation du personnel à la gestion de conflits; la tolérance zéro en ce qui concerne les agressions physiques, avec dépôt de plainte, accompagnée d'un renon si l'agression est le fait d'un locataire, ou d'une radiation de la liste des candidats, s'il s'agit d'un candidat locataire. Il va également être demandé au procureur du Roi de Charleroi de centraliser entre les mains d'un seul substitut les plaintes relatives à ces faits, comme c'est le cas pour les agressions subies par le personnel des transports publics du TEC. Une procédure d'accueil personnalisé à l'égard des candidats locataires va également être étudiée, et des actions de sensibilisation vont être menées dans chaque société. Chacune d'elle a affirmé sa volonté de ne pas pénaliser le locataire par des réactions qui le prendraient en otage. SensibilisationUne action de sensibilisation sera menée mercredi par le personnel de "La Carolorégienne", qui gère plus de 2.500 logements à Charleroi. Il s'agira d'une journée "sans service": le personnel ne sera pas à l'arrêt, mais son temps de travail consistera pour partie en une formation et en un entretien de matériel. L'échevin du Logement, Eric Massin, a également tenu à répéter que désormais, les attributions de logements sociaux ne sont plus le fait de mandataires, mais bien de comités d'attribution dans lesquels ne siège plus aucun élu.

05 avril 2008

Nouvelles affaires à Charleroi?

Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont mené une série deperquisitions à l'hôtel de ville de Gilly, où se trouve le siège de l'ASBLMarcinelle-en-montagne, le centre de vacances dont la ville de Charleroi est propriétaire en Savoie. Tous les dossiers de travaux réalisés dans les différents chalets du centre savoyard ont été saisis. Les enquêteurs contrôleront notamment la régularité des marchés et des commandes de matériaux sous l'ère de l'ex-échevin Claude Despiegeleer. Le comptable de l'ASBL a également été entendu.

Charleroi : 13 prétendants pour BSCA

De grands groupes veulent racheter les 27,65 pc que la Région détient dans la société. Parmi eux figurent ABN Amro, le holding communal, Ackermans & van Haren, Abertis et Hainan Airlines. André Antoine espère faire son choix pour septembre.
Contrairement au pessimisme de certains membres de la majorité régionale, l'appel à candidature du gouvernement wallon en vue de trouver un partenaire privé pour l'aéroport de Charleroi est un succès. Selon nos informations, à la clôture de la première étape de la procédure le 25 mars, pas moins de treize candidats ont répondu à la quarantaine de lettres envoyées les 28 et 29 février derniers aux investisseurs potentiels.
Parmi eux figurent de grands groupes belges (Ackermans & van Haren, Belgian Sky Shops/CNP d'Albert Frère, Holding Communal, Inframan), franco-luxembourgeois (Cube/Natixis, Galaxy Management Services) et britanniques (ABN-Amro Infrastructure Capital Management, GE Capital Corporation). Le groupe chinois Hainan Airlines Airport a aussi marqué son intérêt, de même que l'Espagnol Abertis (via sa filiale TBI), l'Italien Save. "On ne peut que se réjouir de ces marques d'intérêt qui proviennent de grands groupes qu'on peut classer en trois catégories : financiers, fournisseurs de process et gestionnaires d'aéroport. C'est une belle reconnaissance sur le plan international de la politique aéroportuaire que nous menons depuis près de quatre ans", nous a confié le ministre wallon André Antoine (CDH), en charge notamment de la politique aéroportuaire.
Deux groupes recalés
Le groupe turc Celebi et l'Indien GVK (aéroport de Mumbaï) ont également concouru, mais leurs candidatures n'ont pas été retenues, car elles ont été déposées hors délai. Mais ils ne sont pas pour autant totalement écartés de la procédure, car rien n'exclut que les candidats retenus se rapprochent d'eux pour une éventuelle association pour la suite de la procédure. Pour rappel, c'est le 14 février que le gouvernement wallon a marqué son accord pour la cession des 27,65 pc que détient la Sogepa (son bras financier) dans BSCA, la société gestionnaire de l'aéroport de Charleroi.
Le gouvernement wallon devrait approuver ce jeudi 10 avril la liste des candidats retenus durant cette présélection. L'étape suivante concernera la signature d'un accord de confidentialité avec ces derniers et la remise d'un mémorandum. Le document leur fournira toutes les données chiffrées (recettes, personnel, etc.) ainsi que les projets de développement (allongement de la piste, etc.) et les opportunités d'investissements. Ils rentreront ensuite une offre non contraignante que le gouvernement wallon étudiera avec l'aide d'une banque d'affaires et arrêtera une "short list" avec dépôt d'offres liantes. La fin de cette deuxième phase est fixée à fin mai-début juin. Suivra ensuite une troisième phase à l'issue de laquelle l'heureux élu à entrer dans le capital de BSCA sera désigné. "J'espère annoncer le choix du partenaire privé pour BSCA en septembre. Notre objectif n'est pas purement financier, nous voulons trouver un partenaire solide capable d'assurer le développement industriel de la plateforme de Charleroi qui est aujourd'hui le deuxième aéroport national", souligne le vice-président wallon.
Neuf banques sollicitées
L'exécutif wallon a sollicité neuf banques d'affaires qui ont remis une offre concernant leurs services dont Fortis, ABN-Amro, BNP Paribas, Degroof, ING, Dexia et Petercam. Cette procédure a été clôturée hier et il semble que c'est Petercam qui a fait la meilleure proposition.

Charleroi: la vérité sur les affaires

Qui va être condamné ? A quand les procès ? La justice carolo poursuit un double objectif. Mettre hors d'état de nuire quiconque voudrait saboter la ville. Et pincer Jean-Claude Van Cauwenberghe, l'ami d'affairistes pris la main dans le sac. Une course contre la montre.
A propos de Jean-Claude Van Cauwenberghe , ancien patron du PS carolo, deux questions restent en suspens. Un : pourquoi a-t-il laissé faire Olivier Chastel, en septembre 2005 ? Le député libéral s'apprêtait à dévoiler le scandale de La Carolorégienne, cette société de logements sociaux exploitée par des échevins socialistes sans envergure. Chastel en a averti l'un d'eux, Claude Despiegeleer, franc-maçon comme lui, trois jours avant la sortie de son pétard médiatique. Le clan Van Cau n'a pas bronché.
Deux : pourquoi Van Cauwenberghe a-t-il démissionné de son poste de ministre-président de la Région wallonne, le 30 septembre 2005 ? « Un geste disproportionné et, donc, inexplicable », souffle-t-on aujourd'hui dans les milieux judiciaires. Van Cau pensait-il que Despiegeleer, son élève, arrêté le même jour, allait tout « balancer » ? Imaginait-il que la justice était plus avancée dans ses investigations ?
Ces questions et d'autres incitent les enquêteurs à poursuivre leur travail de sape. Des petites frappes (comme Despiegeleer) sont tombées. Un bourgmestre (Jacques Van Gompel) a fait un séjour derrière les barreaux. Des délinquants financiers sont passés aux aveux. Le fonctionnement politique d'une ville corrompue à tous les étages a été disséqué sur la place publique. Près de 50 acteurs de cette mauvaise pièce ont été inculpés. Un total de 80 dossiers sont ouverts. Mais la principale énigme reste entière : le « patron » s'est-il également enrichi ?
A lui seul, le cas des fonds de pension de la ville et de l'intercommunale qui gère tous les hôpitaux de la région (l'ISPPC) illustre les doutes actuels. Des sommes colossales d'argent public ont été jouées en Bourse, en 2000. Ce choix politique discutable s'est opéré sans la transparence requise, à l'époque où Van Cau exerçait un contrôle direct sur les opérations. Recommandée et contactée par le chef de cabinet de Van Cau à la Région wallonne, une petite société de conseil en placements - l'IFCA - s'est greffée de manière surprenante aux montages financiers.
Cet IFCA s'est fait payer doublement pour une mission très limitée : des rémunérations classiques prévues par contrat et des commissions occultes empochées dans des paradis fiscaux, par l'intermédiaire d'une société-écran enregistrée aux Bahamas et nommée « Grand Mandarin ». Au total, les deux associés de l'IFCA se sont joliment sucrés.
Quelque 3 millions d'euros de commissions secrètes ont déjà été exhumés par les enquêteurs de Charleroi. C'est beaucoup pour deux hommes ! Ceux-là ont sévi ailleurs qu'à Charleroi. En Région wallonne, en Communauté française et dans divers parastataux, telle la Société wallonne du logement, où ils avaient leurs entrées. Ils ont été inculpés pour corruption, en février dernier. Mais jusqu'où pousser l'enquête ? Deux hommes dotés d'appuis politiques ont-ils roulé tout le monde dans la farine ? Au contraire, servaient-ils de couverture ?
La ville a été spoliée par des seconds couteaux
Au pied des terrils, pendant plus de dix ans, de tels affairistes ont cohabité avec des gagne-petit . Ces derniers jouaient dans la catégorie inférieure. Il est probable qu'ils n'ont pas saisi tout ce qui se tramait dans les hautes sphères. L'ex-échevin Claude Despiegeleer incarne le mieux ces seconds couteaux, qui se sont servis de temps en temps sur la bête. La plupart sont poursuivis pour des abus de biens sociaux. « Une bande d'incultes pour qui le champagne et le homard constituent le sommet de la gastronomie », lâche un connaisseur.
Des profils assez simples : partis de rien, ces gens se sont élevés grâce à la politique, au clientélisme, à Van Cau. Pas vraiment des lampistes, toutefois, qui auraient gonflé quelques notes de restaurant. Additionnés, les « cadeaux » que les échevins socialistes s'octroyaient à La Carolo, sur le dos des petites gens, atteignent une centaine de milliers d'euros.
Plus grave, ces élus du peuple ont contribué à leur échelle à miner le fonctionnement démocratique de la première ville de Wallonie. Ces soudards ont goûté au pouvoir et en ont redemandé. Le dossier « ville » ouvert par la juge d'instruction France Baeckeland illustre à lui seul toute la folie de quelques hommes. Faux en écriture, marchés publics truqués, estompement généralisé de la norme : Charleroi a été littéralement spoliée. Et l'ancien maïeur Jacques Van Gompel a fermé les yeux. Pis ! L'homme du renouveau, tombé de son piédestal en octobre 2006, quelques jours après les élections communales, a voulu effacer certains agissements de Despiegeleer... après l'arrestation de ce dernier.
A travers lui, c'est le procès de la ville qui se tiendra prochainement. « L'état sinistré de Charleroi découle de ces déviances du pouvoir absolu, de choix politiques catastrophiques, d'un désinvestissement chronique dans l'enseignement, par exemple », commente un magistrat, stigmatisant la manière dont l'argent a été détourné du budget éducation vers celui du sport de haut niveau. Sans que la Région wallonne s'en émeuve réellement : pourquoi, donc, le pouvoir de tutelle n'a-t-il jamais décrété un audit complet de la ville ? Auditer puis aider, investir : voilà qui atténuerait l'impression d'abandon qu'on perçoit sur les bords de la Sambre.
Il est difficile de savoir quand tout a commencé. A coup sûr avant Jacques Van Gompel, qui, en 1995, a succédé à Jean-Claude Van Cauwenberghe, son ancien mentor. L'enquête judiciaire révèle des comportements pervers remontant à l'ère Van Cau, l'homme qui a installé ses soldats à tous les postes de commandement, qui a quadrillé la ville et tissé ses réseaux. Tout porte à croire que la justice ne creusera pas aussi profond, craignant la prescription et l'enlisement. En revanche, elle met les bouchées doubles sur la période contemporaine. L'objectif ? Limiter les sabotages, empêcher quiconque de nuire aux dirigeants actuels. L'an dernier, les patrons de l'administration, une kyrielle de hauts fonctionnaires et tous les échevins de l'ancienne majorité absolue socialiste ont été inculpés. Ce n'est pas fini.
Au sommet de la pyramide : une caste d'affairistes bien informés
Dans les rangs des véritables affairistes , on recense moins de victimes. On en convient au parquet de Charleroi : certains favoris du pouvoir, entrepreneurs privilégiés, cerveaux financiers et rouages intermédiaires courent encore les rues. « C'était prévisible, dit-on. Nous sommes confrontés, ici, à des champions de la dissimulation. Rien à voir avec les seconds couteaux. » Des enquêteurs sont allés à Paris, à Monaco, en Suisse ou sur la verte île de Man, un paradis fiscal perdu dans les brumes de la mer d'Irlande. Sur la trace de gros poissons, suspectés de blanchiment, d'escroquerie ou de corruption.
Les coups de sonde effectués dans ces milieux affairistes confirment la thèse initiale : ces gens-là ont profité de leur pouvoir et des informations qu'ils détenaient à des postes clés afin de réaliser des affaires entre eux, brasser des sommes énormes et décourager toute forme de concurrence loyale. Des proches de Jean-Claude Van Cauwenberghe, à chaque fois. Les associés de l'IFCA ont été invités sur les terrains de chasse de Charleroi grâce aux relations nouées, avant ça, avec l'homme-orchestre carolo, à l'époque ministre wallon du Budget.
L'ancien géant du transport Robert Wagner, également inculpé pour corruption, s'est reconverti dans le secteur immobilier grâce aux nombreux coups de pouce de Van Cau, qui reconnaît avoir « bousculé l'administration » pour soulager son ami. Ce Wagner qu'il fallait aider « pour le bien de Charleroi » se serait ensuite enrichi en détournant des fonds à son propre bénéfice, via un ou plusieurs faux en écriture établis par le fisc et la justice. Quant à l'ex-réviseur d'entreprises Daniel Lebrun, conseiller financier de Van Cauwenberghe pour plusieurs dossiers délicats réglés à Charleroi, il se serait imposé dans le contrat Immo Congo (investissement public à Kinshasa) grâce à ses appuis politiques. De manière légale ?
A intervalles réguliers, on annonce de nouveaux rebondissements dans cette affaire un peu vite pliée au parlement wallon. Enfin, l'entrepreneur Michel Vandezande vient d'être perquisitionné dans le cadre d'une autre affaire immobilière, à Jumet. Lui aussi bénéficie de la présomption d'innocence. Au même titre que Wagner, Vandezande fait partie de ces opérateurs toujours prompts sur la balle, sous l'ère Van Cau, avant même qu'un projet ne se dessine...
Des enquêteurs parlent d'un système d'occupation du pouvoir aux multiples ramifications. D'autres évoquent une toile d'araignée tissée avec une patience étonnante. Il a aussi été question d'une organisation criminelle, difficile à établir. Mais comment tracer l'argent découvert sur des comptes à l'étranger ? Comment défaire pareil écheveau ? Les grandes affaires politico-financières démarrent en général sur un détail, une distraction, une maladresse. Ici, la justice procède à l'envers. Elle tire sur tous les fils d'une énorme pelote en espérant, un jour, toucher au but. Elle cherche tous azimuts après que la cible (Van Cau) a été aisément remarquée. Le temps d'effacer toute preuve ?
Dans les milieux judiciaires, on avoue que, plus les mois passent, plus il faudra bétonner son argumentation avant de coincer Van Cau. Après le politique, ébranlé par la cascade d'affaires, c'est la justice qui se discréditerait en cas d'approximation.

11 mars 2008

Un conseiller communal de Charleroi inculpé pour faux

Marc Parmentier, conseiller communal (PS), ancien échevin et ex-président du CPAS de Charleroi, vient d'être inculpé pour faux et usage de faux dans le dossier de la Maison du Logement à Charleroi, écrit mardi La Nouvelle Gazette.

En novembre 2005, M. Parmentier a pris la succession de Claude Despiegeleer à la tête de l'échevinat des Travaux. Dès son arrivée, il n'a visiblement pas trouvé son cabinet, situé dans les anciens bâtiments d'ACEC, à son goût et a chargé l'un des directeurs du cabinet, Patrick Roelandt, d'aménager pour lui l'ancienne faculté de médecine de l'université de Mons-Hainaut.
Mais, note La Nouvelle Gazette, impossible de rénover ce bâtiment à la hâte en respectant la législation sur les marchés. Marc Parmentier aurait néanmoins décidé d'aller outre et de signer des marchés scindés afin de contourner la loi.
Par ailleurs, dans le cadre de l'affaire de la salle Buckens à Jumet, le quotidien a appris que le parquet acheté pour cette salle aurait finalement été placé dans une maison appartenant à Claude Despiegeleer.

05 mars 2008

A la conquête du mayorat

Le premier échevin PS, Paul Ficheroulle, ne briguera plus de mandat parlementaire. Pour mieux préparer 2012.
On mettra fin au cumul échevin-député à Charleroi après les élections de 2009. » Cette déclaration formulée par Paul Magnette, tuteur du PS carolo, n'a rien de surprenant. Les statuts internes au parti ont strictement fixé les règles en matière de cumul, interdisant d'occuper simultanément un poste dans l'exécutif communal d'une ville de plus de 40.000 habitants et une fonction de député. Dans la perspective des élections régionales de juin 2009, voilà donc l'échevine des sports Ingrid Colicis et le Premier échevin Paul Ficheroulle, actuellement « sous dérogation », contraints d'opérer une décision cornélienne.

Pour la première, la question se pose en termes de choix du cœur : Charleroi ou choix de la raison et des besoins éventuels du parti : la Région wallonne. « C'est très compliqué. À la fois, on ne veut pas déstabiliser le collège et en même temps il faudra analyser les choses en termes de capacité de relève. Charleroi ne peut pas se passer d'un relais à la Région », commente Ingrid Colicis.
Entre Ville et Région, le cœur de Paul Ficheroulle a cessé de balancer. « El vice », comme l'ont affectueusement surnommé ses amis, envisage son avenir à temps plein dans la métropole sambrienne. « Je ne serai pas candidat député en 2009, a-t-il déclaré. Je peux être présent sur la liste si le parti me le demande. Mais pas à une place éligible. » Paul Ficheroulle dit « avoir pris goût au métier de municipaliste. Je suis député depuis 14 ans et j'estime qu'il ne faut pas rester trop longtemps dans la même fonction. »
Choix de cœur ou de raison ? Un peu des deux, sans doute. En se dévoilant publiquement dès aujourd'hui, Paul Ficheroulle dévoile, sans le confirmer officiellement, ses ambitions de figurer en tête de liste et ainsi briguer le mayorat en 2012. Un scénario largement soutenu par le PS carolo. Au sein duquel le Couilletois serait d'ores et déjà le candidat-bourgmestre désigné. « Un choix logique puisqu'il fait l'unanimité dans les différents clans. Il n'a jamais trahi et s'est toujours investi », confie un membre du parti avant d'ironiser : « Et puis, qui d'autre, aujourd'hui, pourrait revendiquer ce poste ? »

13 février 2008

Les dossiers ICDI et Carolo-bis sont bouclés

La juge d'instruction de Charleroi France Baekeland a clôturé l'instruction des dossiers ICDI et Carolorégienne-bis et les a transmis au parquet pour réquisitions, écrit mercredi "Le Soir Magazine". L'information a été confirmée au magazine par le procureur du roi de Charleroi. Le fonctionnement de l'Intercommunale de collecte et de destruction des immondices (ICDI) a soulevé des questions dès mai 2006. Son président et directeur général, Lucien Cariat, a été inculpé pour faux et usage de faux, détournement et abus de biens sociaux et placé sous mandat d'arrêt. L'instruction a relevé des pratiques de népotisme et une utilisation contestée de fonds à l'ICDI. Le dossier Carolorégienne-bis est également clos. Il concerne le financement et le sponsoring de clubs sportifs par la Régie communale autonome de Charleroi. Huit personnes sont inculpées.

22 décembre 2007

Bus gratuits et circulation limitée à Charleroi

La circulation ne sera pas interdite à Charleroi en raison des pics de pollution enregistrés ces deux derniers jours, mais la vitesse des véhicules sera fortement limitée, selon les termes de l'arrêté pris vendredi par le bourgmestre de la ville Jean-Jacques Viseur. Cette mesure est effective depuis vendredi 17h00 et sera d'application jusque dimanche minuit. Des bus seront également mis gratuitement à disposition des usagers dès samedi matin. Le TEC (Transport en Commun) de Charleroi a décidé de la gratuité de tous ses bus et métros afin de persuader l'usager de ne pas utiliser son véhicule personnel. Il n'a toutefois pas été possible d'augmenter le nombre de véhicules prévus sur les lignes pendant le week-end. Cette mesure de gratuité débute samedi, dès le premier départ, jusqu'à dimanche, dernier trajet.Des mesures ont également été prises au niveau communal. Une circulaire a été émise, demandant aux responsables de bâtiments communaux de réduire le chauffage dans tous les bâtiments publics. Une réduction d'un degré doit réduire la pollution de 7 à 8 pc, a indiqué l'échevin responsable des bâtiments Paul Ficheroulle. Parallèlement, des contacts avaient été pris dès jeudi par l'échevin de l'Environnement, Philippe Sonnet, avec les industries considérées comme particulièrement polluantes en leur demandant de réduire leur production. Carsid a réduit de 40 pc, Industeel de 50 pc, TMM a arrêté sa production. Ces réductions et arrêts doivent se poursuivre jusqu'à ce que soit inversé le processus atmosphérique qui engendre les pics de pollution à Charleroi. En présentant ces différentes mesures vendredi, le bourgmestre ne souhaitait pas affoler la population, mais plutôt la conscientiser de la gravité du problème de pollution rencontré. Cette situation a amené M. Viseur à prendre un arrêté relatif à la circulation des véhicules. "Il n'était matériellement pas possible de l'interdire purement et simplement, même par zones", a expliqué Jean-Jacques Viseur, précisant que cela était également impossible sur la route de Mons, proche des principales industries polluantes.Il a donc été décidé, par arrêté, de réduire la vitesse à 90 kms/heure sur le grand ring R3, l'A54 et l'embranchement entre le petit et le grand ring, l'A 503. Le petit ring, lui est désormais sous le coup d'une limitation de vitesse généralisée de 50 km/heure. Des radars de dissuasion indiquant la vitesse de roulage aux automobilistes seront installés sur la route de Mons. Ces différentes dispositions sont entrées en vigueur dès ce vendredi à 17h00 et jusqu'à dimanche minuit avec possibilité de prolongation si la situation de la pollution l'imposait. Des conseils sont également donnés aux automobilistes: éviter autant que possible le centre-ville, si cela ne leur est pas nécessaire; emprunter les itinéraires de déviation, qu'ils viennent du R3 ou de l'A54 et contourner le centre de Charleroi. En fin de matinée, un groupe de travail avait réuni le ministre wallon de l'Environnement Benoît Lutgen, sa collègue de la Santé Catherine Fonck, et les échevins de l'Environnement Philippe Sonnet et de la Santé Bernard Dallons, afin d'étudier les mesures à prendre. Benoît Lutgen y a notamment rappelé les mesures prises par les entreprises sidérurgiques pour limiter la pollution due aux émissions de gaz à effet de serre.De son côté, Catherine Fonck a souligné l'importance, pour les personnes plus fragiles, de rester autant que possible à l'intérieur de leurs habitations dans les zones touchées, et d'éviter les efforts physiques. Le numéro 105 de la Croix-Rouge a été activé, afin d'informer le public. L'échevin de l'Environnement Philippe Sonnet a également indiqué, à l'issue de cette réunion, que la Ville n'avait pas attendu ces pics de pollution pour découvrir l'importance du problème posé à Charleroi, et particulièrement dans certaines zones. Il a rappelé que Charleroi, qui souffre de problèmes d'inversion thermique, les conjugue actuellement avec des additions d'autres phénomènes polluants, comme les entreprises et la pollution due au trafic. Il a souhaité qu'à l'avenir, des équipements soient mis en place, permettant de mieux prévoir ces pics, afin de réagir en temps opportun. Enfin, l'échevin de la Santé Bernard Dallons a signalé qu'il allait coordonner les actions relatives à la Santé découlant de ces problèmes de pollution, qu'il s'agisse d'avertir la population par le biais de toutes-boîtes ou par des haut-parleur, mais sans affoler inutilement, a-t-il précisé. (belga/7sur7)
Lire aussi: Des experts de l'environnement envoyés sur place
Lire aussi: Pics de pollution records à Charleroi jeudi

21 novembre 2007

Perquisitions à l’hôtel de ville

Bernard Bermils sur la sellette

On ne s’ennuie jamais à Charleroi, surtout pas du côté des enquêteurs de la police fédérale judiciaire. Hier matin, une vingtaine de limiers de la section financière ont investi les locaux de l’hôtel de ville pour y saisir des documents et en placer d’autres sous scellés. Un sort également réservé aux trois caves à vin de la Ville, dont le parcours des bouteilles pose vraisemblablement question.
A en croire l’actuel bourgmestre Jean-Jacques Viseur, interrogé par Belga, ce déploiement de forces n’était qu’une simple suite de l’enquête sur les collèges fantômes et leurs faux procès-verbaux. Etonnant qu’un dossier qui a déjà vu toute l’ancienne majorité socialiste être inculpée puisse encore rebondir. Etonnant aussi quand on sait que les enquêteurs disposent d’un bureau à l’hôtel de ville et qu’ils ont accès à tous les PV de collège.
Bref, ces perquisitions laissaient subodorer autre chose. Et effectivement, la juge d’instruction France Baeckeland et ses enquêteurs s’intéressent particulièrement au secrétaire communal adjoint, Bernard Bermils, inculpé il y a deux semaines de faux et usages de faux pour sa participation aux collèges fantômes. Cette fois, les pandores cherchent d’autres irrégularités liées à M. Bermils. Depuis son inculpation, les langues se délient au sein de l’administration communale et font état de divers comportements délictueux (détournements, abus de biens sociaux, etc.) dans le chef du fonctionnaire. Autant de rumeurs que les enquêteurs doivent vérifier. Le secrétaire communal adjoint, en congé de maladie depuis son inculpation, sera d’ailleurs interrogé ce jeudi par la PJF. L’entretien s’annonce long et délicat pour le fonctionnaire, dont l’éventuelle mesure d’écartement sera entérinée lors du conseil communal du 27 novembre.

Le PS carolo envisage des retraits de mandats

Jean-Pierre De Clercq règle ses comptes avec le PS de Charleroi

L'ancien député permanent PS du Hainaut Jean-Pierre De Clercq a annoncé mercredi qu'il déposait plainte auprès de la Commission de Déontologie Nationale du PS contre tous les membres de la Commission de Vigilance du PS de la Fédération de Charleroi. Il s'en prend aussi à Elio Di Rupo "qui n'a plus rien à dire au parti et fait du cabotage populiste sans aucune ligne politique".
La plainte concerne également le président de la commission, Michel Wilgaut, "qui a manqué aux règles et au devoir de discrétion et de correction élémentaire dans un Parti". L'ancien mandataire socialiste entend ainsi réagir à l'information parue dans "Le Soir" de ce mercredi, selon laquelle la Fédération PS de Charleroi envisage de retirer leur mandat à des élus PS qui auraient négligé de payer leur quote-part au parti. "J'invite d'ailleurs tous les militants responsables et ayant le souci de la correction au sein du Parti socialiste à exiger la démission de celui qui est actuellement à sa tête", dit Jean-Pierre De Clercq. Et de se demander quelle est encore la légitimité d'une Commission de Vigilance, compte tenu de la "mise sous tutelle" de la Fédération PS de Charleroi".

La fille de Jean-Pierre De Clercq, Alisson, conseillère communale à Charleroi, pourrait se trouver dépossédée de son mandat de présidente d'une société de logements sociaux de Charleroi. L'ancien élu PS évoque "le masochisme autodestructeur du PS" et s'en prend particulièrement à Elio Di Rupo "qui n'a plus rien à dire au parti et fait du cabotage populiste sans aucune ligne politique". S'il ne se sent pas personnellement visé par la mesure envisagée puisqu'il n'exerce plus aucun mandat, Jean-Pierre De Clercq précise également que sa fille a toujours versé sa quote-part au PS, même si elle a fait l'objet d'une demande de complément de versement en juin. (CYA)


Une cinquantaine de mandataires n'ont pas versé leur quote-part au parti. Les sanctions vont bientôt tomber.

Alisson De clercq accuse un important arriéré et pourrait perdre la présidence de la société Le Logis Moderne.

La procédure concerne de nombreux mandataires socialistes de l'arrondissement de Charleroi, en arriérés ou en défaut de paiement de leur quote-part à leur fédération politique. « Les statuts les obligent à reverser au parti 10 % du revenu qu'ils tirent de leurs mandats », indique un cadre du PS.
S'ils manquent à ces engagements, ils s'exposent à des mesures de retrait des mandats qu'ils exercent – sauf ceux qu'ils tiennent d'élections au suffrage universel.

Concrètement, cela signifie que le parti se réserve le droit de démettre les élus. Dans ce contexte, les commissions de vigilance régionales sont chargées d'instruire les dossiers litigieux. Le travail ne manque pas à Charleroi. Après plusieurs mois de négociations, il nous revient qu'une cinquantaine de lettres de mise en demeure ont été adressées.
Il s'agissait de demander des comptes aux intéressés. Selon nos informations, quelques-uns ont répondu aux convocations de la commission pour venir lui expliquer leurs difficultés. C'est le cas d'anciens échevins de Charleroi plongés dans les problèmes judiciaires, comme Viviane Van Acker (poursuivie dans le cadre de l'affaire des faux collèges de signature) ou de Claude Despiegeleer (qui fait l'objet d'une quinzaine d'inculpations). Ils ont demandé à pouvoir bénéficier d'un remboursement étalé.

Réclamer des exclusions ?
D'autres n'ont donné aucun signe de vie, comme Serge Van Bergen et Claude Bael. Enfin, d'anciens élus sont venus dire qu'ils ne rembourseraient pas. Considérant avoir manqué de soutien de la part des responsables du parti et des ministres PS de l'exécutif wallon, l'ex-maïeur de Fontaine l'Évêque et président de l'intercommunale de production et de distribution d'eau Aquasambre, Georges Rovillard (inculpé pour détournement de fonds et abus de biens sociaux), a annoncé qu'il laisserait ouverte son ardoise de plus de 1.000 euros.

« Dans le cas des anciens, il est impossible d'agir, vu qu'ils sont à la retraite politique », commente le président de la commission Michel Wilgaut. Sauf à demander leur exclusion devant leurs militants.

Le tuteur de la fédération de Charleroi « n'entend pas jouer les Saint-Just à l'aveuglette ». Jean-Luc Borremans dit vouloir privilégier « le dialogue et la solidarité jusqu'au bout ». Car c'est l'écartement de leurs fonctions exécutives que risquent les mandataires en exercice dans les institutions où ils ont été désignés.

Alisson De Clercq pourrait faire les frais de cette sanction exceptionnelle. L'ex-députée fédérale accuse un important arriéré au 31 décembre 2006. La commission dit avoir épuisé tous les moyens de concertation. « Les courriers sont restés sans effet », nous confirme une source. Le temps est venu de passer aux sanctions : lui retirer la présidence de la société d'habitations sociales Le Logis Moderne, qu'elle a reçue en juin. Un recours est toujours possible devant les instances d'appel du PS à Bruxelles. Mais on s'achemine vers cette proposition. D'autres mandataires seront logés à la même enseigne.

13 novembre 2007

Di Rupo invite Van Cau à s'effacer au profit de son fils

Van Cau ne se taira pas

L'ancien ministre-président et député socialiste Jean-Claude Van Cauwenberghe n'entend pas se taire, a-t-il expliqué ce lundi après que le président du PS lui a conseillé de s'effacer pour laisser la place à des jeunes pousses, dont son fils Philippe Van Cauwenberghe."De quoi pourrais-je encore m'écarter? J'ai déjà été écarté de tout. J'ai l'impression qu'ils voudraient plutôt que je me taise, mais ça, c'est non. Je continuerai à émettre mon avis, positif ou négatif", a-t-il souligné.Récemment évincé du bureau du PS, le député a lancé avec l'ex-député permanent Jean-Pierre De Clercq un périodique intitulé Rebelle, dont le contenu n'est guère tendre avec la nouvelle direction du PS à Charleroi. Quant à son fils, M. Van Cauwenberghe a rappelé que la direction du PS l'a laissé tomber quand il a dû renoncer à son échevinat après son inculpation."Je veux bien faire de la place pour les jeunes pousses. Encore eût-il fallu ne pas les couper. Philippe a fait le 4e score sur la liste PS à Charleroi, il était échevin et on l'a laissé froidement tomber. Ce que l'on me demande, c'est d'une hypocrisie énorme. Qu'ils prennent leurs responsabilités: grâce à eux, il est devenu conseiller communal chômeur", a fait remarquer M. Van Cauwenberghe. (belga)
EN SAVOIR PLUS: Nouveau Bureau pour le PS
EN SAVOIR PLUS: Di Rupo invite Van Cau à s'effacer au profit de son fils

Le président du PS, Elio Di Rupo, a invité dimanche Jean-Claude Van Cauwenberghe à s'effacer au profit de son fils, Philippe Van Cauwenberghe. "Il doit s'effacer, je ne suis vraiment pas certain qu'il ait des responsabilités" dans les affaires de Charleroi, mais "il doit permettre à la nouvelle génération, dont son fils, d'émerger à Charleroi", a précisé Elio Di Rupo sur RTL-TVI.

Jean-Claude Van Cauwenberghe est entré en rébellion à l'intérieur du PS depuis qu'il a été mis de côté par les instances. L'ancien ministre-président wallon et homme fort du PS carolo avait notamment indiqué qu'il conditionnerait l'attitude qu'il adopterait dans les prochains mois à la place que le parti réserverait à son fils, notamment en vue des élections régionales de 2009. (belga)

Le secrétaire communal adjoint de Charleroi inculpé

L'inculpation pour faux et usage de faux par fonctionnaire public survenue jeudi, et qui atteint le secrétaire communal adjoint de Charleroi Bernard Bermils, fait suite à la plus importante série d'inculpations politico-judiciaires intervenues à Charleroi: elle avait touché, depuis plusieurs mois, l'ensemble du Collège échevinal de la précédente législature, à commencer par l'ancien bourgmestre de Charleroi, Jacques Van Gompel. Selon les éléments dont on dispose, ce qui vaut jeudi au secrétaire communal adjoint d'être inculpé concerne ce qu'on a appelé le "53e Collège échevinal" de décembre 2005. A l'époque, il était apparu que des fournisseurs restaient impayés, et il avait été imaginé de mettre en place une réunion de Collège échevinal fictive, destinée à signer des documents antidatés attestant de bons de commande tout aussi fictifs, ce qui permettait de régler les factures de ces fournisseurs, dans la crainte qu'ils n'assignent la Ville devant les tribunaux carolorégiens.En octobre 2006, quelques jours après les élections communales, le bourgmestre de Charleroi, Jacques Van Gompel, avait été inculpé et placé en détention préventive pendant vingt jours pour faux et usage de faux par fonctionnaire public en raison de ces agissements, notamment. Depuis lors, et l'un après l'autre, tous les échevins de l'ancienne majorité homogène socialiste de Charleroi avaient été inculpés pour les mêmes motifs. En mars dernier, le secrétaire communal Eric Lecomte et le receveur communal Pierre Oversteyns avaient à leur tour été inculpés, à propos de cette réunion de Collège fictive, et ils avaient été écartés de leurs fonctions.Alors secrétaire communal adjoint, Bernard Bermils avait été approché pour occuper au moins temporairement les fonctions de secrétaire communal, ce qu'il avait finalement refusé.

La Ville avait alors pris contact avec la commune de Schaerbeek, et avait obtenu le détachement du secrétaire communal de cette commune bruxelloise Jacques Bouvier, qui est actuellement secrétaire communal faisant fonction de Charleroi. Il doit quitter cette fonction temporaire dans six mois et Charleroi doit lancer sous peu la procédure destinée à assurer son remplacement. Depuis la mise au jour de l'existence de ce "53e Collège" fictif, aucun des échevins d'alors n'a plus été appelé à siéger dans le nouveau Collège communal. L'inculpation de ce jeudi du secrétaire communal adjoint va faire l'objet, dans les prochaines heures, d'une réunion extraordinaire du Collège communal qui sera appelé à examiner si Bernard Bermils peut malgré cette inculpation rester en fonction. (belga)

31 octobre 2007

Les voitures « cadeaux » de l’ICDI

mercredi 31.10.2007
Une trentaine de travailleurs de l’ICDI, dont son conseiller juridique, ont bénéficié de véhicules non déclarés pendant plus de 8 ans, de 1998 à 2006, révèlent les quotidiens du groupe Vers L’Avenir.

A l’époque, l’institution était dirigée par Lucien Cariat, qui présidait aussi son conseil d’administration. Le relevé comporte les noms de nombreux proches de Lucien Cariat, comme son fils Luc et sa belle-fille, Christian Blondeel, ex-directeur financier de l’ICDI et inculpé en mai 2006 pour faux et usage de faux, Abdelati Laakairi, architecte attitré de l’intercommunale, Jean-Louis Pireau, responsable de l’usine de Pont-de-Loup et Claude Pireau, qui assurait la sécurité de l’entreprise.

30 octobre 2007

'Commissions secrètes' au Val d'Heure

Wilgaut plaide la bonne foi

"Dans cette affaire, je plaide ma totale bonne foi. Mais s'il apparaît que je devais déclarer ces frais forfaitaires, je les payerai", a déclaré mardi Michel Wilgaut, l'ancien président de la société de logements du Val d'Heure qui aurait perçu des commissions secrètes. L'ancien président de la société de logements, qui était aussi président du CPAS de Charleroi, a ainsi expliqué qu'un récent contrôle fiscal a visé le Val d'Heure, pour l'année 2004, et qu'il est apparu à cette occasion que des frais forfaitaires étaient octroyés au président et aux vice-présidents de la société, sans que les intéressés en aient fait état dans leurs déclaration de revenus. Les vice-présidents concernés sont Léon Casaert, ancien bourgmestre et ancien échevin, et Christian Renard, ancien échevin.
"Je ne l'ai pas fait parce que ces montants ne figuraient pas sur la fiche de fin d'année délivrée par la société. Il y avait eu, dès 1998, un accord pour que ces frais soient pris en charge par la société, et non par les administrateurs. La Société Wallonne du Logement en avait ailleurs été informée, et elle avait marqué son accord sur ce principe", a indiqué M. Wilgaut.
"Puisque cela ne se trouvait pas sur mes fiches de revenus 281, je ne les déclarais pas, en toute bonne foi", a-t-il ajouté.
M. Wilgaut a encore expliqué que ces frais forfaitaires étaient octroyés par la société de logement à hauteur de 4000 francs environ, chaque mois, au début, somme passée finalement à 162 euros mensuels, mais que la société ne réclamait aucun justificatif de ces frais.
"Un contact va être pris tant avec le fisc qu'avec la Société wallonne du Logement, pour voir ce qu'il en est. S'il en résulte que je devais déclarer ces sommes dans mes revenus, on fera la rectification nécessaire", a assuré M. Wilgaut.

Le Val d'Heure dans le collimateur fiscal


Un contrôle portant sur l'exercice 2005 vient de mettre au jour le paiement de "commissions secrètes" aux membres de l'ancien comité de gestion du Val d'Heure, une société d'habitations sociales, révèle Le Soir mardi.
Ces commissions se chiffreraient à une dizaine de milliers d'euros.
Des indemnités qui n'étaient pas sur leur fiche fiscale...
Ces sommes étaient versées sous forme de forfaits de frais non déclarés sur les fiches de revenus. Les cinq anciens présidents et vice-présidents percevaient un fixe mensuel d'indemnités de déplacement et de représentation qui n'était pas repris sur leur fiche fiscale.
Les cinq personnes visées sont Michel Wilgaut, président du conseil d'administration lors de la législature précédente, Léon Casaert, ancien bourgmestre de Charleroi, Christian Renard, Viviane Van Acker et Sabine Verhulst, toujours présents au sein de la société.
La qualification de "commissions secrètes" par le fisc pourrait valoir aux principaux intéressés un redressement fiscal personnel, mais le Val d'Heure pourrait également se voir infliger une majoration d'impôts de 300 pc.