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01 octobre 2008

Francorchamps: déficit de 6,1 millions EUR pour les deux derniers GP

Michel Daerden a confirmé des déficits de 2,3 millions d'euros en 2007 et de 3,8 millions d'euros en 2008

Les deux derniers GP de F1 de Francorchamps se sont soldés par des déficits de 2,3 millions d'euros en 2007 et de 3,8 millions d'euros en 2008, a confirmé lundi le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, en commission Budget du parlement wallon, à la suite d'une intervention du parlementaire Ecolo Bernard Wesphael sur le sujet.Pour Bernard Wesphael, le "déficit potentiel" du GP est de plus de 110 millions d'euros ces dernières années. Le parlementaire inclut dans ce "gouffre" les travaux de mise en conformité du circuit, les indemnités, les déficits, le non-retour de la TVA vers la Région, etc.Le montant est faux, a ricané Michel Daerden, regrettant que le parlementaire évoque un "déficit potentiel". Il a rappelé que les travaux, d'un montant de 27,5 millions d'euros, étaient à charge de l'Intercommunale du Circuit. Il a confirmé les déficits, et a précisé que celui de 2008 était dû notamment à une baisse du nombre de spectateurs.Le ministre a rappelé qu'une somme de 12 millions d'euros avait été confiée à la Sogepa en 2006 pour couvrir les pertes du GP 2007 et des suivants."Il n'y a aucune ligne dans la préparation du budget 2009 qui est consacrée à une intervention pour le Grand Prix", a précisé Michel Daerden, s'interrogeant sur la légitimité de l'organisation d'un GP."Faut-il consacrer 3 millions d'euros à cet événement? C'est ça la vraie question politique qu'on peut se poser... Et dans l'état actuel des choses, la réponse est oui", a-t-il conclu.
© La Dernière Heure 2008

09 septembre 2008

Elio Di Rupo, Didier Reynders : chassé-croisé

Boulevard de l’Empereur, lundi, 11 h 45, fin du bureau du PS, Elio Di Rupo réplique à Didier Reynders (et à ses propos du week-end), sans le nommer. Avenue de la Toison d’Or, 12 h 45, fin du bureau du MR, Didier Reynders poursuit son offensive, tout en se défendant de s’en prendre particulièrement au PS…
1Comment va la Wallonie ? Pour Reynders : mal. Pour Di Rupo : beaucoup mieux.
Toujours dans le ton de son interview au Soir samedi, le président du MR ne s’en cache pas : « Nous n’allons pas nous fondre dans une espèce de consensus qui voudrait faire croire que tout va bien ! » Certes, concède Reynders, « il y a depuis longtemps beaucoup de réussites en Wallonie. » Mais « il faut réduire les écarts entre sous-régions du Sud, Bruxelles et le Nord ». Et « remettre à l’avant-plan le goût de l’effort, de l’excellence et les capacités de développer des talents ».
Et de citer en exemple la réussite du Brabant wallon, qu’il voudrait étendre au reste de la Wallonie. Grâce à cette clef de la réussite qu’est « l’ancrage de la Wallonie et de Bruxelles ». Or, « il n’y a pas un mot sur Bruxelles dans le plan Marshall ».
Le président du PS recadre. La Wallonie ? « Un redressement spectaculaire ! La région est entrée dans le “top 5” du Financial Times, où l’on ne trouve pas forcément des conseillers des partis socialistes ! » Le plan Marshall ? « Le nom n’est pas de nous, un journal flamand l’a baptisé comme ça, rien à voir avec l’aide extérieure ou l’assistance (dixit Reynders, NDLR), c’est un plan qui produit des résultats remarquables, la Wallonie avance à la vitesse de la lumière. » Les indicateurs : « En 2007, le chômage a diminué de 8 %, 70 sociétés étrangères ont élu domicile chez nous, le nombre de jours de grève s’est élevé à 27.000 contre 70.000 au Nord. » Donc : « Il est temps de sortir des clichés sur la Wallonie, en Flandre comme chez nous, d’évoluer. » Morale de l’histoire : « Il faut savoir aimer sa région, en être fier. »
2 La campagne électorale 2009 a-t-elle débuté ? Didier Reynders le dit sans ambages : « Oui, elle est lancée ! » Et si son discours sur le mal wallon ne plaît pas à certains dirigeants, « ce n’est pas grave. La Région, ce n’est pas une personne, ni un parti. Le débat portera sur un changement profond de politique. » En Wallonie comme en Communauté française, le MR mènera pleinement son « rôle d’opposition ». Annonçant ses lignes de front : enseignement, gouvernance, urbanisme, sport…
Elio Di Rupo a-t-il le sentiment lui aussi d’être entré en campagne ? Non, mais oui. « Nous serions tous bien inspirés si la campagne pouvait être intense dans les deux ou trois derniers mois avant les élections de juin 2009. Jusque-là, il importe de gouverner avec le sérieux qui s’impose. » Autre version : « Ce serait bien que la campagne réelle débute autour de Pâques. » Entre l’« intense » et la « réelle », la campagne tout court a débuté.
3 Et les négociations communautaires ? Pour l’heure, Didier Reynders s’intéresse au plan de table. Et relève deux éléments positifs dans la nouvelle position du gouvernement flamand : il accepte la présence de représentants bruxellois ; et « il vient à table sans calendrier ni échéancier ». Pour les convives francophones, outre la représentation de chaque niveau de pouvoir, Reynders exige celle des « différents partis en fonction de leur poids » – lui n’est pas candidat. Car : « Le MR ne se sent pas représenté par les gouvernements de la Communauté française ou de la Région wallonne. »
Elio Di Rupo la joue « au-dessus de la mêlée ». Florilège : « Surtout, pas d’invectives », « Ayons la volonté d’aboutir », « Soyons constructifs », « Respectons-nous ». Concrètement : les francophones désigneront ensemble leur délégation ; tous les partis seront à la table ; l’important est de participer à ces négociations qui permettront à Leterme Ier d’agir, lui, sur le socio-économique.

Le chômage a atteint le seuil des 15 % en Wallonie
Le taux de chômage a atteint le seuil symbolique des 15 % en Wallonie au mois d’août, selon les données fournies ce lundi par le Forem. En août 2007, cet indicateur était de 15,9 %.

La région wallonne comptait fin août, 228.703 personnes au chômage, ce qui représente 15 % de la population active. En détails, il y avait, 209.091 demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations (dont 2.168 en Communauté germanophone) et 19.612 jeunes en stage d’attente (dont 360 en Communauté germanophone).
Le nombre de demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations et de jeunes en stage d’attente a diminué de 5,9 %, soit 14.259 personnes en moins, par rapport à la même période en 2007. Il y avait 55 % de femmes, et 24 % de personnes âgées de moins de 25 ans, selon les chiffres fournis par le Forem.

28 août 2008

70 % des allocations de CPAS aux francophones

Moins d’un tiers des allocations accordées par les CPAS sont payées aux bénéficiaires habitant en Flandre, contre 70 % en Wallonie et à Bruxelles, d’après les quotidiens De Standaard et het Nieuwsblad.
La Flandre compte 40.682 bénéficiaires de l’intégration sociale des CPAS (revenu d’intégration sociale et mise au travail), soit à peine 30 % du total des bénéficiaires (132.434), alors que le Nord du pays est habité par 60 % de la population totale. Bruxelles, qui couvre 10 % de la population belge, comptabilise 33.726 bénéficiaires, soit 25 % du total des bénéficiaires. La Wallonie, avec 30 % de la population totale, compte 58.026 bénéficiaires (44 %).
Au cours des quatre dernières années (2003-2007), le nombre de bénéficiaire en Flandre a diminué de 5 %, alors que dans le même temps, il a augmenté en Wallonie (+10 %) et à Bruxelles (+22 %).
Le secrétaire d’Etat à la Lutte contre la pauvreté, Jean-Marc Delizée (PS) nuance toutefois, dans De Morgen, ces chiffres utilisés par la NV-A.
« Il n’est pas logique de comparer la Flandre avec une ville comme Bruxelles », indique la porte-parole de M. Delizée. « Par ailleurs, il y a en Flandre des communes ou des régions où le nombre de bénéficiaires est plus important que dans des communes et provinces wallonnes », poursuit la porte-parole, ajoutant que c’est une des priorités du secrétaire d’Etat d’aider les bénéficiaires d’allocations à trouver un emploi.

03 août 2008

La Wallonie, terre d'accueil pour un million de Flamands

Chaque année, de plus en plus de Flamands franchissent la frontière linguistique et s'installent en Wallonie, attirés par les prix de l'immobilier nettement plus intéressants. La Wallonie compterait même un million de Flamands, selon l'Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre, rapporte samedi La DH, qui pour le coup titre à la "Une" en néerlandais: Wallonië waar 1 miljoen Vlamingen thuis zijn.
Selon le quotidien, il y a chaque année de plus en plus de Flamands qui décident d'émigrer vers la Wallonie pour y trouver une habitation à un prix plus abordable qu'en Flandre, mais aussi un accueil et un environnement plus vert. Ainsi, à Jodoigne par exemple, on enregistre une augmentation annuelle de l'ordre de 10% de Flamands ayant décidé de s'y établir. En l'absence de recensement, il est difficile d'avancer un chiffre précis. Une étude de la Confédération flamande de l'immobilier (CIB) fait état de près de 250.000 Flamands ayant optés pour la Wallonie en 2006. Pour l'Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), il y aurait même un million de Flamands installés en Wallonie ce qui, si on déduit le nombre d'étrangers, signifierait qu'un Wallon sur trois est...un Flamand, souligne le journal.

13 juin 2008

Les Flamands émigrent en Wallonie

Le nombre de Flamands qui partent habiter en Wallonie, augmente à vue d’œil, selon une étude immobilière récente. Poussés par les prix élevés au nord du pays, ils traversent la frontière linguistique pour chercher une maison à un prix abordable.
Rien qu’à Jodoigne et Flobecq, leur nombre augmente, chaque année, de 10 %, révèle une récente étude de la Confédération flamande des immobiliers (Vlaamse Confederatie van Immobiliënberoepen – CIB), reprise vendredi dans Het Nieuwsblad et De Standaard.
Les communes de Hannut et Beauvechain sont également très populaires auprès des Flamands, même si la tendance semble s’y stabiliser. Pour les demandes de constructions, les communes de Grez-Doiceau, Hannut et Jodoigne sont particulièrement prisées par les candidats acheteurs flamands. Certaines communes rencontrent un tel succès que les terrains à vendre commencent à se faire rares.
Selon les chiffres officiels les plus récents, 242.876 Flamands ont immigré en 2006 vers une autre Région belge. « La tendance contraire, les Wallons qui s’installent en Flandre, est moins visible », affirme Luc Machon de la CIB.
Les prix de l’immobilier en Wallonie, moins élevés que dans le nord de la Belgique, sont la principale raison de cette migration flamande. « Une maison de deux ou trois chambres peut être trouvée en Wallonie pour un prix variant de 175.000 à 285.000 euros. En Flandre, on paie vite 470.000 euros, soit près du double, pour le même type de bien. L’argument de l’accessibilité joue aussi. Depuis les territoires wallons proches de la frontière linguistique, on accède rapidement aux plus grandes villes », ajoute M. Machon.

22 mai 2008

Wallonie picarde en chantier : Une région derrière le nom

La Wallonie picarde en chantier (I)

UN VÉRITABLE plan marketing est lancé pour que la Walpic devienne une réalité tant en interne qu'en externe.
Pour être connue, la Wallonie picarde doit se vendre. A l'heure de la communication à outrance, la stratégie doit être étudiée et parfaitement maîtrisée pour arriver à l'objectif final : véhiculer l'image d'un territoire unique, fort et cohérent tant au sein de la population et des acteurs institutionnels qu'à l'extérieur.
Les membres du conseil de développement ont bien saisi l'importance de cette étape et ont décidé de lancer un plan marketing digne de ce nom. Une mission prise en charge pour l'heure par l'intercommunale Ideta qui a travaillé avec un bureau spécialisé pour lancer les prémisses d'une véritable campagne de promotion de la Wallonie picarde. Plusieurs outils ont déjà été mis en œuvre et d'autres suivront au fur et à mesure que le travail de communication montera en puissance. « Notre premier moyen de promotion est ce nouveau nom, Wallonie picarde, explique Alexandre Valée, chargé de communication chez Ideta. Le choix du vocable sera toujours contesté et le fait qu'il ait été apporté par Rudy Demotte lui conférera toujours une connotation politique. Mais désormais, ce nom commence à percoler et le débat s'éteint progressivement. Tous ont compris qu'il s'agissait bien plus qu'une question de vocabulaire. »

Désormais, il faut convaincre le grand public d'intégrer l'appellation et surtout de comprendre à quoi il correspond. « Il faut persuader les habitants de la région que derrière le terme Wallonie picarde, il y a un moteur de développement qui s'est mis en marche et que tous peuvent en être les acteurs. »

Un logo et un slogan
La Wallonie picarde doit envahir les oreilles et capter l'attention. Pour cela, elle s'est dotée depuis janvier d'un logo et d'un slogan : « du cœur et du talent ». « Le logo apparaîtra progressivement dans l'univers visuel des gens. Par exemple, les deux intercommunales de développement économique envisagent une signalétique commune pour les accès aux zones d'activités économiques de Wallonie picarde. » De l'affichage routier aux papiers à en-tête des institutions en passant par divers produits marketing, les possibilités d'utiliser ce logo sont multiples et variées.
Mais à côté des outils techniques, la Walpic mise aussi sur son capital humain pour se faire connaître. Ainsi, le 16 mai, une charte d'ambassadeur sera proposée à la signature des membres du conseil de développement. Ces propagandistes d'un genre nouveau auront pour mission de faire connaître la région et ses atouts partout où elle peut l'être. Dans le même ordre d'idées, des personnes-relais seront choisies dans les régions voisines (Lille, Flandre, Bruxelles mais aussi les Pays-Bas ou le Kent) pour intensifier les échanges et même intéresser d'éventuels investisseurs.
Une communication vers l'extérieur qui utilise comme premier vecteur, le tourisme. Les deux Maisons du Tourisme (Tournaisis et Picardie) travaillent d'ailleurs main dans la main pour véhiculer l'image d'un territoire unique et ce, à travers la participation commune à des salons ou via l'édition de brochures.
Pour le conseil de développement, c'est sûr : la Wallonie picarde peut se différencier des autres régions européennes par la qualité de ses atouts territoriaux, qu'il s'agisse de son patrimoine, de ses paysages, de ses zones d'implantations économiques, de son équipement ou de ses acteurs. Alors autant le faire savoir et pour cela, tous les moyens sont bons. Mais une coordination des initiatives est indispensable pour éviter qu'elles ne partent dans tous les sens et ne dévient de leurs objectifs initiaux : rendre la population fière de participer au développement de son territoire, favoriser la consommation touristique et rendre la Wallonie picarde la plus séduisante possible aux yeux des investisseurs, des entreprises et même de ses futurs habitants.

16 avril 2008

Exportations wallonnes : l'Awex a le sourire

Les exportations wallonnes sont en hausse. La tendance observée ces dernières années se confirme donc. Avec toutefois des nuances... comme par exemple la progression de certains marchés et le tassement d'autres pays. C'est ce qui ressort des chiffres dévoilés ce mardi, par l'AWEX, l'Agence wallonne à l'exportation.

VIDEO• Les exportations wallonne continuent de progresser
10,1 % d'exportation wallonnes au cours des 9 premiers mois de 2007 par rapport à l'année précédente. C'est beaucoup mieux que la moyenne européenne. C'est mieux aussi que la Flandre... même s'il faut remettre ces chiffres en perspective puisque 4/5 des exportations belges sont toujours flamandes. La Wallonie rattrape donc son retard, en exportant principalement chez ses voisins. Par contre, son 1e marché hors Europe, les Etats-Unis, est en net recul d'une douzaine de pourcents. En raison notamment de la faiblesse du dollar et de la mauvaise conjoncture outre-Atlantique.

Mais cette baisse est un peu contrebalancée par la forte hausse enregistrée dans les exportations vers le quatuor que forment le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Près de 26% de mieux sur ces marchés en pleine boum. En termes de secteurs porteurs, le métal et la chimie confortent leur position, mais ils sont désormais rejoints sur le podium par les machines et équipements électriques et électroniques.

Enfin, les investissements étrangers sur le sol wallon sont sans cesse plus importants. L'an dernier, ils ont permis la création de près de 2000 emplois directs. Là aussi, la tendance est donc à la hausse….

31 mars 2008

La Wallonie convoitée par les investisseurs étrangers

L'information n'est pas totalement neuve, mais vient encore d'être confirmée par une étude réalisée par l'Economist Intelligence Unit (qui dépend du magazine « The Economist »). Cette étude, intitulée « World Investment Prospects to 2011 », classe la Belgique à la quinzième place d'une sélection mondiale de 82 terres d'investissement.
Bruxelles (L'Echo) - La Wallonie a une belle carte à jouer auprès des investisseurs internationaux. L'information n'est pas totalement neuve, mais vient encore d'être confirmée par une étude réalisée par l'Economist Intelligence Unit (qui dépend du magazine « The Economist »). Cette étude, intitulée « World Investment Prospects to 2011 », classe la Belgique à la quinzième place d'une sélection mondiale de 82 terres d'investissement. Le Danemark, la Finlande, Singapour, la Suisse et le Canada occupent le Top-5 du classement.Au niveau des investissements étrangers directs, la Belgique se classe au cinquième rang mondial et deuxième en Europe derrière l'Autriche. Elle pointe même à la première place des flux d'investissement par tête d'habitant.
Un grand potentiel
Si le document n'analyse pas la situation dans ses nuances régionales, les auteurs précisent néanmoins explicitement qu'au sein de notre pays, c'est la Wallonie qui offre aux investisseurs étrangers « le plus grand potentiel de croissance d'entre les trois régions ». Ceci rejoint la conclusion d'une autre étude récente, réalisée par Cushman & Wakefield et axée sur la logistique, qui classait les provinces de Hainaut et de Liège aux deuxième et quatrième rangs d'une quinzaine de régions européennes.

26 mars 2008

La Wallonie convoitée par les investisseurs étrangers

La Belgique occupe la quinzième place d'une sélection mondiale de 82 terres d'investissement, écrit mardi le journal L'Echo qui se base sur une étude intitulée World Investment Prospects to 2011 réalisée par l'Economist Intelligence Unit qui dépend du magazine The Economist.Le Top cinq de ce classement est occupé par le Danemark, la Finlande, Singapour, la Suisse et le Canada. Au niveau des investissements étrangers directs, la Belgique se classe au cinquième rang mondial et au deuxième en Europe, derrière l'Autriche. La Belgique arrive même première du classement en termes de flux d'investissement par tête d'habitant et troisième (deuxième pour l'UE) en ce qui concerne le flux d'investissement par rapport au PIB. Les auteurs précisent aussi qu'au sein du pays, c'est la Wallonie qui offre aux investisseurs étrangers "le plus grand potentiel de croissance des trois régions". Cela rejoint la conclusion d'une autre étude récente, réalisée par Crushman & Wakefield et axée sur la logistique qui classait les provinces de Hainaut et de Liège aux deuxième et quatrième rangs d'une quinzaine de régions d'Europe, rappelle L'Echo.

22 mars 2008

Le Wallon s'enrichit davantage

Les statistiques fiscales tirées des déclarations 2006 sont publiées

LE REVENU MOYEN par habitant progresse davantage en Wallonie qu'en Flandre. En cinq ans, ce revenu a augmenté de 27% au sud et de 23% au nord. Mais les disparités sous-régionales subsistent.


Le contribuable wallon s'est enrichi de 3,64 % en 2005. Il a fait mieux que le Flamand (+ 3,25 %) et surtout que le Bruxellois (+ 2,13 %), selon les dernières statistiques fiscales, publiées jeudi par le ministère de l'Economie.
La marche ascendante sudiste est constante, depuis cinq ans. Entre 2000 et 2005, le revenu par habitant a augmenté de 27 % en Wallonie, contre 23 % en Flandre et 16 % à Bruxelles.
A l'échelle nationale, hors inflation, le revenu net imposable moyen (1) a progressé de 3,27 %, pour atteindre les 13.655 euros par habitant… L'exercice précédent, la progression avait été plus modeste : + 2,4 %, à peine.
Le relèvement du niveau de rentrées reste peu significatif si on tient compte de la régression constante du pouvoir d'achat, depuis 2001, et de la flambée des prix de l'immobilier, des produits alimentaires et de l'énergie.
Comme pour les exercices fiscaux précédents, il faut rappeler que la moyenne nationale dissimule d'énormes disparités régionales : on relève à nouveau jusqu'à 40 % d'écart entre le revenu moyen de la région bruxelloise (plancher national, à 11.550 euros) et le plafond enregistré en province de Brabant flamand (16.153 euros).
Les disparités sont parfois presque aussi amples au sein d'une même région… En Wallonie, le contribuable brabançon déclare ainsi un revenu (15.535 euros) supérieur de près de 30 % à celui d'un habitant du Hainaut (12.030 euros).
La disparité maximale oppose à nouveau Saint-Josse à Laethem-Saint-Martin (Flandre-Orientale), qui occupait déjà le premier rang, précédemment. Un habitant de « la commune la plus pauvre du pays » déclare pratiquement trois fois moins qu'un citoyen de Laethem…
Enfin, parmi les vingt entités qui affichent le plus bas niveau de revenus, on relève nombre de communes bruxelloises et hennuyères. Les vingt communes « les plus riches » sont toutes flamandes, à l'exception de Lasne et Rhode-Saint-Genèse.


(1) Le total des revenus nets (professionnels, immobiliers, capitalistiques, etc.), moins les dépenses déductibles.

Résultats complets sur http://www.statbel.fgov.be/home_fr.asp

20 mars 2008

« La Wallonie ne craint pas l’autonomie »

« Nous n’avons pas peur de l’autonomie. Il faut faire taire toute ironie qui dit que les Wallons ont peur de se prendre en main », a déclaré le ministre-président wallon, Rudy Demotte, ce mercredi devant le parlement wallon, lors du débat initié par son prédécesseur Jean-Claude Van Cauwenberghe sur la position de la Wallonie dans le débat institutionnel.

Les instances régionales sont partagées sur la question de savoir si la question doit être débattue uniquement dans le groupe de travail Wallonie-Bruxelles, ou si elle doit faire l’objet de discussions au parlement wallon. « La légitimité démocratique réside dans un parlement et non pas dans un groupe de travail », a remarqué M. Van Cauwenberghe, s’opposant ainsi à Michel de Lamotte (cdH), mais rejoint dans ses propos par Serge Kubla (MR).
Le ministre-président a pour sa part souligné que la réflexion ne devait pas se tenir dans un lieu unique. Il a précisé qu’il s’était forgé une opinion, entre la réforme défendue par Marc Uyttendaele et le Manifeste pour des Etats-généraux de Wallonie. « La Wallonie a son administration, son parlement, son gouvernement, son budget et sa capacité à se prendre en main », a-t-il souligné, invitant les partis démocratiques à prendre contact entre eux pour établir une position commune sur le sujet.

M. Van Cauwenberghe s’est finalement félicité d’avoir mis le débat sur le tapis au parlement. « Et je vois que M. Demotte devient plus régionaliste que moi… C’est un bonheur de faire des émules et de voir que le corpus de la pensée wallonne de M. Demotte s’enrichit », a-t-il conclu, rappelant que sa volonté n’était pas un « repli wallon » mais bien une « volonté de s’entendre avec Bruxelles, dans le respect des compétences des uns et des autres ».

03 mars 2008

Chômage en baisse en Wallonie mais surtout en Flandre

La Wallonie a atteint en février dernier un nouveau niveau plancher de son taux de chômage, selon les statistiques divulguées par le Forem. En février, le taux de chômage est arrivé au seuil des 15 %, contre encore 16,2 % pour le même mois en 2007. Ces chiffres viennent compléter ceux envoyés vendredi par le ministre wallon de l’Emploi, Jean-Claude Marcourt. Dans le même temps, la Flandre a vu son nombre de demandeurs d’emploi diminuer de 11,6 % en février dernier par rapport à février 2007. Il y avait un total de 164.182 demandeurs d’emploi fin février dernier, selon les chiffres publiés par le ministre flamand de l’Emploi Frank Vandenbroucke. Le taux de chômage atteint ainsi en février 5,75 % : 4,97 % chez les hommes et 6,7 % chez les femmes.

13 février 2008

Réforme de l’attribution des logements sociaux

RédDepuis le 1er janvier, les candidats à un logement social en Wallonie disposent d’un formulaire unique pour introduire leur demande. Le ministre du Logement, André Antoine, veut mettre un terme de cette façon aux candidatures introduites auprès de plusieurs sociétés qui entraînaient à chaque fois l’ouverture d’un dossier spécifique et qui compliquaient considérablement l’attribution des logements.
Les sanctions en cas de refus d’un logement par le candidat sont également renforcées. Il ne pourra pas se réinscrire auprès de la société qui lui a proposé le logement et devra attendre six mois pour s’inscrire auprès d’une autre société.
Cette mesure s’inscrit dans un arrêté publié au début de l’année rassemblant les dispositions éparses qui régissent le secteur. Le texte contient d’autres réformes. Il met notamment en oeuvre le principe des baux à durée déterminée dans le logement public. Désormais, les nouveaux baux seront conclus pour une durée de 9 ans renouvelable et résiliable tous les trois ans dans certaines conditions, entre autres si les revenus du ménage dépassent un certain plafond ou si le logement n’est plus proportionné à la composition du ménage.
Ce dernier critère permettra de donner plus de poids à la notion de « logement proportionné ». Il est en effet fréquent que des personnes occupent un logement dont la taille ne correspond plus à leur situation familiale et refusent de le quitter alors qu’un autre logement leur est proposé.
De nouveaux critères sont également introduits dans le système des points qui permettent de classer les candidatures par ordre d’importance.
Les personnes qui quittent un logement à cause de violences conjugales sont intégrées dans la première catégorie. Les handicapés ou les personnes qui ont un handicapé à leur charge verront leur nombre de points augmenter.
Chaque société de logement aura la possibilité d’avoir un règlement supplétif pour se consacrer à des priorités supplémentaires. Il sera ainsi possible de mieux tenir compte des personnes qui quittent un logement de transit, qui doivent être proches d’un centre médical, dont c’est le premier logement, etc.
Le texte consacre encore l’effort de dépolitisation du secteur.
Les comités d’attribution des logements ne pourront plus compter d’élus, les possibilités de dérogation dans l’attribution sont limitées aux cas de force majeure, les administrateurs sont tenus de respecter un code de déontologie, etc.
Au 1er février, on comptait sur la liste d’attente du logement social en Wallonie 39.383 candidatures, déposées surtout par des ménages monoparentaux : 19.851 étaient signées des femmes seules et 9.737 étaient des hommes seuls. On relève également 5.136 dossiers de candidatures qui comprenaient une personne handicapée.
Les revenus moyens des candidats sont évalués à 11.781 euros. Un tel constat amène, selon le ministre, à nuancer certaines affirmations politiques. « J’ai entendu dire un groupe politique (le MR, NDLR) qu’il fallait vendre les logements sociaux. Comme cela, ils seront mieux gérés. Mais avec 11.000 euros, il n’est pas simple de payer une maison », a souligné M. Antoine.

04 janvier 2008

Riche, la Flandre prépare l’avenir

EN BONI DE 779 MILLIONS, la Flandre liquidera sa dette, fin 2008.
Elle thésaurise en vue de nouvelles régionalisations.
La Flandre est la Région la plus riche du monde, le gouvernement flamand nage dans l’argent », écrivait Het Laatste Nieuws, la semaine dernière. Le Nord du pays exulte. Son ministre des Finances, Dirk Van Mechelen (Open VLD), a annoncé que l’excédent budgétaire de 2007 s’élève à 779 millions d’euros et que la dette est passée de 6,6 milliards, en 1999, à 238 millions, en 2007. Fin 2008, cette dette devrait être intégralement remboursée aux banques.
Notons que la dette actuelle de la Région wallonne s’élève à 4,3 milliards et celle de la Région bruxelloise à 1,8 milliard.
En 2009, année des élections régionales, chaque Flamand « qui travaille dur », promet le ministre des Finances, bénéficiera d’une réduction d’impôts de 200 euros, quels que soient son statut et son niveau de revenu.
Dirk Van Mechelen attribue ces bons résultats à la « bonne gouvernance flamande » : une diminution de la dette couplée à une hausse prudente des dépenses – très inférieure à la norme autorisée par le Conseil supérieur des finances – et à un étalement du remboursement des investissements.
Première raison de la prospérité flamande : une croissance économique supérieure à 2 %, ces trois dernières années.
Deuxième raison, les effets des accords du Lambermont. Conclus en 2001, à la demande des francophones, ils ont refinancé les Communautés et Régions. Mais ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre.
Troisième raison de l’opulence flamande : la réforme des droits d’enregistrement et de donation. Qui ont entraîné une hausse de recettes. La cagnotte totale des principaux impôts régionaux (taxes d’immatriculation, infractions routières, droits d’enregistrement, de donation et de succession) est passée de 3,95 milliards, en 2006, à 4,26 milliards, en 2007.
Quatrième raison : des transferts financiers accrus de l’Etat fédéral. Chaque pour cent de croissance économique introduit 169 millions supplémentaires dans le circuit régional.
Que compte faire la Flandre de cette manne ? Dans l’immédiat, 250 millions seront injectés dans le fonds des soins de santé et le fonds de vieillissement, notamment. 612 millions seront transférés aux communes pour leur permettre d’alléger la charge de la dette, à la condition qu’elles s’engagent à ne pas augmenter leurs impôts en 2008.
La Flandre va également alimenter son « Fonds d’avenir », destiné au financement des nouvelles compétences qu’elle espère hériter de la prochaine réforme de l’Etat. La Flandre souhaite la régionalisation du marché de l’emploi et celle de l’impôt des sociétés. Son « trésor de guerre » pourrait passer de 360 à 500 millions d’euros.

Fin 2007, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi
Fin décembre, la Flandre comptait 171.297 demandeurs d'emploi, ce qui représente un recul de 12 pc par rapport au même mois de 2006, et son taux de chômage s'élevait à 6,05%, selon les chiffres diffusés jeudi par le ministre régional de l'Emploi, Frank Vandenbroucke (sp.a).Dans le détail, le chômage des femmes a davantage régressé que celui des hommes (-13,9% contre -9,7%). En chiffres absolus, les demandeuses d'emploi restent néanmoins les plus nombreuses, avec un taux de chômage de 7,11% contre 5,19% pour les hommes.Autre baisse: celle des demandeurs d'emploi de moins de 25 ans (-12,6 %) alors que le recul parmi les plus de 50 ans est resté limité à 3,1%. Enfin, les reculs les plus significatifs ont été enregistrés à Tongres, Hasselt et Turnhout tandis que les pertes d'emplois chez VW Forest et ses fournisseurs ont pesé sur les chiffres de villes telles que Alost, Vilvorde, Hal ou encore Termonde.

Le chômage en baisse en Wallonie en 2007

Le chômage continue de baisser en Wallonie. Selon le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, près de 25.000 demandeurs d'emploi wallons sont sortis du chômage en 2007.Fin décembre 2007, le nombre total des Demandeurs d'Emploi demandeurs d'allocations (DEDA) et des jeunes en stage d'attente, en Région wallonne, s'élevait à 221.537 unités, contre 244.853 fin 2006. Le nombre de Demandeurs d'Emploi Inoccupés (DEI) est pour sa part passé de 269.022 fin 2006 à 245.929 fin 2007.Selon Jean-Claude Marcourt, "cette embellie, encore nettementinsuffisante, est liée à une conjoncture favorable, mais aussi à toutesles mesures prises dans le cadre du Plan Marshall et dont les effets ont commencé à se faire sentir". Pour le ministre, ces résultats sont des encouragements pour poursuivre la politique mise en place au niveau de l'emploi en Wallonie.

27 octobre 2007

Les Wallons plus dépensiers que les Flamands pour les cabinets ministériels

Les Wallons consacrent 2,74 fois plus de moyens aux cabinets ministériels que les Flamands, montre un étude du professeur Robert Deschamps (FUNDP Namur), dont fait état samedi La Libre Belgique. Le fait que la Flandre ne dispose que d'un seul gouvernement pour deux exécutifs fédérés du côté francophone joue. Si la Flandre dépense moins pour les cabinets ministériels, elle consacre davantage de moyens à l'administration qui ferait des missions confiées d'ordinaire aux cabinets ministériels en Wallonie.
L'étude montre que l'écart entre la Flandre et la Wallonie s'est accru entre 2004 et 2007.
L'étude du professeur Deschamps sur les budgets 2007 montre que les priorités en Wallonie et en Flandre sont différentes. En matière de formation professionnelle, pour un euro dépensé en Flandre, il y en a 2,34 en Wallonie.
En matière économique, il y a un poste budgétaire où la Wallonie dépense moins que la Flandre. En proportion, les subsides du sud en matière de soutien à la recherche appliqué sont 30% inférieurs à ceux de la Flandre.

POLITIQUE sam 27 oct

22 octobre 2007

Marshall vendu aux Américains

Une réunion est prévue avec des sociétés des USA.
Et le Speeddating sera au centre d'une campagne de communication Bon Plan

Ils s'appellent Sabine et Marc. Et ils ont un Bon Plan . "Sabine est une femme à suivre. Elle a de l'ambition. Et un avenir. Grâce au Plan Marshall, Sabine a pu concrétiser son plan pour l'avenir : elle a suivi une formation en comptabilité et a pu parfaire son néerlandais lors d'un stage en immersion", dit la publicité.

La nouvelle campagne de communication du Plan Marshall change de ton et, en TV, elle mise sur le Speeddating. Elle est à découvrir dès aujourd'hui : "L'idée est de travailler sur un ton décalé. Nous avons moins de moyens que les grandes sociétés, nous devons donc être créatifs ", résume Rudy Demotte, le Premier des Wallons. "On doit rendre le Plan Marshall plus accessible aux Wallons. On interpelle les citoyens sur des dossiers concrets comme le Plan langues ou le dynamisme des entreprises. On veut montrer que le Plan Marshall touche tout le monde."
L'homme fort du PS au gouvernement wallon est clair : "Le Plan Marshall n'appartient pas qu'au monde politique, loin de là. Les entreprises ont un rôle à jouer aussi ".
Et Demotte de dire aux Wallons : "Le Plan Marshall, c'est vous. C'est ce que vous en ferez".
Ce n'est pas un peu démagogique ? "Non, le redressement de la Wallonie passera par l'énergie et le travail de tous. On ne peut donner un autre message."
Que pensent les Flamands du Plan Marshall ? "Ils trouvent l'initiative intéressante. Mais je crois que nous devons agir aussi sur les clichés que les Flamands ont sur nous. Je vais poursuivre mes visites en Flandre. Il faut qu'ils comprennent que la Wallonie est une terre d'atout. D'ailleurs, de nombreux patrons flamands le savent puisqu'ils investissent chez nous."
Même les Américains semblent intéressés par le Plan Marshall. Vous allez bientôt parler devant l'AmCham Belgium, la chambre de commerce américaine en Belgique ? "Je veux que l'on vende l'image de la Wallonie à l'extérieur. Si on suscite l'intérêt des sociétés à l'étranger, on ne peut pas laisser passer une opportunité."
En quelque sorte, le Plan Marshall retourne chez lui...

18 octobre 2007

Nouveau plan stratégique pour Arcelor-Mittal à Liège

MAJ 18/10/07

La Wallonie respectera ses engagements pour le CO2


Arcelor-Mittal a annoncé qu'il voulait relancer la phase à chaud de Cockerill pour répondre à la demande mondiale d'acier en pleine explosion.

La Région wallonne respectera ses engagements en matière de réduction d'émissions de CO2, voire les dépassera, a répété mercredi le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen, en réponse à des interpellations à propos de la relance du Haut fourneau n°6 à Liège.
Arcelor-Mittal a annoncé qu'il voulait relancer la phase à chaud de Cockerill pour répondre à la demande mondiale d'acier en pleine explosion. Techniquement, la phase à chaud peut produire jusqu'en 2015 mais le sidérurgiste est confronté à une difficulté de taille: les quotas de CO2. Ils sont suffisants jusqu'en 2009, année au cours de laquelle le deuxième Haut fourneau liégeois (HFB) devait être fermé. Au-delà, le plan wallon d'émissions de CO2 n'intègre pas cette relance et risque d'être insuffisant.
L'une des solutions réside dans l'octroi de quotas d'émission de CO2 supplémentaires mais, pour être mise en oeuvre, elle requiert l'aval de la Commission européenne et son accord paraît très compromis. Le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, a répété lundi, par la voix de son porte-parole, qu'il n'augmenterait pas le nombre de quotas de CO2 alloués à la Belgique.
Une autre solution résiderait dans le plan wallon lui-même, qui prévoit une réserve pour permettre aux industries de procéder à des nouveaux investissements. Or, cette réserve a été constituée après une consultation des entreprises sur leurs projets qui ont ensuite été quantifiés en quotas de CO2. Le maintien de la phase à chaud liégeoise, très grosse émettrice de CO2, risquerait de manger l'essentiel des réserves au détriment des autres entreprises.

M. Lutgen a expliqué mercredi qu'il n'entendait pas les pénaliser. "J'ai autant d'attention pour les entreprises de Liège que pour les entreprises d'ailleurs. Il y a lieu d'être rigoureux et loyal, et de ne pas créer de distorsion de concurrence. Il n'est pas question de faire demain des choix intra-wallons au détriment de certaines entreprises", a-t-il averti.
Dans les rangs du cdH, l'on a clairement incité à la prudence face à la relance du haut fourneau n°6 à Liège. "Ne donnons pas de faux espoirs", a lancé le chef de groupe Michel de Lamotte. Le député Louis Smal, ancien leader syndical des métallos liégeois de la CSC, a incité le gouvernement à se montrer combattif face à l'Europe. "Ca va être très dur de convaincre les ministres européens", a-t-il ajouté.

Une interrogation s'est également fait jour au cours du débat: des promesses inconsidérées d'obtenir des quotas de CO2 supplémentaires n'auraient elles pas été faites à Arcelor Mittal par des responsables politiques wallons? Si le sidérurgiste a annoncé qu'il rouvrirait le haut fourneau, "c'est parce que des ministres lui ont fait comprendre que des quotas pouvaient être obtenus", a fait remarquer M. Smal. "Il aurait peut-être été préférable de ne rien promettre avant les élections", a dit Caroline Cassart (MR).
Dans les rangs écologistes, le député Bernard Wesphael a dénoncé l'aveuglement du gouvernement qui n'aurait pas vu à temps les possibilité de développement de filières permettant d'économiser le CO2.
Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, n'était pas présent pour répondre à l'interpellation. Plusieurs députés ont déploré cette absence.



CO2 : l'Europe ne fera pas d'exception pour Arcelor-Mittal

Le ministre wallon de l'Economie a rencontré lundi, le commissaire européen en charge de l'Industrie. Jean-Claude Marcourt venait plaider une exception au plan Kyoto de la Wallonie en faveur d'Arcelor-Mittal. Le sidérurgiste désire prolonger la vie de sa phase à chaud liégeoise et même rouvrir le haut fourneau de Seraing fermé en 2003, mais la Wallonie ferait alors exploser les quotas d'émission de CO2.…

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La Commission a mis les points sur les "i" lundi midi. Certes le commissaire en charge de l'Industrie a confirmé à Jean Claude Marcourt qu'il souhaite voir les industries à haute intensité énergétiques demeurer en Europe vu leur rôle important dans l'économie, mais il l'a aussi encouragé à renforcer ses contacts avec le commissaire en charge du dossier, c'est à dire le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas. Stavros Dimas, lui, est tout disposé à rencontrer la Région wallonne, sa porte-parole l'a répété lundi midi, mais uniquement pour lui expliquer les alternatives qui s'offrent à elle.

La Wallonie a le choix. Soit Arcelor-Mittal achète des quotas de CO2 supplémentaires. Soit en échange du surcroît de pollution, elle finance des projets de technologie propre dans le tiers monde des solutions coûteuses dont Arcelor-Mittal ne veut pas. Soit, la Région wallonne redistribue les quotas autorisés. Autrement dit, elle en enlève à d'autres entreprises pour les redistribuer à Arcelor-Mittal. Une alternative évidemment difficile à faire passer.

Bref, pour la Commission, le dossier est clos : à la Région wallonne de rechercher la meilleure formule avec Arcelor-Mittal et dans les limites du plan Kyoto qu'elle a déposé.


Pour Arcelor-Mittal, les décisions de 2003, qui touchaient notamment la fermeture de la phase à chaud, ne sont plus d'actualité aujourd'hui. La demande mondiale en acier est en effet supérieure de 161 millions de tonnes aux prévisions de l'époque.
(belga) - Arcelor-Mittal a présenté ce mardi son nouveau plan industriel pour le bassin liégeois. Le groupe a notamment confirmé la relance de la phase à chaud, si un accord intervient quant à la disponibilité des quotas en CO2, et le recentrage des activités du froid vers les activités performantes. Une réduction de production sera ainsi réalisée à la branche "fer blanc", moins performante, mais celle-ci ne sera pas supprimée.
Pour Arcelor-Mittal, les décisions de 2003, qui touchaient notamment la fermeture de la phase à chaud, ne sont plus d'actualité aujourd'hui. La demande mondiale en acier est en effet supérieure de 161 millions de tonnes aux prévisions de l'époque.
Le haut-fourneau 6 de Seraing devrait redémarrer avant la fin de l'année. Il devrait au moins être opérationnel jusqu'en 2015. Le HFB d'Ougrée pourrait quant à lui fonctionner sans investissement majeur jusqu'en 2012. "Des actions seront menées afin d'amener les coûts de production au même niveau que les autres usines européennes du groupe", a expliquer Michel Wurth, le numéro 2 du groupe.
Arcelor-Mittal a annoncé son intention d'accroître sa production à Liège, pour atteindre 3,1 millions de tonnes en 2010. Pour accompagner cette relance, l'entreprise a besoin de nouveaux quotas d'émission de CO2. Les ministres Lutgen et Marcourt ont demandé à l'Europe de revoir les normes. La direction du groupe a fait savoir qu'elle n'achèterait pas ses quotas. "Nous n'allons pas réduire les coûts d'un côté pour dépenser l'argent de l'autre", a commenté Michel Wurth. Un appel va de nouveau être lancé vers l'Europe. "Nous sommes conscients de l'importance du respect environnemental. Mais il faut trouver un système généralisé pour l'ensemble des producteurs. Il faut une solution spécifique au secteur. On ne peut en tout cas pas imaginer qu'on n'aboutisse pas à une solution", a souligné M. Wurth.
Concernant le "froid", le nouveau plan industriel d'Arcelor-Mittal à Liège consiste à se concentrer sur les activités à haute rentabilité et à haute technicité, comme notamment la ligne prototype de développement du procédé de plasma sous vide. Par contre, les activités moins rentables, comme le packaging, seront réduites. Ainsi, la branche "fer blanc" verra sa production réduite de 100.000 tonnes dans le budget 2008.
Enfin, au niveau de l'emploi, il n'est pas exclu que des "transferts" soient effectués entre les activités du "froid" à la baisse et la relance du chaud. Le plan de prépensions qui avait été défini avec les syndicats en 2004 à la suite de l'annonce de la fermeture de la phase à chaud va en effet être remis sur la table. Le dossier sera évoqué dans le courant du mois avec les syndicats, a annoncé la direction.
18:41 - 09/10/2007 Copyright © L'Echo

CO2 : l'exécutif wallon appelle l'Europe au secours


Il a écrit à des commissaires pour avoir une réunion d'urgence. Il plaide la cause d'ArcelorMittal pour des quotas en plus.
Situation embarrassante pour la Région. Il y a quelques mois, devant l'euphorie de la relance du HF6, le ministre-Président de l'époque, Elio Di Rupo, et le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, avaient promis à Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, de lui trouver les quotas de CO 2 dont il a besoin pour relancer l'outil. Aujourd'hui, c'est le casse-tête chinois. Les réserves wallonnes prévues pour les nouveaux projets ou entrants ne suffiront même pas à satisfaire le groupe. Il rechignerait à ouvrir son portefeuille. La Région vient d'adresser une lettre aux commissaires européens Günter Verheugen (Entreprises/Industrie) et Stavros Dimas (Environnement) en demandant une réunion et en évoquant l'urgence. "ArcelorMittal envisage d'accroître sa production d'acier à Liège pour passer de 1 529 000 tonnes en 2005 à 3 170 000 tonnes en 2010, ce qui nécessite non seulement de maintenir l'exploitation du HFB durant 2008-2012, mais aussi de relancer celle du HF6. Cette décision nécessiterait une allocation supplémentaire de quotas pour la période 2008-2012 de 20 103 464 tonnes, soit 4 020 693 tonnes par an" , écrivent les ministres wallons Benoît Lutgen (Environnement) et Marcourt dans une lettre dont "La Libre" a eu connaissance. D'après eux, sans quotas supplémentaires, la Région serait forcée d'imposer une réduction de 30 pc des quotas alloués aux autres entreprises, "ce qui nuirait fortement à la compétitivité et au développement économique" des sociétés wallonnes. Sans compter la distorsion de concurrence qui les pénalisera au profit d'autres sociétés européennes. Contactés par nos soins, MM.Lutgen et Marcourt disent interpeller la Commission face à un problème lié à la façon dont elle veut appliquer les efforts relatifs aux objectifs de Kyoto. Ils rappellent que notre pays n'est pas le seul confronté au problème. Or, l'Europe a déjà indiqué à la Belgique de réduire son plan d'allocation initial de 7,61 pc.

Chaud devant !

05 octobre 2007

La Wallonie avantagée si l'impôt des sociétés était régionalisé

Une étude de la KUL affirme que la Wallonie pourrait financer une baisse de l'impôt des sociétés (ISoc) de 10% s'il était régionalisé. La Flandre ne pourrait se permettre qu'une baisse de 4%. C'est ce qu'annonce vendredi De Tijd. L'information est aussi évoquée par L'Echo.

Selon cette étude des professeurs Jozef Konings et Hylke Vandenbussche, il suffirait de remplacer les diverses aides aux entreprises octroyées actuellement par une baisse de l'impôt des sociétés.A l'heure actuelle, précisent les journaux, la Wallonie accorde plus d'aides à ses entreprises que la Flandre. La Région bruxelloise serait par contre la grande perdante en cas d'introduction d'une régionalisation de l'Isoc car elle ne pourrait pas offrir plus de 0,5% de réductions. (belga)

08 septembre 2007

150.000 euros de plus pour Lire et Ecrire

vendredi 07.09.2007, 19:11
Le ministre wallon de l’Action sociale, Paul Magnette, vient de conclure une convention de 150.000 euros avec l’asbl « Lire et Ecrire » afin de développer des actions d’alphabétisation à destination des publics non demandeurs d’emploi. Les ministres wallons Paul Magnette et Marc Tarabella (Formation) ont fait état vendredi de l’évolution de l’action des pouvoirs publics dans le sud du pays en matière d’alphabétisation. Le gouvernement wallon, qui s’est réuni jeudi, et le gouvernement de la Communauté française, qui s’est réuni vendredi, ont chacun fait le point de la situation à quelques heures de la journée internationale de l’alphabétisation qui a lieu samedi, le 8 septembre. Ainsi, les moyens annuels affectés à l’alphabétisation dans le cadre de l’insertion socio-professionnelle, de la formation et de l’action sociale s’élèvent à 4,5 millions d’euros dont 565.000 euros de subsides à l’asbl « Lire et Ecrire ».

16 juillet 2007

Des armes indiennes inquiètent la Wallonie

Si la réexportation vers la Birmanie d’hélicoptères militaires indiens AHL équipés de matériel wallon était vérifiée, cela constituerait un grave précédent en matière de rupture d’engagements internationaux, a déclaré le ministre-président wallon, Elio Di Rupo.
La déclaration d’Elio Di Rupo intervient alors que certaines ONG, dont Amnesty International, se sont inquiétées de voir des hélicoptères commandés par l’Inde livrés au Myanmar en Birmanie.
La Région wallonne avait déjà été avertie des inquiétudes d’Amnesty International en mars. Le ministre-président wallon avait immédiatement pris contact avec le ministre belge des Affaires étrangères afin d’évaluer la portée de ce risque. M. De Gucht avait indiqué que, dans l’état actuel des choses, aucune information officielle ne permettait de confirmer ces craintes et que le gouvernement fédéral ferait preuve à l’avenir d’une vigilance accrue sur cette question.

Amnesty a rendu un rapport ce lundi soulevant de nouveau le problème de la réexportation d’armes de l’Inde vers la Birmanie. L’ONG cite l’hélicoptère ALH, dont le système de lance-roquettes air-sol est l’œuvre de la société liégeoise Forges de Zeebrugge.
La société souligne qu’elle n’a pas encore fourni l’entièreté du système et qu’il est dès lors impossible de l’utiliser en l’état. Elle précise en outre que, si elle a en effet signé un contrat de développement avec la société indienne Hindustan pour l’intégration d’un système de roquette sur le ALH, elle n’a pas encore de contrat pour la livraison en série de ce type de produit, ni pour la livraison de munitions.
Le gouvernement wallon rappelle pour sa part que toute exportation vers un pays extérieur à l’OTAN ou assimilé comprend une clause explicite de non-réexportation de tout ou partie du matériel en provenance de Wallonie sauf avec l’accord écrit du gouvernement belge.
Pour ce qui concerne la licence d’exportation accordée aux FZ en novembre 2006, tant la Direction générale de HAL que le Gouvernement indien ont cosigné cette clause de non-réexportation. Ceci implique que seule l’entreprise publique HAL est autorisée à utiliser le matériel wallon et ne peut procéder à sa réexportation vers un autre destinataire qu’avec l’accord écrit du Gouvernement belge.
« Aucune demande allant en ce sens n’ayant été sollicitée, aucun accord n’a été octroyé », a souligné Elio Di Rupo, précisant que toute violation de cette clause aurait pour effet un retrait immédiat de la licence d’exportation vers l’Inde. Il souligne que le Gouvernement wallon demanderait en outre immédiatement au gouvernement fédéral belge d’intervenir au niveau de l’Union européenne afin d’envisager des sanctions éventuelles contre l’État indien qui n’aurait pas respecté ses engagements internationaux.
Le gouvernement wallon réinsiste auprès du ministre des Affaires étrangères sur la nécessité de faire toute la lumière sur l’utilisation finale du matériel wallon et ce, le plus rapidement possible. Il demande aussi les explications du gouvernement indien via son ambassade de Bruxelles.
(D’après Belga)