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01 mai 2008

Le PS à Liège, pour la solidarité et le Standard, contre le MR

A Liège, les socialistes ont placé le 1er mai sous le signe de la solidarité, de la crise institutionnelle mais également du sacre du Standard, grâce à Michel Daerden qui a reçu les ovations de la foule.

En ligne de mire des différents orateurs, le MR et plus particulièrement son leader, Didier Reynders, "l'homme qui parle à l'oreille des riches".
Les limites de la politique capitaliste désastreuse du MR"J'en ai marre des schtroumpfs grincheux qui critiquent sans proposer, j'en ai marre des schtroumpfs grincheux qui se plaignent sans cesse, j'en ai marre des schtroumpfs grincheux qui détruisent pour détruire", a lancé le bourgmestre liégeois, Willy Demeyer, tandis que la nouvelle secrétaire d'Etat à la personne handicapée Julie Fernandez-Fernandez évoquait les "bassesses" du MR.

Plus largement, les orateurs ont dénoncé les inégalités engendrées par la politique du MR, y opposant la solidarité réclamée par le PS dans tous les domaines. "La crise financière est la démonstration par l'absurde des limites du capitalisme. La droite détourne les biens collectifs en socialisant les pertes après avoir, évidemment, privatisé les profits. J'ai entendu certaines voix de droite raconter n'importe quoi en matière d'imposition, de solidarité interpersonnelle et de transferts. Peut-être pensent-ils que plus c'est gros, plus ça passe et qu'un discours populiste est forcément un discours populaire", a remarqué le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt.
Augmentation du coût de la vie : c’en est trop !Une meilleure qualité de vie pour tous a été évoquée par différents orateurs, dont le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, qui a rappelé qu'en un an, l'essence a augmenté de 12%, le pain de 13%, les œufs de 25%, le mazout de chauffage de 26% et les spaghetti de 27%. "C'en est trop", a-t-il remarqué, plaidant pour une augmentation du pouvoir d'achat via notamment l'augmentation des petits salaires et des pensions les plus basses, l'élargissement de la prime de rentrée scolaire et la réduction de la facture de gaz et d'électricité pour les plus revenus les plus bas.Exit la redevance radio-TVConcernant la fiscalité, évoquée par le président de la FGTB liégeoise, Marc Goblet, qui plaidait pour la défense de l'impôt progressif, Michel Daerden a confirmé qu'il mettrait tout en œuvre pour supprimer la radio-TV redevance.Les nuages communautaires au dessus du paysL'aspect institutionnel a également été évoqué par le vice-président wallon et son collègue Jean-Claude Marcourt. "La situation de notre pays est trouble. Notre pays a vécu une crise historique qui a duré plus de 6 mois et qui n'a pu être résolue que grâce au sens du devoir et des responsabilités du PS. Nous ne pouvions pas laisser la main à la droite, à un gouvernement antisocial", a expliqué Michel Daerden, regrettant un "nouvel amoncellement de nuages communautaires". "Bien malin qui peut dire quelle sera la situation politico-institutionnelle de la Belgique dans quelques mois, dans quelques semaines, voire dans quelques jours", a pour sa part souligné le ministre de l'Economie, réclamant la confiance des Wallons. Pour lui, l'organisation de l'Etat doit reposer sur les trois piliers que sont les trois Régions, avec leurs spécificités, et les passerelles que sont les Communautés.

29 avril 2008

Le MR enquête sur les mandats wallons

Le MR qui avait dénoncé la semaine dernière la façon dont la majorité, et en particulier le PS, traitait la fonction publique en Région wallonne et en Communauté française et qui avait réclamé un audit, exige la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, écrit Le Soir dans son édition de mardi.Le MR est "excédé par les informations qui circulent à propos de la sélection des futurs grands patrons de l'administration wallonne et des organismes d'intérêt public". Les réformateurs insistent sur le fait que ce n'est ni l'impartialité du bureau de sélection fédéral, le Selor, ni la compétence des candidats retenus qui est en cause mais bien "la politisation extrême des résultats". Ils demandent dès lors la mise en place d'une commission d'enquête.A la Région wallonne, cette demande sera formulée officiellement ce mardi par Willy Borsus en commission des Affaires intérieures et des Pouvoirs locaux. A la Communauté française, Françoise Bertieaux fera de même la semaine prochaine, écrit le journal.

17 avril 2008

Les bombes à retardement du gouvernement Leterme

« Définitif », vraiment, ce nouveau gouvernement ? Allons, donc ! Personne n'y croit. Au mieux, on retournera aux urnes fédérales en 2009. Et peut-être même dès cet automne.
Ceux qui sont chargés d'expliquer les termes de l'accord gouvernemental manquent décidément toujours de la rigueur la plus élémentaire. « Cet accord correspond, à concurrence de 99 %, à notre programme », a lâché Joëlle Milquet (CDH) au petit matin du mardi 17 mars, après une nuit de négociations. « Nous sommes satisfaits à 90 % », ont renchéri les libéraux. « 95 % de nos revendications ont été rencontrées », a résumé Elio Di Rupo (PS). Soit les responsables politiques sont fâchés avec les chiffres. Soit leurs programmes se confondent. Soit cet accord n'en est pas un. « Il s'agit tout juste d'un catalogue 3 Suisses », martèle le SP.A, resté dans l'opposition, aux côtés des verts francophones et flamands.
Derrière la glose exagérément optimiste du nouvel attelage Leterme Ier se cachent, en tout cas, bien des non-dits. Les quarante-trois pages du texte signé par les cinq partis de la majorité (PS, MR, Open VLD, CD&V/N-VA, CDH) ressemblent davantage à un missel pour premiers communiants, expurgé des promesses de paradis, qu'à un accord de gouvernement.
Or on sait que les intentions des uns et des autres sont loin d'être angéliques. Les Flamands n'ont pas renoncé à leur ambition d'obtenir une grande réforme de l'Etat. Les libéraux tiennent à leur réforme fiscale. Les socialistes veulent revaloriser les pensions. Comme il leur a été impossible de conclure un accord sur ces points délicats, faute de chiffres fiables relatifs au budget de l'Etat pour 2008, ils ont tout reporté à plus tard. A l'été.
Du coup, le texte comprend beaucoup de blancs lourds de sens. Et nombre de silences menaçants, qui révèlent deux choses. Un : malgré la trêve de façade, le pays reste ingouvernable, car cette majorité est « contrainte » et n'est pas issue, naturellement, des urnes. Deux : avec une économie en panne, des caisses vides, l'absence de consensus sur la réforme d'un modèle social dépassé, l'absence de vision commune sur un avenir commun, la tâche du gouvernement Leterme Ier est vouée à l'échec. Voici les plus grosses bombes qui jalonnent le chemin du Premier ministre.
1. BHV
Sous ces trois syllabes, il y a de la nitroglycérine. La scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est la revendication, fût-elle éminemment symbolique, de la Flandre, et ce depuis belle lurette. Dans les rangs francophones, on explique perfidement que l'on veut bien en débattre, mais à condition de discuter, conjointement, de l'élargissement de la Région bruxelloise et d'une consultation populaire dans les communes de la périphérie bruxelloise. Deux tabous absolus dans le nord du pays.
Rappelons-le également : les dernières élections communales se sont déroulées en octobre 2006 et, depuis, trois bourgmestres francophones de la périphérie attendent toujours leur nomination officielle. En fait de démocratie, il y a mieux à faire...
Pour faire bref : c'est le dossier le plus explosif du gouvernement Leterme Ier. En cas d'« accident » ou de manipulations incontrôlées, on ne donne pas cher de la peau du pays.
2. La réforme de l'Etat
Ne parlons même plus du « premier paquet », bouclé en février, composé de « zakouski » ou de « réformettes », c'est selon, et qualifié d'« anecdotique » par Didier Reynders lui-même. Le second paquet s'annonce autrement plus indigeste, du moins pour les estomacs francophones. Si l'on s'en tient à l'accord passé entre Flamands et francophones, le gouvernement devrait présenter à la Chambre, avant la mi-juillet, le gros morceau d'une « vraie » réforme de l'Etat.
Celle-ci devrait être approuvée avant les vacances parlementaires du mois d'août. Il reste donc trois mois et demi pour réformer le pays. Au menu ? La régionalisation de la politique de l'emploi, de certains volets des politiques de santé, de la famille, de la fonction publique et de la justice, ainsi que la gestion de la mer du Nord. Toutes des revendications flamandes. A ce stade, seule la réorganisation de la politique menée à l'égard des demandeurs d'emploi est accueillie de façon relativement favorable par les francophones : la situation du marché du travail et les besoins sont, en effet, très différents à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre. Tous les autres points, c'est de la dynamite.
3. Circonscription électorale fédérale
Du côté francophone, davantage que le PS, le MR et, surtout, Ecolo insistent sur la nécessité d'instaurer une circonscription électorale fédérale. Dans ce cas, une partie des candidats aux élections devraient faire campagne dans l'ensemble du pays, et non plus exclusivement dans leur communauté linguistique : de quoi retisser quelque peu les mailles du chandail Belgique, espèrent les plus optimistes. En Flandre, Groen ! et le VLD défendront cette position. Le cartel CD&V/N-VA n'en veut pas. Les verts ont pourtant déjà laissé entendre qu'ils ne soutiendraient pas la réforme de l'Etat, s'ils n'obtenaient pas cette fameuse circonscription nationale. Or on aura besoin de leurs voix...
4. La loi de financement
Qui dit réforme de l'Etat dit aussi révision de la loi de financement. Dans les esprits nordistes, en effet, les Régions et les Communautés sont (trop) bien dotées - c'est surtout vrai pour la Flandre, prospère, avec un taux de chômage négligeable -, tandis que les caisses de l'Etat fédéral sont vides. La Flandre essaiera donc d'imposer, à l'avenir, des efforts supplémentaires aux entités fédérées : les éventuels transferts de compétences vers les Régions ne s'accompagneront donc pas nécessairement de transferts financiers. Voilà qui promet bien des remous dans les rangs francophones, en particulier dans ceux du PS et du CDH, au pouvoir dans les entités fédérées (contrairement au MR).
Et puis, il y a Bruxelles : la capitale réclame des moyens financiers à la hauteur de ses nombreuses missions fédérales et internationales. Elle a, jusqu'ici, obtenu théoriquement un rabiot de 65 millions d'euros, soit beaucoup moins qu'espéré. Mais on connaît le peu d'enthousiasme que suscite, chez les responsables politiques flamands, l'idée d'octroyer des moyens supplémentaires à ces « bourgeois francophones bruxellois ».
5. Le budget de l'Etat
La réforme fiscale voulue par les libéraux ? On la chiffrera en juillet prochain, date du contrôle budgétaire. La revalorisation des pensions et des allocations sociales réclamée par les socialistes ? On se penchera sur son coût en juillet également. Le problème, c'est qu'en juillet l'Etat apparaîtra exsangue. Car le budget 2008, voté en février dernier, repose, sinon sur un tissu de mensonges, du moins sur des espoirs parfaitement aléatoires.
Une hausse escomptée des recettes fiscales de 6,75 % grâce à la croissance ? A l'heure où tous les indicateurs économiques plongent dans le rouge, qui y croit sérieusement ? L'obole de 250 millions d'euros réclamée aux producteurs d'électricité ? Ceux-ci ne vont pas se laisser faire si facilement et exigeront, à tout le moins, en compensation, la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. Là, ce sont les socialistes et les verts qui caleront... plus tard. Car le problème a été confié à des « experts », chargés d'étudier le meilleur équilibre énergétique pour le pays.
Les « effets retour » des intérêts notionnels, ces avantages fiscaux consentis aux entreprises sous le prétexte qu'ils favorisent la création d'emplois ? La preuve qu'ils créent réellement de l'emploi n'a, à ce jour, pas été démontrée. La liste est longue des espoirs naïfs sur lesquels repose la copie budgétaire de l'année en cours. Cette « légèreté » est dangereuse : la saison estivale sera celle de tous les arbitrages. Faute d'argent, il n'y a pas de compromis possible.

24 mars 2008

La N-VA fâchée des propos de Didier Reynders

La N-VA a modérément apprécié des propos du vice-premier ministre Didier Reynders (MR) qui a invité dimanche le CD&V à ne pas remettre sur la table l'exigence d'une grande réforme de l'Etat pour la mi-juillet.

La N-VA, dont le président Bart De Wever s'est abstenu lors du vote de confiance au gouvernement Leterme afin de donner le signal qu'un accord sur une réforme de l'Etat d'envergure doit être obtenu pour le 15 juillet, juge que le MR est "de mauvaise volonté" et "de mauvaise foi".

M. Reynders avait déclaré dimanche qu'en matière de réforme de l'Etat, "nous avons maintenant trois ans pour travailler", même s'il se dit prêt à avancer sur de nouvelles discussions institutionnelles d'ici l'été. Il avait par ailleurs invité le parti du premier ministre, le CD&V, à "ne pas remettre de nouveau sur la table l'exigence d'une grande réforme de l'Etat pour une date précise".

Selon Bart De Wever, les francophones "jouent depuis des mois un petit jeu destiné à troubler les Flamands et tout reporter".Affirmant que les francophones "ont signé noir sur blanc un accord pour régler les affaires pour juillet", Bart De Wever dit déplorer qu'ils "commencent à mettre cela en doute dès le lendemain de la déclaration de gouvernement".

Le président des nationalistes flamands affirme qu'il veut cependant donner une chance au gouvernement, "en l'absence d'alternative". Il est clair, ajoute-t-il, qu'il s'agit d'une provocation destinée à tenter de briser le cartel CD&V-/N-VA.

Pour CD&V, le discours de Didier Reynders tenu sur le plateau de Mise au point va à l'encontre des accords conclus. "Hier (dimanche), on a donné l'impression qu'il n'y avait pas de clarté sur le timing de la réforme de l'Etat. Ce timing est fixé clairement et confirmé dans l'accord gouvernemental", dit le CD&V dans un communiqué dont a fait état la VRT lundi.

"L'accord gouvernemental renvoie explicitement vers la loi spéciale qui a été déposée au Sénat dans laquelle les thèmes pour un deuxième volet de réforme de l'Etat sont fixés", a précisé lundi à la VRT Wouter Beke, président ad interim du CD&V. Le CD&V dit qu'il veillera à l'application correcte de l'accord gouvernemental et de toutes ses parties et qu'il attend la même chose de ses partenaires de la coalition.

Bernard Clerfayt oublié sur la photo officielle

Le nouveau secrétaire d'Etat adjoint aux Finances Bernard Clerfayt (FDF) n'était pas présent jeudi pour la photo officielle de la nouvelle équipe du gouvernement Leterme Ier sur les marches du Parlement fédéral, car il n'avait tout simplement pas été prévenu, indique vendredi le quotidien La DH.
Bernard Clerfayt est non seulement le seul secrétaire d'Etat à ne pas avoir reçu d'attribution fixe - même si l'on sait qu'il s'occupera de la fiscalité verte - mais en plus on a oublié de l'avertir qu'il devait être présent jeudi, vers 14h15, devant le Parlement fédéral à l'occasion de la photo de groupe.Selon le journal, ni M. Clerfayt ni son entourage n'ont été prévenus de cette séance photo. Le premier coup de fil du MR n'est parvenu que vers 14h50.
Le secrétaire d'Etat francophone apparaît toutefois bien sur la photo réalisée un peu plus tard au Château de Laeken. Pour La DH, ces éléments semblent suspects, alors qu'au MR on plaide la bonne foi.

Alain Courtois ambassadeur du Mondial 2018

Alain Courtois ambassadeur du Mondial 2018
Le sénateur Alain Courtois (MR) a été désigné ambassadeur officiel pour défendre la candidature belgo-néerlandaise à l'organisation de la coupe du monde de football 2018. Le Conseil des ministres a approuvé jeudi la note allant en ce sens sur proposition de Guy Verhofstadt, dont c'était le dernier acte politique.

"L'ambassadeur représentera officiellement la candidature (belgo-néerlandaise) auprès des autorités internationales et finalisera le dossier qui doit être introduit pour le 31 décembre 2010, avant la décision définitive de la FIFA en mai 2011", selon les termes du communiqué diffusé par la chancellerie du premier ministre à l'issue du Conseil de jeudi.


Le MR s'est réjoui vendredi de la désignation de M. Courtois, rappelant notamment qu'il avait oeuvré à l'organisation de l'Euro 2000 de football. "Alain Courtois a su convaincre les acteurs politiques belges et néerlandais. Il devra en faire tout autant avec les autorités internationales, les acteurs économiques, les sponsors, etc.", a indiqué le président du MR, Didier Reynders, dans un communiqué.

"Une Coupe du monde de football est un événement majeur, fédérateur, qui durant plusieurs mois attire les regards de la planète entière sur un pays", a commenté par ailleurs M. Reynders, soulignant l'importance d'un tel événement à ses yeux.

Le gouvernement bruxellois discret dans le dossier Mondial 2018
Un aménagement du stade Roi Baudouin est inenvisageable. Une nouvelle enceinte devrait voir le jour. Mais quand?
Le gouvernement bruxellois est demeuré aux abonnés absents au sujet du projet d'implantation d'un nouveau stade international annoncé en octobre dernier, dans le cadre du Plan de Développement International de Bruxelles. Pourtant le temps presse, si l'on veut organiser la Coupe du monde de football en 2018 avec les Pays-Bas, s'est inquiété mercredi le chef du groupe MR au parlement bruxellois, Françoise Schepmans.

"Depuis le mois d'octobre dernier, le gouvernement bruxellois s'est contenté d'observer le spectacle depuis sa loge, précisant tout au plus qu'il avait la maîtrise des permis d'urbanisme et ce, alors que le MR n'a pas manqué de tirer la sonnette d'alarme sur les délais pour la candidature à l'accueil de la coupe du monde de 2018", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Selon elle, cette opportunité fantastique pour le rayonnement sportif et international de la capitale s'est transformée en une nouvelle saga, depuis l'automne dernier.
Le chef du groupe MR a annoncé qu'elle interpellerait le ministre-président bruxellois sur l'état d'avancement du dossier sur le plan de l'aménagement du territoire et des concertations qui ont eu lieu avec le Fonds des Infrastructures Ferroviaires, opérateur de la SNCB, propriétaire du terrain pressenti (à Schaerbeek Formation). Elle souhaite aussi avoir des éclaircissements au sujet de l'hypothèse, à nouveau évoquée, de l'implantation du stade sur le plateau du Heysel, et sur l'existence d'une alternative flamande pour l'accueil du projet, sur le parking C du Heysel, situé en région flamande. "Comment peut-on sérieusement envisager la création d'un pôle sportif de renom dans de telles conditions?
Par fair-play, il faut reconnaître que l'équipe Picqué pratique l'auto-goal avec brio! , a enfin dit Françoise Schepmans.

20 mars 2008

"Je reconnais que le meilleur est à venir"

Le congrès du CD&V, mercredi soir à Etterbeek, a approuvé à 87,2% des membres présents la participation au gouvernement fédéral que doit emmener son chef de file des chrétiens-démocrates flamands, Yves Leterme.Ce dernier a répété devant près de 600 membres réunis pour l'occasion qu'une évaluation de la situation interviendra le 15 juillet, lorsque le deuxième paquet de réformes institutionnelles sera prêt. L'opposition la plus forte à la participation est venue, sans surprise, des Jeunes CD&V, qui ne voient dans l'accord que peu d'avancées en matière institutionnelles, mais aussi sur le plan socioéconomique.Le futur premier ministre Yves Leterme a défendu l'accord, soulignant que du point de vue socioéconomique, il marquait une rupture avec le passé, comme en témoigne selon lui la confection du budget. Quant à la réforme de l'Etat, le premier paquet renferme plus que des amuse-gueule, a-t-il dit. "Je reconnais que le meilleur est à venir. Mais je défends avec force la proposition de loi spéciale qui a été déposée. Elle concerne des domaines qui importent aux gens", a souligné le futur premier ministre."Vous avez notre parole, le 15 juillet est la date de l'évaluation", a-t-il assuré. Le président ad interim du CD&V, Etienne Schouppe, a précisé en fin de congrès que la procédure pour l'élection d'un nouveau président de parti avait été lancée et que les candidats pouvaient se manifester.

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Reynders : « Je suis dans une logique de trois ans»

Le président du MR n'exclut pas un gouvernement de trois ans, jusqu'à 2011. Et voit sa philosophie libérale dans le texte de l'accord. L'interview vidéo de Didier Reynders.

ENTRETIEN
Enfant terrible de la majorité ? Didier Reynders défend l'accord, assez « libéral » à son goût, et croit le gouvernement durable, jusqu'à 2011. À certaines conditions…
Comment définissez-vous l'accord de la nuit dernière ?
Un prolongement. On avait déjà un premier accord sur la réforme de l'Etat, un autre sur le budget 2008. Pour le reste, j'espère qu'on va enfin comprendre, dans certains partis au nord du pays, qu'il faut un peu de stabilité, pour qu'un Premier ministre puisse s'installer et que l'accord conclu, qui porte au moins sur les trois prochaines années, ait une chance d'être mis en œuvre.
Il y aura une « déclaration » du gouvernement en juillet sur la réforme de l'Etat ?
Le gouvernement s'engage à faire cette déclaration à la mi-juillet, et à faire en sorte que les textes soient disponibles, mais sur quoi, on verra…
Yves Leterme parle du marché du travail, Bart Somers également… Le « second paquet » de la réforme de l'Etat pourrait se limiter à cela ?
On verra, mais cela me va, oui, une discussion sérieuse sur le marché du travail.
Et BHV, on verra plus tard ?
L'arrêt de la Cour constitutionnelle nécessite de faire quelque chose avant les prochaines élections, normalement 2011.
Le CD&V avait dit : sans accord sur la réforme de l'Etat en juillet, fini le gouvernement…
Il avait dit ça, en effet. Mais on ne place pas une bombe avec une minuterie réglée à trois mois quand on a conclu un accord de gouvernement qui s'étend sur plusieurs années.
Pour la seconde phase de la réforme de l'Etat, quelle « méthode » utilisera-t-on ? Un nouveau « comité des sages », des négociations entre présidents ?
Je préfère une réflexion en dehors du gouvernement. Lequel peut être impliqué : dans le premier comité des sages, il y avait un Premier et deux vice-Premiers.
Vous parlez de l'accord gouvernemental comme d'un « prolongement » : c'est peu pour un gouvernement « définitif »…
Moi, je m'engage dans une logique de trois ans. Quant au « prolongement », je dis cela parce que, sur le plan socio-économique par exemple, il y avait déjà des éléments concrets dans le budget 2008. Ainsi, pour ce qui concerne la baisse des impôts sur l'ensemble des revenus du travail, on avait prévu ceci déjà : au mois de mai, il y aura une première baisse, à travers le « job korting », l'augmentation des frais forfaitaires déductibles pour les salariés, soit 150 millions d'euros. Le 1er juillet, il y aura une augmentation du minimum imposable, qui interviendra sur six mois.
Voilà la philosophie générale : si – et tout le monde est d'accord là-dessus – on doit réserver l'essentiel de l'effort à la lutte contre la pauvreté et aux revenus les plus faibles,il faut aussi se dire qu'il y a des gens qui travaillent… Quand on a 1.500 ou 2.000 euros net par mois, on n'a pas une grande fortune. Proposer des mesures ayant un impact sur ces revenus-là, est-ce toucher les plus riches ? 80 à 90 % des Belges sont dans ce cas-là !
On vous reproche le « coût » de votre réforme fiscale intégrale, de 3 milliards d'euros…
Le coût est pratiquement le même que celui de la réforme précédente, de 1999, et cette nouvelle réforme fiscale peut être étalée sur plusieurs années.
Prenons un exemple : augmenter le minimum imposable, c'est au moins, à terme, dans 5 ou 6 ans peut-être, le rehausser au niveau du revenu minimum d'insertion, l'ancien minimex. Car, selon moi, on ne doit pas payer d'impôts sur son travail tant qu'on n'a pas gagné ce que l'on donne à quelqu'un qui n'a aucun revenu et qui est aidé par le CPAS. On avance dans cette voie-là.
Autre mesure fort décriée : avec Bart Somers, on s'est beaucoup battu pour supprimer le taux de 45 %. On nous reproche de nous intéresser aux revenus les plus élevés. Or, cette tranche de 45 % vaut à partir de 17.610 euros par an ! Et, jusqu'à 22.800 euros, si vous avez des difficultés à payer vos dépenses de chauffage, vous pouvez aller au CPAS, le Fonds social mazout, réservé aux plus défavorisés, vous aidera !
En fait, je veux accroître la progressivité de l'impôt : les personnes qui gagnent le plus contribueront, proportionnellement, encore plus aux recettes fiscales.
Cette philosophie est passée ?
Elle est dans le texte.
Des intentions. Pas de chiffres.
Des tendances. Vous savez, il y avait trois groupes autour de la table : le CD&V ; les libéraux ; le groupe PS-CDH.
Joëlle Milquet assure que 90 % du programme CDH est dans l'accord…
Peut-être dit-elle ça parce que 90 % de son programme, c'était le retour au pouvoir du parti socialiste… Il manque juste les 10 % de mesures probablement …
Vous savez, sur beaucoup de sujets en Belgique, il y a un large consensus. Qui va dire qu'il ne faut pas augmenter les pensions les plus basses ?, les plus anciennes ?, qu'on ne va pas prendre des mesures d'accompagnement des délinquants ?, ou qu'on ne va pas moderniser l'appareil de l'Etat ? Les différences se font sur des sujets comme – je l'ai dit – la fiscalité, ou le travail. Ou encore sur les peines incompressibles – un débat qui a été très vif, et qui a été tranché dans l'accord, puisque la loi permettra au juge de fond de fixer la partie qui devra obligatoirement être purgée. Voyez encore en immigration : le renforcement des conditions du regroupement familial, d'acquisition de la nationalité, etc.
Tout de même : à quoi avez-vous dû renoncer, notamment face au PS ?
Je n'isolerai pas une mesure, mais des thèmes. Prenez le marché du travail, et l'idée d'anticiper les mesures d'accompagnement des travailleurs de plus de 50 ans après 15 mois au lieu de 18 actuellement… Je suis assez surpris de voir que certains bloquent. Ou encore : pourquoi interdit-on de travailler aux gens de plus de 65 ans ? Nous, libéraux, nous ne comprenons pas. On a le taux d'activité des plus de 50 ans le plus faible d'Europe, le taux de chômage des jeunes le plus catastrophique… Et certains continuent à limiter, interdire.
Comment expliquer cela ?
J'ai le sentiment que, du côté francophone, on n'a pas digéré les résultats des élections de 2007, on n'a pas tiré les leçons en termes de grandes orientations, notamment socio-économiques… Je suis vraiment désolé d'avoir perturbé les plans de certains… Et je vois deux partis, PS et CDH, qui continuent de travailler ensemble, de façon privilégiée. À cinq aux affaires, il faut tenir compte des positions de chacun, et sûrement du poids dominant de certains partis… Or, je pense qu'il y a une tendance lourde en faveur des libéraux réformateurs.
Regrouper les élections à l'avenir ?
Comme informateur l'an dernier, je l'avais proposé, à l'échéance 2014. Eviter des élections à répétition dans un pays grand comme un mouchoir de poche, cela me paraît être un devoir. Mais je suis attaché aussi à l'idée d'une circonscription fédérale. Peut-être la seule façon d'obliger des partis à défendre leur point de vue sur tout le territoire : on ne peut pas plaider de la même façon le nationalisme si l'on doit aller l'expliquer à l'autre communauté, et l'on ne peut pas dire « non » à tout si on doit le faire de temps en temps dans l'autre langue…
Le PS y est plutôt hostile…
Beaucoup de calculs. Ils ont l'impression que les libéraux en tireront profit. Des partis de gauche étaient contre le vote des femmes en 1948, ils ont évolué.
Circonscription unique… On va finir par recomposer les familles politiques !
Et pourquoi pas ? Avec l'Open VLD, nous tiendrons une réunion commune entre nos groupes parlementaires, mercredi, avant nos congrès de participation. Même si dans un pays comme la Belgique, il y a des moments où les clivages par communautés reprennent le dessus, forcément.
Pour finir : à propos de votre perte d'image…
… vous voulez dire la façon dont on s'en est pris à moi dans les médias ?
Cela ne vous a pas déstabilisé ?
J'ai dû remobiliser un peu dans mon entourage, car il y a des gens un peu plus sensibles que moi à ce qu'on dit ou écrit. Je les ai rassurés. Je vous donne un scoop : de temps en temps, je rencontre les gens, les citoyens… Et je vois qu'ils nous soutiennent.
Vous passez quand même pour l'auteur de polémiques…
Mais quand je rentre dans une négociation et que je dis que je ne suis pas socialiste, on dit que c'est agressif ! Je ne suis pas socialiste, je l'assume. La critique fait partie de la politique.
Mais ne faites-vous pas de la politique au moment où il faudrait veiller au consensus…
Je fais de la politique pour faire passer des idées et de la confrontation. Je trouverais dommage qu'un président de parti n'ait pas pour ambition de faire en sorte que sa formation donne le ton. C'est mon cas.
Vous vous êtes isolé ?
Avec 880.000 électeurs environ, on ne se sent pas vraiment seul. Depuis 1999, j'ai fait des accords avec les socialistes, les écologistes, les sociaux-chrétiens… Isolé ?
Des gens ont décidé en 2004 de se passer du Mouvement réformateur… On avait dit que l'Olivier serait une machine de guerre… On allait nous éliminer… Il se fait que nous sommes toujours là, et que nous gagnons les élections.

22 octobre 2007

Reynders: "il faut renforcer l'Etat fédéral"

Didier Reynders, président du MR et négociateur de l'orange-bleu, souhaite que la nouvelle coalition renforce l'Etat fédéral en optant pour une circonscription fédérale et que la Région bruxelloise reçoive plus de moyens pour améliorer son rayonnement international, explique-t-il dans La Libre Belgique et Le Soir, revenant ainsi sur son interview de samedi dans De Morgen.
"On a refinancé les Communautés, c'est bien, mais il faut arrêter de demander sans arrêt des moyens financiers au fédéral, qui va se retrouver sans argent. Didier Reynders plaide également pour la création d'une circonscription fédérale, qui engagerait vingt à cinquante élus. "Cela pousserait les responsables politiques à s'exprimer dans chacune des régions", commente-t-il. Il voudrait aussi que l'on renforce le rôle international de Bruxelles.

"Je trouve normal que l'Etat joue son rôle en participant, peut-être pas de manière exclusive, aux grandes infrastructures liées au rôle international", poursuit le négociateur libéral. "J'ai demandé qu'on puisse reprendre dans l'accord de gouvernement la création d'une structure qui développe l'attractivité de la ville", précise-t-il encore.

16 octobre 2007

Le MR invite à parler de Bruxelles

Les réformateurs bruxellois invitent le gouvernement Picqué à créer une communauté urbaine qui permettrait de gérer les ressources et les coûts de l’hinterland entre la capitale et sa périphérie. Le groupe MR a redéposé une proposition de résolution en ce sens. Les partis francophones proposent l’élargissement de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde en réponse aux exigences flamandes visant à la scission. Le débat est en cours au fédéral. Le MR souhaite également un débat au parlement bruxellois sur la communauté urbaine.
« Des études montrent que l’aire naturelle de Bruxelles s’étend à 31 communes. D’où la nécessité de créer des structures réelles de coopération intercommunale adaptées », ont indiqué les députés régionaux réformateurs.

14 septembre 2007

Reynders relance le débat institutionnel

95 jours sans gouvernement.
A la veille des Fêtes de Wallonie, le président du MR, Didier Reynders, a lancé un nouvel appel aux autres formations politiques francophones pour simplifier les institutions francophones. Il attend leur réaction et, en fonction de celle-ci, il pourrait réunir une nouvelle fois les présidents des partis francophones.

L'organisation de l'espace intrafrancophone qui repose sur une Région wallonne, une Communauté française et une Commission communautaire française est trop compliquée, estime M. Reynders. Selon lui, le moment est opportun pour lancer le débat: le dossier a été remis par le MR et le cdH au formateur lors des négociations à Val Duchesse et aux autres présidents des partis francophones lors de leur réunion du 21 août.
"Nous devons oser aborder le débat francophone. Le rendez-vous n'est pas seulement avec la Flandre mais aussi avec nous-même. Comment va-t-on faire mieux fonctionner les outils? On est face à un choix: quelles que soient les position adoptées par le passé, il faut que l'on revoie l'organisation francophone", a souligné M. Reynders.


Pour le président du MR, une réforme peut intervenir après les élections régionales de 2009 mais il faut s'accorder avant. "Je n'imagine pas que l'on aille aux élections régionales sans que l'on ait un accord entre francophones pour réorganiser les institutions francophones, même si on le fait après les élections", a-t-il expliqué.
Pour y parvenir, M. Reynders préconise un gouvernement et un parlement commun -qui ne nécessitent pas de discussion avec la Flandre-, et peut-être dans un second temps un budget commun. D'après lui, les Flamands eux-mêmes sont partisans d'une telle réforme.

Réactions du PS, d'Ecolo et du cdH à la déclaration du MR
Le PS et Ecolo n'ont pas embrayé jeudi à l'appel lancé par le président du MR, Didier Reynders, à propos d'une rationalisation des institutions francophones.Selon les socialistes, M. Reynders cherche à allumer des contre-feux pour faire oublier l'échec des "non négociations" fédérales. Pour le PS, il importe d'abord d'avancer et de travailler, et non d'importer les problèmes institutionnels dans les Régions et les Communautés.Ecolo se dit en revanche ouvert au dialogue mais il juge le moment de lancer le débat entre francophones inopportun alors que l'on est en pleine discussion communautaire.Le cdH rappelle quant à lui que son programme aborde la rationalisation des institutions francophones. Il ajoute qu'il a d'ailleurs joint le geste à la parole lors de la formation des gouvernements de la Communauté française et de la Région wallonne. Ceux-ci comportent des ministres à double casquette, ce qui n'était pas le cas sous la précédente législature, soulignent les centristes. (belga)

19 juin 2007

Information -déPsinformation

Reynders achève son premier tour de table

Après ses rencontres avec les présidents de parti, l'informateur Didier Reynders a constaté des divergences d'attitudes sur le plan communautaire. Il s'est refusé à commenter la briéveté de sa rencontre avec le président du PS, Elio Di Rupo, qui avait reproché à l'informateur d'être sorti de sa mission en donnant sa préférence à une coalition bleu orange.

Je poursuivrai mes contacts informels et en fin de mission il sera sans doute souhaitable d'avoir un nouveau contact avec les présidents de parti », a-t-il dit.
A la fin de cette première partie de sa mission, M. Reynders est d'avis qu'on peut avancer sur « le fond des thèmes qui seront au coeur de l'action du prochain gouvernement dans les compétences fédérales actuelles ».
Dans une courte déclaration, M. Reynders a souligné que les présidents de parti qu'il a rencontrés ont présenté leurs priorités et leurs attentes pour la future législature. « Il en ressort un certain nombre de priorités en matière économique, sociale et environnementale, comme dans toute une série d'enjeux de société », a-t-il dit.
Après avoir rappelé les contacts qu'il a déjà eus avec les acteurs de la vie économique et sociale et ceux qu'il aura encore dans différents domaines, il en est venu à l'institutionnel. « Sur le plan communautaire, il apparaît qu'il n'y a à ce stade aucune demande du côté des partis francophones, voire un refus d'entrer dans un quelconque dialogue. Des demandes existent à des degrés divers au sein des partis flamands. Je poursuivrai des contacts informels et en fin de mission, il sera sans doute souhaitable d'organiser un nouveau contact avec les présidents de parti », a-t-il dit.
Pas de commentaire sur le PS
Interrogé sur la brièveté de sa rencontre avec le président du PS Elio Di Rupo et sur les déclarations de celui-ci après la rencontre, M. Reynders s'est refusé à tout commentaire. « J'ai eu des rencontres plus courtes et d'autres plus longues. J'ai posé les mêmes questions à tout le monde et je ne suis pas maître de la longueur des réponses de mes interlocuteurs », a-t-il dit.
M. Di Rupo a notamment reproché à l'informateur d'être sorti de sa mission en donnant clairement sa préférence pour une coalition bleu orange. « Je n'ai jamais évoqué un type de coalition au cours de ma mission », a dit M. Reynders.
« Le vrai problème est l'a priori exprimé par l'informateur en faveur d'une coalition bleu orange. M. Reynders s'est écarté de sa mission. Un informateur doit donner des indications au Roi pour la future coalition. Or, il a choisi dès le début pour un gouvernement antisocial bleu orange », a dit M. Di Rupo en quittant le 12 rue de la Loi.
La suite du programme
Au cours de sa déclaration, M. Reynders a encore indiqué que les prochains jours seront consacrés à l'environnement, mercredi, suivi le lendemain par la situation des personnes handicapées, des questions relatives aux familles, les pensions et la formation en lien avec le marché du travail. De nombreux autres thèmes suivront, a encore dit l'informateur.
Outre les rencontres déjà programmées avec le président de la Commission européenne, M. Barroso, et le Haut représentant M. Solana, M. Reynders rencontrera encore dans les prochains jours le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

Les plus : le forum, le fil info,
le chat de ce mardi midi avec Vincent de Coorebyter ,
le directeur général du Crisp et Le dossier spécial Elections 2007.

Reynders rencontrera à nouveau les présidents de parti

L'informateur Didier Reynders a fait le point mardi après-midi sur ses entretiens avec les présidents de parti. Il a constaté des divergences d'attitudes sur le plan commnautaire. "Je poursuivrai mes contacts informels et en fin de mission il sera sans doute souhaitable d'avoir un nouveau contact avec les présidents de parti", a-t-il dit.A la fin de cette première partie de sa mission, M. Reynders est d'avis qu'on peut avancer sur "le fond des thèmes qui seront au coeur de l'action du prochain gouvernement dans les compétences fédérales actuelles". Dans une courte déclaration, M. Reynders a souligné que les présidents de parti qu'il a rencontrés ont présenté leurs priorités et leurs attentes pour la future législature. "Il en ressort un certain nombre de priorités en matière économique, sociale et environnementale, comme dans toute unesérie d'enjeux de société", a-t-il dit.Après avoir rappelé les contacts qu'il a déjà eus avec les acteurs de la vie économique et sociale et ceux qu'il aura encore dans différents domaines, il en est venu à l'institutionnel. "Sur le plan communautaire, il apparaît qu'il n'y a à ce stade aucune demande du côté des partis francophones, voire un refus d'entrer dans un quelconque dialogue. Des demandes existent à des degrés divers au sein des partis flamands. Je poursuivrai des contacts informels et en fin de mission, il sera sans doute souhaitable d'organiser un nouveau contact avec les présidents de parti", a-t-il dit.Interrogé sur la brièveté de sa rencontre avec le président du PS Elio Di Rupo et sur les déclarations de celui-ci après la rencontre, M. Reynders s'est refusé à tout commentaire. "J'ai eu des rencontres plus courtes et d'autres plus longues. J'ai posé les mêmes questions à tout le monde et je ne suis pas maître de la longueur des réponses de mes interlocuteurs", a-t-il dit. M. Di Rupo a notamment reproché à l'informateur d'être sorti de sa mission en donnant clairement sa préférence pour une coalition bleu-orange. "Je n'ai jamais évoqué un type de coalition au cours de ma mission", a dit M. Reynders. (belga)

Di Rupo sort les crocs

En sortant de la rencontre à laquelle assistait aussi la vice-première ministre sortante Laurette Onkelinx, le président des socialistes a dit qu'il était venu par politesse parce qu'il est respectueux des institutions. Mais pour lui, l'informateur est sorti de son rôle en indiquant dès le début sa préférence pour une alliance « antisociale bleu orange ». « C'est son choix. Il exclut dès le départ les socialistes et les écologistes », a expliqué M. Di Rupo. Il a encore dit qu'il restait toutefois disposé au dialogue « avec toute personne, formateur ou informateur, qui veut nous entendre de façon objective » tout en ajoutant que le PS « n'a pas peur de l'opposition ». M. Di Rupo a encore souligné que M. Reynders « avait certes la main » mais le président du PS conteste toutefois l'affirmation selon laquelle le MR aurait gagné les élections. « Nous avons perdu 5 sièges mais les libéraux en ont perdu 9, 2 pour le MR et 7 pour l'Open VLD. Les vrais gagnants sont d'abord le CD&V et les écologistes, puis le CDH », a-t-il précisé. Pour lui, « l'image du libéralisme gagnant est un peu bizarre ». « Ils ont certes un siège de plus que les socio-chrétiens-humanistes mais ce n'est pour autant pas si clair que cela », a-t-il encore commenté. M. Di Rupo a précisé qu'il avait rappelé à l'informateur les priorités du PS comme les pensions ou le prix du gaz et de l'électricité. Il est resté très discret sur l'institutionnel. Pressé de questions par les journalistes flamands, il a souligné la complexité de cette question et a ajouté qu'il n'était pas prêt à aider à réunir une majorité des deux tiers pour une éventuelle réforme de l'Etat.

Elio Di Rupo: "Je suis venu par politesse"

Le président du PS Elio Di Rupo était la deuxième personnalité à être reçue ce mardi matin par l'informateur Didier Reynders. "Le vrai problème est l'a priori exprimé par l'informateur en faveur d'une coalition bleue-orange", a dit M. Di Rupo en quittant le 12 rue de la Loi."M. Reynders s'est écarté de sa mission. Un informateur doit donner des indications au Roi pour la future coalition. Or, il a choisi dès le début pour un gouvernement antisocial bleu-orange", a encore dit le président socialiste. L'entretien programmé pour durer un heure et demi a duré moins d'une demi heure."Socialistes exclus"En sortant de la rencontre à laquelle assistait aussi la vice-première ministre sortante Laurette Onkelinx, le président des socialistes a dit qu'il était venu par politesse parce qu'il est respectueux des institutions. Mais pour lui, l'informateur est sorti de son rôle en indiquant dès le début sa préférence pour une alliance "antisociale bleue-orange". "C'est son choix. Il exclut dès le départ les socialistes et les écologistes", a expliqué M. Di Rupo. Il a encore dit qu'il restait toutefois disposé au dialogue "avec toute personne, formateur ou informateur, qui veut nous entendre de façon objective" tout en ajoutant que le PS "n'a pas peur de l'opposition".Des libéraux pas si gagnantsM. Di Rupo a encore souligné que M. Reynders "avait certes la main" mais le président du PS conteste toutefois l'affirmation selon laquelle le MR aurait gagné les élections. "Nous avons perdu 5 sièges mais les libéraux en ont perdu 9, 2 pour le MR et 7 pour l'Open VLD. Les vrais gagnants sont d'abord le CD&V et les écologistes, puis le cdH", a-t-il précisé. Pour lui, "l'image du libéralisme gagnant est un peu bizarre". "Ils ont certes un siège de plus que les socio-chrétiens-humanistes mais ce n'est pour autant pas si clair que cela", a-t-il encore commenté.Réforme de l'EtatM. Di Rupo a précisé qu'il avait rappelé à l'informateur les priorités du PS comme les pensions ou le prix du gaz et de l'électricité. Il est resté très discret sur l'institutionnel. Pressé de questions par les journalistes flamands, il a souligné la complexité de cette question et a ajouté qu'il n'était pas prêt à aider à réunir une majorité des deux tiers pour une éventuelle réforme de l'Etat.
7SUR7 TV: Di Rupo veut un autre informateur
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15 juin 2007

Jacques Simonet

Jacques Simonet, la mort du fils

Eric Tomas (PS): Y a comme un grand vide
Bernard Clerfayt (MR): Je pense à sa femme et à ses enfants
Josiane, à St.-Guidon: On est sous le choc
Francine, place du Conseil: On perd un grand bonhomme
Picqué rend hommage à Simonet

le départ de Jacques Simonet, Bruxelles perd une figure d'importance, a affirmé jeudi après-midi le ministre-président de la Région bruxelloise Charles Picqué, faisant part de la « grande émotion » qui l'a envahi à l'annonce du décès du chef de file du MR dans la capitale. Au nom du gouvernement, Charles Picqué a adressé toutes ses condoléances à la famille du bourgmestre d'Anderlecht ainsi qu'à ses amis. Il a également officiellement rendu hommage à celui qui fut ministre-président de la Région-capitale et chef de groupe MR au parlement bruxellois. A titre personnel, Charles Picqué a exprimé « sa profonde tristesse pour la disparition d'un partenaire politique qui a toujours fait preuve d'une grande capacité de dialogue ». Charles Picqué a dit se souvenir Jacques Simonet comme d'un homme « doté d'un esprit brillant et d'un humour exceptionnel ».

Le bourgmestre d'Anderlecht, ex-ministre, ex-député, est décédé à 43 ans. Fils d'Henri, qui le « confia » à Louis Michel, Jacques Simonet resta fidèle au libéralisme et à Bruxelles.

Les plus : son parcours, la galerie de photos.

Portrait
De son père Henri, Jacques Simonet avait hérité la stature de grand échalas, une brillante intelligence et un humour caustique. Un peu moins méchant, toutefois. Le fils multipliait aussi les bons mots acides mais il n'était pas un tueur.

Comme son père, également, à qui il vouait une indicible admiration, Jacques Simonet avait toujours voulu être bourgmestre d'Anderlecht et ministre. Et il devint les deux. Ministre-président de la Région bruxelloise, de 1999 à 2000 et en 2004. Et secrétaire d'État aux Affaires européennes et aux Affaires étrangères, en 2003. « Je n'aime pas le pouvoir, disait-il, j'aime l'État. Et mon père m'a appris à aimer l'État. »
Jacques Simonet embrassa les idées libérales alors que son père était ministre socialiste des Affaires étrangères. Détachement symbolique ? Mais au début des années 80, à la suite de la crise des euromissiles et par fidélité à l'Otan, le « vieux crocodile » rose rejoignit les rangs bleus. « Et le fils en fut très fier... », dit le sénateur Armand De Decker.
À deux reprises, durant la campagne des régionales de 2004 et celle des communales de 2006, la santé de Jacques Simonet avait donné des signes d'alerte. Aux législatives du 10 juin, il s'était résigné à occuper la dernière suppléance à la Chambre. Il avait réalisé le 4 e score de la liste MR, avec 19.845 voix. Jeudi, c'est une embolie pulmonaire massive qui l'a emporté, à l'hôpital Joseph Bracops d'Anderlecht.
« Il était déjà très excité à la perspective des régionales de 2009 », explique le sénateur Alain Destexhe. « Il espérait redevenir ministre-président bruxellois..., complète Armand De Decker. En 1999, je lui avais fait un cadeau en lui cédant la ministre-présidence de la Région bruxelloise, lorsque j'ai été appelé à présider le Sénat, cette année-là. »
Un « cadeau » que Louis Michel, alors président du MR, lui avait repris en 2000 pour l'offrir à François-Xavier de Donnea, confortablement élu à Bruxelles-ville, mais écarté du pouvoir en même temps que son parti.
Jacques Simonet avait été blessé de cette retraite forcée de la ministre-présidence. Il avait toutefois obéi à la consigne de son « second père », Louis Michel, auquel il resta toujours fidèle et loyal, jusqu'à endosser régulièrement le rôle de M. Loyal, de chauffeur de salle, lors des congrès du parti...
Sa flexibilité était proverbiale. Il riait de son image de « cadre spécial temporaire ». « Il s'accommodait de tout », complète Daniel Ducarme, ex-ministre-président et ex-président du MR.
« Avec Didier Reynders, successeur de Louis Michel à la tête du MR, embraye Alain Destexhe, les rapports furent différents, semés de hauts et de bas, puisqu'ils avaient été tous les deux, l'un bruxellois et l'autre wallon, désignés dauphins par Jean Gol. Jacques Simonet et Didier Reynders ont, certes, eu des conflits - Didier Reynders en a avec tout le monde... - mais ils n'avaient jamais entraîné d'animosité définitive. Jacques Simonet était très populaire dans le parti. »
Surdoué de la politique, qu'il avait abordée très jeune, à 24 ans, comme conseiller provincial du Brabant, Jacques Simonet aimait par-dessus tout se présenter comme un « peï d'Anderlecht ». Il était très fier d'habiter dans une rue où passe le tram. Avec son ami, le ministre bruxellois, Guy Vanhengel (Open VLD), il allait régulièrement au football, voir jouer les « mauve et blanc ». C'est que le président des étudiants libéraux des années 80 (droit, ULB), conservateur affiché sous l'ère nolsiste, avait gagné en humanité en accédant au mayorat d'Anderlecht, en 2000. Même s'il avait gardé l'allure du « golden boy » (chemise rayée, bretelles multicolores, lunettes à monture d'écaille et cheveux gominés), « il avait dû se frotter à une certaine réalité sociale », comme dit Charles Picqué, son vieux complice socialiste en zwanze : « Je suis très triste. Il était très attaché à la défense de Bruxelles (qu'il défendit aussi à plusieurs reprises comme député fédéral, NDLR), il était certes un adversaire politique, sincèrement libéral mais notre amitié était très ancienne. Entre nous, il n'y eut jamais que des irritations sans lendemain, ni tensions ni amertume, ni rancoeur. Notre passation de pouvoir, en 2004, fut très amicale... »
En effet. En 2004, répondant, une nouvelle fois, aux consignes du parti, et du père Michel, Jacques Simonet cède son maroquin fédéral à Frédérique Ries et retrouve la ministre-présidence bruxelloise. Et quand, quelques mois plus tard, il remet les clés de son cabinet à Charles Picqué, celui-ci trouve un bureau tapissé de caricatures du père Henri.
« J'ai une telle admiration pour Henri Simonet, nous avait confié le fils en 1990, que ma plus grande ambition serait qu'on puisse un jour m'appliquer la maxime : tel père, tel fils. »
Jacques Simonet a appelé son fils Henri.
« Jacques Simonet était un personnage très complexe, ajoute Daniel Ducarme, fort et fragile, sanguin et nerveux, avec des hauts et des bas mais toujours d'humeur égale vis-à-vis de l'extérieur. »
Et sans complaisance ni illusions vis-à-vis du théâtre politique. La députée bruxelloise Marion Lemesre se souvient avec énormément d'émotion de son sens de l'amitié. « Il avait le respect et le souci de chacun. Et par le rire, il dédramatisait beaucoup de choses, il les remettait à leur juste place. Mais sans doute était-il trop fragile, trop angoissé... »
Jacques Simonet travaillait plus que de raison. Avare de vacances, il s'embêtait vite à la campagne. Bruxelles lui manquait. Il manquera à Bruxelles

10 juin 2007

PS - MR

MAJ 09/06/07

Des cadeaux en fin de campagne

Ce sera l'orage jusqu'au bout entre PS et MR. Vendredi matin encore, en radio sur la RTBF, on a pu assister à des échanges foudroyants entre Laurette Onkelinx et Didier Reynders.

Les plus : l'édito de Béatrice Delvaux :"Trois défis, sans tabou ni diktat", , le dossier spécial, le bulletin du gouvernement.

Le président du MR revient sur les dernières inculpations à Charleroi et dénonce le meeting du PS jeudi soir (lire Le Soir d'hier) dans la métropole hennuyère, déplorant les attaques entendues contre la Justice, de la part de militants, ainsi que de « hauts responsables socialistes »... Laurette Onkelinx réplique à la dure, énervée : « Je déteste l'exploitation que vous faites d'un dossier difficile comme celui de Charleroi ! Je trouve ça honteux ! » Didier Reynders ne se démonte pas, il insiste, met en doute qu'Elio Di Rupo prendra une initiative : « Quand ? », lance-il à plusieurs reprises, interrompant la socialiste... « Laissez-moi parler, vous êtes grossier ! On n'attendra pas vos éructations pour agir ! », relance Laurette Onkelinx.
Invités à comparer ensuite leurs programmes, avec Joëlle Milquet, présidente du CDH, et Isabelle Durant, secrétaire fédéral d'Ecolo, à leurs côtés, les deux rentreront les griffes mais se heurteront absolument sur tous les sujets qui défilent, de l'emploi aux voitures de société en passant par la fiscalité... Une longue chaîne de mésententes. La seule désormais qui semble relier encore le PS et le MR, partenaires huit ans durant au gouvernement fédéral (sous l'arc-en-ciel d'abord entre 1999 et 2003, la violette ensuite), et devenus les pires ennemis, visant l'éviction de l'autre après le 10 juin.

Kit de magicien, bouquet de fleurs, calmants...
La campagne s'est poursuivie à la télévision le soir. Alors que le président du PS, après ses trois compères les jours précédents, se trouvait seul « face aux Belges » (un panel de citoyens) sur le plateau de RTL-TVi, un débat réunissait les quatre leaders francophones à la RTBF, interpellés là aussi par des citoyens... Et presque rappelés à l'ordre et au calme par le premier intervenant, qui réclamait de leur part une discussion « autour des idées, des bilans et des programmes »...
Elio Di Rupo, Didier Reynders, Joëlle Milquet et Jean-Michel Javaux se sont alors exécutés dans un débat à fleurets mouchetés, évitant l'affrontement, manifestant leurs différences posément, sur l'emploi, la fiscalité, l'environnement, l'hypothèse d'un impôt sur la fortune, les coalitions possibles... Un dernier tour de table singulièrement serein, clôturé par... une distribution de cadeaux en direct ! Joëlle Milquet offre un kit de magicien à Didier Reynders, et celui-ci lui retourne un bouquet de fleurs. Elio Di Rupo offre au président du MR une boîte de calmants homéopathiques et de tisanes, et propose des chocolats à tout le monde. Jean-Michel Javaux donne des fraises de Wépion à Joëlle Milquet, « pour avoir un peu de détente dans ce monde de brutes »...

Reynders et Di Rupo, deux présidents à l'eau

Trop méchant et pas assez méchant montent en bateau. Le bateau coule en mer du Nord. Qui reste ? Personne, pardi !
Collons des noms sur nos caboteurs menacés de barbotage : sauf improbable plébiscite dimanche prochain, ni Didier Reynders ni Elio Di Rupo ne sortiront personnellement indemnes de cette campagne électorale vénéneuse. Il y a dès lors gros à parier que le président du MR et celui du PS trouveront à se reconvertir avant que le vent d'automne n'ait décoiffé les derniers arbres. Un mandat international pour l'un, un poste de ministre des Affaires étrangères pour l'autre ? Chi lo sa...
« Pas assez méchant », Di Rupo ? Le président du PS va payer cher et vilain sa gestion « diplomatique » de la chienlit carolo.
En bon père de famille, prenant à bras-le-corps les vicissitudes de la famille, il devait sévir, punir, proscrire, assainir et repartir. Il ne l'a pas fait et passe désormais pour un faible.
Bizarrement, c'est... la campagne du président du MR qui va peut-être limiter la casse au PS. Le socialiste peut désormais se présenter en « victime de la droite haineuse », son allié de huit ans.
Parlons-en de « trop méchant » Reynders. Il va sans doute expier sa morgue atavique et son erreur de pilotage.
Car enfin, voilà un homme foncièrement de droite. Las pour lui, son parti ne l'est pas. Ou... pas encore. Le retour en force du clan Michel, adeptes du « libéralisme social » et d'une négociation avec les socialistes « modernes », le démontre à souhait.
Didier Reynders est donc un échappé solitaire. Un précurseur ? Peut-être : il existe assurément un boulevard en Belgique francophone pour une droite décomplexée.
Mais quel que soit le (bon) score du MR dimanche, l'arrogance du président le rend infréquentable. Sa suffisance aussi et - ne perdons jamais cela de vue ! - l'effondrement annoncé du VLD, son allié flamand.
Car enfin, quoi qu'en dise Johan Vande Lanotte en brandissant le spectre de l'asymétrie : dimanche, c'est le Nord et ses 4 millions d'électeurs qui donneront le la. Comme toujours. Et bonne chance pour recoller feu le front francophone !

PS et MR dans une guerre politique "violente et affligeante"

Le cdH a lancé ce lundi un "appel à l'alternative". Partant du constat qu'une majorité socialiste-libérale ne peut plus être envisagée, les Humanistes disent vouloir "reproduire demain au fédéral l'effort gouvernemental produit dans les entités fédérées". Ils ne se prononcent toutefois pas sur les futures alliances. "Nous allons aux élections les mains libres", dit-on au parti.Bilans autodétruitsLe cdH constate que depuis quelques semaines PS et MR se livrent à une "guerre politique aussi violente qu'affligeante". Ils autodétruisent leur bilan, confirmant le bilan léger du gouvernement sortant et l'immobilisme constant dans lequel la lutte régulière entre partenaires a plongé celui-ci, dit le parti."L'autre choix"Et le cdH de faire sa promotion en soulignant que depuis 4 ans une nouvelle force alternative s'est levée. "Nous sommes devenus en 4 ans l'autre choix", dit le parti de Mme Milquet. "Nous voulons reproduire demain au fédéral l'effort gouvernemental produit dans les entités fédérées avec la même capacité de travail, la même rigueur, le même sens d'une solidité gouvernementale, la même priorité pour le sens de l'Etat avant celui des intérêts du parti, les mêmes procédures de fair-play, de fermeté et d'éthique", ajoute le parti qui se dit être la seule alternative "forte et sereine".AlliancesLe cdH ne se prononce pas sur la future coalition. "Nous allons aux élections les mains libres. Notre référence aux gouvernements des entités fédérés est relative à la méthode et aux réalisations", dit-on au cdH.Emploi, violence et écologieLe cdH veut se battre pour maintenir une Belgique fédérale et forcer le changement autour de cinq priorités: un pacte national pour la formation et l'emploi; un programme ambitieux de lutte contre les violences; un nouveau contrat social; un plan radical de lutte contre le réchauffement climatique et une nouvelle gouvernance éthique et efficace. (belga)


MAJ 05/06/07

Pour Reynders, Di Rupo et Milquet méprisent les électeurs

M. Di Rupo maintient son attitude de refus.
Tout comme Joelle Milquet.
Le président du MR, Didier Reynders, a stigmatisé lundi soir l'attitude des présidents du PS et du cdH qui refusent tout débat électoral. "C'est une attitude méprisante à l'égard des chaînes de télévision, des collègues présidents de parti et des électeurs qui ont le droit d'entendre des débats entre les personnes qui peuvent engager leur formation", a-t-il commenté après le débat qui l'a opposé à la RTBF au ministre régional André Antoine (cdH).

Pareil
"La RTBF a adressé des invitations personnelles aux présidents. Moi-même, j'ai été invité pour un débat avec la présidente du cdH , Joëlle Milquet, et avec le président du PS, Elio Di Rupo. Or, tous les deux refusent de venir. Je me suis retrouvé devant un ministre régional qui, d'entrée de jeu, annonce qu'il n'a pas l'intention de siéger au fédéral et qu'il n'aura donc aucune responsabilité à ce niveau après le 10 juin. De plus, la RTBF m'a annoncé que M. Di Rupo maintient aussi son attitude de refus. Je pourrai débattre avec Laurette Onkelinx.

L'attitude de Mme Milquet me conforte dans l'idée que voter PS ou cdH c'est du pareil au même", a-t-il ajouté.Positions?Et de stigmatiser l'attitude des deux présidents qui refusent un débat mais envoient des gens qui ne peuvent pas engager leur parti. "Mme Onkelinx ne peut pas s'engager sur la rénovation du PS. Quant à André Antoine il dit qu'il est contre la représentation syndicale dans les PME alors qu'une trentaine de candidats du cdH soutiennent avec la CSC une position contraire.

Quel est donc la position du cdH sur le sujet?", se demande le président du MR.Selon Didier Reynders, Elio Di Rupo refuse aussi de débattre avec le secrétaire fédéral d'Ecolo Jean-Michel Javaux mais Joëlle Milquet accepterait le débat avec l'autre secrétaire fédéral des Verts, Isabelle Durant.DommageAu cdH, on faisait remarquer, lundi soir, que le dispositif électoral de la RTBF ne prévoit pas explicitement des face-à-face entre les présidents de parti, mais entre formations politiques.
De plus, on rappelle qu'en août 2006, Didier Reynders a refusé un débat avec Joëlle Milquet pour le quotidien Vers l'Avenir."Que M. Reynders s'en prenne à lui-même. A l'époque, il a dit que le débat politique avait lieu entre le MR et le PS. Il a nous a traités en quantité négligeable. C'est dommage pour lui, mais nous avons décidé de faire tourner nos têtes de listes pour participer aux débats", commentait-on encore au cdH. On y confirmait que la présidente participerait bien elle-même au débat avec Isabelle Durant.

EN SAVOIR PLUS: Daerden "allume" Reynders et le MR

Michel Daerden tire à boulets rouges sur Reynders et le MR

A la Une :
Michel Daerden tire à boulets rouges sur Reynders et le MR
La moitié des Wallons connaît mal le plan Marshall

A quelques jours du scrutin, les critiques continuent de fuser entre partis politiques. MR et PS, partenaires au gouvernement fédéral, se distinguent particulièrement dans cette discipline électorale. Aujourd'hui, c'est au tour du chef de file PS liégeois Michel Daerden de liquider le MR.
"Heureusement pour le pays, Didier Reynders ne sera plus à la table après le 10 juin", s'exclame Michel Daerden, dans une interview publiée aujourd'hui dans le quotidien Le Soir.
Selon le ministre wallon Michel Daerden, on est "très loin dans l'impossibilité de poursuivre une collaboration PS-MR". Et de plaider pour une majorité rouge-romaine, PS-cdH.
Michel Daerden critique également la gestion de l'administration des Finances, qui sera selon lui une tâche majeure du prochain gouvernement. "Heureusement pour le pays, il (Didier Reynders, ndlr) ne sera plus à la table. En fait, avec lui, c'est fini", ajoute-t-il.

MAJ 03/06/07

PS-MR : "désunion irrémédiable"
"Si le PS peut aller au pouvoir sans le MR il le fera". La petite phrase est de Laurette Onkelinx. Les socialistes sont passés à la vitesse supérieure dans la campagne électorale. C'est la première fois qu'un responsable du parti s'exprime aussi clairement sur l'après 10 juin…..

3 jun 2007 ARTICLES• Réponse du berger à la bergère …..

Après la sortie le président du parti socialiste qui expliquait qu'aller dans un nouveau gouvernement avec le MR serait difficile, celle de Laurette Onkelinx qui déclarait que le PS voudrait éviter les réformateurs après le 10 juin. Réponse dimanche, du président Libéral …..

Je pense, dit Didier Reynders "que quand on n'a plus d'arguments, quand on n'a pas de programme à présenter, quand on a très peur de devoir défendre son bilan, on diabolise l'adversaire. On l'a vécu en France ; vous savez, quand Madame Royal n'avait plus aucun argument, ça a été tout sauf Sarkozy. Alors connaître cela, je vous avoue que ça ne me dérange pas beaucoup. Je sais très bien qu'à Charleroi par exemple où je suis ce matin, mais le Parti Socialiste n'est même plus présent face aux citoyens et n'ose plus défendre son bilan. Alors quand on en est à diaboliser exclusivement l'adversaire, c'est qu'on est vraiment très très bas. Et d'ajouter "Moi, je ne tomberais pas à ce niveau ajoutait il Ce que je demande, c'est que Monsieur Di Rupo accepte un vrai débat, un débat de fond pendant une heure sur une des chaînes de télévision, la dernière semaine de la campagne. Quand il veut, à l'heure qu'il le souhaite, moi, je suis son homme, je suis prêt à débattre quand il le souhaite. Malheureusement, le président du Parti Socialiste le refuse"


La stratégie du PS tient en deux temps : premièrement isoler Didier Reynders au sein de son propre parti. Elio Di Rupo compare l'actuel président du MR à un Louis Michel plus diplomate. "Reynders veut montrer qu'il est le grand chef très différent de Louis Michel. Michel Louis avait certaines rondeurs ; Reynders a opté pour la brutalité".

Deuxième temps, menacer le MR d'une rupture définitive avec le PS. Sur base de la campagne, aller au pouvoir avec le MR, est devenu difficile : "depuis que je conduis les affaires de l'Etat dans les campagnes électorales, c'est la première fois que c'est aussi discourtois, aussi violent -avec des attaques personnelles très lourde" indique le président du PS.
Et à la question de savoir si ces attaques peuvent conduire à une rupture telle qu'il serait difficile d'aller au pouvoir avec le MR, le président du PS n' hésité pas un instant. "Ah oui, bien entendu. C'est évident"

Laurette Onkelinx va même plus loin, si le PS peut éviter le MR après le 10 juin, il le fera. Pour Laurette Onkelinx l’aspect humain est central pour former une équipe. Et l'aspect humain a été négligé par Didier Reynders. Et après le 10 juin, si on doit rediscuter avec eux , on le fera sans oublier ce qui s'est passé, maintenant, si on peut le faire sans eux, on le fera.

L'avertissement est clair pour Didier Reynders. Et la tension est encore montée d'un cran à une semaine du scrutin...

Reynders qualifie Di Rupo d'arrogant

Le président du MR, Didier Reynders, a qualifié dimanche "d'arrogant" son homologue à la tête du parti socialiste, Elio Di Rupo. Ce dernier avait indiqué samedi que négocier avec Didier Reynders après le 10 juin serait difficile. Didier Reynders a réagi dimanche lors de l'émission De Zevende Dag sur la VRT. (belga)

"Pas de silence radio de la justice" à Charleroi

"Il n'y a pas de silence radio de la justice et il n'y a pas de volonté de suspendre des enquêtes à la veille des élections", a déclaré dimanche, Claude Michaux, procureur général de Mons, lors de l'émission Mise au point sur la RTBF. Claude Michaux a tenu à faire ses précisions alors que la justice était accusée de faire le "black-out" sur les affaires carolo à la veille des élections.
EN SAVOIR PLUS: Le silence sur les affaires n'est pas une tradition d'après le MR

Le silence sur les affaires n'est pas une tradition d'après le MR
Le fait d'arrêter les commentaires sur la Justice avant une élection n'est pas une tradition, contrairement à ce que la ministre de la Justice Laurette Onkelinx a précédemment déclaré à propos des affaires à Charleroi, a indiqué dimanche Didier Reynders, président du MR. M. Reynders s'exprimait dans le cadre de l'émission L'invité sur RTL-TVI. La ministre de la Justice, Laurette Onkelinx (PS), avait estimé sur la RTBF qu'il s'agissait là d'"une tradition", avant un scrutin.Le Soir a révélé vendredi, que le procureur général de Mons, Claude Michaux, a ordonné le silence radio, jusqu'aux élections, au procureur Christian De Valkeneer et à la juge France Baeckeland sur les "affaires" de la ville de Charleroi. "Ce qui me frappe, c'est que j'ai entendu ma collègue de la Justice, Mme Onkelinx, dire que c'est une tradition d'arrêter les commentaires sur la Justice avant une élection. Je n'ai jamais vu cela sauf si on considère que deux fois de suite est une tradition", a indiqué M. Reynders.InfluenceLe président du MR estime que "s'il y a effectivement des éléments à charge de quelqu'un qui gère une ville, la population doit le savoir". "Je pense que c'est une erreur grave que d'organiser ce type d'omerta sur une situation judiciaire", a-t-il poursuivi. Le président du MR a par ailleurs affirmé que son parti n'a conclu aucune pré-alliance avec une autre formation politique. "L'objectif cette année, c'est de faire changer le centre de gravité du côté francophone. Il n'y a pas de fatalité socialiste dans un certain nombre de régions.
Le MR veut avoir plus d'influence et réduire à beaucoup d'endroits l'influence du parti socialiste", a-t-il indiqué. Lors de l'interview sur la chaîne privée, Didier Reynders s'est dit prêt à un débat avec Elio Di Rupo. "Que ce soit sur votre chaîne ou sur la sienne, moi je suis prêt à tout moment. Quelle que soit l'heure, je suis son homme", a-t-il conclu.

MAJ 02/06/07

Les attaques du MR vont trop loin, pour le PS

Elio Di Rupo visitant l'usine Duferco, à La Louvière, fin mai.Les attaques libérales au cours de la campagne électorale vont trop loin, estime le PS. Négocier avec Didier Reynders après le 10 juin serait même difficile, selon les propos du président du parti socialiste Elio Di Rupo, recueillis ce samedi par la RTBF lors de la présentation du call center de son parti.

Discourtois
"Depuis que je conduis les affaires de l'Etat dans les campagnes électorales, c'est la première fois que c'est aussi discourtois, aussi violent -avec des attaques personnelles très lourdes-", a indiqué Elio Di Rupo.

A la question de savoir si ces attaques peuvent conduire à une rupture telle qu'il serait difficile d'aller au pouvoir avec le MR, le président du PS n'a pas hésité à répondre par l'affirmative. "Ah oui, bien entendu. C'est évident", a-t-il répondu au journaliste de la chaîne publique.

Call center
Le PS a présenté samedi matin son call center (0800.18.118). Les citoyens peuvent y poser leurs questions aux ministres, parlementaires, candidats et conseillers du PS. Selon un communiqué du PS, 1.500 personnes avaient déjà reçu une réponse personnalisée à 15h00.

04 juin 2007

Jean-Pol Demacq démissionnera à Charleroi

MAJ 04/06/07

L'ex-échevin carolo Claude Bael inculpé

Claude Bael, ex-échevin des Finances (PS) de Charleroi, qui a mis un terme en octobre dernier à sa carrière, a été inculpé vendredi, confirme-t-on ce lundi au parquet de Charleroi. Sous le chef d'inculpation de faux et usage de faux par fonctionnaire public.
L'ancien échevin PS de Charleroi Claude Bael a été inculpé, vendredi dernier par la juge d'instruction France Baeckeland, de faux et usage de faux par fonctionnaire public. Ce sont les mêmes chefs d'inculpation qui avaient frappé l'ex-premier échevin PS Jean-Pol Demacq huit jours plus tôt. Jean-Pol Demacq avait démissionné dès le lendemain de cette inculpation.
Cette fois encore, a-t-on appris lundi, cette inculpation repose sur des procès-verbaux de collège établis entre 1993 et 2006, et qui avaient été annotés sur feuillets volants, et suivis de l'insertion, du retrait ou de la modification de certains documents, après signature ; ou encore de ce qu'on a appelé des « collèges de signatures », c'est-à-dire de PV de collèges signés « en blanc », et auxquels des décisions auraient été ensuite ajoutées, à l'insu de certains des signataires. Claude Bael nie toute intention frauduleuse, indique-t-on également de source judiciaire.

Claude Bael était devenu échevin après le scrutin de 1988. Il avait été essentiellement en charge de l'Etat civil, de la population et de l'accueil du citoyen puis, en plus, après le scrutin d'octobre 2000, des finances de Charleroi. Il ne s'était plus représenté lors des élections d'octobre 2006. Inculpé, il a été laissé en liberté
(D'après Belga)

MAJ 02/06/07

La démission des 3 échevins carolos a été acceptée

Olivier Chastel et Philippe Sonnet ont officiellement démissionné.Le conseil communal de Charleroi, réuni en séance extraordinaire vendredi, a approuvé la démission des trois échevins, intervenue le week-end dernier: Jean-Pol Demacq (PS) en raison de son inculpation la veille par la juge d'instruction Baeckeland pour faux et usage de faux, ainsi que Olivier Chastel et Philippe Sonnet (MR), qui avaient annoncé leur démission lundi pour cause, avaient-ils dit, de manque de loyauté de leur partenaire PS.

Devoir accompli
Cette séance de conseil, convoquée en urgence mardi par le collège en raison de ces évènements, s'est tenue devant une salle comble. Interrogé à l'entrée, Jean-Pol Demacq a notamment dit « Je ne suis pas heureux, mais j'ai le sentiment profond du devoir accompli », tandis qu'Olivier Chastel se disait « prêt à discuter mais pas à n'importe quelles conditions ». Le leader MR a été à la fois l'objet d'applaudissements et de huées à son entrée dans la salle du conseil, tandis que des supporters de Jean-Pol Demacq l'applaudissaient debout.

Intérêt et cohésion
Si Jean-Pol Demacq s'est encore installé au rang des échevins, les échevins MR démissionnaires ont immédiatement pris place parmi les conseillers, ce qui a suscité un jeu de chaises musicales dans les groupes. Jean-Pol Demacq a pris la parole pour expliquer que, dès le lendemain de son inculpation, samedi dernier, il n'avait pas voulu se soustraire à la démission: « Je devais, a-t-il dit, m'éloigner dans l'intérêt de la ville et de la cohésion de la majorité ».EthiqueMais il a justifié sa volonté de ne pas démissionner immédiatement par son souhait de « ne pas partir comme un voleur, comme un tricheur, comme un magouilleur », mais plutôt en faisant coïncider l'éthique et son souci de la communauté éducative, en tant qu'échevin de l'enseignement. « Jamais je n'ai eu la moindre intention frauduleuse ni la volonté de nuire à qui que ce soit. J'ai certainement commis des erreurs, mais sans perspective malveillante ni enrichissement personnel », a-t-il encore dit.

Trahison
Olivier Chastel a rappelé que le MR avait gardé le cap au sein de la majorité, « alors que son parti n'était pas concerné par le passé », mais il a expliqué la démission de son parti par le fait qu'il avait été trahi par la « communication contradictoire » survenue à l'occasion de la démission de l'échevin Demacq. « L'indispensable lien de confiance a été rompu », a-t-il estimé, avant de dire qu'il continuerait à se battre pour Charleroi.RelationsLe chef de groupe Ecolo, Luc Parmentier, a rappelé ce qu'ont été « les affaires » à Charleroi, avec quatre échevins, un bourgmestre, le receveur et le secrétaire communal inculpés, puis trois échevins récemment démissionnaires, avant de noter que le MR avait mis fin à « un concubinage impossible ». Il a considéré qu'on « ne peut pas rénover avec ceux qui ont conduit Charleroi dans l'impasse ».

"Redresser l'image de Charleroi"
Chef de groupe cdH, Véronique Salvi a rappelé les tâches déjà accomplies depuis son installation par la majorité installée en décembre dernier, en souhaitant qu'une solution se dégage rapidement pour poursuivre la tâche entamée. « Ne prononçons donc pas de paroles irréversibles car le 11 juin, nous devrons tous redresser l'image de Charleroi », a t-elle notamment dit.RespectLe bourgmestre Léon Casaert est intervenu en dernier lieu pour dire qu'il « respectait la décision de ses collègues du MR, et saluer leur engagement au sein du collège durant cette courte période ». Il a également fait l'éloge de Jean Pol Demacq. Le conseil communal a alors voté sur les trois démissions d'échevins, qui ont été acquises à l'unanimité.

MAJ 30/05/07

Casaert rejette les exigences d'Écolo

En mettant des conditions à son entrée dans la majorité, Écolo refuse lui-même d'en faire partie, a déclaré le bourgmestre socialiste de Charleroi, Léon Casaert. Plus tôt, Écolo avait indiqué qu'il mettait des conditions à une éventuelle participation à une majorité communale, après la démission du groupe MR, qui laisse actuellement la place à une majorité composée du PS et du CDH.

« On ne peut pas admettre de telles exigences, surtout de la part de gens qui n'ont pas encore prouvé grand chose dans l'opposition », a commenté le bourgmestre, qui se dit pourtant favorable à l'ouverture. « Je suis ouvert à toutes les éventualités à condition que ce soit positif. On veut avant tout travailler dans la sérénité. Les Écolos ne peuvent pas organiser tout comme ils l'entendent et préjuger », a ajouté le bourgmestre, se disant serein. « J'ai la conscience tranquille face à la situation dans l'ancien collège. Je n'ai pas inventé le système pour lequel l'échevin Demacq a été inculpé. En 6 mois, on a prouvé qu'on voulait faire changer les choses », a-t-il expliqué. Le bourgmestre rappelle aussi que les socialistes avaient proposé à Écolo d'entrer dans la majorité directement après les élections. « Ils avaient refusé. Maintenant ils trouvent le prétexte que c'est moi qui gêne », a-t-il commenté. Quant au MR, Léon Casaert rappelle qu'« en politique tout est possible », surtout vu « qu'ils ont déjà changé d'avis 4 fois ! » Mais pour lui, Didier Reynders se moque de la ville de Charleroi, « comme un poisson se fout d'une pomme ». « Il a fait pression et prive la ville de deux échevins de qualité », a-t-il regretté.

La réponse d'Écolo venait après l'appel lancé ce mardi par le CDH, faisant référence à un possible troisième partenaire. Écolo a précisé des conditions qui prévoient notamment un départ du bourgmestre actuel et de son président de CPAS.
Xavier Desgain, conseiller communal du groupe Écolo, qui compte quatre élus à Charleroi, a évoqué sa lassitude, face à la mauvaise tragédie mise en scène par les trois partis traditionnels, et il a souhaité qu'enfin les partis politiques s'occupent des vrais problèmes de Charleroi. Pour Xavier Desgain, il faut en revenir aux véritables priorités de Charleroi : l'emploi, l'environnement, la sécurité, la pollution, la culture, a-t-il notamment rappelé.
Luc Parmentier, chef de groupe, a rappelé ce qu'ont été les causes de la crise actuelle : la mise à mal de Charleroi par trente ans de majorité absolue PS ; l'incapacité du même parti à « faire le ménage » dans ses rangs ; la signature d'un pacte de majorité qui a amené en octobre MR et CDH à se jeter dans les bras du PS sans prendre assez de garanties ; la rigidité du décret Courard, qui ne prévoyait pas le cas de figure d'une démission d'une des parties prenantes à un pacte de majorité ; la « légèreté de l'être » d'un MR incohérent ; et aussi, l'erreur du CDH, qui avait, aux élections communales, refusé de composer une liste tripartite avec le MR et Écolo.
Le député fédéral Jean-Marc Nollet a de son côté déploré ce que la proposition du CDH avait d'improvisé et de tardif, dans son appel à un partenaire Écolo.
D'autant, a-t-il rappelé, que le PS a déjà tué dans l'oeuf l'initiative du CDH en la repoussant mardi par la voix du bourgmestre. Jean-Marc Nollet a cependant indiqué qu'Écolo serait prêt à entrer dans une alliance majoritaire à plusieurs conditions : que les membres de l'ancien collège échevinal ne s'y trouvent pas, ce qui vise Léon Casaert et le président du CPAS Marc Parmentier ; qu'il y ait un audit externe de la ville et des satellites paracommunaux ; que ceux qui s'engageraient dans le collège de cette future majorité le fassent à temps plein, abandonnant leur cumul parlementaire.
La balle est dans le camp du PS et du CDH, a indiqué Jean-Marc Nollet, qui a estimé qu'il y avait peu d'espoir que le PS accepte ces conditions. Il a suggéré au CDH de les adopter lui aussi, ce qui bloquerait le PS et le contraindrait à prendre les dispositions nécessaires. Se défendant d'être plus rigoureux que la Justice en demandant certaines démissions, Jean-Marc Nollet a estimé qu'il « ne faisait pas un travail de Justice, mais de politique ».

Le cabinet de Demacq perquisitionné

Des enquêteurs ont fait une descente mercredi dans les bureaux du cabinet de l'ex-échevin Jean-Pol Demacq et dans le bureau de son chef de cabinet André Brodcoorens, à l'échevinat de l'Instruction publique.

On ignore l'importance et la quantité des documents emportés. Jean-Pol Demacq avait été inculpé vendredi dernier de faux et usage de faux par fonctionnaire public et avait, samedi, présenté sa démission de ses fonctions.
D'autre part, comme cela arrive de manière répétée depuis plusieurs semaines, des enquêteurs ont encore travaillé mercredi à l'examen de nombreux procès-verbaux de collège, dans les locaux de l'Hôtel de Ville de Charleroi, dans l'optique du dossier « Ville de Charleroi », relatif à des « collèges de signatures » et à des procès-verbaux collèges effectués sur feuillets volants, a-t-on également appris.

Un gouvernement Leterme-Reynders

Tel est l'objectif, final, du coup de gueule des libéraux, lundi à Charleroi.Etre le premier parti wallon en "tuant" le PS et son allié, le CDH. Mais avec des si...

Coup de bluff ? Coup de poker ? Coup de maître ? Pourquoi le MR a-t-il spectaculairement quitté le collège échevinal de Charleroi ? Tentons de voir clair dans le jeu des libéraux.
1. Qu'est-ce qui a piqué le MR ? Pour comprendre la stratégie du Mouvement réformateur, de son président, Didier Reynders, aidé en la matière du Commissaire européen en congé, Louis Michel, il faut se souvenir de la campagne électorale française et de son résultat. Nicolas Sarkozy est le véritable modèle politique des libéraux belges : tout, dans la stratégie de conquête du pouvoir du prestigieux voisin français, inspire les ténors du libéralisme belge. Quelle leçon en ont-ils tiré ? Le MR rêve d'une bipolarisation de la vie politique francophone et, dans ce cadre, d'incarner l'opposition à la gauche belge, Parti socialiste, symbole, aux yeux du MR, de tous les maux wallons. Nicolas Sarkozy a gagné en dénonçant la vacuité du programme de Ségolène Royal, ses contradictions, ses impossibles promesses : Didier Reynders veut incarner comme le parti anti-PS, celui qui mettra fin à l'hégémonie des socialistes en Wallonie et à Bruxelles. Pour cela, il lui manquait une occasion : la pantalonnade de la Pentecôte à Charleroi lui a offert une occasion rêvée de se profiler comme le "tueur" du PS, même s'il a dû, au passage, sacrifier ses deux échevins dont Olivier Chastel qui, en pleurs dimanche, ne comprenait toujours pas ce qui lui arrivait. Mais les injures, les gros mots, lancés la veille au marché de Charleroi à la figure de Louis Michel et d'Olivier Chastel ont convaincu l'état-major du MR qu'il fallait porter l'estocade maintenant. Apocalypse Now. Tora, tora, tora. C'est maintenant qu'il fallait mettre le PS en joue et à genoux et, du même coup, démontrer à la face du monde que le CDH et le PS, c'est chou rouge et rouge chou. Peu importe si, le samedi, le brave Chastel avait estimé que la majorité devait rester en place et accepté que la démission de l'échevin Demacq, certes obtenue à l'arraché, soit entérinée lors d'un prochain conseil communal.
La stratégie de la Pentecôte répond aussi à une volonté de revanche du MR : en 2004, les socialistes ont viré les libéraux des majorités régionales et communautaires en dépit d'un accord passé entre Louis Michel et Elio Di Rupo. Ça, les libéraux ne l'ont jamais avalé.
2. L'électeur suivra-t-il le MR ? Mais la stratégie répond aussi, selon certains libéraux, à un véritable ras-le-bol des citoyens par rapport au Parti socialiste. Les têtes de listes, ceux qui font campagne dans les gares et les marchés l'affirment : la toute puissance du PS passe de plus en plus mal. L'électorat libéral, mais aussi CDH, ne comprendrait pas pourquoi un parti touché, à ses racines, par les affaires à Charleroi et ailleurs, continue à garder le haut du pavé. Ne payera-t-il donc jamais ses faux pas ? Les brebis galeuses, dit le PS, ont été isolées voire sanctionnées. Oui mais, rétorquent les libéraux, il reste des traces, des vestiges, des dinosaures qui ça et là font encore des dégâts. Ainsi à Charleroi. Là encore, les partenaires du PS auraient été bien inspirés s'ils avaient exigé, dès la constitution de l'actuelle tripartite que plus aucun des anciens échevins ne rempile. Les camarades locaux l'ont imposé, Di Rupo n'a pas eu la force de les écarter ("quand il veut faire preuve d'autorité, il le peut", disent les libéraux). Sans doute faut-il également rappeler qu'un accord préélectoral avait été signé avant les élections d'octobre 2006 entre le PS et le MR, sous l'égide d'une très influente loge au sein de laquelle Jean-Claude Van Cauwenberghe et Olivier Chastel "fraternisent" souvent. Mais bon...
Pour le MR, l'heure est donc venue de faire basculer le centre de gravité politique de la Wallonie. C'est possible en remobilisant tout l'électorat libéral mais aussi une partie de l'électorat CDH qu'une trop grande proximité avec le PS doit énerver. Au MR, on est persuadé que l'électorat de Joëlle Milquet est plus à droite que ne l'est la présidente.
3. Qu'espère le MR ? Cette stratégie ne risque-t-elle pas d'isoler le MR et de le priver de quelques places très convoitées dans le prochain gouvernement fédéral ? En effet, côté francophone, PS et CDH n'éprouveraient aucune difficulté à gouverner ensemble sur le plan politique et humain alors qu'avec le MR... De toute façon, le MR en est persuadé, le CD & V maintiendra son exigence de réforme de l'Etat. Le MR pourrait donc être aspiré au fédéral par la grâce du CD & V dont le souhait de réformer l'Etat exigera une tripartite classique. Et les libéraux, grâce à cette stratégie anti-PS, rêvent vraiment de devenir la première force francophone. Une tripartite dominée au Nord par le CD & V et au Sud, par le MR : les deux partis n'ont-ils pas un programme socio-économique assez proche ? Un gouvernement Leterme-Reynders : voilà l'objectif final du coup de gueule libéral, lundi à Charleroi.

Les errements confirmés de la gestion de la ville

Entre feuillets volants et collèges de signatures, treize ans de dérapages.Marchés et nominations : qui avait intérêt à truquer les procès-verbaux ?
Qui prenait les décisions et les faisait ensuite respecter, pendant une bonne partie des années monolithiques du PS ? On peut se poser la question, à tenter de mieux comprendre le contenu de ce qui a été reproché à Jean-Pol Demacq, inculpé vendredi dernier. Faux et usage de faux, dit le chef d'inculpation. Et cela évoque des P-V de collège échevinal établis sur des feuillets volants, mais aussi des "collèges de signatures". La première technique permettait, une fois les décisions votées, de glisser d'autres pages, d'en retirer ou d'en modifier le contenu. Les signatures étaient apposées en fin de P-V, et tout était dit. Les collèges de signatures évoquent une technique plus banale encore : les signatures figuraient en finale de procès-verbaux, en blanc, et on ajoutait ensuite les décisions que ces signatures étaient censées approuver. Une technique à ce point sans faille qu'elle a duré, selon toute apparence, de 1993 à 2006. Sans que quiconque y trouve à redire, après que le secrétaire communal aujourd'hui inculpé, Eric Lecomte, l'eut introduite. Casaert, Van Cau... Ces deux techniques ont donc permis, au moins en théorie, de donner à n'importe quelle décision les couleurs d'une véritable approbation de collège. On pense à des passations de marché, à des nominations, entre autres. Ou encore à des budgets passés d'un département à l'autre, sans que l'échevin lésé s'en aperçoive, comme cela a été le cas pour des bâtiments scolaires, dont le budget a été transféré dans le secteur des bâtiments de Claude Despiegeleer.
Pourquoi Jean-Pol Demacq a-t-il été, jusqu'ici, le seul inculpé, outre l'ex-bourgmestre Van Gompel ? Notamment parce qu'il a été bourgmestre faisant fonction, mais aussi parce qu'il avait connu le précédent système, et qu'il aurait dû s'émouvoir de ce double changement de pratiques. Cela entend-il que d'autres puissent être inquiétés ? C'est possible, dans la mesure où ils ont fait partie du collège depuis lors : c'est le cas du bourgmestre Léon Casaert, du président du CPAS Marc Parmentier, mais aussi d'anciens échevins redevenus conseillers communaux. C'est, enfin, le cas de Jean-Claude Van Cauwenberghe, qui avait mis en place Eric Lecomte. Van Cau, qui tenait la ville et ses différents départements d'une poigne certaine, a-t-il pu ignorer ce qui avait été élaboré par son secrétaire communal ? Voire... Et si c'est le cas, que risque-t-il ? Certes, il s'agit de faits qui, dans son cas, se sont terminés à la fin de son mayorat, en 1995. Mais selon certains juristes, qui invoquent la jurisprudence de la Cour de cassation, un P-V entaché de faux poursuit ses effets aussi longtemps qu'il n'a pas été argué de faux...
Qui tirait les ficelles ?
Enfin question de fond. Les pratiques de feuillets volants et de collèges de signatures ont visiblement ôté au collège échevinal, des années durant, une partie concrète de ses prérogatives. A qui cela a-t-il profité ? Qui dirigeait vraiment Charleroi, dès le moment où les actes de son "gouvernement" étaient à ce point faussés ? Et qui, finalement, tirait véritablement les ficelles de cette ville déboussolée ? Elle a pu, des années durant, voir se diluer et se dissoudre ses pouvoirs, de son sommet politique jusqu'à certains pans de son administration, où certains fonctionnaires, après tout, se contentaient de reproduire les dysfonctionnements pratiqués aux étages supérieurs.

Une bipartite pour un mois, et au-delà ?

Pour le bourgmestre, le CDH doit rester le seul partenaire. Conseil ce vendredi, remplacement des partants le 25 juin.
Le PS et le CDH vont, dès aujourd'hui, se mettre autour de la table et débattre d'un avenant à l'accord de majorité rompu par le départ du MR de la tripartite carolorégienne.
C'est une des décisions prises hier par le (long) collège communal de Charleroi. Les sept survivants de l'équipe scabinale s'y sont réparti les tâches des trois partants : Jean-Jacques Viseur hérite de l'essentiel des attributions d'Olivier Chastel; Paul Ficheroulle reprend les matières que détenait Philippe Sonnet, et Léon Casaert celles de Jean-Pol Demacq. Un conseil communal extraordinaire se tiendra ce vendredi, pour prendre acte de ces trois démissions, et, a insisté Léon Casaert, "il n'y a pas de vacance du pouvoir". Le principe des "affaires prudentes" prôné par Jean-Jacques Viseur (promu, du coup, au rang de premier échevin), a été adopté : pas question, donc, d'adopter pendant ce mois des modifications budgétaires. Et la suite ? Les deux échevinats abandonnés par le MR iront au CDH (voir aussi page suivante), estime le bourgmestre. Et selon lui, même si cela va à l'encontre de la non-exclusion soutenue la veille par Jean-Jacques Viseur, il ne semble pas être question de réintroduire le MR dans la majorité : "Inutile de faire des allers et retours : quand on claque la porte, c'est fini", a résumé Casaert. Pas davantage question de faire entrer Ecolo : ils ont eu, depuis des mois, une position trop rude, réclamant l'exclusion des membres de l'ancien collège et, dit le bourgmestre, notamment visé, "ils prennent des positions que la Justice ne prend pas". Est-ce à dire que la Justice ne prendra pas ces positions en ce qui concerne le bourgmestre ? Il se dit serein, "pas menacé et en tout cas pas coupable".
Affaires prudentes, donc, mais cela ne signifie nullement que la Ville se mette en léthargie forcée. Le bourgmestre s'en défend, et il en voit notamment la preuve dans le fait qu'il a reçu et rassuré la délégation syndicale des fonctionnaires communaux anxieux pour leur avenir, et qui éprouvent quelques craintes à voir tanguer le navire communal. Le 25 juin, dernier conseil communal de la saison, on installera les trois nouveaux échevins. On saura dans l'intervalle qui l'a emporté, des tenants de l'ouverture au MR, ou de la seule bipartite. Une bonne nouvelle, tout de même : la Province doit approuver demain le budget communal. Il sera ensuite soumis à la Région. Sans encombre, prophétise Léon Casaert.

Un avenant ? L'imbroglio est, aussi, juridique !

Peut-on modifier le pacte ? En envisager un autre ? A code muet, ministre attentiste.
Piquant. Mardi après-midi, au moment même où le collège communal carolorégien nouvelle formule décidait, non sans diverger, de mettre au point un avenant au pacte de majorité, il en était question en commission du Parlement wallon pour juger généralement... que pareil avenant est juridiquement improbable sinon impossible !
Le pacte de majorité - l'une des nouveautés du 8 octobre dernier en Wallonie - comprend l'indication des groupes politiques qui y sont parties. Or, le départ du MR transforme la majorité carolo, de tripartite en bipartite (PS-CDH). La législation prévoit bien qu'un avenant au pacte peut être adopté pour remplacer des échevins dans divers cas (code local 1123/2). Mais ces cas sont énumérés en apparence exhaustivement : sanctions disciplinaires, sortie du Conseil, incompatibilités. Rien qui ressemble aux démissions actuelles (1123/11).
Selon l'opposition Ecolo et MR, pour l'heure locale comme régionale, il n'est dès lors pas d'avenant possible. Et même, il n'y a plus de pacte. Véronique Cornet (MR) : "Il n'y a donc plus d'équipe qui préside aux destinées de la ville. Tous les actes que le collège pourrait prendre seraient susceptibles d'annulation". Interpellé, Philippe Courard esquive, ne confirme ni ne dément. Le ministre (PS) des Affaires intérieures se sent-il coincé par sa réforme, sur les modalités du pacte comme par ailleurs sur celles de la désignation maïorale qui propulserait Van Cau Jr en cas d'ennuis pour Léon Casaert ? Attend-il d'autres donnes politiques après le 10 juin ? Escompte-t-il une autre lecture juridique possible des dispositifs (ou de leurs silences) qui avaliserait un avenant au pacte voire un nouveau pacte ? En attendant, il se fait sonner les cloches, de l'Ecolo Cheron ("Quittez votre rôle d'observateur !") au MR Borsus ("Je vous trouve d'une extraordinaire passivité").
C'est clairement, en revanche, que le ministre rejette toute réforme décrétale à la va-vite "à partir d'un cas particulier". Ce qui exclut notamment l'introduction de la possibilité d'élections communales intermédiaires dans le délai de 6 ans (sauf, dès à présent, une peu imaginable démission collective de tous les élus et de leurs suppléants).
Bref, le bazar politique carolo se double d'un imbroglio juridique. À cela près : l'expression d'affaires "prudentes" peut se concevoir politiquement mais ne répond à aucune notion juridique existante, confirme M. Courard.
Ajoutons : en Wallonie existe désormais la "motion de méfiance constructive" par laquelle une majorité peut remplacer une autre. Mais la procédure est ici inopérante : non seulement la méfiance collective ne peut être enclenchée que 18 mois après l'élection communale, mais on ne voit pas quelle majorité alternative pourrait émerger...

Le mystère du communiqué

Mystère encore non éclairci à ce jour, celui du communiqué de presse désormais célèbre, envoyé par mail, samedi à 12h46, et qui émanait du Cabinet du bourgmestre. Il signalait la décision de Jean-Pol Demacq de démissionner de ses fonctions d'échevin, mais avec quelque chose comme un "effet-retard", au 25 juin. Or, jurent les intéressés, tant du PS que du MR et du CDH, tout se discutait encore à cette heure-là, et on a abouti à un accord de Jean-Pol Demacq, en le travaillant longuement au corps, que quelques minutes avant 16 heures. Un accord où il n'était pas question du 25 juin mais d'une démission écrite de sa main, cette fois. D'où, quand il dit avoir appris l'existence de ce communiqué, le coup de sang d'Olivier Chastel. Un Chastel qui a indiqué que Demacq, contacté, avait juré ses grands dieux qu'il n'était pour rien dans le communiqué litigieux. La question reste donc posée : si le bourgmestre, le MR Chastel, le CDH Viseur et Jean-Pol Demacq étaient encore en réunion à 12 heures 46 pour fixer les modalités du départ de l'échevin inculpé, qui a pris l'initiative d'expédier ce communiqué à ce moment. Et sur suggestion (injonction ? ordre ?) de qui ? C'est un point d'Histoire que Charleroi éclaircira un jour peut-être. Ce doit être le communiqué le plus flamboyant et le plus dévastateur de la défunte tripartite...

MAJ 29/05/07

L'Union Socialiste de Charleroi salue la correction de Jean-Pol Demacq

Jean-Pol Demacq soutenu par l'Union Socialiste de Charleroi.L'Union Socialiste de Charleroi (USC) a réagi dans un communiqué au départ du MR de la majorité tripartite de Charleroi en saluant "le courage et la correction" de l'échevin PS Jean-Pol Demacq et en critiquant l'attitude "irresponsable et politicienne" du parti libéral.L'Union Socialiste de Charleroi (USC) a réuni d'urgence son bureau à la suite de la démission des deux échevins MR de la Ville de Charleroi, Olivier Chastel et Philippe Sonnet. L'USC tient d'abord à saluer "le courage et la correction de Jean-Pol Demacq qui (...) bien que toujours présumé innocent a tenu à s'éloigner de la gestion collégiale dans l'intérêt de la réputation de la Ville et de la cohésion de la majorité".L'USC juge que l'attitude du MR est "irresponsable et politicienne" et que le parti agit ainsi car "il croit pouvoir tirer un avantage électoral, plutôt que de privilégier Charleroi, son avenir et ses habitants". L'USC déplore que cet abandon précipité mette par terre "la tripartite qui avait été saluée par tous comme une chance pour Charleroi sur le chemin de la nouvelle gouvernance".Le parti socialiste ajoute encore renouveler sa confiance au bourgmestre Léon Casaert et à ses échevins pour "conduire à une bipartite avec le cdH, ce qui permettra notamment de mieux infléchir à gauche les options politiques communales".
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Le cdH refuse de gérer Charleroi seul avec le PS

"Jean-Jacques Viseur devient une sorte d'informateur informel. Sa mission sera de rencontrer les représentants du MR, du PS et d'Ecolo en vue de rechercher une solution à la situation actuelle", a précisé Joëlle Milquet, présidente du cdH.

Le cdH a refusé la proposition du bourgmestre carolo Léon Casaert de poursuivre la gestion de la Ville de Charleroi à deux en signant ce qu'il appelle "un avenant cdH-PS" au pacte de majorité. Les Humanistes n'envisagent pas une majorité sans un troisième parti, ont expliqué ce mardi après-midi la présidente du parti, Joëlle Milquet, entourée de l'échevin Jean-Jacques Viseur et du ministre wallon des Affaires intérieures André Antoine. Et d'ajouter qu'une décision ne pourra toutefois intervenir dans la sérénité qu'après le 10 juin et qu'en attendant la ville est "en affaires prudentes".

Solution
"A partir de maintenant, Jean-Jacques Viseur devient une sorte d'informateur informel. Sa mission sera de rencontrer les représentants du MR, du PS et d'Ecolo en vue de rechercher une solution à la situation actuelle", a précisé Joëlle Milquet.Gesticulations préélectoralesLes décisions relatives à une nouvelle majorité ne pourront être prises dans la sérénité qu'après la frénésie des élections. Les choix rationnels guidés par le sens de l'intérêt général pourront alors être posés. Le cdH sait que, le 11 juin, les autres partis reviendront, comme par hasard, à de meilleures dispositions car ils n'auront plus à mimer de gesticulations préélectorales qui ne leurrent d'ailleurs personne, ont encore ajouté Mme Milquet et M. Viseur.

Démissions
Le Collège échevinal qui s'est réuni ce mardi matin a pris acte de la démission de trois échevins (les MR Olivier Chastel et Philippe Sonnet et le PS Jean-Pol Demacq). Ces démissions seront définitivement acceptées par le Conseil communal qui se réunira vendredi et il a été convenu qu'il n'y aura pas de remplacement automatique de ceux qui ont démissionné, a indiqué Jean-Jacques Viseur. Il a ajouté que le PS avait accepté cette façon de travailler. "Nous l'avons convaincu qu'il ne fallait pas précipiter les choses. Nous avons imposé notre tempo", a-t-il dit. Le ministre André Antoine a surenchéri en disant que le PS ne pouvait d'ailleurs pas faire autrement puisque sans le cdH, il n'a pas de majorité au Conseil communal.Pas scotchéLe cdH a une nouvelle fois rappelé qu'il était impossible de former une majorité à Charleroi sans le PS et réfute la critique que lui adresse le MR et Ecolo d'être "scotché" au PS. "Notre attitude est justifiée par le fait que nous ne voulons pas laisser le PS gouverner seul la ville de Charleroi", a dit Mme Milquet.Attitude indigne du MRLes centristes ont aussi répété leurs critiques à l'égard du MR. "Le mercredi, on voit Sarkozy. Le samedi, on présente un livre. Et le lundi, on fait tomber une ville. L'attitude de M. Reynders est uniquement dictée par son agenda de campagne au détriment des intérêts de Charleroi et de ses habitants", a dit Joëlle Milquet pour qui ce qui s'est passé hier est "indigne". "On s'est retrouvé lundi avec un échevin de Finances dont l'attitude a été bien plus grande que celle d'un ministre des Finances", a-t-elle dit.Commentaires amersTant M. Viseur que Mme Milquet ont aussi souligné le fait que ceux qu'on entendait le plus pour le MR ou pour Ecolo dans cette affaire n'étaient pas des politiciens carolos. Jean-Marc Nollet est de Fontaine-l'Evêque et Didier Reynders est de Liège. Le premier propose d'organiser de nouvelles élections, ce qui est impossible sauf si tous les Conseillers communaux démissionnent. Quant au deuxième, il n'a pas de solution et d'ailleurs le sort de Charleroi ne l'intéresse pas, ont-ils encore commenté.
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"Pas de réaction dans l'urgence", dit le ministre Courard

Le ministre wallon en charge de la tutelle des communes, Philippe Courard (PS), a déclaré mardi en Commission des affaires intérieures du parlement wallon qu'aucune décision concernant la situation à Charleroi ne serait prise à son niveau avant le 10 juin. "Contexte surréaliste""La sagesse nous recommande d'attendre. Le MR agit de manière électorale, provoquant un contexte surréaliste. C'est lui qui, via ses démissions, ébranle la stabilité à Charleroi. Il n'est pas question pour un ministre de s'octroyer le pouvoir, bafouant ainsi le respect de la démocratie. De plus, on ne fait pas un texte pour une ville", a répondu le ministre aux différentes interpellations des parlementaires, principalement du MR. Il n'est donc pas question pour Philippe Courard de modifier le code de la démocratie locale et de la décentralisation pour permettre, notamment, la tenue d'élections en cours de législature. Démocratie locale"J'ai annoncé que le code serait revu un an après sa mise en application. Ce sera donc fait dans les prochains mois. On évoluera dans le décret quand il n'y aura plus plus de tension. On ne réagit pas à chaud; cela n'est pas dans l'intérêt des citoyens", a-t-il remarqué, soulignant que la majorité actuelle de Charleroi, composée du cdH et du PS, possède avec ses 29 sièges sur 51 des forces suffisantes pour gérer la commune. Si du côté du MR et des Ecolos, on évoque la tenue de nouvelles élections, rien n'est cependant prévu dans le code de la démocratie locale. Il n'existe qu'un principe général de droit, appliqué la dernière fois le 7 juin 1937, lorsque Léon Degrelle a provoqué une élection partielle à Bruxelles. Motion de méfiance...Il prévoit que si plus aucun suppléant n'est disponible, on peut recourir à des élections partielles pour remplacer la ou les personne(s) défaillante(s). Mais si ce principe existe techniquement, il est difficilement applicable pratiquement. La démission doit en effet être collective, avec le risque de voir une nouvelle distribution des sièges. Le code de la démocratie locale prévoit par contre le vote d'une motion de méfiance. Ainsi, une nouvelle majorité peut être présentée, renversant la majorité en place. Mais si elle concerne l'ensemble du Collège, la motion ne peut pas être envisagée dans les 18 mois qui suivent l'installation du Conseil. En l'occurrence, elle ne pourrait pas être appliquée à Charleroi avant juin 2008....contre qui?Une motion de méfiance pourrait par contre être votée contre un ou plusieurs membres du Collège. Mais, conformément à l'article 1123-4 du code, elle doit être demandée par au moins la moitié des Conseillers de chaque groupe qui forme le pacte de majorité. La situation semble donc difficilement applicable à Charleroi. Le Front National, qui dispose de 4 élus à Charleroi, réclame pour sa part la mise en place d'une consultation populaire, qui aurait pour objet de déterminer si les citoyens de Charleroi ont encore confiance en la majorité. Celle-ci pourrait être réalisée mais ne pourrait donc pas déboucher sur la tenue de nouvelles élections. (belga)

MAJ 28/05/07

Le MR démissionne de la majorité à Charleroi

Olivier Chastel a évoqué le "manque de loyauté" du PS dans le problème du départ forcé de Jean-Pol Demacq, l'échevin PS inculpé vendredi dernier et amené à démissionner samedi.
Il semble loin le temps où PS, MR et CDH s'étaient mis d'accord pour former une coalition aux lendemains des élections d'octobre 2006.

"Vous avez devant vous deux anciens échevins de la ville de Charleroi": c'est en ces termes qu'Olivier Chastel et Philippe Sonnet ont annoncé lundi à Charleroi leur démission et le départ du MR de la majorité tripartite, une décision prise après une réunion des mandataires communaux et CPAS du MR, dans la matinée. Autre versionPour expliquer cette décision, Olivier Chastel a notamment évoqué le "manque de loyauté" du PS dans le problème du départ forcé de Jean-Pol Demacq, l'échevin PS inculpé vendredi dernier et amené à démissionner samedi. Samedi, une conférence de presse commune PS-MR-cdH avait été organisée pour annoncer cette démission, qui devait, selon la lettre remise au bourgmestre Léon Casaert par Jean-Pol Demacq, prendre cours immédiatement. Dans la soirée, le MR puis le cdH se sont étonnés d'une autre version selon laquelle l'échevin sortant annonçait son intention de rester en place jusqu'à la fin de l'année scolaire, en raison de ses fonctions d'échevin de l'Instruction."Trahison"Ils ont alors appris que, pendant qu'ils négociaient en tripartite avec Jean-Pol Demacq, un communiqué du Cabinet du bourgmestre annonçait la démission de l'échevin, avec effet au 25 juin seulement, l'élu démissionnaire continuant à exercer toutes ses fonctions dans l'intervalle. Lors d'un contact avec Jean-Pol Demacq, celui-ci a expliqué qu'il était étranger à ce communiqué qui émane donc, selon Olivier Chastel "d'une frange du PS". Le chef de file du MR a estimé que "c'est la goutte qui fait déborder le vase" et que dès lors, le lien de confiance entre partenaires de la majorité était rompu, parlant de "trahison".Attitude attentiste du PSIl a rappelé que, depuis la mise en place de cette majorité "nous avons supporté beaucoup de choses, dont une série d'inculpations, mais nous ne pouvons admettre l'attitude attentiste du PS". Il a rappelé que le président du PS avait fait signer aux échevins PS, lors du pacte de majorité, une lettre par laquelle ils s'engageaient à démissionner aussitôt en cas d'inculpation et il s'est étonné de l'attitude d'un autre échevin PS, Eric Massin, demandant à "examiner le dossier". "Le PS n'a rien compris"Olivier Chastel a expliqué qu'au début de la rencontre tripartite de samedi, en présence de Jean-Pol Demacq, celui-ci n'avait en un premier temps pas voulu démissionner, avant de fixer cette démission à juillet, puis à fin juin avant de remettre une lettre de démission immédiate : "Mais pour y parvenir, nous avons dû, Jean-Jacques Viseur (échevin cdH des Finances, NDLR) et moi, menacer de démissionner", a expliqué Olivier Chastel. "Visiblement, le PS n'a toujours rien compris", a ajouté Olivier Chastel, pour qui il n'est pas suffisamment apparu que le remplacement de Jean-Pol Demacq devait émaner d'une décision du collège et pas du seul PS et "il est devenu insupportable que les deux autres familles politiques donnent l'impression d'attendre en se croisant les bras"."Trop c'est trop"Le leader communal MR a encore expliqué qu'en six mois de participation à la majorité, de nombreux problèmes sont apparus, "dont on ne mesurait pas l'ampleur": ainsi du fonctionnement de l'administration, qui souffre d'un organigramme mal fait et d'une mauvaise gestion. "Nous avons, pendant six mois, et avec loyauté, endossé les charges d'un passé dont nous n'étions pas responsables, mais trop c'est trop", a indiqué Olivier Chastel qui a posé la question de savoir "si le PS a la capacité de gérer sans savoir ce qui le menace". (belga)
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"Demacq doit agir en âme et conscience", dixit Di Rupo
"Il appartient à Jean-Paul Demacq de juger en âme et conscience de la meilleure décision à prendre, en concertation avec le collège communal de Charleroi", a souligné samedi le président du PS, Elio Di Rupo, après l'annonce de l'inculpation de l'échevin socialiste."Comme c'est un homme qui a le sens des responsabilités, il prendra certainement en âme et conscience une décision qui ira dans l'intérêt du collège communal et de Charleroi", a-t-il expliqué.Le président du PS a également rappelé qu'une inculpation n'impliquait pas nécessairement une démission. "Il n'y pas de liaison automatique entre l'acte d'un juge et l'action politique. Il y a des communes, comme celles de Dinant, ou des sociétés privées où des personnes inculpées continuent à travailler. Chaque personne agit en fonction de ce qu'elle pense devoir faire", a-t-il dit.Quant aux conséquences sur l'accord de majorité à Charleroi, le président du PS estime qu'il appartient aux instances locales de chaque formation de se prononcer. "Le nouveau collège communal de Charleroi fait un travail admirable qui doit se poursuivre de façon optimale", a-t-il ajouté.De son côté, l'un des autres échevins socialistes de Charleroi, Eric Massin, préfère attendre une analyse juridique et politique du dossier avant de se prononcer. "Nous allons voir quelles sont les prétentions des uns et des autres et, avant, voir si la confiance est toujours présente. Cela devrait être le cas: depuis 2006, nous travaillons ensemble et nous travaillons bien ensemble, et de nouvelles procédures de travail ont été mises en place, avec M. Demacq", a-t-il fait remarquer.

L'USC salue Demacq et critique le MR

La Ville de Charleroi ne prendra plus de décisions importantes

Ecolo pose trois conditions pour rejoindre la majorité à Charleroi

L'Union Socialiste de Charleroi (USC) a réagi dans un communiqué au départ du MR de la majorité tripartite de Charleroi en saluant "le courage et la correction" de l'échevin PS Jean-Pol Demacq et en critiquant l'attitude "irresponsable et politicienne" du parti libéral.

L'Union Socialiste de Charleroi (USC) a réuni d'urgence son bureau à la suite de la démission des deux échevins MR de la Ville de Charleroi, Olivier Chastel et Philippe Sonnet.

L'USC tient d'abord à saluer "le courage et la correction de Jean-Pol Demacq qui (...) bien que toujours présumé innocent a tenu à s'éloigner de la gestion collégiale dans l'intérêt de la réputation de la Ville et de la cohésion de la majorité".

L'USC juge que l'attitude du MR est "irresponsable et politicienne" et que le parti agit ainsi car "il croit pouvoir tirer un avantage électoral, plutôt que de privilégier Charleroi, son avenir et ses habitants". L'USC déplore que cet abandon précipité mette par terre "la tripartite qui avait été saluée par tous comme une chance pour Charleroi sur le chemin de la nouvelle gouvernance". Le parti socialiste ajoute encore renouveler sa confiance au bourgmestre Léon Casaert et à ses échevins pour "conduire à une bipartite avec le cdH, ce qui permettra notamment de mieux infléchir à gauche les options politiques communales".

Olivier Chastel jette l'éponge

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Direct avec Didier Reynders
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Fédérales 2007
Les libéraux quittent la majorité à Charleroi. Pour le mandataire MR Olivier Chastel, il était convenu que l'échevin socialiste démissionnaire, Jean-Pol Demacq devait être remplacé au plus vite par un autre socialiste. Or dans les faits et même si la lettre de démission a été remise, Jean-Pol Demacq reste en place et exerce pleinement ses fonctions jusqu'au 25 juin, date à laquelle il prendra la parole devant le conseil communal, qui actera officiellement cette démission.
Le chef de file du MR a estimé que cette situation était inacceptable. "C'est la goutte qui fait déborder le vase" et "le lien de confiance entre partenaires de la majorité est rompu". Il a rappelé que, depuis la mise en place de cette majorité "nous avons supporté beaucoup de choses, dont une série d'inculpations, mais nous ne pouvons admettre l'attitude attentiste du PS".
Inculpé vendredi de faux et usage de faux par fonctionnaire public par la juge d'instruction Baeckeland, Jean-Pol Demacq a remis sa lettre de démission à Léon Casaert, qui l'a remercié du travail accompli. Olivier Chastel avait lui aussi salué le geste de l'échevin démissionnaire. D'un commun accord, l'échevin Viseur, et lui avaient dit ne pas vouloir profiter du climat actuel et de la proximité des élections "pour prendre la ville en otage". Aux dernières nouvelles donc, la majorité restaient soudée. Evoquant le remplacement de Jean-Pol Demacq, Olivier Chastel avait affirmé qu'il "serait particulièrement attentif au choix du PS", tenant compte de la nécessaire qualité du collège communal, et de la répartition des responsabilités en son sein.
Pour rappel, le parquet a confirmé l'inculpation de Jacques Van Gompel et de Jean-Pol Demacq du chef de faux et usage de faux par fonctionnaire public. Il leur est reproché d'avoir pris part à la confection de faux procès-verbaux de collège échevinal, une infraction qui aurait duré plusieurs années, selon le schéma des "collèges ouverts".

Ecolo se réjouit du revirement du MR à Charleroi

Les Ecolos ont exprimé leur vision des choses après les événements qui ont secoué la majorité politique à Charleroi ce lundi matin. Pour rappel, Olivier Chastel et Philippe Sonnet, échevins de la Ville, ont démissionné de leur poste et le MR a quitté la majorité tripartite. Ces décisions ont été motivées par les problèmes liés au départ forcé de Jean-Pol Demacq.
Ecolo Charleroi "prend acte" de la décision des échevins MR de quitter la majorité communale mais regrette que la décision tombe aussi tard. Les Verts espèrent que le cdH prendra le même chemin de la démission pour "voir enfin Charleroi sortir de la crise profonde dans laquelle elle s'est plongée", expliquent les Verts dans un communiqué.
Ecolo se réjouit que "les militants libéraux aient réussi à convaincre Olivier Chastel de changer d'avis", après que ce dernier eut décidé samedi de rester dans la majorité. Les Verts regrettent cependant que les libéraux et les humanistes aient "manqué de fermeté au lendemain des élections". "S'ils avaient suivi notre demande d'exclure d'office du Collège chacun des membres de l'ancienne majorité, on aurait épargné à Charleroi cette nouvelle crise démocratique", affirment-ils dans leur communiqué.
Ecolo espère enfin que le cdH "en ce lundi de Pentecôte, sera illuminé de la même présence d'esprit" que le MR en claquant à son tour la porte.

Milquet dénonce le manque de cohérence du MR

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Olivier Chastel jette l'éponge

La présidente du cdH, Joëlle Milquet, n'a pas mâché ses mots lundi à l'égard du MR après l'annonce de la démission des échevins réformateurs de Charleroi. Cette attitude témoigne, d'après elle, d'un manque flagrant de cohérence et d'une absence de sens des responsabilités à l'égard des carolorégiens.
"Je m'inquiète à propos de la cohérence au sein du MR. Je sais bien que l'on est en campagne et que, pour certains, cela légitime de faire n'importe quoi mais nous avons exigé la démission et nous l'avons obtenue", a-t-elle souligné.
La présidente s'étonne également de l'attitude très changeante du MR qui joue les boute-feu à Charleroi mais se montre très indulgent à Dinant dont le bourgmestre, Richard Fournaux, est lui aussi inculpé. "Le bourgmestre MR de Dinant est lui aussi inculpé. Non seulement, on ne lui a pas demandé de démissionner mais, en plus, on lui donne la quatrième place sur la liste MR au Sénat. Pourquoi exiger des uns ce que l'on n'exige pas des autres? ", a-t-elle fait remarquer.
Mme Milquet reconnaît cependant que la rénovation des pratiques politiques à Charleroi n'est pas une tâche aisée mais il importe, à ses yeux, que chacun, assume sa part du travail. "Nous avons pris des engagements à l'égard de Charleroi et de ses habitants. Notre obligation, c'est de mouiller notre maillot, comme le fait Jean-Jacques Viseur (échevin cdH) tous les jours", a-t-elle ajouté, rappelant qu'il n'était de toute manière pas possible de constituer une majorité sans le PS. La présidente du cdH n'a pas voulu, à cette heure, indiquer quelle serait la position de son parti à l'égard de la poursuite de la coalition et de la mise en oeuvre de l'accord de majorité à Charleroi.

MAJ 26 mai 2007

L'échevin de l'Instruction de Charleroi, Jean-Pol Demacq, a annoncé ce samedi sa décision de démissionner de son mandat scabinal à la suite de son inculpation pour faux et usage de faux. Mais attend la fin de l'année scolaire.
Dans un communiqué, l'échevin indique que dans le cadre de l'enquête générale sur Charleroi, et à la suite de son inculpation, il a décidé d'assumer les missions qui lui incombent jusqu'à la fin de l'année scolaire.
En effet, il estime essentiel, dit-il, « d'assurer la bonne continuation des différentes échéances de fin d'année, à savoir les délibérations, la préparation des certificats d'étude de base ».

Il indique encore qu'il agit ainsi « par respect pour le travail des différents pouvoirs organisationnels ».
Jean-Pol Demacq précise que « quand il aura terminé sa mission qu'il estime importante, il présentera sa démission lors du conseil communal du 25 juin ».
Il dit prendre cette décision « pour assurer la sérénité et le sérieux du travail du nouveau collège » et conclut son communiqué en disant qu'il « n'a jamais mal agi, ni voulu nuire à qui que ce soit ou encore adopté une quelconque attitude frauduleuse ».
Un faux procès-verbal
Le parquet de Charleroi a confirmé ce samedi l'inculpation de Jacques Van Gompel et de Jean-Pol Demacq du chef de faux et usage de faux par fonctionnaire public.
Il leur est reproché d'avoir pris part à la confection de faux procès-verbaux de collège échevinal, une infraction qui aurait duré plusieurs années, selon le schéma des « collèges ouverts ».
Depuis le milieu des années nonante, le système des procès-verbaux de collège a été modifié. Si, auparavant, ces procès-verbaux étaient rédigés sur des registres « cotés », c'est-à-dire sur feuillets numérotés et attachés, la procédure a été modifiée à une date qui correspondrait, dit-on, à l'arrivée d'Eric Lecomte au poste de secrétaire communal.
Dès cette période, les PV de collèges étaient confectionnés sur des feuillets séparés et détachables, ce qui aurait apparemment permis d'insérer par la suite des feuillets supplémentaires, ou d'en retirer.
Selon l'infraction reprochée aux deux inculpés, cela a donné lieu à des procès-verbaux incomplets ou qui ne correspondaient pas au contenu des décisions prises.
Jacques Van Gompel, bourgmestre depuis 1995, avait été inculpé et placé sous mandat d'arrêt en octobre dernier, pour faux et usage de faux.
Le plus ancien échevin
Jean-Pol Demacq est le plus ancien échevin en fonction à Charleroi, puisqu'il a siégé sans interruption au sein du collège depuis la fusion des communes en 1976. Il a été échevin de la Culture et de la Jeunesse, puis de l'Éducation.
Avant la fusion des communes, il avait été le dernier bourgmestre de Mont-sur-Marchienne. On ignore encore à l'heure actuelle s'il va être amené à démissionner du collège et, si c'est le cas, quelle sera la position des autres branches de la majorité tripartite PS-MR-CDH.
L'information avait été divulguée ce samedi par nos confrères de La Nouvelle Gazette.
La démission de Jean-Pol Demacq menace l'existence même de la majorité PS-MR-cdH à Charleroi, le MR ayant averti, dans les semaines précédentes, qu'une nouvelle inculpation briserait le contrat de confiance.
(D'après Belga)

Pour mémoire:

Van Cau s'explique
Jean-Claude Van Cauwenberghe, bourgmestre de Charleroi de 1983 à 1995, a réagi ce mercredi aux propos tenus mardi par l'actuel bourgmestre carolo Léon Casaert. Celui-ci avait fait état de certains dysfonctionnements à propos des PV de Collège communal de Charleroi et de la découverte d'argent et d'un compte bancaire dans le coffre du receveur communal: ces faits remontaient, selon Léon Casaert "au début des années '90" et donc à une époque à laquelle "Van Cau" était encore bourgmestre de Charleroi.Pas cautionnéPour ce qui concerne les traces d'un compte bancaire, Jean-Claude Van Cauwenberghe dit qu'il n'en connaissait pas l'existence, que le Collège ne l'avait certainement pas cautionné et "qu'il n'en avait aucunement bénéficié".Pas de financements douteuxEvoquant la découverte d'une somme d'argent dans le coffre du receveur suspendu de ses fonctions Pierre Oversteyns, Jean-Claude Van Cauwenberghe explique encore qu'il ne s'est en aucun cas agi d'argent "qui aurait servi à des financements douteux".FacilitéA propos de ce compte bancaire commun au secrétaire et au receveur communal évincés, Jean-Claude Van Cauwenberghe dit avoir contacté hier encore le secrétaire communal écarté, Eric Lecomte: "Il doit s'être agi d'un compte ouvert ainsi pour des raisons de souplesse et de facilité, et Eric Lecomte se souvient seulement d'en avoir été le co signataire lors de son ouverture", explique encore Jean-Claude Van Cauwenberghe, qui précise que ce compte n'a été "ni cautionné ni utilisé par des membres du Collège échevinal de l'époque".Déplacements à l'étrangerLe montant de ce compte (environ 50.000 anciens francs belges, dit-il) devrait être de l'argent en provenance d'un programme qui avait permis à Charleroi d'émarger à des fonds européens, à l'époque où Anne-Marie Lizin était Secrétaire d'Etat aux affaires européennes: "Cela a dû servir au remboursement de frais de déplacement de fonctionnaires à l'étranger, et ces fonctionnaires ont été remboursés sur base de notes de frais", explique encore l'ancien bourgmestre, qui dit ignorer l'origine des deux mille euros également retrouvés dans une enveloppe.PV sur feuilles volantesA propos des procès-verbaux de Collège échevinal établis "sur des feuilles volantes" et non plus sur des registres selon ce qu'en a dit mardi le bourgmestre actuel Léon Casaert, Jean-Claude Van Cauwenberghe explique que la décision de procéder de la sorte n'a pas été débattue au sein du Collège, mais qu'elle doit avoir fait l'objet d'une décision administrative "en raison de l'énormité croissante des dossiers traités, les relevés de Collège rassemblant de plus en plus de pièces et étant ainsi enliassés".Pièces ajoutéesJean-Claude Van Cauwenberghe dit aussi s'interroger sur le fait de savoir si on a pendant cette période ajouté des pièces, mais il arrivait, dit-il, que certaines pièces relatives à des Collèges de fin d'année soient ajoutées au début de l'année suivante. "J'ai appris qu'on avait ajouté jusqu'en novembre 2006 des pièces relatives à des décisions de Collège de décembre 2005", a-t-il indiqué. Il est possible, dit encore l'ancien bourgmestre, que des numéros de dossiers aient été ajoutés, par la suite, dans des procès-verbaux globaux de Collège échevinal."Pour bien faire"Jean-Claude Van Cauwenberghe, interrogé encore sur la légalité de ces pratiques, estime qu'au départ "cela a été fait pour bien faire" et se demande si "vraiment la ville y a perdu un franc". (belga)