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23 octobre 2008

150.000 dollars pour habiller Sarah Palin

Le parti républicain aux Etats-Unis a dépensé la bagatelle de 150.000 dollars (environ 116.000 euros) pour habiller et maquiller Sarah Palin, colistière du candidat à la Maison Blanche John McCain.

Sarah Palin. ©AP
Le principal organe de recueil de fonds des républicains a dépensé des dizaines de milliers de dollars dans des grands magasins de luxe de St.Louis, New York et Minneapolis, a affirmé le site internet Politico.
La somme de 4.716,49 dollars a été dépensée en coiffure et en maquillage au mois de septembre, a ajouté le site. Ce poste de dépenses n’apparaissait pas sur les comptes du parti avant la désignation de la gouverneure de l’Alaska, en août.
Tracy Schmitt, une porte-parole du ticket McCain-Palin, a assuré qu’il avait « toujours été prévu que les vêtements ainsi investis soient cédés à une organisation caritative après la campagne ». « Avec toutes les questions importantes auxquelles le pays est confronté, il est incroyable que nous passions du temps à parler de pantalons et blouses », a-t-elle également déclaré.
Une autre porte-parole, Maria Comella, a « refusé de donner des détails sur ces dépenses et sur les raisons pour lesquelles il était nécessaire de dépenser autant », a indiqué Politico.
L’état-major de campagne républicain « ne commente pas les décisions stratégiques sur la façon dont les ressources financières sont dépensées », a expliqué Mme Comella sur le site.
Deux magasins de vêtements pour bébés figurent sur la liste des dépenses, « suggérant que 295 dollars ont été dépensés pour habiller le dernier des Palin sur le chemin de la campagne », a ajouté Politico, évoquant le cinquième enfant de la candidate au poste de vice-présidente, né en avril.

20 mai 2008

Un assesseur récalcitrant de BHV acquitté

Maingain « consterné
Le président du FDF, Olivier Maingain, s’est dit « consterné » par la décision de la Cour d’appel de Bruxelles d’acquitter un assesseur qui avait refusé de siéger, lors des élections fédérales du 10 juin 2007, pour protester contre le maintien de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. « Cet arrêt rendu par une chambre flamande est en négation avec la loi, c’est consternant », a indiqué mardi Olivier Maingain.
« Il suffit que des hommes politiques flamands invitent la population à ne pas respecter la loi pour que les tribunaux exécutent cet appel plutôt que la loi belge », constate Olivier Maingain.
Le président du FDF s’est voulu sarcastique dans son commentaire.
« Puisque la Flandre souhaite régionaliser le Code de la route, je propose qu’en attendant que cela devienne éventuellement une réalité, Bart De Wever et consorts appellent la population à ne plus respecter le Code de la route de sorte que les tribunaux ne prononcent plus de peines contre les chauffards encouragés à se montrer inciviques ».

La cour d’appel de Bruxelles a acquitté un assesseur qui avait refusé de siéger lors des élections fédérales du 10 juin 2007, dans un bureau de vote de Lennik, pour protester contre le maintien de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La cour considère que ce refus était légalement justifié.
Le prévenu, Gunther M., avait justifié son refus de siéger par lettre recommandée. Il déclarait ne pouvoir siéger pour cause d’objection de conscience et de raisons politiques, aussi longtemps que l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde n’est pas scindé.
L’assesseur récalcitrant a été condamné par le tribunal correctionnel mais ce jugement a été réformé par la cour d’appel.
La Cour constate que le législateur n’a pas déterminé les causes légales permettant de ne pas siéger et s’octroie dès lors le droit d’en juger.
Pour fonder leur jugement, les conseillers de la cour d’appel de Bruxelles tiennent compte du fait que, durant la période électorale qui a précédé les élections du 10 juin, plusieurs personnalités flamandes ont estimé que la tenue de ces élections était inconstitutionnelle.
La cour note aussi que le parlement flamand a considéré, en 2003, qu’il n’était plus possible de défendre auprès de la population flamande que les électeurs flamands de BHV soient traités autrement que les francophones. Elle constate encore qu’une série de communes de cet arrondissement ont décrété ne pas pouvoir organiser ces élections.
Enfin, la cour souligne que le président du bureau de vote de Lennik a estimé ne pas pouvoir accepter les justifications fournies par l’assesseur récalcitrant, alors que de nombreux présidents d’autres bureaux de vote les ont acceptées.
Le comité BHV et l’avocat de la personne poursuivie n’ont pas manqué de manifester leur satisfaction quant à l’arrêt rendu par la cour d’appel de Bruxelles.
Le 3 juin prochain, la cour d’appel rendra son arrêt dans 57 autres dossiers de récalcitrants.

05 novembre 2007

Orange bleue, Cap 148 : historique !

La Belgique égale ce lundi le record de la plus longue crise politique de son histoire.

Le précédent record remonte à la formation du gouvernement Martens VIII, pour lequel les négociations s'étaient étalées de décembre 1987 à mai 1988, précisément sur 148 jours.

L'Orange bleue entame ce lundi une semaine décisive puisque reviennent sur la table les dossiers Budget et Communautaire……

Où va l'orange bleue, où va la Belgique ?


Formation: le record de durée sera battu le 6 novembre

Si on ne voit pas encore clair dans la façon dont les choses vont se dérouler cette semaine sur le front de la négociation orange bleue, une chose est certaine: le record de 145 jours nécessaires à la formation d'un gouvernement, établi en 1987 sera battu.
Il n'y aura pas de nouveau gouvernement le 6 novembre. La plus longue crise de l'histoire politique belge remonte à la formation du gouvernement Martens VIII en 1987-88.

Les élections avaient alors eu lieu le 13 décembre 1987.
Pour former le gouvernement -une coalition réunissant les sociaux-chrétiens, les socialistes et la Volksunie- il aura en effet fallu 145 jours de négociations pour conclure un accord de gouvernement qui est intervenu le 6 mai.
Les nouveaux ministres ont prêté serment 148 jours après les élections, le 9 mai 1988. Les élections ont cette fois eu lieu le 10 juin 2007. Ce lundi, nous en sommes au 148e jour de crise et mardi 6 novembre le record sera battu.


Semaine cruciale pour l'Orange bleue

Le formateur Yves Leterme entamera plus que probablement la semaine qualifiée de cruciale sur le plan politique par un nouveau rapport au Roi qu'il rencontrera lundi à 14h30. Le cdH, le CD&V, la N-VA et l'Open Vld réunissent leur bureau lundi matin.Il semble donc qu'il ne devrait pas y avoir de réunion importante avant l'après-midi.

Vandenbroucke s'en prend à De Wever

Selon le vice-président du gouvernement flamand Frank Vandenbroucke, le président de la N-VA Bart De Wever met en danger une réforme de l'Etat en s'associant au MR pour mener une politique antisocialiste sur le plan fédéral. M. De Wever lui a rétorqué que le sp.a avait fui ses responsabilités en choisissant l'opposition.


Nollet: "L'orange bleue, l'otage de la N-VA et du sp.a"

Pour l'Ecolo Jean-Marc Nollet, si le ministre flamand des affaires intérieures Marino Keulen demande au gouvernement flamand dans son ensemble de décider sur la nomination des bourgmestres de la périphérie, il fait de l'orange bleue l'otage du sp.a.


Des banderoles pour la scission de BHV sur les ponts de l'E314

Une quinzaine de banderoles réclamant la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ont été accrochées sur plusieurs ponts de l'autoroute Genk-Louvain (E314) par la section des jeunes Limbourgeois du Mouvement populaire flamand, le VVB. Ces calicots encouragent les automobilistes à "soutenir les bourgmestres" de Hal-Vilvorde favorables à la scission et réclament clairement la scission de l'arrondissement électoral de BHV. La section des jeunes Limbourgeois du VVB ne compte qu'une vingtaine de membres et n'existe que depuis six mois.

EN SAVOIR PLUS: Maingain envisage un gouvernement non-institutionnel

Un rassemblement pour l'unité de la Belgique le 18/11 à Bruxelles

10 avril 2007

7.721.979 électeurs, dont 119.473 à l’étranger

7 721 322 électeurs ???
Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur communique quelques chiffres sur les électeurs appelés à se prononcer le 10 juin : ils seront en principe 7 721 322, soit 2 pc de plus qu'en 2003.
Les femmes seront un peu plus nombreuses que les hommes : 52 pc contre 48.
Parmi ces électeurs et électrices, 120 596 Belges résidant à l'étranger. Ceux-ci sont surreprésentés en Wallonie (42 pc) et dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (24 pc), par rapport aux provinces flamandes. Selon le ministère de l'Intérieur, ils devraient, à une écrasante majorité (62 pc), voter par correspondance. Seuls 6 pc d'entre eux devraient revenir en Belgique pour remplir leur devoir électoral.
Enfin, ils seront 473 961 à voter pour la première fois à des élections fédérales.

119.473 électeurs résidant à l’étranger
Pour les élections du 10 juin, 7.721.979 personnes recevront une convocation. Les communes ont arrêté jeudi leur liste. 119.473 sont des belges résidant à l'étranger et qui devaient faire la démarche de s'inscrire.


Les belges résidant à l'étranger devaient faire la démarche de s'inscrire et choisir la commune dans laquelle ils souhaitaient être repris sur les listes. Ces électeurs belges résidant à l'étranger ont donc fait leur choix. Et leur premier choix s'est porté sur les communes de Bruxelles-Hal-Vilvorde qui compte un peu plus de 28.000 inscrits.

Vient ensuite la circonscription d'Anvers, avec un peu plus de 16.000 inscrits, puis le Hainaut, 14.360 inscrits, talonné par la circonscription de Liège avec 13.600 inscrits. C'est la circonscription de Louvain qui est en queue de peloton avec 3.200 belges résidant à l'étranger inscrits. Voila pour les chiffres absolus.

Mais si l'on compare avec le nombre d'électeurs résidant sur place, c'est le Luxembourg qui obtient la palme, avec près de 7.000 belges résidant à l'étrangers inscrits pour 188.000 électeurs qui résident dans ses communes, soit 3,7 %. Enfin, si l'on fait le palmarès des communes choisies par les belges de l'étranger pour s'inscrire, c'est Anvers qui vient en tête, avec 7.781 inscrits puis Bruxelles-ville avec 6.930. Liège prend la troisième place avec près de 3.500 inscriptions sur les listes d'électeurs.

20 mars 2007

12 candidats

Les candidats
La liste est présentée dans l'ordre du tirage au sort effectué par le Conseil, qui sera celui utilisé pour la campagne officielle.
- Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire)
- Marie-George Buffet (PCF)
- Gérard Schivardi ("candidat des maires", soutenu par le Parti des Travailleurs)
- François Bayrou (UDF)
- José Bové (altermondialiste)
- Dominique Voynet (Verts)
- Philippe de Villiers (Mouvement pour la France)
- Ségolène Royal (PS)
- Frédéric Nihous (Chasse, pêche nature et traditions)
- Jean-Marie Le Pen (Front national)
- Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
- Nicolas Sarkozy (UMP)

Douze candidats sur la ligne de départ

Ils seront finalement 12 à participer au 1er tour de l'élection présidentielle française le 22 avril. La liste finale des candidats a été dévoilée ce lundi et inclut l'altermondialiste José Bové, qui s'est qualifié in extremis.


Cette liste officielle des 12 concurrents retenus a été annoncée par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré après une réunion des "Sages" chargés de vérifier la validité des parrainages déposés.
Le temps de parole dans les médias est désormais le même pour tous les candidats, une égalité de traitement susceptible de doper les représentants des petits partis, dont aucun ne dépasse les 3% des intentions de vote dans les sondages.
José Bové, 53 ans, aura eu le plus grand mal à réunir les 500 parrainages d'élus requis pour concourir. Il en a déposés 504 juste avant l'heure limite vendredi auprès du Conseil constitutionnel, qui en a donc validés au moins 500.
Porte-drapeau de l'altermondialisme, en croisade contre la "malbouffe", José Bové n'est crédité que de 1% des voix mais son cas focalisait d'autant plus l'attention qu'il est sous le coup d'une condamnation à quatre mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs OGM en 2004. En théorie, il est menacé d'une incarcération à tout moment.
La présidentielle de 2007 réunira en tout cas moins de concurrents qu'en 2002. Le nombre record de 16 avait alors été atteint, avec pour conséquence une dispersion des voix fatale au socialiste Lionel Jospin et dont le leader d'extrême droite Jean-Marie Le Pen avait tiré profit pour se hisser au deuxième tour.
La majorité des candidats cette année sont des quinquagénaires, à commencer par les trois favoris: le candidat de la droite gouvernementale Nicolas Sarkozy, la socialiste Ségolène Royal et le centriste François Bayrou, dont la montée dans les sondages a provoqué la surprise. Tous trois sont crédités de plus de 20% des voix chacun, avec un avantage au 1er tour pour M. Sarkozy. A 78 ans, M. Le Pen (plus de 10% des intentions de vote) fait figure de vétéran.
A un mois du vote, tous les scénarios semblent encore possibles et le duel annoncé en début de campagne entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal est devenu une hypothèse parmi d'autres, dans un scrutin plus indécis que jamais.
Sur 12 postulants, quatre sont des femmes, une proportion jamais atteinte auparavant. L'une d'elles, Ségolène Royal, a pour la première fois une chance de l'emporter, même si son étoile a pâli ces dernières semaines.
Autre caractéristique française: trois candidats "anti-libéraux" concourront au nom de formations trotskistes: l'indétrônable Arlette Laguiller (Lutte ouvrière), le jeune facteur Olivier Besancenot (LCR, Ligue communiste révolutionnaire) et Gérard Schivardi (Parti des travailleurs).
Rassembler les parrainages de 500 élus, parmi les quelque 42.000 sollicitables (maires, députés, sénateurs, etc) n'a posé aucun problème aux candidats des partis représentés au parlement (Mme Royal, M. Sarkozy, M. Bayrou et la communiste Marie-George Buffet).
Mais l'affaire s'est avérée bien plus compliquée pour les "petits" qui ont vivement critiqué le système des parrainages, dont le but est d'éviter une multiplication de candidatures fantaisistes.
Comme en 2002, Jean-Marie Le Pen assure avoir eu beaucoup de mal à se qualifier, notamment en raison de la concurrence du "souverainiste" Philippe de Villiers, qui a réussi à décrocher les 500 paraphes.
L'écologiste Dominique Voynet (Verts) et le candidat du parti des chasseurs Frédéric Nihous (CPNT) ont franchi l'obstacle de justesse. Une quarantaine de postulants avaient fait part de leur volonté de participer à la course, mais la majorité d'entre eux ont été contraints de jeter l'éponge, comme l'écologiste Antoine Waechter ou l'architecte "utopiste" Roland Castro.
(d'après AFP)

02 mars 2007

Elections du 10 juin

MAJ 02/03/07

Charles Picqué pourrait pousser la liste PS à la Chambre pour Bxl

Charles Picqué restera à Bruxelles.Le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, Charles Picqué, pourrait pousser la liste PS à la Chambre dans la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde, a-t-il indiqué vendredi. "Je reste à Bruxelles", a ajouté M. Picqué en insistant sur le fait qu'il n'irait pas au fédéral.Interrogé sur le rôle qu'il pourrait jouer lors des élections législatives de juin prochain, le ministre-président bruxellois a déclaré qu'il pousserait peut-être la liste dans l'une des deux assemblées, "plutôt à la Chambre". "Mais il n'y a encore rien d'officiel", a-t-il encore dit."Je n'occuperai en aucun cas les premières places", a répondu M. Picqué, indiquant qu'en poussant la liste socialiste, il aurait ainsi l'occasion d'appuyer certaines "exigences institutionnelles".
La décision interviendra lors du congrès PS de ce week-end ou la semaine suivante.

Elio Di Rupo tête de liste à la Chambre aux élections de juin

Elio di Rupo sera tête de liste à la Chambre lors des élections du 10 juin prochain.Le président du PS, Elio Di Rupo, sera tête de liste à la Chambre dans la circonscription du Hainaut pour les prochaines élections législatives du 10 juin, annonce jeudi un communiqué du PS.Les présidents et présidente des 5 fédérations hennuyères du PS se sont à nouveau réunis pour finaliser le projet de liste des candidats socialistes à la Chambre des représentants, pour les élections du 10 juin prochain. Elio Di Rupo sera suivi de Marie Arena, Rudy Demotte, Patrick Moriaux et Colette Burgeon.Le ministre fédéral Christian Dupont poussera la liste. Un congrès commun des fédérations hennuyères du PS se tiendra le samedi 17 mars à La Louvière pour approuver cette liste. Elio Di Rupo choisit donc de se présenter à la Chambre plutôt qu'au Sénat. La liste pour le Sénat doit être approuvée lors d'un congrès du parti dimanche. (belga)

11-2-2007

Les ténors de la politique belge sur RTL-TVI


Le 10 juin, nous serons appelés à voter pour les législatives, qui détermineront la future coalition au pouvoir. A un peu moins de quatre mois du scrutin, Pascal Vrebos lance la campagne électorale ce midi sur RTL-TVI. Il a convié sur le plateau de Controverse les présidents du PS, du MR et du CDH, et un secrétaire fédéral Ecolo. Ils évoqueront les grands enjeux de ces élections : avenir du pays, unité des francophones, monarchie, réforme de la Constitution, entre autres. Autre invité de marque : le Premier Ministre Guy Verhofstadt. Il répondra aux questions de Pascal Vrebos à l'issue du journal de 13h00.

Signe que l'échéance électorale approche, les congrès de partis se multiplient. Le VLD est réuni tout ce week-end. Le FDF rassemble ses militants aujourd'hui à Crainhem pour évoquer la périphérie. Hier, c'est le CDH qui était mobilisé à Bruxelles. Les démocrates humanistes ont notamment plaidé, hasard peut-être de l'actualité, pour de vrais statuts et formations de médiateurs et d'éducateurs pour freiner la violence urbaine.

Controverse: Présentation : Pascal Vrebos
Descriptif
Au cœur d'un décor qui privilégie encore plus la relation étroite entre le témoin, l'invité et le téléspectateur, Pascal Vrebos favorise souplesse dans les échanges et interactivité accrue.
Parce que le premier débat de société, en Belgique francophone, se veut plus que jamais réactif aux événements et encore plus rapide dans le traitement de l'actualité. Lieu d'échanges d'idées, incontournable dans son domaine, Controverse invite acteurs et témoins de la société civile à échanger et à confronter leurs idées sur un thème d'actualité économique, sociale ou politique.
L'objectif : informer le téléspectateur, lui donner des réponses claires et sans ambages, l'amener à prolonger le débat, à l'élargir en interrogeant les responsables invités.
Emission du 11 février (11-2-2007)
Débat-événement : Elio Di Rupo, Didier Reynders, Joëlle Milquet, Jean-Michel Javeau.
On n'avait plus entendu les quatre présidents des partis francophones débattre depuis longtemps dans Controverse.
Ce dimanche, ils confronteront leurs points de vue sur les enjeux des futures élections. L'avenir du pays : quid du front francophone, quel dialogue possible avec les Flamands, faut-il changer ou non la Constitution, poursuivre la régionalisation... ?Le bien-être des citoyens : quid du droit au travail, du pouvoir d'achat, de la sécurité, du défi climatique ? Et enfin, quel avenir pour la monarchie ?
Dimanche, sur RTL TVI, c'est la campagne électorale qui est lancée.... Avec les présidents en direct ce dimanche midi.
Elio Di Rupo : Président du PS
Didier Reynders : Président du MR
Joëlle Milquet : Présidente du cdH
Jean-Michel Javeau : Secrétaire fédéral d'Ecolo

"Les francophones de la périphérie intégrés dans Bruxelles-Capitale"

Olivier Maingain et les sympathisants du FDF ont été accueillis par une trentaine de nationalistes flamands du Voorpost.Le FDF a fait le point ce dimanche lors d'un congrès sur ses revendications pour la périphérie de Bruxelles. Le Front démocratique des Francophones entend intégrer les communes à forte présence francophone dans les limites élargies de la Région-capitale.Le congrès organisé au Château Jourdain, à Crainhem, a fait l'objet d'une attention particulière des forces de l'ordre qui ne seront pas venues pour rien. Les militants du parti ont été quelque peu chahutés à leur arrivée par une trentaine de nationalistes flamands du Voorpost. Ceux-ci ont crié des slogans hostiles aux francophones, leur demandant de s'adapter ou de s'en aller. Il n'y a pas eu d'incident significatif. Le Front Démocratique des Francophones demande l'organisation d'une consultation populaire sur la rattachement à Bruxelles dans 12 communes de la périphérie, dont les 6 à facilités, qu'une étude de l'UCL de 1999 avait défini comme faisant partie de l'agglomération bruxelloise, en fonction de critères économiques et de densité de population. (belga)

13 février 2007

Le Turkménistan vote

Berdymoukhammedov élu président turkmène avec 89% des voix

Le président par intérim et favori de l'élection présidentielle du 11 février au Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhammedov a été élu à la tête de ce pays d'Asie centrale avec 89,23% des voix, a annoncé mercredi Mourrad Karryev, le chef de la Commission électorale. "Gourbangouly Berdymoukhammedov a obtenu 89,23% des voix", a déclaré M. Karryev devant le Khalk Maslakhaty (Conseil populaire), la plus haute instance législative turkmène composée de près de 2.500 dignitaires et chefs de clans. "Le peuple vous a confié son destin", a-t-il ajouté. Berdymoukhammedov succède ainsi pour cinq ans au tout puissant président à vie Saparmourat Niazov, décédé le 21 décembre dernier. Le scrutin de dimanche était le premier au Turkménistan auquel participaient plusieurs candidats, M. Berdymoukhammedov y ayant été opposé à cinq autres prétendants, tous sans envergure et membres du seul parti autorisé le Parti démocratique, l'opposition, exilée, n'ayant pas été autorisée à participer. Le président élu doit, dans la foulée de l'annonce des résultats, prêter serment sur la Constitution devant les 2.500 délégués du conseil.

Le Turkménistan vote pour tourner la page Niazov

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes au Turkménistan où un nouveau chef d'Etat devait être élu après la mort du président à vie Saparmourat Niazov, un scrutin, qui sans être libre, marque un tournant pour cette ex-république soviétique d'Asie centrale.
Plus de 94% des 2,6 millions d'électeurs inscrits avaient voté à 16 heures locales (12 heures HB), deux heures avant la fermeture des bureaux, selon la Commission électorale. Les électeurs y avaient le choix, pour la première fois de leur histoire, entre plusieurs candidats, Niazov, avant de se faire nommer président à vie en 1999, s'étant toujours fait élire par plébiscite.
Après 21 ans de totalitarisme, ce scrutin constitue donc un tournant pour le pays même si l'opposition, exilée, est exclue du vote et si le président intérimaire Gourbangouly Berdymoukhammedov semble assuré de la victoire face à cinq concurrents sans envergure et membres comme lui du parti unique turkmène, le Parti démocratique.

Pour la première fois, le peuple du Turkménistan participe à un vote sur des bases pluralistes. C'est très important pour l'avenir, relevait à la télévision d'Etat, Vladimir Goriaïev, un représentant du département politique Asie-Pacifique de l'ONU.
Mais le favori du scrutin a déjà été adoubé par les dignitaires du pays comme le digne successeur de Turkmenbachi (Chef de tous les Turkmènes) dans les jours qui ont suivi la mort de ce dernier, le 21 décembre 2006.
Une élection présidentielle a lieu aujourd'hui car un grand malheur est arrivé il y a peu, bien trop tôt Saparmourat Turkmenbachi nous a quittés. Mais la vie poursuit son cours, il faut élire un nouveau président, a expliqué Mourad Karryev, le chef de la Commission électorale, dans un bureau de vote.
Les Turkmènes espèrent eux timidement l'avènement d'une nouvelle ère, après que Niazov a fait de son pays l'un des plus répressifs au monde, dilapidant les milliards de dollars tirés des exportations de gaz pour construire des statues à sa gloire.
Je vais voter, car c'est le devoir de chaque citoyen, et d'autant plus dans un moment historique comme celui-ci. Je mets tous mes espoirs dans cette élection, a confié Ogouljan, une retraitée de 67 ans. Car si Berdymoukhammedov s'est taillé une image de fidèle du défunt président, échappant une décennie durant aux purges successives au sein du gouvernement, il a fait campagne en promettant des réformes pour pallier les excès du régime.
Son pompeux slogan électoral proclame que le "bonheur" passe par la "fidélité" au président à vie, mais il promet une refonte du système de santé et de l'éducation, deux domaines ravagés par les "économies budgétaires" de Niazov. M. Berdymoukhammedov a aussi suggéré à terme la disparition du système du parti unique et une libéralisation de l'accès à l'internet.
Autre évènement dans un pays reclus du monde, une dizaine d'experts de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a été invitée à observer le scrutin. Mais cette présence est essentiellement symbolique, l'organisation ayant déjà annoncé qu'aucune évaluation du caractère démocratique du scrutin ne serait rendue publique.
Ce début d'ouverture est en effet loin d'être synonyme de démocratisation, aucun mot n'ayant été prononcé sur le sort des prisonniers politiques et l'opposition exilée continue d'être ignorée par les autorités. L'évolution en cours est aussi suivie avec intérêt par les grandes puissances russe, occidentales et chinoise, alléchées par les 2.900 milliards de m3 de gaz naturel dont regorge le sous-sol turkmène.
Les premiers résultats du vote sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi, mais il faudra attendre mercredi et le Congrès populaire, une assemblée de 2.500 dignitaires et chefs de clans, pour connaître les résultats définitifs.
(D'après AFP)