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05 mars 2008

29 entreprises bruxelloises ont reçu un label de gestion verte

L'année 2007 a été fructueuse pour le label "Entreprise éco-dynamique" de la Région-capitale: 29 entreprises ont obtenu ce certificat bruxellois de bonne gestion environnementale octroyé pour trois ans.Parmi celles-ci, Eco-Conseil Entreprises (consultance en environnement), Groupe One (formation et coaching en entrepreneuriat responsable), le département de la Politique Scientifique fédérale et RDC Environnement (bureau de conseil et d'études en environnement) se sont vu décerner les trois étoiles (le maximum) du label. Octroyé pour trois ans, celui-ci a été décerné mardi aux lauréats de 2007 par la ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytebroeck. Il s'agit d'entreprises au sens large, de tous les secteurs (public, privé, non-marchand, quelle que soit leur taille). On y trouve des noms connus tels que le département de la recherche et de la technologie de Solvay, deux sites de la STIB , Vivaqua, Test-achats, l'agence bruxelloise de l'Entreprise, l'Association des Villes et des Communes de la Région de Bruxelles-capitale et certaines administrations communales.La reconnaissance honorifique est exploitée par les candidats à l'effort environnemental, en termes d'image et de marketing. Elle récompense notamment une série d'actions en matière de gestion des déchets, d'économie d'énergie, de gestion des déplacements, ou encore d'utilisation des matières premières. Tout promotionnel qu'il puisse être, ce trophée du mérite écologique favorise une action dans la durée, par le biais des étoiles que les entreprises peuvent ajouter à la première, au fil des ans, et de leur degré de performance environnemental.Leur démarche volontaire en faveur de l'environnement est encadrée par Bruxelles Environnement qui apporte son aide pour planifier les mesures et efforts. Un soutien est fourni dès l'acte de candidature des entreprises à l'éco-label: formations méthodologiques et techniques pour le personnel, mise à disposition de consultants, création d'un réseau d'échanges et d'expériences sur la toile. Au terme de l'année écoulée, 92 entreprises bruxelloises disposent de cette reconnaissance décernée depuis 1999.Pour l'année 2008, la ministre Huytebroeck a proposé au jury de simplifier la procédure de candidature tout en insistant sur l'importance de la gestion de l'énergie et de la mobilité. Après une année 2007 davantage orientée vers le secteur culturel, 2008 sera davantage focalisée sur l'écolabellisation du secteur horeca, a annoncé la ministre. La remise des labels était d'ailleurs organisée à l'hôtel "Le Plaza", un des quatre hôtels bruxellois écolabellisés, qui a participé au récent audit sur les économies d'énergies potentielles dans le secteur hôtelier de la capitale. Cet audit a révélé que moyennant un investissement équivalent à un pc de leur chiffre d'affaires, les hôtels de la capitale peuvent réduire leurs consommations d'électricité et de combustible de 10 et 20 pc. Une telle opération engendrerait une réduction des émissions annuelles de CO2 comparables à celles de près de 20.000 habitants.

04 janvier 2008

Yves Leterme doit (aussi) résoudre le dossier Zaventem

La dispersion n’est plus obligatoire, dit la Cassation

Plus rien n’impose désormais la dispersion des vols autour de l’aéroport de Zaventem… C’est la principale conséquence de l’arrêt rendu ce jeudi par la Cour de cassation.

archives
Enième épisode de la longue saga des nuisances sonores, cette décision a aussitôt été saluée par les autorités bruxelloises ainsi que les associations de riverains du sud et de l’est de la capitale.
C’est que la Cour de cassation vient de casser un arrêt du 21 mars 2006 par lequel la cour d’appel de Bruxelles, à la demande de 3.200 riverains du nord de Bruxelles, avait imposé une « répartition équitable des vols ». Une décision de justice sur laquelle le précédent ministre de la Mobilité, Renaat Landuyt (SP.A), se fondait pour forcer une utilisation égale des différentes pistes de Bruxelles-National. Au passage, la cour d’appel avait estimé que les normes de bruit imposées par la Région bruxelloise étaient inconstitutionnelles.
« Ce jeudi, la Cour de cassation a estimé que la cour d’appel de Bruxelles avait empiété sur les compétences du pouvoir exécutif, détaille Damien Vandermeersch, avocat général et porte-parole à la Cour de cassation. La politique de répartition des vols, c’est une responsabilité du pouvoir exécutif. Le pouvoir judiciaire n’a, en la matière, qu’un contrôle marginal. La cour d’appel a donc excédé ses compétences. »
Pas de solution avant le 23 mars
En termes judiciaires, retour, donc, à la case départ : la plainte introduite par les 3.200 riverains du nord de Bruxelles, qui exigeaient une répartition égale des vols, sera traitée, sur le fond, par la cour d’appel de Gand. Qui ne pourra pas statuer de manière identique à son homologue bruxelloise ? Si. Mais, d’ici là, peut-être le dossier aura-t-il évolué ? C’est en tout cas le souhait le plus cher des autorités bruxelloises. « J’espère en tout cas que le nouveau ministre de la Mobilité, Yves Leterme, le traitera en priorité », insiste la ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo). Qui ironise : « Il connaît en tout cas bien le dossier, pour l’avoir longuement négocié avec nous, sous sa casquette de ministre-président flamand. J’espère qu’il sera un vrai ministre fédéral de la Mobilité de tous les Belges. »
Chez l’intéressé, on ne se répand pas en commentaires… Tout au plus précise-t-on que « la gestion des nuisances sonores de Zaventem est un dossier juridiquement et techniquement très complexe, qui impose une approche bien réfléchie ». Rien d’immédiat à attendre, donc… Mais au cabinet CD&V, on promet quand même que « dans les semaines à venir », le ministre se penchera sur la question. Et rencontrera, pour ce faire, « les associations de riverains et autres parties prenantes au dossier ». En ce compris les gouvernements régionaux flamand et bruxellois ? Ce ne seront en tout cas pas les premiers à être conviés, mais ils le seront. Au fait, Yves Leterme espère-t-il résoudre cet épineux dossier avant le 23 mars, date prévue de son intronisation au 16, rue de la Loi ? « Non… Rien ne l’impose, d’ailleurs », réplique son porte-parole.