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24 septembre 2008

Kris Peeters demande de l'espace et du temps

Leterme exclut démission et remaniement

Le Premier ministre a refusé de démissionner dimanche, malgré les pressions des plus hauts responsables du CD&V qui voulaient préserver le cartel avec la N-VA. De même, il exclut tout remaniement. Crise politique majeure oblige, Yves Leterme n’ira pas à l’assemblée générale des Nations unies à New York ce mardi.
Lire aussi l'édito de Beatrice Delvaux, du Standaard, du Laatste Nieuws, du Morgen.
Lire aussi "Un cartel moribond".

Jambon : « Leterme a perdu sa crédibilité
« Notre but est la réforme de l’Etat, le cartel n’est qu’un moyen d’y parvenir », a déclaré mardi matin Jan Jambon, chef de file de la N-VA à la Chambre, sur les ondes de Bel-RTL, confirmant par ailleurs l’intention de radicalisation du petit parti nationaliste.
« Ce n’est pas dans notre nature de nous calmer, on veut arriver à nos fins et si une réforme de l’Etat devait se mettre en place sans nous, nous la soutiendrions depuis l’opposition. Mais nous n’y croyons absolument pas », a déclaré le député fédéral, ajoutant qu’Yves Leterme aurait dû démissionner de son poste de Premier ministre car il a perdu toute crédibilité.
Interrogé sur les applaudissements nourris des députés N-VA lundi suite aux propos de Filip De Winter, le chef du groupe du Vlaams Belang au parlement flamand, Jan Jambon n’y voit rien de significatif. « C’est un jeu parlementaire de soutenir ses partenaires de l’opposition mais cela n’augure d’aucun rapprochement. Si tout est fini avec le CD&V, nous irons seuls devant les électeurs ».
Jan Jambon précise enfin que si tout le monde pointe le parti du doigt, tout ne sera pas plus facile sans la N-VA. « Plusieurs projets discutés au niveau fédéral tels que les questions de régularisation n’ont pas été bloqués par nous, et dans les négociations communautaires, il n’y a pas une proposition que nous avons été les seuls à rejeter. Le CD&V et l’Open VLD s’y opposaient aussi. C’est un peu facile maintenant de dire que tout est de la faute de la N-VA », a ajouté le parlementaire qui ne voit qu’une très mince chance de maintenir le cartel avec le parti d’Yves Leterme. « Il faut voir comment certains ténors au sein du parti peuvent encore influencer la position du CD&V ».
(Belga)
Le Premier ministre Yves Leterme a annulé son voyage à New York, a annoncé son porte-parole mardi. Il devait se rendre à l’assemblée générale des Nations unies flanqué de Karel De Gucht et de Charles Michel. La Belgique est actuellement membre du Conseil de sécurité de l’ONU.
Mais le parti nationaliste flamand NVA, qui jusque-là formait un "cartel" avec les chrétiens-démocrates flamands d'Yves Leterme, lui ayant retiré dimanche son soutien, le Premier ministre a préféré rester en Belgique, a expliqué son porte-parole, Peter Poulussen.
M. Leterme "doit préparer la déclaration de politique générale du gouvernement qu'il va présenter au Parlement le 14 octobre", qui comprend des chapitres difficiles à boucler tels que le budget ou la politique d'asile, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre fédéral va aussi examiner la "nouvelle situation politique" créée par la défection de la NVA, mais il n'est "pas question" pour lui de démissionner ou de remanier son gouvernement, a souligné Peter Poulussen.
Les pressions du CD&V
Le Premier ministre a refusé de démissionner dimanche, malgré les pressions en ce sens des plus hauts responsables du CD&V qui voulaient préserver le cartel avec la N-VA, selon plusieurs médias mardi. Le vice-Premier Jo Vandeurzen, le ministre-président flamand Kris Peeters et la présidente du CD&V Marianne Thyssen ne voyaient dimanche après-midi qu’une solution à la crise : que le Premier ministre remette sa démission au roi.
« Ce scénario, ce sera sans moi ! Si je dois à nouveau démissionner, je suis politiquement mort. Et je préfère alors quitter le parti », leur a répondu Yves Leterme.
Le « G4 » du CD&V, les quatre plus hauts responsables du parti, ont alors tenté d’échafauder des solutions alternatives qui ont été présentées dimanche soir lors de la réunion du groupe de réflexion CD&V/N-VA. Parmi celles-ci, celle d’un gouvernement de transition avec maintien du cartel.
Ce gouvernement de transition aurait dû se charger des dossiers socio-économiques, en attendant les élections de juin 2009. Parallèlement, des négociations informelles sur la réforme de l’Etat étaient prévues en coulisses. Les résultats auraient été formalisés devant tous les parlements, y compris donc le Sénat et la Chambre, après les élections de 2009. Mais la N-VA a refusé.
Le CD&V a alors décidé de laisser tomber la N-VA et d’opter pour le dialogue communautaire sous la houlette de Kris Peeters.
Equilibre modifié au Parlement
A la Chambre des députés, le passage des six élus de la N-VA dans l'opposition a modifié l'équilibre au sein de la majorité, les libéraux des deux communautés linguistiques comptant désormais plus de sièges que les chrétiens-démocrates dont est issu M. Leterme. Autre paradoxe, 53 députés francophones soutiennent à présent le gouvernement d'un Premier ministre flamand, contre seulement 42 députés néerlandophones.
Cependant, "aucun partenaire de la majorité n'a demandé une réorganisation" du gouvernement, a insisté M. Poulussen.
A l'issue d'un week-end à rebondissements, le gouvernement flamand s'est prononcé lundi pour des négociations avec les francophones sur la réforme du système fédéral, se dissociant des nationalistes de la NVA.
Si cette décision a levé un des grands obstacles à ces discussions que les partis belges n'arrivaient pas à lancer depuis les élections de juin 2007, elle a dans le même temps fragilisé la position du Premier ministre, "père" du cartel avec la NVA.

Le ministre-président flamand est revenu sur ses commentaires concernant la délégation francophone en vue du dialogue communautaire.
Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a souligné mardi, lors d'un cours à l'université de Gand, la nécessité de "créer de l'espace et du temps" pour en arriver à une grande réforme de l'Etat.
Kris Peeters était l'invité du professeur Carl Devos pour la leçon d'ouverture de la première année du baccalauréat en sciences politiques et sociales de l'université de Gand. Evoquant en fin de cours la réforme de l'Etat, il a dressé un parallèle avec les négociations avec les Pays-Bas sur l'approfondissement de l'Escaut, relevant notamment la nécessité de donner de l'espace et du temps aux négociations. "Les Néerlandais disaient aussi: ce n'est pas dans notre intérêt, donc pourquoi répondrions-nous à votre souhait ? Pourtant, en créant de l'espace et du temps, on constate que quatre traités de l'Escaut ont depuis été ratifiés", a-t-il indiqué.
Cette création d'espace et de temps pour le dialogue s'avère également nécessaire aujourd'hui pour parvenir à une grande réforme de l'Etat, a-t-il ajouté. "Si nous, Flamands, nous considérons comme des adultes, nous devons avoir le courage de dire que nous entamons le débat. Nous ne devons pas laisser cela à un autre (le niveau fédéral, ndlr) pour dégager une solution", a-t-il indiqué. Le ministre-président flamand est par ailleurs revenu sur ses commentaires concernant la délégation francophone en vue du dialogue communautaire, qu'il avait qualifiée d'équipe B.
"La partie wallonne du pays possède une autre culture; là, ce sont les présidents de partis politiques qui ont à dire ceci et cela. Mais qui suis-je pour leur dire qui ils doivent prendre dans leur équipe? ", a-t-il indiqué. Il s'est irrité de ceux qui jugent peu élevées les chances de réussite du dialogue communautaire, "avant même son commencement". "Quelle est l'alternative à des discussions entre gouvernements des entités fédérées ? (...) J'ai constaté chez les Francophones une volonté de négocier, et j'imagine que je serai jugé là-dessus si cela échoue", a-t-il dit.
Kris Peeters s'est en revanche montré peu disert sur l'avenir du cartel avec la N-VA, soulignant que ce dernier était encore aux affaires dans nombre de villes et communes.

Groen ne se dit pas enclin à dépanner Leterme I
Leterme annule son voyage à New York

01 septembre 2008

"Pas de réforme avant juin 2009"

Le MR est prêt à négocier une réforme de l'Etat. Mais, celle-ci n'aura plus lieu avant les élections régionales de 2009, a estimé dimanche le président du MR Didier Reynders, au cours de la première de l'émission télévisée de la RTBF Le septième jour.Interrogé sur la probabilité de voir la Nieuw-Vlaams Alliantie quitter la majorité fédérale dans ce cas de figure, le patron du MR a ajouté qu'il n'avait "rien à faire de l'avis de Bart de Wever", le président de cette formation nationaliste flamande en cartel avec le CD&V."Les gens de la N-VA ne sont déjà pas là (ndlr: dans la majorité fédérale). Bart De Wever s'est abstenu sur la confiance au gouvernement. Je n'ai rien à faire de son avis sur l'avenir de ce même gouvernement", a notamment dit Didier Reynders.Le président du mouvement Réformateur a confirmé sa candidature à sa propre succession à la tête du parti. Il a demandé, "avec les libéraux du nord du pays", au cartel CD&V-V-VA, "comme aux autres d'arrêter de se battre jour après jour avec des ultimatums sur tous les sujets du thème institutionnel et de se concentrer sur les enjeux socio-économiques pour faire face à la crise". A ses yeux, il importe de "prendre le temps de mettre les gens autour de la table et de préparer ce qui se fera après les élections régionales de 2009.Didier Reynders a par ailleurs concédé que le gouvernement Leterme était très loin de trouver un accord sur l'immigration, car les positions des différents partis sont trop opposées.Pour lui, on ne pourra pas parler de régularisation sans aborder l'immigration économique ou le regroupement familial, trop simple à l'heure actuelle. Il ne suffit pas de faire venir sa famille en Belgique; il faut les moyens de la faire vivre, a-t-il dit.Le Vice-premier ministre estime que l'attribution de la nationalité belge a été bradée. "Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, et quels que soient les critères, il y aura toujours des gens expulsés", a-t-il affirmé à ce sujet.

05 juin 2008

Leterme Ier tente le diable et le destin

En quête d'un résultat pour le 15 juillet…
Coup d'envoi des négociations institutionnelles, hier soir au Sénat.
En deux mots…
1. Tout arrive. Un an après les législatives (10 juin 2007), le politique dominant, Yves Leterme, lance les négociations Nord-Sud. Un « premier paquet » de réformes avait été ficelé au début de l'année, qui prévoyait notamment de régionaliser la sécurité routière, et annonçait un « second paquet », plus doté, pour juillet. Nous y voilà. Les présidents francophones ont évoqué tout cela hier, ensemble, avant de se rendre au Sénat.
2. Organisation, composition. Lire Le Soir de mardi : il faut compter avec un groupe central, composé de 16 représentants des partis ; Leterme est le dix-septième homme. Ce groupe est composé comme suit… CD&V/N-VA : Marianne Thyssen, Jo Vandeurzen, Bart De Wever, Herman Van Rompuy ; MR : Didier Reynders, Olivier Maingain, Armand De Decker ; PS : Elio Di Rupo, Philippe Moureaux, Jean-Claude Marcourt ; CDH : Joëlle Milquet, Melchior Wathelet ; VLD : Bart Somers, Patrick Vankrunkelsven ; Ecolo/Groen : Marcel Cheron, Magda Aelvoet. Le SP.A reste au balcon. Les deux ministres des réformes institutionnelles (Reynders et Vandeurzen) piloteront les discussions relatives aux transferts de compétences. Les présidents de la Chambre et du Sénat (Van Rompuy et De Decker), celles ayant trait à BHV. Au centre : Yves Leterme. La réforme de l'Etat sera son œuvre ou sa tombe. Tous ont rendez-vous dans dix jours pour (re)faire le point…
A l'issue de la réunion mardi soir, Joëlle Milquet ne cachait pas son dépit, déplorant, en substance, que les négociations débutent toujours, sans jamais vraiment débuter… « Il faudrait éviter de se noyer dans un verre d'eau ». Olivier Maingain était « sceptique ». Elio Di Rupo prévenait à propos de BHV : la frontière linguistique ne peut devenir une frontière d'Etat.
3. Les chances de réussir. La pièce roule sur la tranche. Selon qu'elle basculera d'un côté ou de l'autre… Pile : un accord intervient, Leterme Ier entre dans l'histoire (la Saga Belgica) comme le gouvernement qui aura propulsé la Belgique dans l'âge post-fédéral. Face : le désaccord, Leterme Ier entre dans l'histoire comme le gouvernement qui liquide l'Etat Belgique ; à tout le moins, celui qui aura échoué à stopper une crise qui mine le pays.
4. Les délais. A Luxembourg hier, en marge de la réunion des ministres européens des Finances, Didier Reynders appelait à s'occuper chez nous des problèmes socio-économiques, jugeant que le 15 juillet n'était pas une date fatidique… Comprendra qui pourra. Car il est convenu en principe qu'Yves Leterme se présentera au parlement le 15 juillet pour y lire une « déclaration » gouvernementale. Même si d'aucuns prétendent que, conscients qu'ils ne pourront pas s'entendre sur une réforme de l'Etat, ni régler BHV, Leterme et son cartel ne font que gagner du temps, en vue d'élections générales en 2009. Pour les plus pessimistes, le gouvernement fédéral ne passera pas l'été. Mais qu'en savent-ils ? Qu'en savons-nous ?

20 mai 2008

"Une réforme sociale... sinon rien"

Alors que le gouvernement prépare le super-conseil des ministres de vendredi qui se penchera sur les questions socio-économiques, la vice-Première ministre Laurette Onkelinx (PS) pose les balises mardi dans une interview à La Libre Belgique. Selon elle, il n'y aura pas de réforme institutionnelle s'il n'y a pas, en même temps, de réforme sociale."Pour les socialistes, il n'y aura pas de réforme institutionnelle, il n'y aura pas d'ajustement budgétaire s'il n'y a pas, en même temps, une réforme sociale", rappelle-t-elle mardi. "Ce ne sont pas des propos en l'air. Les socialistes ne sont pas venus dans la majorité pour appuyer une réforme institutionnelle de l'intérieur ou pour faire le budget".
Laurette Onkelinx estime que la réforme sociale doit contenir des mesures pour l'emploi, les pensionnés, les familles, les pauvres et le pouvoir d'achat. En matière d'emploi, elle explique qu'il faudra utiliser "aussi bien l'instrument fiscal que l'instrument social mais aussi le soutien aux entreprises". "Si on donne à tout le monde, il n'y aura plus rien pour personne. C'est aussi simple que cela. Si on veut ne pas saupoudrer, il faudra cibler les mesures fiscales en faveur des bas et moyens salaires", ajoute-t-elle.Alors que Marie Arena présentera de son côté "un plan ambitieux de revalorisation des pensions", Laurette Onkelinx annonce qu'elle déposera un programme précis concernant les allocations familiales. "Notre objectif est, qu'en Belgique, plus personne ne soit en dessous du seuil de pauvreté", dit-elle.Selon la Vice-Première, cette réforme sociale "coûtera, c'est sûr" mais "une réforme sociale neutre budgétairement, ce n'est pas une vraie réforme". Laurette Onkelinx affirme que le PS est partant "pour une grande réforme institutionnelle, il n'y a pas de souci". "Nous serons constructifs. Mais il faudra voir clair tout de suite sur BHV. Garder BHV qui nous fait chanceler, cela ne sert à rien", avertit Laurette Onkelinx, qui prévoit un accord pour la mi-juillet ou la fin août.

02 mai 2008

Le premier paquet de la réforme de l'Etat recalé par le Conseil d'Etat

Il y a deux mois, le groupe des sages s'accordait sur une réforme de l'Etat. Dans ce premier paquet on retrouvait notamment la régionalisation de la sécurité routière. Le Conseil d'Etat vient de se prononcer sur ce texte. Nous nous le sommes procuré en exclusivité et vous allez le voir, le groupe des sages est renvoyé à sa copie. Une nouvelle épine dans le pied d'Yves Leterme…

Source:exclusivité RTBF info JT - 1 mai 2008
VIDEO• La réforme de l'Etat a été recalée au Conseil d'Etat • En direct sur le plateau : J. Montay nous parle de la réforme d'Etat recalée

Une soixantaine de pages qui risquent de peser lourd sur les épaules du gouvernement d'Yves Leterme. Le premier paquet de réforme de l'Etat y est examiné à la loupe et le bulletin est pour le moins mauvais.
La régionalisation de la sécurité routière passe mal. Pour rappel, la réforme permettrait aux régions de fixer leurs propres limites de vitesse mais la répression, elle, serait partagée entre le fédéral et les régions. Compliqué me direz-vous !
C'est exactement l'avis du Conseil d'Etat qui dit ceci :
« Certaines des attributions nouvelles de compétences aux régions et aux communautés conduiront à un éparpillement de ces compétences ».
Un éparpillement qui conduit parfois à l'impasse. Exemple relevé par le Conseil d'Etat: les écoles de conduite à Bruxelles. Après réforme, elles dépendraient d'une législation communautaire. Problème dans la capitale. Impossible de déterminer si une école conduite est flamande ou francophone. Résultat : elles dépendront du fédéral. Bref, de l'ancien régime! Retour à la case départ.
Le serpent communautaire se mord la queue ! Ce qui fait donc dire au Conseil d'Etat « Pareilles répartitions ne contribuent pas à rencontrer l'objectif d'homogénéisation et de cohérence ».
Cohérence et homogénéité: deux valeurs clefs défendues par les partis flamands, deux objectifs qui, selon le Conseil d'Etat, ne sont pas rencontrés. Autre critique: les très nombreuses imprécisions du texte de loi.
« La compétence attribuée à l'autorité fédérale en matière de permis de conduire est formulée en des termes très généraux et imprécis."
Une imprécision, un flou que le Conseil d'Etat dénonce à plusieurs reprises dans son avis.
Vous l'aurez compris: le premier paquet de réformes institutionnelles passe mal alors que le deuxième est à peine négocié. Bref, l'apéritif, comme disaient certains, se montre indigeste alors qu'Yves Leterme pourrait ne plus avoir que six jours pour faire passer le plat de résistance.

21 novembre 2007

Crise : Convention des 50 chaperonnée par un Comité des Sages

Au fil de leurs rencontres de ce mercredi, les réconciliateurs, Armand de Decker et Herman Van Rompuy, ont levé un coin du voile sur leur solution pour sortir de la crise communautaire. Un travail qui devrait se faire indépendamment de la formation d’un gouvernement : celui d’une Convention de 50 membres pilotée par un Comité de 8.

L'idée serait donc de confier, après formation du Gouvernement, la réforme de l'Etat à une Convention de 50 membres, autant de francophones que de néerlandophones, négociateurs « Orange bleue » et représentants des autres partis démocratiques. Ministres ou parlementaires fédéraux, régionaux ou communautaires.

Cette Convention, à l'image de celle qui a planché sur la Convention européenne, serait chapeautée par le Comité des Sages : 1 membre par parti démocratique.

La liste des 8 est en discussion, mais on pressent Vandelanotte pour le Spa, Guy Verhofstadt pour l'Open VLD, Armand de Decker ou Philippe Monfils pour le MR, Herman Van Rompuy pour le CD&V, Philippe Maystadt pour le cdH, Philippe Moureaux pour le PS, Marcel Cheron pour Ecolo notamment.

A eux de piloter les travaux, de décider ce qui vaut examen. Avec un verrou pour protéger les francophones : une majorité plus que spéciale des trois quarts.

Mais alors, quel avantage pour la Flandre ? Elle aura la promesse que s'ouvre un vrai chemin vers la réforme de l'Etat, que cette convention ne signifie pas « encommissionnement » et étouffement du dossier communautaire.

La Convention sera « vivante », précise un proche des négociations. Premiers résultats attendus pour l’été 2008.

Reste à voir si les plus durs sur ce plan institutionnel, la N-VA, pourront s'en satisfaire. Reste à voir également si les francophones se donnent vraiment une obligation
de résultats. Reste à voir enfin si les conditions que remet
le PS à sa participation ne torpillent pas, finalement, ce bel édifice que les réconciliateurs devraient présenter au Roi vendredi.

En attendant, un « mini-débat » sur la crise communautaire est prévu ce jeudi à la Chambre, en séance plénière, sur décision des présidents de la Chambre et du Sénat.

Politique: le PS ouvre la porte aux 2/3
Les discussions institutionnelles à venir interviendront après la formation du gouvernement, dont elles seront dissociées. Les écologistes et les socialistes ont indiqué mercredi avoir obtenu cette confirmation de la bouche des deux présidents d'assemblée. Le PS se dit d'ailleurs prêt à soutenir une majorité des deux tiers.

L'information selon laquelle le communautaire susccèderait à la formation du gouvernement dont il serait dissocié aurait été confirmée mercredi par les deux présidents d'assemblée, Herman Van Rompuy et Armand De Decker.
Elle a été accueillie favorablement par Ecolo et Groen! mais également par le parti socialiste. "C'est un élément très positif", a indiqué le président du PS, Elio Di Rupo, au sortir de la réunion qu'il a eue avec les deux réconciliateurs.
M. Di Rupo a réitéré son exigence d'une rencontre avec les présidents de partis francophones comme préalable au dialogue entre les communautés. Il a ajouté que son parti serait disposé à apporter son soutien à une majorité des deux tiers dont l'objectif serait d'oeuvrer à la stabilité du pays.

Convention : Di Rupo pose ses conditions

Les deux réconciliateurs, les présidents de la Chambre et du Sénat, ont reçu ce mercredi les présidents des partis écologistes et socialistes. On sait que la solution du découplage entre formation du gouvernement et discussions sur la crise communautaire est clairement privilégiée. Avec la création d’une Convention qui réunirait autour d'une même table des représentants des partis de l'Orange bleue et des familles socialiste et écologiste. Le PS ne dit pas non à une discussion sur le communautaire mais Elio Di Rupo pose clairement ses conditions.

« Il faut tout d’abord un gouvernement », dit le président du PS, « et quand on aura un gouvernement, les socialistes (francophones) se réuniront et discuteront. Ensuite, il faut que les francophones, avant de décider quoi que ce soit, puissent se voir. Non seulement se voir, mais avoir une position partagée pour défendre les intérêts de tous les francophones. A l'issue de ces rencontres, je rediscuterai en interne au PS, et puis seulement nous déciderons quelle sera notre attitude ».