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29 septembre 2008

"Pourquoi Maingain est-il encore là ?"

Les militants du CD&V ont donné le feu vert à leurs dirigeants pour entamer le dialogue communautaire. Ils sont inquiets, déchirés par le départ de la N-VA. Et doutent de la sincérité des partis francophones. Carnet de Congrès orange.
Deprez-Maingain: la querelle

Hakim (prénom d'emprunt) est perché sur son vélo rouge, et scrute d'un air circonspect les allées et venues à l'entrée de l'"Event Brewery", un centre de congrès bruxellois. Il met pied à terre, hèle une représentante des forces de l'ordre.
- "Hé !, c'est quoi ces autocars, m'dame ?"
-Elle : "Mais c'est pour la politique".
-Lui : "Ah, ils font de la politique, ici, à Molenbeek ?"
-Elle : "Oui, oui. Tout arrive. Allez, circule"...
C'était samedi après-midi, au cœur de Molenbeek donc, et des autocars remplis de militants du CD&V, les Molenbeekois en auront vu défiler quelques-uns. C'est que plus d'un millier d'affiliés CD&V se sont déplacés, à l'invitation de leurs dirigeants, afin de statuer sur la voie à suivre en pleine crise communautaire, quelques jours à peine après les funérailles du cartel. Pour rappel, les chemins de la N-VA et du CD&V se sont séparés au début de la semaine dernière.
Le Congrès s'est finalement rangé à 82,3 pc de oui contre 17,7 pc de non derrière une résolution donnant un visa pour une participation du parti au "dialogue de Communauté à Communauté" et à la poursuite du gouvernement fédéral pour répondre aux défis économiques et sociaux. Une seconde résolution, introduite par les "Jeunes CD&V", réclamant que le parti quitte le navire fédéral, a été rejetée à 70 pc par les militants CD&V.
"Christendemocratie"

Des chiffres clairs, donc, qui témoignent du soutien du peuple de la "christendemocratie" à l'égard de ses hauts responsables. Des chiffres clairs qui rendent in fine assez mal compte de l'inquiétude et des interrogations qui parcourent aujourd'hui les militants du CD&V devant l'incertitude communautaire.
Samedi, les votes sur les motions sont intervenus après plusieurs heures de débats à huis clos entre militants. Et dans un exercice dont la transparence mérite d'être soulignée, trois rapporteurs ont ensuite publiquement résumé les débats, parfois houleux, qui ont secoué le CD&V pendant l'après-midi.
"Pourquoi, a notamment demandé l'un d'entre eux, permet-on encore à Olivier Maingain de s'asseoir à la table des négociations alors que nous avons dû nous séparer de Bart de Wever ?" Un autre : "Olivier Maingain multiplie les provocations : il recommence à demander les nominations des bourgmestres et l'élargissement de Bruxelles". "Quel prix allons-nous devoir payer pour cette réforme de l'Etat ? Nous voilà suspendus au bon vouloir des partis francophones", a soulevé un participant aux débats internes. Enfin : "Nous n'avons absolument rien sur la scission de BHV. Il y a eu trop d'abandons. Il nous faut absolument des résultats tangibles avant les élections, donc dans les mois à venir".
"Un parti responsable"
Planté sur l'estrade face aux militants, le G4 - les 4 plus hauts responsables du CD&V (Leterme, Peeters, Thyssen et Vandeurzen) - a utilisé tous les registres disponibles afin de convaincre les militants de leur délivrer un feu vert. Ainsi Jo Vandeurzen - à qui Yves Leterme et Kris Peeters reconnaissent l'autorité morale sur le parti - y est-il allé d'un vibrant plaidoyer pour le dialogue communautaire. "Je suis dans un parti qui dit oui, a lancé Vandeurzen, je suis dans un parti qui désire faire avancer les projets. Nous ne sommes pas des irresponsables ! C'est la N-VA qui a choisi de nous quitter. Hé bien, nous allons montrer que nous pouvons réussir en négociant".
Arrive Yves Leterme - qui a tombé la veste pour l'occasion. Il dit : "J'ai rencontré des militants inquiets. J'ai essayé de les rassurer. Je suis le père du cartel, et je peux vous assurer que nous avons toujours été loyaux envers la N-VA. Aujourd'hui, nous nous engageons sur le chemin de la réforme de l'Etat, une réforme que nous réaliserons par étape. Nous voilà devant un moment de vérité : ce sera difficile mais nous allons y arriver".
Au premier rang, Jean-Luc Dehaene applaudit. Puis se lève pour entonner le "Vlaamse Leeuw".

17 mai 2008

"Vous êtes demandeurs d'autonomie? Voilà le prix à payer!"

Le président du FDF, Olivier Maingain, a "exclu" ce samedi toute scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans élargir Bruxelles et sans relier la Wallonie."Il faut dire (aux Flamands): Vous êtes demandeurs d'autonomie? Voilà le prix que vous allez devoir payer: l'élargissement de Bruxelles, le rapprochement avec la Wallonie. A eux de choisir", déclare M. Maingain dans les colonnes du journal Le Soir.

"A ce moment de notre histoire, les francophones doivent, en fait, négocier une plus grande autonomie pour la Flandre contre une plus grande unité entre Bruxelles et la Wallonie, avec un lien territorial. En substance: Messieurs, vous voulez plus d'autonomie? Très bien. Mais le prix à payer, c'est que vous perdrez en influence sur Bruxelles, notamment parce que vous devrez déménager votre capitale d'Etat flamand, et que vous cesserez d'y exercer certains compétences communautaires", a-t-il précisé.
Pour le président du FDF, il faut aussi régler "la question des bourgmestres (francophones non nommés dans la périphérie, ndlr) avant de s'engager dans la négociation sur ce qui était prévu dans le "premier paquet" de la réforme de l'Etat: BHV, transfert de compétences, etc.".
Et de fustiger le CD&V qui, "comme toujours, avance masqué", et le Premier ministre Yves Leterme, issu de ce parti. "Il a dit un jour que la Belgique n'avait plus de valeur ajoutée... Autrement dit, pour lui, sa fonction de Premier ministre de l'Etat belge n'est pas une plus-value, mais il l'assume comme étant la meilleure façon pour le moment de rendre service à la Flandre dans ses projets d'autonomie. Je n'ai aucun doute là-dessus".

Lire aussi: La Flandre compte défendre la non-nomination des bourgmestres
Lire aussi: BHV: on continue comme si de rien n'était...
7S7 TV: Les francophones gèlent BHV pour 120 jours

09 avril 2008

La périphérie mine déjà Leterme Ier

Dans la périphérie, Keulen ne nommera pas les mêmes bourgmestres
Si les mêmes candidats sont présentés comme bourgmestres de Wezembeek-Oppen, Crainhem et Linkebeek, le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, a déjà fait savoir qu'il ne les nommera pas.
Le ministre Open Vld souligne qu'il n'y a rien de neuf dans le dossier qui justifierait le fait qu'il change d'avis. Le 14 novembre dernier, M. Keulen a refusé de nommer trois candidats bourgmestres francophones des communes de la périphérie bruxelloise Wezembeek-Oppem, Crainhem et Linkebeek. Il a justifié cette décision par le fait que ces bourgmestres avaient envoyé des convocations électorale en français ce qui, selon lui, est contraire à la législation linguistique. Ces bourgmestres ont aussi permis qu'on parle le français lors de réunions du conseil communal.
Le président du FDF Olivier Maingain avait déjà annoncé il y a plusieurs semaines que les trois mêmes candidats seront présentés pour laisser "une deuxième chance au gouvernement flamand". Le quotidien Le Soir affirmait mardi que les trois candidats seront effectivement représentés dans le courant de la semaine.
Pas d'élément qui justifierait un changement d'attitude.
Le ministre Keulen confirme sa position. Il souligne qu'il n'y a pas d'élément nouveau dans le dossier qui justifierait un changement d'attitude. Il ajoute que les trois bourgmestres contestés n'ont d'ailleurs pas introduit de recours contre sa décision de ne pas les nommer devant le Conseil d'Etat.
"J'espère que le bon sens l'emportera dans les trois communes concernées", a encore commenté mardi M. Keulen qui ajoute que dans les communes de Wemmel, Drogenbos et Rhode-Saint-Genèse des bourgmestres présentés par la majorité francophone ont bien été nommés.
Par ailleurs, le journal français Libération écrit que le ministre a refusé de répondre à une interview en français ou en anglais. Marino Keulen précise qu'il a accepté de répondre à une interview demandée par ce quotidien mais à la condition qu'elle se déroule en néerlandais.
"Sur des dossiers aussi délicats, je préfère m'exprimer en néerlandais. J'ai déjà répondu des questions de journaux de tous les horizons, allant de la BBC World à des chaînes de télévision française ou à des journaux italiens. Cela n'a jamais posé de problème. Les interviews se sont déroulées avec l'aide d'un interprète", dit le ministre.

Leterme Ier est déjà dans la tourmente communautaire
Marino Keulen, ministre flamand des Affaires intérieures, recale les trois mayeurs francophones de la périphérie. Olivier Maingain réagit : « Il referme le débat institutionnel ! », approuvé par Didier Reynders.
Leterme Ier survivra-t-il à ses contradictions communautaires congénitales ? La négociation institutionnelle sur la seconde phase de la réforme de l'Etat aura-t-elle jamais lieu ? Le gouvernement fédéral est en place depuis trois semaines, et l'on est tout près déjà du niveau d'alerte générale !
La tension a grimpé d'un coup mardi après l'annonce, par Le Soir, de la décision des bourgmestres de Wezembeek-Oppem, Linkebeek et Crainhem de rester candidats au mayorat dans leurs communes de la périphérie bruxelloise, et de se manifester en ce sens cette semaine auprès de Marino Keulen, ministre flamand des Affaires intérieures (leur ministre de tutelle), qui les avait recalés une première fois en novembre 2007. Les trois s'expliqueront vendredi en conférence de presse, où ils livreront leurs arguments juridiques. Mais l'épreuve de force dans la majorité n'attend pas.
Réagissant le matin sans même disposer encore des actes de candidature des trois mayeurs, Marino Keulen (VLD) a fait savoir qu'il refuserait de les nommer, car aucun élément neuf n'était intervenu depuis novembre dernier qui pourrait modifier son jugement. Le ministre flamand concluant : « J'espère que le bon sens l'emportera dans les trois communes concernées ».
Un « préalable » à la réforme
Le « bon sens » au FDF n'a fait qu'un tour. Olivier Maingain tranche aussitôt : dans ces conditions, le ministre flamand « referme le débat institutionnel » ! Il ajoute : « Ce n'est pas très grave, nous ne sommes pas demandeurs d'un tel débat ». Et insiste : le président du MR est sur la même ligne. Ce que l'on nous confirme chez Didier Reynders. Sa porte-parole au gouvernement, Sophie Van Malleghem, dit : « Il ne fait pas de commentaire, mais il assume complètement les propos d'Olivier Maingain », et renvoie aux positions antérieures du libéral, notamment dans Le Soir-Mag la semaine dernière : « J'ai toujours dit que nous ne rentrerions pas dans une discussion institutionnelle approfondie sans cette triple nomination ». Un « préalable » à toute réforme de l'Etat exprimé aujourd'hui en d'autres termes, les libéraux réformateurs n'hésitant pas à décréter que Marino Keulen « referme le débat institutionnel »…
Le communautaire est partout ? Il était aussi à la Chambre mardi après-midi, où Didier Reynders, toujours lui, ici en qualité de ministre des Finances, excédé, s'est fait malmener par les partis flamands de la majorité (VLD et CD&V) à propos de la TVA des terrains à bâtir. Encore un signe de détente Nord-Sud, et entre partenaires gouvernementaux.
Avant que le carrousel communautaire dans la périphérie bruxelloise ne tourne à la crise, le PS sollicite une réunion des partis francophones « pour parler d'une voix », tandis que le CDH, lui aussi, apporte son soutien aux bourgmestres.

Union flamande contre Reynders et la nouvelle TVA

Ce n’est (déjà) plus l’entente cordiale au sein de la majorité. La preuve par cette interruption de la commission des Finances de la Chambre… Imposée par le VLD et le CD&V, au grand mécontentement de Didier Reynders. Enjeu du litige ? A l’ordre du jour, la loi-programme (le budget), dont l’un des articles prévoit que l’acquisition de terrains adjoints à un bâtiment neuf – comme pour les maisons vendues clé sur porte – sera dès le 1er juillet frappée d’une TVA de 21 %. Alors que, jusqu’ici, elle était soumise aux droits d’enregistrement. Une disposition introduite par le gouvernement fédéral pour se mettre en conformité avec un arrêt de la Cour européenne de justice. La Cour estime que le régime actuel, qui soumet le bâtiment neuf à la TVA et le terrain adjoint à des droits d’enregistrement, ne peut être maintenu et qu’il convient d’uniformiser l’imposition. Dans les travaux budgétaires, le gouvernement a donc tranché : ce sera la TVA… Un choix qui n’est budgétairement pas neutre, les droits d’enregistrement filant dans les caisses régionales, alors que la TVA gonfle les recettes fédérales.
Les Régions ont fait leurs comptes… Pour la Flandre, la perte s’élève à 27,6 millions d’euros, contre 15 pour Bruxelles et 8,4 pour la Wallonie. La mesure ne passe pas au Nord… D’où la demande des partis flamands de reporter le vote de ces articles. Et la colère du ministre des Finances, qui précise que la décision, approuvée par la majorité, a été évoquée au comité de concertation Etat/Régions.
Tant Didier Reynders que Jean-Claude Marcourt ont par ailleurs démenti la rumeur, circulant à la Chambre, selon laquelle cette disposition ferait partie d’un accord conclu sous Verhofstadt III, bénéficiant à Mittal. L’idée ? Permettre au sidérurgiste de récupérer la TVA via l’assainissement des sols. Cela compenserait les droits d’émission CO2… Mais à ce stade, tout le monde dément pareil deal.

Lire aussi : Les trois bourgmestres affûtent leurs arguments.

22 décembre 2007

Zaventem : le FDF transmettra un dossier à l’Europe

Le FDF transmettra à l’Europe, en janvier prochain, un dossier « contenant les preuves du mépris des valeurs européennes manifesté par les autorités flamandes », a-t-il annoncé.
Le président du FDF, Olivier MAINGAIN, prend acte « avec satisfaction » de la décision des services de la Commission européenne de vérifier la conformité du règlement de la commune de Zaventem relatif à la vente de terrains communaux aux règles européennes.
Olivier Maingain constate que, après les mises en demeure adressées par l’Union européenne aux autorités flamandes dans le dossier de l’assurance-autonomie, « de nouvelles réglementations discriminatoires émanant d’autorités flamandes inquiètent à juste titre l’Union européenne ».
Pour le président du FDF, les politiques menées par le gouvernement flamand ou certaines communes en périphérie bruxelloise portent atteinte aux valeurs de tolérance et de respect des diversités linguistiques et culturelles que l’Europe entend promouvoir.
Selon lui, les Européens vivant en Belgique expriment de plus en plus leur étonnement, voire leur désapprobation, à l’égard de telles politiques.
Dans le courant du mois de janvier 2008, le FDF transmettra à différents responsables politiques européens un dossier étayé reprenant des preuves de ce mépris des valeurs européennes par les autorités politiques flamandes, poursuit le communiqué.
Et de citer : le refus de nommer trois bourgmestres en périphérie bruxelloise ; le refus du parlement flamand d’approuver la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales ; le refus de donner suite aux résolutions du Conseil de l’Europe ; le règlement communal de Hoeilaert exigeant la connaissance du néerlandais pour l’acquisition de logements ; les amendes administratives infligées aux personnes qui ne satisfont pas aux exigences linguistiques du décret flamand en matière d’intégration ; et les atteintes répétées au régime des facilités linguistiques en périphérie bruxelloise et à Fouron.
En conclusion, le président du FDF souhaite que le pacte pour un Etat belge fédéral renouvelé, tel qu’annoncé par le premier ministre Guy Verhofstadt, s’inspire largement des valeurs démocratiques de l’Union européenne et que toutes les communautés du pays acceptent l’arbitrage des institutions européennes, gardiennes des droits de l’homme et des droits des minorités.

04 novembre 2007

Keulen mouille l'Exécutif flamand

Le ministre Marino Keulen soumettra la nomination des bourgmestres francophones à l'approbation de tout le gouvernement flamand. Et pas question que l'orange bleue nous dise que faire !, avertit Kris Peeters (CD & V). Voilà Maingain prévenu.

L'ultimatum posé par le FDF Olivier Maingain - à savoir qu'il ne participerait pas aux négociations communautaires de l'orange bleue si les quatre bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise n'étaient pas nommés par la Région flamande - est en passe d'avoir d'inattendues répercussions flamando-flamandes.
Le ministre flamand de l'Intérieur Marino Keulen (Open VLD) a, en effet, choisi de soumettre la décision de nommer (ou pas) ces quatre bourgmestres à l'approbation de l'ensemble du gouvernement flamand. Mais peu de chance que le SP.A et Spirit, représentés par Frank Vandenbroucke et Bert Anciaux, acceptent de nommer ces remuants francophones (à Linkebeek, Wezembeek, Crainhem et, dans une moindre mesure, Rhode-Saint-Genèse) en ces temps de surenchère communautaire...
Marino Keulen, en optant pour une prise de décision gouvernementale flamande, entend se mettre à l'abri de toute tentative de marchandage avec l'échelon fédéral qui serait proposée par les négociateurs de l'orange bleue - y compris ceux de son propre parti l'Open VLD. "Il est hors de question que les négociateurs du gouvernement fédéral viennent nous dicter comment procéder avec ces quatre bourgmestres", a insisté cette semaine dans le "Morgen" Kris Peeters, ministre-président flamand (CD & V).
Qui est le responsable ?
Rappel, la tutelle régionale flamande reproche aux bourgmestres francophones d'avoir expédié des convocations électorales en français lors des élections communales de 2006 et lors du scrutin fédéral du 10 juin dernier. Une enquête a été menée par le gouverneur du Brabant flamand et un rapport sera transmis, vraisemblablement ce lundi, au ministre compétent Marino Keulen afin qu'il prenne une décision. L'autorité flamande a cherché à savoir, dans les trois communes où le bourgmestre est libéral (Linkebeek, Wezembeek et Crainhem), qui est responsable de l'envoi des convocations. La réponse francophone a été concertée : l'ensemble de la majorité du Conseil s'est déclarée responsable. Pas question, donc, pour l'autorité flamande de cibler uniquement les trois bourgmestres...
En marge de la nomination de ces quatre bourgmestres, cinq présidents de CPAS (tous des francophones) attendent également leur nomination par la Région flamande : à Linkebeek, Wezembeek, Crainhem, Rhode-Saint-Genèse et Drogenbos. A ce jour, seul le président du CPAS de Wemmel - Jean-Marie Geurts, un Flamand - a été désigné par la tutelle.
La nomination immédiate de ces cinq présidents de CPAS pourrait être l'une des pistes suivies par les négociateurs de l'orange bleue pour apaiser les francophones, et notamment le président du FDF Olivier Maingain. La nomination des quatre bourgmestres francophones interviendrait, elle, dans un second temps. "nous savons pertinemment bien, résume l'un des quatre bourgmestres, que l'on ne va pas suspendre encore et encore l'avenir de tout un pays à la nomination de quatre bourgmestres de la périphérie bruxelloise." Mais un tel scénario ne tient la route qu'à condition que le gouvernement flamand se plie aux demandes des négociateurs flamands du Fédéral. Ce qui, à voir la détermination affichée par les Kris Peeters et Marino Keulen, est loin d'être gagné.

28 octobre 2007

Maingain, "raciste linguistique", pour le bourgmestre de Fourons

"Il est évident qu'Olivier Maingain perd les pédales", a déclaré le bourgmestre Hugo Broers.

Le président du FDF, Olivier Maingain, envisage de déposer plainte contre le bourgmestre de Fourons, Huub Broers (Voerbelangen), à la suite des propos tenus par celui-ci au cours du conseil communal de jeudi dernier. Le bourgmestre de Fourons a déclaré ce samedi que cette menace ne l'impressionne nullement et qu'il n'en restait pas moins que Maingain est un "raciste linguistique".Des incidents verbaux avaient opposé le bourgmestre et l'opposition francophone à propos de l'usage du français au conseil communal. Le bourgmestre avait ainsi reproché au groupe "Retour-aux Libertés" de se laisser manipuler par Olivier Maingain et le FDF. Hugo Broers a précisé qu'il avait puisé dans les interventions et les écrits du président du FDF pour démontrer que ce dernier dépassait les bornes dans ses attaques contre la langue néerlandaise.

Dénonçant l'attitude scandaleuse d'Olivier Maingain, le bourgmestre de Fourons a souligné que ce dernier n'a en outre rien à dire dans cette région. "Il est évident que cet individu perd les pédales", a encore déclaré Hugo Broers. (belga)

28 septembre 2007

Réformes de l'Etat belge

"Le demandeur de réformes doit payer", dit Olivier Maingain

"Aujourd'hui, c'est le monde politique flamand qui est demandeur et il va apprendre la logique qu'il nous a si souvent imposée: quand on est demandeur, il y a un prix à payer. Et le prix, il revient aux Francophones de le fixer", a déclaré Olivier Maingain, président du FDF.
"Aujourd'hui, c'est le monde politique flamand qui est demandeur (de réformes de l'Etat) et il va apprendre la logique qu'il nous a si souvent imposée: quand on est demandeur, il y a un prix à payer.
Et le prix, il revient aux Francophones de le fixer, en tenant compte de leurs intérêts essentiels", a lancé ce jeudi soir le président du FDF, Olivier Maingain, lors d'une réception organisée par son parti à l'occasion de la fête de la Communauté française à Watermael-Boitsfort. Il a aussi rappelé l'importance de l'enjeu du maintien de l'arrondissement de BHV dans le débat sur l'avenir du pays.Ne pas laisser Bruxelles à la FlandrePour le président du FDF, l'avenir institutionnel de la Belgique ne va pas s'arrêter à la formation du gouvernement fédéral à venir.

"Les négociateurs francophones ont aujourd'hui la volonté de ne pas permettre à la Flandre de prendre un avantage irréversible qui lui ouvrirait grande la porte vers l'indépendance en ayant pris le contrôle de Bruxelles. Tel est bien l'enjeu du débat sur Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce n'est pas qu'une question de protection des droits des Francophones de la périphérie, c'est aussi et surtout un enjeu quant à l'avenir même de Bruxelles. Bruxelles définitivement enfermée en Flandre, c'est la fin de tout projet commun avec la Wallonie. Bruxelles-Hal Vilvorde est donc aussi une question wallonne", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde, sans permettre à la Région bruxelloise de renforcer ses liens territoriaux avec la Wallonie, c'est préparer la fin de la Belgique et c'est ruiner tout espoir de destin commun des Wallons et des Bruxellois".Engrenage dangereuxOlivier Maingain a souligné que les Francophones auraient tort de croire qu'ils arrêteront la marche de la Flandre nationaliste vers plus d'autonomie.

"L'aveuglement des négociateurs francophones qui, dans les années 1980 et 1990, ont accepté des réformes institutionnelles sans jamais prendre la mesure de l'étape suivante que préparaient les partis flamands a conduit à de tels errements que leur crédibilité à nous dire la voie à suivre aujourd'hui en est définitivement anéantie", a encore dit le président du FDF. Il s'en est directement pris à Philippe Moureaux qui, en 1989, "lorsqu'il prétendait créer une Région de Bruxelles à part entière, l'enfermait dans un carcan inique".

Marchandage refusé
Il a ensuite insisté sur le fait que le MR, en étroite concertation avec "l'autre parti francophone associé à la négociation" a refusé d'entrer dans un marchandage qui a si souvent été préjudiciable aux Francophones: abandonner des droits et des principes contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

Prix à payer
"Aujourd'hui, c'est le monde politique flamand qui est demandeur et il va apprendre la logique qu'il nous a si souvent imposée: quand on est demandeur, il y a un prix à payer. Et le prix, il revient aux Francophones de le fixer, en tenant compte de leurs intérêts essentiels", a encore dit M. Maingain.Droit à l'autodétermination"Nous ne cherchons pas à humilier la Flandre, nous ne cherchons pas à nier les droits des Flamands où qu'ils soient établis, que du contraire, nous avons, nous, la volonté de respecter les droits des minorités. Et nous reconnaissons que tout peuple a droit à son autodétermination. Le peuple flamand peut y prétendre, mais il doit alors en accepter les conséquences. Et les conséquences sont sans ambiguïté: Bruxelles et sa périphérie n'entendent pas rester enclavées en Flandre. Bruxelles et sa périphérie ne sont pas flamandes et ne seront jamais enfermées dans un Etat flamand", a-t-il ajouté. (belga)

7SUR7 TV: La fête de la Communauté française sauve BHV
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