Affichage des articles dont le libellé est intercommunale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est intercommunale. Afficher tous les articles

29 septembre 2008

Nouveau round de nominations en vue

Suite du renouvellement controversé des hauts fonctionnaires wallons. Et suite des discussions, mises en doute et équilibrages plaisants ou non.
Alors que la première phase - clôturée - n'a pas fini de faire des vagues, une nouvelle série de nominations dans la haute fonction publique est officiellement lancée en Région wallonne.

En fait, il en est de trois ordres. 1° L'attribution de douze postes de n°2. Soit des directeurs ou administrateurs généraux adjoints à l'Apaq-W (promotion agricole), l'Awiph, le Cra-W (recherches agronomiques), le Forem, l'IfaPME, l'Issep (Institut scientifique de service public) et la SWL; de même que les directeurs généraux des deux branches de l'Awex (commerce extérieur, investissements) et les directeurs généraux des trois entités du Forem (conseil, formation, support). 2° Des nominations définitives à la tête des deux directions générales (DG) du Service public de Wallonie (le nom du nouveau ministère fusionné) pour lesquelles il y avait eu report de décision le 24 juillet, puis désignations de "faisant fonction" le 4 septembre (économie, aménagement du territoire). 3° La poursuite ou l'attente des procédures pour les patrons de l'Awex, de l'Issep, de l'AWT et de l'Iweps.
Tous cas pour lesquels sont prévus des mandats de 5 ans, selon la procédure étrennée ces derniers mois. Il n'y a pas de raison de modifier le système, répète-t-on dans la majorité : les appels à candidature ont été réalisés à grande échelle (c'est une première); l'impartialité et l'indépendance du Selor (seul en charge de la réception et du traitement des candidatures) ne peuvent être mises en doute; les récriminations sont venues de candidats recalés; le gouvernement arrête son choix après audition des lauréats du Selor.
Pour rappel, l'opposition ne l'entend pas du tout de cette oreille, elle qui a pu critiquer : l'insuffisance de candidats (attribuée au sentiment que les dés étaient pipés); la transparence des examens du Selor (aux jurys duquel participent des personnalités socialistes); diverses interrogations juridiques; l'ignorance des critères de choix du gouvernement; enfin, le trust PS dans les nominations de juillet (10 ou 11 étiquetés socialistes contre 1 MR et 1 CDH)...
Les forces du ménage
MR et Ecolo, du reste, disent redouter que les nominations à venir bénéficient largement cette fois au CDH, histoire de rééquilibrer les forces dans le ménage. Un soupçon bien sûr évacué dans la majorité, où l'on vous certifie qu'il n'y a pas de partage des mandats selon la couleur politique.
Précisons : si la procédure est bien relancée pour les deux DG sans patron autre qu'intérimaire, elle n'est pas près de l'être pour le secrétariat général de l'administration où "fait fonction" Danielle Sarlet - non sans surprendre, puisqu'elle avait été recalée à "sa" DG aménagement du territoire en juillet. Chez Philippe Courard, le ministre (PS) de la Fonction publique, on explique cette différence de traitement par le fait que le secrétariat général a changé de nature et qu'il convient que Mme Sarlet en essuie les plâtres pour pouvoir, plus tard, mieux définir les besoins de la fonction et en rédiger la nouvelle lettre de mission.

26 décembre 2006

Des nouvelles de nos justiciables ...

MAJ 26/12/2006

La Ville de Charleroi se porte partie civile
La Ville de Charleroi veut obtenir des dédommagements après la gabegie de certains élus. Les affaires se sont accumulées et Charleroi veut laver son linge sale.
L'échevin du Budget et des Finances de Charleroi, Jean-Jacques Viseur, le promet: aucune clémence ne sera accordée à une éventuelle implication d'un nouvel élu.
La Ville de Charleroi va porter plainte contre X et se constituer partie civile entre les mains de la juge d'instruction Baeckeland. C'est ce qui a été décidé lors de la dernière réunion de son conseil communal à propos des différentes dossiers dans lesquels la Ville pourrait avoir subi un préjudice.Récupérer le préjudiceIl s'agit des dossiers relatifs aux marchés publics, à l'ICDI, à "La Carolorégienne", à l'ISPPC (Intercommunale de Santé et de Salubrité publique de Charleroi), au chauffage installé chez l'ex-échevin Despiegeleer à Carcassonne, mais aussi du récent dossier de la location-achat de photocopieuses Xerox. Il s'agit, explique-t-on à Charleroi, de prendre par cette mesure toutes les dispositions conservatoire utiles, qui permettront à la Ville de récupérer les préjudices qu'elle aurait pu subir dans ces différents dossiers et ce, quels que soient les auteurs reconnus des différentes infractions, qu'il s'agisse de politiques ou d'administratifs.
Pacte de majorité
L'échevin du Budget et des Finances de Charleroi, Jean-Jacques Viseur, rappelle que, s'il devait s'avérer qu'un élu sortant de l'ancienne majorité devait être impliqué dans un de ces dossiers, le pacte de majorité prévoit qu'il aurait aussitôt à démissionner de ses fonctions. Une rencontre doit également avoir lieu sous peu entre les autorités communales et le procureur du roi de Charleroi Christian De Valkeneer, afin d'organiser la transmission vers le parquet de Charleroi des informations qui seraient recueillies au sein de l'administration communale. Une circulaire informant les fonctionnaires communaux de leurs obligations à ce propos leur a été récemment transmise, explique encore M. Viseur.
Suspendre les marchés
Une cellule a été mise en place au sein du département communal des Finances afin d'identifier les éventuelles irrégularités qui auraient été commises à l'occasion de la passation de différents marchés publics. Le but, pour la Ville de Charleroi, va maintenant consister à suspendre les marchés en cours avant qu'ils soient exécutés, s'ils présentent des irrégularités; ou encore à en suspendre le paiement, s'ils ont déjà été exécutés.Passation des marchésLes documents relatifs à ces différents marchés seront ensuite transmis au tribunal civil qui, au vu des éléments fournis par la Ville, aura à dire s'il s'agit ou non de marchés irréguliers, et s'ils peuvent être exécutés et/ou payés aux fournisseurs, compte tenu des conditions dans lesquels ils ont été passés. Enfin, explique encore l'échevin Jean-Jacques Viseur, une nouvelle procédure de passation des marchés va être transmise via une circulaire aux fonctionnaires communaux, afin qu'ils s'y tiennent de manière stricte et que les irrégularités constatées ne puissent plus se reproduire, ou qu'on ne puisse plus, en tout cas, invoquer la méconnaissance des législations en la matière. (belga)
EN SAVOIR PLUS: Le PS carolo comparé à l'ex-URSS
EN SAVOIR PLUS: Un Belge sur deux considère le politicien malhonnête

L'affaire du Village n°1 en correctionnelle

La chambre du conseil de Nivelles a rendu une ordonnance renvoyant les six inculpés, dont Jean Wauters, du dossier du Village n°1 Reine Fabiola en correctionnelle. L'instruction de ce dossier de détournement de fonds au préjudice de cette institution pour personnes handicapées située à Braine-l'Alleud, avait débuté en 1996.
Au fil de l'instruction menée par le juge nivellois Marc Cruysmans, six personnes,toutes proches du Village n°1, ont été inculpées: Jean Wauters, ancien président du Village n°1 et par ailleurs président d'honneur du Standard de Liège, son épouse Hélène Schollaert, les anciens directeurs du Village n°1 Maurice Cabo et Ali Baudot, l'ancien comptable de l'institution, Freddy Bronckart ainsi que François Jamotte alias Montagne, chroniqueur culinaire et ancien organisateur des tombola CAPSA au profit des handicapés.
Un système de détournement de fonds aurait été mis en place au détriment de l'institution. Certains héritages destinés aux handicapés ainsi que des sommes issues des tombolas organisées par l'asbl CAPSA au profit du Village n°1 auraient été détournées.

Ces sommes auraient transitées par un compte géré par Jean Wauters, le compte 29, avant d'être, selon les éléments d'enquête, reversés seulement en partie au Village n°1. Certaines personnalités, dont des hommes politiques, pourraient avoir bénéficié de faveurs à partir de ce compte.
Jean Wauters a toujours affirmé avoir agi pour le bien des handicapés sans enrichissement personnel. Les six inculpés n'étaient pas présents lundi pour prendre connaissance de cette ordonnance de renvoi. Le préjudice pour le Village n°1 est estimé à 20 millions d'euros, à quoi s'ajoute 11 millions d'euros réclamé par l'administration fiscale à l'asbl CAPSA en liquidation.

L'affaire Sotegec-Gavroy reportée à la semaine prochaine

Le tribunal civil de Namur a reporté l'affaire opposant le bureau d'études Sotegec au nouvel échevin Ecolo Arnaud Gavroy. L'affaire a été fixée au 19 décembre prochain à midi, afin de laisser le temps aux deux parties de répondre à leurs conclusions respectives sur la recevabilité de l'action.
L'échevin Ecolo est accusé de propos diffamatoires à l'égard de la Sotegec. Me Dermagne, conseil d'Arnaud Gavroy, prétend cependant que la citation n'est pas valable dans ce procès d'exception qui touche à la liberté d'expression.

Le receveur communal de Charleroi à nouveau entendu par la police

Le receveur communal de Charleroi, Pierre Oversteyns, est entendu une nouvelle fois depuis ce matin par les services de la Police fédérale judiciaire de Charleroi, dans le cadre du dossier des marchés publics.
Il n'est entendu par les enquêteurs financiers que sur un aspect de ce dossier et il n'est actuellement pas prévu qu'il soit entendu par la juge d'instruction France Baeckeland. En revanche, il n'est pas prévu que le secrétaire communal Eric Lecomte soit entendu aujourd'hui.
Pierre Oversteyns avait déjà été entendu par la police judiciaire fédérale et par la juge Baeckeland, le 20 octobre dernier, le jour où le bourgmestre de Charleroi, Jacques Van Gompel, avait finalement été inculpé et incarcéré à la prison de Jamioulx. Le secrétaire communal Eric Lecomte a déjà, lui aussi fait l'objet d'une précédente audition par la même juge d'instruction.


Claude Despiegeleer: 22.266 euros pour ses voyages

Les frais de mission à l'étranger de l'ancien échevin de Charleroi, Claude Despiegeleer, ont coûté, en 2005, 22.266 euros à la Ville. En ajoutant les 13.982 euros dépensés par son plus proche collaborateur, le budget total prévu dépasse celui de la Ville de Liège. Selon le chef de Protocole de cette dernière, Jean-Christophe Péterkenne, Liège disposerait d'un budget de 34.722 euros pour couvrir les frais de déplacement et de représentation à l'étranger.

Dossier Demaret: neuf inculpés renvoyés en correctionnelle
vendredi 8 décembre 2006 il y a 2 j.
(Belga) Le parquet de Bruxelles a confirmé vendredi, en début d'après-midi, que, sur les onze inculpés encore à la cause dans le dossier Demaret, neuf devront comparaître devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.
© BELGA
L'affaire concernait, au premier chef, Michel Demaret, décédé le 8 novembre 2000, peu après avoir été inculpé de corruption passive, d'abus de confiance, de faux et de blanchiment. Les faits sont relatifs à des chantiers dans le quartier européen de Bruxelles. Des fausses factures seraient apparues, au début des années 90, dans la comptabilité d'une entreprise de construction générale afin de couvrir des paiements illicites dont aurait bénéficié, en bout de course, Michel Demaret (PSC, à l'époque), ancien député bruxellois, mais surtout ex-échevin des Travaux publics puis bourgmestre de la Ville de Bruxelles. Il avait toujours nié. Trois de ses proches ont été néanmoins renvoyés également devant le tribunal correctionnel. Ils devront y répondre du blanchiment de sommes d'argent, ainsi que d'autres -pour plusieurs centaines de milliers d'euros- qui auraient été détectées dans leur patrimoine. (NLE)


Déclaration de culpabilité contre Moriau

Le parquet a requis une simple déclaration de culpabilité contre le député-bourgmestre socialiste Patrick Moriau, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Liège pour des faits de faux, d'usage de faux et de blanchiment d'argent. Les faits qui lui sont reprochés concernent "le trésor de guerre", provenant des fonds issus de la corruption du marché public Dassault, placés au Luxembourg et non déclarés dans la compatabilité du PS.

Tous des fraudeurs, clamait Happart du haut de sa tribune.

Un "audit assassin" pour l'ICDI et Lucien Cariat

Un audit réalisé par une société de consultance sur l'ICDI (Intercommunale de Collecte et de Destruction des Immondices) "révèle que l'argent coulait à flots pour arroser les petits copains", affirme le journal 'La Dernière Heure' dans son édition dominicale, mettant en cause l'ex-échevin de Charleroi Lucien Cariat.
Cet argent servait aussi à "financer des voyages à l'utilité douteuse ou diverses associations sportives, à première vue sans grand rapport avec le traitement des déchets", ajoute le quotidien.
Il met en cause M. Cariat, affirmant qu'il "l'a su, approuvé et couvert dans la plus grande opacité administrative puisque la plupart des documents n'étaient pas remplis ou alors tout bonnement falsifiés".
L'audit, réalisé par la société Comase Management Consulting et dont 'La Dernière Heure' a pu prendre connaissance, affirme que "Lucien Cariat a confondu l'objet social de l'ICDI avec son action politique".
"Ces conflits d'intérêt étaient aussi le fait des membres du comité de direction. L'autocratie et le népotisme étaient de mise. Pour beaucoup de cadres, il y avait une incompétence avérée", ajoute le rapport d'audit qui épingle plusieurs exemples d'apparente mauvaise gestion.

Lucien Cariat et les "fantaisistes"R.P.

Il dément tout trésor et toute saisie (titres et argent), mais non sans se contredire...
Du flou dans la communication ? C'est ce que laissent penser les déclarations consécutives à l'annonce, dans "La Libre" du 23/11, du fait qu'une somme supérieure à deux millions d'euros a été saisie (titres et numéraire) dans un coffre utilisé par Lucien Cariat, l'ancien président directeur gérant de l'ICDI (Charleroi). Dans un communiqué transmis vendredi par son défenseur, Me Roland Hougardy, Lucien Cariat fait état à ce sujet de "rumeurs insensées", d'"informations fantaisistes" "la chambre des mises en accusation", rien de moins. Pas de pactole, dit en substance l'intéressé : "Aucun trésor n'a été découvert par qui que ce soit, où que ce soit". Pure "affabulation", donc.
Affabulation ? Comment expliquer alors que, jeudi, Me Hougardy nous disait que la saisie avait été levée (ce qui n'était exact que pour une partie mineure) ? Car enfin, on ne peut lever une saisie qui n'existe pas !
Me Hougardy - qui n'avait initialement pas démenti l'existence de la chose - nous avait du reste déclaré, jeudi aussi, qu'il s'agissait d'un problème "privé", l'expliquant vendredi auprès de nos confrères du "Soir" comme provenant en partie d'un héritage de l'épouse de M. Cariat. Vrai ? La justice le dira (au prime abord, elle a en tout cas cru devoir saisir). Mais comment diable un pactole qui "n'existe pas" peut-il éventuellement être privé ?
Enfin, si l'avocat annonce désormais une plainte de son client pour violation du secret de l'instruction, c'est quand même qu'ils savent bien qu'une instruction concerne ce sujet...
Alors, qui est fantaisiste ?
© La Libre Belgique 2006

Christiane Vienne fait le ménage à l'AWIPH

La ministre wallonne de l'Action Sociale, Christiane Vienne, a annoncé aujourd'hui qu'elle allait réclamer la démission de plusieurs personnes au sein de l'AWIPH (Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées) et de son comité de gestion. Quatre dossiers, en plus de celui de Georges Rovillard, ont été communiqués au parquet, a en outre précisé la ministre, qui a clairement déclaré vouloir "mettre de l'ordre à l'AWIPH".
La ministre demande au gouvernement wallon un mandat pour lui permettre de "faire le nettoyage" et "pouvoir mener un audit sur les procédures afin d'aller au cœur des modes de fonctionnement de l'institution pour pouvoir les modifier". Suite à un audit budgétaire réalisé sur l'agence depuis janvier par le comité financier en vue de la signature d'un nouveau contrat de gestion, la ministre a constaté de nouveaux dysfonctionnements dans le mode de gestion de l'AWIPH. "S'il ne s'agit pas toujours d'infractions judiciaires, ils n'en sont pas moins graves", a expliqué la ministre, citant des voyages (par exemple trois semaines à Nice en juillet), l'utilisation abusive de voitures de fonction, le détournement de matériel informatique à des fins privées, etc. Quatre dossiers, outre celui de l'administrateur-délégué suspendu, Georges Rovillard, ont été transmis au parquet. Des démissions vont suivre, a annoncé la ministre. "La majorité des travailleurs de l'AWIPH sont honnêtes et je ne viserai pas tout le monde. Mais là où les faits sont avérés, je demanderai des démissions. Les dysfonctionnements au sein de l'AWIPH ne relèvent pas du seul chef de son administrateur-général, Georges Rovillard et ne sont pas neufs. Ils sont aussi la conséquence du système. C'est l'héritage d'un mode de fonctionnement « à la papa », qui fonctionnait en ronronnant", a commenté Mme Vienne.
L'audit budgétaire, commandé avant l'interpellation de Georges Rovillard, relève 31 "problèmes" et avance 36 recommandations. Celles-ci seront transmises au comité de gestion. Pour la ministre, les principales sont l'informatisation de l'outil, pour éviter que quelques personnes ne disposent seules de tous les éléments et la révision des procédures de contrôle pour les déplacements à l'étranger. "Ce poste ne représente que 0,1 pc du budget de l'AWIPH. Mais vu la situation, il est capital", a souligné la ministre.
L'audit a révélé de grosses lacunes dans les moyens de contrôle. "L'administration avait trop d'autonomie. Un des enjeux du contrat de gestion, qui est une des conséquences de l'audit, est qu'il faut diminuer cette autonomie et revoir à la hausse les moyens de contrôle", a remarqué Christiane Vienne, précisant que "l'époque Rovillard fait partie du passé". "M. Rovillard, suspendu, ne sera pas candidat à un nouveau mandat. Il quittera donc l'agence. D'autres dossiers ont été transmis au parquet et je vais réclamer des démissions. Il est temps maintenant de passer à quelque chose de nouveau, avec de nouvelles personnes", a conclu la ministre.


AWIPH : le Gouvernement wallon pas pressé de savoir

Le Gouvernement wallon avait annoncé la semaine passée que le salaire de Georges Rovillard, l'administrateur général de l'AWIPH, l'Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées était suspendu. En réalité, il ne l’est pas réellement et le Gouvernement wallon ne semble pas très pressé de voir clair dans le dossier.

Le gouvernement wallon semble ne se hâter que lentement dans le dossier "Georges Rovillard", du nom de l'administrateur général de l'Agence wallonne des personnes handicapées. Celui-ci a été inculpé à la mi-octobre pour détournement par fonctionnaire public, incarcéré d'ailleurs durant quatre semaines à la prison de Jamioulx.

En cause de multiples frais et de nombreux voyages (en Grèce, à Chypre, au Cap vert, au Chili). Des voyages aux liens peu évidents avec les fonctions de Georges Rovillard, par ailleurs bourgmestre sortant de Fontaine l'Evêque. La semaine dernière, le Gouvernement wallon, sans exiger la démission de Georges Rovillard, avait annoncé l'avoir suspendu pour six mois, salaire compris.

Un salaire mensuel à l'AWIPH de l'ordre de 5.000 euros brut. Mais voilà : la Ministre Christiane Vienne reconnaît aujourd'hui que George Rovillard touche en réalité encore plus de 80 % de son salaire, le Code de la Fonction Publique empêchant, dit-elle, une retenue complète. Elle confirme par ailleurs une nouvelle enquête administrative, qui va se pencher sur la pertinence des voyages du patron de l'AWIPH.

Mais le Gouvernement n'entend pas jouer l'urgence, les résultats de l'enquête ne sont attendus que pour février 2007. En outre, la Ministre confirme que la Région wallonne ne s'est pas portée partie civile, comme la possibilité en avait été évoquée, dans le dossier judiciaire. Résultat : la Région n'aura pas accès au dossier. Un peu comme si le Gouvernement préférait ne pas tout savoir...

Lewalle condamné à 4 ans avec sursis


A l'issue de l'audience, le condamné a répété: "je n'ai jamais rien volé. Je n'ai jamais rien détourné".
La cour d'appel de Bruxelles a condamné mardi matin Léon Lewalle à quatre ans de prison avec un sursis pour ce qui excéde la détention préventive déjà accomplie.
L'ancien patron de la Smap (aujourd'hui Ethias) a été acquitté pour un détournement de quelques 25 millions d'euros mais reste coupable pour de nombreux détournements ou dissipations pour un montant équivalent également à quelque 25 millions d'euros.
L'amende est dérisoire, soit 9.915 euros, mais Lewalle se voit confisquer plus de 11 millions d'euros sur son patrimoine personnel.
A l'issue de l'audience, le condamné a répété: "je n'ai jamais rien volé. Je n'ai jamais rien détourné". Son avocat, Me Adrien Masset n'exclut pas un nouveau pourvoi en cassation.


ICDI : phrases assassines (27/11/2006)
Système Cariat : pouvoir absolu, collection d'art de 226.467 €

L'audit contient quelques perles qui ne sont pas en faveur du patron de l'ICDI :
Des rémunérations difficilement explicables ont été attribuées à des personnes dont on ne peut, a posteriori, valider la valeur ajoutée réelle pour l'ICDI. Il y a eu de vraies confusions d'intérêts.
En 2001, un document évoque les délégations qui confirment les pouvoirs, à lui seul attribués, du président et, nouveauté importante : "Monsieur Lucien Cariat est habilité à signer seul les actes bancaires tels que paiement des salaires et traitements" . Ce document n'est, lui, pas signé par les autres membres du comité de direction.
Il faut aussi constater que la longévité de la même personne à la tête de l'intercommunale a sans doute beaucoup contribué à l'estompement progressif de la norme.
Cariat a confondu l'objet social de l'ICDI avec son action politique. Ces conflits d'intérêts étaient aussi le fait des membres du comité de direction.
L'ICDI a acquis au fil des ans une importante collection d'art : peintures, sculptures, tapisseries, statues... pour une somme de 226.467,03 €.
L'audit pointe la vétusté du matériel : une dizaine de camions en réparation, la moitié des conteneurs de stock déclassés... Un nombre important de personnes malades ou blessées : plus de 10 %.
. "De plus, de janvier 2003 à mai 2006, de très nombreux voyages d'une à quatre ou cinq personnes ont eu lieu à Pescara, Pise, Gerone, Belgrade, Turin, Portugal, Irlande... À cela, il faut ajouter un voyage de 10 jours pour 3 personnes en Italie en août ou un voyage à Pescara avec Charleroi-Danse. En Russie, c'est pour un match d'Action 21 que le président est parti avec quatre employés de l'ICDI."
Plus grosse dépense nominale ? Hôtel et souper pour un groupe de personnes (principalement des administrateurs en voyage d'étude en France) pour 6.694,39 euros.
Pour Action 21 et GDL Châtelet, 6 joueurs de football en salle ont été employés temporairement par l'ASBL ADICHAR. Cette aide indirecte peut être chiffrée à 65.032 euros pour 2 ans.
Assurance groupe qui couvre la pension des dirigeants de l'intercommunale. Une seule personne était concernée par ce groupe. L'ancien président. Le contrat a été versé le 1-11-2000 soit 223.104,17 euros.
Certains placements sont au Luxembourg et ne font pas l'objet de retenue de précompte mobilier. Ils ne sont pas déclarés.
V. Li.
© La Dernière Heure 2006



Les millions (saisis) de Lucien Cariat

Lors de perquisitions à l'ICDI, les enquêteurs ont ouvert le coffre du "patron".Il contenait du numéraire et des titres pour au moins 2 millions d'euros, peut-être 2,5.Tout a été saisi. La défense, qui parle de "problème privé", veut lever les saisies.
BELGA
L'instruction de "l'affaire ICDI" a réservé un certain nombre de surprises aux enquêteurs. L'une d'elles, vient-on d'apprendre, découlait de son patrimoine, a priori étonnamment élevé.
Ainsi, un coffre-fort utilisé par Lucien Cariat, dans les locaux de l'intercommunale de traitement des déchets, contenait du numéraire et des titres - qui ont été saisis - pour une valeur importante, avaient découvert ces enquêteurs en perquisition. Avec d'autres éléments patrimoniaux, dont des comptes bancaires (de moindre importance et bloqués), le montant global suspect dépasse assurément les 2 millions d'euros, avons-nous appris de plusieurs sources, et approcherait même plutôt les 2,5 millions.
Plusieurs saisies
Un pactole dont la justice pense qu'il était réservé au seul Cariat et pas du tout à l'ICDI, ce que l'attitude de l'intéressé confirme, comme on va le voir.
Cette découverte a bien entendu suscité plusieurs questions. Dont la principale est : d'où vient cette somme qui, à l'aune de l'enquête indiciaire, ne semble pas avoir pu être proméritée par le seul labeur de M. Cariat, que ce soit à l'intercommunale (laquelle s'est par ailleurs constituée partie civile contre "X", en octobre), à la Ville ou ailleurs ?
Une interrogation qu'il faut sans doute rapprocher des déclarations faites en mai dernier par le procureur du Roi de Charleroi, Christian De Valkeneer. Il avait précisé, peu après la vague de perquisitions, que l'instruction qui venait de s'ouvrir l'était pour abus de bien sociaux, faux et usage ainsi que détournement.
Précisément, peut-on constituer un magot de 2 à 2,5 millions d'euros (pour les seuls biens saisis) sur un salaire de directeur-gérant d'intercommunale, fut-il également président comme M. Cariat l'était avant sa démission de fin mai ?
C'est toute la question, que nous avons d'ailleurs posée mercredi, en lui demandant son opinion sur les saisies et sur la provenance de l'argent, au défenseur de l'intéressé, Me Roland Hougardy.
Il ne souhaitait d'abord "pas s'exprimer là-dessus car ce sont des problèmes tout à fait privés et cela participe du secret de l'instruction". Mais, en réponse à la remarque que l'existence même des saisies tend à montrer qu'il peut s'agir d'argent frauduleux - issu de détournements ? - et indique qu'il existe à tout le moins un gros doute judiciaire à ce sujet, il nous a répondu que "la chambre des mises en accusation a déjà levé les saisies en disant qu'il n'y a aucune raison de saisir même partiellement les biens de M. Cariat".
Ce qui est exact pour les comptes bancaires, de moindre importance disions-nous, mais pas pour les titres et le numéraire (qui sont l'objet de saisies directes ou par équivalence).
Que deviendront-ils ? Pour Me Hougardy, l'affaire est entendue : "Ce n'est qu'une question de temps, car la requête en levée de saisie ne s'est pas faite en même temps". Mais une autre analyse existe. Si Me Hougardy a raison de signaler qu'une demande de libération des titres a été introduite, son sort reste au contraire incertain.
Certes, on observe que les confiscations sont, d'une façon générale mais aussi à Charleroi et Mons, traitées avec moins de frilosité par les tribunaux de première instance (et les chambres du conseil) que par les cours d'appel (et les chambres des mises en accusation).
On le comprend par exemple à lire "La Cellule de traitement des informations financières" (éd. Bruylant, 2003, 326 pp), un livre consacré à cette "Ctif" par son ancien président, Jean Spreutels, et par le vice-président, Philippe de Mûelenaere. Ils y discutent notamment le déficit entre ce que demande la loi, pour les confiscations, et les décisions prises au final - donc par les cours d'appel. Mais les faits montrent en revanche que les confiscations paraissent impératives pour M. Cariat, à Charleroi. Alors, qui aura raison ? On attend de voir ce qu'en dira la cour d'appel.
Mais on attend tout autant que des explications tombent quant à la genèse de ces somptueuses "économies"...
Lire aussi La gestion de l'ICDI : un flou artistique total

24 décembre 2006

Organismes d'intérêts public

MAJ 24/12/06


L'aéroport de Charleroi paralysé par le brouillard (24/12/2006)

Les passagers qui ont vu leur vol annulé seront soit remboursés, soit reportés sur un vol du 26 décembre...puisque l'aéroport est fermé ce lundi
CHARLEROI Aucun vol n'a pu décoller ou atterrir dimanche à l'aéroport de Charleroi (BSCA) en raison du brouillard qui s'est abattu sur la région depuis samedi soir, paralysant entièrement les infrastructures. L'aéroport est, comme d'habitude, fermé lundi jour de Noël.Aucun des quatorze vols prévus ce dimanche n'a pu avoir lieu, l'essentiel de ceux-ci étant normalement assurés par Ryanair. Il s'agissait des vols à destination de Rome, Pise, Gérone, Venise, Bergame, Nîmes, Dublin, Salzbourg, Valence.Un vol de la compagnie Blue Air vers Bucarest et un vol assuré par Jet4you vers Casablanca ont été effectués au départ de Bruxelles.Des avions ont pris le départ de Liège, à vide, pour assurer le retour de passagers qui auraient dû à l'origine être ramenés à Charleroi: ils ont été débarqués à Liège, puis acheminés par car. Un problème s'est cependant aussi posé pour les retours de Carcassonne, l'aéroport français connaissant également des problèmes de brouillard qui ont empêché l'avion du retour de s'y poser. Les voyageurs y sont donc restés bloqués.Les responsables de l'aéroport avaient un moment imaginé de prolonger au-delà de 19H00 l'horaire d'ouverture de l'aéroport dimanche. Mais en fin d'après-midi, Pierre Fernémont, le porte-parole du BSCA n'avait plus aucun espoir de voir la situation se rétablir, le brouillard paraissant au contraire encore s'épaissir sur l'aéroport carolorégien.Pierre Fernémont justifie également le peu d'information dont se sont plaints les voyageurs par le fait que, jusqu'aux environs de 11H00, on avait pu espérer que les vols pourraient avoir lieu: on affichait dès lors uniquement leurs retards et ce n'est qu'en fin de matinée qu'il a été décidé de les supprimer l'un après l'autre. Quelque 2.500 passagers ont été touchés.Les voyageurs ont dès lors été invités à se faire rembourser leur billet d'avion, ou à en reporter l'utilisation au mardi 26 décembre. L'aéroport est fermé ce lundi 25 car Ryanair respecte le jour de Noël férié, depuis qu'il a installé une de ses bases à Charleroi.L'aéroport de Charleroi se trouve actuellement en "catégorie 1", ce qui lui interdit de fonctionner lorsque le brouillard atteint une telle densité. Il devrait passer en "catégorie 3" d'ici deux ou trois ans, une fois le nouveau terminal opérationnel, et au prix d'importants investissements qui permettraient alors son bon fonctionnement même en cas de brouillard intense.

La grève ne décollera pas (21/12/2006)


La menace des agents du Met de bloquer l'aéroport de Charleroi est levée: tous les vols sont maintenus
GOSSELIES L'ambiance avait quelque chose de surréaliste hier à l'aéroport de Charleroi (BSCA). De fait, alors que le hall d'attente était plein à craquer de passagers restés au sol pour cause de brouillard (plusieurs vols ont été annulés, certains atterrissages détournés vers Liège ou Bruxelles), dans les coulisses de l'aéroport le personnel n'y voyait pas plus clair sur le mot d'ordre de grève lancé par la CSC.
Les organisations syndicales tenaient en effet à démontrer leur mécontentement quant à l'annonce du ministre Philippe Courard de restructurer en profondeur l'administration wallonne, et notamment la possibilité d'y intégrer les services du Met. Un mouvement de grogne des fonctionnaires qui menaçait ni plus ni moins de paralyser la Wallonie. À Charleroi par exemple, le blocage aurait pu concerner jusqu'à l'aéroport régional : la quarantaine d'agents du Met qui y travaillent ont des missions aussi importantes que la sûreté ou la gestion de l'infrastructure... Autant dire que sans ces agents le BSCA ne décolle pas !
Aussi, hier en fin de matinée, le flou le plus complet planait sur ce risque. Une discussion avec le personnel concerné laissait perplexe : "nous ne savons toujours pas s'il y aura grève ou pas. La CGSP semble avoir fait marche arrière... La CSC maintien le mot d'ordre. Mais à vrai dire, nous n'avons même pas été informés par les permanents sur la note du ministre", expliquaient des agents du Met. Dans ces conditions, on imaginait tout de même mal que ces fonctionnaires prennent en otage les plus de 5.000 passagers qui transitent ici chaque jour ! Le soulagement est finalement intervenu en milieu de journée : la grève était levée, l'ensemble des vols pourront donc décoller ce jeudi
V.D.
© La Dernière Heure 2006

Les vacanciers wallons pris en otages jeudi

Les aéroports wallons de Charleroi et de Bierset et les voies navigables seront complètement bloqués ce jeudi par des agents de la fonction publique wallonne. Une opération escargot sur les routes est probable. Le ministre wallon des Transports, André Antoine, qualifie l'action de "prise d'otage".

Les agents des deux ministères wallones (Ministère de la Région wallonne et Ministère de l'Equipement et du Transport) contestent le plan de restructuration de la fonction publique wallonne proposé par le ministre régional de la Fonction publique, Courard.
Les fonctionnaires régionaux n'envisagent par contre pas, au stade actuel, de bloquer les routes et autoroutes. "Les véhicules sortiront des régies pour rejoindre Namur. Les camions d'épandages bloqueront les quatre ronds-points de Namur vers 10 heures et vers 11 heures ils se rendront à l'Elysette pour la fin de la réunion du gouvernement wallon", a indiqué Jean-François Magotte, permanent à la CSC.
Du côté de la CGSP, on confirme le maintien de cette action pour ce jeudi. "Il y aura peut-être une opération escargot sur les routes mais ce ne sera pas l'essentiel", a précisé Hervé Hillewaere, secrétaire fédéral à la CGSP. Les syndicats prévoient toutefois un service minimum pour les aéroports.
Au niveau des revendications, les syndicats réclament, en plus du retrait de la réforme par le gouvernement, une augmentation de 600 euros de la partie fixe de la prime de fin d'année.
Ils réclament également des mesures radicales pour assurer la priorité de l'emploi statutaire, une déclaration de vacance des emplois disponibles, des mesures qui favorisent la statutarisation des contractuels, le retrait des dispositions favorisant le travail intérimaire et la sous-traitance, une définition et protection des missions de service public, une négociation globale sur la politique des ressources humaines, l'application des règlements d'ordre intérieur permettant l'application de l'Arrêté de 2001 sur les prestations irrégulières et allocations diverses.
Après les fêtes de fin d'année, les syndicats redéposeront leurs propositions au gouvernement. Faute de réponse, ils menacent d'ores et déjà de durcir le mouvement en bloquant par exemple les autoroutes.
Une prise d'otage
Le ministre wallon des Transports, André Antoine a réagi à la grève du jeudi 21 décembre. Le ministre Antoine, en colère, parle d'une prise d'otage.
"La date est choisie. Il s'agit d'une prise d'otage de nos concitoyens travailleurs qui prennent légitimement des vacances", explique le ministre. "Je partage le point de vue de Ryanair. Cela montre l'absolue nécessité d'avoir un service minimum dans les avions comme dans les bus. Si nous ne pouvons l'obtenir par négociation, il faudra un dispositif législatif. Je vais sensibiliser mon collègue du fédéral" a encore ajouté le ministre.
La compagnie à bas prix Ryanair dénonce également le mouvement prévu jeudi. "Cette action honteuse des employés du MET cause des annulations de vols touchant plus de 5.000 passagers qui risquent d'avoir leur fête de Noël ruinée", s'insurge la compagnie dans un communiqué.
(D'après Belga)

Christiane Vienne a gardé le silence
vendredi 22.12.2006, 17:55La ministre des Affaires sociales, Christiane Vienne, a gardé le silence en séance plénière du parlement wallon malgré les mises en cause, parfois virulentes, de l'opposition pour sa gestion du dossier de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). Les députés ont examiné le rapport intermédiaire des travaux de la Commission des affaires sociales du parlement. Le texte fait la synthèse des auditions auxquelles elle a procédé à propos du fonctionnement de l'AWIPH. Les commissaires des différents groupes se sont succédé à la tribune pour livrer leur analyse du dossier à ce stade. L'audition de Mme Vienne, le 15 décembre, était au centre de beaucoup d'interventions.

Di Rupo au secours de Vienne
Le question de la confiance en la ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne, bousculée au parlement wallon pour sa gestion de l'AWIPH, ne se pose pas, a expliqué ce mardi le ministre-président Elio Di Rupo.
Cette question ne s'est pas posée et donc n'existe pas, a souligné mardi M. Di Rupo, interrogé dans le couloirs du parlement wallon. M. Di Rupo n'a pas non plus remis en cause la gestion du dossier par Mme Vienne. Chaque ministre gère ses dossiers avec la connaissance qu'il en a et selon ses sensibilités, a-t-il dit, rappelant que ce n'était pas la ministre qui avait créé les difficultés survenues à l'Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée (AWIPH).
Le ministre-président a par ailleurs montré une certaine incompréhension à l'égard des travaux actuels du parlement dans les dossiers ImmoCongo et de l'AWIPH. "Il y a des débats au sein du parlement mais, manifestement, on ne sait pas toujours ce que l'on cherche et où l'on veut aboutir. J'ai constaté que tantôt c'était Mme Simonet (ministre des Relations internationales, ndlr) qui était très longuement auditionnée, comme si on voulait la mettre en porte-à-faux dans ce dossier, que tantôt, c'était Mme Vienne comme si c'était elle qui était la cause des difficultés, a-t-il expliqué.


S'il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées, reconnaît le ministre-président, mais il regrette l'image écornée que l'on donne de la Wallonie et il appelle le parlement à se pencher sur des projets qui concernent l'avenir des Wallons. Il faut donner de la place aussi à des choses positives. Il ne faut pas sous-estimer les éléments négatifs mais la place qui leur est donnée est parfois très importante", a-t-il ajouté.
Quant à l'AWIPH proprement dite, la question qui se pose d'après lui est celle de son fonctionnement sans l'ancien administrateur-général Georges Rovillard à sa tête.
Vendredi, lors de son audition devant la Commission des Affaires sociales, Mme Vienne a été sérieusement bousculée, notamment après l'intervention de l'un des vice-présidents du comité de gestion de l'AWIPH, Daniel Vanderzeypen, qu'elle a révoqué le 6 décembre sans même l'avoir entendu. Le malaise dans la majorité était perceptible et des rumeurs de démission ont même circulé, rapidement démenties toutefois au siège du PS.
Lundi, la question a également été évoquée au cours d'une réunion du gouvernement wallon et certains ministres ont fait part de leur lassitude face aux errements de leur collègue dans ce dossier.
(D'après Belga)

La Commission AWIPH reporte ses travaux
La Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH), programmée lundi soir, n'a finalement jamais débuté la lecture du rapport. Après une séance de plus de 3H30, elle a décidé de reporter les travaux.
Plusieurs éléments de procédure ont émaillé la soirée et, de propositions avortées en suspensions de séance, les parlementaires ont finalement décidé à l'unanimité de ne pas clôturer les travaux dans le courant de cette semaine mais bien de déplacer les conclusions ultimes du débat en janvier.
Dès le début de la séance de ce lundi soir, le MR a demandé, par la voix de Willy Borsus, que les travaux ne soient pas bouclés dans la précipitation. Il en a appelé à de la "sagesse" dans l'intérêt des personnes dont s'occupe l'AWIPH. "Je tiens à ce que les travaux sient une plus-value au bénéfice des personnes handicapées", a-t-il souligné, se disant déjà prêt à formuler des propositions de fond "toutes les demi-heures".


Pour les Réformateurs, il était inacceptable que le dossier soit traité dans l'urgence, "uniquement parce que le PS voulait que les travaux soient terminés cette semaine". D'autre part, le MR s'est également déclaré de l'impossibilité de se prononcer sur un rapport épais de près de 300 pages, rendu disponible lundi midi, sans l'avoir lu entièrement.
Une première proposition d'étalement de la fin de travaux a été refusée majorité (cdH/PS) contre opposition (MR) à 22H40 après que le parlementaire cdH, Dimitri Fourny ait demandé une suspension de séance afin de formuler une proposition alternative. A l'issue de cette interruption, le PS avait simplement annoncé que les débats se poursuivaient, annulant ainsi toute proposition de son partenaire dans la majorité.
La parlementaire Ecolo de langue allemande a pour sa part créé un incident en demandant que le rapport, épais de près de 300 pages, soit traduit en langue allemande. Lors du réglement de la procédure, elle a finalement retiré l'urgence de sa demande.
Le MR a réclamé la réaudition de la ministre Vienne. La majorité a stipulé que la ministre serait présente en séance plénière et pourrait dès lors intervenir si elle le souhaitait.
Finalement, après plus de 3H30 de discussion, entrecoupées de suspensions, les parlementaires ont décidé de débattre des premières conclusions jeudi dès 9H30. Il sera soumis à la séance plénière vendredi. Deux séances de commission seront de nouveau programmées en janvier et le rapport final devrait être approuvé fin janvier.
(D'après Belga

La commission "AWIPH" en nocturne
lundi 18.12.2006, 19:19Les travaux de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH) recommencent ce lundi soir. La soirée doit en effet être consacrée à la lecture du rapport. Du côté de l'opposition, on regrette la manière dont se déroule la fin des travaux et on souhaite que ceux-ci ne soient pas effectués dans la précipitation. Le président du PS Elio Di Rupo a en effet demandé que le dossier soit clos avant Noël. Or, si la séance plénière du parlement wallon doit approuver le rapport vendredi après-midi, le délai impose que les travaux soient terminés pour mardi après-midi.

Ecolo réclame la démission de Christiane Vienne
Les travaux de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH) se poursuivent ce lundi soir dans un climat tendu. Ecolo souligne les insuffisances de la ministre des Affaires sociales et réclame sa démission.
La réunion de la Commission des Affaires sociales relatifs à l'Agence pour l'Intégration des Personnes Handicapées s'est ouverte ce lundi soir sous tension. L'opposition regrette la manière dont se déroule la fin des travaux et souhaite que ceux-ci ne soient pas effectués dans la précipitation.
Le président du PS Elio Di Rupo a en effet demandé que le dossier soit clos avant Noël. Or, si la séance plénière du parlement wallon doit approuver le rapport vendredi après-midi, le délai impose que les travaux soient terminés pour mardi après-midi. La commission a duré une semaine et la dernière journée d'audition a duré plus de 18 heures. Et on veut clôturer tout vite fait. C'est inacceptable, a remarqué le rapporteur MR, Willy Borsus, avant le début de la séance de ce lundi soir.

Le MR souhaite encore réclamer certains éclaircissements, comme par exemple la question de la révocation des trois administrateurs de l'AWIPH. La révocation a-t-elle ou non été notifiée aux intéressés? Les réponses varient selon les auditions. Que dois-je noter dans mon rapport? , a encore remarqué M. Borsus, laissent sous-entendre que les discussions risquaient d'être longues.
Par ailleurs, dans un communiqué diffusé avant la séance, Ecolo a réclamé la démission de la ministre wallonne des Affaires sociales, Christiane Vienne. "La ministre n'est plus en état de conduire valablement la charge qui lui a été confiée", ont remarqué les Ecolos, estimant que les auditions avaient "révélé l'ampleur des insuffisances de Madame Vienne et de son entourage dans la gestion de la politique des personnes handicapées".
"Quand une ministre fait état d'une telle incompétence après plus de deux ans d'exercice de sa fonction au point qu'il n'y ait plus d'espoir que la situation puisse s'améliorer, et choisit délibérément de mettre en scène une fiction aux relents sulfureux aux seules fins de servir sa cause, n'hésitant pas pour ce faire à bafouer publiquement l'honneur et la dignité de personnes qu'elle sait par ailleurs moins puissantes qu'elle-même, cette ministre n'a plus sa place au sein d'un exécutif", ont conclu les Ecolos.
(D'après Belga)

Ad... Vienne que pourra ! (16/12/2006)


Awiph : après 6 h d'audition et un groupe PS silencieux, la ministre est au bord du gouffre et son cabinet en grand danger
NAMUR Sur le coup de 21 h, le cabinet du ministre-président de la Région wallonne a souligné que "Christiane Vienne gardait la confiance totale du gouvernement".
"Pour combien de temps ?", a demandé l'opposition. Des propos tenus avant l'ultime audition de la ministre prévue au bout de la soirée et après 6 h d'une audition très très difficile pour la ministre. "J'ai dit tout ce que j'avais à dire ."
Tout a commencé dès 9 h 30 du matin sur la date du 30 novembre où le comité de gestion a voté une motion confidentielle. Ses membres dénonçaient l'absence d'information interne, compte tenu de la gravité des événements révélés. Ils demandaient à la ministre de prendre des mesures d'urgence. "Nulle part il n'est question d'une demande de démission des 3 personnes. Parmi les gens qui ont approuvé le texte, figurent d'ailleurs les mandataires révoqués" , dit le député, MR, Fontaine.
Procureur et Fourny, CDH, Dethier, Écolo, Borsus, MR, ont alors posé des questions qu'elle ne négociait pas au mieux, comme la question du voyage à Nice. "On ne sait toujours pas qui est parti à Nice ?" , lance un député. La ministre se tait. Enfin, elle confirme : "Tout ce que j'ai dit en la matière est vrai".
Seul Colicis, PS, tentait de maintenir la ministre dans les débats. "Vienne n'est pas une demi-Antoine." Tentant d'inverser les débats, la ministre se lâchait : "Je ne suis ni la concierge de l'immeuble ni l'inspecteur Gadget. Ce sont les commissaires du gouvernement qui ont déposé les pièces au parquet et pas moi".
Les députés Bayenet et Collignon, PS, rejoignaient l'assemblée. Mais, plus loin, elle invoquait son ignorance d'une série de documents, alors que, d'après le MR, elle était censée en avoir connaissance. "J'ai ici la liste des rapports intermédiaires ! Avez-vous le sentiment d'avoir piloté ce dossier ?", lance Borsus. "Qui dans cette assemblée a-t-il la conviction ?" Le silence régnait.
Vienne défendait ses positions : "Les jugements n'engagent que celui qui les porte. Je n'ai pas à rougir de la politique que j'ai menée; j'en suis fière. Que vous n'ayez pas confiance en moi ne me pose aucun problème".
Et l'avenir de la personne handicapée ? Elle ne fut pas toujours au centre des débats... Celui de la ministre ? Il ne tiendrait qu'à un fil.
Peut-elle survivre ? Oui, mais les hautes sphères de son cabinet devront connaître quelques évolutions plus que souhaitables ! Reste à choisir la façon d'éteindre l'incendie...
V. Li.
© La Dernière Heure 2006


Awiph : valses décisives ! (15/12/2006)


Vienne en danger : Fourny, CDH, et Borsus, MR, Dethier, Écolo, invitent la ministre et son cabinet pour une longue audition
NAMUR La journée d'hier devait se concentrer sur les actes du précédent gouvernement au sujet du dossier de l'Awiph. Pourtant, le débat a eu lieu ailleurs entre le PS et le CDH ! La cause ? Christiane Vienne semblait ne pas pouvoir venir à 9 h 30 ce vendredi à l'audition.
"La ministre doit venir ", dit le député Fourny CDH. "A-t-elle encore sa place dans le gouvernement ? ", lance le député, MR, Fontaine. "Que cache-t-elle" , note Borsus, MR. La députée Écolo, Dethier, ajoute : "Le Parlement est pris en otage par le gouvernement. Si elle veut passer un bon week-end, elle peut démissionner. "
Entre hésitations et tensions, le CDH tenait tête au PS. La ministre devait être entendue. Un retour à l'envoyeur après l'audition marathon de la ministre Simonet, CDH, dans la commission Immo Congo.
Mais toujours pas de ministre. Finalement, un fax salvateur confirmait sa présence. Ce moment attendu sera difficile pour la ministre Vienne et son cabinet. "Elle doit rendre des comptes sur ses actes et paroles notamment à propos de Rovillard" dit-on au MR, chez Écolo et au CDH.
Et l'actu ? L'ex-président du comité de gestion, Philippe Laurent, a reconnu le problème posé par les absences de l'administrateur général, Rovillard. "Il avait 29 mandats."
L'ex-vice-président, Jean-Marie Bogaert, a, lui, regretté "la politisation de l'Agence, des recrutements de personnel sans examen ou encore les influences politiques extérieures".
Thierry Detienne, l'ancien ministre, a mis en avant les absences de Rovillard en raison de voyages à l'étranger, le plus souvent pour d'autres instances. "Lorsqu'il s'est agi de renouveler le mandat, je me suis montré réticent."
Et les abus ? "Si je m'étais immiscé en Sherlock Holmes permanent, je serais sorti de mon rôle."
V. Li.

Une commission Awiph, ou Vienne ?- 09/12/2006

Les trois révocations à la tête du comité de gestion de l'Agence pourraient faire des dégâts politiques.Au soupçon d'injustice s'en ajoute un de manipulation.
Donc, la commission de l'Action sociale du Parlement wallon (pas une commission spéciale, ni d'enquête) va entamer dès lundi une série d'auditions sur l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées. On peut déjà se demander s'il ne s'agira pas autant de la gestion du dossier par la ministre (PS) Christiane Vienne et de son cabinet, que des frasques présumées de l'administrateur général suspendu de l'Agence, Georges Rovillard, qui ne se limitent pas à sa seule personne. Sans parler du fonctionnement plus général du gros pararégional.
Mercredi, pour rappel, le gouvernement wallon a révoqué sur le champ le président (CDH) et les deux vice-présidents (PS) du comité de gestion de l'Awiph, MM. Poullain, Vanderzeypen et Hanon. Motif invoqué par la ministre : "Défaillance dans la mission de surveillance de la gestion quotidienne". Comprenons : ils n'ont pas vu, ou ont tu, les voyages et absences de M. Rovillard.
D'emblée, tandis que Mme Vienne essuyait des charges exceptionnellement lourdes au Parlement, il se dit, dans les milieux CDH notamment, que la mesure devait être injuste, à comparer ces limogeages à la seule suspension (avec maintien de 80 pc de son salaire) de M. Rovillard (la ministre certifie qu'elle ne peut pas faire davantage); mais aussi au maintien en fonctions de représentants du gouvernement qui, eux, sont en place depuis plus longtemps et seraient plus naturellement investis de ladite mission de surveillance.
On songe en particulier d'une part au commissaire du gouvernement, d'autre part au président de la commission financière et de la cellule de gestion de l'Agence. Or, il se trouve que ceux-ci sont respectivement chef de cabinet et chef de cabinet adjoint de Mme Vienne. Or aussi, c'est à eux, notamment, qu'a été confiée l'enquête administrative interne - et prolongée - sur les dysfonctionnements de l'Agence.
Manipulation ?
Certes, à notre connaissance, pour deux des trois révoqués, ils ne sont pas étrangers à quelque irrégularité. C'est Jean-Marc Poullain qui a bénéficié du préfinancement par l'Agence de son véhicule privé - sur proposition d'ailleurs de M. Rovillard. Quant à Daniel Vanderzeypen (aussi bourgmestre sortant et premier échevin des Bons-Villers), il a été accusé par M. Rovillard (aussi bourgmestre déchu, et sous inculpation, de Fontaine-l'Evêque) d'avoir effectué un voyage privé avec un véhicule de fonctionnement de l'Awiph. M. Vanderzeypen l'a admis (c'était une mission communale en Allemagne, en septembre), en reconnaissant l'absence de liens avec l'Awiph, mais assure que ce déplacement n'a entraîné aucun frais pour l'Agence. Surtout, il dément avoir séjourné trois semaines à Nice en juillet aux frais de l'Agence.
Cette anomalie-ci avait été révélée devant la presse par Mme Vienne, le 23 novembre, sans alors officiellement identifier un fautif. Désormais, on est en droit de se demander si cette virée niçoise est bien véridique. En tout cas, mercredi à la RTBF-Radio, Mme Vienne n'a pas voulu publiquement la confirmer... Le cas échéant, au soupçon de deux poids deux mesures s'ajouterait un autre, plus lourd, de manipulation. Malaise... Vendredi, Mme Vienne a renvoyé toute explication aux travaux parlementaires.

AWIPH : un dossier manipulé par le gouvernement ?
Que se passe-t-il à l'AWHIP, l'Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées ? le gouvernement wallon a-t-il cherché à manipuler les médias ? A-t-il tenté de mouiller ceux qui sont aujourd'hui éjectés du Comité de gestion, soit le président et les deux vice-présidents, trois hommes qui ne seraient alors que des boucs émissaires payant pour les légèretés du patron George Rovillard?

8 déc 2006
AUDIOInvite Matin Premiere 8/12/2006-Jean-Michel Javeau
VIDEO• La suite du dossier AWIPH
Le 23 novembre, conférence de presse de la ministre Christiane Vienne. D'intolérables dysfonctionnements ont été constatés à l'Awiph, martèle la ministre de la Santé et de l'Action sociale. Et elle insiste lourdement sur un voyage de trois semaines à Nice, "d'un membre du comité de gestion" dit-elle, en plein juillet, avec un véhicule de l'Agence. L'affaire n’est relayée que partiellement la presse. A l'Awiph, on s'interroge, on cherche, sans trouver trace de "détournement de véhicule". La personne visée, son nom a été fourni ensuite à la presse carolo, est un des trois licenciés par le gouvernement, Daniel Vanderzeypen, par ailleurs bourgmestre socialiste des Bons-Villers, « on me reproche un voyage de trois semaines à Nice au mois de juillet, c’est aberrant » dit Daniel Vanderzeypen, « à cette époque, j’étais dans ma commune pour préparer les activités de plaine de jeux notamment »

Le mardi 28 novembre, une réunion réunit la ministre Christiane Vienne, des membres de son cabinet et quatre personnes de l'Awiph. Et là, concernant ce voyage à Nice, coup de théâtre. C'est Jean-Marc Poullain, président du comité de gestion évincé, qui s'en souvient "la ministre a reconnu que c’était un peu de l’intox" declare-t-il, "mais que cela devrait permettre de délier les langues".

Une ministre du gouvernement wallon, ou son entourage, a-t-elle choisi délibérément de mettre la presse sur une fausse piste pour pouvoir par la suite montrer sa fermeté et licencier un coupable peut-être faux ? L'affaire serait évidemment gravissime. La commission parlementaire annoncée aura à démêler d'écheveau. Mais il s’agira d’une commission parlementaire simple puisque la commission de l'action la commission de l'action sociale du Parlement a rejeté jeudi, la résolution déposée par un député MR. Elle se réunira tout de même en session spéciale sur ce dossier lundi prochain.

La ministre choisit de ne pas réagir :

Mise en cause pour la manière dont elle a géré ce dossier, la ministre wallonne Christiane Vienne a fait savoir qu'elle n'entendait pas réagir et qu'elle réservait ses explications aux parlementaires. Elle sera en effet entendue lundi après-midi, par les membres de la commission "Affaires sociales" du parlement wallon.
Colère du MR :

Les libéraux avaient prévenu : si la commission d'enquête n'est pas approuvée, c'est le clash... Leur scénario s'est vérifié, ils ont donc quitté la salle en claquant la sa porte... Les députés MR voulaient une enquête parlementaire, avec des pouvoirs d'investigation, disent-ils, pour contraindre les acteurs du dossier à se présenter aux auditions. Ils ne l'auront pas. PS et CDH veulent travailler dans le cadre de la commission classique des affaires sociales, composée, disent-ils, des parlementaires qui connaissent bien le dossier... Il y aura donc des "sessions spéciales" de la commission pour faire toute la lumière sur la gestion de l'AWIPH.

Et pour y parvenir, les députés entendront notamment l'administrateur général, suspendu, Georges Rovillard , à qui l'on reproche de nombreux voyages à l'étranger. Appelés aussi à témoigner, les président et vice-présidents du comité de gestion, écartés hier par l'exécutif wallon. Seront également entendus la ministre Vienne et son prédécesseur l'écolo Thierry Detienne.

Cela dit, il y a urgence, le gouvernement a mis la pression sur les députés. D'accord pour une session spéciale Awiph, mais tout doit être réglé avant Noël, sinon on poursuit pendant les vacances. Ce qui explique sans doute que les premières auditions démarreront dès lundi


L'Onem envoie 87.000 lettres (15/12/2006)


Vous avez reçu un étrange rappel ? Normal
BRUXELLES L'Office national pour l'emploi (Onem) n'a pas souvent l'occasion d'annoncer de bonnes nouvelles. Alors, quand il en tient une, il la communique à tout va... au point d'inquiéter ceux qui la reçoivent. C'est ainsi que 87.000 Belges ont découvert récemment un courrier parlant de "saisies sur allo cations de chômage". Alors que bon nombre d'entre eux ne sont plus demandeurs d'emploi indemnisés et/ou ne doivent rien à personne ! Résultat : un afflux de questions inquiètes auprès de plusieurs bureaux locaux de l'Onem. Explication. Au 1er février 2007, la part insaisissable des revenus - qui est aujourd'hui de 923 € - sera augmentée de 56 € par enfant à charge. Si vous avez deux bambins, vous serez donc certain(e) de conserver 1.035 € de revenu quelle que soit l'ampleur de vos dettes. Cela concerne aussi bien les saisies-arrêts, signifiées par un huissier, que les cessions. Bref, un sympathique cadeau de fin d'année. Comme la loi l'y oblige, l'Onem a dû communiquer la nouvelle à toutes les personnes susceptibles de bénéficier de cette nouvelle mesure. Pas évident. L'Office a donc balayé très large. "Nous avons envoyé un courrier à toutes les personnes qui, d'après nos fichiers, ont une saisie en cours sur leurs allocations, indique le service Saisies. Mais les créanciers ne nous signalent pas toujours quand une dette est apurée..." Voilà la raison du courrier inquiétant reçu par des personnes qui avaient oublié jusqu'à l'existence de leurs dettes passées. Et une lettre de l'Onem n'a rien de rassurant, surtout lorsqu'elle contient deux pages d'extraits du très rébarbatif Moniteur belge... "Le courrier avait surtout pour but d'indiquer aux personnes concernées de se renseigner au plus vite auprès de leur organisme de paiement." Car pour bénéficier de la nouvelle mesure, il faut évidemment prouver des enfants à charge. Lancé la semaine dernière, l'envoi massif récolte déjà ses fruits : des dizaines de débiteurs, des vrais, se sont fait une joie d'y répondre.
Ettore Rizza
© La Dernière Heure 2006

Le commissaire est au Logis

Présenté par le ministre Antoine, Philippe Barras est arrivé avec les pleins pouvoirs à Dour. Priorité à l'organigramme et aux marchés publics.
M onsieur Barras sera le seul maître à bord ». Le ministre du Logement s'est montré on ne peut plus clair. Le commissaire spécial désigné au sein du Logis Dourois (668 habitations sociales) aura « les pleins pouvoirs ». Lors de sa mission de six mois prolongeable, André Antoine (CDH) lui confie plusieurs objectifs :
« Il devra remédier aux carences de gestion relevées par l'audit, mettre en place un management efficace, établir un plan de gestion sur cinq ans et rechercher des rapprochements avec d'autres sociétés de la région ». Pour y parvenir, le commissaire se substituera au conseil d'administration présent et à venir. « Mes deux priorités seront de veiller à une répartition des tâches et au respect de la législation sur les marchés publics », dit M. Barras. C'est à cause de ce point que la SWL et le gouvernement wallon avaient décidé la mise sous tutelle du Logis Dourois. « Il n'y a pas ici de malversations mais des carences de gestion dans l'attribution des marchés publics », a rappelé André Antoine.

Le Logis s'était également « distingué » par sa situation financière désastreuse (un parc locatif âgé et des retards de paiement de loyers dans 27 % des cas) ; par le retard dans la mise en oeuvre du Programme Exceptionnel d'Investissement (9,7 millions) et de gouvernance interne. Le ministre de tutelle rajoute à cela « un climat difficile » et des « tensions telles qu'un commissaire spécial se justifiait ».
Le contexte est très politisé. La directrice gérante du Logis est conseillère communale PS, renvoyée depuis le 8 octobre dans l'opposition. Et elle aura face à elle un conseil d'administration et un collège d'obédience CDH.
125 demandes de logement
Mais le ministre est catégorique. « Il n'y a pas la moindre lecture politique à avoir dans ce dossier », garantit-il. « Je ne veux pas savoir qui est directeur ou administrateur. Et l'on ne peut suspecter une quelconque forme de collusion dans la désignation de M. Barras puisqu'elle est antérieure aux élections communales ». Le commissaire spécial a rencontré le personnel de la société de logements (une quinzaine d'agents et d'ouvriers), mercredi matin. Il sera à pied d'oeuvre du matin au soir, à temps plein. « Je suis ici pour apporter des solutions le plus vite possible ; les aider à mettre en place des mécanismes pour rendre un meilleur service ».
Au Logis, plus ou moins 125 demandes de logement sont en attente.« La désignation d'un commissaire spécial va permettre à la société de logement de repartir sur de nouvelles bases », espère le tout nouveau bourgmestre dourois, Carlo Di Antonio.

Les administrateurs de la Société Wallonne du Logement remerciés

SWL : le CA révoqué par le ministre de tutelle
Le 18 décembre se tiendra le dernier conseil d'administration de la Société wallonne du Logement. Du moins avec les membres actuels. Le ministre Antoine les a en effet tous révoqués. Après une grande mise à plat de tout le secteur, après avoir annoncé un nouveau contrat de gestion pour 2007, ainsi que des missions et des moyens étendus, il veut une nouvelle équipe pour concrétiser jusque dans le CA, le changement qu'il souhaite…..


La mesure a surpris les intéressés qui ont appris la nouvelle mardi matin, de la bouche de Didier Reynders invité de la RTBF. A lui comme aux autres présidents de partis, le gouvernement wallon avait demandé des propositions pour renouveler totalement le conseil d'administration de la Wallonne du Logement. Le ministre Antoine qui a fait le point dans la journée précise que ce n'est pas une sanction. Mais qu'il veut professionnaliser d'avantage le secteur à l'heure de nouveaux défis. Il cite notamment l'augmentation du budget de la SWL et l'intention de construire 2.000 logements par an dès 2007.

Le président de l'actuel conseil d'administration, membre depuis 1994, se dit dégoûté par le procédé. Il rappelle le travail réalisé. Pour lui, la compétence était déjà au rendez-vous dans l'actuel conseil. Il s'inquiète de la continuité : aucun ancien administrateur n'est sensé éclairer un nouveau conseil obligé de recommencer à "0" alors que début 2007, se profile la négociation du nouveau contrat de gestion.

Par ailleurs, il souligne que la composition du nouveau conseil d'administration évacuera les deux représentants écolos - dont il est - et donnera la majorité absolue au PS ; ce que certains analysent comme une compensation au tohu-bohu créé par les audits du CDH Antoine dans les rangs socialistes.

Le ministre wallon du Logement, André Antoine, a demandé au gouvernement wallon de révoquer "ad nutum" les administrateurs de la Société Wallonne du Logement (SWL). L'exécutif a entériné la décision la semaine dernière. Les présidents de partis ont été avertis et ils devront désigner les nouveaux membres d'ici janvier. Les représentations proportionnelles resteront inchangées. Pour les postes de numéro 1 et 2 de la SWL des examens seront mis en place par le SELOR pour trouver de nouveaux responsables à partir de mars. Les nouveaux administrateurs seront chargés de l'élaboration du nouveau contrat de gestion.
Selon André Antoine cette manière de procéder est une première en Wallonie. "A moyens nouveaux, règles nouvelles et hommes nouveaux", commente le ministre qui précise qu'il ne s'agit pas d'une sanction. La SWL a de nouveaux défis à relever. "Le budget du logement social a évolué de 61 pc en Wallonie entre 2004 et 2007. Dans le courant de l'année 2007, 2000 logements doivent être créés. Il faut donc une équipe à la hauteur de ces défis", explique André Antoine. "Nous avons besoin de gens à la hauteur; j'ai aussi la volonté de professionnaliser le secteur. En agissant de la sorte, après les audits et les désignations de commissaires spéciaux, le secteur du logement public aura été complètement revisité", ajoute-t-il.
Cette refonte du secteur a été marquée par différentes actions. Des audits ont été réalisés sur la gestion de la SWL et de sociétés locales. Des sanctions ont été prises à l'encontre de certains dirigeants de ces sociétés et une vingtaine de plaintes ont été communiquées au parquet. Une quinzaine de commissaires spéciaux ont été désignés et envoyés dans les sociétés de logement. Un nouveau commissaire sera d'ailleurs encore envoyé demain au "Logis Dourois".

Le couperet est tombé sur l'AWIPH

Région wallonne
L'Awiph décapitée, on attend un manager de crise

Le gouvernement wallon a sabré dans le comité de gestion de l'Agence.
Sale temps pour des gestionnaires publics wallons ! Mardi, on annonçait le limogeage de tous les administrateurs de la SWL (logement). Mercredi, l'exécutif Di Rupo a révoqué président et vice-présidents du comité de gestion de l'Awiph (personnes handicapées).
La simultanéité s'inscrit dans un contexte dont il ressort que les responsabilités dans les dysfonctionnements en tous genres ne se cantonnent pas à leurs auteurs directs - un Courard le dirait-il, s'agissant de Charleroi, sur des tons et aplomb qui continuent à jeter le trouble (en encadré)... On ajoutera d'autres similitudes entre SWL et Awiph. D'abord, l'exécutif est pris à partie, dès lors que les 2 organismes sont en attente sinon en panne d'un renouvellement de contrat de gestion. Dans les 2 cas aussi, les décisions sont officiellement édulcorées : pour la SWL, le ministre (CDH) André Antoine refuse de parler de "sanctions personnelles", mais d'une poursuite de la refonte du secteur; et pour l'Awiph, la ministre (PS) Christiane Vienne assure que ce ne sont pas des personnes, mais "des rôles" qui sont mis en cause. Enfin, de part et d'autre, les directeurs davantage contestés que les administrateurs (les socialistes Rosenoer à la SWL et Rovillard à l'Awiph) restent en place (le second, pour rappel, suspendu) mais terminent leur mandat en mars.
Une faute politique ?
Les ressemblances s'arrêtent là. Côté SWL, le conseil paie une attention que l'on a pu ressentir trop peu soutenue ou abusivement tardive au délabrement de nombreuses sociétés, sur fond de relations cycliquement orageuses avec le ministre de tutelle. Côté Awiph, en dépit de nombreux problèmes de gestion que relève l'audit budgétaire, ce sont quelques comportements individuels qui sont visés. Ceux de Georges Rovillard (voyages, absentéisme) d'ailleurs inculpé dans le cadre de son maïorat de Fontaine-l'Evêque, mais étendus à d'autres (Mme Vienne avait évoqué 4 cas). D'où les limogeages de mercredi. Ils frappent le comité de gestion (représentants politiques, des fédérations, du personnel du secteur) faisant office de conseil d'administration. Et ils frappent sa tête, sur laquelle le gouvernement a une prise directe : le président Jean-Marc Poullain (CDH) et les vice-présidents (PS) Daniel Vanderzeypen (bourgmestre des Bons-Villers) et Marius Hanon. Parce qu'ils ont failli à leur mission de contrôle sur M. Rovillard, indiquait hier Mme Vienne.
Mais on sait aussi que M. Poullain est le bénéficiaire du préfinancement par l'Agence de son véhicule (LLB du 23/11). Président depuis mai 2005 seulement, il se plaignait hier d'être un bouc émissaire : "Je pourrai démontrer l'existence d'une faute politique dans le chef de la ministre", indiquait-il à Belga. Laquelle ministre répète qu'il lui est impossible de limoger M. Rovillard. Le plus vite possible, elle présentera un profil de fonction pour le nouveau trio, duquel devrait se détacher un "manager de crise" qui assure l'intérim jusqu'au remplacement de l'administrateur-général.
En attendant, Mme Vienne a essuyé des volées de bois vert hier au Parlement. Un CDH (Jean-Pol Procureur) y est allé encore mollo, évoquant "le côté tortueux" de son "cheminement". Mais dans l'opposition, Philippe Fontaine (MR) a dénoncé une gestion "calamiteuse" et Monika Dethier lui a servi : "Jusqu'ici, je vous avais reproché de ne rien faire; quand vous faites quelque chose, c'est encore pire !". Et lorsque la même a ajouté que c'est son cabinet qui aurait besoin d'un audit, il s'est trouvé au moins un CDH (Jacques Etienne) pour l'applaudir...

Le gouvernement wallon a mis fin aux mandats du président et des deux vice-présidents du comité de gestion de l'Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH). Ces trois personnes sont désignées directement par l'exécutif régional et, aux yeux de la ministre des Affaires sociales, Christiane Vienne, ils ont failli à leur mission de contrôle. "Ces trois personnes étaient chargées du contrôle au sein de l'AWIPH et il y eu carence dans leur mission. Je n'ai jamais voulu prendre de décision collective dans ce dossier. Là où les personnes ont failli, c'est à elles qu'il revient d'assumer la responsabilité", a expliqué Mme Vienne.
Les trois personnes visées sont Jean-Marc Poullain, président, Daniel Vanderzeypen et Marius Hanon, vice-présidents. Les noms des remplaçants ne sont pas encore connus. La semaine prochaine, la ministre présentera au gouvernement des propositions de nouveaux modes de fonctionnement au sein de l'Agence qui comprendront des ordres de mission pour les président et vice-présidents.
Depuis le mois d'octobre, l'AWIPH est dans la tourmente. Son administrateur-général, Georges Rovillard, également bourgmestre de Fontaine-l'Evêque, a été inculpé de détournement par la justice et incarcéré. Des perquisitions ont eu lieu, notamment au siège de l'AWIPH. Une enquête administrative a aussi été ouverte. L'on reproche entre autres à M. Rovillard des voyages dont l'objet semble bien éloigné des missions de l'AWIPH.

29 novembre 2006

La majorité PS-CDH déjà chahutée à Bruxelles

MAJ 29/11/2006

L'ex-échevin CDH de la Ville de Bruxelles, Georges Dallemagne, un moment pressenti pour siéger au sein du futur collège des Bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles, s'est dit "consterné par les amalgames qui sont effectués aujourd'hui concernant sa décision de ne pas devenir Echevin de la Ville de Bruxelles". Il réagissait ainsi mardi aux informations et commentaires faisant suite à la décision intervenue in extremis pour la composition de la future coalition PS-cdH dont il ne fera pas partie en tant qu'échevin.Georges Dallemagne a tenu à préciser que, "contrairement à ce qui est lancé dans certains médias, sa décision n'a absolument aucun rapport avec les allégations sur des domiciles fictifs, des détournements de biens publics et trucage de marchés publics". L'élu cdH s'est dit étranger à ces dossiers "dont il n'est d'ailleurs accusé par qui que ce soit".Se réservant "le droit de faire valoir ses droits en temps et lieux", Georges Dallemagne a enfin souligné qu'à l'issue de la réunion des partenaires de la majorité, il avait bien précisé que sa décision était "motivée par des raisons familiales et son combat politique qu'il mènera bientôt au niveau fédéral". (D'après Belga)

Mampaka veut reprendre ses fonctions

L'échevin des Sports de la ville de Bruxelles Bertin Mampaka (CDH) a affirmé qu'il comptait rempiler dans ses fonctions, une fois qu'il aura pu faire la démonstration du caractère calomnieux et diffamatoire des accusations proférées à son encontre par le conseiller communal MR Geoffroy Coomans de Brachène.
A ses côtés, Me Georges Henri Beauthier a indiqué que le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile était destiné à obtenir le renvoi du conseiller communal MR devant le tribunal correctionnel. "M. Mampaka a été blessé par une méchanceté qui n'intervient pas par hasard à un moment où doit se dessiner une majorité, et où doivent être attribués des fonctions à exercer", a-t-il dit.
Selon Me Beauthier, on a recouru, devant une caméra de télévision, à une "mise en scène" dans laquelle on monte les marches du Palais de Justice pour remettre un dossier à un avocat, "donnant l'impression que l'échevin en sortira ensuite menottes aux poings". "La démocratie recule par des ambiances aussi délétères et nauséeuses, si à chaque fois qu'un homme qui approche de l'attribution de mandat, il doit être confronté à des accusations mensongères", a commenté Me Beauthier.

Qui plus est, a-t-il ajouté, on a lancé à la cantonade des termes qui n'existent pas tels que "détournement d'affectation de lieu public" au sujet de l'occupation temporaire d'un terrain de sport pour une activité légale, ou inappropriés tels que "détournement de biens sociaux".
Bertin Mampaka a quant à lui longuement contesté les diverses accusations portées à son encontre. Son souhait est de voir les choses se clarifier d'ici trois mois et de pouvoir reprendre ses fonctions d'échevin.
L'échevin a affirmé avoir reçu des engagements dans ce sens dans et en dehors de son parti. Il a notamment protesté contre les allégations de copinage dans l'octroi de subventions à des asbl, soulignant que celles-ci subissent un parcours démocratique filtrant obligé.
Ces subventions (800 par an) sont adoptées soit après passage par le collège des bourgmestre et échevins via le conseil communal -où l'opposition MR n'a selon l'échevin pas contesté celle que son détracteur MR a médiatisées-, soit via l'asbl Prosport dont le conseil d'administration est à dominante libérale, a-t-il dit.
Bertin Mampaka a fermement contesté une attitude de favoritisme pro-africain dans l'exercice de son mandat, rappelant la promesse qu'il avait faite à l'entame de son mandat, il y a 30 mois, de défendre tous les Bruxellois et faisant état d'une composition très cosmopolite de son équipe de travail et de ses électeurs.
Selon lui, c'est attesté sur le terrain, si l'on s'en réfère parmi d'autres exemples à l'aménagement d'un terrain synthétique au profit du Black Star dirigé par un conseiller communal MR. Bertin Mampaka n'a pas contesté avoir utilisé le GSM qui lui avait été attribué dans le cadre de son mandat d'échevin, à la fois pour l'exercice de celui-ci, mais aussi pour celui de député et ses conversations privées.
Mais il a souligné que depuis deux ans, il exerçait ses mandats politiques 7 jour sur 7 à raison de 14 heures par jour et que le comité de déontologie de son parti avait fait état d'une "maladresse" Lui-même ne la conteste pas, dans la mesure où, dit-il, on ne lui a jamais montré la moindre facture de téléphone que la Ville a dû honorer.
(D'après Belga)

Dallemagne et Mampaka ne seront pas échevins

La présidente et tête de liste CDH, Joëlle Milquet, écarte deux élus pressentis pour siéger au sein du futur collège de Bruxelles-Ville qui sera bien PS-CDH.
L e PS de Bruxelles-Ville avait demandé un geste fort de la part de Joëlle Milquet. Il a été posé, hier soir : l'échevin sortant Bertin Mampaka et Georges Dallemagne, à qui il avait succédé en cours de législature, ne seront pas proposés comme échevins au nouveau conseil communal. Une décision spectaculaire eu égard à la personnalité des deux élus. Ils seront remplacés par Hamza Fassi-Fihri et Christian Ceux, premier suppléant. La composition du collège, présidé par Freddy Thielemans (PS) devrait être la suivante : Fassi-Fihri, Ceux, Noël, Milquet et Vanackere (CD&V) pour le CDH ; Hariche, Close, Lalieux, Ouriaghli et Smet (SP.A) pour le PS. Yvan Mayeur reste lui président du CPAS.
Ancien directeur général de Handicap International, Georges Dallemagne, qui passe pour un ami de Milquet, était devenu sénateur CDH en 1999. Il avait été élu échevin en 2001, avant de partir trois ans plus tard pour le Cambodge, passant le témoin à Bertin Mampaka, lui-même député bruxellois depuis 2004.
Cette décision marque la fin des tensions entre le PS et le CDH, qui portaient moins sur le contenu de l'accord, toujours pas signé, que sur « la politique de l'autruche » adoptée par Joëlle Milquet dans certains dossiers concernant des élus de sa liste : logements fictifs ou présumés tels, utilisation abusive de moyens publics.
D'aucuns, à l'intérieur même de son parti, jugeaient que, sans la présence de Joëlle Milquet à la tête de la liste, le CDH ne serait plus assis à la table des négociations. Même le soutien dont elle bénéficiait auprès d'Elio Di Rupo et donc indirectement du bourgmestre Freddy Thielemans et de son chef de cabinet Philippe Close, proche du président du PS, tendait, ces derniers jours, à s'effilocher. Lundi, dans la foulée de la réunion du bureau politique, Elio Di Rupo avait reçu les négociateurs socialistes (Thielemans, Close, Mayeur), en s'associant à leur demande adressée à Joëlle Milquet : qu'elle se montre garante de l'éthique de ses troupes à la Ville, comme elle s'en était fait la championne en campagne.
Appuyé par une majorité d'élus du PS de Bruxelles-Ville, le PS disait attendre que Joëlle Milquet « prenne une décision par rapport à une situation dont elle est responsable ». Le président de la Fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux en personne, avait suggéré à la présidente du CDH d'inciter ceux qui n'étaient pas en ordre à faire « un pas de côté ».
Publiquement, Joëlle Milquet s'était jusqu'ici drapée dans son costume de négociatrice, laissant à son « comité de déontologie », le soin de tirer ses conclusions. Pour certains, les dossiers, révélés notamment par le conseiller communal MR Geoffroy Coomans de Brachène, étaient pourtant accablants : domiciliations tardives ou douteuses de plusieurs élus, campagne anti-homosexuels de Fatima Moussaoui - elle devrait être écartée du conseil pour domiciliation fictive - et récentes découvertes de notes de téléphone excessives dans le chef de Bertin Mampaka : 20.000 euros pour l'année 2005 et 13.000 euros pour les premiers mois de l'année 2006 ; résultat d'une multiplication de communications vers l'étranger.
Ces derniers jours, les attaques et révélations de Geoffroy Coomans de Brachène s'étaient d'ailleurs plus particulièrement concentrées sur l'échevin CDH. Selon lui, Bertin Mampaka se serait rendu coupable de copinage dans le cadre de subsides accordés à certaines ASBL ou simplement de création de celles-ci.
Alors que l'échevin avait annoncé qu'il comptait déposer une plainte, Geoffroy Coomans de Brachène parlait, lui, d'un nouveau coup de bluff médiatique. Il estimait par ailleurs « risible » et « insultant » d'être taxé de racisme, « un joker que brandit l'échevin chaque fois qu'il se sent attaqué pour ne pas répondre aux questions ».
Le nouveau conseil communal devrait être installé vendredi matin.

Bertin Mampaka collé à son GSM


L'échevin bruxellois a dépensé 20.000 euros de téléphone en 2005 et 13.000 sur les huit premiers mois de l'année
BRUXELLES L'affaire a, semble-t-il, fait grand bruit lors du collège de cette semaine à la ville de Bruxelles. Le débat s'est porté sur les notes de GSM de l'échevin en charge de la Propreté et du Sport à la ville de Bruxelles, Bertin Mampaka (CDH).
Celles-ci se montent à 20.000 euros pour l'année 2005 et à 13.000 euros pour les huit premiers mois de cette année. Soit, en moyenne, entre 1.600 et 1.700 euros par mois ou un bon salaire mensuel chez VW Forest...
C'est la receveuse communale qui a interpellé le collège cette semaine, à l'aube du bouclage des budgets de fin de législature. Le collège en a débattu et le bourgmestre bruxellois Freddy Thielemans (PS) a demandé à la receveuse communale d'analyser de plus près les factures de l'échevin.
Il n'y a certes clairement rien d'illégal dans ce dossier. On peut néanmoins se poser la question sur la façon dont Bertin Mampaka gère la relation visiblement passionnelle qu'il a avec son GSM.
Ses proches affirment qu'il l'a toujours collé à l'oreille. Qu'il soit à Berlin en train de visiter le stade, au Congo pendant une semaine en tant qu'observateur international dans le cadre du référendum, à Paris en train de fouler la pelouse du Stade de France ou à Kuala Lumpur, en Malaisie, pour défendre la candidature de la ville de Bruxelles pour l'organisation des Championnats du monde de gymnastique...
Mampaka a déjà versé10.000 euros
L'échevin bruxellois ne conteste en aucun cas les faits. "J'ai même déjà versé 10.000 euros sur le compte bancaire de la ville de Bruxelles" , nous explique-t-il. "Et si la receveuse estime qu'il faut mettre plus, je paierai cash." Outre ses nombreux voyages à l'étranger, Bertin Mampaka justifie de telles notes de par sa fonction de parlementaire. Il utilise également son GSM à titre privé.
"Vu que celles-ci ne sont pas considérées comme étant des avantages en nature, je m'étonne par contre de ne pas avoir pu disposer du décompte de la facture de mon GSM" , conclut l'échevin.
Mathieu Ladevèze
© La Dernière Heure 2006


L'échevin cdH de la Ville Bruxelles, Bertin Mampaka, est pointé du doigt par le MR.

En cause : des dizaines d'asbl à caractère sportif qui auraient bénéficié de subsides trop importants. On parle des milliers d'euros versés alors que certaines associations n'étaient pas encore mises sur pied.
Ces asbl ont un point commun : les personnes qui les dirigent sont des proches de Bertin Mampaka. Certains parlent déjà de « réseau Mampaka ».
De son côté, l'intéressé se défend. Il dénonce une désinformation. Il parle de racisme et évoque la déception du MR suite à sa défaite aux élections du 8 octobre à la Ville de Bruxelles.

L'échevin Mampaka porte plainte

L'échevin de la Propreté et des Sports de la ville de Bruxelles, Bertin Mampaka (CDH), dépose plainte pour diffamation contre le conseiller communal MR Geoffroy Coomans de Brachène qui lui a reproché, sur RTL-TVI, de favoriser certaines associations sportives dans le cadre de la politique de subsidiation.
Bertin Mampaka précise par ailleurs que Geoffroy Coomans a été condamné vendredi dans un litige qui l'oppose à la Ville pour utilisation confuse du logo sur son site internet.
eoffroy Coomans a reproché sur RTL-TVI à l'échevin centriste de favoriser certaines associations sportives dans le cadre de la politique de subsidiation.
Les soupçons évoqués aujourd'hui par Monsieur Coomans de Brachène n'ont jamais été évoqués, ni par lui ni par d'autres conseillers libéraux lors de la procédure d'approbation des subsides, se défend Bertin Mampaka dans un communiqué, dans lequel il précise les différents montants des subsides accordés aux associations qui entrent dans ses compétences.
Concernant la répartition des moyens alloués, Bertin Mampaka dit "assumer pleinement" un choix politique.
Le nombre de clubs qui bénéficient de subventions de la Ville a été élargi (près de 150 aujourd'hui), en dépassant le cercle restreint des bénéficiaires "traditionnels et historiques" des clubs plutôt "BCBG", indique-t-il.
(D'après Belga)






Bruxelles Une partie des socialistes fait des clins d'oeil à l'opposition

Les élus CDH sont dans la ligne de mire du MR et d'Ecolo, mais aussi de certains socialistes. Le mariage sera-t-il consommé ?





"J 'estime qu'il y a matière à révision de l'accord de majorité. La victoire
repose sur des mensonges, y compris une usurpation de titre d'avocat ; ce qui
est punissable par la loi. "
Marion Lemesre se sent flouée.
« Normal, dira-t-on du côté du CDH, visé par l'attaque de la chef de groupe
MR (opposition), Madame Lemesre n'a pas digéré sa défaite. »





Depuis quelque temps cependant, le Centre démocrate humaniste n'apparaît plus comme une famille unie. C'est bien d'elle qu'ont jailli les fuites qui ont mené le conseiller MR Geoffroy Coomans de Brachène sur les traces des adresses douteuses d'une partie de la liste CDH. Vendredi, le sujet a fait l'objet d'une interpellation de l'opposition. « Enfin », s'est-on presque exclamé... du côté du PS. Car, là aussi, les interrogations se multiplient. Dans la foulée des libéraux Lemesre et Oberwoits, et de l'écolo Barnstijn, Mahfoudh Romdhani, chef de groupe PS, a d'ailleurs tenu à s'exprimer lui aussi sur ce « dossier ». Parlant des domiciliations litigieuses, il a dit combien il estimait cela « triste pour les militants CDH de base, pour la transparence et pour la démocratie ».
Personne, dans ses rangs, n'a songé à le faire taire. L'opposition n'était pas la seule à boire du petit-lait. Seuls, à dire vrai, le bourgmestre et son chef de cabinet, Philippe Close, dont on sait la volonté de garder le CDH au milieu du village, ont alors semblé gênés aux entournures. « Vous pensez bien que je n'ai pas parlé en mon nom propre, confirme Mahfoudh Romdhani. J'ai tenté de faire la synthèse entre ceux qui ne sont pas contents et d'autres qui préfèrent la langue de bois. Je le redis : si le droit n'a peut-être pas été enfreint, d'un point de vue éthique, on peut parler d'usurpation. »
Selon le chef de groupe PS, les laïques de son parti estiment que l'on a peut-être été un peu vite pour sceller un accord de majorité qu'ils regrettent aujourd'hui. Ils ne sont apparemment pas les seuls. « J'ai entendu que le CDH aurait la direction des hôpitaux, dont bien sûr l'Hôpital des enfants Reine Fabiola. Le personnel a manifesté son mécontentement. Plus largement ce qui dérange, c'est le côté gourmand du CDH qui n'admet pas qu'il puisse exister des sensibilités relevant d'un contexte historique. »
Le questionnement du PS sur la viabilité d'une alliance avec le parti humaniste trouve des échos jusque dans l'opposition, à mesure que s'éternise l'accord politique entre le PS et le CDH, dont la désignation des échevins, pas encore officielle, a presque viré au psychodrame. La liste des bourgmestre et échevins ainsi que leurs attributions n'a toujours pas été déposée. Alors que le bourgmestre est en visite à Madrid, avec son toujours chef de cabinet, il se murmure que certains membres du PS de Bruxelles-Ville frapperaient à la porte du président de la fédération PS de Bruxelles, Philippe Moureaux, pour lui dire leurs craintes d'une future alliance avec l'équipe de Joëlle Milquet. Et plaider pour une alliance avec le MR et Ecolo ? « Ce serait un bon sursaut du PS, estime l'échevin écolo Henri Simons. Je pense qu'une majorité PS-MR-Ecolo serait plus dynamique pour la ville. Le PS a la main. S'ils veulent en discuter, nous sommes prêts à les écouter. »
« Nous faisons peur au PS, estime-t-on du côté du CDH, où l'on s'attend à vivre une législature difficile. Ce serait évidemment plus facile pour un PS tout puissant avec le MR et Ecolo. » Ici, on dit malgré tout regretter les attaques personnelles ; sans doute « le prix payé pour les déclarations de la présidente qui s'est prétendue ayatollah de l'éthique ».
Dernier épisode : une plainte que s'apprête à déposer Marion Lemesre contre l'échevin des sports Bertin Mampaka. « Il a donné 500 invitations en son nom propre pour le Mémorial Van Damme, en pleine période électorale, se scandalise la conseillère MR. J'irai au Palais de justice cette semaine encore. »
« D'abord, je ne dispose pas de 500 places, répond Bertin Mampaka. En dehors des places octroyées à la Ville par convention avec le Van Damme, j'ai proposé de montrer à une trentaine de journalistes comment fonctionne la sécurité au Roi Baudouin. »
Pour Karine Lalieux, conseillère communale et future échevine PS, ces escarmouches ne remettent pas en question un accord de majorité scellé sur base d'un « projet de ville progressiste ». Sur papier, ajouteront certains.

24 novembre 2006

Van Cau illégal (à l'hôtel de ville)

La présence de Jean-Claude Van Cauwenberghe dans un bureau mis gratuitement à sa disposition dans les bâtiments de l'hôtel de ville de Charleroi par le collège
des bourgmestres et échevins est illégale, rapportent vendredi plusieurs quotidiens.



Le ministre Philippe Courard, interrogé par le parlementaire Ecolo Marcel Cheron, a en effet envoyé un courrier au collège de Charleroi pour faire appliquer le code de démocratie locale. Selon celui-ci, l'absence de convention entre la Ville et l'Asbl présidée par M. Van Cauwenberghe, à savoir la communauté urbaine du pays de Charleroi, assimile cette aide à une subvention dont l'octroi relève de la seule compétence du conseil communal et non du collège.
Le ministre Courard réclame donc que le conseil communal qui suivra l'installation des nouveaux conseillers le 4 décembre prochain règle ce problème et qu'une convention soit signée afin de fixer les conditions d'occupation et les obligations des occupants.
Une clause destinée à prévenir "toute confusion entre les activités publiques au sein de l'hôtel de ville et les activités des Asbl concernées" devra également être rédigée. (belga)


Stop au bureau de Van Cau ! (24/11/2006)
L'administration wallonne remet en cause le contenu du bail de ses locaux de l'hôtel de ville

Selon l'administration wallonne, l'une des premières mesures que le nouveau collège carolo devra prendre le 4 décembre prochain, ce sera de demander à Jean-Claude Van Cauwenberghe, locataire de l'hôtel de ville de Charleroi, soit la mise sur pied d'un nouveau bail en bonne et due forme... soit qu'il quitte le bâtiment qu'il arpente depuis de très nombreuses années.
Pour rappel, Jean-Claude Van Cauwenberghe occupe des locaux à l'hôtel de ville de Charleroi, même depuis qu'il a quitté son poste de bourgmestre. Il les occupe au titre de l'aide apportée par la ville à la Communauté urbaine Pays de Charleroi, Val de Sambre et Sud Hainaut.
C'est à ce titre que le collège des bourgmestre et échevins avait accepté de mettre gracieusement à disposition de celle-ci un bureau pour son président qui est un élu de la ville ainsi qu'un bureau pour deux collaborateurs de l'ASBL Intranet Pays de Charleroi.
L'administration n'accepte toutefois pas "que ces mises à disposition n'aient fait l'objet d'aucune convention particulière quant à la prise en compte des charges par cet organisme. La mise à disposition des deux locaux mentionnés aurait donc été effectuée à titre gracieux et pour une durée indéterminée. " Par ailleurs, 2 organismes en sont bénéficiaires et non un, comme l'affirme la ville.
"Selon la jurisprudence administrative, une mise à disposition gratuite ne peut être admise que pour autant qu'il s'agisse d'une occupation précaire ou ponctuelle. Ce qui n'est pas le cas ici. On a plutôt affaire à une aide en nature et à durée indéterminée."
Selon un article du Code de la démocratie locale et de la décentralisation, cette aide sous forme de mise à disposition gratuite et pour une durée indéterminée de locaux appartenant à la ville est assimilée à une subvention. Son octroi est soumis à un certain nombre de règles qui sont fixées par d'autres articles.
Cet octroi de subvention relèverait de la compétence du conseil communal et non du collège communal. "Dans le cas de cette mise à disposition de locaux, les dispositions légales en matière de subventions ne sont pas respectées." La ville de Charleroi doit donc se mettre en conformité dans les plus brefs délais.
V. Li.
© La Dernière Heure 2006


Le dernier conseil communal de Van Cau

Le conseil communal de Charleroi s'est réuni pour la dernière fois hier, sous le signe de la majorité absolue PS en place depuis trente ans, puisque, le 4 décembre prochain, c'est une majorité tripartite PS-MR-cdH qui s'installera à la tête de la ville. Ce dernier conseil était aussi celui au cours duquel siégeait pour la dernière fois Jean-Claude Van Cauwenberghe.
Elu en 1982 et alors choisi pour bourgmestre, Jean-Claude Van Cauwenberghe était redevenu conseiller communal puis chef de groupe PS au conseil communal, en accédant à la Région wallonne, comme ministre puis comme Ministre-Président, une fonction dont il a démissionné en septembre 2005 à la suite du scandale de "La Carolorégienne".
Le conseil communal de ce jeudi s'est déroulé dans une ambiance sereine et dénuée de tout incident, sous la présidence de Jean-Pol Demacq, bourgmestre faisant fonction depuis la mise à l'écart de Jacques Van Gompel, bourgmestre sortant et qui a été inculpé, le 20 octobre dernier, de faux, usage de faux et détournement par fonctionnaire public, avant d'être incarcéré et remis en liberté trois semaines plus tard.
Si l'essentiel de cette dernière séance a été consacré à des points administratifs courants, Jean-Pol Demacq a souhaité saluer les élus qui s'en vont à l'occasion de cette fin de législature. "Charleroi, a-t-il dit, a connu d'importants échecs mais ceux-ci ne doivent pas occulter l'ensemble du bilan de cette législature finissante". Le bourgmestre faisant fonction a tenu à remercier tout particulièrement Jacques Van Gompel et Jean-Claude Van Cauwenberghe. Evoquant Jean-Claude Van Cauwenberghe, Jean-Pol Demacq a dit que "rarement, un homme s'est autant identifié à sa Région et à sa ville, avec tous les contrastes que cela suppose : autoritaire et humain, pudique et audacieux, sensible et pugnace, méthodique et impulsif, acharné au travail et bon vivant quand il le peut, aussi fidèle qu'intransigeant". A propos de Jacques Van Gompel, le bourgmestre faisant fonction a évoqué "un homme fraternel, affectif, fidèle en amitié et tellement proche des gens".
Serge Van Bergen, qui avait été un des échevins impliqués dans l'affaire de "La Carolorégienne" et qui avait dû démissionner de ses fonctions, a également tenu à cette occasion à dire sa tristesse de partir "la tête haute, victime d'un acharnement injuste".

D'autre part, dans son numéro de vendredi, l'hebdomadaire "Le Vif l'Express" épingle une nouvelle affaire à Charleroi qu'il qualifie "d'autre Immo Congo".

Selon le magazine, Jean-Claude Van Cauwenberghe "aurait fait entrer une toute petite société de courtage, IFCA, dans la gestion des fonds de pension de la Ville de Charleroi. Il n'y a pas eu de mise en concurrence", précise "Le Vif". Une instruction judiciaire a été ouverte du chef de corruption.

A Charleroi, il y a d'autres dossiers « Immo Congo ». Pour rappel, cette société de Gosselies est soupçonnée d'avoir décroché un juteux contrat en Afrique, en mai 2004, grâce à des coups de pouce politiques. La justice a ouvert une instruction. Le parlement wallon promet d'enquêter. Les copains d'abord ? En cause : la dénommée Sabine Gauquier, coiffeuse de formation, présidente d'Immo Congo. Surtout : son mari Daniel Lebrun, réviseur d'entreprises converti aux affaires. L'ami et conseiller financier de Van Cau ( lire Le Vif/L'Express du 17 novembre ). Lebrun et Gauquier auraient été favorisés. En première instance, le marché congolais leur avait échappé. Ils ont gagné à la suite d'une négociation pour le moins opaque.Un dossier du même type intéresse le parquet de Charleroi, où on confirme certains points de comparaison. En octobre 2000, une petite société anonyme, nommée IFCA (Institut de cambisme et de finance internationale), obtient un contrat de conseil en gestion pour le fonds de pension de la ville et celui d'une grosse intercommunale de soins de santé de la région de Charleroi (l'ISPPC, qui réunit tous les hôpitaux publics). « On » fait appel à IFCA en urgence, sans appel d'offres. Cela coûte cher (comme les loyers d'Immo Congo) pour un service limité. IFCA recommande alors des placements spéculatifs qui s'avèrent désastreux. On imagine que de belles commissions ont toutefois été empochées... Pour les caisses publiques, le manque à gagner, lui, est caché aux administrateurs de l'intercommunale ISPPC et aux conseillers communaux de Charleroi, peu ferrés sur le sujet. Et pour cause : les fonds de pension sont gérés « en famille » dans la Métropole. Sous le contrôle de socialistes proches de Van Cau, tant à la ville qu'au sein de l'ISPPC. Quant au réviseur... Daniel Lebrun, il n'avait pas de remarques sur l'ampleur des risques.
Qui a proposé la société IFCA ? Au début de l'été, les réponses des différents acteurs étaient évasives ou contradictoires ( Le Vif/L'Express des 23 et 30 juin ). Nous pouvons désormais affirmer que Jean-Claude Van Cauwenberghe est intervenu pour permettre cette opération. Son conseiller politique à la Région wallonne, Jean-Pol Avaux, a contacté IFCA en toute discrétion. On chuchote que ce pourrait être lui, également, qui est intervenu pour remettre Lebrun en selle pour le Congo. Avaux est l'homme de main de Van Cau. Il a toujours été sa courroie de transmission pour garder le contrôle sur Charleroi quand il était à Namur.
A travers les fonds de pension, des montants astronomiques sont brassés. A Charleroi, la délicate gestion de ces réserves constitue une véritable bombe à retardement. Tout écart de conduite pourrait mener la ville à la faillite. Rien que ça.
1. IFCA, chaînon inutile et coûteux ?De longue date, c'est Ethias (l'ex-Smap) qui gère les réserves de pension à Charleroi. A l'origine, des placements dits « de bon père de famille », dans des bons d'Etat. Un changement de cap s'opère logiquement au milieu des années 1990. D'autres opportunités se présentent. De meilleurs rendements sont à portée de main. Les placements de la Smap paraissent trop frileux. En décembre 1996, l'Intercommunale d'£uvres sociales de Charleroi (l'IOS, rebaptisée aujourd'hui en ISPPC) achève une patiente prospection du marché. Les grandes banques belges sont consultées. Le Crédit communal (devenu Dexia) obtient le marché. La « banque des communes » a été mise en concurrence, notamment avec la CGER. Des administrateurs de l'intercommunale se souviennent que trois spécialistes du Crédit communal sont venus présenter leur projet durant plus d'une heure. Au tableau noir : courbes de rendements et projections financières. Transparence totale, donc. La banque propose des placements à risques acceptables en branche 21 (obligations et actions) et en branche 23 (uniquement actions). Les rendements sont bons. Ils augmentent.
Puis, en juillet 2000, l'IOS absorbe les hôpitaux publics de la ville de Charleroi, en grosse difficulté financière. Cela donne naissance à l'ISPPC. Le contrat avec le Crédit communal/Dexia est résilié sans explication en septembre 2000. IFCA entre en piste un mois plus tard. La petite société anonyme à deux administrateurs obtient un rôle de conseillère en gestion, aux côtés de la Smap. Elle propose des placements autrement plus risqués en branche 23. Elle n'intervient qu'une seule fois : pour suggérer d'engager l'équivalent de 1,5 milliard de francs belges dans un produit « Alti+ » commercialisé par une banque française (la Société générale de Paris). Le reste de son intervention, c'est de la maintenance. Pour « tout » ça, IFCA empoche un forfait de 300 000 francs belges par an, à titre de frais de conseil. A quoi pourrait s'ajouter une commission de performance, en 2011, à la date d'échéance des placements. Selon les calculs de responsables financiers de l'intercommunale, entendus par la justice, c'est plus cher qu'avec Dexia. Et le bénéfice est loin d'être acquis. Etant donné la chute des cours boursiers, le panier d'actions « Alti+ » s'est planté en 2001 et en 2002. Une note confidentielle d'Ethias indiquait même, en juillet 2002, qu'il y avait 60 % de risques de ne récupérer à terme que le capital investi (sans un euro d'intérêt, donc !). Alti+ s'est redressé depuis. Mais ne demandez pas l'ampleur du manque à gagner des années de galère : cela n'a jamais été communiqué aux administrateurs de l'intercommunale, pourtant demandeurs.

Philippe Engels
23 novembre 2006

Van Cau L'interminable chute

Il y a un an, Jean-Claude Van Cauwenberghe s'était trompé de démission. Le chef de Charleroi avait largué les amarres à la Région wallonne... et renforcé son contrôle sur le nid de vipères carolo. Aujourd'hui, « son » système d'occupation du pouvoir craque de toutes parts. Dans « sa » ville, le capitaine Van Cau reste seul maître à bord du Titanic. Des échevins et un bourgmestre sans carrure sont tombés à l'eau. Des affairistes semblent désormais dans le collimateur. Ceux-là « gèrent » la ville avec Van Cau, le patron. Qui n'assume pas les dérives. Combien de temps tiendra-t-il ? Pourquoi Elio Di Rupo refuse-t-il de le lâcher ? Qui veut le faire chuter ?
Jean-Claude Van Cauwenberghe toujours sous pression: parce qu'il reste aux affaires, à Cherleroi.
IsopixPartez, Monsieur Van Cauwenberghe ! Le bruit enfle. Depuis des semaines, des mois, une éternité. Et l'homme fort de Charleroi est le seul à ne pas entendre. Il reste sourd aux incantations. Ses lieutenants ont chuté lourdement. Lui, il s'accroche, il s'incruste. Pis que ça : « Van Cau » fonce tout droit dans le brouillard, avec une armée d'enquêteurs frappant son entourage et s'approchant dangereusement. Il s'appuie sur une légitimité populaire qui tient de la manipulation. « On m'a élu, je reste. » Van Cau dit : « J'ai quitté la ville il y a onze ans. Je n'ai rien à me reprocher. » Est-il victime du syndrome Van Gompel, du nom du maïeur démissionnaire car emprisonné ? Depuis un an, Jacques Van Gompel jurait qu'il avait les mains propres. A force, il devait y croire. Mais les éléments à charge du bourgmestre semblent aujourd'hui accablants. L'inculpation : faux en écriture, détournement, marchés publics tronqués. « Depuis dix ans au moins », selon le procureur du roi Christian De Valkeneer. De tout ça, du passé, Van Cau n'en a cure. Il se projette encore dans l'avenir. Il estime avoir payé, déjà. Il tient les clés de la citadelle assiégée. Et cela doit rassurer les favoris du prince qui ne sont pas encore tombés de leur piédestal. Provocateur et revanchard, Van Cau défie la justice mais aussi Elio Di Rupo, le président du PS. Il parie sur une issue judiciaire à la Guy Mathot : plusieurs fois éclaboussé, mais jamais mouillé. C'est oublier que, jamais, Mathot n'avait été cerné à ce point. Van Cau veut garder (tout) le contrôle du PS carolo. Sans égard pour les millions de Belges qui assistent en direct à son agonie politique, aussi lente que pathétique. Du jamais-vu.
Voici pourquoi la stratégie de Van Cau semble intenable. Dans la première ville wallonne, il y a bien un « système socialiste » dont la justice organise le démantèlement avec méthode. Jean-Claude Van Cauwenberghe l'a mis en place au début des années 1980. Ses principales caractéristiques :
1. Le parti dominant occupe tous les leviers de pouvoir. Il répartit en son sein les postes influents. 2. Les contre-pouvoirs normaux ne fonctionnent plus. L'opposition est écrasée, timorée, anesthésiée ; la presse locale est de connivence. Leur récent réveil n'en est que plus spectaculaire. 3. Le cumul des mandats empêche le contrôle de tutelle. Van Cau, le patron de Charleroi, était en même temps le ministre-président de la Région wallonne. Contrôleur et contrôlé. 4. La notion de conflit d'intérêts est totalement niée. Cette confusion des rôles semble quasi culturelle. 5. Politisée à outrance, l'administration n'a plus l'indépendance nécessaire pour résister aux pressions du pouvoir politique. Elle exécute les basses £uvres.
Telles sont les constantes du système. Van Cau n'a rien inventé. Tout au plus Charleroi est-elle la caricature d'un genre assez répandu, là où sévissent de vieilles majorités absolues. La spécificité du « modèle » carolo est ailleurs. Tout amalgame avec d'autres situations ressemblantes serait d'ailleurs injurieux pour le PS. Car, sur les bords de la Sambre, l'occupation malsaine du pouvoir se double de pratiques illégales à différents niveaux. D'une part, les infractions commises par des gagne-petit, des fonctionnaires sans envergure ou des mandataires politiques venus du bas de l'échelle. D'autre part, les grandes man£uvres orchestrées dans des sphères plus élevées, là où des initiés ébauchent - avec Van Cau - l'avenir économique et social de la Métropole. « Un système de privilèges par paliers », comme l'a déclaré le journaliste Jean Guy avant sa mort, il y a quelques semaines. Héraut d'une presse de gauche engagée, rayée de la carte, ce Carolo désabusé connaissait bien la maison.
Le premier niveau est tombéClaude Despiegeleer, 60 ans, incarne parfaitement la catégorie des gagne-petit. Cet ancien cheminot est « monté» grâce à Van Cau, son mentor. Comme d'autres échevins poussés par le chef, soucieux de se ménager une main-d'oeuvre conciliante et dévouée, « Despi » n'était pas formé pour gérer une société de logements sociaux. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se perdre dans les circuits financiers qu'« on » lui a suggérés pour doper le sport à Charleroi et plaire ainsi à Van Cau. Il a tripoté les comptes. Il a participé au racket de sponsors. Il s'est autorisé un train de vie exagéré. Parce qu' « on avait toujours fait comme ça », pour reprendre son expression désormais célèbre. Le « on », c'était Richard Carlier, patron du PS carolo condamné pour corruption, ou Jean-Claude Van Cauwenberghe, son héritier. Ce dernier a-t-il couvert Despiegeleer ? Connaissait-il ses petits écarts de conduite ? Pas sûr... Despi a gonflé telle la grenouille qui se prend pour un b£uf. Pour £uvrer à l'abri des regards, il pratiquait l'art de l'intimidation, comme les grands. D'autres échevins et même Van Gompel peuvent en témoigner : « Jean-Claude a dit que... », « Si tu n'es pas d'accord, je téléphone à Jean-Claude », disait-il souvent. Tous ceux-là se sont-ils enrichis ? Cela ne saute pas aux yeux. Ils rêvaient d'exister aux yeux du chef, d'être à la hauteur. Ils ont tout au plus fleuri leur pré carré. Sans vergogne.
Jean-Claude Van Cauwenberghe a décidé d'assumer ça, il y a un an. « En tant que leader socialiste carolo, je ressens une responsabilité morale et politique quand des proches de toujours, des compagnons de combat, ont commis des erreurs aussi lourdes qu'injustifiables », déclarait-il le 5 octobre 2005, face à une assemblée socialiste déboussolée, pour justifier sa démission de la présidence du gouvernement wallon. Un geste courageux, aussitôt prolongé par un réflexe contradictoire : reprendre le collier là où il avait été éclaboussé. Dans son cher fief carolo ! Et après ? Pourquoi reste-il de marbre, aujourd'hui, au moment où la justice s'autorise des incursions de plus en plus précises dans les hautes sphères où Despiegeleer et les échevins un peu frustes n'étaient même pas conviés ? Au moment où la juge d'instruction France Baeckeland, gentiment qualifiée de « psychorigide », met son nez dans son jardin à lui, le grand sachem rouge.
Les favoris du pouvoirDe quoi s'agit-il ? Depuis son accession au maïorat, en 1983, Van Cau a toujours gardé la passion des grands chantiers. Floraison de centres commerciaux en périphérie de la ville, lancement d'un aéroport performant, création du brillant aéropôle de Gosselies, grands travaux d'aménagement urbain, fusion d'hôpitaux publics, etc. Le patron du PS local y a imposé sa griffe. Quoi de plus normal, a priori, après la remise à flot des finances communales, engagée sans hésitation dès son arrivée. Mais, pour développer Charleroi, Van Cau n'a pas lésiné sur les moyens. Il a placé une armada d'hommes à lui à tous les postes stratégiques. Cette fois, pas de seconds couteaux. Ceux-là sont ingénieurs, économistes ou juristes de haut niveau. Tous ou presque sont de la génération Van Cau. Petit à petit, le « réseau » a tout contrôlé. A commencer par les grandes intercommunales (sauf l'ICDI dirigée par Lucien Cariat) qui, à l'image de la puissante Igretec, font la pluie et le beau temps au pays de Charleroi. Besoin d'un terrain pour investir ? Igretec est là. Et, si nécessaire, des curateurs triés sur le volet peuvent débusquer la bonne affaire après faillite. Besoin d'un permis de bâtir ? Van Cau peut « bousculer l'administration », comme il l'a fait pour son ami Robert Wagner. Toute l'administration : communale, provinciale, régionale. Partout, le leader carolo a tissé sa toile d'araignée, dont le Liégeois André Cools, lui aussi boulimique, était envieux. Besoin d'un audit ? Van Cauwenberghe téléphone au réviseur d'entreprises Daniel Lebrun, un membre de sa garde rapprochée, souvent choisi pour contrôler les institutions publiques (la Régie communale autonome ou les comptes de la ville, par exemple). Sinon, la Comase de Jean-Luc Henry (encore un fidèle) fait l'affaire. Par exemple, s'il faut une « étude indépendante » pour établir un diagnostic à propos de l'intercommunale de déchets ICDI (tiens, tiens, attirée aujourd'hui dans les griffes d'Igretec). Besoin d'un notaire ? Appelons Hubert Michel. D'un architecte, d'un décorateur, d'une entreprise de construction, d'un promoteur immobilier, d'un fournisseur de photocopieuses, etc. ? Toujours les mêmes. On touille dans les mêmes eaux, comme dit un enquêteur. Les favoris du pouvoir.
Au coeur du dispositif, Jean-Claude Van Cauwenberghe est indispensable. Il détient toute l'information. Les relais de Van Cau sont là pour ça. A l'image de Jean-Pol Avaux, sa courroie de transmission, épinglé par les écologistes avant même les affaires (l'homme jouissait d'un salaire mirobolant au sein d'une ASBL censée aider les drogués). Entre gens avertis, on s'entraide. On se retrouve au sein de la même loge maçonnique.
Le 22 juin 2006, Van Cau est réélu à la tête de la section socialiste de Charleroi. Ils tiennent encore le coup, Jacques Van Gompel et lui, un brin pathétiques.
BelgaLes procédures légales ont-elles toujours été respectées, notamment celles relatives aux marchés publics, si contestés à Charleroi ? La justice poursuit son travail. De premiers indices épars sont tombés au printemps dernier. L'homme d'affaires Robert Wagner et un fonctionnaire wallon habitant la région de Charleroi ont été inculpés pour corruption. L'ancien député permanent Jean-Pierre De Clercq a été inculpé pour des curatelles douteuses. Le réviseur Daniel Lebrun pourrait être amené prochainement à s'expliquer sur ses diverses activités. Tous trois font partie du premier cercle d'intimes de Jean-Claude Van Cauwenberghe. Ce dernier aurait-il bénéficié d'avantages matériels en échange de services offerts ? Van Cau en personne a réveillé de vieilles rumeurs après sa démission. « On raconte même que j'aurais fêté avec des amis mon troisième milliard de francs ! » déclarait-il le 21 janvier 2006 dans les colonnes du Soir . A ce jour, il existe au moins un élément troublant : un acte notarié relatif à l'achat d'une maison dans le sud de la France, en janvier 1993. Auprès d'un membre du groupe Wagner, Van Cauwenberghe avait obtenu le principe d'un paiement différé « sans intérêts ». C'est écrit noir sur blanc ( lire Le Vif/L'Express du 23 décembre 2005 ). Une faveur ? Van Cau dit avoir payé les intérêts. Il affirme que c'était stipulé dans une convention sous seing privé... prévoyant le contraire de ce qui avait été convenu devant notaire. Pourquoi deux vérités ? Heureusement pour Van Cau, les faits sont trop anciens pour intéresser la justice.
La perversité du systèmeUne machine d'occupation du pouvoir qui s'effondre sous les coups de boutoir de la justice. Un groupe d'affairistes dans le viseur des enquêteurs. Van Cau apparaît en filigrane dans de nombreux dossiers judiciaires. Il était bien là. Dans « sa » ville. Il en est resté le bourgmestre empêché jusqu'en 2000. Après, il a continué à tirer les ficelles. Si le « système » démonté est à ce point vicié, il paraît logique que celui qui l'incarne endosse la responsabilité politique du naufrage. Le seul geste significatif consisterait donc à renoncer à la présidence de l'Union socialiste communale (USC) de Charleroi. Ce serait l'amorce d'un désengagement progressif des affaires. Elio Di Rupo n'ose pas y contraindre son encombrant camarade socialiste. Van Cau, lui, se cabre face à toute pression extérieure. Il en joue. Il sait qu'au PS le pouvoir part de la base, de la commune. C'est l'ancrage local qui fait la force de ce parti de masse. Le « chef » exploitera le filon jusqu'au bout, arguant d'un score éclatant lors de sa réélection à la tête de l'USC carolo, en juin dernier - 82 % de votes favorables, mais seulement 20 % des membres avaient voté. Ainsi va la perversité du système, à Charleroi. L'électeur socialiste désigne ses mandataires. Les mandataires choisissent la « nébuleuse », un système complètement fermé de l'intérieur, où on s'arrange entre amis. Et cette nébuleuse voue un culte de reconnaissance sans bornes au patron, ainsi inamovible. Pour combien de temps encore ?
Retrouvez l'intégralité de ce dossier dans la version papier.
Phillipe Engels et Isabelle Philippon
9 novembre 2006