Affichage des articles dont le libellé est Région bruxelloise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Région bruxelloise. Afficher tous les articles

31 août 2008

« Que les Flamands nous lâchent les baskets »

Lors de l'Université d'été organisée par le MR bruxellois, le vice-Premier ministre et président du MR Didier Reynders répond aux dernières déclarations du ministre-président Kris Peeters à Bruxelles.
"Que les Flamands cessent de nous dire comment nous devons gérer Bruxelles. Qu'ils nous lâchent un peu les baskets", a lancé samedi le vice-Premier ministre et président du MR, Didier Reynders, à l'occasion de la première université d'été organisée par le MR Bruxelles. Il répondait ainsi aux dernières déclarations du ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) qui parle dans une interview au Soir de Bruxelles comme d'un "Région spéciale et spécifique".

"Pour nous, Bruxelles est une Région à part entière et pas entièrement à part", a dit M. Reynders. Et d'ajouter: "En tant que confédéraliste, que M. Peeters s'occupe de sa Région et qu'ils laisse aux autres le soin de gérer la leur. Qu'il continue à gérer sa merveilleuse Région mais qu'il cesse de nous dire comment nous devons gérer la nôtre. Qu'il nous lâche un peu les baskets".

M. Reynders a rappelé que son parti était ouvert à la négociation communautaire. "Nous sommes prêts à nous mettre à table mais dans une telle négociation il faut que chacun manifeste du respect pour l'autre", a-t-il ajouté.

Avant lui, la présidente des libéraux bruxellois Françoise Bertieaux avait qualifié les déclarations de M. Peeters de "réductrices". "Pour le dire comme les jeunes, il nous nie", a-t-elle dit.

M. Reynders a aussi été très ferme sur le dossier de l'immigration.

"J'entends certains dire qu'on est proche d'un accord. Ce n'est pas vrai. Il n'y aura pas d'accord si le résultat ne nous convient pas tout à fait et pour cela il faudra accepter de parler de l'immigration économique", a-t-il dit soulignant que sur ce point le MR est "sur la même longueur d'ondes" que l'Open Vld et le CD&V. "En attendant, a-t-il encore ajouté, il est faux de dire que le dossier n'est pas géré. "Il existe une législation qu'on applique et tous les jours il y a des régularisations, des refus et des expulsions".

"La question n'est pas de savoir si on régularise quelqu'un qui monte sur une grue ou quelqu'un dont l'avocat parle tous les jours à la radio ou à la TV. Le vrai débat que nous devons avoir aujourd'hui est celui de l'immigration économique.

Va-t-on continuer à fermer nos frontières à certains européens et veut-on que les Polonais continuent à être obligés de venir travailler chez nous clandestinement ou va-t-on enfin leur permettre de venir officiellement? Pourquoi ne pas ouvrir nos frontières pour les métiers en pénurie et permettre bien sûr à ceux qui sont déjà chez nous et qui peuvent travailler dans ces secteur de rester? ", a encore dit le président.

Le thème de cette première université d'été du MR bruxellois était "les conditions d'une croissance économique à Bruxelles".

"En parlant de la formation, de l'entreprenariat et de l'emploi des jeunes, vous avez remis au centre des préoccupations les vrais défis de l'avenir", a encore dit M. Reynders qui a répété les critiques de son parti à l'égard de la politique en matière d'enseignement et de formation en Communauté française et en Région bruxelloise. "Si l'Orbem avait été efficace on n'aurait pas changé son nom en Actiris", a-t-il dit.

A propos du travail des femmes, il a souligné qu'il fallait certes favoriser l'adéquation entre travail et vie familiale sans toutefois trop négliger le premier élément de cette équation. Pour lui, il faut être attentif à ce point. "Il faut aussi insister sur les contraintes du travail. Il y a une telle accumulation de possibilités de congé que certaines entreprises finissent par hésiter à engager une femme".

30 août 2008

« Bruxelles, Région spéciale et spécifique »

« Peeters rompt le pacte des Belges »

Les propos du ministre-président flamand Kris Peeters faisant de la Région bruxelloise une institution « spéciale » non directement associable au dialogue de communauté à communauté constituent une « rupture du pacte entre les Belges », réagit le ministre-président de la Région-capitale Charles Picqué.


Le ministre-président flamand Kris Peeters a répété samedi dans le quotidien Le Soir qu'il était prêt à représenter la Flandre dans un dialogue de communauté à communauté en vue d'une réforme de l'Etat, rappelant qu'à ses yeux la Région bruxelloise ne pouvait y être directement représentée, car elle constitue une entité « spécifique » voire « spéciale ».
Il s'agit à cet égard d'une « rupture du pacte entre les Belges », a indiqué dimanche le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, interrogé par l'agence BELGA.
« Les Bruxellois ont obtenu la reconnaissance de leur Région il y a maintenant vingt ans », a rappelé M. Picqué. « Le fait de ne pas vouloir associer Bruxelles aux discussions sur l'avenir des Belges, c'est faire montre d'un mépris qui devient totalement intolérable », a-t-il ajouté, soulignant que la proposition de M. Peeters visait « la négation d'un million de Belges pourtant intéressés par le sort qu'on entend leur réserver ».
Le ministre-président Picqué a par ailleurs indiqué que la prise de position de son alter ego flamand était aussi intolérable « pour les Flamands de Bruxelles ». Il constate à cet égard que la bonne entente qui caractérise le dialogue entre Wallons et Bruxellois n'est pas de mise entre institutions bruxelloise et flamande. Selon lui, cela s'explique par le fait que « d'un côté, on est traité d'égal à égal, de l'autre, on entend s'occuper des Bruxellois mais sans eux ».

Kris Peeters, Comment voyez-vous Bruxelles ?

A mes yeux, Bruxelles est une Région à la fois spécifique et spéciale, dans le sens positif du terme. Spéciale, parce que c’est la capitale de la Belgique, de la Flandre, de l’Europe. Et spéciale, aussi, parce que c’est une grande ville multiculturelle. J’espère que nous pourrons parler de l’avenir de Bruxelles. Qui peut du reste légitimement dire qu’elle a un problème de financement. Les transferts filent vers la Wallonie en passant au-dessus de la tête de Bruxelles, qui n’a pas son dû.

Bruxelles peut-elle être présente à la table des négociations ?

Nous n’excluons pas Bruxelles du dialogue. Dans l’accord de gouvernement flamand, on précise que la Belgique est constituée de deux entités fédérées, avec une approche spécifique pour Bruxelles et la communauté germanophone. Les francophones disent que Bruxelles est une Région comme la Wallonie ou la Flandre. Je trouve ça un peu étrange, car c’est notre capitale et c’est par définition un statut spécifique. Bruxelles a un potentiel énorme et nous devons l’aider à se développer. Bien sûr, cela concerne les Bruxellois mais aussi les Flamands et Wallons. Parce que c’est notre capitale. Les efforts en matière de financement, nous devons les faire ensemble. Et nous ne pouvons pas, avant même que le dialogue ne soit lancé, apporter une réponse à la question de son statut.


Mais pour les francophones, la présence de Bruxelles à la table, d’entrée de jeu, est essentielle…

Je n’ai pas de problème à impliquer Bruxelles surtout quand on discute de questions bruxelloises. Comme on le fera avec le fédéral. La vraie question, c’est comment et quand. C’est à cela que travaillent les médiateurs. Mais un dialogue de Communauté à Communauté, ça se fait à deux.


Quel statut devrait, selon vous, avoir Bruxelles ?

L’accord du gouvernement flamand précise que Bruxelles doit être une Ville-Région. Je pense que nous avons commis l’erreur, en Flandre, d’avoir des relations difficiles avec Bruxelles, de ne pas y investir assez. Par certaines positions, nous la poussons dans les bras de nos amis wallons. Or, il y a des Flamands qui vivent à Bruxelles. Il faut donc discuter, en toute transparence, dans la confiance, de l’avenir de Bruxelles. Et Bruxelles ne peut pas dire « donnez-nous de l’argent et c’est tout, pour le reste, ne vous mêlez pas de nos affaires ». C’est trop facile et ce n’est pas une attitude très positive.


La crainte du côté francophone, c’est que la Flandre rêve d’une cogestion de Bruxelles par les deux communautés. Fondée ?

Il y a des craintes des deux côtés : en Flandre, on a peur du corridor. On craint que Bruxelles soit annexée par la Wallonie. Pour que le dialogue soit un succès, il faut oublier les peurs et discuter. Pour le reste, je ne vais pas anticiper le débat.

22 juin 2008

Elargir la Région bruxelloise l’enrichirait

Elargir la Région bruxelloise aux 6 communes à facilités de la périphérie engendrerait un apport de 75 millions d'euros à la Région et de 132 millions d'euros à la Communauté française, selon une étude réalisée, sur base des données officielles disponibles, par le FDF.

Les habitants de ces communes ne seraient globalement pas pénalisés dans l'opération, selon cette étude. Dans le scénario le moins optimiste, leur situation resterait fiscalement inchangée.
Pour la Communauté, l'application d'une plus juste clé linguistique de répartition de l'Impôt sur les personnes physiques (IPP) rapporterait quelque 60 millions d'euros par an en sus, ressort-il de cette étude détaillée du centre d'études Jacques Georgin.

09 mai 2008

Ce 8 mai n'est pas celui qui lui plaît

Elle critique sur la fête de l'Iris et les 19 ans de la Région

La secrétaire d'État CD&V , Brigitte Grouwels souhaite une réforme des institutions bruxelloises. Pour éviter, dit-elle, la paralysie.
La Région Bruxelloise fête ses 19 ans, ce jeudi. Mais Brigitte Grouwels garde ses cotillons bien au fond d'une boîte. La secrétaire d'État CD&V, en charge du Port de Bruxelles et de la Fonction publique, estime que le fonctionnement de la Région bruxelloise est aujourd'hui obsolète au regard des défis qu'elle doit aborder, que ce soit en matière d'emploi, d'aménagement du territoire, de mobilité, de logement ou de sécurité.
« Bruxelles n'est pas moins dynamique qu'il y a vingt ans, juge-t-elle, mais les instruments dont elle dispose pour poursuivre cette évolution n'ont pas évolué. »
Selon elle, « ce ne sont pas ceux qui œuvrent pour une réforme de l'Etat qui compliquent l'appréhension des défis socio-économiques », mais, au contraire, « ceux qui tentent de s'opposer à toute réforme de l'Etat qui nous paralysent économiquement ». Au passage, elle décoche une flèche au ministre-président Charles Picqué (PS), dont le récent appel conjoint avec le ministre-président wallon Rudy Demotte (PS) pour créer une fédération Wallonie Bruxelles, « sans les Flamands », revient à « nier la réalité de Bruxelles comme capitale du pays ». Et de proposer un train de réformes dont Bruxelles « a besoin pour son avenir ».
Briser l'inertie des communes. La première réforme « nécessaire » doit permettre d'aboutir à une répartition « plus efficace » des compétences entre la Région et les pouvoirs locaux (communes, CPAS…), estime Brigitte Grouwels. Elle propose notamment : une zone de police unique et une politique régionale en matière de mobilité. Ce ne seraient là que quelques exemples de rationalisation « indispensables » au bon fonctionnement de la Région et des communes. « Dans le cadre de la réforme de l'État, c'est le type de questions qui devraient arriver sur la table. »
Une Communauté d'intérêts à Bruxelles. Il est urgent que Bruxelles renforce sa collaboration avec les deux Régions, juge Brigitte Grouwels. « Les aspirations annexionnistes et autres réflexes bruxello-wallons doivent faire place à ce que l'ensemble du monde économique belge et bruxellois demande depuis des années, plaide-t-elle : le développement d'une communauté d'intérêts socio-économiques reliant Bruxelles à son hinterland flamand et wallon. » Dans le même ordre d'idées, Brigitte Grouwels estime que la Région bruxelloise doit disposer des instruments nécessaires pour répondre à ses défis socio-économiques. Cela suppose des compétences et des moyens propres mais aussi des liens de collaboration et des mécanismes de solidarité avec le Fédéral.
Des communautés volontaristes. La secrétaire d'État appelle à une plus grande contribution financière des deux grandes communautés, afin, notamment, de pouvoir aborder le problème de la qualité de l'enseignement et des formations professionnelles. Et de lancer un appel à la Flandre pour qu'« elle témoigne d'avantage d'émotion positive. La Flandre doit apprendre à aimer Bruxelles. »

Bruxelles aura 375 millions

Beliris finance les grands travaux de la Région bruxelloise

Région bruxelloise. Beliris est adopté. L'Etat fédéral augmente sa dotation à la Région de 15 % sur trois ans. La mobilité est choyée.

Moins une ? Moins deux, plutôt. A deux jours de la chute possible du gouvernement national, Bruxelles vient de se garantir un viatique de trois ans : ce mardi, le gouvernement fédéral a adopté le budget Beliris pour les années 2008-2010. Une somme de 375 millions d'euros (sur trois ans). Selon Laurette Onkelinx, présidente de Beliris depuis 1999, la discussion de l'augmentation des montants, largement supérieure à la hausse des prix, n'a pas fait l'objet de frictions au sein du gouvernement. Beliris est un fonds alloué par l'Etat fédéral qui finance les investissements susceptibles d'améliorer l'image internationale de Bruxelles. La structure, née en 1993, ne concernait au départ que les grandes infrastructures. Aujourd'hui, l'image internationale s'est élargie. Même des projets culturels (d'envergure nationale) sont financés partiellement ou totalement par le fédéral.
« Win-win »
Au début, le budget de Beliris s'élevait à 50 millions d'euros, contre 125 aujourd'hui. Au fil des ans, la structure a rencontré de sérieux problèmes. Le manque de personnel, les lenteurs de fonctionnement (il faut mettre beaucoup de gens autour de la table) et les blocages politiques ont retardé ou plombé de nombreux projets. Actuellement, les sommes antérieures non dépensées (mais budgétées) dépassent les 200 millions. Il n'empêche que l'outil Beliris est indispensable à la santé financière de la Région. Et comme le dit le ministre-président Charles Picqué, Beliris c'est du « win-win » pour le fédéral et la Région : « Les projets financés par Beliris donnent une meilleure image de Bruxelles… et soulagent les finances de la Région. Ces sommes permettent d'octroyer des budgets supplémentaires à d'autres initiatives. »
Autre aspect de Beliris 2008-2010 : son aspect évolutif. L'argent non dépensé est automatiquement reporté. En outre, chaque année, il est possible de faire glisser certains budgets d'un poste en cas de blocage de certains projets. Ce qui offre une plus grande souplesse et donne des coups de pouce salutaires à d'autres projets. Dernier point : le gouvernement a accepté d'octroyer, dans le cadre du premier volet Octopus et en plus de Beliris, une dotation automatique de 35 millions pour la Région et de 30 millions pour la Stib. Il est vrai que 300.000 navetteurs utilisent l'infrastructure bruxelloise.
Impossible ici de reprendre les projets financés par Beliris. Quelques points essentiels, cependant. C'est Beliris qui va alimenter une bonne partie de la politique de mobilité à Bruxelles, avec 200 millions d'euros (sur trois ans). Sont notamment prévues des études (10 millions) relatives à l'extension du métro vers le nord (Schaerbeek) et vers le sud (Uccle, Forest). Autre point capital, les 100 millions pour la mise sur pied du PDI (plan de développement international de Bruxelles), cher à Charles Picqué. Il rend crédible les projets Josaphat ou Delta, par exemple. Enfin, la revitalisation des quartiers pourrait être amplifiée, avec la création de nouveaux contrats de quartier. Les espaces verts (60 millions), la culture (Bozar, la Monnaie) et le patrimoine seront aussi choyés. Enfin, le mont des Arts et ses abords (le projet square) vont faire l'objet de soins particuliers. Il y va de l'image de la capitale.

21 avril 2008

Vanhengel et Smet, « Flamands de service »

Le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) a qualifié sur son site les ministres bruxellois Guy Vanhengel (Open VLD) et Pascal Smet (SP.A) de « plus faibles représentants flamands dans le gouvernement bruxellois depuis vingt ans » et de « Flamands de service » (en français dans le texte).
Il réagissait ainsi aux réactions "plutôt positives" selon lui de ces deux ministres bruxellois flamands à la proposition des ministres-présidents Rudy Demotte (Région wallonne et Communauté française) et Charles Picqué (Région bruxelloise) de créer une institution francophone gérant les matières communautaires avec un ancrage régional prononcé.
"Que ce plan ne souffle mot du sort des Flamands de Bruxelles ne semble pas les affecter. Nous sommes-nous battus pendant des décennies en faveur de garanties constitutionnelles dans les institutions bruxelloises pour les voir maintenant s'évaporer dans Wallo-Brux? ", lance Eric Van Rompuy.
Le député régional considère ce projet comme une mainmise francophone sur Bruxelles et l'antichambre du séparatisme. Il signifie à ses yeux pour Bruxelles la fin de son statut de capitale des deux communautés.
A l'exception de ceux du CD&V, les chefs de file des formations démocratiques flamandes de l'échiquier politique bruxellois avaient réagi plutôt positivement, jeudi, à la prise de position commune des ministres-présidents wallon et bruxellois au sujet de l'avenir des institutions francophones du pays.

18 avril 2008

L’Europe injecte 29 millions pour l’emploi bruxellois

L’Union européenne et la Région bruxelloise se sont mises d’accord sur un nouveau programme commun pour soutenir l’emploi en Région bruxelloise pour la période 2007-2013. Au total ce sont près de 58 millions d’euros que ces deux partenaires publics injecteront, à parts égales, dans l’opération.
Si l’on tient compte de l’inflation, ce sont quelque 10 millions d’euros de moins que pour le programme 2000-2006 dont on a tiré les leçons pour définir les actions prioritaires du suivant. Mais c’est plus que ce à quoi on aurait pu s’attendre, si l’on tient compte de l’ouverture de l’Union européenne à plusieurs nouveaux Etats membres, ont affirmé jeudi le ministre bruxellois de l’Emploi Benoît Cerexhe, et la direction d’Actiris, acteur incontournable du programme concocté avec le Fonds social européen.
Ce Fonds est le bras articulé de l’Union Européenne chargé de gérer le co-financement de plans destinés à améliorer la cohésion économique et sociale sur un territoire donné. La manne européenne servira principalement à financer des mesures pour aider les demandeurs d’emploi à (re)trouver du travail (50 %).
L’accent sera mis sur la lutte contre le chômage de longue durée, contre l’exclusion et la discrimination. Deuxième priorité générale : favoriser l’égalité des chances entre hommes et femmes dans la recherche d’un job (23 % des moyens). Cela se traduira par de nouveaux investissements dans des crèches et d’autres formules d’accueil de la petite enfance.
Des moyens seront enfin injectés pour favoriser les partenariats entre les différents acteurs du marché de l’emploi et mieux les informer sur les besoins en matière d’emplois.
Les partenaires sociaux ont été associés à la préparation du programme opérationnel 2007-2013.

17 avril 2008

Peeters ravi d'avoir en Demotte un interlocuteur "francophone-wallon"

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) s'est déclaré mardi ravi du fait que le gouvernement flamand dispose désormais clairement, en la personne du ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française Rudy Demotte (PS), d'un interlocuteur "francophone-wallon".M. Peeters était interrogé mardi en commission des Affairesintérieures du parlement flamand par le député Sven Gatz (Open Vld), sur l'attitude du gouvernement flamand concernant le récent double mandat de M. Demotte et sa politique annoncée de renforcement des liens entre les entités wallonne, francophone et bruxelloise. Pour Kris Peeters, les francophones ont opté avec Rudy Demotte pour une sorte d'"union personnelle". Il a souligné qu'une fusion entre la Communauté française et la Région wallonne n'était pas à l'ordre du jour et restait même un sujet "sensible", d'après les réactions qu'il a perçues du côté francophone.La Flandre reste partisane d'une coopération renforcée avec la Région bruxelloise, notamment dans les domaines de la mobilité et du travail, a-t-il ajouté. Répétant la nécessité d'un respect mutuel et d'une "loyauté fédérale", Kris Peeters a rappelé que la Flandre n'accepterait aucun élargissement territorial de Bruxelles.

15 avril 2008

Les actes de candidature des bourgmestres réceptionnés

Les nouveaux actes de candidatures à la fonction de bourgmestre d'Arnold d'Oreye de Lantremange (Crainhem), de Francois Van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem) et de Damien Thiéry (Linkebeek) ont été réceptionnés lundi par l'administration du Brabant flamand, a annoncé lundi le gouverneur de la province Lode De Witte. Leur premier acte de candidature avait été rejeté en novembre dernier par le ministre flamand des Affaires Intérieures Marino Keulen (Open VLD) pour non respect, selon lui, de la législation linguistique. Leur nouvel acte de candidature posé officiellement vendredi dernier, est fondé sur une réponse point par point aux arguments du ministre flamand. Les candidats bourgmestres ont notamment estimé que l'interprétation flamande d'une législation linguistique fédérale ne pouvait, à leurs yeux, avoir force de loi."La procédure est identique à celle des autres candidatures de bourgmestres. Le dossier est examiné, dans un premier temps par les fonctionnaires de la Communauté flamande employés dans l'administration provinciale. Je transmettrai ensuite un avis au ministre Keulen. Je ne suis tenu par aucune limite de temps. J'ignore si je dois demander un nouvel avis au procureur général car je n'ai jamais été confronté à la situation présente", a commenté lundi le gouverneur du Brabant flamand. L'opposition flamande de la commune de Wezembeek-Oppem a fait savoir lundi qu'elle comptait interpeller le candidat bourgmestre de Wezembeek-Oppem, François Van Hoobrouck, lundi soir, au sujet de ce nouvel épisode du carrousel autour de la nomination des maïeurs des communes à facilités. Le TAK a annoncé son intention de manifester son désaccord avec cette démarche francophone, à l'arrivée des conseillers communaux.



Le TAK manifeste à Wezembeek-Oppem - lundi 14.04.2008
Environ 25 membres du Taalaktiekomitee (TAK) ont manifesté ce lundi soir, peu avant le conseil communal de Wezembeek-Oppem. Ils entendaient protester contre les nouveaux actes de candidatures à la fonction de bourgmestre introduits par Arnold d'Oreye de Lantremange (Crainhem), François Van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem) et Damien Thiéry (Linkebeek), alors que leur nomination avait été rejetée par le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen.

08 avril 2008

Demotte ouvert à un débat institutionnel serein

Les Francophones sont ouverts aux débats institutionnels, pour autant qu’ils soient dépassionnés, a prévenu mardi le nouveau ministre-président de la Communauté française, dans la Déclaration de politique de l’équipe gouvernementale remaniée.

Devant le parlement communautaire, Rudy Demotte a toutefois appelé la Flandre à revoir ses politiques lorsqu’elles interpellent les institutions internationales et l’a avertie de l’intangibilité de la solidarité Wallonie-Bruxelles.
Le renforcement de la collaboration entre Communauté française, Région wallonne et Région bruxelloise au profit d’une meilleure gouvernance francophone a constitué le fil rouge de la Déclaration du chef de file de la Communauté française et de la Région wallonne devant un hémicycle loin d’avoir fait salle comble.
Désormais, les compétences de la Communauté devront être mobilisées pour soutenir le développement des deux Régions et amplifier tant le plan Marshall en Wallonie que le Contrat pour l’emploi et l’économie à Bruxelles, a expliqué M. Demotte, annonçant des gouvernements conjoints avec la Région wallonne et la Cocof à Bruxelles à intervalles réguliers, dès le 18 avril. Tout cela augure d’un schéma qui pourrait s’imposer à l’avenir, a-t-il dit, faisant aussi référence aux travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles.
Le ministre-président s’est dit heureux du débat institutionnel qui s’ouvre, mais en avoir « assez » des attitudes frileuses : les Francopones sont prêts au débat rationnel et respectueux mais dans l’intérêt de tous, a-t-il souligné. Il a demandé à la Flandre de revoir dans un esprit d’ouverture certaines décisions, critiquées par les institutions internationales, plutôt que dans une attitude de repli sur soi. Rudy Demotte a aussi averti : Bruxelles doit être renforcé et si les Francophones étaient seuls dans ce combat, « chacun devrait alors réfléchir à ce qui est vraiment sa capitale ».
Abordant les dossiers concrets, il a parlé des réalisations de Marie Arena mais aussi des chantiers qui doivent être achevés ; c’est ainsi qu’il a confirmé que son équipe déterminera un dispositif « alternatif » permettant d’éviter les files lors des inscriptions dans les écoles secondaires.
En matière de culture aussi, des chantiers sont ouverts, pour mieux coordonner les initiatives de l’Etat fédéral, des Communautés et Régions en faveur du cinéma notamment. Il a également évoqué les 6 millions que le gouvernement consacrera à l’équipement des écoles techniques et marqué sa volonté de voir le gouvernement approuver d’ici un mois le projet de décret permettant de lancer le partenariat public-privé au profit des bâtiments scolaires.
L’opposition MR et Ecolo a fortement insisté sur le manque de représentation bruxelloise au sein du nouvel éxécutif. Au nom des réformateurs, Françoise Bertieaux a aussi largement décrié l’action de Marie Arena, à laquelle succède M. Demotte, et incité le nouveau ministre de l’Enseignement Christian Dupont à redresser la barre.
Pour Ecolo, Marcel Cheron a souhaité que le gouvernement retrouve la confiance du monde de l’enseignement.

Manque de représentativité pour l’opposition bruxelloise
L’opposition MR et Écolo a fortement insisté sur le manque de représentation bruxelloise au sein du nouvel exécutif de la Communauté française.
Au nom des réformateurs, Françoise Bertieaux a qualifié la « double casquette » de M. Demotte de « tuyau supplémentaire » reliant la Communauté à la Région wallonne. Mais elle souhaite un « pipeline » pour joindre Bruxelles et la Communauté et regrette l’isolement bruxellois au sein du gouvernement de la Communauté.
La chef de file réformatrice a appelé MM. Demotte et Dupont, ces « deux Anciens sérieux » à siffler la fin de la récréation, pour un gouvernement qui riait bien trop sous l’ère Arena.
Continuant à brosser un tableau particulièrement noir de l’ex-ministre présidente, Mme Bertieaux a réclamé une énième fois l’abrogation du décret « Inscriptions », mettant en garde Christian Dupont sur l’erreur qui consisterait à rajouter une couche aux deux décrets précédents, comme on le ferait pour confectionner un Mille-feuilles.
Elle veut aussi que le ministre-président amène le ministre du Budget Michel Daerden à se pencher sur le désendettement de la Communauté et à voir ce qu’il a fait du fonds Ecureuil « par amour pour Fadila ».
Poursuivant dans l’ironie, Mme Bertieaux a encore proposé son aide au CDH qui, au sein de la majorité, devra supporter le poids renforcé du PS.
Pour Écolo, Marcel Cheron a préféré parler de « Bruxelles et Wallonie », plutôt que de Communauté française ; fonder une Communauté sur une langue ne correspond pas à la réalité, estime-t-il.
Il a qualifié la double désignation de M. Demotte de « coup de tonnerre » qui s’est abattu sur la langueur hivernale des travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles. « Didier voulait le faire en 2009 mais Elio l’a fait avant », s’est exclamé le député Écolo. Mais pour lui, l’oeuvre présidentielle est inachevée car la ministre Fadila Laanan ne possède pas le talent de dédoublement de la personnalité que l’on a lorsqu’on siège dans deux gouvernements.
Il a aussi souhaité que le gouvernement retrouve la confiance du monde de l’enseignement.
Sur les bancs de la majorité, Léon Walry a souligné que 80 % des mesures du Contrat pour l’école de Marie Arena avaient été mises en oeuvre. Cet hommage rendu à l’ex-ministre-président ne l’empêche pas d’accueillir « avec enthousiasme » son successeur à l’Enseignement, Christian Dupont.
La composition du nouveau gouvernement emporte son soutien total : « ne sommes-nous pas déjà avec cette nouvelle architecture dans la voie la plus sage ? », a-t-il demandé.
Un langage « défaitiste et caricatural »
Au CDH, Anne-Marie Corbisier a épinglé un langage « défaitiste et caricatural » qui n’a jamais rien arrangé, même quand on se dit prêt à collaborer avec la majorité. A titre personnel, elle a souhaité que l’on profite du moment pour aller « plus loin dans la représentation des Régions et pas seulement la Wallonie ». Ce serait un retour au gouvernement d’il y a 5 ans, un système que la majorité précédente a patiemment détricoté, a-t-elle dit.
Caroline Persoons (MR-FDF) a fait remarquer que le rapprochement politique et institutionnel Wallonie-Bruxelles avait servi régulièrement d’effet d’annonce aux précédents gouvernements de la Communauté. Willy Borsus (MR) a demandé, sans obtenir de réponse, si bientôt, outre un nouveau ministre « double casquette » bruxellois, il n’y aurait pas aussi une nouvelle double casquette wallonne.

20 mars 2008

Le règlement linguistique de Merchtem suspendu

La commune de Merchtem ne va pas maintenir la décision du conseil communal, a expliqué mercredi le bourgmestre, Eddie De Block (Open Vld).Le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, a suspendu la récente décision du conseil communal de Merchtem de taxer doublement les imprimés dans une autre langue que le néerlandais.Le gouverneur estime que l'application du règlement sur les imprimés va à l'encontre du principe d'égalité. Il estime également que ce n'est pas à Merchtem de déterminer dans quelle langue les imprimés doivent être distribués. La commune de Merchtem ne va pas maintenir la décision du conseil communal, a expliqué mercredi le bourgmestre, Eddie De Block (Open Vld)."Nous avons pris cette mesure car nous voulons que les imprimés dans une commune flamande soient distribués en néerlandais, comme les nôtres. Beaucoup d'habitants nous demandent à chaque fois comment il est possible qu'un imprimé dans une seule langue autre que le néerlandais soit diffusé dans notre commune. Nous n'allons pas maintenir cette décision car nous craignons que, comme pour notre ancien règlement sur l'emploi des langues dans les marchés, les autorités flamandes la suppriment", a-t-il dit à l'agence BELGA.

22 décembre 2007

Zaventem : le FDF transmettra un dossier à l’Europe

Le FDF transmettra à l’Europe, en janvier prochain, un dossier « contenant les preuves du mépris des valeurs européennes manifesté par les autorités flamandes », a-t-il annoncé.
Le président du FDF, Olivier MAINGAIN, prend acte « avec satisfaction » de la décision des services de la Commission européenne de vérifier la conformité du règlement de la commune de Zaventem relatif à la vente de terrains communaux aux règles européennes.
Olivier Maingain constate que, après les mises en demeure adressées par l’Union européenne aux autorités flamandes dans le dossier de l’assurance-autonomie, « de nouvelles réglementations discriminatoires émanant d’autorités flamandes inquiètent à juste titre l’Union européenne ».
Pour le président du FDF, les politiques menées par le gouvernement flamand ou certaines communes en périphérie bruxelloise portent atteinte aux valeurs de tolérance et de respect des diversités linguistiques et culturelles que l’Europe entend promouvoir.
Selon lui, les Européens vivant en Belgique expriment de plus en plus leur étonnement, voire leur désapprobation, à l’égard de telles politiques.
Dans le courant du mois de janvier 2008, le FDF transmettra à différents responsables politiques européens un dossier étayé reprenant des preuves de ce mépris des valeurs européennes par les autorités politiques flamandes, poursuit le communiqué.
Et de citer : le refus de nommer trois bourgmestres en périphérie bruxelloise ; le refus du parlement flamand d’approuver la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales ; le refus de donner suite aux résolutions du Conseil de l’Europe ; le règlement communal de Hoeilaert exigeant la connaissance du néerlandais pour l’acquisition de logements ; les amendes administratives infligées aux personnes qui ne satisfont pas aux exigences linguistiques du décret flamand en matière d’intégration ; et les atteintes répétées au régime des facilités linguistiques en périphérie bruxelloise et à Fouron.
En conclusion, le président du FDF souhaite que le pacte pour un Etat belge fédéral renouvelé, tel qu’annoncé par le premier ministre Guy Verhofstadt, s’inspire largement des valeurs démocratiques de l’Union européenne et que toutes les communautés du pays acceptent l’arbitrage des institutions européennes, gardiennes des droits de l’homme et des droits des minorités.

05 décembre 2007

Bruxelles est le plus grand contributeur financier entre régions

L'ancien haut fonctionnaire flamand Rudy Aernoudt affirme dans l'édition de jeudi de Trends-Tendances que la Région bruxelloise est en réalité le plus grand contributeur aux transferts financiers entre régions. Rudy Aernoudt passe les transferts entre régions au crible des recommandations de la commission de spécialistes néerlandophones et francophones, chargée par le gouvernement Verhofstadt II d'affiner la méthode de calcul des transferts. Ces spécialistes étaient investis de cette seule mission méthodologique, non de faire une nouvelle estimation.Rudy Aernoudt, qui s'est illustré ces derniers temps pour ses prises de position déconstruisant certains clichés, s'est proposé de réaliser cet exercice et en conclut que la Région bruxelloise est en réalité le principal contributeur aux transferts entre régions. L'ancien haut fonctionnaire se base sur les chiffres de l'administration de la Communauté flamande, qui a évalué à 5,4 milliards d'euros les sommes partant de Flandre vers la Wallonie (4 milliards) et Bruxelles (1,4 milliard).Il leur applique les trois recommandations méthodologiques des experts flamands et francophones, à savoir baser les calculs sur le critère du lieu de travail (et non du domicile), exclure les traitements des fonctionnaires fédéraux, et considérer les cotisations sociales comme une sorte d'assurance (le critère du lieu de domicile devenant dès lors déterminant, selon ce que préconise la Banque nationale).Il en conclut que les transferts flamands ne s'élèvent plus qu'à 1,6 milliard d'euros, que Bruxelles est le plus grand payeur avec 3 milliards d'euros, ces deux régions payant pour la Wallonie, qui empoche 4,6 milliards d'euros. "La Wallonie reçoit plus de transferts que dans la méthode non corrigée d'Abafim (l'administration flamande), mais c'est Bruxelles qui assume le rôle de Saint-Nicolas", commente Trends-Tendances.

23 octobre 2007

La bourgmestre de Rhode lézarde le front francophone

Une minorité à protéger en signe de confiance

Soirée tendue, hier soir, dans la périphérie bruxelloise. Trois bourgmestres francophones de communes à facilités (Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem) ont fait voter une motion. Objectif ? Réclamer leur nomination – toujours pas entérinée par la tutelle flamande –, le rattachement à la Région bruxelloise et le droit de parler français au conseil communal.Une mise en garde aux négociateurs de l'Orange bleue. Une « provocation » aux yeux des nationalistes flamands – mais la vraie provocation ne vient-elle pas de ces hordes extrémistes venues de la Flandre profonde qui manifestent aux portes des conseils ?
Quelques réalités méritent d'être rappelées. Premièrement, en 1963, des facilités ont été octroyées à la minorité francophone dans six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. C'était un compromis accepté par tous, au moment de la fixation de la frontière linguistique. Depuis, les francophones ont dû en payer une nouvelle fois le prix pour les bétonner dans la Constitution. Il n'est plus question de remettre cela en cause dans un nouveau donnant-donnant communautaire.
Deux : les bourgmestres et présidents de CPAS qui n'ont pas encore été nommés doivent l'être sans délai. Si leur seul « crime » consiste à avoir envoyé des convocations électorales en français, il ne peut se payer d'une exclusion démocratique qui dure depuis bien trop longtemps.
Enfin, gardons la tête froide à l'heure où les négociations gouvernementales vont aborder le noyau dur institutionnel. Dont le fameux symbole de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. Au-delà des invectives, une seule ligne de conduite doit guider les partis francophones : les droits individuels des habitants ne peuvent être entachés. Voter, être jugé, avoir accès à des associations culturelles, suivre un enseignement Une minorité doit être protégée, a fortiori dans son propre pays. Un élargissement de la Région bilingue de Bruxelles en serait le meilleur garant. Onbespreekbaar ? Aux partis flamands, alors, de donner des gages aux plus de cent mille habitants inquiets dans la périphérie. Les formules existent : circonscription fédérale, accords de coopération La confiance communautaire sera à ce prix.


Trois communes à facilités défient la Flandre

Dramatisation en périphérie, autour d'une motion en faveur du français et de l'intégration à la Région bruxelloise. Les conseils communaux extraordinaires de Wezembeek-Oppem, de Crainhem et de Linkebeek ont été chahutés lundi soir.


Trois communes à facilités se rebellent

Les Conseils communaux de Crainhem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek vont voter ce lundi soir une motion exigeant la nomination de leurs bourgmestres et présidents de CPAS, l'adhésion de ces communes à Bruxelles et le droit de parler le français pendant les séances des Conseils communaux.
Trois pavés d’un coup dans la mare communautaire. Dans la périphérie bruxelloise, Wezembeek-Oppem, Linkebeek et Crainhem réunissent ce lundi soir, à 20 heures, leurs conseils communaux pour y soumettre au vote une motion exigeant la nomination de leurs bourgmestres et présidents de CPAS, leur adhésion à la Région bilingue de Bruxelles-Capitale, et le droit de parler le français pendant les séances du conseil communal…
Une vraie motion de défiance à l’égard d’un Leterme Ier toujours en gestation, incapable jusqu’à présent (après plus de quatre mois de crise) de s’entendre sur l’institutionnel.

Et la pression, là encore, de la part du MR-FDF, où sont affiliés les trois bourgmestres qui se rebiffent, soit François van Hoobrouck pour Wezembeek, Damien Thierry à Linkebeek, Arnold D’Oreye à Crainhem. Tous recalés jusqu’à présent par l’autorité de tutelle flamande, au prétexte qu’ils auraient envoyé des convocations électorales en français (celles adressées aux habitants francophones) lors des communales d’octobre 2006, alors que la Flandre exige qu’elles soient rédigées en néerlandais.
Les trois bourgmestres, qui peuvent compter sur l’appui de l’ensemble des francophones dans leurs communes, de tous les partis, sont relayés de près par leur président, Olivier Maingain, celui-ci nous expliquant (lire ci-dessus) qu’il refusera d’entamer de réelles négociations institutionnelles au sein de l’Orange bleue tant que le pouvoir public flamand n’aura pas régularisé la situation des trois mandataires.
Des manifestants extrémistes flamands sont attendus ce soir dans la périphérie bruxelloise, ceux du Taal Aktie Komitee (TAK) et du Voorpost. Ce qui laisse craindre des incidents. Mais ne dissuade pas les bourgmestres de revendiquer leur « bon droit »…
« Il est minuit moins cinq »
François van Hoobrouck nous explique : « C’est bien le moment de sortir du bois, quand on va parler de BHV autour de Leterme. Il est minuit moins cinq pour nous. Les bourgmestres flamands de la périphérie ont, à maintes reprises, proclamé leur exigence : scinder BHV, sans conditions. Ce qui nous isolerait en Région flamande, briserait les liens entre Bruxelles et la Wallonie. Il est grand temps que nous affirmions que nous voulons le rattachement à Bruxelles. Quant à notre nomination, c’est incroyable de voir les autorités flamandes violer les règles de notre démocratie, alors que nous avons été élus largement en 2006, dans le respect strict des règles de notre Etat de droit. »

La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse a décidé de ne pas associer le conseil communal de sa commune aux élus francophones de trois autres communes à facilités, qui ont déposé des propositions de motion visant à mieux asseoir les intérêts des francophones de la périphérie.
Les motions demandent la nomination de bourgmestres francophones des communes à facilités qui est restée en suspens depuis janvier dernier, le droit pour les conseillers communaux de s'exprimer en français et le rattachement à la Région bruxelloise.

La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, Myriam Delacroix (cdH), jette les francophones de cette commune à facilités dans les griffes de la Région flamande, a accusé ce lundi l'échevin et secrétaire général du FDF Eric Libert. Celui-ci a tenu à "prendre clairement ses distances" par rapport à sa bourgmestre, à qui il a reproché de ne pas avoir emboîté le pas aux élus francophones de trois autres communes à facilités. Ceux-ci ont déposé des propositions de motion visant à mieux asseoir les intérêts des francophones de la périphérie bruxelloise.Ces motions, considérées comme des provocations dans les milieux flamingants seront à l'ordre du jour des conseils communaux de Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Kraainem, ce lundi soir. Elles demandent la nomination de bourgmestres francophones des communes à facilités qui est restée en suspens depuis janvier dernier, le droit pour les conseillers communaux de s'exprimer en français et le rattachement à la Région bruxelloise.
La bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse a décidé de ne pas associer le conseil communal de sa commune à cette initiative, au grand dam de l'échevin et secrétaire général du FDF Eric Libert, qui a décidé de ne pas participer à la conférence de presse que celle-ci organise cet après-midi. Pour lui, à l'heure où il est fondamental pour les francophones de prendre une position très claire, Myriam Delacroix "a pris option sur la Région flamande".
Le conseil communal de Rhode-Saint-Genèse est composé de 7 cdH, 4 MR-FDF, 3 MR-libéraux et 3 indépendants.De son côté, le bureau du MR bruxellois a apporté ce lundi son soutien "sans réserve" aux mandataires francophones de la périphérie qui ont décidé la tenue de conseils communaux ce soir. Il a invité ses parlementaires, mandataires, membres et sympathisants, à y faire acte de présence. Pour le Bureau du MR bruxellois, le refus du gouvernement flamand de nommer des bourgmestres plébiscités par leurs électeurs aux élections communales d'octobre 2006 est inacceptable. Le MR bruxellois considère que leur nomination est un préalable à toute négociation sur l'avenir de Bruxelles-Hal-Vilvorde.Il a également rappelé l'exigence du retrait des circulaires du gouvernement flamand qui "cherchent à nier" les droits des francophones de la périphérie. Il a enfin redit sa détermination à obtenir l'élargissement de la Région de Bruxelles si les partis flamands veulent imposer la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. (belga)

EN SAVOIR PLUS: Action du Vlaams Belang et du Voorpost à Wezembeek