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13 juin 2008

Milquet prend des mesures contre les pièges à l’emploi

La ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, a pris un arrêté royal visant à augmenter l’allocation de garantie de revenu (AGR) pour mieux lutter contre les pièges à l’emploi.

L’AGR vise à garantir un revenu minimum aux chômeurs qui acceptent un travail à temps partiel en lui accordant une allocation complémentaire. Cependant, actuellement, on tient compte de la situation de famille du chômeur pour le calcul de l’AGR. Dorénavant, ce sera toujours le supplément le plus élevé qui sera garanti, c’est-à-dire celui accordé aux chefs de famille.
La ministre veut que dans le calcul de l’AGR on ne tienne plus compte du bonus à l’emploi dans le calcul du revenu net du travail. Mme Milquet veut aussi, toujours dans le cadre de la lutte contre les pièges à l’emploi, augmenter le plafond de revenu dans le chef du partenaire du chômeur ayant charge de famille. Elle entend également lutter contre les pièges à l’emploi pour les indépendants.
Le coût des 2 premières mesures (AGR et bonus à l’emploi) est de 15 millions d’euros). Celui des deux autres est de 3 millions d’euros. Ce coût est couvert par l’enveloppe de 18,5 millions d’euros prévue dans le budget 2008 pour la lutte contre les pièges à l’emploi, a expliqué jeudi Mme Milquet lors d’une conférence de presse sur l’évaluation du système des titres-services.
La ministre propose également par ailleurs la défiscalité du bonus à l’emploi, le renforcement de ce bonus, une prime de reprise de travail pour les familles monoparentales. Elle a en outre présenté une nouvelle formule de prime de mobilité pour les chômeurs qui acceptent un travail éloigné de leur domicile ou dans une autre région linguistique.
Ces mesures feront l’objet au sein de discussions au sein de la majorité pour le 15 juillet date à laquelle le gouvernement promet une déclaration non seulement dans le domaine institutionnel mais aussi sur le social.

15 avril 2008

Milquet : du sur-mesure pour les chômeurs

La ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, présente dans les journaux du groupe Vers l'Avenir sa note de politique générale qui prévoit notamment de personnaliser au maximum l'accompagnement du demandeur d'emploi.
La vice-première ministre cdH veut aussi instaurer un complément mensuel de 75 euros pour les travailleurs mobiles et elle dit "oui" aux titres-services "baby-sitting".

La note de politique générale de la ministre de l'Emploi, qu'elle doit présenter mercredi après-midi en commission des Affaires sociales de la Chambre et qu'elle déposera ce lundi à 14 heures au Parlement, s'inscrit dans la volonté annoncée par le gouvernement Leterme 1er de créer 200.000 emplois. "La situation économique est beaucoup moins optimale que prévu. Donc il faut beaucoup de prudence, mais l'ambition est là", affirme Joëlle Milquet.

Pour lutter contre le chômage, la ministre prévoit notamment de personnaliser au maximum l'accompagnement de chaque demandeur d'emploi et notamment d'"amener les jeunes à leur premier emploi".

Elle veut aussi agir en concertation totale avec les partenaires sociaux.

La nouvelle ministre de l'Emploi prévoit également de mettre l'accent sur la discrimination à l'embauche. "En gros, il y a un groupe de personnes qui n'ont aucun mal à trouver un boulot, ce sont les hommes entre 30 et 40 ans. Mais les jeunes, les femmes, les plus âgés, les personnes d'origine étrangère, tous sont discriminés".

"On va doper les incitants pour ceux qui bougent sur le marché du travail". Une première mesure prévue par le conseil des ministres de ce vendredi est une prime mensuelle nette de 75 euros qui sera offerte au travailleur qui accepte d'aller travailler dans une autre région que celle de son domicile. La ministre prévoit aussi une prime de 52 euros pour ceux qui acceptent de passer d'un mi-temps à un temps plein et une prime de 75 euros pour les isolés avec enfant qui acceptent un travail, cela dans le cadre de la lutte contre les pièges à l'emploi.

Enfin, M. Milquet est favorable à un extension du système des titres-services à la garde d'enfants à domicile en dehors des heures d'ouverture des garderies reconnues. Et peut-être un peu aux activités de jardinage mais sans concurrencer le secteur des paysagistes.