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04 octobre 2008

Une PME sur trois changera de mains dans les 10 ans

Selon les spécialistes, pas moins de 30% des PME belges seront confrontées dans les 10 ans à venir à la problématique de la transmission et ce, en raison du fait que de nombreux entrepreneurs de la génération "baby-boom" se rapprochent de l'âge de la retraite, annonce jeudi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans un communiqué.Un trop grand nombre de chefs d'entreprises tardent à préparer leur transmission, courant ainsi le risque de se voir contraints de vendre dans de mauvaises conditions, juge la fédération patronale. "Or, une bonne transmission d'entreprise prend minimum trois ans, uniquement pour les aspects techniques et formels. Si on y ajoute les cruciaux aspects psychologiques et humains, cela peut prendre jusqu'à dix ans", explique encore la FEB.Selon la FEB, le vieillissement de la population, et donc des chefs d'entreprises, n'est pas le seul facteur à l'origine d'une multiplication des entreprises à transmettre. Divers experts constatent également une diminution du nombre de transmissions familiales, même si cette formule reste le mode de transmission largement majoritaire dans les PME. "L'entreprise de 'père en fils' n'est plus une évidence. Il arrive de plus en plus souvent que le fils ou la fille ne veuille ou ne puisse tout simplement pas reprendre les rênes de la société", conclut la FEB.

28 juillet 2008

Elargir le Ring est un "must"

Le monde des entreprises et le secteur de l'automobile considèrent que l'élargissement du Ring au nord de la capitale est d'un intérêt capital. La Fédération des Entreprises de Belgique, la Fédération de Entreprises Belges des Industries de l'Automobile et du Cycle ainsi que Touring Secours ont fait part vendredi de leur soutien sans réserve à ce projet du gouvernement flamand.

Cette prise de position en faveur du projet du gouvernement flamand consistant à augmenter, à terme, le nombre de bandes circulation sur le Ring entre l'E-19 (Bruxelles-Mons) et l'E-40 (Bruxelles-Liège) est diamétralement opposée à celle de Modal shift, une plate-forme d'organisations francophones et flamandes de l'environnement et de la mobilité douce, qui a dit tout le mal qu'elle en pensait, au début de la semaine écoulée.

Pour ces associations, élargir le Ring ne résoudra pas l'équation de la mobilité à moyen et à long terme. Le moyens colossaux que la Flandre se prépare à y injecter devraient être consacrés d'emblée à de projets de transport alternatifs.

"Le transport de marchandises en particulier devrait encore s'intensifier. Il est dès lors nécessaire d'intégrer ce mode de transport dans l'ensemble des mesures envisagées dans le cadre de la mobilité et d'adapter l'infrastructure routière - qui date de plusieurs décennies déjà - aux besoins d'aujourd'hui et de demain. C'est pourquoi l'élargissement du Ring de Bruxelles est un must", ont affirmé pour leur part la FEB, la FEBIAC, et Touring Secours dans un communiqué commun diffusé vendredi.

"Certains pensent qu'on peut résoudre tous les problèmes en promouvant uniquement les transports en commun, le vélo ou les déplacements à pied. Il se font des illusions. Pour de nombreux citoyens, la voiture représente un outil indispensable à leurs déplacements dans une vie bien remplie. C'est une réalité dont les associations pour l'environnement doivent aussi tenir compte", a commenté Thierry Willemarck, administrateur délégué de Touring.

Pour Luc Bontemps, administrateur délégué de FEBIAC, il faut relativiser la crainte d'un plus grand impact sur l'environnement à cause du trafic routier car les constructeurs automobiles se livrent à une concurrence effrénée pour proposer sur le marché les voitures les plus respectueuses de l'environnement. En outre, les émissions des voitures sont au plus haut lors des embouteillages. C'est pour toutes ces raisons qu'une circulation plus fluide est nécessaire, a-t-il ajouté.

De son côté, Philippe Lambrecht, secrétaire général de la FEB, a estimé que les opposants à l'élargissement du Ring devaient être conscients des lourdes conséquences que le statu quo engendre au niveau économique et environnemental.

Plus largement, la FEB, la FEBIAC et Touring ont réagi d'une voix positive à l'annonce par les gouvernements flamand et bruxellois de leur volonté de réaliser des efforts pour mener une politique de mobilité intégrée autour de Bruxelles.

"En tant que plaque tournante du trafic national et international, notre pays a besoin d'une mobilité performante dans laquelle chaque mode de transport est exploité de la manière la plus efficace. Le projet flamand de développement économique START prévoit déjà d'importants investissements dans les transports en commun (Diabolo, RER, ...). Les efforts accrus réalisés par la SNCB, les TEC, De Lijn et la STIB dans et autour de Bruxelles sont également primordiaux. La concertation interrégionale afin de relancer l'emploi entre les régions représente aussi une bonne base afin d'améliorer la mobilité des travailleurs et l'emploi dans et autour de Bruxelles", ont-elles souligné.

A leurs yeux, il est néanmoins nécessaire d'intégrer la route, en tant que mode de transport le plus utilisé, dans l'ensemble des mesures envisagées.

16 juin 2008

Printemps de l'environnement: pas convainquant

"Nous attendons du gouvernement une attitude d'arbitrage réel", relèvent les associations, soulignant que la démarche doit être guidée par l'urgence environnementale, et non le consensus absolu.
Les principales ONG environnementales engagées dans le Printemps de l'environnement ont dressé lundi un bilan mitigé de cette initiative du ministre du Climat Paul Magnette, dont la première phase a été close jeudi dernier. S'ils se félicitent de la dynamique générée par ce processus participatif d'envergure nationale, les environnementalistes déplorent "le manque d'ambition des mesures consensuelles" qui en sont issues.
Ces mesures sont insuffisantes pour affronter efficacement l'urgence écologique, jugent les fédérations Inter-Environnement Wallonie et Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Greenpeace, le WWF, Natagora et Natuurpunt.
Les ONG demandent donc au ministre Paul Magnette (PS) d'entériner les mesures faisant l'objet d'un consensus, mais surtout "d'assumer pleinement sa responsabilité en procédant à des arbitrages courageux" sur les points de divergences.
Parmi les mesures consensuelles, les associations ont relevé la nécessité de développer l'éolien "offshore" (en mer) et d'apporter un cadre réglementaire stable pour attirer et rassurer les investisseurs. L'alignement des accises sur le diesel avec celles sur l'essence semble aussi réunir les acteurs.
En revanche, des propositions des associations en faveur d'un observatoire de la publicité et d'un code de la publicité écologique assorti de sanctions, d'une révision du statut fiscal lié aux voitures de société, ou encore de la remise en question de l'objectif de 10 pc d'agrocarburants proposé par l'Union européenne, n'ont pas pu aboutir à un consensus.
C'est le cas également de la mise en place d'une évaluation des risques socio-économiques des OGM, d'une réglementation "plus responsable" de la publicité et de la vente de biocides et pesticides aux particuliers, ou encore de la mise en place d'une "véritable" fiscalité verte. "Nous attendons du gouvernement une attitude d'arbitrage réel", relèvent les associations, soulignant que la démarche doit être guidée par l'urgence environnementale, et non le consensus absolu.
La Feb craint les mesures populistes
A l'issue de la première phase du Printemps de l'environnement, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a demandé au gouvernement qu'il ne cède pas à la tentation de prendre des mesures populistes au détriment des entreprises, a indiqué lundi son président Rudi Thomaes. La FEB déplore que le ministre du Climat, Paul Magnette, initiateur du Printemps de l'environnement, "ait écarté le débat sur l'option de l'énergie nucléaire".
"Des objectifs chiffrés sont avancés pour la biomasse et d'autres formes d'énergie durable sans qu'on sache si l'approvisionnement énergétique global sera assuré", observe Isabelle Callens, directrice du département économique de la FEB. En matière de mobilité, la FEB préconise une approche globale et cohérente, "pour autant que soit respectée l'autonomie de la concertation sociale". "Nous nous réjouissons d'ailleurs du professionnalisme et du dynamisme mis en oeuvre pour promouvoir les modes de transport alternatifs et durables dans le transport de marchandises", relève Mme Callens.
Concernant la production durable, la FEB souligne les efforts déjà consentis en jouant la carte de l'éco-innovation. "Les autorités peuvent elles aussi soutenir les exportations de technologies vertes belges grâce à des incitants ciblés", suggère la FEB.
"Les pouvoirs publics peuvent également soutenir la consommation durable, via la promotion des achats et des marchés publics durables. Plusieurs secteurs, dont l'industrie alimentaire et la distribution, sont d'ailleurs prêts à y collaborer. Il faut toutefois s'assurer que les propositions bien intentionnées, comme le lancement de multiples écolabels, contribuent effectivement dans la pratique à accroître la prise de conscience écologique", soutient Isabelle Callens.
Les contributions des différents groupes de travail ont été transmises au gouvernement afin qu'il puisse prendre des décisions politiques. "Nous insistons auprès du gouvernement pour qu'il soit attentif à nos préoccupations et qu'il ne cède pas à la tentation de prendre des mesures populistes au détriment des entreprises", conclut Rudi Thomaes.

Un "Printemps" encore trop tiède

Les environnementalistes interpellent le ministre du Climat, Paul Magnette. Les mesures consensuelles sont insuffisantes : il faut "des choix clairs et forts".
Ecoutez J-Y Salliez, secrétaire fédéral de la Fédération Inter-Environnement Wallonie sur Ciel
S'il caracole dans le baromètre de "La Libre", le ministre de l'Energie et du Climat, Paul Magnette (PS), est attendu au tournant par le mouvement environnemental.
A mi-chemin du "Printemps de l'environnement", un processus participatif initié par le ministre Magnette, les fédérations Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, Bond beter leefmilieu, Greenpeace, le WWF, Natagora et Natuurpunt ont présenté lundi leur évaluation. La première phase du "Printemps" s'est terminée le 12 juin, au terme d'un mois de négociations entre les diverses parties prenantes (fédérations patronales, syndicales et environnementales, milieu académique, représentants de l'administration...).
La balle est maintenant dans le camp du politique, qui doit s'approprier le contenu de ce travail issu de 25 groupes articulés autour de quatre thématiques (modes de production et de consommation et biodiversité; énergie; mobilité; santé).
Le mouvement environnemental se réjouit qu'on ait ainsi lancé un processus inédit en matière d'environnement, soulignant la richesse des échanges comme l'implication des divers acteurs.
Mais les environnementalistes regrettent la faiblesse globale des résultats engrangés, très hétérogènes en fonction des groupes de travail et des ateliers concernés. Le travail du "Printemps" a permis de dégager un certain nombre de mesures consensuelles. Comme la nécessité de développer l'éolien offshore et d'apporter un cadre réglementaire stable pour attirer et rassurer les investisseurs. Ou l'alignement des accises sur le diesel avec celles sur l'essence.
Pas de demi-mesure
Pas de quoi crier victoire pour autant, dit le mouvement environnemental. Parce que des propositions majeures ont elles buté sur des désaccords importants. La liste est longue : la mise en place, sous l'autorité des pouvoirs publics, d'un observatoire de la publicité et d'un code de la publicité écologique et contraignant, assorti de sanctions claires; la révision du statut fiscal lié aux voitures de société; la remise en question de l'objectif de 10 pc d'agrocarburants proposé par l'Union européenne...
Si les environnementalistes déplorent le manque d'ambition des mesures consensuelles, "insuffisantes, de toute évidence, pour affronter l'urgence écologique", ils demandent au ministre Magnette de les entériner et, surtout, "d'assumer pleinement sa responsabilité en procédant à des arbitrages courageux" sur les autres points où il n'y a pas d'accord. "L'heure n'est plus à la demi-mesure et au ménagement des susceptibilités et intérêts sectoriels. La situation exige des choix clairs et forts", insiste le mouvement environnemental. "Le ministre Magnette a désormais toutes les cartes en mains. A lui de jouer !"

05 juin 2008

La FEB veut simplifier le statut des jobistes

La fédération des employeurs préconise une simplification du cadre légal du travail des étudiants et plaide pour un régime unique s’appliquant à toute l’année civile.
La fédération des employeurs propose un maximum de 53 jours de travail (ou 400 heures) pour les étudiants et une cotisation de solidarité identique durant l’année, a annoncé jeudi la FEB.
Actuellement, les étudiants peuvent travailler 23 jours durant les vacances d’été et 23 autres jours durant l’année. L’employeur et l’étudiant ne paient pas de cotisations ONSS mais une cotisation de solidarité dont le taux diffère en été ou ailleurs dans l’année.
Quand la limite est dépassée, l’employeur doit alors payer des cotisations ONSS complètes non seulement pour les prestations qui dépassent la limite, mais aussi pour tous les jours prestés par l’étudiant. « Dans la pratique, l’employeur doit se fier à la déclaration sur l’honneur de l’étudiant pour savoir si celui-ci n’aura pas presté plus de jours que le maximum autorisé », souligne la FEB. « Les deux systèmes, assortis de taux ONSS différents selon le moment de l’année, et la déclaration sur l’honneur de l’étudiant rendent le système actuel inutilement compliqué et sont source d’insécurité juridique pour les employeurs ».
La FEB propose donc un maximum annuel de 53 jours (ou 400 heures) pour chaque étudiant jobiste, une cotisation de solidarité identique durant toute l’année et fixer la limite annuelle maximum du nombre de jours ou d’heures prestées par employeur et non par étudiant. « Les employeurs bénéficieront ainsi d’une plus grande sécurité juridique et l’ONSS pourra opérer ses contrôles plus facilement. Ces adaptations simplifieraient sensiblement les règles du jeu pour les étudiants et les employeurs. Les deux parties y gagneraient », conclut la FEB.

18 avril 2008

Yves Leterme : « fermeté, sang-froid et confiance »

« L’évolution économique requiert de la fermeté, du sang-froid, sans céder à la panique », a déclaré le Premier ministre à l’occasion du renouvellement de la présidence de la Fédération des entreprises de Belgique.


Le vieillissement de la population, la position concurrentielle de la Belgique, la hausse des prix de l’énergie représentent autant de défis à relever alors que le contexte économique s’est considérablement dégradé ces derniers mois, a déclaré le premier ministre Yves Leterme, jeudi, à l’occasion du renouvellement de la présidence de la FEB.
Concernant la situation économique, Yves Leterme a insisté sur la mauvaise conjoncture actuelle, évoquant le fait que le Fond monétaire international venait de diminuer de 0,2 % ses estimations de croissance pour la Belgique, tandis que l’inflation est au plus haut (4,4 %) depuis le mois de mars. « L’évolution économique requiert de la fermeté, du sang-froid, sans céder à la panique », a déclaré le Premier ministre.
Selon Yves Leterme, « chaque décennie connaît des défis socio-économiques qui lui sont propres. Les années quatre-vingt ont essentiellement été placées sous le signe du rétablissement de la compétitivité des entreprises. Les années nonante ont apporté un rétablissement de l’équilibre budgétaire et l’introduction de l’euro. La première décennie du 21e siècle met la pression sur notre système socio-économique, le modèle dit rhénan ».
Le Premier ministre s’est toutefois déclaré confiant dans la capacité des partenaires sociaux à mener à bien la concertation sociale en Belgique et à parvenir à concilier les impératifs de croissance économique et de viabilité de l’Etat-providence. « Nous devrons être sélectifs, tant à l’égard des demandes de réductions des charges que des demandes d’augmentation des allocations », a ajouté Yves Leterme, en s’adressant aux partenaires sociaux. La concertation sociale « est nécessaire et un consensus social est plus qu’indispensable. Je souhaite dès lors utiliser les prochains mois pour créer un climat de confiance », a-t-il encore averti.
À l’attention du futur président de la FEB, Thomas Leysen, par ailleurs issu de la même promotion que lui, Yves Leterme a souligné « la mission difficile mais extrêmement passionnante » qui attend le patron de la société Umicore en tant que président du « groupe des 10 » dans le cadre de la négociation de l’accord interprofessionnel. Yves Leterme a également salué l’engagement de Jean-Claude Daoust, le « patron des patrons » sortant, qui s’est vu remettre la distinction honorifique de « Commandeur de l’Ordre de Léopold ».

Leysen est le nouveau président de la FEB
Thomas Leysen, le patron d’Umicore, est devenu officiellement jeudi le nouveau président de la Fédération des entreprises de Belgique, succédant à Jean-Claude Daoust. L’écologie et le développement durable mais aussi les négociations en vue de la conclusion du prochain accord interprofessionnel figurent au menu de sa présidence. BelgaNé en 1960, ce qui en fait le deuxième plus jeune président de la FEB, juriste de formation, Thomas Leysen entame un mandat de trois ans à la présidence de la FEB et suit par la même occasion les traces de son père, André Leysen, lui-même ancien président de la fédération patronale.Lors de son discours d’intronisation, le nouveau « patron des patrons » a d’emblée évoqué les défis majeurs que représentent à ses yeux l’environnement et l’énergie ; le développement durable étant selon lui la seule voie pour concilier préservation de l’environnement et prospérité matérielle. « Le développement durable n’est pas, pour moi, un concept marketing à la mode mais bien une nécessité », a-t-il dit à ce sujet. Le nouveau patron de la FEB espère un changement de mentalité parmi les citoyens et une prise de responsabilité des pouvoirs publics. « Les entreprises et les entrepreneurs ont aussi un rôle à jouer. Les entreprises doivent être perçues comme une partie de la solution et non pas comme une source de problèmes », a-t-il ajouté, tout en mettant l’accent sur la nécessité de développer des innovations technologiques et sur sa volonté de faire de la FEB une organisation patronale « bright green », c’est-à-dire conscientisée à la question écologique.Concernant le domaine énergétique, Thomas Leysen a plaidé en faveur d’une combinaison entre énergies renouvelables et nucléaires. « Le défi énergétique est à mes yeux le plus important. On voit déjà les limites aujourd’hui de l’approvisionnement en pétrole. Il n’y a pas une solution magique mais une série de réponses », a-t-il martelé. « Tant que les énergies renouvelables ne donnent pas leur plein potentiel, il faut garder le nucléaire plutôt que d’avoir recours à des sources d’énergie émettant plus de CO2. Le nucléaire n’est pas une solution idéale, étant donné le problème des déchets, mais c’est la solution la plus gérable à moyen terme. Il faut prolonger la durée de vie des centrales nucléaires en Belgique et construire en Europe des centrales de la troisième génération ».« Les négociations sociales ne s’annoncent pas faciles »Le nouveau président de la FEB est également revenu sur la crise politique qu’a traversée la Belgique en 2007. Une crise qui n’a pas fait de bien « à l’image de la Belgique et à celle de ma région, la Flandre », a-t-il concédé. S’agissant de la concertation sociale en Belgique, à laquelle il dit croire, Thomas Leysen a également reconnu qu’en raison d’un contexte de ralentissement économique, « les négociations professionnelles ne s’annonçaient pas faciles ». Selon lui, « l’objectif majeur de la prochaine négociation interprofessionnelle doit être la création de 500.000 emplois d’ici 2020 afin d’atteindre un taux d’activité en Belgique proche de 70 % ». Le nouveau président de la FEB a en outre souligné l’importance du respect de la paix sociale par les organisations syndicales, « sous peine de compromettre la légitimité de la concertation sociale ».Thomas Leysen a enfin fait part de la nécessité, selon lui, d’une meilleure efficacité des autorités publiques en Belgique. Comparant la situation belge (18,2 % des travailleurs sont occupés dans le secteur public), à la situation néerlandaise (13,8 %) et finlandaise (12,4 %), il s’est exprimé en faveur de mesures destinées à augmenter l’efficacité et à réduire les coûts des pouvoirs publics. « Il faut avoir le courage de s’attaquer à ce problème », a-t-il conclu.