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24 mai 2007

La réforme du cumul des mandats n'est pas appliquée

Dix-huit mois après le vote du décret instaurant le principe d'une déclaration de mandats pour les élus locaux et cinq mois après l'installation des conseils communaux, les arrêtés d'application de ce décret ne sont toujours pas pris. En cause ? Ce décret « est impraticable », selon le ministre Philippe Courard (PS), en charge des pouvoirs locaux, qui a envoyé une circulaire en ce sens à l'ensemble des secrétaires communaux wallons.
Le décret, qui avait été voté aux forceps le 8 décembre 2005 par la majorité PS-cdH, devait être « la grande oeuvre éthique du gouvernement wallon ». Selon la version officielle de Philippe Courard : "Administrativement, le texte était trop lourd [...] La décision était forte mais impraticable".
Le Soir affirme quant à lui que la raison semble nettement plus politique, le "décret étant clairement jugé imbuvable par la plupart des mandataires locaux et un grand nombre de députés wallons (qui sont parfois les mêmes d'ailleurs), qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition".
Philippe Courard va donc réformer sa réforme. "Le système sera plus souple. Désormais, les élus ne devront plus faire qu'une seule déclaration", a posteriori, "pour l'ensemble de leurs mandats. Un contrôle sera exercé par le futur Office wallon", précise Philippe Courard.

28 avril 2007

Van Cau cède son poste d'administrateur de la CPH

Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS) n'est plus membre du conseil d'administration de la banque coopérative CPH. La direction de la banque et l'ancien ministre président wallon ont décidé d'un commun accord de ne pas proposer à l'assemblée générale de renouveler son mandat pour une nouvelle période de 6 ans. Un membre du comité de direction de CPH Life, Marc Meurant, "hérite" du siège laissé vacant. M. Van Cauwenberghe était administrateur de la banque depuis la fin des années 1980. Il en était aussi vice-président. Une information à retrouver dans les colonnes de « L'Echo ».

13 février 2007

Déclaration de patrimoine

12/02/2007

Déclaration de patrimoine : le parquet va poursuivre !


Depuis 2005, 8.037 mandataires publics sont tenus de déclarer leur patrimoine. 6 % ne l'ont pas fait !
BRUXELLES Et certains qui refusent, en dépit des rappels, de dévoiler leur patrimoine, seront poursuivis par le parquet devant le tribunal correctionnel. Selon nos infos, la menace concerne déjà une demi-douzaine d'élus. Le parquet de Bruxelles entreprend le suivi judiciaire systématique de tous les mandataires publics qui négligent depuis 2005 de rentrer à la Cour des comptes une déclaration énumérant leurs mandats doublée d'une seconde déclaration détaillant leur fortune personnelle.
Le 26 juin 2004, la Belgique s'est engagée dans la voie d'une certaine transparence. La loi exige que tous les élus, du niveau fédéral au niveau communal, fassent déclaration de leur patrimoine à la Cour des comptes. 8.037 ont respecté les délais. 532, soit quand même 6,6 %, ont négligé : ces 532 dossiers sont au parquet de Bruxelles. Un rappel leur a été adressé. Au 11 août 2006, ils étaient encore 374 élus à ne pas avoir communiqué les renseignements exigés et c'est pour les y forcer que le collège des procureurs généraux prépare des poursuites judiciaires. Des amendes sont prévues. Il existe une volonté judiciaire de la faire appliquer. Comment ?
Les 532 dossiers ont été triés et répartis entre tous les parquets selon le lieu du domicile. Chaque dossier a donné lieu à une enquête de police. Ainsi, la police locale d'Arlon a dû demander à Antoine B. pourquoi il n'avait pas fait la démarche : la réponse a été actée sur P.-V.
Idem pour Michel G. à Malonne; Emmanuel H. à Braine-l'Alleud; Luciano D. à Colfontaine; Geneviève G. à Mons; Claude B. à Hastière; Chantal B. à Frameries; Sébastien M. à Vieux-Genappe; Didier S. à Obourg; etc.
Cette étape est à présent terminée et les dossiers sont centralisés à Bruxelles, au parquet qui se charge de poursuivre en correctionnelle, par voie de citation directe, celles et ceux qui auront refusé la transaction - de 100 à 1.000 € - infligée. Donc déjà au moins une demi-douzaine !
Depuis 2005, sont tenus de déclarer leur patrimoine : tous nos ministres et secrétaires d'État; parlementaires nationaux et européens; gouverneurs de province; députés permanents; bourgmestres, échevins, présidents de CPAS, administrateurs d'intercommunales, fonctionnaires dirigeants, chefs de cabinet et adjoints, etc. Le but étant, le cas échéant, de permettre à un juge d'instruction d'examiner l'écart entre l'entrée et la fin dudit mandat.

18 décembre 2006

Simons: je percevrai 2.900 euros nets par mois

MAJ 19/12/2006

Simons à la tête du conseil d'Action sociale à Bruxelles
lundi 18.12.2006, 20:30La séance du conseil communal de Bruxelles consacrée à l'élection du conseil d'Action sociale s'est déroulée ce lundi après-midi sans incident notable. Avec 32 voix, l'Ecolo Henri Simons a obtenu le meilleur score. Les candidats du VLD et du Vlaams Belang n'ont pas été élus.

Henri Simons attaque la DH et Trends Tendance
Henri Simons, ex-échevin de Bruxelles-ville.
Désormais Administrateur-délégué de l'Atomium.


Le futur ex-Premier échevin de la Ville de Bruxelles Henri Simons (Ecolo), appelé à endosser la fonction d'administrateur-délégué de l'Atomium, a annoncé jeudi le dépôt d'une plainte et une action en réparation contre le quotidien la Dernière Heure au sujet d'informations à propos de son futur salaire à ce poste, et d'une autre contre le magazine Trends Tendance, la source des chiffres "pas même vérifiés" par La Dernière Heure, a-t-il ajouté.Dans une article intitulé "Henri Simons a plus que les boules", le quotidien affirme que celui-ci "s'est dégotté un joli placard en acier flambant neuf". Il cite les chiffres suivants avancés par Trends Tendance dans ses "Confidentiels": 5000 euros nets par mois soit (près de) 10.000 euros bruts auxquels il faut ajouter les charges de l'ONSS que le quotidien estime quant à lui à 35 % du montant. "Il n'est pas dans les habitudes de rendre public le montant des rémunérations dans le privé, mais je me dois, dans le cas présent, de le faire pour défendre mon honneur et la vérité: je percevrai 2.900 euros nets par mois, ce qui est inférieur au salaire d'un échevin", a tenu à préciser ce jeudi Henri Simons, en déplacement aux Pays-Bas.Celui-ci a rappelé que dans cette nouvelle fonction, il aurait la responsabilité de la gestion d'une entreprise d'une quarantaine de personnes. A titre de comparaison, il a avancé le montant de la rémunération qu'il est prévu d'octroyer au directeur du Botanique: 3.300 euros nets. Henri Simons a enfin dit apprendre par le quotidien qu'il (lui-même) avait un projet de création d'un magazine axé sur le monument-édifice. (belga)

Bruxelles sous l'ère d'Henri Simons

Un mois avant sa sortie, Henri Simons, échevin de l'urbanisme de la ville de Bruxelles, revient sur 12 ans de pouvoir. «Mon bilan urbanistique peut être remis en cause, pas la méthodologie ni la modernité de l'intervention», dit-il.

Tout au long de ce mois de novembre, Henri Simons va s'occuper de son «déménagement». De quoi libérer les lieux - au 12 éme étage du Centre Anspach - pour que s'y installe, le 4 décembre, le nouvel échevin de l'urbanisme de la ville de Bruxelles. Déjà, il a fait le vide dans son bureau. Incontestablement, l'homme aux lunettes colorées (celles chaussées aujourd'hui sont... sombres) accuse le coup: douze ans dans la même boîte (1995-2006), ça compte; avec un préavis d'à peine deux mois de surcroît!


«La campagne et les élections expliquent aussi sa mine fatiguée», corrige une de ses collaboratrices.

suite ...

Adieu M. l'échevin, bonjour M. l'administrateur délégué
Un certain regard sur l'architecture

07 décembre 2006

D'autres "affaires" à Charleroi ?

MAJ 07/12/06


Perquisitions à Marchienne-au-Pont et Châtelet (07/12/2006)
Il s'agit de dossiers relatifs à la passation de marchés publics selon le parquet

Des perquisitions ont été menées ce jeudi à l'Hôtel de Ville de Marchienne-au-Pont mais aussi à l'Hôtel de Ville de Châtelet, a-t-on appris auprès du parquet de Charleroi. Il s'agit dans chaque cas de dossiers relatifs à la passation de marchés publics, et particulièrement de marchés relatifs à des achats de photocopieuses.Il semble bien qu'on se soit trouvé dans chacun de ces dossiers, en présence de marchés scindés pour éviter l'appel d'offres obligatoire en cas de marchés publics. Il serait également question de soumissions de gré à gré qui auraient finalement abouti à la sélection de matériel plus coûteux que la normale, de faits de corruption touchant des fonctionnaires qui auraient accepté ces marchés.Dans la matinée, on a appris que le directeur et la directrice adjointe de l'OGMF (Officie général des Marchés et Fournitures) de Charleroi étaient entendus par les enquêteurs, qui ont emmené un important volume de documents. Des perquisitions ont également eu lieu au siège de sociétés établies dans la région de Charleroi et vendant des photocopieuses, et qui avaient participé à la passation de ces marchés.


Charleroi le séisme : un raz-de-marée (05/12/2006)


Le livre révélation offre un nouvel éclairage mais soulève surtout des questions

Trahisons, complots, manoeuvres, ambitions, chutes... Le livre intitulé Charleroi le séisme présenté officiellement hier entend décrypté sous un jour nouveau les affaires qui secouent Charleroi depuis plus d'un an. Et la publication n'a pas provoqué un séisme... mais un véritable raz-de-marée : après seulement quelques heures, l'ouvrage était déjà en rupture de stock dans les librairies carolos. L'éditeur Luc Pire qui avait opté pour un tirage prudent va pouvoir relancer les rotatives...
De fait, la mèche était allumée dimanche sur le plateau de la RTBF : l'auteur, Didier Albin, jetant un silence glacial parmi les invités en parlant ouvertement de la Loge maçonnique. C'est l'une de ses thèses : "Pour expliquer, on a souvent cru que l'Union Socialiste Communale dictait, imposait ses décisions au collège qui en faisait de même avec la majorité au conseil. Pour moi, à Charleroi, il y a une autre instance qui n'a pas de fondement démocratique qui prend les décisions : des loges maçonniques affairistes où certains ont des idées précises derrière la tête. Pour les uns, entrepreneurs, c'est obtenir des marchés où couler du béton, pour les autres, architectes, de promouvoir des projets. Si Olivier Chastel s'y est fait introduire, c'était pour nourrir son ambition politique de devenir autre chose que la mouche du coche, d'arriver à être le contrepoids de Van Cau".
Selon l'auteur, une conjonction de faits abouti à l'éclosion des scandales : "l'arrivée du nouveau Procureur Christian De Valkeneer - qui connaît Charleroi par l'affaire Carlier- le déclin de Van Cau - dont Di Rupo en a marre après vingt ans de rumeurs - la montée d'une nouvelle génération au PS - les rénovateurs qui piaffent d'impatience - et l'ambition de Chastel qui cherche le beau coup médiatique".
Aussi, l'auteur assume de nouvelles pistes. L'une concerne Lucien Cariat : "par des témoignages, on apprend qu'un véritable trafic international de déchets avait été mis en place à l'ICDI avec une comptabilité parallèle : l'argent versé de la main à la main pourrait expliquer celui découvert dans le coffre de l'ancien échevin dont on sait aujourd'hui aussi que des comptes se trouvent en Suisse". L'autre concerne l'échevin Jean-Pol Demacq qui cumul sa fonction avec un poste de directeur dans une ASBL, Famille retrouvée. Un statut ambigu qui a poussé Ecolo à réclamer une nouvelle fois que les échevins socialistes sortants ne siègent pas dans le collège de coalition. Ce qui n'a pas empêché l'intéressé de prêter serment.
V.D.
© La Dernière Heure 2006

D'autres "affaires" à Charleroi ?

Le livre "Charleroi, le séisme" fait, avec du recul, le point sur les "affaires.". Il dévoile de nouveaux cas douteux. Jean-Pol Demacq y est mis en cause.
Le nouveau conseil communal de Charleroi n'était pas encore installé, hier soir, que les "affaires" faisaient à nouveau parler d'elles. Lundi matin, Didier Albin, journaliste indépendant et carolo, présentait son livre intitulé "Charleroi, le séisme". On y retrouve les scandales qui secouent le pays noir depuis plus d'un an, leurs têtes pensantes, leurs coups bas, les magistrats et enquêteurs, etc. Le tout présenté sur un fond de franc-maçonnerie.
De "la Carolorégienne" à la chute de Jacques Van Gompel, en passant par les affaires De Clercq, Cariat, ICDI, le journaliste tente d'exposer avec recul les mécanismes qui ont amené le pouvoir carolo dans la mélasse qu'il connaît aujourd'hui.
Entre autres, Didier Albin insiste sur des liens qui existent entre une loge maçonnique, dans laquelle Van Cau comme Chastel partageraient d'autres choses que des coups bas, et tout le système politique carolo. "Jusqu'à présent, on a toujours dit que tout ce qui était décidé au collège et au conseil communal l'avait d'abord été à l'Union socialiste communale", précise l'auteur. "On découvre maintenant qu'il y a une instance sans fondement démocratique où certaines personnes se rendent avec des projets affairistes."
Nouveaux scandales
Si l'auteur pose au terme de son travail encore beaucoup de questions, il dévoile des faits actuels tout aussi interpellants.
Jean-Pol Demacq, le bourgmestre faisant fonction au départ de Jacques Van Gompel, y est mis en cause. Didier Albin affirme que l'ancien premier échevin et échevin au sein du nouveau collège mène une "double vie". Sur base du cahier d'observation de la Cour des comptes 2004-2005, l'auteur explique que, "à l'inverse - et d'ailleurs à l'insu - de ses collègues, il n'exerce pas son activité de responsable politique à temps plein." Il serait occupé, l'équivalent d'un ¾ temps, par un poste de directeur dans l'ASBL "La famille retrouvée", une institution de placement familial subventionnée par les CPAS et la Communauté française.
Si Demacq ne le réfute pas, il se justifie par rapport à l'interrogation de l'auteur qui met en doute la compatibilité des deux fonctions. Demacq fait remarquer que ce cumul est tout à fait autorisé. Qu'il lui a été permis parce qu'il a exercé ses fonctions extérieures dès 1969, avant de devenir échevin à Charleroi.
Mais au-delà de la question des statuts et de leur compatibilité, l'auteur soulève un problème de rémunération. La Cour des comptes épingle que des barèmes supérieurs à ceux autorisés par la réglementation sont attribués au personnel de l'association. "C'est ainsi que pour ses prestations, Jean-Pol Demacq perçoit en 2001 un complément de rémunérations d'un peu plus de 11 000 euros", affirme l'auteur. "Il s'ajoute à son traitement de directeur et à ses indemnités d'échevin." Ce que Jean-Pol Demacq s'est empressé de réfuter, se disant heurté par l'idée qu'il aurait pu empocher cet argent au détriment d'enfants en difficultés et de famille d'accueil.
D'un autre côté, "la gangrène pourrait encore s'étendre", précise le journaliste en référence à une autre affaire. Celle-ci concerne une vente d'un ensemble immobilier six ou sept fois en dessous de sa valeur et dont le procureur du roi de Charleroi, Christian De Valkeneer, aurait été informé en novembre dernier.
Une vente qui met en cause l'asbl "Solidarité et Modernisme", liée aux Mutualités socialistes. Elle aurait cédé pour une somme de 118 000 euros un ensemble d'appartements à Donato Mignone, patron de la SPRL Domi. L'ensemble devrait rapporter au nouveau propriétaire 5 000 euros par mois, ce qui lui permettrait d'amortir l'opération en deux ans. Un beau cadeau, conclut l'auteur. Reste à en découvrir le pourquoi.
(avec Belga)
Didier Albin, "Charleroi, le séisme", éditions Luc Pire, 150 pages, 20 euros
© La Libre Belgique 2006

05 décembre 2006

L'installation des conseils communaux

La mise en place des nouveaux conseils communaux issus des élections communales du 8 octobre dernier avait lieu hier soir dans la plupart des 262 communes de Wallonie. Compte tenu du climat politique actuel, l'installation des nouvelles majorités ne s'a été assez tendue dans certaines villes et communes A Charleroi, la cérémonie a été marquée par plusieurs incidents. Un partisan de l'échevine PS Evelyne Druart est intervenu depuis la salle comble, en début de séance pour demander sa désignation dans le nouveau collège. Mais l'incident le plus vif est survenu quand un élu Front national, Olivier Delcourt, a effectué un salut fasciste au moment de prêter serment, la main gantée, et sous les huées de la foule. Enfin, une conseillère Ecolo a voulu prêter serment en jurant fidélité au roi et aux habitants de Charleroi, ce qui lui a valu un rappel à l'ordre du bourgmestre faisant fonction, Jean-Paul Demacq.
Soirée houleuse à Binche, où les conseillers communaux sont arrivés à l'hôtel de ville peu avant 20 heures, sous les huées et les applaudissements, en fonction des partisans de chacun des deux camps. L'arrivée de Marie-Rose Trézenies, élue qui a fait basculer la majorité sortante par son revirement politique après le scrutin, a été accompagnée aux cris de "vendue", tandis que d'autres applaudissaient. La police de Binche veillait à la sécurité dans la salle du conseil et aux abords de l'hôtel de ville. Plus de trois cents personnes étaient présentes, peu avant 20 heures.
Dans la capitale wallonne, l'ex bourgmestre Bernard Anselme qui avait d'abord annoncé qu'il quittait la politique siègera finalement dans l'opposition en tant que conseiller communal. Le pacte de majorité signé entre les élus cdH (13 élus), Ecolo (10), MR (9) a été déposé au nouveau conseil communal qui a donc installé lundi soir son nouveau bourgmestre Jacques Etienne (cdH), les neuf membres du collège échevinal, et a désigné le président du CPAS: Philippe Defeyt (Ecolo) ainsi que Denis Mathen (MR) à la présidence du Centre Hospitalier Régional (CHRN).
A Huy, la note de politique générale était à peine présentée que déjà le ton est monté dans la salle du conseil communal. La bourgmestre Anne-Marie Lizin a voulu passer outre l'ordre de préséance. Ce qui lui a valu une riposte de Joseph George et Philippe Charpentier (Ensemble). Pour la première fois depuis l'installation d'Anne-Marie Lizin comme bourgmestre en 1983, la majorité PS est contrainte de partager le pouvoir avec un partenaire, à savoir le MR. A Liège comme à Mons le premier conseil communal a été plutôt calme, le pacte de majorité a été approuvé majorité contre opposition.

01 décembre 2006

Le salaire de vos élus

Le salaire de vos élus

Liège : Le bourgmestre évoque le fonctionnement de la Ville
Un serment de transparence
Combien gagnent le bourgmestre et les échevins ? Quels sont leurs avantages ?

L 'audit de la Ville de Charleroi confirme combien la majorité socialiste a jeté l'argent du contribuable par les fenêtres. Mal gouvernance, abus de pouvoir, absence de contrôle : l'état des lieux donne la nausée.
Qu'en est-il de l'autre grande ville wallonne ? Parce qu'elle a déjà eu ses affaires, Liège a fait le ménage. De là à dire que tout est propre, il y a un pas que même le bourgmestre Willy Demeyer ne franchit pas : « S'il y a des irrégularités, c'est à mon insu et à l'insu du secrétaire communal. »

Dans un souci de transparence, Willy Demeyer a réuni la presse mercredi pour expliquer comment fonctionnent la Ville et le collège. « Nous travaillons en collégialité. Chacun s'occupe de ses dossiers, mais chacun a un droit de regard sur les dossiers des autres. Il n'y a pas de chasses gardées. » Le politique contrôle aussi l'administration de la Ville, et vice versa. « Le secrétaire communal contresigne tout ! »
Rémunération. Dans les villes de la taille de Liège, bourgmestres et échevins gagnent, comme le prévoit la loi du 4 mai 1999, respectivement 120 % et 75 % du montant maximum du barème de salaires du secrétaire communal. Willy Demeyer perçoit un peu plus de 110.000 euros brut par an ; les échevins, un peu plus de 80.000 euros. S'ils exercent d'autres mandats rémunérés, le montant total des traitements, indemnités, jetons de présence, avantages, ne peut dépasser une fois et demie l'indemnité des parlementaires de la Chambre des représentants. Prenons l'exemple du nouvel échevin CDH Benoît Drèze, déjà député fédéral. « Son revenu d'échevin sera raboté. C'est une bonne opération pour la Ville... »
Voiture de fonction. Les membres du collège et des hauts responsables de l'administration disposent d'une voiture de fonction (une Volvo S80) avec chauffeur et carte carburant - la Ville en loue dix-huit. Le kilométrage est limité dans les contrats à 40.000 km par an pour le bourgmestre, 15.000 à 20.000 pour les échevins. L'ensemble du parc automobile communal compte 320 véhicules (hors police). La facture annuelle totale de carburant tourne autour du demi-million d'euros.
Frais de bouche. En principe, la Ville ne rembourse pas les notes de restaurant, mais procède par bon de commande. Pour éviter les additions salées, réservation est faite pour un montant déterminé à l'avance.

Les traitements des bourgmestre et échevins ont été revalorisés en 2001
Tout travail mérite salaire. Encore faut-il savoir lequel. Car ce salaire n'est - hélas - pas toujours proportionnel à la tâche effectuée. C'est vrai dans le privé. Mais ça l'est aussi dans le secteur public, où le boulot n'est pas forcément récompensé non plus à sa juste valeur.
Les édiles communaux en ont longtemps souffert. Bourgmestre et échevins avaient beau se tuer à la tâche, leurs émoluments restaient, très souvent, insuffisants pour vivre sans complément. Ils n'avaient de surcroît aucune commune mesure avec la disponibilité de chaque instant que la fonction exige.
C'est un peu moins vrai désormais, comme s'en apercevront ceux qui prêteront serment dans les jours à venir, tant à Bruxelles qu'en Wallonie.
Le principe de base n'a pas changé. Le traitement d'un bourgmestre consiste en un pourcentage du traitement du secrétaire communal, pourcentage qui varie selon le nombre d'habitants inscrits dans les registres de la commune.
Et ce même traitement de secrétaire communal, comment est-il établi ? Simple : il oscille, lui aussi, en fonction de la population concernée.
Ce n'est toutefois qu'au-delà de 50.000 habitants qu'un maïeur commence à gagner plus que son secrétaire commun al : 105 % qui grimpent à 120 % quand on dépasse les 80.000 administrés. En deçà des 50.000, il reste inférieur, avec comme point de départ 75 % pour les communes de moins de 5.000 âmes.
Ces montants sont le fruit d'une sensible révision à la hausse opérée en 2001. C'est une conséquence directe des fameuses assises de la démocratie qui avaient notamment recommandé la revalorisation barémique.
Depuis la même époque, les statuts ont été améliorés et uniformisés. Un maïeur déchu a ainsi droit à des allocations de chômage, le pécule de vacances est devenu réalité. En plus, bien sûr, de la pension de retraite, qui couronne une carrière bien remplie au service des autres, ici comme ailleurs.
Et les échevins ? Ils sont rémunérés selon le même principe : ils gagnent 60 % du salaire de leur bourgmestre dans les entités de moins de 50.000 habitants. Si c'est plus, ils montent à 75 %.
Pour l'heure, aucune autre modification n'est annoncée. Mais elle n'est pas exclue. Car même si aucune d'elle ne l'a fait, depuis les accords du Lambermont, les Régions sont devenues compétentes pour retoucher les échelles barémiques...
Christian Carpentier
© La Dernière Heure 2006


6.000 euros pour les Bruxellois (01/12/2006)


Freddy Thielemans, bourgmestre socialiste de la ville de Bruxelles fraîchement élu, touche exactement 6.446,79 euros par mois. Vu sa situation familiale, cela fait encore plus exactement 3.434,67 euros net par mois.
Le maïeur à la moustache gagne évidemment plus que ça, via la présidence de certaines asbl, telles que le Parc des Expositions.
Mais son salaire est plafonné, pour ce qui est des rétributions publiques, à environ 5.500 euros net par mois. Une loi fédérale impose en effet un barème maximal de 152.000 euros brut par an pour toute rémunération publique.
Les échevins bruxellois touchent quant à eux 6.123,41 euros brut. En net, ce montant varie entre 3.026,98 et 3.364,60 euros en fonction de la situation familiale de chacun. Certains échevins se voient également plafonnés du fait de leurs mandats de parlementaires régionaux ou fédéraux.
Bourgmestres et échevins disposent par ailleurs d'une voiture de fonction avec chauffeur. Ceci est ici considéré comme un avantage en nature. Les élus payent donc des impôts dessus. Toutes et tous, conseillers communaux compris, bénéficient également d'un GSM et d'un libre parcours Stib. Quant aux conseillers communaux, ils touchent 65 euros brut par jeton de présence.
M. L.
© La Dernière Heure 2006



Un jeton à 100€ (01/12/2006)

Doische est une très petite commune avec 2.846 habitants.
DOISCHE
La commune de Doische, en province de Namur, est une très petite commune puisqu'elle ne compte que 2.846 habitants. Les traitements du bourgmestre et des échevins correspondent évidemment à cet état de fait.
Le traitement du bourgmestre est de maximum 23.492 € bruts par an et celui d'un échevin tourne autour de 14.000 € bruts.
Il est quand même nécessaire de préciser que ces traitements sont majorés en cas d'ancienneté.
Le jeton de présence d'un conseiller communal est de 100 € par séance.
À Doische, le bourgmestre et les échevins ne bénéficient d'aucun avantage en nature (voitures, etc...).
S.Ta.
© La Dernière Heure 2006



Voitures à disposition (01/12/2006)


Pour le bourgmestre de Namur et les groupes de la majorité
NAMUR A Namur, le bourgmestre reçoit un salaire annuel brut de 74.667€, un échevin touche un salaire annuel brut de 56.000€ et le jeton de présence d'un conseiller communal représente 4.900€ bruts pour chaque participation à un conseil communal.
Le bourgmestre dispose également d'une voiture de fonction, tout comme l'officier de l'Etat civil (actuellement Mme Renier) et chaque groupe politique de la majorité.
Lors de la prochaine législature, Bernard Ducoffre, qui sera l'échevin en charge de l'Etat civil, mettra cette voiture à disposition du groupe MR : "Pour des raisons économiques" , précise-t-il.

Un GSM à disposition
À La Louvière
, le bourgmestre reçoit un salaire mensuel brut de 7.227,08 euros. Les échevins disposent de 5.420,31 euros. Le secrétaire communal, reçoit 4.706,37 euros. Les conseillers communaux reçoivent un jeton de présence pour les commissions (45,19 euros brut) et pour le conseil communal (135,59 euros brut). Les bourgmestre et échevins bénéficient d'un pécule de vacances qui dépend de leur cumul avec d'autres fonctions extérieures à la ville.
Excepté un chauffeur pour le bourgmestre, il n'y a pas de véhicule de fonction, mais tous les membres du collège disposent d'un GSM. Les frais leur sont remboursés à raison de 50 euros; le bourgmestre à raison de 200 euros. La ville prend par ailleurs en charge la location d'une ligne fixe et de l'ADSL au domicile de chacun d'eux.

Wallonie en crise !
Des ministres wallons ne sont pas d'accord pour réduire sérieusement les salaires des patrons des intercommunales
Voilà plusieurs mois que l'on attend du ministre-président de la Région wallonne, Elio Di Rupo et du ministre de l'Intérieur, Philippe Courard, l'aboutissement d'un dossier très important sur les salaires des mandats publics, comme celui des patrons des intercommunales. Le dossier est sensible parce qu'à titre d'exemple, certains patrons d'intercommunales pourraient voir leurs émoluments passer de 35 à 45.000 € par an à 20 à 22.000€ ! Une vraie différence.
Au niveau des ministres wallons, les commentaires ne sont pas nombreux : "Les intercabinets se succèdent, mais nous ne sommes pas encore parvenus à tomber d'accord sur lune harmonisation heureuse des salaires ", nous dit-on.
Le clivage est-il PS-CDH ? Pas tout à fait. Le dossier est en effet très sensible pour quelques ministres dont le réseau peut compter certaines intercommunales." Il y a donc aussi un clivage PS-PS et même CDH-CDH" , nous dit-on.
Sensible donc au point que le dossier a déjà été reporté de nombreuses fois. Une étude a été déposée en septembre sur le bureau du ministre-président wallon qui n'en était pas satisfait. Le point devrait être à l'ordre du jour du prochain gouvernement... Du côté de la ministre-présidence, il se chuchote qu'après une sérieuse diminution du nombre des intercommunales, il pourrait peut-être y avoir une harmonisation des salaires quelque peu vers le bas. Tout sera certainement dans le quelque peu !

29 novembre 2006

Audit externe sur la ville de Charleroi

Ecolo veut le départ des échevins impliqués

la suite de la publication de l'audit de la Région wallonne sur la gestion de la ville de Charleroi, les écologistes carolos réclament le départ des actuels échevins concernés par le dossier. Pour Ecolo "les seuls responsables de cette situation sont ceux qui l'ont créée et l'ont entretenue en toute connaissance de cause, à Charleroi et ailleurs, et en l'occurrence très clairement la majorité socialiste depuis belle lurette et les membres du Collège communal sortant ces dernières années".

Un best-of de la mal gouvernance

Les principaux membres du gouvernement wallon se sont penchés mardi à Namur sur ce rapport réalisé par les consultants de Ernst & Young. Le texte épingle manquements, dysfonctionnements, défaut d'organisation et de contrôle. Mais la synthèse de 78 pages remise par Gérard Delvaux, le coordinateur du travail, ne révèle pas vraiment de faits nouveaux. Mais il contient des recommandations.


AUDIO Invite Matin Premiere 29/11/2006-Philippe Courard


Charleroi : l'opposition ne décolère pas
Les propos du ministre wallon de l'Intérieur mercredi matin sur les antennes de la Première, ont suscité le tollé de l'opposition à Charleroi. Philippe Courard, commentant les conclusions de l'audit sur la ville de Charleroi estimait que l'opposition n'avait pas fait son travail à l'époque….


Olivier Chastel, le chef du groupe MR au conseil communal et futur premier échevin, ne décolère pas. Pour lui les propos du ministre Courard sont tout simplement "inadmissibles, c’est de la malhonnêteté intellectuelle". Philippe Fontaine dit-il "a interpellé le ministre Courard au parlement sur les voitures sponsorisées, sur les super conseillers à chaque fois la réponse était la même : Je mène une enquête je vous tiens au courant" . Mais ajoute encore le MR, "pas le moindre résultat de la moindre enquête". Et Olivier Chastel de conclure : "‘j’ose dire qu’il (Ph Courard) a couvert ses amis jusqu’à aujourd’hui".

Olivier Chastel voit rouge

Olivier Chastel, le futur premier échevin MR de Charleroi jusqu'ici dans l'opposition, a réagi très vivement aux propos tenus par le ministre Philippe Courard sur les ondes de la RTBF. Il a parlé de la "malhonnêteté intellectuelle" du ministre de l'Intérieur wallon, quand celui-ci a pointé du doigt une "faute politique" dans le chef de l'opposition au Conseil communal, responsable à ses yeux de n'avoir "pas fait son boulot" de contrôle démocratique.
Olivier Chastel a tenu à recadrer le débat, rappelant que la veille, à l'Elysette, l'audit externe de la ville de Charleroi avait mis en lumière des "faiblesses, des erreurs, des dysfonctionnements".
"En nous recevant à huis clos juste avant cette présentation officielle, Elio Di Rupo nous avait demandés d'être le plus constructifs possible, et je l'ai été, en ne soulignant pas les erreurs du passé, mais bien les recommandations pour l'avenir. Je constate que ce matin, Philippe Courard n'a pas eu la même attitude", a déclaré Olivier Chastel.

Il a rappelé les nombreux manquements soulignés par l'audit: achats scindés, modifications budgétaires multiples, faiblesses informatiques, cycle d'achat mal organisé, frais de véhicules, de voyages, de carburant, régie foncière sans aucun inventaire, budgets affectés d'un poste à l'autre, sinon d'un département vers l'autre, etc...
Répliquant encore aux propos de Philippe Courard, il a affirmé que la tutelle n'a jamais fonctionné, n'a jamais appelé aucun dossier, a été totalement inefficace et incompétente. Selon lui, Philippe Courard aurait dû s'inquiéter, ne serait-ce qu'à constater l'ampleur médiatique que prenaient les affaires à Charleroi, et il ne l'a pas fait.
Le Conseiller communal a aussi rappelé la quantité d'interpellations et de questions de l'opposition -particulièrement le MR- à l'adresse de la majorité absolue PS sortante.
M. Courard a également été questionné par les parlementaires MR Philippe Fontaine et Véronique Cornet à plusieurs reprises sur des problèmes de la ville de Charleroi. Mais il s'est contenté de leur répondre qu'il diligentait une enquête, sans qu'on en ait jamais le résultat, a encore lancé M. Chastel.
"A la place de Monsieur Courard, je me cacherais à Hotton", a conclu Olivier Chastel, non sans rappeler que le ministre avait, selon lui, établi un cahier des charges sur mesure pour favoriser la salle du WEX à Marche, afin que s'y tienne le salon des mandataires.
(D'après Belga)

Luc Parmentier, d'Ecolo, rappelle lui que son groupe a déposé de multiples recours, aussi bien auprès du socialiste Philippe Courad que du libéral Charles Michel. Il rappelle notamment la plainte déposée par la chef de groupe de l'époque Cécile Olivier au sujet des super conseillers. Une plainte au sujet de laquelle selon lui, Jacques Van Gompel aurait dit à Cécile Olivier "tu n’auras jamais de réponse, Jean-Claude a fait le nécessaire".

Au CDH, Véronique Salvi rappelle les conditions de travail difficiles de l'opposition, dans une ville gérée depuis 30 ans par une majorité absolue…..


L'audit omet certains pans de la gestion carolo : il n'émet, par exemple, pas d'opinion sur les informations financières. Mais Gérard Delvaux laisse entendre que s'il avait dû le faire, il aurait sans doute décrit le Golgotha des finances publiques. Qu'y a-t-il donc dans ce document ? Essentiellement une analyse du respect des règles comptables et de marchés publics. Et, à côté, des recommandations. Difficile de faire mieux en 27 jours calendrier. Utilisation de véhicules de fonction à des fins privées, voyages à l'étranger pas toujours justifiés, saucissonnage des marchés… de sérieuses dérives dans la gestion de la ville de Charleroi durant les années 2005 et 2006, années sur lesquelles portait l'audit. Mais aucune responsabilité n'est pointée. Ni politique, ni administrative. C'est, explique Elio Di Rupo, le rôle de la justice. Pas d'avantage de recommandations bouleversantes : l'administration ne sait comment procéder : elle a besoin d'un manuel. Ce n'est pas correct qu'une seule personne commande, contrôle et paie les achats : il doit y en avoir 3. Les frais remboursés sont peu justifiés : il faudra des justificatifs.

Si tout n'est pas de ce tonneau, beaucoup de préceptes enfoncent toutefois des portes ouvertes. On notera donc plutôt les réactions du gouvernement : il est décidé à renforcer sa tutelle sur les marchés publics ou les entités para locales. Il va aussi créer un service de conseil et une équipe d'auditeurs pour les communes qui le souhaitent. Mais surtout, finalement, cet audit aura d'abord joué son rôle de catharsis, de lavage public et en partie purificatoire des fautes commises à Charleroi.

Un inventaire des anomalies carolos

Publication de l'audit externe sur la ville de Charleroi. Même limitée dans le temps (2004 à 2006) et l'espace, l'évaluation est édifiante. A la Justice de suivre pour le passé, et au politique de réformer pour le futur...


On savait la rigueur du délai. Un mois, pour décortiquer la gestion de Charleroi, laissé à des consultants (Ernst & Young) et à quelques autres experts, c'était très court. Confirmation à la remise, mardi, de l'audit. Son coordinateur "délégué spécial", Gérard Delvaux, président de l'Institut des experts comptables, en convient : "Nous ne pouvions parcourir toute la situation". Quant aux strates visitées, l'audit est truffé de réserves "vu le délai imparti". N'empêche, on en restera là (en encadré). Car il y a déjà de quoi dire et faire.
Qu'en dire ? Voici "un inventaire des anomalies", résume M. Delvaux. Même si, à première lecture rapide, on peut penser avec le ministre-Président Di Rupo qu'il n'y a plus ici "de fait saillant, de chose que l'on n'aurait pas encore entendue". Ou, avec Gérard Delvaux, qu'il n'y aurait pas "matière à d'autres poursuites". Pourtant, un exemplaire sera remis au procureur du Roi de Charleroi, celui-ci complété de tous les noms cités.

Qu'en faire ? Le délégué spécial : "Il faut tourner la page des dérives et aller de l'avant". Aussi chaque constat est-il assorti de recommandations, qui devraient accaparer le nouveau collège tripartite (ci-contre). En attendant, le rapport de synthèse (79 pages, sans les annexes) déborde de dysfonctionnements.
De manière générale, les auditeurs parlent de contrôle lacunaire ou inexistant, d'informatique insuffisante, d'inventaire du patrimoine inexistant, d'absence de définition claire des missions de chacun, etc. Plus précisément, on épinglera quatre domaines.
Les régies. D'une part, la Régie foncière n'a plus soumis de comptes annuels au conseil communal depuis... 2001; or elle a contracté des dettes importantes pour financer des investissements non identifiés "qui semblent sortir de son périmètre d'action". D'autre part, la Régie autonome, qui gère les parkings de la ville, ne lui a versé des dividendes qu'une fois en 2004, malgré un chiffre d'affaires élevé, alors qu'elle s'octroie à elle-même un "subside" par écriture comptable "peu orthodoxe".
Les crédits réservés, à savoir sans imputation précise. En principe, ils ne sont pas autorisés. C'est par faveur de la députation permanente hennuyère que Charleroi peut en user. Or, "au fil du temps, ils ont acquis une réelle dérive" jusqu'à atteindre 1,7 million d'euros en 2005 (sur un budget communal de 500 millions). "Les risques sont considérables", poursuit l'audit, puisque les contrôles sont (encore) plus limités au nom de l'urgence - abusivement - invoquée pour les justifier. Il faut les supprimer.
Les ressources humaines. Risque de voir les (16) véhicules de fonction utilisés à des fins privées; gros frais de restaurants et de déplacement pris en charge par la ville parfois sans notes de frais; voyages à l'étranger (Turquie, Italie, Seychelles, etc.) "qui suscitent des interrogations"; parc automobile (362 véhicules) trop élevé, pas toujours identifié, dont l'usage privatif "n'est généralement pas sanctionné"...
. Outre "le manque de véritables com pétences", le nombre de petits marchés passés sans publicité (sous 67 000 euros) ou sur simple facture (sous 5 500 euros), si proches des seuils, identiques, passés par série, fréquemment attribués aux mêmes, est si important que l'on peut "présumer une pratique délibérée, dans certains services, de scission artificielle des marchés". La loi du silence s'y ajouterait-elle ? L'audit s'étonne du nombre peu élevé de plaintes des soumissionnaires évincés, puis relève qu'à leur très grande majorité, les décisions du conseil relatives aux marchés sont prises à l'unanimité et sans demande d'explications... Cerise sur le gâteau : "L'exercice de la tutelle est totalement inexistant".
© La Libre Belgique 2006

Craintes confirmées. MR et CDH préparent la réplique

Chastel confirme sa demande d'un contrôle permanent. Viseur va rapidement mettre fin au laisser-aller.
C onfirmation de ce que nous avons craint, et nécessité de réagir vite" : c'est ainsi que se résument les réactions d'Olivier Chastel (MR) et Jean-Jacques Viseur (CDH), les deux futurs partenaires du PS dans la majorité à installer le 4 décembre prochain. Pour le leader du MR et futur premier échevin de la nouvelle majorité tripartite, "c'est bien ce qu'on imaginait et ce qu'on redoutait" , qu'a révélé le rapport d'audit de la Ville. Et pour demain ? "Cela prouve qu'il faut une gestion centralisée", insiste Olivier Chastel, quand il constate que l'audit relève des bons de commande parfois établis à 5 499 euros hors TVA, juste en dessous du plancher légal qui nécessite des appels d'offres. "Cela prouve qu'il faut dorénavant un contrôle interne permanent, la mise en place d'un audit interne tous les six mois, avec des coups de sonde, pour lesquels la Région va nous aider." Plus généralement, note Olivier Chastel, "nous devons nous appuyer sur les trente recommandations de cet audit, pour qu'on puisse mettre en oeuvre la manière dont Charleroi a réagi, après la catastrophe" .
Même avis du côté de Jean-Jacques Viseur (CDH), futur échevin en charge des Finances et du Budget : "Il faut mettre en place des garde-fous, trouver le personnel indispensable, et les moyens techniques, notamment informatiques, puisqu'il est apparu que, de ce côté, la Ville était totalement déficiente. Nous allons devoir implanter des modes de gestion semblables à ceux de Gand et d'Anvers".
Comment réagir sur le terrain, une fois la nouvelle majorité installée ? "Dès le 5 décembre" , martèle Jean-Jacques Viseur. "Il va falloir réduire à 1 000 euros les marchés à négocier, avec des contrôles s'il s'agit des mêmes fournisseurs. On va aussi analyser les contrats en cours, les casser ou les renégocier, comme celui d'Econoler. On va faire l'inventaire du patrimoine mobilier et immobilier, savoir qui occupe quoi et à quel titre, savoir où est le charroi. Il y aura dans les huit jours une circulaire qui mettra fin au laisser-aller. On examinera les comptes de la Régie autonome, de la Régie foncière sans bilan depuis 2001. Je veux présenter le compte communal 2006 en février et le budget 2007 dès mars. Dans les six mois de l'installation du nouveau conseil, tout devrait être mis en place."
© La Libre Belgique 2006

Fin d'audit, tout débute(P. P.)

En décidant, le 24 octobre, de commander un audit externe sur Charleroi, valant pour 2005 et 2006, le gouvernement wallon n'avait pas écarté l'idée d'étendre ensuite l'investigation sur les années antérieures. Mais non, on en restera là. C'est que les auditeurs ont eux-mêmes plongé dans le millésime 2004; c'est que la Justice a saisi bien des documents sur divers exercices; c'est que, ajoute-t-on officiellement, on ne pourrait plus apprendre grand-chose de neuf.
En somme, au secours !, c'en est assez. Pour faire quoi ?
1° Par-delà Charleroi, deux initiatives nouvelles ont été annoncées mardi : d'une part la création d'un Service de conseil à l'administration régionale des pouvoirs locaux, spécialisé dans les marchés publics, que toute commune pourra consulter; d'autre part la création d'un pool d'auditeurs internes - que l'on annonce objectivement sélectionnés - qui seront mis à la disposition de grandes communes durant deux ans, de manière à anticiper sur le futur Office d'inspection/Cour des comptes des pouvoirs locaux.
2° Celui-ci, ou celle-ci, sera instauré(e) par le futur décret "gouvernance locale", dont le ministre Courard promet le dépôt en janvier. Il s'enrichira d'un nouveau chapitre, sur le renforcement des mécanismes de tutelle que la dernière révision décrétale en 1999 avait (abusivement ?) allégés.
3° Une circulaire à l'attention de toutes les communes devrait relayer diverses recommandations de l'audit carolo, dans le registre informatique notamment.
© La Libre Belgique 2006

Courard stigmatise un contrôle défaillant de l'opposition

Philippe Courard annonce pour janvier prochain le dépôt de son projet de décret pour renforcer les contrôles internes et externes de la gouvernance publique.
Le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard (PS), a, entre autres responsabilités dans les affaires qui secouent la Ville de Charleroi, pointé du doigt une "faute politique" dans le chef de l'opposition au conseil communal, responsable à ses yeux de n'avoir "pas fait son boulot" de contrôle démocratique, a-t-il affirmé mercredi sur les ondes de La Première (RTBF).
"Bien entendu, il y a une responsabilité du collège des échevins, mais aussi du conseil communal. On ne va quand même pas me faire croire qu'un conseiller communal de l'opposition ne pose pas de questions, ne sait pas déceler, sans avoir même reçu ce rapport, qu'il y a toute une série de dysfonctionnements qui apparaissent au vu et au su de tout le monde", a-t-il indiqué.
Pour lui, le fait que la Régie foncière ne rendait plus de rapports depuis 2001 aurait dû être soulevé par l'opposition MR-cdH-Ecolo. "On n'a pas posé de question, je n'ai jamais reçu en deux ans, et mon prédécesseur Charles Michel en quatre ans, de plainte de qui que ce soit", a-t-il souligné, parlant de "déficit global de tout le monde".
Par ailleurs, Philippe Courard annonce pour janvier prochain le dépôt de son projet de décret pour renforcer les contrôles internes et externes de la gouvernance publique.

Le rapport, d'une centaine de pages, épingle la "mal-gouvernance"

Un catalogue de la mauvaise gestion des deniers publics à Charleroi. L'audit wallon est sans pitié pour les socialistes carolos. Le comité d'audit a tenu à assortir son rapport de recommandations. La nouvelle majorité les appliquera.

On n'y apprend rien de neuf mais cet audit a le mérite de mettre noir sur blanc, par quelqu'un d'extérieur à la Ville, tout ce qu'on a entendu ou lu jusqu'à présent », résume Olivier Chastel (MR). Un constat que ne partagera sans doute pas le citoyen carolo, moins au fait des « affaires » de la Ville.
Quel est le constat posé par le comité d'audit présidé par Gérard Delvaux, qui a travaillé un mois durant sur la gestion 2004 (année de « référence »), 2005 et 2006 de la Ville de Charleroi ?
Globalement, un catalogue de mauvaises pratiques. « Un environnement de contrôle insuffisant, voire inexistant, énumère le président de l'Institut des experts comptables. Les manuels de procédures n'existent pas ; le contrôle a posteriori des opérations est inexistant ; au niveau du cycle des achats, une confusion des rôles entre la personne qui commande, celle qui contrôle et celle qui paie ; des frais de voyages et de réception pris en charge sans justificatif (lire par ailleurs) ; un manque de contrôle flagrant sur ce qui était fait des budgets... »
Particulièrement épinglées par ce rapport, la régie foncière et la régie communale autonome dont la liberté d'action avait viré à l'absence de contrôle par le conseil communal. Les crédits réservés sont également montrés du doigt : ces montants qui doivent être utilisés en cas d'urgence, étaient affectés sans imputation précise. Et de manière abusive. En 2005, ils atteignaient 1,7714 million d'euros. Avantage : ils nécessitaient l'aval du collège là où un investissement normal impliquait l'accord du conseil communal. « Cet article de crédits réservés (dits d'urgence) mériterait un examen plus approfondi », préconise le rapport.
De ce point, on passe logiquement à celui des marchés publics. Gérard Delvaux observe : « Beaucoup de marchés ont été scindés pour arriver à un montant inférieur à 5.500 euros, afin d'éviter une procédure lourde ». D'éviter aussi appels d'offres et mise en concurrence des entreprises. « Ce sont toujours les mêmes fournisseurs qui sont retenus », poursuit-il, déplorant l'absence de contrôle en la matière.
Elio Di Rupo résume le rapport d'audit comme ceci : « On constate une attitude empirique qui se situe loin des règles légales. Gérard Delvaux, malgré les réserves que lui impose sa mission, se montre plus clair : « Si nous devions attester ces comptes, nous prononcerions un refus ».
Ce constat est assorti de recommandations. Comme : grouper certains marchés (fournitures, mazout, etc.) ou mettre en concurrence les fournisseurs, même pour les marchés inférieurs à 5.500 euros. D'autres recommandations figurent déjà dans le Livre blanc sur la bonne gouvernance adopté par les partis démocratiques carolos en septembre : la mise en place d'un comité d'audit interne à la Ville, chargé de vérifier les opérations financières.
« Le gouvernement wallon, à la lumière du travail des auditeurs, va prendre plusieurs mesures, annonce Elio Di Rupo. Nous allons mettre sur pied une équipe de contrôleurs pour réaliser des audits externes des grandes villes et, au sein de la tutelle, nous allons élargir la cellule des marchés publics pour lui confier une mission de conseil. Enfin, nous imposerons, au moment du vote du budget communal, de présenter les budgets des entités appartenant au périmètre de consolidation de la ville. » Visées : les ASBL et les régies communales, dont les comptes devraient être certifiés. Par ailleurs, les communes wallonnes seront invitées à mettre en place de nouveaux modes informatiques de gestion comptable, à réaliser un inventaire complet de leur patrimoine et de leur parc automobile, à mettre à plat un organigramme et à se doter d'un livre de procédures.
Dans le même temps, tout le monde s'accorde à le dire, il faudra accentuer la formation des mandataires publics.
Bref, contrôle interne et externe sont les piliers des recommandations émises par les experts.
L'audit qui va être transmis au procureur du Roi de Charleroi, doit « redonner espoir aux gens » (dixit Di Rupo) et aux 3.700 fonctionnaires qui travaillent à la Ville. « Le nouveau collège suivra à la lettre ces recommandations », promet Léon Casaert (PS), bourgmestre dès lundi. Avec un écho chez Jean-Jacques Viseur (CDH) : « Nous avons l'occasion de réaliser une modification profonde de la gouvernance dans une grande ville. Nous allons faire passer Charleroi de la rubrique des faits divers à celle des faits exemplaires. »
Ce rapport consacre aussi la faillite de la tutelle régionale. « Elle doit exercer un plus grand contrôle sur ce qui est fait », estime Gérard Delvaux. « Les contrôles n'étaient pas systématisés ; ils devront l'être », admet Elio Di Rupo. Philippe Courard, ministre de tutelle des pouvoirs locaux, justifie la myopie de ses services par les limites fixées dans le décret de 1999 : ils n'intervenaient qu'en cas de plainte d'un acteur local. Il annonce un nouveau décret pour janvier, élargissant les moyens de la tutelle, en lui conférant une capacité de contrôle.
Pour les fautes individuelles, la Région s'en remet à la Justice.
Et la responsabilité politique de ce dysfonctionnement de masse ? « Il y a, certainement, une responsabilité d'organisation », constate Gérard Delvaux. Mais pas question de pointer un coupable.

Courard stigmatise un contrôle défaillant de l'oppositionLe ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard (PS), a, entre autres responsabilités dans les affaires qui secouent la Ville de Charleroi, pointé du doigt une faute politique dans le chef de l'opposition au conseil communal, responsable à ses yeux de n'avoir pas fait son boulot de contrôle démocratique, a-t-il affirmé mercredi sur les ondes de La Première (RTBF). Bien entendu, il y a une responsabilité du collège des échevins, mais aussi du conseil communal. On ne va quand même pas me faire croire qu'un conseiller communal de l'opposition ne pose pas de questions, ne sait pas déceler, sans avoir même reçu ce rapport, qu'il y a toute une série de dysfonctionnements qui apparaissent au vu et au su de tout le monde, a-t-il indiqué. Pour lui, le fait que la Régie foncière ne rendait plus de rapports depuis 2001 aurait dû être soulevé par l'opposition MR-cdH-Ecolo. On n'a pas posé de question, je n'ai jamais reçu en deux ans, et mon prédécesseur Charles Michel en quatre ans, de plainte de qui que ce soit, a-t-il souligné, parlant de déficit global de tout le monde. (d'après Belga)

La majorité PS-CDH déjà chahutée à Bruxelles

MAJ 29/11/2006

L'ex-échevin CDH de la Ville de Bruxelles, Georges Dallemagne, un moment pressenti pour siéger au sein du futur collège des Bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles, s'est dit "consterné par les amalgames qui sont effectués aujourd'hui concernant sa décision de ne pas devenir Echevin de la Ville de Bruxelles". Il réagissait ainsi mardi aux informations et commentaires faisant suite à la décision intervenue in extremis pour la composition de la future coalition PS-cdH dont il ne fera pas partie en tant qu'échevin.Georges Dallemagne a tenu à préciser que, "contrairement à ce qui est lancé dans certains médias, sa décision n'a absolument aucun rapport avec les allégations sur des domiciles fictifs, des détournements de biens publics et trucage de marchés publics". L'élu cdH s'est dit étranger à ces dossiers "dont il n'est d'ailleurs accusé par qui que ce soit".Se réservant "le droit de faire valoir ses droits en temps et lieux", Georges Dallemagne a enfin souligné qu'à l'issue de la réunion des partenaires de la majorité, il avait bien précisé que sa décision était "motivée par des raisons familiales et son combat politique qu'il mènera bientôt au niveau fédéral". (D'après Belga)

Mampaka veut reprendre ses fonctions

L'échevin des Sports de la ville de Bruxelles Bertin Mampaka (CDH) a affirmé qu'il comptait rempiler dans ses fonctions, une fois qu'il aura pu faire la démonstration du caractère calomnieux et diffamatoire des accusations proférées à son encontre par le conseiller communal MR Geoffroy Coomans de Brachène.
A ses côtés, Me Georges Henri Beauthier a indiqué que le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile était destiné à obtenir le renvoi du conseiller communal MR devant le tribunal correctionnel. "M. Mampaka a été blessé par une méchanceté qui n'intervient pas par hasard à un moment où doit se dessiner une majorité, et où doivent être attribués des fonctions à exercer", a-t-il dit.
Selon Me Beauthier, on a recouru, devant une caméra de télévision, à une "mise en scène" dans laquelle on monte les marches du Palais de Justice pour remettre un dossier à un avocat, "donnant l'impression que l'échevin en sortira ensuite menottes aux poings". "La démocratie recule par des ambiances aussi délétères et nauséeuses, si à chaque fois qu'un homme qui approche de l'attribution de mandat, il doit être confronté à des accusations mensongères", a commenté Me Beauthier.

Qui plus est, a-t-il ajouté, on a lancé à la cantonade des termes qui n'existent pas tels que "détournement d'affectation de lieu public" au sujet de l'occupation temporaire d'un terrain de sport pour une activité légale, ou inappropriés tels que "détournement de biens sociaux".
Bertin Mampaka a quant à lui longuement contesté les diverses accusations portées à son encontre. Son souhait est de voir les choses se clarifier d'ici trois mois et de pouvoir reprendre ses fonctions d'échevin.
L'échevin a affirmé avoir reçu des engagements dans ce sens dans et en dehors de son parti. Il a notamment protesté contre les allégations de copinage dans l'octroi de subventions à des asbl, soulignant que celles-ci subissent un parcours démocratique filtrant obligé.
Ces subventions (800 par an) sont adoptées soit après passage par le collège des bourgmestre et échevins via le conseil communal -où l'opposition MR n'a selon l'échevin pas contesté celle que son détracteur MR a médiatisées-, soit via l'asbl Prosport dont le conseil d'administration est à dominante libérale, a-t-il dit.
Bertin Mampaka a fermement contesté une attitude de favoritisme pro-africain dans l'exercice de son mandat, rappelant la promesse qu'il avait faite à l'entame de son mandat, il y a 30 mois, de défendre tous les Bruxellois et faisant état d'une composition très cosmopolite de son équipe de travail et de ses électeurs.
Selon lui, c'est attesté sur le terrain, si l'on s'en réfère parmi d'autres exemples à l'aménagement d'un terrain synthétique au profit du Black Star dirigé par un conseiller communal MR. Bertin Mampaka n'a pas contesté avoir utilisé le GSM qui lui avait été attribué dans le cadre de son mandat d'échevin, à la fois pour l'exercice de celui-ci, mais aussi pour celui de député et ses conversations privées.
Mais il a souligné que depuis deux ans, il exerçait ses mandats politiques 7 jour sur 7 à raison de 14 heures par jour et que le comité de déontologie de son parti avait fait état d'une "maladresse" Lui-même ne la conteste pas, dans la mesure où, dit-il, on ne lui a jamais montré la moindre facture de téléphone que la Ville a dû honorer.
(D'après Belga)

Dallemagne et Mampaka ne seront pas échevins

La présidente et tête de liste CDH, Joëlle Milquet, écarte deux élus pressentis pour siéger au sein du futur collège de Bruxelles-Ville qui sera bien PS-CDH.
L e PS de Bruxelles-Ville avait demandé un geste fort de la part de Joëlle Milquet. Il a été posé, hier soir : l'échevin sortant Bertin Mampaka et Georges Dallemagne, à qui il avait succédé en cours de législature, ne seront pas proposés comme échevins au nouveau conseil communal. Une décision spectaculaire eu égard à la personnalité des deux élus. Ils seront remplacés par Hamza Fassi-Fihri et Christian Ceux, premier suppléant. La composition du collège, présidé par Freddy Thielemans (PS) devrait être la suivante : Fassi-Fihri, Ceux, Noël, Milquet et Vanackere (CD&V) pour le CDH ; Hariche, Close, Lalieux, Ouriaghli et Smet (SP.A) pour le PS. Yvan Mayeur reste lui président du CPAS.
Ancien directeur général de Handicap International, Georges Dallemagne, qui passe pour un ami de Milquet, était devenu sénateur CDH en 1999. Il avait été élu échevin en 2001, avant de partir trois ans plus tard pour le Cambodge, passant le témoin à Bertin Mampaka, lui-même député bruxellois depuis 2004.
Cette décision marque la fin des tensions entre le PS et le CDH, qui portaient moins sur le contenu de l'accord, toujours pas signé, que sur « la politique de l'autruche » adoptée par Joëlle Milquet dans certains dossiers concernant des élus de sa liste : logements fictifs ou présumés tels, utilisation abusive de moyens publics.
D'aucuns, à l'intérieur même de son parti, jugeaient que, sans la présence de Joëlle Milquet à la tête de la liste, le CDH ne serait plus assis à la table des négociations. Même le soutien dont elle bénéficiait auprès d'Elio Di Rupo et donc indirectement du bourgmestre Freddy Thielemans et de son chef de cabinet Philippe Close, proche du président du PS, tendait, ces derniers jours, à s'effilocher. Lundi, dans la foulée de la réunion du bureau politique, Elio Di Rupo avait reçu les négociateurs socialistes (Thielemans, Close, Mayeur), en s'associant à leur demande adressée à Joëlle Milquet : qu'elle se montre garante de l'éthique de ses troupes à la Ville, comme elle s'en était fait la championne en campagne.
Appuyé par une majorité d'élus du PS de Bruxelles-Ville, le PS disait attendre que Joëlle Milquet « prenne une décision par rapport à une situation dont elle est responsable ». Le président de la Fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux en personne, avait suggéré à la présidente du CDH d'inciter ceux qui n'étaient pas en ordre à faire « un pas de côté ».
Publiquement, Joëlle Milquet s'était jusqu'ici drapée dans son costume de négociatrice, laissant à son « comité de déontologie », le soin de tirer ses conclusions. Pour certains, les dossiers, révélés notamment par le conseiller communal MR Geoffroy Coomans de Brachène, étaient pourtant accablants : domiciliations tardives ou douteuses de plusieurs élus, campagne anti-homosexuels de Fatima Moussaoui - elle devrait être écartée du conseil pour domiciliation fictive - et récentes découvertes de notes de téléphone excessives dans le chef de Bertin Mampaka : 20.000 euros pour l'année 2005 et 13.000 euros pour les premiers mois de l'année 2006 ; résultat d'une multiplication de communications vers l'étranger.
Ces derniers jours, les attaques et révélations de Geoffroy Coomans de Brachène s'étaient d'ailleurs plus particulièrement concentrées sur l'échevin CDH. Selon lui, Bertin Mampaka se serait rendu coupable de copinage dans le cadre de subsides accordés à certaines ASBL ou simplement de création de celles-ci.
Alors que l'échevin avait annoncé qu'il comptait déposer une plainte, Geoffroy Coomans de Brachène parlait, lui, d'un nouveau coup de bluff médiatique. Il estimait par ailleurs « risible » et « insultant » d'être taxé de racisme, « un joker que brandit l'échevin chaque fois qu'il se sent attaqué pour ne pas répondre aux questions ».
Le nouveau conseil communal devrait être installé vendredi matin.

Bertin Mampaka collé à son GSM


L'échevin bruxellois a dépensé 20.000 euros de téléphone en 2005 et 13.000 sur les huit premiers mois de l'année
BRUXELLES L'affaire a, semble-t-il, fait grand bruit lors du collège de cette semaine à la ville de Bruxelles. Le débat s'est porté sur les notes de GSM de l'échevin en charge de la Propreté et du Sport à la ville de Bruxelles, Bertin Mampaka (CDH).
Celles-ci se montent à 20.000 euros pour l'année 2005 et à 13.000 euros pour les huit premiers mois de cette année. Soit, en moyenne, entre 1.600 et 1.700 euros par mois ou un bon salaire mensuel chez VW Forest...
C'est la receveuse communale qui a interpellé le collège cette semaine, à l'aube du bouclage des budgets de fin de législature. Le collège en a débattu et le bourgmestre bruxellois Freddy Thielemans (PS) a demandé à la receveuse communale d'analyser de plus près les factures de l'échevin.
Il n'y a certes clairement rien d'illégal dans ce dossier. On peut néanmoins se poser la question sur la façon dont Bertin Mampaka gère la relation visiblement passionnelle qu'il a avec son GSM.
Ses proches affirment qu'il l'a toujours collé à l'oreille. Qu'il soit à Berlin en train de visiter le stade, au Congo pendant une semaine en tant qu'observateur international dans le cadre du référendum, à Paris en train de fouler la pelouse du Stade de France ou à Kuala Lumpur, en Malaisie, pour défendre la candidature de la ville de Bruxelles pour l'organisation des Championnats du monde de gymnastique...
Mampaka a déjà versé10.000 euros
L'échevin bruxellois ne conteste en aucun cas les faits. "J'ai même déjà versé 10.000 euros sur le compte bancaire de la ville de Bruxelles" , nous explique-t-il. "Et si la receveuse estime qu'il faut mettre plus, je paierai cash." Outre ses nombreux voyages à l'étranger, Bertin Mampaka justifie de telles notes de par sa fonction de parlementaire. Il utilise également son GSM à titre privé.
"Vu que celles-ci ne sont pas considérées comme étant des avantages en nature, je m'étonne par contre de ne pas avoir pu disposer du décompte de la facture de mon GSM" , conclut l'échevin.
Mathieu Ladevèze
© La Dernière Heure 2006


L'échevin cdH de la Ville Bruxelles, Bertin Mampaka, est pointé du doigt par le MR.

En cause : des dizaines d'asbl à caractère sportif qui auraient bénéficié de subsides trop importants. On parle des milliers d'euros versés alors que certaines associations n'étaient pas encore mises sur pied.
Ces asbl ont un point commun : les personnes qui les dirigent sont des proches de Bertin Mampaka. Certains parlent déjà de « réseau Mampaka ».
De son côté, l'intéressé se défend. Il dénonce une désinformation. Il parle de racisme et évoque la déception du MR suite à sa défaite aux élections du 8 octobre à la Ville de Bruxelles.

L'échevin Mampaka porte plainte

L'échevin de la Propreté et des Sports de la ville de Bruxelles, Bertin Mampaka (CDH), dépose plainte pour diffamation contre le conseiller communal MR Geoffroy Coomans de Brachène qui lui a reproché, sur RTL-TVI, de favoriser certaines associations sportives dans le cadre de la politique de subsidiation.
Bertin Mampaka précise par ailleurs que Geoffroy Coomans a été condamné vendredi dans un litige qui l'oppose à la Ville pour utilisation confuse du logo sur son site internet.
eoffroy Coomans a reproché sur RTL-TVI à l'échevin centriste de favoriser certaines associations sportives dans le cadre de la politique de subsidiation.
Les soupçons évoqués aujourd'hui par Monsieur Coomans de Brachène n'ont jamais été évoqués, ni par lui ni par d'autres conseillers libéraux lors de la procédure d'approbation des subsides, se défend Bertin Mampaka dans un communiqué, dans lequel il précise les différents montants des subsides accordés aux associations qui entrent dans ses compétences.
Concernant la répartition des moyens alloués, Bertin Mampaka dit "assumer pleinement" un choix politique.
Le nombre de clubs qui bénéficient de subventions de la Ville a été élargi (près de 150 aujourd'hui), en dépassant le cercle restreint des bénéficiaires "traditionnels et historiques" des clubs plutôt "BCBG", indique-t-il.
(D'après Belga)






Bruxelles Une partie des socialistes fait des clins d'oeil à l'opposition

Les élus CDH sont dans la ligne de mire du MR et d'Ecolo, mais aussi de certains socialistes. Le mariage sera-t-il consommé ?





"J 'estime qu'il y a matière à révision de l'accord de majorité. La victoire
repose sur des mensonges, y compris une usurpation de titre d'avocat ; ce qui
est punissable par la loi. "
Marion Lemesre se sent flouée.
« Normal, dira-t-on du côté du CDH, visé par l'attaque de la chef de groupe
MR (opposition), Madame Lemesre n'a pas digéré sa défaite. »





Depuis quelque temps cependant, le Centre démocrate humaniste n'apparaît plus comme une famille unie. C'est bien d'elle qu'ont jailli les fuites qui ont mené le conseiller MR Geoffroy Coomans de Brachène sur les traces des adresses douteuses d'une partie de la liste CDH. Vendredi, le sujet a fait l'objet d'une interpellation de l'opposition. « Enfin », s'est-on presque exclamé... du côté du PS. Car, là aussi, les interrogations se multiplient. Dans la foulée des libéraux Lemesre et Oberwoits, et de l'écolo Barnstijn, Mahfoudh Romdhani, chef de groupe PS, a d'ailleurs tenu à s'exprimer lui aussi sur ce « dossier ». Parlant des domiciliations litigieuses, il a dit combien il estimait cela « triste pour les militants CDH de base, pour la transparence et pour la démocratie ».
Personne, dans ses rangs, n'a songé à le faire taire. L'opposition n'était pas la seule à boire du petit-lait. Seuls, à dire vrai, le bourgmestre et son chef de cabinet, Philippe Close, dont on sait la volonté de garder le CDH au milieu du village, ont alors semblé gênés aux entournures. « Vous pensez bien que je n'ai pas parlé en mon nom propre, confirme Mahfoudh Romdhani. J'ai tenté de faire la synthèse entre ceux qui ne sont pas contents et d'autres qui préfèrent la langue de bois. Je le redis : si le droit n'a peut-être pas été enfreint, d'un point de vue éthique, on peut parler d'usurpation. »
Selon le chef de groupe PS, les laïques de son parti estiment que l'on a peut-être été un peu vite pour sceller un accord de majorité qu'ils regrettent aujourd'hui. Ils ne sont apparemment pas les seuls. « J'ai entendu que le CDH aurait la direction des hôpitaux, dont bien sûr l'Hôpital des enfants Reine Fabiola. Le personnel a manifesté son mécontentement. Plus largement ce qui dérange, c'est le côté gourmand du CDH qui n'admet pas qu'il puisse exister des sensibilités relevant d'un contexte historique. »
Le questionnement du PS sur la viabilité d'une alliance avec le parti humaniste trouve des échos jusque dans l'opposition, à mesure que s'éternise l'accord politique entre le PS et le CDH, dont la désignation des échevins, pas encore officielle, a presque viré au psychodrame. La liste des bourgmestre et échevins ainsi que leurs attributions n'a toujours pas été déposée. Alors que le bourgmestre est en visite à Madrid, avec son toujours chef de cabinet, il se murmure que certains membres du PS de Bruxelles-Ville frapperaient à la porte du président de la fédération PS de Bruxelles, Philippe Moureaux, pour lui dire leurs craintes d'une future alliance avec l'équipe de Joëlle Milquet. Et plaider pour une alliance avec le MR et Ecolo ? « Ce serait un bon sursaut du PS, estime l'échevin écolo Henri Simons. Je pense qu'une majorité PS-MR-Ecolo serait plus dynamique pour la ville. Le PS a la main. S'ils veulent en discuter, nous sommes prêts à les écouter. »
« Nous faisons peur au PS, estime-t-on du côté du CDH, où l'on s'attend à vivre une législature difficile. Ce serait évidemment plus facile pour un PS tout puissant avec le MR et Ecolo. » Ici, on dit malgré tout regretter les attaques personnelles ; sans doute « le prix payé pour les déclarations de la présidente qui s'est prétendue ayatollah de l'éthique ».
Dernier épisode : une plainte que s'apprête à déposer Marion Lemesre contre l'échevin des sports Bertin Mampaka. « Il a donné 500 invitations en son nom propre pour le Mémorial Van Damme, en pleine période électorale, se scandalise la conseillère MR. J'irai au Palais de justice cette semaine encore. »
« D'abord, je ne dispose pas de 500 places, répond Bertin Mampaka. En dehors des places octroyées à la Ville par convention avec le Van Damme, j'ai proposé de montrer à une trentaine de journalistes comment fonctionne la sécurité au Roi Baudouin. »
Pour Karine Lalieux, conseillère communale et future échevine PS, ces escarmouches ne remettent pas en question un accord de majorité scellé sur base d'un « projet de ville progressiste ». Sur papier, ajouteront certains.

24 novembre 2006

Première volée de prestations de serment

Première volée de prestations de serment : Clerfayt, Decourty et Gosuin


Bernard Clerfayt (Schaerbeek), Willy Decourty (Ixelles) et Didier Gosuin (Auderghem) sont les premiers bourgmestres bruxellois officiellement intronisés : ils ont prêté serment hier vers 13 heures devant Charles Picqué, le ministre-président de la Région bruxelloise. La prestation, bien que chargée d'émotion, s'est faite sans aucun apparat. Elle tranchait avec le cérémonial qui a prévalu six ans plus tôt, lorsque les bourgmestres jurèrent fidélité entre les mains de la gouverneur de Bruxelles. Cette sobriété est aussi une réponse politique à la tragédie sociale qui secoue la Région bruxelloise. Dans les jours qui viennent, les autres bourgmestres, à l'exception de Magda De Galan (1)prêteront serment. Et le 1 er décembre, ce sera au tour des échevins à être installés lors de la première réunion du conseil communal issu des élections du mois d'octobre.

(1)
Bourgmestre, mais pas encore tout à fait. Ce mardi, Magda De Galan (PS) recevait un pli recommandé. « La confirmation de ma nomination comme bourgmestre. J'aurais pu prêter serment dès ce jeudi. Mais à Forest, rien n'est jamais simple. » En effet. Le scrutin communal devrait faire l'objet d'un recours devant le Conseil d'État, à l'encontre de la décision du Collège juridictionnel de ne pas annuler les élections.
Si le maïeur peut être nommé avant l'arrêt du Conseil d'État (attendu dans les 60 jours), il ne peut « exercer » tant que le doute plane. C'est donc Corinne De Permentier (MR), bourgmestre renversée, qui risque d'installer le nouveau collège. « Pas évident, dit De Galan. Mon signe chinois est le chien de feu, j'ai un tempérament actif et je dois rester zen. J'attendrai la fin de la saga pour ne provoquer personne, surtout pas le Conseil d'État. Forest joue encore au laboratoire politique. »

19 novembre 2006

Perquisitions : Lucien Cariat se défend

L'ancien échevin Lucien Cariat
réagit après les perquisitions qui ont été menées vendredi au Centre de Délassement de Marcinelle, dont il est le président. Plusieurs ASBL de la ville auraient opéré entre elles des transferts de personnel. Ce qui est tout à fait contraire aux lois sociales. Apparemment Lucien Cariat ne savait pas que c'était illégal…

Depuis sa sortie de prison, Lucien Cariat a repris la présidence de deux asbl. Le CSD, Centre de Délassement de Marcinelle et Pro Cultura. Deux ASBL auxquelles l'auditorat du travail s'intéresse. Les perquisitions menées vendredi au centre de Marcinelle ont fait apparaître des irrégularités : en effet une trentaine de travailleurs de ProCultura ont été "prêtés" au centre de délassement. Un véritable méli-mélo administratif totalement interdit.

La mise à disposition de travailleurs, c'est tout simplement faire travailler des employés, dans une autre société que celle qui les a embauchés. Ce système permet au passage de récolter des subsides de la Région Wallonne. alors que l'employeur réel n'y aurait pas droit. Il y a donc détournement. Une rencontre entre le 1er substitut et Lucien Cariat a cependant débouché vendredi en fin de journée sur une mise à plat des irrégularités. La trentaine de travailleurs "prêtés" par ProCultura, se verra proposer dès début de la semaine prochaine un contrat à durée indéterminé par le Centre de Délassement. Il n’y aura donc de casse sociale. Ce qui n'exclut pas des poursuites judiciaires et des amendes…

Lucien Cariat se défend :

Lucien Cariat dit qu’il ignorait l’illégalité de cette pratique . Pourtant, ce glissement de personnel n'est pas qu'anecdotique. Il peut entraîner un détournement de subventions. Or, curieusement, la Région Wallonne qui contrôle ces ASBL chaque année n'aurait rien remarqué depuis près de 20 ans. Mieux : il semblerait que toutes les asbl de la Ville de Charleroi soient dans la même illégalité. Elles devraient être régularisées en début de semaine prochaine avec l'Auditeur du travail.

26 octobre 2006

La Balade du Grand Macabre

Etude de cas - Application concrète du Renouveau PS dans l'actualité, dans la réalité:
"le président de l'USC, Jean-Claude Van Cauwenberghe, a confirmé la répartition
des attributions des élus PS au sein du futur collège échevinal. Léon Casaert
sera bourgmestre."
Où est la décision de l'électeur et le mandat des électeurs à cet homme?
La tutelle PS et wallonne affirmaient que JCVC ne devait pas se mêler du Conseil.
"J'aurais démissionné si ma proposition d'aujourd'hui n'avait pas été acceptée,
a encore dit Van Cau, qui a ajouté que l'opération menée ce mercredi l'avait
été
en liaison permanente et en cogestion avec Elio Di Rupo. Dans de telles
situations, on fait encore appel au vieux despote, a conclu Jean-Claude Van
Cauwenberghe en souriant."


Où sont les applications des règles éthiques et recommandations PS pour les "inculpables" ?
A nouveau, double language ...
Quelles sont les réelles compétences de Casaert, qui se voit casqué pour l'occasion ...
"Jean-Pol Demacq conservera l'Education et la Formation. Philippe Van
Cauwenberghe sera échevin des Sports, Loisirs et Jeunesse. Paul Ficheroulle, des
Travaux, de la Voirie, des Transports, de l'Informatique. Marc Parmentier,
président du CPAS et en charge de l'Action sociale. Eric Massin, aura le
Logement, la Régie foncière, l'urbanisme et l'aménagement urbain. Françoise
Daspremont sera échevine de la Culture. Serge Beghin, échevin de l'Etat civil et
de la Population."
Présence des anciennes têtes, responsables collégialement de la faillite de la gestion précédente.
... et surtout combien de femmes ? en ce compris Evelyne Druart, l'échevine évincée par cette nouvelle mouture pour conserver un "parvenu" dont on aurait maaaaarrre -de la race des "fils de" - sans aucune expérience.
"Cette liste et les attributions qui y sont attachées ont été approuvées à 96%
par les mandataires qui font partie du comité central élargi du PS de
Charleroi",
a précisé le président de l'USC"-
"recherchant l'unité, on avait parfois fait fi des scores individuels"
Ce n'est donc pas "un acte isolé", c'est très représentatif de l'esprit + que général.
C'est pas moi qui le dit, mais Ecolo qui s'est dit
"consterné mercredi soir, dans un communiqué, de la décision d'Elio Di Rupo, le
président du PS, de charger Jean-Claude Van Cauwenberghe "de la mission
cruciale" de composer l'aile socialiste du futur collège échevinal de Charleroi.
Il eut été difficile d'envoyer un signal plus désastreux que de confirmer
l'autorité morale de celui qui, depuis des décennies, règne en maître à
Charleroi",
estiment les verts qui jugent l'attitude du PS
"en flagrante contradiction avec toute volonté réelle de rénovation"."Comme
redouté, le PS souhaite que le nouveau collège compte sur la participation
active de trois des actuels échevins ayant pris part aux décisions litigieuses
qui ont conduit à l'inculpation de M. Van Gompel
",
ajoute par ailleurs Ecolo
."Cette décision pour prévisible qu'elle soit, est inacceptable pour tous ceux
qui souhaitent que Charleroi tourne définitivement la page des affaires",
poursuit-il. Ecolo appelle par conséquent le MR et le CDH à attendre le premier rapport du comité d'audit "avant d'avaliser une quelconque liste d'échevins".Justement: et pourquoi trop d'échevins PS par rapport au % des voix ?
En résumé, la république des camarades est toujours bien là, quoi qu'en dise publiquement Elio, qui aurait ouvert le parti "aux femmes, aux chrétiens de gauche, aux citoyens issus de l'immigration"
Ouverture aux femmes: Dans le nouveau Conseil 1/8 (1/11), avec éviction en dernière minute de Evelyne Druart qui n'est franchement pas plus "tartignolle" que la fille De Clercq, qui elle-même (eux-même) ne l'est(sont) pas moins que le "fils de" Van Cau (" LA CLANIQUE ATTITUDE".).
A noter que cela ne pose pas de problème au PS que cette dernière représente la nation au parlement fédéral; merci le PS.
Ouverture aux " chrétiens de gauche " :
je ne désire pas comptabiliser les "souteneurs" du Père samuel. Ouverture aux crétins de gauche (elle est facile) certes, mais aussi aux musulmans à droite, très à droite (merci Onkelinx, Di Rupo 'n Co) et les juifs du milieu, où sont-ils ?
Ouverture "aux citoyens issus de l'immigration" :
Casaert, Demacq,Van Cauwenberghe, Ficheroulle, Parmentier, Massin, , Daspremont ,Beghin, (Van Gompel, Druart, De Clercq)…tout cela sonne très allochtone et extrêmement représentatif de la population locale.
A part qqes consonances de personnes issues de l'émigration du nord du pays au siècle dernier, où sont les turcs, marocains, et certainement les italiens …?
Et l'ouverture à d' autres minorités ?
et les homos, ils sont où les homos au conseil? et les noirs, asiatiques, handicapés, les prix nobélisés, les unijambistes, les dératés, ...C'était l'occasion de marquer un "geste fort" comme il convenait, là où il fallait et quand il fallait; cela a été l'occasion du renouveau … dans la plus parfaite continuité.
Je dis "BRAVO !"; échec totalement réussi.
A Charleroi, c'est plutôt La Balade du Grand Macabre

16 octobre 2006


Un gouvernement empêché (14/10/2006)


Cinq ministres bruxellois sur huit ont accepté des échevinats qu'ils ne pourront assumer avant 2009

BRUXELLES Au lendemain des élections communales, le président du Parlement bruxellois Eric Tomas (PS) affirmait que le cumul des mandats posait un sérieux problème éthique. Lui-même n'a toujours pas décidé s'il allait siéger comme échevin à Anderlecht...
Sa colistière Fadila Laanan, ministre en charge de l'Audiovisuel à la Communauté française a anticipé le mouvement en affirmant qu'elle était clairement candidate à un poste d'échevine empêchée...

Au sein du gouvernement bruxellois, nombreux ministres ou secrétaires d'Etat ont fait campagne avec succès. Tous les ministres élus dont les partis se retrouvent dans la majorité ont ainsi décidé de siéger en tant qu'échevin empêché à l'exception de la ministre en charge de l'Environnement Evelyne Huytebroeck, à Forest. "Je préfère me consacrer pleinement à mon poste ministériel" , confie la ministre Ecolo. "Et le cumul des mandats est interdit chez Ecolo, ce qui est tout à fait logique." Evelyne Huytebroeck ne siégera pas au conseil communal.

Les autres ministres élus ont moins d'états d'âme. Ne parlons pas du ministre-président Charles Picqué (PS) qui pilote sa commune à distance depuis plusieurs années... Et vient de rempiler en tant que bourgmestre empêché.

Le secrétaire d'Etat en charge de la Propreté Emir Kir (PS), qui a cartonné à Saint-Josse, reste lui aussi échevin empêché. Toujours chez les socialistes, la secrétaire d'Etat en charge du Logement Françoise Dupuis a elle aussi accepté un poste d'échevine empêchée à Uccle...
Le ministre de l'Emploi Benoît Cerexhe (CDH) , gentiment invité par le maïeur sanpétrusien Jacques Vandenhaute à participer à la majorité, a lui aussi affirmé qu'il sera échevin empêché. Il siégera réellement dans trois ans, s'il perd son mandat ministériel. Il ne reste plus à ces élus qu'à trouver un mandaï qui acceptera de partir en 2009, date du nouveau scrutin régional...

Mathieu Ladevèze © La Dernière Heure 2006