Affichage des articles dont le libellé est génocide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est génocide. Afficher tous les articles

05 août 2008

La justice espagnole va poursuivre pour les violences au Tibet

La justice espagnole s'est déclaré mardi compétente pour instruire une plainte pour génocide déposée à Madrid contre sept responsables politiques et militaires chinois après la répression des troubles de la mi-mars au Tibet.
Cette plainte déposée le 9 juillet par le Comité de soutien au Tibet (CAT) et deux autres associations pro-tibétaines vise sept responsables chinois, dont le ministre chinois de la Défense, Liang Guanglie. La justice espagnole s'est reconnue en 2005 une compétence universelle en matière de génocide et de crimes contre l'Humanité, au motif que "le principe de juridiction universelle prime sur l'existence ou non d'intérêts nationaux". L'Audience nationale, le tribunal espagnol chargé des dossiers de crimes contre l'humanité et de génocide, indique dans ce document accepter sa compétence pour enquêter sur les faits dénoncés.

13 février 2007

L'État belge, un collabo

18/2/07

Décès de Maurice Papon, symbole de la collaboration nazie

Maurice Papon, seul haut fonctionnaire français condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour son rôle dans la déportation de Juifs de Bordeaux pendant l'occupation nazie, est mort samedi à l'âge de 96 ans, a annoncé son avocat, Me Francis Vuillemin. Condamné en 1998 à 10 ans de réclusion, en fuite en 1999, il a été incarcéré pendant près de trois ans avant d'être remis en liberté en raison de son état de santé. Il résidait depuis dans sa ville natale en grande banlieue parisienne, où il était suivi pour des problèmes cardiaques.

M. Papon avait été hospitalisé le jeudi 8 février pour une insuffisance cardiaque et avait subi une intervention chirurgicale mardi dernier. "Maurice Papon est mort samedi 17 janvier 2007 à 16H00", a précisé son avocat, en soulignant que "l'ancien ministre n'a jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la cour d'assises de Bordeaux".
EN SAVOIR PLUS: L'affaire Papon
EN SAVOIR PLUS: Papon, fonctionnaire de Vichy condamné pour la déportation de Juifs


Déportation des Juifs pendant l'Occupation : un rapport accablant

Le constat est sévère. Au terme de recherches historiques conduites durant quasiment trois ans, le Ceges - le Centre d'étude et de documentation Guerres et Société contemporaine - affirme que durant l'occupation allemande "l'État belge a adopté une attitude docile en accordant, dans des domaines très divers mais cruciaux, une collaboration indigne d'une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive".

Ce rapport, intitulé La Belgique docile et examiné hier en commission des Affaires institutionnelles, a été rédigé à la demande du Premier ministre, Guy Verhofstadt, interpellé naguère par des résolutions votées au Sénat. Au fil de 1.114 pages, les auteurs - qui précisent avoir mis en évidence de nouveaux éléments - dressent un tableau très sévère à l'encontre des autorités belges de l'époque. Trois moments clés sont particulièrement mis en évidence.
Octobre-Novembre 1940. Cette période "concerne la décision de l'administration centrale belge et du sommet de l'autorité judiciaire de faire enregistrer, à la demande de l'occupant, la population juive par les administrations locales". Ces autorités ont jugé que "cette mise en oeuvre, qui constitue une violation flagrante de la Constitution, ne pèse pas assez lourd pour dénoncer la collaboration administrative maximale" avec les Allemands et prendre la défense des Juifs non-belges. De fait, tout cela semble traduire "une attitude xénophobe largement répandue, en grande partie liée à un antisémitisme latent", en particulier "dans les milieux catholiques de droite et nationalistes", mais pas seulement.

Eté 1942, c'est-à-dire "lorsque la déportation des Juifs figure à l'ordre du jour de la police nazie". Il apparaît que "le cadre général de la collaboration administrative est alors rompu dans les deux villes comptant de loin la population juive la plus importante". À Bruxelles, les autorités communales refusent de distribuer l'étoile jaune et de mettre leur police à disposition pour une rafle. "Elles motivent leur refus en invoquant des motifs humanitaires", commentent les auteurs. "Il convient toutefois de souligner que, jusqu'alors, elles ont suivi scrupuleusement la piste de la collaboration maximale." De fait, ce revirement "ne peut être dissocié d'une évolution des chances de victoire sur le champ de bataille" (les Allemands perdent pied).

Simultanément, "Anvers est le théâtre d'un événement unique dans l'histoire de l'occupation belge. La police locale arrête de façon autonome 1.243 Juifs dans le centre-ville et les livre aux autorités allemandes. Même lorsque les conséquences de ces faits sont ultérieurement découvertes, le silence demeure assourdissant".
Entre-temps, vers le printemps 1942, "le couronnement provisoire de la collaboration maximale s'inscrit dans le domaine de la mise au travail forcé", après avoir chassé les enfants juifs des écoles publiques et les adultes des professions médicales.

Il importe de remarquer que "le gouvernement belge à Londres n'a fait savoir à aucun moment, durant les années de guerre, qu'une correction s'impose et que l'attitude des hauts fonctionnaires et des magistrats est anticonstitutionnelle et condamnable d'un point de vue démocratique".
Fin 1945. La Libération. La justice militaire se lave les mains. "Toute responsabilité de l'autorité belge dans la persécution et la déportation des Juifs est écartée."

© La Dernière Heure 2007

26 novembre 2006

Emir Kir

MAJ 26/11/06
Alors, Emir, t'as signé ou pas?
dimanche 26.11.2006, 15:24
Le ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué, a invité son collègue de gouvernement Emir Kir à dire s'il a signé ou non une pétition remettant en cause le génocide arménien. Tu réponds oui ou tu réponds non. Si c'est non, tu ne l'as pas signée, si c'est oui, tu dois savoir, c'est dans ta conscience personnelle, si c'était en connaissance de cause quant au contenu et à la portée de la pétition ou si tu l'as signée en n'étant pas assez attentif, a dit Charles Picqué.

Emir Kir s'est opposé à un hommage aux victimes du génocide arménien MaJ22/11


Le secrétaire d'Etat bruxellois en charge des Monuments et des Sites Emir Kir (PS) a signé en 2003 une pétition pour que soit supprimée une stèle à la mémoire des victimes du génocide arménien, a affirmé ce jeudi soir la RTBF au cours de son Journal Télévisé, citant le journaliste indépendant d'origine turc Mehmet Koksal.
Depuis son entrée au gouvernement bruxellois en 2004, la position du secrétaire d'Etat Bruxellois Emir Kir face au génocide arménien fait l'objet de questions alimentées notamment par le journaliste indépendant Mehmet Koksal. Selon celui-ci, Emir Kir a participé à une manifestation niant l'existence du génocide arménien. Pour Emir Kir, ce n'était pas l'objet de la manifestation.Le secrétaire d'Etat a déposé une plainte en diffamation contre le journaliste.

Débouté en Première Instance, Emir Kir est allé en appel et refuse de s'exprimer publiquement tant que la Justice n'a pas tranché définitivement. C'est cette attitude qu'il a une nouvelle fois adoptée ce jeudi, interrogé sur ce sujet. (belga)