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04 octobre 2008

Une PME sur trois changera de mains dans les 10 ans

Selon les spécialistes, pas moins de 30% des PME belges seront confrontées dans les 10 ans à venir à la problématique de la transmission et ce, en raison du fait que de nombreux entrepreneurs de la génération "baby-boom" se rapprochent de l'âge de la retraite, annonce jeudi la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) dans un communiqué.Un trop grand nombre de chefs d'entreprises tardent à préparer leur transmission, courant ainsi le risque de se voir contraints de vendre dans de mauvaises conditions, juge la fédération patronale. "Or, une bonne transmission d'entreprise prend minimum trois ans, uniquement pour les aspects techniques et formels. Si on y ajoute les cruciaux aspects psychologiques et humains, cela peut prendre jusqu'à dix ans", explique encore la FEB.Selon la FEB, le vieillissement de la population, et donc des chefs d'entreprises, n'est pas le seul facteur à l'origine d'une multiplication des entreprises à transmettre. Divers experts constatent également une diminution du nombre de transmissions familiales, même si cette formule reste le mode de transmission largement majoritaire dans les PME. "L'entreprise de 'père en fils' n'est plus une évidence. Il arrive de plus en plus souvent que le fils ou la fille ne veuille ou ne puisse tout simplement pas reprendre les rênes de la société", conclut la FEB.

02 octobre 2008

Dexia: 350 millions libérés par le gouvernement wallon

Le ministre Marcourt a cependant précisé que l'opération n'aura aucun impact sur les politiques à mener en 2009

Réuni ce mercredi à 13H, le Gouvernement wallon a décidé de libérer, en urgence, sur sa trésorerie propre, la somme de 350 millions d'euros permettant la recapitalisation de Dexia. "L'argent va être libéré immédiatement, avant 16 heures, a confirmé le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, à l'issue de la réunion du Gouvernement.L'argent sera récupéré via une filiale commune formée par la SRI (Société Régionale d'Investissement) et la Sogepa (Société de Gestion et de Participation), a annoncé le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Cette filiale détiendra une participation à hauteur de quelque 33 millions d'actions.La part qui sera prise en charge respectivement par la SRI et par la Sogepa n'a pas encore été formalisée.montage financier neutre pour le budget wallonL'argent libéré représente une avance de fonds d'une société qui sera créée à hauteur de 50-50 par la SRI et la Sogepa, en partie en fonds propres et en partie en emprunt, à préciser Jean-Claude Marcourt.Le ministre a précisé qu'il s'agissait d'une mesure d'urgence et que l'avenir n'était pas encore décidé. "Sommes- nous là pour la nuit des temps? Non. Lorsque la mer redeviendra calme, il faudra parler avec l'ensemble des actionnaires pour voir si le 1,85 pc que nous détenons est utile ou pas", a-t-il remarqué.Interrogé sur les causes de "la crise la plus importante depuis 1929", comme il l'a souligné, le ministre, qui s'exprimait au nom du Gouvernement, a souligné qu'il faudrait "refondre totalement le système financier mondial". "A l'instar de l'ONU, il faudra faire un système de régulation mondial. L'argent fou est la cause aujourd'hui de nos malheurs. Nous n'avons que trop traîné", a-t-il souligné, précisant également que les bonnes règles de gouvernance et de transparence faisaient partie des conditions imposées par la Région pour participer à la recapitalisation, "qui n'aurait pu être possible sans la garantie de la Banque centrale européenne". "Nous allons ramener Dexia vers ses métiers de base et ne plus jouer dans la cour des grands si nous n'en avons pas la capacité", a encore annoncé Jean-Claude Marcourt.Plusieurs parlementaires se sont inquiétés des conséquences de l'opération pour les communes, notamment en ce qui concerne les dividendes. Le ministre n'a pas pu apporter de réponse concrète. "Nous ne savons pas ce qui va arriver. Nous avons sauvé l'entreprise et le personnel. Nous verrons dans les jours et les mois qui viennent comment le système va évoluer", a-t-il remarqué.Le débat parlementaire s'est déroulé dans le calme, chacun saluant l'intervention rapide des autorités. Comme l'a remarqué Hervé Jamar (MR), il n'a donné lieu à aucune "attaque" politique. Le chef de groupe Ecolo s'est cependant demandé comment Dexia avait pu en arriver à une telle situation. "N'y a-t-il là aucun contrôle public? ", s'est-il interrogé en regardant le chef de groupe MR, Serge Kubla, administrateur de Dexia. Son intervention n'a donné lieu à aucune remarque.

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Le plan Paulson a franchi l'obstacle du Sénat

Le texte révisé introduit une augmentation de la garantie par l'Etat des dépôts des clients dans les banques, de 100.000 à 250.000 dollars. Des crédits d'impôts à la classe moyenne et aux entreprises ont également été introduits. Le plan doit désormais être voté par les représentants vendredi.

Le premier obstacle est franchi : le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi le plan Paulson de soutien au système financier américain. Le plan a été remanié, mais le sauvetage reste un financement public géant, d'un coût de 700 milliards de dollars, doit désormais franchir l'épreuve autrement redoutable des représentants. Ce vote crucial devrait avoir lieu vendredi.
A Wall Street, les marchés, qui ont clôturé mercredi soir avant le vote, ont joué la prudence en terminant en léger repli. Jeudi matin, les cours du pétrole brut étaient en hausse jeudi matin.
Le Sénat - dont les candidats McCain et Obama - a approuvé par 74 voix contre 25 ce projet baptisé "Loi sur la stabilisation économique d'urgence de 2008", qui donne, à cinq semaines de l'élection présidentielle, une latitude et des moyens sans précédent au secrétaire au Trésor Henry Paulson pour venir au secours du secteur bancaire.
Ce vote ouvre la voie à l'approbation du texte dès vendredi par la Chambre des représentants, qui l'avait rejeté lundi à 13 voix près (228-205), faisant brutalement chuter le Dow Jones et les bourses mondiales. Des républicains surtout avaient refusé de soutenir ce qu'ils considéraient comme une intervention massive de l'Etat dans le secteur privé aux frais des contribuables. L'objectif du plan est de donner à l'Etat les moyens et l'autorité de racheter les actifs dépréciés des institutions financières mises à mal par la crise des prêts immobiliers à risque, les "subprime". Plus d'une douzaine de banques ont déjà fait faillite aux Etats-Unis.
Un texte légèrement révisé a donc été présenté au Sénat mercredi, introduisant une augmentation de la garantie par l'Etat des dépôts des clients dans les banques, le plafond garanti passant de 100.000 à 250.000 dollars. Des crédits d'impôts à la classe moyenne et aux entreprises ont également été introduits.
Interrompant leur campagne, John McCain et Barack Obama, tous deux sénateurs, sont venus au Capitole pour voter le plan. Dans un discours aux accents présidentiels, M. Obama a repris les mots du président Franklin D. Roosevelt, artisan du redressement après la crise de 1929. "Unissons--nous pour bannir la peur ! Aujourd'hui on ne peut pas échouer. Ni maintenant, ni demain, ni l'année prochaine (...)", a-t-il déclaré. Décrivant la crise comme potentiellement "catastrophique", M. Obama a expliqué qu'"on risquait de voir des milliers d'entreprises mettre la clé sous la porte, des millions d'emplois disparaître et une longue et douloureuse récession s'en suivre". "En d'autres termes, ce n'est pas seulement une crise de Wall Street, c'est une crise américaine", a-t-il lancé. M. Obama a aussi prôné l'adoption dans un deuxième temps d'un plan de relance économique et d'une réforme de la loi sur les faillites pour les propriétaires en difficulté.
Son rival John McCain n'a pas prononcé de discours à la tribune. "Si le projet de loi échoue encore, la crise se transformera en désastre", avait-il averti au cours de la journée. Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s'est réjoui à la tribune du fait qu'"en plein milieu d'une campagne présidentielle, il avait été possible de mettre cela de côté et s'unir (...) pour l'un des plus grands moments dans l'histoire du Sénat".
"J'applaudis le Sénat pour son vote réunissant les deux partis", a réagi de son côté le président George W. Bush. "C'est au tour de la Chambre d'examiner cette loi. Avec les améliorations que lui a apporté le Sénat, je crois que les représentants des deux partis peuvent soutenir ce texte", a poursuivi M. Bush affirmant que l'état de l'économie "exigeait" l'adoption du plan. M. Paulson s'est également réjoui du vote "pluraliste" du Sénat dans un communiqué et a appelé "la Chambre à agir rapidement pour adopter ce projet de loi".
Reste désormais le passage devant la Chambre des représentants. Le sénateur démocrate Charles Schumer, membre de la commission bancaire du Sénat, s'est dit "très optimiste" sur l'issue du vote à la Chambre. "Ils y travaillent dur". "Il ne s'agit pas seulement de trouver une douzaine de votes. Il y aura des votes qui feront défaut et d'autres qui viendront s'ajouter", a-t-il pronostiqué.

01 septembre 2008

De riches russes s'infiltrent dans l'économie belge

Des millionnaires russes prennent systématiquement des participations dans des entreprises belges, ce qui pourrait entraîner une perte de notre indépendance, selon des spécialistes, alors que d'autres pays occidentaux sont confrontés au même phénomène, écrivent nos confrères du Morgen ce lundi.Il s'agit là d'une politique délibérée de la part du président et du premier ministre Russe, Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine. "Il s'agit d'une action délibérée et réfléchie des politiques russes. Ils prennent des positions cruciales dans des entreprises stratégiques mais aussi des secteurs moins évidents de l'économie occidentale", affirme Katlijn Malfliet, de l'université de Louvain.

05 juin 2008

La Belgique reste une terre d'accueil

Les investissements venus d'ailleurs sont stables. Le pays garde sa 5e place en Europe. Par chance, la crise politique n'a pas trop pesé. Mais l'emploi continue de trinquer.
C'est une bonne nouvelle ! A en croire le "baromètre de l'attractivité belge", établi pour la quatrième année consécutive par le cabinet d'audit et de conseil Ernst & Young, les mois de crise politique qui ont suivi les élections fédérales du 10 juin 2007 n'ont pas eu d'impact significatif sur l'éclosion de nouveaux projets d'investissement dans notre pays. Comptabilisant 175 investissements (contre 185 en 2006), la Belgique maintient sa 5e position en Europe, derrière le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Espagne. Et pourtant, elle enregistre une légère baisse (- 5 pc), alors que la moyenne européenne progresse de 5 pc.
Si la Belgique fait toujours bonne figure, c'est en grande partie grâce à la bonne performance de la Région bruxelloise (42 projets) qui voit sa part de marché en termes d'investissements étrangers s'accroître de 18 à 24 pc. De son côté, la Flandre continue de perdre du terrain (89 projets), son score glissant de 57 à 50,8 pc. Ce sont surtout les régions d'Anvers et du Limbourg qui ont souffert. La Wallonie (44 projets) affiche sa stabilité avec 25,2 pc du montant total des investissements.
Les Etats-Unis restent le principal investisseur (49 projets), devant la France (21), le Royaume-Uni (16) et les Pays-Bas (14). A noter que la part des pays de la zone BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) dans les investissements directs étrangers est en légère augmentation (5,7 pc du total).
Baisse des emplois
"Les performances aux plans européen et belge montrent que les investisseurs étrangers manifestent encore de l' intérêt pour nos contrées", déclarent les auteurs de l'étude. Mais cette croissance - ou cette relative stagnation - ne doit pas cacher la baisse du nombre d'emplois créés dans la foulée. La croissance de 5 pc des investissements se traduit par une baisse de 18 pc du nombre des emplois générés.
En Belgique, la situation est plus préoccupante : la baisse des créations d'emplois liée à ces investissements est de 21 pc, ce qui place notre pays en douzième place européenne, derrière le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne l'Espagne, la Pologne, la Tchéquie, la Russie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la Serbie. Autant dire très loin...
"Le coût salarial élevé et la pression fiscale restent des handicaps économiques souvent cités par les investisseurs, mais moins qu'avant", souligne Ernst & Young, qui ajoute que "les efforts pour réduire nos handicaps ont porté quelques fruits".
Ainsi, des mesures comme la déduction des intérêts notionnels sont "visiblement fort appréciés", apprend-on. Par ailleurs, un tiers des entreprises sondées jugent la pression fiscale "plus favorable" qu'avant. Le système des intérêts notionnels doit par conséquent être "absolument maintenu", ne se privent pas de souligner les auteurs de l'étude qui se laissent quelque peu emporter par leur sujet.

14 mai 2008

Lakshmi Mittal seul à la tête du groupe ArcelorMittal

Lakshmi Mittal a pris mardi la tête du conseil d'administration du géant de l'acier ArcelorMittal, finissant ainsi de s'imposer à la tête du groupe deux ans après la fusion entre Arcelor et Mittal Steel. L'assemblée générale du groupe, réunie à Luxembourg, intervenait quelques semaines après la confirmation de la suppression de 575 postes à Gandrange (Moselle), usine du groupe touchée mardi par une grève des salariés. "Personne ne connaît le futur. Aujourd'hui, l'aciérie n'est pas viable" mais "si dans le futur, il y a d'autres solutions viables, nous les étudierons", a répété M. Mittal, en marge de la réunion.Lors de la fusion, un partage des rôles entre anciens d'Arcelor et de Mittal Steel avait été décidé. C'est dans ce cadre qu'avait été arrêtée une répartition des tâches entre un "chairman", le Luxembourgeois Joseph Kinsch, et un "president", M. Mittal. Le mandat de "chairman" de M. Kinsch, ancien d'Arcelor, est arrivé à échéance à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires. Le groupe avait annoncé en décembre que M. Mittal avait été désigné à l'unanimité par les membres du conseil pour lui succéder. "M. Kinsch a décidé de se retirer. J'aimerais exprimer ma gratitude pour sa contribution à l'industrie sidérurgique (...) Je n'aurais pu souhaiter un meilleur chairman", a déclaré M. Mittal devant les actionnaires."J'ai pleine confiance dans l'avenir d'ArcelorMittal et dans l'équipe dirigeante", a dit M. Kinsch, ajoutant que "les deux dernières années avaient permis à ArcelorMittal de se développer d'une manière extrêmement positive".Lakshmi Mittal, premier actionnaire du groupe avec 43% du capital selon les derniers chiffres connus, est aussi président de la direction générale. Un poste auquel il avait remplacé, contre toute attente, un autre ancien d'Arcelor, Roland Junck, seulement quelques mois après la fusion intervenue fin juin 2006. Ce cumul des pouvoirs a suscité la réprobation de certains actionnaires. M. Mittal s'est défendu en citant l'exemple des PDG des groupes du CAC 40 et en rappelant que seul deux des administrateurs du groupe, lui et sa fille, représentent la famille, alors que le conseil compte douze administrateurs indépendants. L'assemblée générale a d'ailleurs approuvé le renouvellement du mandat d'administrateur de Lewis Kaden qui va devenir "administrateur indépendant principal", une nouvelle fonction qui remplace celle de "president" du conseil. Le groupe a en outre été critiqué par un collectif d'organisations écologistes sur sa politique environnementale et de sécurité, notamment en République Tchèque, où la population s'est mobilisée en avril pour protester contre la pollution de l'usine d'Ostrava, ou au Kazakhstan où 30 employés sont morts en janvier dans une explosion minière.Les militants ont manifesté devant le siège et deux membres du collectif ont interpellé la direction lors de l'assemblée. La sécurité est la "priorité numéro un" du groupe qui est par ailleurs "totalement conscient de la pollution", ayant "fait beaucoup de progrès ces 15 dernières années en la réduisant de 20%", a répondu M. Mittal. Toutes les résolutions ont été adoptées à une immense majorité des voix. Celle ayant reçu le moins de votes (92,8%) concernait la mise en place d'un plan d'actionnariat ou de stock options au profit des plus hauts cadres du groupe. ArcelorMittal pourra émettre jusqu'à 8,5 millions d'actions, un nombre de titres près de quatre fois supérieur à celui dont bénéficiera le plan d'actionnariat à destination des autres salariés, ce qui a été dénoncé par un actionnaire.

12 mai 2008

Belgacom dans le top dix des entreprises européennes

Belgacom arrive en 9e position sur une liste des 50 entreprises européennes les plus performantes composée par le périodique d'affaires américain BusinessWeek. La liste est établie sur base de la croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice pendant les trois dernières années. Des éléments comme l'imposition et les résultats exceptionnels n'entrent pas en ligne de compte. Les entreprises sont aussi comparées à celles de leur secteur même si ce secteur ne se porte pas bien.
Cela afin d'éviter par exemple que les compagnies pétrolières ne squattent les premières positions. Un panel de spécialistes intervient également pour établir le classement. En tête de liste se trouve la société boursière Deutsche Börse, suivie par Nobel Biocare et Nokia. La société Belgacom arrive en 9e position. Il n'y a pas d'autre entreprise belge dans le top 50 de BusinessWeek.

05 mai 2008

L'économie flamande stagne

Le rapport établit un classement de 125 régions européennes sur base d'une dizaine d'indicateurs.
L'économie flamande n'atteint plus les sommets européens et n'a pas progressé ces dix dernières années par rapport à d'autres régions, écrivent lundi De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.
C'est ce qui ressort d'une comparaison des prestations économiques de 125 régions européennes. Ces données ont été récoltées par le service d'études des autorités flamandes.
Le rapport établit un classement de 125 régions européennes sur base d'une dizaine d'indicateurs.
La Flandre atteint le top 10 à deux reprises, avec une productivité du travail élevée (9) et des travailleurs hautement qualifiés (10). La capacité de travail et les connaissances des travailleurs flamands se situent au sommet au niveau européen et à ce niveau, la Flandre fait même mieux qu'en 1995.
Mais la Flandre réalise un mauvais score sur trois indicateurs. Si l'on prend en considération le nombre d'entrepreneurs, la Flandre se situe à un niveau moyen (60). En ce qui concerne le coût du travail, la Flandre n'atteint que la 117e position et en ce qui concerne le nombre de travailleurs de plus de 55 ans, la Flandre n'arrive qu'à la 109e place du classement. Dans le domaine du coût du travail, seules huit régions font moins bien encore que la Flandre.
La Flandre engrange un résultat correct en ce qui concerne le bien-être (27), le nombre de chômeurs (32) et les dépenses pour la recherche et le développement (21). Mais dans aucun de ces domaines, la Flandre n'a progressé depuis entre 1995 et 2005.

24 avril 2008

Les immigrés rapportent 23.000 euros

L'immigration ne coûte rien, mais elle est bénéfique pour l'économie du pays. Une famille d'immigrés représente même 23.000 euros par an pour les caisses de l'Etat, peut-on lire dans une note de la ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom (Open Vld), reprise mercredi par De Standaard.Une famille avec deux enfants qui entre sur le territoire dans le cadre de la migration économique et qui compte donc deux personnes occupant un emploi, rapporte environ 23.000 euros nets à l'Etat belge: 44.000 euros de revenus pour le Trésor et la sécurité sociale, et 21.000 euros de dépenses pour les allocations sociales, familiales et l'enseignement. Soit un bénéfice de 23.000 euros, calcule la note de la ministre Annemie Turtelboom.La contribution de 50.000 travailleurs permettrait de diminuer le taux de chômage de 0,15% et d'augmenter de 0,25% le degré d'activité. La Flandre a ainsi accordé en 2007 un permis de travail à environ 16.000 travailleurs issus des nouveaux pays de l'Union européenne. Cela a permis d'augmenter le degré d'activité de 0,15% et de diminuer le chômage de 0,11%.

18 avril 2008

Yves Leterme : « fermeté, sang-froid et confiance »

« L’évolution économique requiert de la fermeté, du sang-froid, sans céder à la panique », a déclaré le Premier ministre à l’occasion du renouvellement de la présidence de la Fédération des entreprises de Belgique.


Le vieillissement de la population, la position concurrentielle de la Belgique, la hausse des prix de l’énergie représentent autant de défis à relever alors que le contexte économique s’est considérablement dégradé ces derniers mois, a déclaré le premier ministre Yves Leterme, jeudi, à l’occasion du renouvellement de la présidence de la FEB.
Concernant la situation économique, Yves Leterme a insisté sur la mauvaise conjoncture actuelle, évoquant le fait que le Fond monétaire international venait de diminuer de 0,2 % ses estimations de croissance pour la Belgique, tandis que l’inflation est au plus haut (4,4 %) depuis le mois de mars. « L’évolution économique requiert de la fermeté, du sang-froid, sans céder à la panique », a déclaré le Premier ministre.
Selon Yves Leterme, « chaque décennie connaît des défis socio-économiques qui lui sont propres. Les années quatre-vingt ont essentiellement été placées sous le signe du rétablissement de la compétitivité des entreprises. Les années nonante ont apporté un rétablissement de l’équilibre budgétaire et l’introduction de l’euro. La première décennie du 21e siècle met la pression sur notre système socio-économique, le modèle dit rhénan ».
Le Premier ministre s’est toutefois déclaré confiant dans la capacité des partenaires sociaux à mener à bien la concertation sociale en Belgique et à parvenir à concilier les impératifs de croissance économique et de viabilité de l’Etat-providence. « Nous devrons être sélectifs, tant à l’égard des demandes de réductions des charges que des demandes d’augmentation des allocations », a ajouté Yves Leterme, en s’adressant aux partenaires sociaux. La concertation sociale « est nécessaire et un consensus social est plus qu’indispensable. Je souhaite dès lors utiliser les prochains mois pour créer un climat de confiance », a-t-il encore averti.
À l’attention du futur président de la FEB, Thomas Leysen, par ailleurs issu de la même promotion que lui, Yves Leterme a souligné « la mission difficile mais extrêmement passionnante » qui attend le patron de la société Umicore en tant que président du « groupe des 10 » dans le cadre de la négociation de l’accord interprofessionnel. Yves Leterme a également salué l’engagement de Jean-Claude Daoust, le « patron des patrons » sortant, qui s’est vu remettre la distinction honorifique de « Commandeur de l’Ordre de Léopold ».

Leysen est le nouveau président de la FEB
Thomas Leysen, le patron d’Umicore, est devenu officiellement jeudi le nouveau président de la Fédération des entreprises de Belgique, succédant à Jean-Claude Daoust. L’écologie et le développement durable mais aussi les négociations en vue de la conclusion du prochain accord interprofessionnel figurent au menu de sa présidence. BelgaNé en 1960, ce qui en fait le deuxième plus jeune président de la FEB, juriste de formation, Thomas Leysen entame un mandat de trois ans à la présidence de la FEB et suit par la même occasion les traces de son père, André Leysen, lui-même ancien président de la fédération patronale.Lors de son discours d’intronisation, le nouveau « patron des patrons » a d’emblée évoqué les défis majeurs que représentent à ses yeux l’environnement et l’énergie ; le développement durable étant selon lui la seule voie pour concilier préservation de l’environnement et prospérité matérielle. « Le développement durable n’est pas, pour moi, un concept marketing à la mode mais bien une nécessité », a-t-il dit à ce sujet. Le nouveau patron de la FEB espère un changement de mentalité parmi les citoyens et une prise de responsabilité des pouvoirs publics. « Les entreprises et les entrepreneurs ont aussi un rôle à jouer. Les entreprises doivent être perçues comme une partie de la solution et non pas comme une source de problèmes », a-t-il ajouté, tout en mettant l’accent sur la nécessité de développer des innovations technologiques et sur sa volonté de faire de la FEB une organisation patronale « bright green », c’est-à-dire conscientisée à la question écologique.Concernant le domaine énergétique, Thomas Leysen a plaidé en faveur d’une combinaison entre énergies renouvelables et nucléaires. « Le défi énergétique est à mes yeux le plus important. On voit déjà les limites aujourd’hui de l’approvisionnement en pétrole. Il n’y a pas une solution magique mais une série de réponses », a-t-il martelé. « Tant que les énergies renouvelables ne donnent pas leur plein potentiel, il faut garder le nucléaire plutôt que d’avoir recours à des sources d’énergie émettant plus de CO2. Le nucléaire n’est pas une solution idéale, étant donné le problème des déchets, mais c’est la solution la plus gérable à moyen terme. Il faut prolonger la durée de vie des centrales nucléaires en Belgique et construire en Europe des centrales de la troisième génération ».« Les négociations sociales ne s’annoncent pas faciles »Le nouveau président de la FEB est également revenu sur la crise politique qu’a traversée la Belgique en 2007. Une crise qui n’a pas fait de bien « à l’image de la Belgique et à celle de ma région, la Flandre », a-t-il concédé. S’agissant de la concertation sociale en Belgique, à laquelle il dit croire, Thomas Leysen a également reconnu qu’en raison d’un contexte de ralentissement économique, « les négociations professionnelles ne s’annonçaient pas faciles ». Selon lui, « l’objectif majeur de la prochaine négociation interprofessionnelle doit être la création de 500.000 emplois d’ici 2020 afin d’atteindre un taux d’activité en Belgique proche de 70 % ». Le nouveau président de la FEB a en outre souligné l’importance du respect de la paix sociale par les organisations syndicales, « sous peine de compromettre la légitimité de la concertation sociale ».Thomas Leysen a enfin fait part de la nécessité, selon lui, d’une meilleure efficacité des autorités publiques en Belgique. Comparant la situation belge (18,2 % des travailleurs sont occupés dans le secteur public), à la situation néerlandaise (13,8 %) et finlandaise (12,4 %), il s’est exprimé en faveur de mesures destinées à augmenter l’efficacité et à réduire les coûts des pouvoirs publics. « Il faut avoir le courage de s’attaquer à ce problème », a-t-il conclu.

26 mars 2008

La Wallonie convoitée par les investisseurs étrangers

La Belgique occupe la quinzième place d'une sélection mondiale de 82 terres d'investissement, écrit mardi le journal L'Echo qui se base sur une étude intitulée World Investment Prospects to 2011 réalisée par l'Economist Intelligence Unit qui dépend du magazine The Economist.Le Top cinq de ce classement est occupé par le Danemark, la Finlande, Singapour, la Suisse et le Canada. Au niveau des investissements étrangers directs, la Belgique se classe au cinquième rang mondial et au deuxième en Europe, derrière l'Autriche. La Belgique arrive même première du classement en termes de flux d'investissement par tête d'habitant et troisième (deuxième pour l'UE) en ce qui concerne le flux d'investissement par rapport au PIB. Les auteurs précisent aussi qu'au sein du pays, c'est la Wallonie qui offre aux investisseurs étrangers "le plus grand potentiel de croissance des trois régions". Cela rejoint la conclusion d'une autre étude récente, réalisée par Crushman & Wakefield et axée sur la logistique qui classait les provinces de Hainaut et de Liège aux deuxième et quatrième rangs d'une quinzaine de régions d'Europe, rappelle L'Echo.

07 octobre 2007

Plutôt robuste, l'économie belge...

Le bureau fédéral du Plan anticipe une croissance de 2,7 pc en Belgique en 2007.

Mais, ajoute-t-il, si la crise du "subprime" perdure aux Etats-Unis, l'Europe en pâtira.
La croissance est toujours au rendez-vous, même si elle ralentira légèrement l'an prochain. Le bureau fédéral du Plan a publié ses prévisions économiques pour 2007 et 2008 hier. Cette année, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait atteindre 2,7 pc et l'an prochain, il serait de 2,1 pc, selon le bureau du Plan. "En affichant une croissance trimestrielle moyenne de 0,7 pc au cours du premier semestre 2007, l'économie belge a conservé son rythme de croissance soutenu enregistré en 2006", souligne le communiqué publié hier. Mais, "à l'instar de la conjoncture internationale, la croissance économique belge devrait quelque peu ralentir au troisième et au quatrième trimestre", concède-t-il.
Toujours est-il que sur l'ensemble de l'année, la croissance de l'économie belge devrait rester soutenue, et même davantage que le bureau du Plan ne le prévoyait précédemment. Début mai, le Plan avait anticipé une croissance du PIB de 2,3 pc cette année. Avec un taux réévalué à 2,7 pc, la Belgique ferait un peu mieux que la zone euro, pour laquelle le bureau du Plan extrapole une croissance de 2,5 pc cette année. Cette situation s'inverserait en 2008, avec des taux de 2,2 pc dans la zone euro et de 2,1 pc en Belgique.
Le bureau du Plan souligne qu'en 2007, la croissance européenne devrait dépasser pour la première fois celle des Etats-Unis. Mais cette dernière devrait reprendre le dessus dès l'an prochain. Toutefois, "ce scénario repose sur l'hypothèse d'un impact temporaire et limité de la crise du crédit hypothécaire sur les dépenses privées des Américains", indique le bureau du Plan. "Si la crise actuelle devait perdurer ou peser davantage sur l'économie américaine, un ralentissement plus marqué de l'économie européenne ne serait pas à exclure."
Chômage en baisse
En effet, même si les entreprises européennes ont appris à diversifier leurs débouchés, les Etats-Unis restent un partenaire économique privilégié de la zone euro. "Si la crise du "subprime" s'avérait plus grave que prévu, ça compliquerait les perspectives d'exportation", explique Filip Vanhorebeek, attaché au bureau fédéral du Plan. "Mais il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives."
En Belgique, c'est surtout la demande intérieure qui soutient la croissance. Elle progresse de 3,2 pc cette année, selon le bureau du Plan. Tout cela a un effet bénéfique sur l'emploi : selon le Plan, 61 300 nouveaux postes seront créés cette année, après la mise au travail de 52 700 personnes en moyenne l'an dernier. En 2008, les créations d'emploi devraient concerner 44 200 personnes. "Le taux d'emploi grimperait ainsi de 62,6 pc en 2006 à 63,5 pc en 2008", dit le bureau du Plan. Et comme l'emploi augmente plus que la population active, le nombre de chômeurs devrait diminuer de 57 800 unités en 2007 et de 20 400 unités en 2008, faisant passer le taux de chômage de 8,2 pc en 2006 à 7,2 pc en 2008.
© La Libre Belgique 2007

Baisse des exportations wallonnes

Elles ont chuté de 3,9 pc durant le premier trimestre 2007 par rapport à 2006. C'est la baisse des ventes de produits minéraux qui a plombé les résultats.
Les exportations wallonnes ont enregistré leur première mauvaise performance après une tendance haussière qui dure depuis le deuxième trimestre 2003. D'après Philippe Suinen, l'administrateur général de l'agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (Awex), les ventes des entreprises wallonnes à l'étranger ont chuté de 3,9 pc durant le premier trimestre 2007 par rapport à la même période en 2006. "Le repli s'explique principalement par la baisse considérable des exportations wallonnes de produits minéraux (- 62,5 pc). Celles-ci ont été pénalisées de janvier à mars par la modération des prix moyens de l'énergie et la diminution de la consommation énergétique due aux températures anormalement douces de l'hiver dernier" , dit-il. En ignorant ce facteur, les exportations wallonnes progresseraient de 2,9 pc durant le premier trimestre 2007.
La baisse se remarque tant sur les marchés extérieurs à l'Europe des 27 (- 7 pc) qu'au niveau des ventes extra-européennes (- 3,3 pc). En Europe, la baisse a été plus sensible sur les marchés français (- 20,5 pc) et luxembourgeois (- 19,6 pc). Hors Europe, les exportations wallonnes ont chuté de 30,5 pc aux USA, alors qu'elles ont connu une progression globale de 7,4 pc sur le marché asiatique, principalement en Ouzbékistan (+ 236,9 pc), au Kazakhstan (+ 95 pc), au Japon (+ 48,2 pc), en Inde (+ 47 pc) et en Chine (+ 43,3 pc). La baisse des exportations au premier trimestre n'affole pas trop Philippe Suinen qui se veut confiant pour l'avenir.
Cap sur la Géorgie
L'Agence a déjà élaboré son plan pour 2008. Son programme comprend 211 actions de promotion commerciale dont 170 seront réalisées par l'Awex en tant que maître d'oeuvre. Elles couvriront 30 secteurs d'activités et seront dirigées vers 70 marchés. Elles seront réalisées à plus de 60 pc en dehors de l'Europe des Quinze. Au total, 21 actions en 2008 seront organisées dans les pays à forte croissance (Brésil, Russie, Inde, Chine). De plus, dans sa volonté de prospecter un nouveau marché par an, l'Awex organisera une mission exploratoire en Géorgie (Tbilissi). Le marché cible européen en 2008 sera l'axe de l'Oresund (Danemark, Suède). L'Agence dispose désormais d'une Web-TV (1).
(1) Web http://www.awextv.be/