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26 mars 2008

L'islam, première religionà Bruxelles dans vingt ans

Jeune musulmane arborant un drapeau belge lors d'une manifestation à Bruxelles en 2004. Aujourd'hui, un tiers de la population est musulmane et les jeunes générations sont plus pratiquantes.
La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique. Près d'un tiers de la population de Bruxelles étant déjà musulmane, indique Olivier Servais, sociologue à l'Université catholique de Louvain, les pratiquants de l'islam devraient, en raison de leur forte natalité, être majoritaires «dans quinze ou vingt ans». Depuis 2001, Mohamed est, chaque année, et de loin, le premier prénom donné aux garçons nés à Bruxelles.
«Il faut relativiser ces chiffres, insiste Mahfoud Romdhani, député socialiste et vice-président du Parlement francophone bruxellois. Les immigrés de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-même, je suis de culture musulmane, mais agnostique.» Olivier Servais se veut d'ailleurs prudent sur les projections à long terme, Bruxelles subissant des flux de population importants en tant que capitale de l'Union européenne.
Reste, constate La Libre Belgique, que «si leurs parents n'étaient guère pratiquants», pour faciliter l'intégration dans leur pays d'accueil, «les jeunes marquent un retour important vers le fait religieux». Quelque 75 % des musulmans s'estiment aujourd'hui pratiquants. Auteur d'Infiltrée parmi les islamistes radicaux*, la journaliste flamande Hind Fraihi va plus loin : «Les jeunes sont de plus en plus radicalisés, affirme-t-elle. Ils rejettent les valeurs occidentales, même leurs parents s'en inquiètent. À Bruxelles, il existe des îlots, comme Molenbeek, où l'on a parfois du mal à se croire en Belgique…»
Du bazar Tafoukte à la bijouterie Mohammed, les musiques du Maghreb envoûtent le passant. Encombrée de seaux en plastique multicolores, de chaussures de sport et de caftans chatoyants, la ruelle piétonnière du Prado conduit à la mairie de Molenbeek, le quartier marocain de Bruxelles. Presque toutes les femmes sont voilées et les commerçants parlent arabe. «On se sent mieux, ici, qu'en France ou en Espagne, assure Akim, gérant d'un magasin de vêtements. Peut-être parce qu'on est une grande communauté. C'est comme au pays !»
«Gestes de respect»
Il y a quelques années, raconte Philippe Moureaux, le bourgmestre PS de Molenbeek, «des musulmans sont venus me trouver : ils voulaient que je sois le “président” de leur nouvelle mosquée…». C'est dire si cet ancien ministre, pourtant agnostique, est bien vu par le «gros tiers» de musulmans parmi ses 83 000 administrés. Création d'un Conseil consultatif des mosquées doté d'allocations de la mairie, ouverture d'un abattoir municipal pendant la fête du sacrifice, présentation d'une liste électorale comprenant une majorité de musulmans… «Ce sont des gestes de respect qui m'ont valu la confiance de cette communauté, explique le bourgmestre. On a été très loin, certains disent trop loin. Mais pour moi, la seule solution, c'est l'ouverture.»
Selon Alain Escada, président de l'association Belgique et chrétienté, «on va d'abandon en abandon». «De plus en plus de cantines introduisent des menus halal aux dépens des chrétiens, déplore-t-il. Les autorités ne font plus leur travail : les politiques, qui, avec une vision à court terme, sont prêts à tout pour séduire un nouvel électorat, mais aussi le clergé, qui met les musulmans et les chrétiens sur un pied d'égalité, alors que c'est loin d'être réciproque : voyez cet archevêque assassiné récemment en Irak !»
Pour l'instant, «l'essentiel de l'islam belge est paisible et familial, souligne Olivier Servais, mais un jour il y aura peut-être une revendication claire d'islam. Je n'exclus pas des explosions sociales.» Des partis communautaristes, redoute-t-il, pourraient capitaliser sur le taux de chômage très élevé à Bruxelles (plus de 20 % de la population), qui frappe notamment la population musulmane.
Jean-François Bastin, un Belge de 65 ans coiffé d'un turban à carreaux et la barbe teinte au henné, s'appelle aujourd'hui Abdullah Abu Abdulaziz Bastin. Converti à l'islam, il a fondé en 2004 le Parti des jeunes musulmans. Abdullah ne serre pas la main des femmes. «C'est tromper Allah, lâche-t-il. C'est aussi tromper celle à qui l'on donne la main, en lui faisant croire que vous êtes égaux. Mais je vous fais un grand sourire !» s'empresse-t-il d'ajouter.
«Instrumentalisation»
Lui-même clame que les sourires, que certains politiques font aux musulmans ne sont qu'une «instrumentalisation grossière : Il y en a assez de cette sorte de néocolonialisme, s'emporte-t-il. Ils prétendent qu'ils vont nous défendre, et ensuite ils interdisent le foulard à l'école !». Aux dernières élections municipales, le PJM, qui ne se présentait que dans deux quartiers de Bruxelles, a rassemblé moins de 5 000 voix. «Nous pourrions prendre appui sur cette étude pour exiger plus de mosquées visibles, des appels à la prière, des cimetières, des écoles, des maisons de retraite…, s'emballe le converti. Moi je dis aux musulmans : “Perdez cet esprit de colonisé ! Les colons se sont fait bouter hors d'Algérie, c'est peut-être ce qui se passera ici.”» Les immigrés, conclut-il, en ont assez fait, et «même trop» pour s'intégrer : «c'est désormais à la Belgique de s'adapter».

23 mars 2008

L'ex-musulman baptisé par le pape accuse l'islam de violence

Le pape Benoît XVI a baptisé sept adultes dont une Chinoise et un journaliste italien d'origine musulmane, lors de la veillée pascale célébrée dans la nuit de samedi à dimanche dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. Le journaliste Magdi Allam, auparavant de confession musulmane, accuse l'islam d'être « physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».

La veillée pascale, qui fait revivre le passage de la mort à la résurrection, est traditionnellement marquée par des baptêmes d'adultes. Parmi les sept personnes choisies cette année par le pape figurait le journaliste italien d'origine égyptienne Magdi Allam, 55 ans, éditorialiste et vice-directeur du Corriere della Sera, longtemps présenté comme un « musulman modéré » avant de se rapprocher de l'Eglise catholique.

Magdi Allam a écrit plusieurs essais polémistes sur le Proche-Orient et a organisé en 2006 à Rome une manifestation de soutien aux chrétiens des pays arabes et musulmans.

« Pour l'Eglise catholique toute personne qui demande à recevoir le baptême après une profonde recherche personnelle, un choix pleinement libre et une préparation adéquate a le droit de le recevoir », a précisé samedi le porte-parle du Vatican Federico Lombardi.

Dans son rapport avec l'islam et les autres religions, le Vatican insiste sur l'importance de la liberté religieuse et notamment sur le respect du droit à changer de religion.

Le journaliste italien Magdi Allam explique sa conversion ce dimanche dans le Corriere della Sera et accuse l'islam d'être « physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».

Magdi Allam rappelle dans une longue lettre à son journal que ses prises de position publiques contre l'islamisme et l'extrémisme musulman lui ont valu des menaces de mort le conduisant à vivre sous protection depuis cinq ans.

« J'ai dû prendre acte que, au delà (...) du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel », écrit-il.

Sur le ton polémique qui l'a rendu célèbre en Italie, Magdi Allam raconte qu'au cours des années son « esprit s'est affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie, me permettant d'adhérer à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté ».

Il estime qu'en acceptant de le baptiser publiquement, le pape « a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans », « par peur de ne pas pouvoir protéger les convertis face à leur condamnation à mort pour apostasie ».

Les principaux théologiens musulmans considèrent que l'islam interdit aux musulmans de changer de religion, ce qui est passible de mort dans certains pays.

« En Italie il y a des milliers de convertis à l'islam qui vivent sereinement leur foi (...) mais aussi des milliers de musulmans convertis au christianisme qui sont contraints de cacher leur nouvelle foi par peur d'être assassinés par les terrorismes islamistes », souligne Magdi Allam.

Le journaliste a choisi pour prénom de baptême Cristiano (Christian), peu usité en Italie.


ARTICLES• Pâques, sous le signe de la liberté religieuse

19 octobre 2007

Une école coranique fermée

La justice bruxelloise enquête sur les activités du vice-président de l'Exécutif des musulmans, Kissi Benjelloul. Il avait fait l'objet d'une plainte pour faux et usage de faux. Plainte déposée par les membres du Centre islamique Al Mouhsinine, l'association qui abrite précisément cette école coranique...


L'ancien comptable de l'ASBL s'était notamment porté partie civile. Jeudi, le juge d’instruction financier Michel Claise a effectué une perquisition dans les locaux du centre, rue de Suède et il a fait poser les scellés sur les 20 classes de l'école coranique attenante. Des irrégularités importantes sont en effet apparues suite aux perquisitions du 26 septembre dernier: certains professeurs, engagés comme bénévoles auraient reçu des sommes de 200 à 400 euros, sans dispositions fiscales ni sociales. La comptabilité légale ferait défaut, et d'importantes sommes récoltées parmi les fidèles de la mosquée auraient disparu. Des irrégularités auraient été découvertes quant au versement des collectes effectuées en 2002 pour la Palestine: 17 500 euros ont bien été versés en 2002, mais il a fallu attendre 4 ans pour le versement des 13 000 euros restants, et il y avait encore de 3 à 4 000 euros en caisse, provenant toujours de cette collecte de 2002.

De sérieuses zones d'ombre planeraient par ailleurs sur le sort réservé aux résultats d'autres collectes, ainsi que sur certains prêts consentis. Le juge d'instruction a bien l'intention de mettre un terme aux irrégularités.

04 septembre 2007

L'Eglise de scientologie hors-la-loi?

Extorsion, escroquerie, exercice illégal de la médecine, entrave à la pratique médicale, ou encore non-assistance à personne en danger, voilà quelques-unes seulement des préventions retenues par le Parquet Fédéral à l'égard de l'Eglise de Scientologie. Un parquet qui vient d'achever son réquisitoire, comme l'annonce mardi matin "La Libre Belgique"….

1999, après 2 ans d'enquête, la justice belge perquisitionne les locaux de l'Eglise de scientologie. Il faudra attendre encore 8 ans, et des investigations très minutieuses, avant que le parquet fédéral ne boucle le dossier. Ce qui est désormais chose faite. Le parquet demande donc le renvoi devant un tribunal correctionnel de 12 personnes physiques et 2 personnes morales : l’ASBL "Eglise de scientologie de Belgique" et le "Bureau des droits de l’homme de l’Eglise de scientologie".

Depuis longtemps, l'Eglise de scientologie essaie de s'implanter en Belgique dans des bâtiments prestigieux. D'abord rue de la Loi puis boulevard de Waterloo, où elle devrait selon certains installer son centre européen. Mais ce possible procès qui s'annonce, pourrait contrecarrer ses plans….

Car désormais c’est à la chambre du conseil de définir si les adeptes du fondateur de la scientologie, le romancier Ron Hubbart, doivent ou non se retrouver devant un tribunal pénal pour extorsion, escroquerie, exercice illégal de la médecine, entrave à la pratique de la médecine, non assistance à personne en danger, infraction à la loi sur le commerce et la loi sur le respect de la vie privée, association de malfaiteur et en fin organisation criminelle.

Si tel devait être le cas, et même si une procédure d’appel est bien sûr possible, il ne serait plus question de secte, mais bien de pratiques illégales; En clair c’est le fonctionnement même de l’Eglise de scientologie qui serait alors jugé hors-la-loi.

VIDEO• L'église de Scientologie condamnée?

Le juge Claise dit "stop" à l'Exécutif des musulmans

Comptabilité parcellaire, fausses factures... Les scellés ont été posés.
Le juge d'instruction financier bruxellois Michel Claise s'est montré patient, mais il a manifestement et finalement dû se résoudre à fermer le siège de l'"Organe chef de culte" des musulmans (qui s'était rebaptisé "Exécutif des musulmans"), comme l'a confirmé le parquet de la capitale, lundi.
Administrateur provisoire
Le même jour, M. Claise s'est donc rendu avec ses policiers dans les locaux de la place Rouppe afin d'y poser des scellés et de notifier aux responsables l'inculpation, en tant que personne morale, de l'ASBL "Gestion de l'Exécutif des musulmans", pour faux et usage de faux.
En même temps, le parquet demandait la désignation, par le président du tribunal de première instance de Bruxelles puisqu'il s'agit d'une ASBL subventionnée, d'un administrateur provisoire. Les scellés ne seront levés que lorsqu'il entrera en fonction, ce qui peut prendre quelques jours.
Le reproche est du même tonneau, confirme également Jos Colpin, porte-parole du parquet, que ce qui avait conduit à de précédentes interpellations et perquisitions, notamment fin 2006 et début 2007 : des malversations financières.
La totalité de la dotation annuelle, qui est de l'ordre du million d'euros, n'est pas concernée - encore heureux. Néanmoins, dans le passé mais encore ces tout derniers temps, la comptabilité s'est trouvée transformée en gruyère, tant les manquements y sont nombreux, et a de surcroît été assaisonnée aux fausses factures, parfois très grossières, apprend-on par ailleurs. Au total, des milliers ou des dizaines de milliers d'euros ont été sortis des caisses sans justificatifs ou sans justificatifs véritables.
L'Exécutif actuel, présidé par Coskun Beyazgul et vice-présidé par Benjelloul Kissi, est donc autant dans le collimateur du juge Claise, peut-on en déduire, que le fut le précédent, présidé par Mohamed Boulif (inculpé pour abus de confiance le 16 janvier dernier).
Au-delà du problème judiciaire, c'est à nouveau la crédibilité, déjà fort affaiblie, de l'Exécutif qui est remise en cause. On attendait une vigoureuse reprise en mains, or l'embrouillamini semble être resté la règle...

19 juin 2007

43 mosquées reconnues en Région wallonne

43 mosquées wallonnes ont été reconnues par le ministre wallon des affaires intérieures, Philippe Courard. Cela signifie que le traitement des ministres des cultes est pris en charge par le ministère fédéral de la Justice.
Ce dernier a procédé mardi à la signature de ces reconnaissances, en présence du président de l'exécutif des musulmans de Belgique. Pour une communauté, être reconnue signifie que le traitement des ministres des cultes est pris en charge par le ministère fédéral de la Justice. Les pouvoirs locaux fournissent un logement au ministre du Culte et si ce n'est pas possible une indemnité de logement. Les pouvoirs locaux suppléent à l'insuffisance des ressources au budget ordinaire. Enfin, les communes ou les provinces peuvent également intervenir dans les réparations importantes aux édifices du culte.
Les communautés reconnues ont l'obligation de remettre au pouvoir dont elles dépendent (commune ou province), des comptes et budgets clairs et transparents. Elles ont également l'obligation d'adopter un règlement d'ordre intérieur et l'obligation d'organiser des élections pour mettre en place un comité représentatif de la communauté qui sera responsable de la gestion temporelle du culte.


Le président de l'exécutif des musulmans de Belgique, Cozkun Beyazgul, a précisé que la signature de cette reconnaissance était « un événement historique pour notre pays et pour la communauté musulmane. Cet événement favorisera le sentiment d'identification de nombreux musulmans de Belgique ».
14 autres mosquées pourraient également être reconnues très prochainement par la Région wallonne. Le culte musulman est reconnu en Belgique depuis 1974.
(D'après Belga)

31 mai 2007

Le prix des cultes en Belgique

L'Etat fédéral a versé, en 2006, plus de 80 millions d'euros aux différents cultes reconnus par la Constitution belge dans le cadre du paiement des salaires de leurs ministres, d'après la ministre fédérale chargée des Cultes, Laurette Onkelinx.

Le culte catholique a perçu un peu plus de 79 millions d'euros, suivi par les cultes protestant évangélique (3,554 millions), orthodoxe (1,16 millions), israélite (892.000 euros), anglican (310.627 euros) et islamique (69.000 euros).

A ces sommes, il a fallu prévoir un budget de 2,556 millions d'euros en termes de primes de fin d'année et une enveloppe de plus ou moins 310.000 euros pour la régularisation de certains salaires. Ce montant total n'a pas fort évolué ces dernières années, mais pourrait changer avec la reconnaissance prochaine d'une série d'imams. (belga)

29 mai 2007

La police iranienne interdit à 50 femmes "mal voilées" de prendre l'avion

MAJ 30/05/07

Le voile reste au centre des débats

La question du port du voile islamique dans la sphère publique suscite à nouveau le débat tant au nord qu'au sud du pays à dix jours des élections législatives. Une centaine d'élèves de l'Athénée royal Andrée Thomas, à Forest, ont manifesté contre la décision de leur école d'interdire dorénavant tout port de signe ostentatoire.

Les autorités publiques n'ayant jamais pris attitude à l'égard de ces questions, il revient aux établissements de prendre leurs responsabilités. Auteur d'une résolution, qu'il a cosignée avec Anne-Marie Lizin (PS), visant à interdire le port de signes ostentatoires, le sénateur MR Alain Destexhe a tenu mercredi à apporter son soutien aux professeurs d'Andrée Thomas.
Toujours, à Bruxelles, on apprenait cette semaine qu'une école islamique pour fille devrait bientôt ouvrir ses portes à Molenbeek. Cette information a suscité des réactions politiques. Le MR a souligné que cette école devrait se plier aux règles scolaires au risque pour les jeunes filles de ne pas voir leur diplôme homologué. Écolo a insisté pour que le programme général soit respecté et notamment que des cours de gymnastique et de piscine y soient donnés.
À Anvers, c'est la décision de la métropole (majorité SP.A-VLD-CD&V) d'interdire le port du voile au personnel des services communaux chargés de l'accueil des citoyens qui fait polémique. Une conseillère de district du SP.A à Deurne, Najat Assissi, a claqué la porte de son parti et siège dorénavant comme indépendante. Vingt et un « BV » (Bekende Vlaming ou Flamand connu) ont décidé de poser pour une affiche à l'initiative d'un collectif de femmes qui revendiquent de pouvoir disposer du choix de porter ou non le foulard à travers le slogan « Baas over eigen hoofd » (littéralement « maître de sa propre tête »).
Mercredi, une série de politiciennes d'origine étrangère se sont rendues dans une école de Borgerhout où les étudiantes les ont surtout interrogées sur la question du voile. Nahima Lanjri (CD&V), Fauzaya Talhaoui (Spirit), Meyrem Almaci (Groen !) et Fatna El Maslouhi (Open VLD) ont toutes déploré à titre personnel l'interdiction de porter le voile pour le personnel communal en contact avec le public. Anissa Temsamani (SP.A) a reproché à Groen ! de « polariser » le débat en faisant croire que le porte du voile n'était plus autorisé à la rue. Mimount Bousakla (Liste Dedecker) a parlé d'attitude « hypocrite » dans le chef de ses collègues.
« Je ne suis pas contre le voile mais je ne suis pas pour non plus », a-t-elle dit, précisant que ses collègues du SP.A-Spirit, du CD&V et d'Open VLD avaient toutes approuvé l'interdiction. « Ni pour ni contre, voilà qui est bien facile », a rétorqué l'une des étudiantes présentes.
(d'après Belga)

Le texte de la pétition du professeur Haarscher : "Non aux tentatives d'immixtion du religieux dans la sphère de l'école !"Le site web de la pétition.

15/06/07

La police iranienne a interdit ces dernières trois semaines à cinquante Iraniennes "mal voilées" de prendre l'avion, a rapporté dimanche l'agence semi-officielle Fars. "Cinquante femmes mal voilées ont été interdites de prendre des vols domestiques ou internationaux pour non respect des règles islamiques", a déclaré le chef de la police des aéroports, le général Mahmoud Bot-shekane, cité par Fars.Il a ajouté que la police des aéroports avait donné durant cette même période "17.135 avertissements à des femmes ne respectant pas totalement le voile islamique (...) et 850 d'entre elles ont dû donner un engagement écrit pour mieux respecter le voile".

Selon lui, "les dossiers de 80 femmes mal voilées et de 50 hommes (accusés de non respect des normes islamiques) ont été envoyé devant la justice".La police iranienne a lancé depuis trois semaines une vaste opération contre les femmes ne respectant pas totalement le port du voile. Depuis la révolution islamique de 1979, toutes les femmes doivent porter le voile islamique quelles que soient leur nationalité ou religion.Contrairement aux années précédentes, cette campagne semble plus sérieuse. D'ailleurs, le chef de la police, le général Esmaïl Ahmadi-Mogadam, avait expliqué que la campagne de la police n'était pas provisoire et allait se poursuivre.

28 mai 2007

Le racisme exclut le voile

Société L'UCL analyse les causes de l'aversion pour le foulard

Le port du voile largement rejeté par les Wallons et les Bruxellois. Le racisme ambiant est en cause.
Les Wallons et les Bruxellois sont hostiles au voile islamique... Une étude de l'Université catholique de Louvain (UCL) en atteste : plus de la moitié des personnes interrogées estiment que le port du voile « va à contre-courant de la société moderne ». Près d'une sur quatre ne le tolère même pas sur la voie publique (notre infographie).
Le voile est perçu comme le signe d'une soumission par près de sept personnes sur dix, comme un symbole anti-occidental (par 31 % des sondés), voire comme une provocation (23 %). A peine un sondé sur cinq y voit l'expression d'une liberté.

Les chercheurs du Centre de psychologie de la religion de l'UCL n'en sont pas restés à ce simple constat statistique. Ils ont voulu identifier ce qui, dans la nature humaine, alimentait l'aversion à l'égard du voile... Deux facteurs explicatifs étaient généralement avancés par les experts : un racisme diffus (le rejet d'autrui, la peur de la différence) et un idéal d'autonomie, d'émancipation individuelle (le voile étant alors perçu comme l'instrument de la prétendue soumission des femmes musulmanes).
Surprise : l'étude démontre que plus les personnes interrogées valorisent les valeurs d'autonomie, d'émancipation personnelle, plus elles ont tendance à accepter le port du voile. « Contrairement à l'idée reçue, c'est donc principalement le racisme qui suscite en grande partie l'hostilité au voile, commente le professeur Vassilis Saroglou. Mais il n'est pas exclu, nuance-t-il, que la présence marquée du voile dans l'espace public alimente un racisme sous-jacent. »
Quoi qu'il en soit, ce racisme ambiant (moins basé sur l'ethnie que sur le mépris de la nature de certains groupes) apparaît clairement, et à travers deux enquêtes indépendantes successives, comme le facteur « prédictif » le plus déterminant du rejet du voile. Ce qui ne signifie évidemment pas que tous ceux qui s'opposent au port du voile sont racistes.

D'autres variables explicatives entrent en ligne de compte. Le jeu des corrélations permet ainsi aux chercheurs de dresser le profil psychologique type de l'adversaire du voile... Il est plutôt âgé (plus on est jeune, plus on accepte le voile), anticlérical « primaire » ou bien religieux orthodoxe, convaincu de sa supériorité culturelle. Sécuritaire, conformiste, il valorise le pouvoir, la réussite, l'hédonisme. Il est politiquement marqué à droite...
A l'inverse, les plus tolérants à l'égard du voile se caractérisent par l'importance qu'ils accordent à l'autonomie de l'individu (liberté, indépendance...), par leur sens de la spiritualité, leur caractère universaliste, une personnalité ouverte à l'expérience (curiosité intellectuelle, attrait pour l'art et la culture, créativité)...

Vassilis Saroglu, Coralie Buxant et Matthieu Van Pachterbeke déduisent de leur recherche une double responsabilité : « Pour la société d'accueil, cela implique la nécessité d'un travail incessant sur le racisme qui couve en son sein... Un travail d'éducation à la différence à l'école, via les médias, etc. Pour la communauté musulmane, il s'agit de tenir compte du regard pour le moins suspicieux d'une frange importante de la société. Une réflexion éthique, spirituelle et pragmatique sur une pratique religieuse qui doit aussi tenir compte du regard d'autrui. »
Nombre d'acteurs associatifs musulmans s'inscrivent d'emblée dans cette perspective de promotion du « vivre ensemble », en rappelant, par exemple, que le Coran n'impose en aucune manière le port du voile aux musulmanes. Ou encore en incitant les jeunes filles qui portent le voile à le retirer si le règlement d'ordre intérieur de leur école l'interdit.
En revanche, la société belge tarde à concrétiser ses promesses... Voici tout juste deux ans, la Commission du dialogue interculturel refusait de prendre parti pour l'interdiction du voile à l'école, constatant que « notre histoire, notre Constitution, la structure de nos institutions scolaires ne sont pas celles de la France ».

Les sages de la Commission avaient pointé d'autres priorités : rééquilibrer la répartition des élèves, notamment par des incitants financiers pour les écoles qui réalisent la mixité culturelle, ou encore réduire de moitié le volume des cours de morale et de religion, en fin de secondaire, au profit de cours de philosophie (abordant toutes les convictions) et des cours d'éducation à la citoyenneté. Des suggestions qui sont largement restées lettres mortes.

27 avril 2007

De nouvelles règles pour l'immobilier

MAJ 27/04/07

Le Hainaut est la province la moins chère

La province du Hainaut détient la palme des prix les plus bas en ce qui concerne les maisons unifamiliales et les appartements. A l'autre bout de l'échelle, on retrouve Bruxelles et ses environs pour les maisons et la Côte pour les appartements, selon une étude du bureau Stadim.Les prix les plus élevés ont été constatés à Bruxelles (380.000 euros) et dans ses environs. Une maison coûte ainsi 320.000 euros à Nivelles et 295.000 euros dans la région de Hal et de Vilvorde. Au contraire, les prix de référence les plus bas ont été enregistrés dans le Hainaut, avec 121.000 euros à Mons et 162.000 euros à Tournai.Par ailleurs, la hausse des prix a été la plus sensible dans les arrondissements de Mouscron, Waremme et Arlon tandis qu'elle était la plus faible à Tongres, Philippeville et Maaseik.Enfin, au rayon des appartements, la Côte dépasse allègrement le prix de référence national de 180.000 euros (+10% par rapport à 2005). Bruges (300.000 euros) et Furnes (242.000 euros) sont les villes les plus onéreuses. Un appartement à Bruxelles coûte en comparaison quelque 197.500 euros. Quant aux appartements les moins chers, on les retrouve une nouvelle fois dans le Hainaut, et en particulier à Charleroi (100.000 euros). En 2006, les hausses les plus importantes ont été signalées à Courtrai, Namur et Audenaerde tandis qu'elles sont restées limitées à Charleroi, Tournai, Saint-Nicolas et Bruges.

115 millions pour les quartiers fragilisés

Dans le cadre des fonds européens 2007-2013, la Région bruxelloise a défini ses priorités pour financer les quartiers en difficultés.Soit la compétitivité territoriale et la cohésion territoriale.Un appel à projets est lancé.
Investissons ensemble dans le développement urbain". Tel est le mot d'ordre du ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) pour la période 2007-2013. Comment ? Avec l'aide des fonds structurels européens.
Pour mémoire, la Région de Bruxelles-Capitale a déjà bénéficié en 2000-2006 d'aides du Fonds européen et de développement régional (Feder). Ce programme a notamment contribué au financement des programmes "Objectif 2" (qui vise à soutenir la reconversion économique et sociale dans les zones rurales ou urbaines en difficulté structurelle) et "Urban" (qui vise des stratégies innovantes de réhabilitation de villes et de quartiers en crise). "Plus de 80 pc du programme Feder 2000-2006 ont été exécutés", se réjouit M. Picqué. "Quelque 2 000 emplois ont été créés et 77 projets soutenus", ajoute-t-il.
L'accord de gouvernement "Un avenir et une ambition pour Bruxelles" de 2004 énonce que la nouvelle programmation Feder 2007-2013 s'inscrit dans le cadre des politiques de revitalisation urbaine menée par la Région, dans un esprit de concentration territoriale dans les quartiers les plus fragilisés. Pour mener ce programme à bien, 115 millions d'euros, répartis entre l'Union européenne (57 millions) et la Région, seront investis.
Appel à projets
Deux zones ont été définies pour appuyer les investissements publics et privés dans ces quartiers fragilisés. "La zone d'intervention prioritaire (Zip) représente des opportunités foncières", explique M. Picqué. De fait, elle intègre l'ancienne zone "Objectif 2" à laquelle sont rajoutés deux secteurs statistiques au nord (au-delà du Pont Van Praet) et au sud (Anderlecht), le long du canal en vue d'y inclure certaines zones d'intérêt régional (Zir) ou zones-levier (Tour & Taxis, gare de l'Ouest, etc.) et des terrains ou friches industriels. Par ailleurs, l'espace de développement renforcé du logement et de la rénovation (EDRLR) inclut une grande partie du pentagone ainsi que les quartiers anciennement industriels des communes de la première couronne.
"Le programme se concentre sur deux priorités", indique M. Picqué. À savoir : la compétitivité et la cohésion territoriales. Pour y parvenir, trois objectifs sont poursuivis. "Il s'agit d'atteindre un développement territorial équilibré de la Région et de réduire les disparités économiques, sociales et environnementales de la zone par rapport à la Région", explique Charles Picqué. Il s'agit également de dynamiser l'économie et l'emploi au sein de la zone, mais aussi d'améliorer son attractivité ainsi que le cadre de vie de ses habitants, entreprises et associations.
Pour remplir ces priorités, la Région bruxelloise lance un appel à projets auprès de tous les opérateurs susceptibles de répondre aux objectifs définis dans le programme Feder (dont une soixantaine de partenaires concertés lors de l'élaboration de la programmation).
Concrètement, pour ce qui relève de la "compétitivité territoriale", la Région attend des projets : la mise à disposition et l'équipement de 10000 m2 de sites équivalents ou supérieurs à 500 m2, permettant d'accueillir des entreprises en extension; le soutien au démarrage de 500 projets de création d'entreprises; la sensibilisation à l'esprit d'entreprise, l'innovation et la culture du risque de 5 000 jeunes et habitants des quartiers de la Zip; et la mise en place d'un pôle de développement urbain lié aux secteurs économiques de l'environnement.
Dans l'axe "cohésion sociale", "nous attendons des projets qu'ils visent à l'amélioration de l'attractivité et de l'image de la Zip, et plus particulièrement de la zone du canal, et qu'ils privilégient des liens entre des infrastructures de proximité et l'emploi et la formation", précise M. Picqué.
À dater de ce 26 mars, les candidats auront quatre mois pour rentrer officiellement leur projet. Le gouvernement bruxellois sélectionnera les projets sur la base d'un comité d'évaluation. Les premiers projets seront lancés fin de cette année.
Infos : Web www.bruxelles.irisnet.be

On y brassera désormais de l'art

Les façades du bâtiment Wielemans-Ceuppens ont été libérées des échafaudages.Une fois les travaux achevés, un Centre d'art contemporain occupera l'ancienne brasserie.
C'était un joyau de l'Art Déco bruxellois dans les années 30, et après des années à l'abandon, il est sur le point de retrouver son prestige d'antan. Lui, c'est le bâtiment "Blomme", un géant de béton, écartelé sur trois étages, qui a abrité les brasseries Wielemans-Ceuppens de 1930 à 1988. Situé au coin des avenues Van Volxem et Wielemans-Ceuppen, à Forest, ce précieux témoin de l'architecture industrielle bruxelloise a été entièrement restauré. C'est un Centre d'art contemporain de 1800 m2, le "Wiels", qui occupera les lieux.
"Quand on voit le résultat aujourd'hui, on se rend compte de la perte que cela a été, pour le patrimoine bruxellois, d'avoir été privé si longtemps de ce spectacle" s'enthousiasme Emir Kir (PS), le secrétaire d'Etat bruxellois en charge des Monuments et Sites. Il faut dire que le "Blomme", du nom de son architecte Adrien Blomme, a connu une période sombre. Cette époque où, abandonné, il voyait ses belles cuves de cuivre rouge découpées au chalumeau pour servir le marché noir. Une protection s'imposait : le site est classé en 1993.
Un coup de beau
Aujourd'hui, c'est une nouvelle vie qui se profile pour le "Blomme". Ses façades ont été restaurées à l'identique. "C'est un coup de jeune, et un coup de beau" commente la bourgmestre de Forest Magda De Galan (PS). Une embellie qui doit se poursuivre également à l'intérieur. Symboles du passé des lieux, les fameuses cuves seront à leur tour remises à neuf. Même si les travaux sont encore en cours, on mesure déjà l'énormité des volumes et la luminosité du futur Wiels.
La restauration du "Blomme" a été rendue possible par un soutien financier important de la Région Bruxelles-Capitale. Au total, 6,7 millions d'euros ont été investis, soit 80 pc des frais de restauration du bien. "C'est la plus haute subvention jamais octroyée pour la restauration d'un bien classé en Région bruxelloise", se satisfait Emir Kir.
Si une première exposition est prévue pour le week-end de pentecôte, le Centre d'art contemporain n'est pas pour autant au bout du tunnel. "Nous négocions encore avec la Région et le gouvernement fédéral pour le financement complémentaire nécessaire à l'aménagement du reste du centre", explique Dirk Snauwaert, le directeur artistique du Wiels. En parallèle, une campagne de mécénat a été lancée. Le Wiels attend aussi d'être reconnu par la Communauté française, après l'avoir été par la communauté flamande. L'objectif ? Etre prêt début juillet pour l'ouverture officielle du premier étage au public.
A côté du bâtiment, l'ancienne salle des machines des brasseries Wielemans-Ceuppens est elle aussi en pleine restauration. Elle abritera le nouveau centre multimédia de Forest. Après l'Ecole Anne Theresa de Keersmaeker, mais aussi le centre culturel néerlandais, la commune est en passe de se doter d'un alléchant bandeau culturel.

Croissance assez nette des loyers à Bruxelles en 2006

Les loyers ont connu au cours des deux dernières années une croissance assez nette, concentrée sur les nouveaux baux, dans la capitale, révèle l'étude réalisée par l'Observatoire des loyers de la Région bruxelloise pour l'année 2006.
Selon l'examen d'un échantillon de 2.700 logements représentatifs de l'ensemble des 180.000 logements locatifs du territoire bruxellois, le loyer moyen était estimé en 2006 à 508 euros: 485 euros pour les quartiers situés au coeur de la ville, dans ce que l'on appelle la première couronne, et 581 euros dans ceux de la deuxième couronne.
Par rapport à la période 2002-2004 (+4%), l'augmentation se tasse quelque peu (+1,8%). Ce sont surtout les nouveaux baux pour lesquels les loyers augmentent (+3,5% par rapport à la moyenne régionale).
La tendance à la diminution de la taille des logements et du nombre de chambres se confirme par rapport à l'étude précédente. En moyenne, l'unité de logement présente une superficie de 63 m2, mais celle-ci est réduite à 59 m2 pour les baux conclus au cours de l'année.

Débat sur la densification du bâti au Parlement

Les tours ne sont pas taboues
Picqué n'a pas peur des tours de logement. Mais il insiste sur la cohésion sociale et la qualité architecturale.


Henri Dineur, le chef de cabinet du ministre-président Charles Picqué (PS), a lancé un sacré pavé dans la mare en s'exprimant, lors d'un colloque organisé par Urban Forum, en faveur de la construction de tours de logements à Bruxelles. Sans verser dans la polémique, le débat a rebondi jeudi en commission de l'Aménagement du territoire, où plusieurs députés se sont avisés des intentions du gouvernement.
Didier Gosuin (MR) s'est notamment interrogé sur le coût économique de ces constructions. « La rentabilité de ces immeubles implique des prix de vente ou de location très élevés ». Marie-Paule Quix (Spirit) a dit préférer que l'on s'attaque d'abord à la problématique des logements vides, qui seraient au minimum 5.000. Pour Ecolo, Yaron Pezstat s'est inquiété de la compatibilité des tours avec le tissu urbain, tandis qu'Els Ampe (VLD) mettait en avant l'impératif de mixité entre bureau, logement, commerce et places de stationnement. Denis Grimberghs, enfin, a rappelé la courte durée de vie des constructions en hauteur existantes.

Dans sa réponse, Charles Picqué a rappelé la nécessité d'être « prudent. Mais il ne serait pas bien de se priver d'un tel débat ». Une chose est sûre en tout cas : « Les grands ensembles de grand gabarit pour le logement social, voilà une erreur à ne pas commettre. Rien de pire que ces gestes architecturaux sans reliance avec la vie sociale, culturelle et économique des quartiers. »
Le ministre-président a encore insisté sur son souci de développer « une stratégie urbaine globale », d'avoir « une approche nuancée, circonstanciée, mais sans a priori ».
Charles Picqué a aussi plaidé pour un concept de ville compacte, alors que la tendance est aujourd'hui à l'étalement. Et la secrétaire d'Etat au Logement Françoise Dupuis d'appuyer le raisonnement : « On ne peut transformer toute la ville en petites maisons avec jardin »...
Bref, la pertinence de construire des tours à Bruxelles n'est pas un sujet tabou. Simplement le débat semble-t-il prématuré : « Aucun projet de ce type n'a encore été lancé à ma connaissance », a indiqué le ministre-président en conclusion.


Dès ce jeudi, le 1er février, un arrêté royal concernant les nouvelles règles que doivent respecter les agents immobiliers entre en vigueur. Il détaille les conditions concrètes auxquelles les contrats et les pratiques du commerce des agents immobiliers doivent répondre.
De bons accords font de bons amis. Aussi dans le secteur de l'immobilier. Ainsi, les agents immobiliers comme les consommateurs savent à quoi s'attendre", indique mercredi la ministre de la Consommation, Freya Van den Bossche, dans un communiqué rappelant les grandes lignes de cet arrêté royal.

En raison d'un nombre croissant de plaintes relatives aux pratiques des agents immobiliers, la ministre avait demandé à la Direction Générale Contrôle et Médiation de radiographier le secteur immobilier. Chez quatre agents sur cinq, des infractions avaient été constatées concernant les règles relatives à l'affichage correct des prix, les petits caractères dans les contrats, la conclusion d'un contrat à la maison du consommateur ou l'information requise sur le site internet.

Le consommateur qui signe un contrat avec un agent immobilier aura désormais toujours droit à un délai de réflexion de 7 jours, quel que soit le lieu où le contrat a été conclu. Dorénavant, un contrat écrit est obligatoire et le contrat doit décrire de façon transparente la tâche de l'agent immobilier. Par ailleurs, l'agent doit rendre chaque mois un compte rendu au consommateur. Ce rapport doit prouver que l'agent a fait des efforts réels pour vendre la maison de son client.
Un contrat exclusif avec l'agent immobilier ne peut durer que 6 mois au maximum. Si le contrat est tacitement reconduit après ces 6 mois, le consommateur pourra résilier sans frais à condition de respecter un délai de préavis d'un mois.

Au cas où l'agent n'accomplit pas ses devoirs, le consommateur a droit à une indemnisation allant jusqu'à 75% de la commission. Si le consommateur ne tient pas ses promesses et vend la maison lui-même ou par l'intermédiaire d'un autre agent immobilier pendant la durée du contrat exclusif, l'agent peut lui demander la même indemnisation.
Si le consommateur se ravise pendant la durée du contrat, il aura dorénavant la possibilité de le résilier moyennant une indemnisation à son agent. Cette indemnisation ne peut dépasser la moitié des honoraires.

Enfin, si après expiration du contrat l'agent veut réclamer une indemnisation de la part de son client, il doit transmettre dans les sept jours une liste de candidats acheteurs qu'il a contactés et à qui il a donné des informations précises et individuelles. Si le client a vendu sa maison à une personne figurant sur cette liste après la fin du contrat, l'agent a droit à une indemnisation.
(D'après Belga)

Une donation illégale

L es événements se bousculent dans le dossier de la MSP Wiener. Chose exceptionnelle, le Vatican se prononce officiellement et très clairement. Pour lui, la donation des biens des religieuses de l'Eucharistie n'est pas valable.
Pour rappel, la congrégation des religieuses de l'Eucharistie a donné le 28 novembre 2003, la totalité de ses biens à l'ASBL Anna de Meeûs, à savoir un couvent, un cloître, une chapelle et un parc de 6 hectares. Gratuitement, cette association composée de trois religieuses de cette congrégation ainsi que de trois personnes issues de la société civile a donc pu céder par un bail emphytéotique de 99 ans, le couvent à la SCRL Hestia.
Cette dernière a enfin loué par un autre bail emphytéotique de 40 ans cette fois, le couvent à l'ASBL MSP Wiener dont les membres sont des médecins du groupe La Ramée-Fond Roy et qui se retrouvent également dans la composition des autres associations.


Ils ont depuis deux ans déposés plusieurs demandes de permis d'urbanisme pour transformer le couvent en maison de soins psychiatrique mais à chaque fois, elles ont été refusées. Lors de la dernière commission de concertation du 10 janvier, l'avis rendu a encore été défavorable. Mais chose très rare, le Vatican s'est prononcé.
Selon le droit du Saint-Siège, la donation gratuite à l'ASBL Anna de Meeûs n'est pas conforme au droit canon. La congrégation des religieuses de l'Eucharistie dépend directement du Vatican et le droit prévoit que lors de la dissolution de celle-ci, ses biens reviendront à l'archevêché de Malines-Bruxelles. Les religieuses doivent donc demander l'autorisation au Vatican pour toute transmission du patrimoine et cela n'a pas été fait.
Récupérer les biens
Du coup, le Saint-Siège a envoyé un commissaire apostolique, l'abbé Jean Kockerois, qui est à présent à la tête des religieuses. Il se retrouve aussi dans les statuts de l'ASBL Anna de Meeûs. Sa mission est claire : il doit récupérer les biens de la congrégation et éviter leur transformation en maison de soins psychiatriques.
Si la cité papale est intervenue, c'est tout d'abord pour une question de principe. Elle n'a pas envie de se faire spolier de ses biens sans rien dire, surtout que ce site est exceptionnel. Ces grands espaces sont évidemment alléchants pour les promoteurs mais il ne faut pas sous-estimer la valeur des biens.
Le commissaire apostolique a donc ajouté deux alinéas à l'avis défavorable de la commission de concertation en précisant que tout ce montage a été fait sans respecter le droit canon. Mais il n'est pas reconnu par le droit belge. Une longue bataille s'est donc engagée entre le Vatican et les médecins.

01 avril 2007

Le pastafarisme

Le pastafarisme (Flying Spaghetti Monsterism ou pastafarianism en anglais) est une parodie de religion créée pour protester contre la décision du Comité d'Éducation de l'État du Kansas de permettre au dessein intelligent d'être enseigné dans les cours de science au même titre que la théorie de l'évolution.
Cependant, les pastafariens (jeu de mot sur le mouvement rastafari) affirment que leur croyance est une vraie religion, et non un simple canular, ou une protestation. Cette affirmation est bien sûr à prendre au second degré.

Cette « religion » est depuis devenue un phénomène d'Internet, rassemblant de nombreux adeptes du Monstre en Spaghettis Volant (Monstre de Spaghetti Volant en québécois, ou encore Pastafaray selon le Culte réformé de la Pasta) qui affirment avoir été touchés par « Son Appendice Nouillesque » (ou « Nouilleux ») et louent le nom de leur « Maître Nouillesque » comme étant la seule vraie religion.
Le pastafarisme est principalement l'invention de Bobby Henderson, un diplômé en physique de l'Université d'État de l'Oregon

28 février 2007

Cameron revient avec un "tombeau perdu de Jésus" polémique

Un documentaire produit par le réalisateur de "Titanic" James Cameron affirme que Jésus est enterré en Israël au côté de Marie-Madeleine avec qui il aurait eu un fils, une thèse qui a aussitôt déclenché une polémique.

"Preuves inédites"
Selon "Le tombeau perdu de Jésus", réalisé par l'Israélien Simcha Jacobovici, le tombeau, découvert dès 1980, se trouve à Talpiot, un quartier de Jérusalem, et des analyses permettent aujourd'hui d'affirmer qu'il aurait renfermé le corps de Jésus mais aussi de sa compagne et de leur fils, prénommé Judas. "En tant que documentariste, je ne dois pas avoir peur de chercher la vérité", a dit lundi James Cameron, lors d'une conférence de presse à la Public Library (bibliothèque) de New York, évoquant la présence de "preuves tangibles et inédites" de l'existence physique de Jésus.ControverseLe film pourrait en tout cas bien déclencher une nouvelle controverse à la "Da Vinci Code", qui lui aussi insistait sur le caractère très "terrestre" de Jésus, même si Cameron se défend de toute volonté polémique. "Je sais qu'on va dire que l'on tente de saper le christianisme. C'est loin d'être le cas. Cette enquête salue l'existence réelle de ces personnes." Jésus et Marie-Madeleine dans le même tombeauLe film, qui sera diffusé le 4 mars sur la chaîne câblée Discovery Channel, s'appuie sur la présence de plusieurs noms hébreux inscrits sur les cercueils du tombeau: Yehoshoua Ben Yossef (Jésus fils de Joseph), Yéhouda Bar Yehoshoua (Judah fils de Jésus), Marthe et Myriam (Marie). L'ADN du contenu des ossuaires "Jésus fils de Joseph" et "Mariamene e Mara" a aussi montré que ces deux personnes n'avaient pas de lien sanguin. Comme la présence dans le même tombeau suggère un lien familial, le film avance que Jésus et Marie-Madeleine ont pu former un couple. Probabilité faibleLe documentaire s'appuie aussi sur un modèle statistique pour contourner l'argument de la fréquence de ces noms à l'époque: étudiant la probabilité de trouver tous ces noms ensemble, Andrey Feuerverger, professeur de mathématiques à l'Université de Toronto, conclut que la probabilité est de 600 contre 1 que le tombeau de Talpiot est bien celui de Jésus. "Pas de preuve scientifique"Pourtant la théorie est déjà contestée par d'autres, comme Amos Kloner, éminent archéologue israélien, pour qui le documentaire n'apporte "pas de preuve scientifique". "C'est un tombeau juif du premier siècle après J.C.", a-t-il déclaré. "Les noms visibles sur six des ossuaires sont très intéressants, car ils rappellent ceux des principaux personnages du Nouveau Testament. Mais qui dit que 'Marie' est Madeleine et que 'Judas' est le fils de Jésus? Cela ne peut être prouvé". Selon M. Kloner, sur les 900 tombeaux retrouvés autour de la vieille ville de Jérusalem et datant de la période du Second Temple, le nom de Jésus revient 71 fois - bien que sans la mention "Jésus fils de Joseph". L'Autorité des antiquités israéliennes a pour sa part refusé de commenter, bien qu'en 1996 un porte-parole ait évalué à "proche de zéro" la probabilité que la tombe de Talpiot soit celle de Jésus. Mécontentement chrétienEn attendant, des organisations chrétiennes n'ont pas tardé à faire connaître leur mécontentement.

Le pasteur Rob Schenck, président du Conseil national du Clergé, a dénoncé lundi "une fiction hollywoodienne déguisée en fait scientifique". "Depuis des années, Hollywood attaque le christianisme", regrette-t-il, citant le précédent du "Da Vinci Code". "En affirmant que les restes de Jésus sont redevenus poussière, avec ceux de membres de sa famille, le cinéaste hollywoodien nie la divinité du fils de Dieu et sa victoire sur la mort. Cameron veut clairement planter un pieu dans le coeur du christianisme". Pour les Eglises catholique et orthodoxe, la tombe du Christ se trouve sous l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, tandis que les protestants la situent plus au nord, hors des murs de la vielle ville.

7SUR7 TV: La tombe de Jésus a-t-elle été découverte ?

Les Christ doivent disparaître des locaux des communes wallonnes

Le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, a pris une circulaire indiquant que l'ensemble des locaux publics "doivent donner une image absolue de neutralité en matière de convictions religieuse, philosophique et morale". Les autorités sont donc invitées à retirer tout signe distinctif qui pourrait choquer les convictions des citoyens et des membres du personnel. Liberté d'appréciationM. Courard ne voit pas cette circulaire comme une règle rigide et absolue, indiquant que les "communes ont une liberté d'appréciation". Il précise dans son texte que si le symbole religieux présente un caractère esthétique particulier, il pourra être maintenu mais qu'il y aura lieu d'examiner, sur base des sensibilités locales, l'opportunité de décrocher ou non le symbole religieux. Port du voileLe ministre a pris cette circulaire, envoyée aux communes, provinces, CPAS et intercommunales car il a reçu des demandes allant dans ce sens depuis les élections communales. Il n'envisage pas de réglementer le port du voile ou de tout autre signe religieux. (belga)

12 février 2007

L'islam n'impose pas le voile aux femmes


L'islam n'impose pas le voile aux femmes d'après Rania de Jordanie

La reine Rania de Jordanie estime qu'"imposer un voile à une femme est contraire aux principes de l'islam" et elle appelle "tous les modérés à faire entendre leur voix"."L'islam n'impose ni d'être pratiquant, ni de s'habiller d'une manière ou d'une autre. Imposer le voile à une femme est donc contraire aux principes de l'islam", a-t-elle déclaré dans une interview publiée vendredi par le quotidien italien Corriere della Sera.

La reine se trouve à Rome pour parrainer le lancement d'un programme pour le développement de vaccins contre les maladies endémiques dans les pays pauvres. "Malheureusement, après tous les soupçons pesant sur l'islam, de nombreuses personnes ont commencé à considérer le voile comme un problème politique mais ce n'est pas le cas. Le port du voile est un libre choix personnel", a-t-elle insisté.La reine a une nouvelle fois appelé "tous les modérés à se soulever et faire entendre leur voix". "Dans le monde arabe beaucoup de personnes sont frustrées. Nombreux sont ceux qui s'abandonnent à la colère parce qu'ils sont accusés de violence. Il faut en revanche se dresser, expliquer qui nous sommes, en quoi nous croyons", a poursuivi Rania de Jordanie.

05 janvier 2007

Noël les 6 et 7 janvier pour des milliers d'orthodoxes belges

Dans l'orthodoxie, la préparation de Noël est marquée par un jeûne

La naissance du Christ sera célébrée en Belgique par des milliers de chrétiens orthodoxes russes, serbes le 7 janvier et par les orthodoxes arméniens le 6 janvier, conformément à la tradition orthodoxe.
Différentes sources orthodoxes de Belgique estiment le nombre de chrétiens orthodoxes en Belgique à 120.000, dont deux-tiers sont issus d'Europe de l'Est.
Leurs rituels de célébrations sont un mélange des principes orthodoxes et des traditions populaires.
Dans l'orthodoxie, la préparation de Noël est marquée par un jeûne. Durant cette période, toute nourriture provenant d'un animal est bannie. La messe de Noël met fin au carême.
Les Eglises russe, serbe, bulgare et copte célèbrent la naissance de Jésus et la visite des mages le 7 janvier (13 jours après le 25 décembre).
"Chez les Russes, une messe est célébrée la veille de Noël, la Vigile. Le lendemain, une seconde messe avec eucharistie met fin au carême. Le rite est identique à 95 pc chez les orthodoxes, à l'exception des Arméniens", a expliqué le père Serge Model, secrétaire diocésal de l'église russe à Bruxelles.
Les Arméniens, qui fêtent la nativité le 6 janvier, comptent de 12.000 à 15.000 fidèles en Belgique, selon les estimations. Les rites et traditions sont quelque peu différents des autres orthodoxes.
"Le jour de la fête, les Arméniens partagent en famille le "anouch abour", un plat constitué de blé, accompagné de fruits secs, de cannelle et de noisettes grillées. C'est l'équivalent d'un Christmas pudding. D'autres mets à base d'huiles sont au menu de la fête", a indiqué Christian Vrouyr, président de l'Assemblée des Arméniens de Belgique.
La messe de la veille met fin au carême de 14 jours. Après le repas familial le jour de Noël, le reste de la journée est essentiellement consacré à la visite à la famille pour s'échanger les voeux de Noël.
Les coptes fêtent également Noël le 7 janvier après avoir observé une période de jeûne. Après la messe de minuit, ils mangent des biscuits sucrés marqués avec la croix chrétienne, le kahk. L'Eglise orthodoxe a refusé de reconnaître le calendrier introduit par le pape Grégoire XIII en 1582 baptisé en son honneur le calendrier grégorien au profit du calendrier julien instauré par Jules César en 46 avant Jésus-Christ auquel les catholiques sont rattachés. Ce qui explique les écarts de dates.
Les orthodoxes grecs et syriaques fêtent Noël le 25 décembre.

11 décembre 2006

Communauté Juive

Une succession fort disputée


Quatre candidats veulent succéder à Me Markiewicz à la tête du CCOJB. Il faudra sans doute un second tour car le scrutin sera serré.
La température monte au sein de la communauté juive de Belgique. Surtout à Bruxelles où se situent surtout les membres et les sympathisants de la quarantaine d'organisations qui composent le CCOJB, en fait la coordination des organisations juives de Belgique. C'est que, ce jeudi 14 décembre, ils devront se choisir un nouveau président en lieu et place de Me Philippe Markiewicz qui arrive au terme de son mandat. Une succession d'autant plus difficile que l'avocat bruxellois a largement occupé le terrain communautaire pendant sa présidence.
Homme de dialogue entre la communauté juive et les autres communautés mais aussi artisan de rapprochements avec le monde de l'islam, Philippe Markiewicz n'avait pas que des amis dans sa propre communauté mais l'on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir tout mis en oeuvre pour pacifier les tensions dues à l'importation de la question israélo-palestinienne.
Son successeur - masculin : car il n'y a toujours pas de candidate.. - aura fort à faire pour égaler Me Markiewicz qui avait réussi à se faire écouter par les autorités belges de tous niveaux.
Un jeteur de ponts
"Regards", le magazine du Centre communautaire laïc juif, a sondé les quatre candidats. Norbert Cigé (64 ans) apparaît comme un jeteur de ponts.
Après avoir enseigné à l'athénée Maïmonide, il a développé la section secondaire de l'autre grande école juive bruxelloise, Ganenou, où il fut préfet des études jusqu'en 2005.
Lazard Perez est né à Bruxelles au début des années 30 et s'engagea comme volontaire en Israël en 1948 après avoir été caché pendant la Seconde Guerre. A la fin des années 50, ingénieur civil des constructions sorti de l'ULB, il créa la première entreprise belge spécialisée dans la réparation du béton. Président, une première fois, du CCOJB entre 1989 et 1993, il fut mêlé à la polémique du carmel d'Auschwitz, interlocuteur important notamment des cardinaux avec lesquels un compromis avait pu être trouvé. Il n'en resta pas moins très attentif à l'évolution sur place en Haute-Silésie, s'impliquant aussi récemment dans l'aménagement des salles belges sur le site d'Auschwitz.
Si Norbert Cigé voit le CCOJB comme un interface du monde juif avec l'extérieur, Lazard Perez entend lui redonner un rôle moteur. Et de nouveau une plus grande visibilité avec un site internet qui fait, il est vrai, défaut pour l'heure.
Joël Rubinfeld, le 3e candidat veut lui aussi un CCOJB plus présent mais il entend surtout qu'il soit plus ferme et plus intransigeant. Secrétaire général des Amitiés belgo-israéliennes et co-fondateur de l'Institut Atlantis, c'est un militant de choc qui dit qu'il faut mieux appliquer les lois notamment sur le racisme et l'antisémitisme.
Henri Gutman, enfin, se situe dans la mouvance du Centre communautaire laïc juif (CCLJ) et de David Susskind tout en connaissant bien les rouages du CCOJB dont il est le vice-président. Cet économiste qui a exercé de hautes fonctions dans de grandes entreprises internationales entend renforcer les liens avec le monde politique et la presse. Il veut aussi mieux encadrer la Fondation du judaïsme et réévaluer les relations avec les juifs d'Anvers regroupés au sein du Forum.
Un premier tour aura lieu ce jeudi. Un second s'impose car il faut obtenir 2/3 des voix pour être élu. Un joli suspense...


L'histoire méconnue des "crypto-juifs" du Nouveau-Mexique

Bill Sanchez, un prêtre catholique de la région, a fait analyser son ADN, examen qui a révélé qu'il possédait une série de marqueurs génétiques sur son chromosome Y, présents chez 30% des hommes juifs.
Certains habitants du Nouveau-Mexique, officiellement chrétiens, suivent des traditions judaïques: ils seraient les descendants de juifs d'Espagne convertis de force au catholicisme à la fin du XVe siècle, qui auraient continué à pratiquer secrètement leur foi originelle.
Quelques semaines après avoir pris ses fonctions d'historien du Nouveau-Mexique, dans le sud-ouest des Etats-Unis, Stanley Hordes a commencé à recevoir d'étranges visiteurs dans son bureau de Santa Fe, qui lui faisaient des révélations sur leurs voisins: "untel allume des bougies le vendredi soir", "untel ne mange pas de porc"... Intrigué, Hordes a commencé à sillonner les villages ruraux pour interroger les "viejitos", vieux habitants hispanophones dont les familles vivent dans l'Etat depuis des générations. Bien que manifestement catholiques, ceux-ci suivaient des traditions du judaïsme, a-t-il découvert avec étonnement. Certains expliquaient simplement suivre la coutume familiale, mais d'autres déclaraient sans détour être juifs.
Pourtant leurs villages étaient construits autour de chapelles catholiques, pas de synagogues, ils ne connaissaient pas la Torah et ne savaient pratiquement rien de la religion juive.
Un quart de siècle plus tard, Hordes a une explication sur la présence de ce "crypto-judaïsme" au Nouveau-Mexique. En 1492, les juifs d'Espagne ont été contraints de choisir: se convertir au catholicisme ou quitter le pays. Beaucoup sont partis, allant jusqu'à Istanbul, Londres ou Le Caire. D'autres ont simplement accepté d'abjurer leur foi.
Mais certains des nouveaux convertis ont en fait continué à pratiquer le judaïsme en secret. L'Inquisition espagnole a cherché à les identifier et à les punir. On a découvert quelques communautés de ces "crypto-juifs" qui ont survécu dans la péninsule ibérique et sur le continent américain pendant des siècles, cachant leur véritable identité religieuse à leurs voisins et à l'Eglise catholique.
Dans un livre publié en 2005, "To the End of the Earth: A History of the Crypto-Jews of New Mexico" ("Vers le bout du monde: une histoire des crypto-juifs du Nouveau-Mexique"), Hordes suggère que nombre de ces apostats ont gagné la frontière nord de l'empire colonial espagnol, où il était plus facile d'échapper à l'autorité de l'Eglise et de l'Etat.
Là, ils ont continué à pratiquer leur foi originelle clandestinement en se fondant dans la culture catholique. "Ils étaient invisibles", souligne Hordes.
Mais ce secret qui les a protégés a aussi fini par les couper de leurs racines spirituelles. Ils n'avaient pas de synagogue, de Torah ou de lien avec la culture juive dans le reste du monde. Ils étaient immergés dans la culture catholique avec ses propres traditions. Si bien qu'au XXe siècle, il ne leur restait plus que quelques coutumes inspirées du judaïsme et le vague sentiment chez les plus âgés d'être juifs.
Sonya Loya, qui a grandi dans la ville catholique de Ruidoso, déclare s'être toujours sentie juive. Elle a commencé à observer le shabbat il y a six ans lorsqu'elle a appris l'histoire de ses origines, mis au jour par Hordes et d'autres chercheurs. En 2004, son père a donné son assentiment à sa conversion au judaïsme et lui a révélé qu'il avait des ascendants juifs. Un oncle revenu de la Seconde Guerre mondiale a raconté avoir vu le nom de la famille dans une liste de détenus des camps de concentration.
Bill Sanchez, un prêtre catholique de la région, a fait analyser son ADN, examen qui a révélé qu'il possédait une série de marqueurs génétiques sur son chromosome Y, présents chez 30% des hommes juifs. Se sentant juif depuis toujours, il a embrassé cet héritage. Il porte autour du cou une étoile de David à côté de son crucifix. "Nous sommes déjà juifs, nous n'avons pas besoin de le devenir", dit-il.
Les crypto-juifs du Nouveau-Mexique ont une relation inconfortable avec ce passé en partie enfoui. S'ils proclament leur judéité sur la base d'un héritage revendiqué, ils n'ont aucun moyen de le prouver. "On a des indices, mais au n'aura jamais la preuve", estime Mme Loya.

28 novembre 2006

Le pari osé du Pape

Le pari osé du Pape

Benoît XVI entame ce mardi une visite de quatre jours en Turquie. Le Pape dit aller à la rencontre d'un "peuple ami et estimé". Un pèlerinage sous le signe de la réconciliation avec l'orthodoxie et l'islam.

12 novembre 2006

Elton John veut interdire les religions, homophobes et sans compassion

"Le monde est proche de l'escalade vers la Troisième guerre mondiale et où sont les leaders de chaque religion?",
se demande Elton John.

Le roi de la pop britannique Elton John s'est déclaré dimanche en faveur de l'interdiction des religions qui, selon lui, ne font pas suffisamment preuve de compassion et sont homophobes."Je pense que les religions ont toujours tenté d'orienter la haine vers les homosexuels. De mon point de vue, j'interdirais les religions", a déclaré le chanteur à l'hebdomadaire The Observer."Les religions organisées ne semblent pas fonctionner. Elles font des gens des moutons de panurge vraiment pleins de haine et elles ne font vraiment pas preuve de compassion", a-t-il ajouté."Le monde est proche de l'escalade vers la Troisième guerre mondiale et où sont les leaders de chaque religion?", s'est encore demandé Elton John. "Pourquoi ne sont-ils pas en conclave? Pourquoi ne se montrent-ils pas ensemble?"Le chanteur a établi une comparaison avec "le mouvement pacifiste des années soixante (lorsque) les musiciens allaient vers les gens en faisant des concerts de paix. Si John Lennon était en vie aujourd'hui, il en serait à la tête", a-t-il estimé.Elton John, 59 ans, qui dirige une fondation contre le sida, a également promis de poursuivre son action. "J'ai presque 60 ans après tout. Je ne peux pas rester assis et l'ignorer comme un aveugle", a-t-il déclaré.Le chanteur s'est marié civilement en 2005 avec son compagnon de longue date, le Canadien David Furnish, à la faveur d'une loi sur le mariage homosexuel passée l'an dernier en Angleterre et au Pays de Galles.

09 novembre 2006

Des "Charles"

Charles Michel
Profession : Député – (futur) bourgmestre MR de Wavre , 30 ans

Signes particuliers : Fils prodige de Big Loulou, Charlie a gravi les échelons à une vitesse fulgurante. De quoi faire dire à ses adversaires qu’il n’est qu’un petit roquet. Insouciant, l’ex-ministre un peu trop vert poursuit sa route, le pouvoir en tête…

Ministre à 24 ans, bourgmestre à 30 : vous sautez les étapes d’un parcours classique ? Je prends plaisir à rectifier l’info. J’étais le plus jeune ministre de
l’histoire du pays, mais aussi conseiller provincial à 18 ans et demi, et le
plus jeune avocat du Barreau de Bruxelles, à 22 ans. Et ce n’est pas mon père qui a passé les examens à ma place



Charles Picqué

héraut de l'islamophobie populiste depuis le milieu des années 1980 ...


Charles de Gaulle (né le 22 novembre 1890 à Lille, Nord - mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, Haute-Marne) était un officier général et homme d'État français, qui fut, depuis son exil à Londres, le "chef de la Résistance" à l'occupation allemande de la France pendant la Seconde guerre mondiale (France libre), puis devint président de la République de 1958 à 1969.

17 octobre 2006

La Tunisie stigmatise le voile islamique (14/10/06)


Face à un retour en force du port du voile et de vêtements dits islamiques, les autorités tunisiennes ont lancé l'offensive contre ces tenues "d'inspiration sectaire étrangère".
Faisant écho au président Zine el Abidine Ben Ali, qui, tout en prônant "la décence et la pudeur" vestimentaires, avait stigmatisé mercredi dernier le voile (hijab) "d'inspiration sectaire importé de l'extérieur", plusieurs ministres ont condamné le port du voile et du "qamis", longue tunique de coton, et de la barbe par les hommes. M. Ben Ali avait distingué ces tenues des "vêtements tunisiens authentiques", soulignant que son pays était soucieux de "consacrer les valeurs de décence et de pudeur de par son attachement à la sublime religion islamique".
Lors de réunions publiques organisées durant le mois du ramadan, plusieurs dirigeants de haut rang ont mis la population en garde contre le "danger" que représente ces habitudes vestimentaires vecteurs d'obscurantisme.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelwaheb Abdallah, a souligné vendredi lors d'une réunion du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) à Nabeul (Ouest) "le danger que représente la tenue vestimentaire d'inspiration sectaire, étrangère à notre pays, notre culture et nos traditions". Le voile, a ajouté M. Abdallah, est "un slogan politique affiché par un groupuscule qui se dissimule derrière la religion pour réaliser des desseins politiques".
Qualifiant le voile de "signe distinctif d'une frange dure et renfermée sur elle-même", le ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, y voit le "symbole d'une appartenance politique qui se cache derrière la religion, qui en est innocente, et qui cherche à faire revenir la réalité de la société aux ères très anciennes".

Le secrétaire général du RCD, Hédi M'henni, avait précédemment appelé à la mobilisation générale de l'Etat, des partis politiques et de la société civile.
Autoriser le port du voile provoquerait, selon M. M'henni, "une véritable régression et une atteinte à l'un des principaux attributs qui fondent la stabilité de la société, le progrès du peuple et l'invulnérabilité du pays".
Les autorités insistent notamment pour qu'une circulaire interdisant le port du voile "dans les établissements publics, éducatifs et universitaires, ainsi que dans tous les espaces publics" soit bien appliquée. Cette "circulaire 108" interdit le port du voile depuis le début des années 1990, juste après l'interdiction du parti islamiste Ennahda (Renaissance) dont de nombreux militants emprisonnés ont bénéficié au printemps dernier d'une amnistie.
Selon des organisations de droits de l'homme, des femmes voilées sont souvent interpellées, devant parfois s'engager par écrit à ne plus porter le voile au risque de perdre leur emploi ou de devoir abandonner leurs études. Des témoins ont fait état d'interventions de policiers en civil, notamment à Sfax, "enlevant des voiles à l'arrachée, en pleine rue". Des opposants et organisations de droits de l'homme dénoncent "une atteinte à la vie privée" contraire, selon eux, à la constitution stipulant que la Tunisie est un pays musulman garantissant la liberté vestimentaire.

Tout en dénonçant le port du voile, les autorités incitent à l'adoption de l'"habit national original" comme le foulard qui fait partie des traditions nationales, notamment pour les femmes âgées et dans les campagnes.
Des avocats affirment que des centaines de jeunes accusés d'appartenance à des groupes salafistes ont été arrêtés ces dernières années et des dizaines ont été condamnés à la prison en vertu d'une loi anti-terroriste de 2003.
Le Parti démocrate progressiste (opposition légale) fait état de dizaines d'arrestations de jeunes envisageant de rejoindre l'insurrection contre la coalition conduite par les Etats-Unis en Irak et demande d'annuler la loi de 2003 jugée "contraire à la constitution".
(d'après AFP)