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01 septembre 2008

200.000 familles ont fait appel au fonds mazout

Quelque 256.340 dossiers ont été introduits auprès du fonds mazout lors de l'hiver 2007/2008. Au total, 194.555 familles ont fait usage du fonds, pour un montant de 24,1 millions d'euros, indique dimanche Marie Arena, ministre de l'Intégration sociale.Le nombre de familles ayant fait appel au fonds a augmenté spectaculairement de 165% par rapport à la période 2006-2007, où 86.990 familles y avaient eu recours. Cette forte augmentation s'explique par le fait que le fonds est mieux connu et par l'introduction en 2007/2008 d'une nouvelle catégorie de bénéficiaires, les personnes ayant un revenu modeste."Nous prévoyons que l'augmentation dans les catégories qui existaient depuis le début (personnes qui bénéficient d'une intervention majorée de l'assurance soins de santé, avec des bas revenus ou surendettées) est derrière nous", explique Herlinde Martens, du cabinet Arena. "Pour la dernière catégorie, par contre, nous prévoyons encore une augmentation, en raison des prix élevés de l'énergie, le pouvoir d'achat en berne et la meilleure visibilité du fonds."Le fonds social mazout entre à nouveau en vigueur le 1er septembre. Un certain nombre de choses changent. "Un certain nombre d'adaptations permettront de simplifier la procédure et de limiter les démarches administratives pour les CPAS", indique encore Herlinde Martens. "Les CPAS auront dès cette période un accès direct aux données du SPF Finances en rapport avec les revenus du demandeur et sa composition de famille. Les candidats auront l'occasion d'introduire leur demande par écrit grâce à un formulaire unique."

Le fonds mazout élargi

22 mai 2008

Marie Arena rejette l'analyse d'Ecolo en bloc

La ministre rejette enfin l'accusation selon laquelle le PS n'a pas veillé à alimenter le fonds de vieillissement. Ce fonds est aujourd'hui pourvu de 16 milliards d'euros, par le fait de gouvernements dans lesquels siégaient les socialistes.
1 pensionné sur 4 sous le seuil de pauvreté
La ministre des Pensions, Marie Arena, a fait savoir mercredi que des avancées en matière de pension figurent à l'ordre du jour du conseil des ministres de vendredi, notamment l'augmentation de la Garantie de Revenu aux Personnes Agées (GRAPA) et des pensions minimum.
Mme Arena tenait de la sorte à réagir aux propos tenus par le député Georges Gilkinet (Ecolo) dans les colonnes du quotidien "Vers l'Avenir". Selon les Verts, un million de pensionnés perçoivent aujourd'hui une pension inférieure à 1.000 euros et se trouvent donc en dessous du seuil de pauvreté.
Les mesures qui seront prises vendredi ne sont qu'un premier pas, ajoute la ministre socialiste. Au cours de la législature, il est prévu d'augmenter le taux de remplacement des nouvelles pensions et d'augmenter de façon substantielle les pensions existantes.
Mme Arena rappelle en outre que sur les 300 millions de marges dégagées pour des politiques nouvelles dans le budget 2008, 100 millions sont réservées aux pensions. "Ce n'est pas rien vu le contexte budgétaire actuel", souligne-t-elle. La ministre conteste en outre le calcul opéré par Ecolo. Le seuil du risque de pauvreté ne prend pas en compte un certain nombre d'éléments, comme la possession d'une habitation ou le fait d'avoir reçu un capital au titre de pension. Qui plus est, si la pauvreté est mesurée en comptabilisant le nombre de bénéficiaires du GRAPA, on se situe aux environs de 100.000 personnes. "On est donc loin d'un pensionné sur quatre sous le seuil de pauvreté", dit Mme Arena, rappelant qu'il y a aujourd'hui 2.300.000 pensionnés en Belgique.
La ministre conteste également le calcul selon lequel la pension moyenne des femmes est de 459 euros. Quant à la suppression de la cotisation de solidarité, Mme Arena fait remarquer qu'il s'agissait d'une cotisation injuste car elle ne touche que les pensionnés et que son démantèlement s'applique en priorité aux pensionnés qui ont les plus petits revenus.
La ministre rejette enfin l'accusation selon laquelle le PS n'a pas veillé à alimenter le fonds de vieillissement. Ce fonds est aujourd'hui pourvu de 16 milliards d'euros, par le fait de gouvernements dans lesquels siégaient les socialistes. Si 2007 a été une année perdue, c'est en raison des longueurs de la négociation de l'orange bleue, "où, comme tout le monde le sait, le PS n'était pas partie prenante".

10 mai 2008

Le cadeau fait à 470 000 retraités

Le gouvernement s'était engagé à supprimer progressivement la cotisation de solidarité. La ministre des Pensions met la décision en oeuvre. Dès le 1er juillet, 470000 pensionnés seront exonérés de la cotisation de solidarité.
Longtemps combattue par certaines associations de pensionnés, singulièrement par la Fédération des préretraités et retraités, la cotisation de solidarité vit ses dernières heures. Lors de la négociation gouvernementale en mars, les partenaires de la majorité avaient convenu de lui régler progressivement son sort. L'engagement a été repris dans la loi-programme adoptée jeudi au Parlement juste avant que ne commence le cirque BHV. Les choses vont aller vite maintenant. La nouvelle ministre des Pensions, Marie Arena (PS), met la dernière main à un projet d'arrêté, qu'elle déposera bientôt.
Hauts revenus
Petit rappel : la cotisation de solidarité avait été instaurée en 1994 pour boucher des trous apparus dans les finances de la sécurité sociale. Elle avait été appelée "cotisation de solidarité" parce qu'elle est progressive (elle commence à 0,5 pc du revenu taxé et monte jusqu'à 2 pc pour les plus hauts revenus). Et parce qu'elle ne frappe que les pensions - légales et extralégales - qui dépassent un certain montant (1 160 euros nets/mois pour un isolé et 1540 euros nets/mois pour un ménage).
Au total, 800 000 bénéficiaires (sur 2,3 millions) sont touchés par cette retenue. Il s'agit, pour l'essentiel, de titulaires d'une pension de la fonction publique ou de pensionnés qui bénéficient d'une assurance groupe.
Marie Arena propose de supprimer la cotisation de solidarité pour toutes les pensions inférieures à 1450 euros nets/mois dans le cas d'un retraité isolé ou à 1800 euros nets/mois s'il s'agit d'un ménage. Dans les faits, 470 000 pensionnés devraient en être quitte. Seuls les 330 000 pensionnés qui disposent des plus hauts revenus devront encore payer la retenue de solidarité jusqu'à ce que le gouvernement l'abroge complètement. Ce qui prendra un certain temps vu que c'est sur cette tranche-là que la cotisation rapporte le plus.
La disposition prendra cours le 1er juillet 2008. Elle coûtera cette année à l'Etat 30 millions d'euros, qui seront prélevés dans l'enveloppe de 100 millions affectée par le gouvernement pour la revalorisation des pensions. Elle intervient en même temps que la hausse de 2 pc des pensions minimums et de la Grapa (Garantie de revenus aux personnes âgées).
A noter quand même que certains, à l'instar de l'Union chrétienne des pensionnés, jugent que la priorité, dans le contexte budgétaire difficile actuel, aurait dû aller intégralement à la revalorisation des petites pensions.

16 avril 2008

Dupont ne lâche pas l'inspection en périphérie

Le Sénat doit prendre attitude, cette semaine, dans la procédure de conflit d'intérêts initiée par le parlement francophone après le vote au parlement flamand du transfert à la Flandre de l'inspection pédagogique des écoles fondamentales francophones de la périphérie. Mardi, les échevins de l'enseignement de ces communes ont réitéré leur demande à la Communauté française d'officialiser par décret le maintien exclusif de sa compétence en la matière. Ils rappellent la « nécessité » de maintenir la collaboration des centres IMS-PMS avec ces écoles et notent que plus de 95 % des élèves fréquentant leurs écoles poursuivent leurs études secondaires en français.
Nous avons interrogé le nouveau ministre PS de l'Enseignement, Christian Dupont.
Le sénateur PS Philippe Moureaux estime logique que la Communauté française assure l'inspection pédagogique de ces écoles mais reconnaît à la Flandre le droit de contrôler cette inspection…
Les déclarations de M. Moureaux lui appartiennent. Depuis 1970, l'inspection pédagogique de ces écoles est assurée par la Communauté française et nous ne sommes pas prêts à abandonner ce rôle à l'autre communauté. Le régime des facilités linguistiques, garanti par la Constitution, doit être maintenu, y compris dans sa dimension pédagogique. Cet enseignement est un droit des francophones. La Constitution accorde aussi la liberté des méthodes pédagogiques aux pouvoirs organisateurs. Mais dans la mesure où la Flandre finance nos bâtiments scolaires, je ne trouverais pas anormal qu'elle s'assure que ces moyens sont bien utilisés. Dans l'inspection de l'enseignement, les inspecteurs vérifient aussi que les locaux soient adaptés à l'enseignement.
Vous refuseriez donc que ces écoles suivent les programmes de l'enseignement flamand…
Ça ne me paraît pas souhaitable.
Allez-vous répondre à la demande des échevins de l'enseignement des communes à facilités, dont question ici plus haut ?
Je suis prêt à l'envisager, mais nous allons vérifier la faisabilité juridique de cette demande avant de jouer aux matamores… Dans ce contentieux-là, il vaut mieux essayer de ne pas mettre de l'huile sur le feu. Mais il ne faut pas non plus reculer.
Le Sénat pourrait suggérer aux deux ministres de l'Enseignement (F et N) de se concerter pour qu'au terme de l'enseignement fondamental, les élèves de ces écoles soient aptes à intégrer l'enseignement secondaire de l'une ou l'autre communauté. Qu'en pensez-vous ?
C'est une piste intéressante et nous devons évidemment nous parler, entre ministres, mais sans obligation de résultat.
Votre prédécesseur, Marie Arena (PS), et Frank Vandenbroucke (SP.A) n'étaient pas parvenus à un terrain d'entente… Allez-vous donner une nouvelle impulsion à ce dialogue ministériel ?
Si le Sénat le demande, je le ferai.
Mais n'oublions pas que nous sommes dans l'attente du deuxième paquet de réformes institutionnelles…
Le problème de nos écoles de la périphérie est essentiel et je n'ai pas l'intention de le négliger.
En tardant à nommer les inspecteurs des écoles de la périphérie, la Communauté française a donné des arguments à la Flandre pour la reprise de cette inspection… Allez-vous vous montrer plus attentif ?
L'enseignement en périphérie a été le plus inspecté de tous, ces dernières années, pour marquer l'intérêt que nous témoignons à son égard. J'atteste la qualité de cet enseignement et de son inspection

Laloux tire son plan à la Chambre

La lutte contre la pauvreté a suscité un intérêt inhabituel en Commission de la santé de la Chambre. La polémique lancée par les propos du vice-président du PS Philippe Moureaux évoquant une erreur de casting, dans « Le Soir » de mardi, en était certainement la cause principale.
La Commission devait en effet entendre les exposés de la ministre de l'Intégration sociale, Marie Arena, et du Secrétaire d'Etat, sur leur note de politique déposée dans le cadre du budget 2008.
Comme il l'avait annoncé déjà dimanche, M. Laloux a surtout donné le calendrier et la méthode de travail qu'il entend suivre pour l'élaboration d'un plan fédéral de lutte contre la pauvreté. Ce plan sera élaboré en concertation et collaboration avec l'ensemble des départements, chacun dans sa compétence, a dit M. Laloux.
Il y aura d'abord, d'avril à juin, des concertations bilatérales avec les ministres fédéraux qui peuvent contribuer à la lutte contre la pauvreté. Le plan sera présenté au Conseil de ministres au début du mois de juillet. Dans le courant du mois de juillet, il sera présenté à la Conférence interministérielle.
L'opposition s'est montrée très critique à l'égard de « ces quelques pages » (5 au total) qui ne comportent rien de concret. On y trouve un long rappel de la situation sur la base de statistiques européennes, un rappel du bien-fondé de notre système de protection sociale et un calendrier pour l'élaboration d'un plan futur, faisaient remarquer Ecolo et Groen !
Avant le début de la réunion, Mme Arena et M. Laloux ont été interrogés sur la mise en cause de ce dernier.
Mme Arena a souligné qu'il n'y avait « pas de désunion mais des discussions » au sein du parti. Elle a ajouté qu'elle aurait aussi préféré -comme Rudy Demotte- que la discussion ait lieu en interne au parti. Elle a surtout insisté sur sa volonté de travailler dans le cadre de ses compétences. M. Laloux a également dit vouloir travailler pour ceux qui sont déjà dans la pauvreté et pour ceux qui risquent de tomber dans la précarité.

Laloux s'est mis en congé en temps utile
Le secrétaire d'Etat Frédéric Laloux a démissionné et s'est mis en congé en temps utile des divers mandats incompatibles avec ses nouvelles fonctions, a indiqué ce mercredi une porte-parole, contredisant ainsi des informations parues dans le quotidien La Libre Belgique.M. Laloux "a pris ses renseignements sur les incompatibilités liées à sa nouvelle fonction dès son arrivée. Dès qu'il a eu confirmation de certaines incompatibilités, il a démissionné (le 9 avril dernier) de ses mandats de la SWDE et du Port autonome", a-t-elle indiqué.Le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté a également souhaité se mettre en congé des autres mandats pour lesquels il n'y avait pourtant aucune incompatibilité "afin de se concentrer à 100% à sa mission", a-t-elle précisé.Concernant son mandat d'administrateur à la SWDE, Frédéric Laloux a démissionné par lettre vu l'incompatibilité avec une fonction ministérielle en vertu de la législation wallonne sur le cumul des mandats. Il s'est par ailleurs mis en congé comme membre du Conseil d'exploitation de Meuse amont.Le secrétaire d'Etat a été volontairement démis de sa fonction au Port Autonome de Namur, toujours en raison d'une incompatibilité avec une fonction ministérielle. Enfin, M. Laloux est également "président en congé" de la Joie du Foyer et administrateur en congé au "Foyer Jambois". En ce qui concerne le Tec Namur, également évoqué dans la presse, M. Laloux fait savoir qu'il n'y est plus administrateur depuis juin dernier.

Frédéric Laloux cumule
Laloux ne sera pas soumis à une enquête administrative
Moureaux appelle Di Rupo à renvoyer Laloux
"Je suis un homme intègre", assure Laloux
Leterme maintient sa confiance en Laloux

15 avril 2008

A Jacqmain, on a séché le décret Arena

On ne badine pas avec le décret Arena. Eric Deguide, préfet du lycée Emile Jacqmain, école réputée de la capitale, pourrait bientôt en faire l’amère expérience. A la dernière rentrée scolaire, il a accepté la pré-inscription de 80 élèves en secondaire dans son établissement. Le préfet est donc passé outre ledit décret, qui interdit toute pré-inscription dans les écoles francophones afin de permettre une plus grande justice sociale dans l’accès à l’enseignement.
Cette décision n’a entraîné aucune plainte de parents d’élèves. Reste que la Ville de Bruxelles semble prête à entamer une procédure disciplinaire à l’encontre d’Eric Deguide. Pour faire de ce cas encore unique un exemple ?
Convoqué de façon informelle en décembre dernier par l’échevine de l’Instruction publique, Faouzia Hariche (PS), l’homme n’a pas cherché à nier des faits qu’il semble prêt à assumer, refusant même d’envisager de prendre une prépension comme certains lui auraient soufflé. Résultat, le préfet de l’école Jacqmain vient de recevoir une lettre recommandée de la ville, le convoquant au prochain conseil communal, prévu le 21 avril prochain. Ce qu’il encourt ? Peut-être une rétrogradation. Ce sera aux membres du conseil communal d’en décider.
Le lycée Jacqmain ne fait pas partie de l’enseignement organisé par la Communauté française, même si celle-ci la subventionne, au même titre que l’enseignement libre. « Seul le pouvoir organisateur, en l’occurrence, ici, la Ville de Bruxelles, est en mesure de sanctionner le fautif, explique-t-on au cabinet de Christian Dupont (PS), le ministre de l’Enseignement obligatoire de la Communauté française qui a succédé à Marie Arena, montée au fédéral. Qu’il y ait plainte ou pas ne change rien. Un pouvoir organisateur qui ne prendrait pas de mesures à l’encontre d’un chef d’établissement dépendant de son réseau ne respectant pas un décret, s’exposerait à une suppression de subsides ».
L’échevine, qui se refusait à tout commentaire lundi, met-elle un zèle particulier à faire respecter un décret pris par sa collègue socialiste ? Qu’importe, semble dire un membre du collège de la Ville de Bruxelles, qui a lui-même passé la nuit aux portes d’un établissement du même réseau pour y inscrire son fils : « Je ne suis pas complètement en phase avec le décret Arena, mais l’attitude du préfet de Jacqmain est scandaleuse par rapport à ceux qui ont suivi la règle ».
Une règle que le préfet, lui, risque de se prendre sur les doigts.

07 avril 2008

Les priorités du nouveau patron de l'Enseignement

Le nouveau ministre de l'Enseignement obligatoire de la Communauté française, Christian Dupont (PS), détaille samedi dans La Libre Belgique ses quatre priorités pour les douze prochains mois."On a un effort à faire en matière d'apprentissages de base -et singulièrement de la lecture (...). C'est la compétence-mère de toutes les matières", déclare M. Dupont. "On doit mettre le paquet sur les formations continuées à la lecture. Mme Arena (son prédécesseur) a commencé, je veux aller plus loin", ajoute-t-il.PasserellesUne autre de ses priorités est l'inter-réseaux. "Tout ce qui peux faciliter les passerelles entre les réseaux est essentiel. Il y a des choses à faire", note-t-il. "On a déjà commencé avec les socles de compétences (communs à tous les réseaux). Il y aussi le décret inspection, qui permet aux inspecteurs d'aller dans tous les réseaux: cela permettra de dégager une vision -pas un contrôle- commune. On doit articuler leur travail avec celui des animateurs pédagogiques. La formation continuée est une autre manière (de favoriser l'inter-réseaux). Les évaluations externes sont aussi un moyen d'avoir une idée réelle de l'état de notre enseignement".EncadrementUne troisième priorité est l'encadrement différencié pour les élèves faibles. "Nous avons besoin de jeunes gens qualifiés et non pas en retard scolaire profond. (...) Il faut faire beaucoup plus que ce qu'on a fait jusqu'ici, si l'on veut inverser la tendance, qui n'a aucun caractère d'une fatalité", assure M. Dupont. Sa dernière priorité est l'apprentissage, par tous les petits Européens, d'une langue de communication autre que la leur. A cette fin, il veut, avec l'aide de l'Union européenne, créer des outils adaptés aux enfants. Le ministre annonce aussi une autre piste pour les inscriptions et réfléchit à de nouvelles modalités pour les fins de carrière des professeurs.

31 mars 2008

Frédéric Laloux a trouvé un toit

Rassurons les pauvres. « Leur » secrétaire d’Etat, le socialiste namurois Frédéric Laloux, n’est pas une éminence sans abri.
Dans un reportage diffusé par le journal télévisé de la RTBF, jeudi dernier, le secrétaire d’Etat à la lutte contre la pauvreté apparaissait cependant dans sa voiture de fonction, affirmant : « Mon bureau à quatre roues ». Ajoutant « pour recevoir des gens, c’est étroit » et exhibant un papier à lettres dépourvu d’adresse.
Le reportage a suscité des réactions contrastées. A la Chancellerie, on s’étonne : une réunion a fixé les détails logistiques de l’installation de tous les secrétaires d’Etat. Ce qui fait dire aux verts flamands que Laloux a menti.
Loin d’être un « sans cabinet fixe », il savait qu’il s’installerait à portée de voix de sa ministre de tutelle, Marie Arena (PS), près de la gare du Midi à Bruxelles. Et Groen de demander la démission du nouveau venu.
Celui-ci se mord manifestement les lèvres de s’être prêté au sujet de la télévision publique. « Je n’avais pas de bureau physique, mais je connaissais mon implantation. Je plaisantais, moi… Bien entendu, je ne reçois pas les gens dans ma voiture ! J’ai travaillé dans les locaux de Marie Arena, à Namur et au Parlement. Le papier à lettres ? Je me le suis fait avec mes propres deniers, rapidement, avant de connaître l’adresse de mon cabinet. Maintenant, c’est chose faite. »
L’installation du cabinet du secrétaire d’Etat à la lutte contre la pauvreté est une opération un peu plus compliquée que prévu. Si l’on veut, comme c’est le projet « pour réaliser des économies d’échelle », le localiser à proximité de sa ministre de tutelle, il faut éjecter des lieux qu’ils occupent un certain nombre de fonctionnaires… Une opération qu’il est difficile de faire à la hussarde, d’autant plus que ce sont les vacances.
« Mardi, ce sera chose faite », dit-on chez Arena. Entre-temps, Laloux, qui va mettre la semaine à profit pour s’immerger dans la langue néerlandaise, médite déjà sur l’intérêt d’apparaître (pour un oui ou pour un non) dans la petite lucarne et les risques de s’y coincer les doigts.

Groen ! réclame la démission de Frédéric Laloux
Le secrétaire d’État à la lutte contre la pauvreté, Frédéric Laloux (PS), dont les écologistes flamands de Groen ! ont réclamé dimanche la démission, dénonce des « attaques déplacées » concernant les suites d’un reportage télévisé sur l’attribution ou non d’un cabinet à son nom.

Le député Wouter De Vriendt (Groen !) réclame la démission du secrétaire d’État, coupable à ses yeux d’avoir menti sur le fait qu’il disposait ou non d’un cabinet. Il renvoie à un reportage récent de la RTBF, où M. Laloux était filmé dans sa voiture de fonction, présentée comme son bureau dans l’attente d’un cabinet.
« Je n’ai pas dit que je ne disposais pas d’une implantation, mais bien que je n’avais pas encore de bureau », a précisé Frédéric Laloux à l’agence Belga.
Le nouveau secrétaire d’État a la volonté d’installer son cabinet dans le même bâtiment que celui de Marie Arena (PS), ministre de l’Intégration sociale et des Pensions, afin de réaliser des économies d’échelle dans la gestion des cabinets. Le problème de locaux, qui est géré actuellement avec la Régie des bâtiments, sera réglé dans le courant de la semaine prochaine, précise-t-il.
Selon lui, le reportage télévisé le montrant travaillant dans sa voiture de fonction se voulait « léger » et n’a donc pas dévoilé tous les éléments qu’il avait apportés au journaliste. Ce dernier a « quelque peu ironisé » sur la situation, a commenté Frédéric Laloux. « On ne peut pas m’attribuer la teneur de ce reportage », estime le secrétaire d’État, qui n’accepte pas d’être attaqué sur des « éléments partiels ». Il juge en outre « déplacé de monter en épingle » un état de fait qui répond dans son chef à un souci d’économies d’échelle.
Frédéric Laloux dément par ailleurs avoir indiqué dans un sujet radio qu’il avait fait ses déclarations par solidarité avec les sans-abri, ainsi que le rapportaient samedi les journaux du groupe Corelio. Parlant de « cynisme », le député Wouter De Vriendt (Groen !) a pointé du doigt « son mépris pour les plus faibles de notre pays, dont il doit justement tenter d’améliorer la situation. S’il n’éprouve lui-même aucune honte, alors c’est au premier ministre Yves Leterme qu’il revient de le rappeler à l’ordre et de réclamer sa démission », lance Wouter De Vriendt.

Frédéric Laloux ne démissionnera pas
Groen ! veut la tête du secrétaire d'Etat namurois Frédéric Laloux. Du danger de se laisser embarquer sur la voie glissante du "pipole"...

Le tout frais émoulu secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté Frédéric Laloux qui avait raté, malgré lui, la déclaration gouvernementale au Parlement, le 20 mars, réfléchira sans doute deux fois avant de recevoir de nouveau une équipe de télévision. Surtout si elle est placée sous la direction de Christophe Deborsu...
Pour ceux qui auraient loupé le sujet, on précisera que dans le JT de jeudi, notre remuant confrère qui n'est jamais en manque d'un sujet qui frappe -ah, la Marseillaise d'Yves Leterme...- avait suivi la nouvelle excellence socialiste dans un mini-trip au Parlement, question de lui dénicher un local en attendant de pouvoir disposer de bureaux en bonne et due forme. A en croire la séquence, Frédéric Laloux n'avait toujours pas de bureau pour travailler et dut se résoudre à travailler dans sa voiture de fonction.
Samedi, dans la presse flamande, le secrétaire d'Etat reconnaissait toutefois qu'on lui avait bien attribué des locaux. Et pour se justifier, il tira à boulets rouges sur le messager, en l'occurrence, le journaliste de la RTBF, accusé d'avoir forcé la réalité pour les besoins de sa séquence. L'explication de Frédéric Laloux n'a pas convaincu, loin s'en faut, le député écologiste flamand Wouter De Vriendt. Pour l'élu de Groen !, "l'homme politique namurois ne manque pas de cynisme. Il savait très bien qu'il disposerait bientôt d'un cabinet mais dans ce cas, la séquence télévisuelle perdait non seulement de son sel mais même tout intérêt". Pire, pour De Vriendt, "Frédéric Laloux a menti". Et d'estimer que "s'il n'éprouve lui-même aucune honte, il revient au Premier ministre Yves Leterme de le rappeler à l'ordre et de réclamer sa démission". L'ire du député vert flamand a aussi été nourrie par le fait que M. Laloux aurait parlé de "solidarité avec les sans-papiers".
Le Secrétaire d'Etat a cependant démenti l'avoir dit à la radio. Frédéric Laloux confirme qu'il n'assume pas la teneur de la séquence télé et précise qu'il est prévu qu'il s'installe dans le même bâtiment que la ministre de l'Intégration sociale, Marie Arena "afin de réaliser des économies d'échelle". Il n'est donc pas question de démissionner !

Le CD&V rappelle sérieusement Reynders à l'ordre

23 mars 2008

Dupont planche sur le décret inscriptions

Rédaction en ligne
vendredi 21 mars 2008, 14:38
La nouvelle mouture du décret « Inscriptions » de l’ex-ministre de l’Enseignement Marie Arena n’a pas été examinée vendredi par le gouvernement de la Communauté française. Le nouveau ministre de l’Enseignement, Christian Dupont, se donne 15 jours pour examiner le dossier.

Ce point figurait pourtant à l’ordre du jour de la première réunion de la nouvelle équipe dirigée par Rudy Demotte. Mais le nouveau ministre responsable de l’Enseignement, Christian Dupont, veut se donner le temps de la réflexion, même si les dossiers touchant à l’enseignement ne lui sont pas étrangers. Cet ancien enseignant s’y est aussi déjà investi comme parlementaire.
Le nouveau ministre passera donc une partie de ses vacances de Pâques à se pencher sur ce dossier particulièrement épineux.
Le décret « Inscriptions » est en effet à l’origine des files de parents qu’ont connus certains établissements secondaires à partir du 30 novembre 2007, date fixée par le décret pour prendre les inscriptions des élèves désireux d’entrer en secondaire en septembre 2008. Largement répercutée par les médias et certaines associations proches de l’enseignement libre, l’affaire avait provoqué un émoi certain auprès du public.
Avant d’être aiguillée vers le gouvernement fédéral jeudi, Mme Arena préparait une nouvelle mouture du décret. Elle prévoyait notamment de pérenniser la possibilité pour les écoles secondaires de conclure des accords avec des écoles primaires « adossées ».
Pour remédier aux problèmes de files, la ministre envisageait de recourir au tirage au sort ou à des inscriptions par internet sans avoir tranché.
Toutes solutions rejetées par l’opposition Ecolo et MR, les réformateurs réclamant à cor et à cri l’abrogation du décret.
Le nouvel avant-projet de Marie Arena a été au centre de discussions animées menées en Commission du parlement de la Communauté il y a deux semaines.
L’opposition MR et Ecolo s’est vivement opposée à la nouvelle version de l’ex-ministre-présidente.

05 mars 2008

Marie Arena quitte Binche pour Forest

La ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena va quitter Binche pour aller vivre à Forest. Un choix lié essentiellement à sa vie privée, dit-elle, mais aussi à sa volonté de poursuivre son combat à Bruxelles, où elle dit passer déjà beaucoup de temps pour mener sa mission à la Communauté.

Montoise de naissance, « Binchoise d'adoption et de cœur » (c'est écrit sur son site internet), la ministre-présidente de la Communauté française (où elle est aussi en charge de l'Education) met aujourd'hui le cap sur le sud de la capitale et plus précisément sur la commune de Forest.
C'est un événement privé (divorce) qui est à l'origine de ce changement d'adresse mais aussi de vie. « Je ne viens pas de la planète Mars, indique Marie Arena. Je vis aujourd'hui une réalité que beaucoup d'autres connaissent ou ont connue. »
Agée de 41 ans et maman de deux enfants, la socialiste s'offre donc un nouveau départ après huit années passées au conseil communal de Binche où elle abandonne son poste de conseillère.
Elle débarque à Forest, terres de la bourgmestre Magda De Galan, socialiste elle aussi. Et pas forcément pour lui piquer son écharpe. « Quand je suis devenue ministre-présidente de la Communauté française, j'ai acheté à Bruxelles où je passais beaucoup de temps. Il se fait que c'est à Forest. Pour y avoir vécu durant quinze ans (à Anderlecht), je sais aussi que Bruxelles est une ville où je me sentirai bien. »
Même sans parachute. « Je n'ai rien demandé à personne et on ne m'a rien promis, conclut Marie Arena. J'arrive dans la capitale en toute simplicité. Pour me reconstruire personnellement et professionnellement. »

12 octobre 2007

La Cocof appelle les Wallons à l'aide

On a trop traîné à créer des synergies entre Bruxellois francophones et Wallons.C'est Evelyne Huytebroeck qui le dit. Et confirme la détresse de la Cocof.

entretien
Lors de la rentrée parlementaire, Marie Arena (PS), la ministre-Présidente de la Communauté française, exhortait les francophones à réfléchir à leur destin. Elle annonçait, dans la foulée, la mise sur pied prochaine d'une commission mixte chargée de coordonner le travail.
Evelyne Huytebroeck est aujourd'hui la seule ministre Ecolo en fonction. Elle est directement concernée par le débat puisqu'elle a en charge l'Environnement dans le gouvernement bruxellois et la politique des handicapés dans le collège de la Commission communautaire française (Cocof).
Cela vous inspire quoi, cette commission ?
En soi, cet appel à la solidarité francophone est une bonne chose. C'est légitime et nécessaire. Ce qui m'énerve un peu, c'est que cela fait 3 ans que je réclame davantage de synergies concrètes entre les entités francophones et que j'ai l'impression de crier dans le désert. C'est très bien de vouloir définir un destin commun. Mais on devrait déjà avoir un présent commun. Il y a deux raisons à cela : améliorer la gouvernance et, aussi, assurer une certaine solidarité budgétaire.
J'ai rédigé un jour une note qui avançait des pistes concrètes. Ni Christiane Vienne (ex-ministre wallonne de la santé) ni Marie Arena n'ont voulu l'inscrire à l'ordre du jour d'une réunion commune que devait tenir le gouvernement wallon, le gouvernement de la Communauté française et le collège de la Cocof. Je n'ai toujours pas compris pourquoi.
Quelles pistes concrètes avanciez-vous ?
Il y a notamment toute la question des places dans les institutions pour personnes handicapées. On est clairement confronté à un manque de places. Or, aujourd'hui, il y a comme une frontière invisible : les Bruxellois ont beaucoup de mal à trouver une place en Wallonie et les Wallons à aller à Bruxelles. Chacun défend son budget dans un contexte de rareté des ressources. Une gestion globalisée permettrait sans doute de lever certaines barrières.
Autre idée : pourquoi ne pas créer une structure commune pour l'enfance en difficulté ? Cette problématique touche à la fois à l'enseignement, l'enfance handicapée et l'aide à la jeunesse. On se trouve souvent à cheval sur plusieurs frontières.
N'y a-t-il aujourd'hui aucun lieu pour discuter de synergies entre Wallons et Bruxellois ?
En 1993, lorsque certaines matières sociales, comme la politique des handicapés ont été transférées à la Cocof et à la Région wallonne, il avait été prévu de mettre sur pied un "comité francophone de coordination des politiques d'aide aux personnes et de santé". Ce comité ne s'est jamais réuni. J'ai demandé plusieurs fois pour le mettre sur pied. On vient seulement de désigner les membres. Mais il n'y a toujours pas eu de réunion. Je ne sais pas non plus pourquoi. C'est dommage : on a perdu du temps.
Ne serait-il pas plus facile de rapatrier la politique des personnes handicapées en un seul lieu, à la Communauté française ?
Ce n'est pas en faisant des changements institutionnels qu'on réglera les choses. La compétence est mieux exercée depuis 1993 quand la Cocof en a hérité. Les institutions fonctionnent mieux parce qu'on prend mieux en compte la spécificité bruxelloise. Notre problème aujourd'hui, c'est l'argent. La Cocof est exsangue.
Il y a une spécificité bruxelloise dans la politique des handicapés ?
Il y a des situations particulières. Nous avons par exemple beaucoup moins de terrains où bâtir des institutions et le prix de l'immobilier est très élevé.
Si vous demandez davantage de synergies entre entités francophones, c'est aussi pour sortir du carcan budgétaire ?
Pour avoir des synergies, il faut des solidarités. Cela signifie que l'on doit porter secours aux institutions confrontées à d'énormes difficultés financières. C'est le cas de la Cocof. Nous nous sommes montrés solidaires avec la Communauté française pendant de longues années. Les compétences qui ont été transférées en 1993 à la Cocof n'ont en effet pas été accompagnées de la totalité des budgets qui y étaient consacrés. C'était une façon de refinancer la Communauté française. A l'époque, cela représentait, par an, un écart de 35 millions d'euros (actualisés). Mais quand la roue tourne, qu'une autre entité est en difficulté, il est normal qu'elle puisse bénéficier de l'aide de celle qu'elle a aidée avant.
Que demandez-vous : que la Communauté française paye à nouveau la totalité du budget ?
Il y a d'autres possibilités. On peut revoir la clé de répartition des budgets entre Cocof et Région wallonne. En 1993, on a fixé une clé de 23 pc-77 pc. Il faudrait avoir une clé de 25 pc-75 pc.

D'où viennent les problèmes financiers ?
C'est mécanique. La hausse des dépenses sociales à Bruxelles est supérieure à celle de nos dotations. Nos recettes sont simplement indexées. Et les besoins sociaux en forte croissance. On ne peut pas continuer à laisser cette institution aller dans le mur.



Création de la première cellule de tourisme d'affaires wallonne


Benoît Lutgen, ministre wallon du Tourisme et René Collin, député provincial en charge du Tourisme en province de Luxembourg, ont décidé de mettre en place la première cellule de tourisme d'affaires wallonne, baptisée "Convention Bureau Ardenne Meetings & Incentives". "Nous avons voulu saisir une opportunité. Le tourisme d'affaire se développe fortement. Les entreprises organisent de plus en plus d'événements, de réunions. Ce tourisme apporte une occupation plus importante, en semaine, des acteurs touristiques. Il permet aussi une redynamisation des secteurs hôtelier, d'hébergement et d'activités", a précise René Collin, président de la FTLB (Fédération touristique du Luxembourg belge) à l'origine de cette initiative.L'objectif de cette cellule, active depuis le 1er octobre, est multiple. Il s'agit de structurer l'offre et fédérer les acteurs du tourisme d'affaires et du tourisme en général. Favoriser les collaborations entre les différents services et infrastructures situés en province de Luxembourg. Assurer un suivi personnalisé de toute demande d'opérateurs en les orientant vers d'autres prestataires de services correspondant à leurs exigences. Organiser des visites d'hôtels et d'infrastructures afin d'optimiser les connaissances des acteurs en la matière. Établir un recensement des opérateurs en vue de la création d'un site internet professionnel et dynamique. Cette initiative est un projet pilote en matière de tourisme d'affaire. La cellule est gérée par une collaboratrice, et se situe dans les bureaux de la FTLB à La Roche-en-Ardenne.Le "Convention Bureau Ardenne Meetings & Incentives" se positionne en véritable interface, neutre et professionnel entre le secteur de type tourisme d'affaires et les sociétés, groupes, belges et étrangers, en quête d'informations pour l'organisation de leurs événements, séminaires, etc. En phase avec la nouvelle politique touristique wallonne centrée sur un tourisme de qualité, le "Convention Bureau Ardenne Meetings & Incentives" entend mettre en ¿uvre des synergies privé - public, en étroite collaboration avec le Convention Bureau Wallonie/Bruxelles et le club Mice wallon (club de promotion centré sur le tourisme d'affaires). (belga)

09 octobre 2007

Assouplir les conditions d’inscription en secondaire

La majorité PS-cdH de la Communauté française veut assouplir les conditions du décret sur les inscriptions pour les élèves du premier degré du secondaire. Elle dépose ce mardi une proposition de décret assouplissant ces mesures.

Cette proposition vise à donner une priorité d'inscription dans les internats aux élèves déjà inscrits en section primaire, ainsi qu'à ceux qui suivent un enseignement en immersion linguistique. Une mesure transitoire est également prévue pendant deux ans pour les parents qui ont déjà inscrit leurs enfants dans un établissement secondaire. C'est que dans les écoles, comme dans les associations de parents, on s'impatiente… La circulaire d'application du décret de Maria Arena n'est toujours pas arrivée.

Et après passage au Conseil des ministres, cela devra même passer comme une lettre à la poste et arriver finalement dans les boites des établissements scolaires dès lundi ou mardi prochain. Juste à temps pour pouvoir organiser dans les règles l'inscription des enfants en sixième primaire dans l'école secondaire du choix des parents et cela dès le 30 novembre. La Communauté française prévoit toujours de sanctionner de son coté les écoles qui contourneraient manifestement ce nouveau système.

19 septembre 2007

"La Wallonie ne veut ni un retour en arrière, ni une fuite en avant"

MAJ 20/09/07

Arena lance le débat intrafrancophone

La ministre-Présidente lance une Commission mixte "Wallonie-Bruxelles 2009".
Objectif : réunir politiques et société civile en vue de définir un projet francophone.


Mettons-nous tous autour de la table pour débattre du projet francophone." Tel est le message que délivrera la ministre-Présidente du gouvernement de la Communauté française, à l'occasion de la rentrée parlementaire, ce jeudi matin. Un discours qu'elle veut "en rupture" par rapport au passé.
A l'heure où les francophones se doivent d'être "vigilants face à la radicalisation du nord du pays", Marie Arena (PS) veut réunir tous les francophones dans une Commission mixte "Wallonie-Bruxelles 2009".
Y seraient conviés des représentants des quatre partis démocratiques, certes, mais également des membres de la société civile : acteurs socio-économiques (patronat et syndicat), académiques (représentants des pôles universitaires), culturels (écrivains, cinéastes...) et des médias.

Loin de limiter le débat à l'institutionnel, Marie Arena entend le faire porter sur cinq questions essentielles.
1° Quel projet pour les francophones dans l'Etat fédéral actuel ?
2° Comment concilier l'identité régionale et le lien, la solidarité entre les francophones de Bruxelles, de Wallonie et des communes périphériques à la frontière linguistique ?
3° Quelles synergies concrètes dans quelles politiques ? Comment dépasser certaines concurrences, notamment en matière économique ? Quels liens avec les Communautés flamande et germanophone ?
4° Quelle place pour les francophones au sein de la Belgique, de l'Europe et du monde ?
5° "Et si demain, on devait se séparer ?"

A un rythme mensuel, la trentaine de membres de cette commission, composée paritairement de Bruxellois et de Wallons d'une part, de politiques et de représentants de la société civile d'autre part, se réunira pour débattre de ces questions, dans le but ultime, non pas de voter des décrets, mais de faire des propositions concrètes pour la fin 2008, y compris, pourquoi pas ?, en matière institutionnelle. Le tout serait agrémenté de contributions de citoyens via des forums, notamment sur le web, et bénéficierait du soutien d'un secrétariat.
Pour Marie Arena, personne ne détient la vérité. Il ne s'agit donc pas de diviser, mais de rassembler les francophones autour "d'un destin commun". La ministre-Présidente estime que c'est ce travail de définition qui est la priorité et que ce qu'elle appelle "la tuyauterie institutionnelle" doit venir, si nécessaire, ensuite.
Reste à voir quelle sera la réaction des autres partis, particulièrement le MR, au Parlement.

"Wallonie -Bruxelles 2009" : le oui mais des députés

C'était la rentrée au Parlement de la Communauté française ce jeudi. Les députés n'ont pas manqué de réagir à l'idée lancée le matin même par la ministre-présidente de la Communauté. Marie Arena propose la mise sur pied d'une commission chargée de plancher sur l'avenir des institutions francophones. Une commission qui serait composée d'élus mais aussi de représentants de la société civile ….

20 sep 2007 14:22
VIDEO• La Communauté française et la Région wallonne • Les réactions politiques
ARTICLES• Communauté-Région : Marie Arena provoque le débat
Au CDH, le partenaire du PS à la Communauté Française, on se dit favorable à cette idée de Commission mais pour Anne-Marie Corbisier, le plus important aujourd'hui, n'est sans doute pas là : "Je pense qu'il faut continuer jusqu'au bout la déclaration de politique de la Communauté Française parce qu'enfin, les gens attendent que nous avancions dans la qualité de l'enseignement, dans l'accueil de l'enfance, donc il ne faut pas que l'un cache l'autre.

Ecolo ne dit pas non à l'idée de Marie Arena, au contraire, mais Marcel Cheron pose déjà les conditions : Ecolo dit oui s'il s'agit de parler ouvertement de l'efficacité des politiques, par exemple, le lien qu'il faut faire entre la formation des jeunes et le chômage des jeunes dans nos régions. Mais s'il s'agit de faire de la tuyauterie et s'il s'agit d'arbitrer dans un duel d'égo entre le MR et le PS sur le leadership côté francophone, alors là, ça ne sera pas sérieux.

Enfin de son côté le MR est très demandeur sur le sujet regrettant notamment que la proposition de Marie Arena de mettre sur pied une Commission, arrive seulement maintenant vu les souhaits répétés du MR : Je vais d'abord rétablir la vérité parce que Marie Arena invente quand elle dit que Didier Reynders veut une fusion Communauté Française - Région Wallonne. Didier Reynders propose quelque chose de beaucoup plus récent pour les Francophones puisqu'il a toujours proposé d'associer aussi les Francophones bruxellois, d'associer au sein du Gouvernement de la Communauté Française, tous les Ministres wallons et tous les Ministres francophones bruxellois, donc je vais d'abord rétablir la vérité.

Finalement, tout le monde est prêt à discuter mais sans vraiment vouloir tout chambouler….




MAJ 19/09/07

Happart relance son invitation institutionnelle

L'accueil de cette invitation par les différents groupes politiques a été mitigé : le PS et le MR ne voient pas d'un mauvais œil qu'une Commission ou une sous-Commission parlementaire se saisisse du problème. Le CDH et Écolo sont beaucoup plus réservés.
« Je souhaite que très rapidement, chacun d'entre vous s'inscrive dans la réflexion sur l'avenir de notre Région dans l'État Belgique en évolution. Nous devons savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes, tant d'un point de vue social ou éthique qu'économique. Mais nous ne devons jamais oublier que dans notre pays, rien ne peut se faire en dehors d'un cadre institutionnel à revisiter régulièrement », a déclaré José Happart.

Le MR a accueilli favorablement l'invitation. La semaine passée, le président du MR, Didier Reynders, a d'ailleurs lancé un appel aux autres partis francophones pour aboutir à un accord sur une rationalisation des institutions francophones.
« Que l'on aborde ces problèmes, comme la Flandre et le parlement flamand l'ont fait. Je n'ai pas peur que l'on évoque de nouvelles compétences que l'on pourrait avoir, dès lors qu'elles reçoivent le financement adéquat. Parlons-en, on a parfois l'impression que c'est tabou », a souligné le chef de groupe, Serge Kubla.
Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, est lui aussi partisan d'une telle initiative. Elle avait connu un début de concrétisation lorsque la proposition de Constitution wallonne, dont il est cosignataire, a été évoquée en Commission du parlement, a-t-il rappelé, mais les autres groupes n'ont pas suivi. « Je suppose que les mentalités ont évolué », a-t-il ajouté.
Au CDH, en revanche, l'accueil est différent. « Nous sommes attachés à notre État fédéral. Que la Commission des Affaires générales du parlement wallon suive l'évolution des négociations institutionnelles et en fasse l'évaluation, d'accord. Mais on ne veut pas aller plus loin », a expliqué le député Dimitri Fourny.
Du côté d'Écolo, on se dit prêt à répondre à une invitation mais l'on rappelle qu'en deux ans, c'est déjà la quatrième fois que le sujet est évoqué. Sur le fond, les Verts estiment toutefois que la priorité du moment n'est pas là et qu'il ne faut pas confondre les niveaux de pouvoir fédéral et régional.
« On peut parler de tout partout mais le premier endroit où il faut faire un gouvernement fédéral, c'est au fédéral. Que les Régions travaillent dans le cadre de leurs compétences : il y a d'autres urgences à rencontrer que la tuyauterie institutionnelle. Puisque les francophones ne sont pas demandeurs de réforme institutionnelle, qu'ils fassent d'abord bien ce qu'ils ont à faire », a fait remarquer le député Marcel Cheron.
(d'après Belga)

Happart veut que l'on pense à l'avenir de la Région wallonne

Le président du parlement wallon, José Happart (PS), a invité mercredi les députés à réfléchir à l'avenir institutionnel de la Région wallonne dans une Belgique en pleine évolution. L'accueil par les différents groupes politiques a été mitigé: le PS et le MR ne voient pas d'un mauvais oeil qu'une Commission ou une sous-Commission parlementaire se saisisse du problème. Le cdH et Ecolo sont beaucoup plus réservés.Cadre institutionnel"Je souhaite que très rapidement, chacun d'entre vous s'inscrive dans la réflexion sur l'avenir de notre Région dans l'Etat Belgique en évolution. Nous devons savoir ce que nous voulons pour nous-mêmes, tant d'un point de vue social ou éthique qu'économique. Mais nous ne devons jamais oublier que dans notre pays, rien ne peut se faire en dehors d'un cadre institutionnel à revisiter régulièrement", a-t-il déclaré.

Tabou
Le MR a accueilli favorablement l'invitation. La semaine passée, le président du MR, Didier Reynders, a d'ailleurs lancé un appel aux autres partis francophones pour aboutir à un accord sur une rationalisation des institutions francophones. "Que l'on aborde ces problèmes, comme la Flandre et le parlement flamand l'ont fait. Je n'ai pas peur que l'on évoque de nouvelles compétences que l'on pourrait avoir, dès lors qu'elles reçoivent le financement adéquat. Parlons-en, on a parfois l'impression que c'est tabou", a souligné le chef de groupe, Serge Kubla.

Le cdH réticent
Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, est lui aussi partisan d'une telle initiative. Elle avait connu un début de concrétisation lorsque la proposition de Constitution wallonne, dont il est co-signataire, a été évoquée en Commission du parlement, a-t-il rappelé, mais les autres groupes n'ont pas suivi. "Je suppose que les mentalités ont évolué", a-t-il ajouté. Au cdH, en revanche, l'accueil est différent. "Nous sommes attachés à notre Etat fédéral. Que la Commission des Affaires générales du parlement wallon suive l'évolution des négociations institutionnelles et en fasse l'évaluation, d'accord. Mais on ne veut pas aller plus loin", a expliqué le député Dimitri Fourny.D'autres prioritésDu côté d'Ecolo, on se dit prêt à répondre à une invitation mais l'on rappelle qu'en deux ans, c'est déjà la quatrième fois que le sujet est évoqué. Sur le fond, les Verts estiment toutefois que la priorité du moment n'est pas là et qu'il ne faut pas confondre les niveaux de pouvoir fédéral et régional. "On peut parler de tout partout mais le premier endroit où il faut faire un gouvernement fédéral, c'est au fédéral. Que les Régions travaillent dans le cadre de leurs compétences: il y a d'autres urgences à rencontrer que la tuyauterie institutionnelle. Puisque les francophones ne sont pas demandeurs de réforme institutionnelle, qu'ils fassent d'abord bien ce qu'ils ont à faire", a fait remarquer le député Marcel Cheron. (belga)
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Plusieurs réactions positives au discours de Demotte


Reynders
Le président du MR, Didier Reynders, a vu dans le discours prononcé par le ministre président wallon, Rudy Demotte, une note très volontariste mais il attend maintenant qu'elle soit suivie d'actes. "Il s'agit d'un discours très volontariste qui constate qu'il y a urgence mais j'espère qu'il sera maintenant suivi d'actes et de mesures concrètes", a-t-il expliqué.Javaux et PicquéLe secrétaire fédéral d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, s'est dit satisfait de voir intégrées dans le discours de M. Demotte des préoccupations comme celle du développement durable. A l'instar de M. Reynders, il attend maintenant les actes.

Le ministre-président bruxellois, Charles Picqué (PS), s'est quant à lui réjoui de l'affirmation des liens entre la Wallonie et Bruxelles."M. Demotte a affirmé plusieurs fois son désir d'une relation privilégiée avec Bruxelles. Il confirme le bon sens dont il a toujours fait preuve. Pourquoi les Flamands auraient-ils un tel appétit que les Wallons n'auraient pas? Je crois qu'une évolution s'est produite depuis quelques années: les Wallons ont du mal à concevoir leur avenir sans Bruxelles".
Quant aux menaces lancées par le président du parlement wallon, José Happart, à l'égard des Flamands à propos des facilités linguistiques et de Bruxelles, M. Picqué dit ne pas vouloir entrer dans une guerre intrabruxelloise. Mais il s'en est plutôt pris aux partis flamands."La Région bruxelloise doit montrer plus de hauteur que la Région flamande. Elle accepte l'existence d'une minorité flamande et je ne suis pas favorable à une guerre intrabruxelloise entre Francophones et Flamands.
Mais le raisonnement de M. Happart est basé sur un principe de démocratie: toute majorité doit avoir du respect à l'égard de sa minorité. Les Bruxellois l'on fait. Je ne vois pas pourquoi la Flandre ne ferait pas de même", a-t-il expliqué.PeetersLe ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), a salué le ton positif du discours de M. Demotte. "Où nous pouvons coopérer, nous le ferons certainement", a-t-il ajouté. Il n'a en revanche pas voulu se prononcer sur les aspects communautaires, qu'il s'agisse de l'allocution de M. Demotte ou de M. Happart. (belga)


La Wallonie ne veut, en matière institutionnelle, ni retour en arrière, ni fuite en avant, a rappelé samedi le ministre-président wallon, Rudy Demotte, à l'occasion des Fêtes de Wallonie. Elle entend prendre son destin en main, puiser dans ses propres ressources mais ne veut pas sortir du cadre actuel et préfère miser sur des partenariats avec les autres entités et le pouvoir fédéral. "Très pragmatiquement, nous continuons à croire en la valeur ajoutée de la Fédération belge", a lancé M. Demotte

Pas de séparatisme
Comme le président du parti socialiste en 2004, le ministre-président a toutefois mis en garde contre toute vélléité séparatiste. "Ce sont les Régions qui pourraient s'affirmer comme les piliers d'un Etat fédéral Wallonie-Bruxelles si, par malheur, d'aucuns choisissaient l'aventure séparatiste. Mais nous n'en sommes heureusement pas là et c'est bien dans le cadre fédéral actuel, équilibrant autonomie et solidarité, que nous souhaitons construire notre avenir", a-t-il souligné.

Bruxelles
Le ministre-président wallon a aussi évoqué Bruxelles et répondu de la sorte à l'appel lancé par le président du MR, Didier Reynders, à propos d'une rationalisation des institutions francophones, et aux partis flamands. Il a insisté sur la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles - lançant au passage au ministre-président bruxellois Charles Picqué: "tu nous a appelés ce matin à l'envie l'un de l'autre, je te réponds par le désir" - mais il n'entend pas que l'autonomie régionale de l'un ou de l'autre soit remise en cause.


Pas subir mais agirM. Demotte s'est également adressé au gouvernement fédéral: la volonté de la Région wallonne est de trouver rapidement un interlocuteur solide. Il a d'ailleurs rappelé l'ouverture de la Région à l'élaboration de plans fédéraux sur le logement, l'emploi ou le développement durable. Le discours prononcé samedi a aussi été l'occasion pour le ministre-président de lancer un "message d'urgence": le rédéploiement est en marche mais les Wallons attendent des résultats. Il a cependant exhorté ces derniers à se saisir de leur destin. "La Wallonie, les Wallonnes et les Wallons ne doivent pas subir mais agir", a-t-il fait remarquer.

Bilinguisme à Bxl
Le président du parlement wallon, José Happart, à quant à lui répété son credo régionaliste et sa conception d'une Belgique composée de trois Régions. Il a évoqué une "marche vers la souveraineté de la Wallonie", qui a commencé au début du siècle passé avec Jules Destrée, tout en disant s'inscrire dans le "cadre fédéral actuel et évolutif". M. Happart a mis par ailleurs la Flandre en garde si elle touchait aux facilités linguistiques en vigueur dans certaines communes. La Région bruxelloise pourrait alors mettre fin au bilinguisme dans la capitale, a-t-il averti. (belga)

28 juillet 2007

Simons placardé au Botanique

Ayant engrangé un score électoral (sur la liste PS pour le Sénat) aussi mauvais que ses scores communaux sur les listes Ecolo, Henri Simons serait récompensé de sa trahison politique par une nomination au poste de président de la salle du Botanique.
Si la chose tente Elio, c’est que recaser l’homme couterait moins cher, en termes de voix, que de devoir encore le remettre sur une liste ! Seul petit problème, la ministre de la Culture, la PS Fadila Lanaan (surnommée dans les milieux autorisé et culturel sous le nom de Francine Lalanne) souhaite offrir le poste à un vrai socialiste et veut donc organiser un large appel à candidature.

Arena recrute
La Communauté française recherche des talents rares pour des fonctions de très grande responsabilité : Administrateur général des personnels de l’enseignement, Administrateur général de l’Aide à la jeunesse, Boss de l’ONE etc… Alors, ne voulant souffrir aucun risque politique, Maria Arena a décidé de confier la tâche de recrutement au Selor, pendant la période des vacances.
Si l’on peut constater via les sites http://www.mandats.cfwb.be/ et http://www.selor.be/ que les fonctions demandent un niveau universitaire, il n’est dit nulle part que la répartition des postes sera in fine réalisée dans l’équilibre politique souhaité du moment, c’est-à-dire deux PS pour un cdH ! On ne change pas une bonne vieille méthode (de politisation) qui gagne…

19 février 2007

Révolte contre l'inscription régulée

Inscriptions : les directeurs se rebiffent

Les directeurs de l'enseignement secondaire libre écrivent aux parlementaires francophones. Objectif : amender le décret "Inscriptions" ou postposer le vote en séance plénière. Pour mieux aider les élèves en difficulté dans le 1er degré.


Le contrat pour l'école peut-il s'encombrer de contradictions ? Pour les directeurs de l'enseignement secondaire catholique, la réponse tombe sous le sens, raison pour laquelle ils ne baissent pas les bras et poursuivent leur combat contre le décret "Inscriptions" voté la semaine dernière en commission de l'Education du Parlement de la Communauté française.
"Faiblesse de l'encadrement"
Alors que le texte doit passer le cap de la séance plénière à la fin du mois, l'Association des directeurs de l'enseignement secondaire libre de Bruxelles et du Brabant wallon (Adibra) a pris sa plus belle plume pour écrire une lettre ouverte adressée ce jeudi 15 février à l'ensemble des parlementaires amenés à se prononcer sur le texte, probablement le 27 février prochain.
"La Libre" a reçu copie de la missive, qui bénéficie du soutien des autres régionales de directeurs.
"Le futur dispositif de différenciation des parcours possibles au premier degré du secondaire (qui en est au stade d'avant-projet, "La Libre" des 3 et 4 février) veut promouvoir des plans individuels d'apprentissage et des parcours différenciés adaptés au besoin des élèves, entame Thierry Antoine, président de l'Adibra, par ailleurs directeur du collège technique Saint-Jean à Wavre.
Or, dans le même temps, on débat au Parlement de l'interdiction du changement d'école au cours de ce même degré. Ces deux mesures se télescopent, car il est impensable, au vu de la faiblesse de l'encadrement octroyé aux écoles, que chacune d'elles, et à elle seule, puisse proposer des menus de cours variés aux élèves qui en ont besoin."

"Mobilité = efficacité"
La chose est par contre possible si l'on considère les établissements d'une même zone : "On peut présenter un tel panel de parcours différents au sein d'une même région par un ensemble d'écoles qui s'y trouvent. Permettre cette mobilité des élèves contribuerait donc plutôt à l'efficacité du dispositif de différenciation. Mais le gouvernement, au contraire, imposera demain à chaque élève de rester pendant toute la durée de son premier degré dans le même établissement, sauf dérogation."
Et les chefs d'établissement de demander aux élus "dès lors de ne pas inclure le premier degré du secondaire dans l'interdiction de changer d'école, pour les mêmes raisons qui font que le reste du secondaire ne s'y trouve pas : la mobilité est nécessaire pour assurer à chaque élève de trouver le parcours qui lui convient le mieux."
André Cobbaert, président de la Fédération des associations des directeurs de l'enseignement catholique (Feadi), abonde dans le sens de ses collègues brabançons et bruxellois : "Le décret ne résout pas le problème essentiel, qui est l'aide aux élèves en difficulté. Demain, celui qui n'obtiendra pas son certificat d'études de base (CEB) au terme des primaires ira dans l'enseignement différencié. Mais celui qui l'aura obtenu avec difficultés ne pourra plus y aller (NdlR : il sera d'office versé en première année commune). Quels seront les moyens d'aider cet élève ?"
"Saucissonnage"
Si la Feadi approuve les objectifs d'efficacité et d'équité poursuivis par la ministre Arena (PS), elle déplore le saucissonnage des mesures. "On a plein de décrets (standardisation du CEB, réforme du 1er degré, inscriptions), avec des dates d'entrée en vigueur différentes. Où est la cohérence ?"
La solution, alors ? "Postposer le vote du projet de décret sur les inscriptions afin de voir comment va évoluer l'avant-projet de décret sur le 1er degré différencié."
Pour une meilleure harmonie entre ces deux mesures intimement liées.
© La Libre Belgique 2007

Ecole A la rentrée 2008, les listes d'inscription clandestines seront interdites

Message intéressant sur un débat de la libre :
"
Nouveau réglement d'inscription dans les écoles: une mauvaise bonne idée ?
Un projet de décret sur les inscriptions dans les écoles a été voté cette nuit. Il soulève une broncha dans les rangs de l'opposition. Marie Arena ne comprend pas cette levée de boucliers. Le projet, outre la prise en compte (pour l'encadrement et la dotation) des élèves exclus d'une école, dans l'établissement qui les accueille, repose essentiellement sur deux mesures. 1. L'inscription dans l'ordre des demandes. A partir d'une certaine date, les parents pourront inscrire leurs enfants dans l'école secondaire de leur choix, pour le 1er degré. Lorsque l'école atteint sa capacité d'accueil maximale, elle place les "retardataires" sur une liste d'attente, dans laquelle on viendra puiser en cas de désistement parmi les inscrits. Le fait d'avoir un frère ou une soeur dans la même école permet néanmoins de passer outre ce règlement. 2. L'interdiction, pour un élève, de changer d'école en cours de cycle, durant les maternelles, les primaires, et le premier cycle du secondaire. Quand on est dans une école, on doit donc y rester au moins deux ans. "

d’un certain alain.deplaen@scarlet.be, que je ne connais pas.

Un but louable, un resultat

La qualité de l'enseignement en Belgique francophone est depuis plusieurs années en dessous de ce que les moyens accordés devraient permettre. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est une récente étude européenne. En même temps, les résultats de l'enseignement néerlandophone sont très bons.

En quoi ce décret va-t-il changer les choses ?

1/ Les inscriptions selon la règle de "premier arrivé premier servi" ? Cette règle est déjà d'application en Flandre (le GOK decreet). Et n'a pas modifié l'équilibre sociologique des écoles. Par contre, il y a effectivement de longues files la nuit (si pas les jours !) qui précède la date critique (le 1er février).
On ne sélectionne plus les élèves selon un entretien, mais selon la motivation des parents.
Le résultat est le même : les parents les plus motivés sont majoritairement ceux qui attribuent la plus haute valeur à l'enseignement, parce qu'ils ont eu un enseignement de qualité eux-mêmes.
Résultat : idem qu'aujourd'hui, mais beaucoup de nuits de sommeil en moins.

2/ L'interdiction de changer en cours de cycle ? Ca part d'une bonne intention : assurer une continuité dans l'enseignement. Mais tous les parents savent que changer d'école n'est pas une décision légère : si changement il y a, c'est qu'il y a de bonnes raisons. Ces raisons existeront toujours après le décret, les exceptions seront légion ! Résultat : même chose qu'aujourd'hui, paperasserie en plus.

En bref, c'est un décret typiquement socialiste : un but louable (supprimer les écoles ghettos), de la paperasserie et des règles en plus, mais aucune amélioration sur le terrain, au contraire.
Et un bonus : limiter la liberté de l'enseignement libre, qui mérite de moins en moins cette appellation.
Un détail : sauf changement du passé, le MR était majoritaire avec le PS pour l'enseignement francophone avant cette législature. Et l'esprit était le même.

A-t-on oublié l'"école de la réussite" ?

Si on commençait, comme en Flandre, par supprimer le rénové pour ne plus éparpiller les moyens ? Et qu'on continuait en instaurant un "bac" extérieur, permettant une évaluation externe des élèves (le professeur est alors valorisé par la réussite de ses élèves, pas par les échecs) - et des écoles, entraînant une saine émulation de celles-ci, ainsi qu'une radiographie de celles qui ont besoin de plus de soutien, voire de dirigisme.

La ministre Arena veut lutter contre les ghettos en mélangeant les élèves. Des parents refusent que l'on écorne la liberté de choix.

Est-ce une vague de parents attachés aux libertés qui se lève ou les soubresauts protectionnistes de partisans des « écoles-sanctuaires » ? Depuis quelques jours, les pétitions se multiplient contre le texte soumis au vote ce mercredi en commission de l'Education de la Communauté française. Ce texte ne fait pourtant qu'appliquer, avec deux ans de retard, la neuvième priorité du Contrat pour l'école, lancé par la ministre de l'enseignement obligatoire début 2005.
De quoi s'agit-il ? D'instaurer une procédure stricte d'inscription, style guichet boucherie du supermarché : premier inscrit, premier servi. Terminée, la passerelle royale entre école primaire et secondaire du même pouvoir organisateur. Terminées, les listes d'inscriptions clôturées deux ans à l'avance afin de se retrouver « entre soi ». Terminées surtout les mesures dilatoires pour une direction face à un dossier d'élève « qui ne convient pas », en vue de décourager les parents d'inscrire. La ministre Arena y ajoute une disposition qui limite le « shopping scolaire » entre écoles et qui empêche, sauf motif légitime (lire ci-contre), de zapper d'une école à l'autre à l'intérieur d'un cycle.

Pour briser les ghettos
Pourquoi procéder ainsi ? Pour le gouvernement, il s'agit de lutter contre les écoles ghettos. Ghetto doré pour élèves nés coiffés ou ghetto pourri pour élèves en marge sociale ou culturelle. « Limiter le rôle de l'école à une vie en communauté où des semblables se retrouvent entre eux appauvrit le rôle de l'école dans le renforcement de la cohésion sociale », argumente la ministre. Qui, via les mécanismes de discrimination positive, dope déjà les écoles en quartiers difficiles de moyens supplémentaires. Et fait réaliser une étude universitaire qui pourrait lier strictement l'encadrement des classes et l'origine socio-économique des élèves. Les deux mesures qui sont examinées aujourd'hui font partie de ce dispositif global.
Mais, quoique annoncées dans leur principe depuis belle lurette, elles sont aujourd'hui l'objet d'attaques en règles de plusieurs pétitions et de l'opposition MR. Pourquoi ? Certains parents estiment en effet que cette disposition entrave le libre choix des parents en matière d'enseignement, garanti par la Constitution. Ils estiment aussi que briser le lien entre école primaire et secondaire décourage les parents de s'intégrer dans le Conseil de participation de l'école. « Nous préconisons une approche personnalisée des familles et des candidats élèves pour améliorer la relation entre école et parents. Avec ce texte, les directions ne pourront plus rencontrer personnellement les futurs élèves et leurs familles pour mieux les sensibiliser aux enjeux de la scolarité ». L'imprécision laissée dans le texte actuel par rapport à la procédure qui sera appliquée (les parents camperont-ils devant l'école, devront-ils se soumettre à un tirage au sort, quelle date sera choisie) laisse évidemment un boulevard aux phantasmes et à la suspicion. Et alimente la colère de Françoise Bertieaux, chef de groupe MR : « Ce n'est pas en niant la liberté des parents que l'on va lutter contre les ghettos scolaires, mais plutôt en menant une politique positive qui rénove les bâtiments, assure la sécurité dans les locaux, encourage et défend les équipes
pédagogiques. Or, que voyons-nous ? Aucune mesure claire n'est prise contre la violence, les partenariats privé-public sur la rénovation des locaux n'en sont nulle part. La ministre Arena démontre qu'elle ne connaît pas l'école. Si des parents veulent changer leur enfant d'école, ce peut être pour une bonne raison. Que l'on permette une consultation PMS, tout en laissant aux parents la décision finale, mais que l'on n'impose pas la mixité sociale par un décret dirigiste. »

Le choix de l'école en question

C'est ce mercredi que la commission de l'Education de la Communauté française se penche sur un avant-projet de décret de Marie Arena sur l'inscription des élèves dans les écoles. Des associations de parents s'inquiètent.
Si l'Union Francophone des Associations de Parents de l'Enseignement Catholique (UFAPEC) se réjouit de la clarification apportée au texte quant à la priorité à accorder à l'inscription des élèves qui ont déjà un frère ou une soeur dans l'école, elle estime que la disposition concernant le changement d'école doit être modifiée.
Elle interdit aux élèves de primaire de changer d'école en cours de cycle et au cours du premier degré du secondaire, regrette l'Union, estimant qu'il faut laisser la liberté aux parents de décider d'un éventuel changement. Malgré les nombreuses dérogations possibles, la procédure qui concerne l'élève en situation de danger psychologique ou pédagogique doit être assouplie, indique l'UFAPEC dans un communiqué.


Par ailleurs, une "Association de parents luttant contre l'échec scolaire et l'abandon scolaire" a fait parvenir au parlement de la Communauté une pétition demandant aux députés de ne pas voter cet article ayant trait au changement d'école.
Maria Arena étonnée
Pour sa part, la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie Arena se dit étonnée de ces réactions, soulignant que son décret donne des droits supplémentaires aux parents, plutôt qu'il n'en retire.
Ainsi, l'interdiction de changer d'école, qui vise surtout le 1er degré du secondaire, vise notamment à obliger les établissements concernés à organiser dans leurs murs des classes d'enseignement complémentaire, afin que les élèves en difficultés ne doivent pas changer d'établissement, a souligné mardi Mme Arena en marge des débats du parlement.
En outre, la possibilité de changer d'école après concertation avec la direction et dans l'intérêt de l'enfant est maintenue, a-t- elle souligné. Le texte de l'avant-projet, inspiré de la priorité 9 du Contrat pour l'école "non au ghetto", prévoit aussi de lutter contre les listes d'attente pour l'inscription dans le secondaire. Les établissements ne pourront plus réserver des places pour les élèves issus de leur section primaire: ils devront inscrire dans un registre la date de chaque demande d'inscription et le motif éventuel du refus.
Cette mesure aussi élargit le droit des parents puisqu'il permet à ceux dont les enfants fréquentent une école communale sans section secondaire de ne pas être confrontés à un refus dans une école secondaire qui réserve l'accès aux élèves de sa propre section primaire, a encore fait remarquer Marie Arena. Le seul motif de refus acceptable est celui du manque de place, a ajouté la ministre de l'Enseignement obligatoire.
(D'après Belga)

Réguler les inscriptions scolaires pour réduire les ségrégations : oui, mais comment ?

mercredi 07 février 2007
La ministre-présidente de la Communauté française présente aujourd'hui à la commission éducation du Parlement un projet de décret sur les inscriptions. Son objectif : accroître la mixité sociale au sein des écoles, notamment par un meilleur contrôle du respect de la date d'inscription. Ce faisant, elle fait le choix d'une des trois options analysées dans le rapport interuniversitaire sur les bassins scolaires.
La première, qualifiée d'affectation contrainte (un système du type « carte scolaire » à la française), a été écartée car elle ne respecte pas le libre choix et présente de nombreux autres inconvénients. Entre les deux autres options, la Ministre a opté pour un « cadrage » de la liberté de choix, alors que nous avions préconisé un traitement collectif des préférences. L'objet de cette carte blanche est de repositionner ces deux options, dans l'espoir d'alimenter le débat.


Dans le système de traitement collectif des préférences, appliqué notamment en Angleterre et en Espagne, la première étape consiste à déterminer le nombre de places disponibles dans chaque école et aussi les critères destinés à départager les demandes quand celles-ci sont supérieures au nombre de places disponibles. Dans un second temps, les familles envoient à une instance régionale la liste des établissements qui ont leur préférence.
Ensuite, les critères de priorité sont appliqués dans chaque école où le nombre de demandes excède le nombre de places. Il existe de nombreuses variantes de cette option, qui, nous le soulignons, n'enfreint nullement la liberté de choix. En effet, rien n'empêche une famille de choisir une école en dehors de son bassin de résidence ; de même, aucune famille ne peut se voir imposer une école non choisie par elle.
La Ministre, quant à elle, se propose d'agir par le biais de règles et de contrôles. Elle envisage aussi de faire varier davantage qu'aujourd'hui les subventions en fonction de l'origine sociale des élèves, dans le but d'inciter les écoles aujourd'hui sélectives à ouvrir leurs portes. Cette technique ne pourrait sans doute avoir d'impact réel que si le différentiel de subvention était fort. Or, le risque est grand de ne pouvoir mettre en oeuvre qu'un différentiel de faible ampleur, insuffisant pour convaincre les opposants à une école plus égalitaire de favoriser l'hétérogénéité.
À nos yeux, un système de traitement collectif des préférences est susceptible d'augmenter davantage les chances qu'ont les familles et les élèves aujourd'hui illégalement « filtrés » d'accéder à l'école de leur choix.
Deux raisons principales à cela. D'abord, le lieu d'inscription n'est plus l'école mais un lieu neutre. Outre le moindre risque de contournement des règles, un tel système a l'avantage de mieux protéger les familles défavorisées des pressions dissuasives qu'exercent nombre d'écoles, sous couvert de bons conseils.
La seconde raison a trait aux critères de priorité. Dans l'option de la Ministre, le seul critère pris en considération, en dehors de la présence de frères et soeurs dans l'école, est la date d'inscription. Ce critère avantage les familles les plus favorisées et les mieux informées, même si on recule la date à partir de laquelle les inscriptions peuvent être enregistrées. Le risque est grand de voir des parents camper littéralement devant les portes des écoles les plus sélectives.
Au contraire, dans l'option que nous privilégions, il est possible d'insérer certains critères égalisant les chances qu'ont les familles de concrétiser leurs préférences, c'est-à-dire d'exercer réellement leur liberté de choix. L'un de ces critères consiste à répartir les élèves ayant demandé l'inscription en trois ou quatre groupes en fonction d'une évaluation de leurs acquis ou du diplôme des parents. Pour refléter l'hétérogénéité des demandes, on inscrit ensuite une même proportion d'élèves de chacun de ces groupes. Des recherches anglaises montrent qu'un tel dispositif favorise une plus grande mixité sociale.
Un tel système ne révolutionnerait pas du jour au lendemain la distribution des élèves entre les écoles car nombre de familles continueraient à craindre d'aller frapper à la porte d'écoles élitistes, et celles-ci garderaient le pouvoir de les décourager lors de contacts informatifs. Mais l'effet pourrait être non négligeable dans les régions où de nombreuses écoles fort demandées sont actuellement en mesure d'effectuer un tri.
Un tel système introduirait une dynamique de changement progressif. Ce changement devrait être piloté, car certaines familles favorisées, rétives à une plus grande mixité de leur école, feraient entendre leur voix, au contraire des familles aujourd'hui rejetées, qui restent silencieuses car plus dépourvues. Les acteurs éducatifs devraient donc entrer dans une dynamique de responsabilité collective à l'égard des élèves les plus fragiles et des écoles en difficulté.
La publication simultanée du projet de décret sur les inscriptions et du rapport sur les bassins scolaires permet d'ouvrir un débat sur la question délicate de la régulation des inscriptions.
Vu la complexité de la question traitée et son caractère éminemment politique, nous ne pouvons prétendre à un argument d'autorité scientifique, mais nous insistons pour que soit ouvert un débat approfondi sur les alternatives proposées.
Bernard Delvaux (UCL), Marc Demeuse (UMH), Vincent Dupriez (UCL), Annick Fagnant (ULg), Christophe Guisset (ULB), Dominique Lafontaine (ULg), Pierre Marissal (ULB) et Christian Maroy (UCL) , Auteurs du Rapport interuniversitaire sur les bassins scolaires (1)
(1) http://www.contrateducation.be/

Le CJEF dénonce l’«émocratie»BRUXELLES «Emocratie», criminalisation du décrochage scolaire et récupération, tels sont les qualificatifs peu flatteurs utilisés par le Conseil de la Jeunesse d’Expression Française (CJEF) pour dénoncer la politique actuelle du gouvernement envers la jeunesse. Le CJEF se déclare «outré» par les commentaires qui ont suivi l’opération menée par les forces de police dans les transports en commun mardi dernier et qui laisseraient entendre que le décrochage scolaire se situe sur le terrain de la criminalité. Il critique également la «récupération de la démarche des amis de Joe Van Holsbeeck», soulignant que le premier ministre semble s’être contenté de passer en revue des mesures sécuritaires prises par son gouvernement.
www.cjef.be

Mise en garde contre un ouvrage créationniste

D'inspiration musulmane, il est d'un nouveau type. Les directions d'école averties.
Le ministère français de l'Education a mis en garde les chefs des établissements scolaires sur l'envoi de milliers d'exemplaires d'un livre d'inspiration musulmane réfutant la théorie de l'évolution.
Ce luxueux ouvrage de 770 pages intitulé "L'Atlas de la création" a été expédié il y a une dizaine de jours de Turquie et d'Allemagne dans des écoles, lycées et universités français. "Il ne correspond pas au contenu des programmes établis par le ministère. Le cabinet du ministre a contacté les recteurs pour les alerter sur ce livre en leur demandant d'être particulièrement vigilants", a déclaré vendredi une porte-parole du ministère. "Nous n'avons pas à interdire un livre. Il arrive fréquemment que les établissements reçoivent des publications. Quand ces publications ne correspondent absolument pas au programme, les chefs d'établissement décident eux-mêmes de ne pas les mettre à la disposition des élèves", a-t-elle ajouté.
Le nombre d'ouvrages envoyés en France n'a pu être exactement recensé mais les exemplaires se comptent "par milliers" et le ministère ignore si des envois ont été effectués dans d'autres pays. Dans "Le Figaro" du 2 février, le biologiste Hervé Le Guyader estime qu'il s'agit d'une "nouvelle forme de créationnisme, bien plus insidieuse que celle, d'inspiration chrétienne, qui sévit en Amérique du Nord". L'ouvrage, écrit sous le pseudonyme de Harun Yahya, ne s'inspire en effet pas de la Genèse et admet que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d'années, souligne-t-il. En revanche, il publie des photos de spécimens de poissons, de hyènes, d'étoiles de mer ou de feuilles d'arbres vieux de plusieurs dizaines de millions d'années et les compare à des photos de leurs descendants actuels pour montrer qu'ils se ressemblent. Et donc, que ces êtres vivants "n'ont pas subi d'évolution et qu'ils furent bien créés". L'auteur, qui cite abondamment le coran, conclut que la création "est un fait" et prophétise "la fin du matérialisme".
Selon lui, les théories de Charles Darwin seraient "la réelle source du terrorisme", car le darwinisme "est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit". Le ministère de l'Education souligne que la décision d'alerter les chefs d'établissement ne répond à aucune considération religieuse. (Reuters)

L'Enseignement non-universitaire sur la voie de la démocratisation

Le rapport introduit par Marie-Dominique Simonet établit le coût précis des frais demandés aux étudiants dans les 29 Hautes Ecoles et les 17 Ecoles Supérieures des Arts en 2006-2007.
La ministre responsable de l'enseignement supérieur en Communauté française, Marie-Dominique Simonet, a présenté ce lundi le rapport que lui a transmis le président du Collège des Commissaires du gouvernement relatif au coût des études dans l'enseignement supérieur non universitaire. Pour Mme Simonet il s'agit de la première étape d'une démocratisation du coût dans l'enseignement supérieur non universitaire. Réclamer sous certaines conditionsCe rapport établit le coût précis des frais demandés aux étudiants dans les 29 Hautes Ecoles et les 17 Ecoles Supérieures des Arts en 2006-2007 suite à l'entrée en vigueur des décrets relatifs aux droits et aux frais perçus dans l'enseignement supérieur non universitaire.

Ces décrets autorisent les Hautes Ecoles et les Ecoles Supérieures des Arts à réclamer aux étudiants certains frais moyennant des conditions strictes, dont leur appréciation au coût réel. Ils ont été approuvés par le Parlement de la Communauté française en juillet 2005 et 2006 suite au jugement prononcé par le tribunal de Namur en février 2005 qui constatait l'absence de base légale pour percevoir des droits d'inscription complémentaires.

Respect de la transparence
Le rapport conclut tout d'abord que la législation et la concertation prévue par celle-ci sont respectés. Il ajouté que les plafonds (778 euros maximum pour les étudiants non boursiers et 105 euros maximum pour les étudiants boursiers) et des dispositions transitoires sont également respectés. Ces dernières prévoient en effet que les établissements qui réclament un coût des études (minerval + frais + droits complémentaires en phase d'extinction) supérieur au plafond disposent d'un délai de 5 ans à partir de la rentrée académique 2007-2008 pour ramener ce coût global sous les plafonds légaux.
Le rapport conclut également au respect de la transparence des montants réclamés aux étudiants et à l'objectivité des montants réclamés aux étudiants. Coût inférieurDans une majorité d'établissements, soit 26 Hautes Ecoles et Ecoles Supérieures des Arts, le coût des études est inférieur ou égal à celui de l'année précédente dans toutes les sections d'enseignement. Dans un certain nombre de cas, l'augmentation du coût des études est dûe à l'obligation pour les établissements de mentionner dans le règlement des études des frais qui auparavant étaient réclamés en cours d'année académique sans information préalable, souligne le rapport. C'est notamment le cas dans plusieurs sections à La Cambre.Délai de 5 ansPour les étudiants non boursiers, dans 32 établissements sur 46, le coût des études est inférieur ou égal au plafond de 778 euros fixé par le Gouvernement.

Pour les étudiants boursiers, dans 20 établissements sur 46, le coût des études est inférieur ou égal au plafond de 105 euros fixé par le décret. Les autres établissements disposent d'un délai de 5 ans pour ramener le coût des études sous le plafond légal. C'est le cas à l'EPHEC en comptabilité où un étudiant boursier paie aujourd'hui 458,79 euros. A partir de 2007-2008, ce montant diminuera de 70 euros par an pour s'élever à 105 euros maximum dans 5 ans.Vide juridiqueLe coût des études dans l'enseignement supérieur non universitaire est engagé résolument dans un processus de démocratisation où l'information des étudiants, la transparence et l'objectivité des montants réclamés remplacent des années d'opacité et de vide juridique, souligne la ministre. La nouvelle législation mise en place par le gouvernement permettra dès 2007-2008 de confirmer l'évolution à la baisse des frais réclamés aux étudiants ou leur stabilisation aux niveaux actuels, ajoute-t-elle. (belga)

08 janvier 2007

Premières évaluations fin janvier

Et, plus tard, le CEB commun

Le certificat d'études de base (CEB) commun est, lui aussi sur les rails. Ses fondements figurent dans le même texte. Objectif : standardiser l'épreuve de fin d'études primaires. Actuellement, les élèves sont confrontés à deux types de scénario. Le scénario "cantonnal", s'ils étudient dans le "réseau Communauté française" où un examen identique est proposé à tous. Et le scénario "école", ailleurs. Là, un jury propre à l'école décerne le CEB en se basant sur les résultats des deux dernières années, parfois complétés par une épreuve externe comme l'examen interdiocésain ou communal par exemple. Cette dernière procédure restera encore acceptée, à titre transitoire, en 2006-2007 et 2007-2008.

De nouveaux tests visent à améliorer le niveau des élèves en Communauté française.

La première "session" du genre est planifiée dans trois semaines. Toutes les classes de 2e, 5e primaires et 2e secondaire seront évaluées en français.


Au printemps dernier, le Parlement de la Communauté française approuvait le décret relatif à l'évaluation externe des acquis des élèves de l'enseignement obligatoire et au certificat d'études de base au terme de l'enseignement primaire. L'objectif est double. D'abord, avoir une information sur les acquis de l'ensemble des élèves à divers moments clés de la scolarité à propos de compétences et de savoirs essentiels. Et ensuite, permettre à chaque équipe pédagogique d'apprécier l'efficacité de son action en établissant l'état des acquis des élèves par rapport aux compétences requises. Les constats tirés des résultats de ces évaluations doivent aboutir à la mise en oeuvre de stratégies susceptibles d'améliorer les résultats.
L'agenda, établi à l'époque, prévoit que tous les élèves de 2e et 5e primaires, ainsi que ceux de 2e secondaires, participent à une évaluation externe non certificative une fois par an, à partir de cette année scolaire. Le lancement du système est programmé à la fin du mois, pendant la semaine du 29 janvier prochain.
Dans toutes les écoles, cette semaine-là, tous les élèves des trois années concernées seront évalués en lecture et production d'écrits. Pour rappel : les matières soumises à évaluation vont changer chaque année. Après le "français" en 2006-2007, on passera aux mathématiques en 2007-2008. Puis à l'éveil (sciences, technologie, histoire, géographie) en 2008-2009. Avant de recommencer, dans cet ordre, les années suivantes.
Chaque classe avec ses profs
Le mois dernier, des séances d'information ont été organisées pour tous les chefs d'établissement. Ce sont les enseignants des classes concernées qui feront passer les tests à leurs élèves et qui procéderont aux corrections. Quant à la direction, elle sera responsable du respect des règles de passation des épreuves. Les trois épreuves ont été rédigées par trois groupes de travail mis en place en septembre dernier. Composés d'enseignants et d'inspecteurs, ces groupes ont rédigé les questions ainsi que les documents qui serviront à les corriger. Ce sont eux également qui produiront l'explication des résultats et proposeront des pistes susceptibles d'aider les équipes pédagogiques à mettre en place des stratégies didactiques pour améliorer les résultats. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : de faire le point sur l'état des compétences afin de les améliorer. Et pas d'effectuer un classement des écoles ni des élèves.
Des précisions très claires sont formulées à ce propos dans le décret. Il faudra voir comment on pourra éviter les dérapages, dans la réalité.
Concrètement, le travail de régulation des acquis s'effectuera à deux niveaux. Au sein de chaque établissement, d'une part. Et pour tous les élèves de la Communauté française, d'autre part, sur base de l'ensemble des résultats.
Dans sa circulaire, la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie Arena (PS), insiste sur la confidentialité de ces évaluations. "Les inspecteurs, animateurs pédagogiques, membres du personnel, les pouvoirs organisateurs des établissements scolaires ainsi que toute autre personne qui aura connaissance des résultats obtenus à cette évaluation externe non certificative sont tenus à cet égard au plus strict secret professionnel."
Outre les évaluations annuelles concernant les trois branches et les trois années d'études mentionnées plus haut, d'autres tests sont prévus par le même texte. Dès l'année scolaire 2008-2009, l'ensemble des élèves d'une même année d'études de l'enseignement secondaire (3e, 4e, 5e ou 6e) participeront à une évaluation dont la matière sera déterminée par la Commission de pilotage. Seul incontournable : il faudra qu'une évaluation soit organisée en lecture pour les 5e années, au moins tous les trois ans. Enfin, à partir de 2009-2010, une évaluation externe non certificative portera sur la première langue moderne. En tournante, les années concernées seront la 6e primaire, la 2e secondaire et la 5e secondaire.