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12 septembre 2008

"Quota voor Nederlandstalige muziek op VRT"

Vlaams minister van Media Geert Bourgeois (N-VA) pleit ervoor om de radiozenders van de VRT quota op te leggen voor het draaien van Nederlandstalige muziek. Volgens de mediaminister heeft het Nederlandstalige lied op de openbare omroep nog steeds niet de plaats gekregen die het verdient. Dat zei Bourgeois op een academische zitting rond de overleden Vlaamse zangeres Ann Christy in Gent.Volgens de huidige beheersovereenkomst moet de VRT de Nederlandstalige muziek ondersteunen in al zijn genres. "Maar in de praktijk valt daar veel te weinig van te merken. De openbare omroep blijft het Nederlandstalige lied stiefmoederlijk behandelen", zei Bourgeois.VerplichtenBourgeois vindt dat het tijd is om dwingend op te treden. "Zonder een grote ommezwaai rest ons alleen nog de mogelijkheid om in de volgende beheersovereenkomst (die er in 2011 moet komen, nvdr) verplichte quota op te leggen voor Nederlandstalige muziek", zei hij. Bourgeois maakt wel een onderscheid tussen de zenders: quota lijken hem vooral nuttig voor Radio1, Radio2 en de opvolger van Donna en veel minder voor Studio Brussel en Klara.Dominantie Engelstalig aanbodDe N-VA-minister ziet verschillende redenen om quota in te voeren, zoals het groeiend aanbod van en de groeiende vraag naar Nederlandstalige muziek en de dominantie van het Engelstalig aanbod. Bovendien vormen quota volgens Bourgeois een rechtstreekse stimulans voor Vlaamse artiesten en voor de eigen economie. "Want quota betekenen brood op de plank voor opnamestudio's, componisten, tekstschrijvers enzovoort."Niet wereldvreemdQuota zijn volgens Bourgeois niet wereldvreemd. "Ze gelden in Frankrijk, Italië, Scandinavië en in de Franse gemeenschap. Die verplicht de RTBF 40 pct Franstalige muziek uit te zenden over alle radiostations heen en 30 procent per radiostation. Zelfs de commerciële radiozenders in de Franse gemeenschap zijn verplicht om per jaar 30 procent Franstalige muziek uit te zenden", zegt hij.Percentages in die orde van grootte ook op de VRT toepassen ziet Bourgeois niet zitten. En met de commerciële omroepen wil hij zich niet bemoeien.Op de academische zitting rond Ann Christy in Gent werden overigens Nicole en Hugo in de bloemetjes gezet. Zij organiseerden 25 jaar geleden een benefietconcert voor Ann Christy omdat deze haar ziekenhuisrekeningen niet kon betalen. Het duo kreeg hiervoor een ruiker bloemen van bloemenkunstenaar Daniël Ost.

17 juin 2008

"Un parti radical, mais sans cordon"

L'analyse de Marc Swyngedouw, professeur de sociologie politique à la KULeuven.
Dedecker confirme largement
Qu'est-ce qui explique le succès de la LDD ?
Avant tout la personne de Jean-Marie Dedecker en qui réside toute la force d'attraction de la LDD. C'est encore un parti d'une personne - il a dit lui-même que son parti cesserait d'exister s'il avait un accident de voiture demain - même s'il fait maintenant le maximum pour en faire un parti moderne, avec un cadre organisationnel ad hoc. Je ne dis pas que quelqu'un comme Jurgen Verstrepen ne fera pas le plein de voix à Anvers, mais il ne le fera que parce qu'il y a un contexte lié au charisme de Dedecker.
Pourquoi l'électeur trouve-t-il la LDD plus crédible que d'autres partis ?
Plus crédible, pas nécessairement. Mais, étant dans l'opposition, elle peut prendre des positions plus libérales que l'Open VLD, plus flamandes que le CD&V et plus restrictives sur l'immigration et l'intégration que ces deux partis. Mais dans le même temps, personne n'a jamais pu la prendre en flagrant délit de racisme et donc il n'y a pas de cordon sanitaire à son égard. Je n'ai entendu personne, et notamment pas à l'Open VLD, prononcer d'exclusive à son égard. Alors que c'est de plus en plus clair pour l'électeur qu'une voix pour le Vlaams Belang est une voix perdue.
Cela veut dire que si la Lijst Dedecker reste à 10 pc, elle pourrait rentrer au gouvernement régional flamand en 2009 ?
Je me méfie très fort des sondages, surtout depuis qu'aucun d'entre eux n'a vu venir la défaite du SP.A en juin 2007. Mais, même si la LDD répète son score de 6,5 pc, on pourrait avoir une coalition sans socialistes. Si l'on regarde aussi bien du côté du CD&V que de la N-VA ou des libéraux, il me semble qu'une bonne partie des hommes politiques verrait d'un bon oeil l'arrivée d'une coalition très conservatrice.
La LDD risque-t-elle d'être tentée par l'une ou l'autre alliance, voire par un cartel ?
Elle ne se lancera jamais avec le Vlaams Belang parce que ce serait s'enfermer derrière le cordon sanitaire, alors que, dans le même temps, elle exerce une grande force d'attraction sur les électeurs de ce même Belang. Mais, contrairement à ce qu'affirme Jean-Marie Dedecker, je pense qu'une alliance avec la N-VA serait tout à fait possible, si celle-ci venait à se détacher du CD&V. Le prix à payer par Bart De Wever serait très lourd mais il le payerait pour ne pas disparaître. Les chances de survie de la N-VA en solo me paraissent très réduites. Tout au plus pourrait-elle conserver deux sièges : un pour Geert Bourgeois et un pour De Wever lui-même.
Quel rôle jouent les médias dans le succès de la LDD ?
Des partis comme la LDD ou la liste Wilders aux Pays-Bas ne peuvent exister que dans un contexte où les mass media sont tellement commerciaux et tellement dominants, et je ne vise pas un journal ou une chaîne de télévision en particulier en disant cela. Cela fonctionne comme cela : en utilisant habilement les mass media pour s'adresser directement à l'électeur. Et ces médias aiment bien donner la parole à ces hommes et femmes politiques qui passent bien et sont très populaires.
C'est également vrai du côté francophone selon vous ?
Probablement moins. La RTBF est moins sensible aux impératifs commerciaux que la VRT, par exemple. Et le poids des piliers traditionnels reste plus lourd au Sud du pays.

19 mai 2008

La Commission européenne va étudier le cas Zaventem

La Commission européenne a confirmé ce lundi avoir notifié aux autorités belges son intention de vérifier si le refus de la commune flamande de Zaventem de vendre ses terrains aux personnes non néerlandophones ne viole pas la législation européenne anti-discriminations.


Le directeur général des services Justice, Liberté et Sécurité de la Commission a adressé aux autorités belges une « lettre demandant d’avantage de clarifications » quant au règlement adopté par le conseil municipal de Zaventem, a déclaré un porte-parole de l’exécutif européen, confirmant une information de la VRT.
Les autorités locales avaient justifié leur refus de vendre des terrains communaux aux personnes qui ne parlant pas le néerlandais par la nécessité de « garantir le caractère flamand » de Zaventem et de « favoriser la cohabitation entre les habitants d’un quartier ».
Pour la Commission européenne, il s’agit d’examiner la conformité du règlement au regard de la « directive sur la liberté de circulation » et sa « compatibilité avec la loi anti-discriminations », a précisé le porte-parole. « On prendra ensuite position en se basant sur la réponse belge », a-t-il ajouté.
Un mois pour répondre
La Belgique dispose d’un mois pour répondre et, faute de convaincre la Commission, l’affaire pourrait aller devant la Cour européenne de justice.
Ce n’est pas la première fois que la politique linguistique en Flandre fait l’objet de critiques, et pas uniquement de la part de Belges francophones. En mars, un comité des Nations unies s’est dit « préoccupé » par la situation à Zaventem. Il a également épinglé le gouvernement flamand pour avoir limité l’attribution de logements sociaux aux seules personnes parlant le néerlandais ou s’engageant à l’apprendre.
Plus récemment, des émissaires du Conseil de l’Europe ont jugé « inacceptable » que ce même gouvernement refuse de valider l’élection de trois maires francophones qui avaient eu le tort, selon lui, d’envoyer des documents en français aux habitants francophones de leurs localités, situées en Flandre.