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10 septembre 2008

Daerden : « un Etat Wallonie-Bruxelles est viable »

SI C’EST POUR EN FINIR AVEC LA BELGIQUE, allons-y directement, dit en substance le double ministre du Budget.

Il a enchaîné les JO de Pékin, le Beau Vélo de Ravel et Francorchamps… La rentrée s’annonce sportive pour Michel Daerden, sur le plan budgétaire, cette fois. Parce que la crise pèse sur les budgets wallon et francophone qu’il gère. Parce que, surtout, les mécanismes de financement de l’Etat et de ses entités seront au cœur de la réforme de l’Etat et qu’en spécialiste de la question, le Liégeois devrait être associé, de près ou de loin, aux discussions. Il se dit prêt.
A aider le fédéral. « Nous allons respecter notre parole », insiste Michel Daerden (PS). Celle qu’il a donnée à Guy Verhofstadt, sous le gouvernement provisoire. « Nous avons promis de contribuer à hauteur de 90 millions au budget fédéral. Nous le ferons. » Contrairement à la Flandre qui renâcle à lâcher les 400 millions promis moyennant accords institutionnels, la Région wallonne donnera 30 millions, la Communauté française 60.
A revoir la loi de financement. Le double ministre du Bugdet peut vivre avec le système actuel. Mais il ne craint pas de rediscuter du mode de financement des entités fédérées. Pour rappel, la loi actuelle organise la solidarité financière entre Régions. Et fixe les critères (nombre d’élèves, taux de natalité…) déterminant l’enveloppe des Communautés. « Si on souhaite revoir les méthodes de calcul, j’ai des idées, qui ne me semblent pas déraisonnables », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que le Nord les a balayées de la main en juin.
A responsabiliser les entités fédérées. « Si on est toujours dans la logique d’un fédéralisme d’union, je n’ai pas de problème à ce que l’on responsabilise davantage les entités fédérées », suggère le mandataire socialiste. Et de proposer que les Régions puissent davantage encore qu’aujourd’hui, imposer des additionnels ou des soustractionnels à l’impôt sur les personnes physiques. Ou qu’elles puissent utiliser l’outil fiscal dans le cadre de leurs politiques régionales. « Par exemple pour proposer une déductibilité fiscale importante en guise d’aide à l’acquisition d’un logement. »
A transférer des compétences. « Osons la Wallonie et Bruxelles… Ne soyons pas dans le repli frileux. » Mais, le nez sur les compteurs, il s’empresse d’ajouter : « Attention, on ne peut pas transférer de compétences sans transférer les moyens qui vont avec. » Mais on dit le fédéral au bord de la faillite ? « C’est pour cela qu’il faut revoir la loi de financement et ne pas oublier le fédéral. »
A envisager un Etat Wallonie-Bruxelles. « Si on doit en arriver à la fin de la Belgique, l’avenir passe par un Etat Wallonie-Bruxelles. Un Etat fédéral constitué de deux Régions. » Une hypothèse que Michel Daerden finit par envisager, fort de son expérience des négociations de l’été, sur la loi de financement. Pour rappel, le CD&V avait proposé de transférer le fruit (voire la perception) de l’impôt sur les personnes physiques du fédéral aux entités fédérées. « Soyons clairs, le jour où il n’y a plus d’IPP national, il n’y a plus d’Etat », met en garde le ministre à la double casquette. Qui ne s’en cache pas : il n’entend pas assister à la lente mise à mort de la Belgique. « Si l’on commence à discuter d’une fiscalité réduite à un socle minimum au niveau fédéral, les Régions gérant le gros du montant, on n’est plus dans le modèle belge. Si c’est pour aller jusque-là, autant consommer le modèle jusqu’au bout. » Lisez : en passer directement à la scission. Et à la création d’un Etat Wallonie-Bruxelles que Michel Daerden estime, sans le moindre doute, « viable ».

30 avril 2008

Le Groupe Wallonie-Bruxelles 2009 encense Demotte et Piqué

Le Groupe Wallonie-Bruxelles 2009 a accueilli "avec enthousiasme" mardi la proposition des ministres-présidents Rudy Demotte et Charles Picqué d'une Fédération Wallonie-Bruxelles, ont indiqué ces derniers à l'issue de la rencontre.

"Il existe un consensus francophone sur le cadre. Aux Francophones maintenant de le remplir", a estimé M. Demotte, qui ajoute que la proposition a permis de "bouger des pions sur l'échiquier". Pour M. Picqué, elle a le mérite de "dépassionnaliser" le débat intrafrancophone, d'écarter les susceptibilités régionalistes en respectant le sentiment d'appartenance à une communauté, et respecte les Flamands de Bruxelles. Les sous-groupes Wallonie-Bruxelles 2009 disposent désormais d'un "fil rouge venu à son heure" pour approfondir leur travail, a confié le co-président du Groupe Wallonie-Bruxelles, Philippe Busquin. Ces sous-groupes feront un premier rapport pour le 20 mai, avant une synthèse annoncée pour le 16 juin.

21 avril 2008

Vanhengel et Smet, « Flamands de service »

Le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) a qualifié sur son site les ministres bruxellois Guy Vanhengel (Open VLD) et Pascal Smet (SP.A) de « plus faibles représentants flamands dans le gouvernement bruxellois depuis vingt ans » et de « Flamands de service » (en français dans le texte).
Il réagissait ainsi aux réactions "plutôt positives" selon lui de ces deux ministres bruxellois flamands à la proposition des ministres-présidents Rudy Demotte (Région wallonne et Communauté française) et Charles Picqué (Région bruxelloise) de créer une institution francophone gérant les matières communautaires avec un ancrage régional prononcé.
"Que ce plan ne souffle mot du sort des Flamands de Bruxelles ne semble pas les affecter. Nous sommes-nous battus pendant des décennies en faveur de garanties constitutionnelles dans les institutions bruxelloises pour les voir maintenant s'évaporer dans Wallo-Brux? ", lance Eric Van Rompuy.
Le député régional considère ce projet comme une mainmise francophone sur Bruxelles et l'antichambre du séparatisme. Il signifie à ses yeux pour Bruxelles la fin de son statut de capitale des deux communautés.
A l'exception de ceux du CD&V, les chefs de file des formations démocratiques flamandes de l'échiquier politique bruxellois avaient réagi plutôt positivement, jeudi, à la prise de position commune des ministres-présidents wallon et bruxellois au sujet de l'avenir des institutions francophones du pays.

03 octobre 2007

La commission Wallonie-Bruxelles? un vol de lit !

3 oct 2007

Frictions entre socialistes sur l'avenir intrafrancophone

L'avenir de l'espace intrafrancophone a suscité mercredi quelques frictions entre socialistes, à l'occasion d'un débat au parlement wallon. Un incident a même opposé le président de l'assemblée, José Happart, au ministre-président, Rudy Demotte. Le chef de groupe MR, Serge Kubla, est revenu sur les dissonances qui s'étaient fait entendre la semaine passée entre M. Demotte et la ministre-présidente de la Communauté française, Marie Arena.Réflexion wallonneLe premier avait donné l'impression qu'il ne voulait pas lancer de grand forum institutionnel tandis que la seconde, le lendemain, appelait les Francophones à réfléchir sur leur avenir, y compris sur le plan institutionnel. Dans sa réponse, le ministre-président a rappelé à M. Kubla que tous le monde refusait une réflexion qui aurait lieu au seul niveau wallon et que la Communauté française constituait le trait d'union entre Bruxelles et la Wallonie. Aux yeux de M. Happart, la réponse est apparue comme un refus du gouvernement de laisser le parlement wallon débattre de telles questions.

Van Cau a un goût amer"L'exécutif n'a pas à juger de l'intérêt de nos débats", a lancé M. Happart au ministre-président. "Je n'ai pas dit ça et je ne le prétends pas. Ne me faites pas de procès d'intention!", a répondu M. Demotte, visiblement énervé. Une autre voix discordante s'est faite entendre: celle de M. Van Cauwenberghe, tenant, comme M. Happart, du courant régionaliste. L'appel lancé par Mme Arena lui a laissé un goût amer et dépossède, selon lui, la Wallonie du droit de mener son propre débat.Fuite en avant"Le parlement wallon et les Wallons ont été cocus la semaine passée", a-t-il déclaré. Il a appelé les parlementaires wallons à l'audace: "Il est indispensable que nous osions une réflexion entre Wallons. Nous avons ici la légitimité de mener un débat".

Selon lui, l'appel de Mme Arena s'apparente d'ailleurs plus à "une fuite en avant de la Communauté qui sent qu'elle ne restera pas ce qu'elle est et qui essaie que l'on ne mette pas en débat son avenir".Silence du cdHUne troisième voix socialiste s'est faite entendre. Le député germanophone Edmund Stoffels s'est joint à l'interpellation pour rappeler que sa Communauté avait elle aussi adopté des positions en la matière et qu'elle entendait être associée aux réflexions. Dans la majorité, le cdH s'est tu. Dans l'opposition, Ecolo a en revanche déploré le climat qui entourait ce débat. "Il y a un problème de leadership entre le PS et le MR, et il y a maintenant un deuxième problème: celui de querelles internes et de revanches au sein du PS. Nous donnons vis-à-vis de l'extérieur, et de la Flandre en particulier, une image très peu positive", a mis en garde Marcel Cheron. (belga)


Faut-il un débat Wallonie-Bruxelles sur l'avenir des Francophones dans notre pays comme le propose Marie Arena? La question est revenue mercredi matin au Parlement wallon et a provoqué de grosses tensions, au sein même des rangs socialistes. Une foire d'empoigne à laquelle l'opposition mi amusée mi chagrinée a assisté...


Que ceux qui sont contre la commission Wallonie-Bruxelles, lèvent le doigt … Et c'est des rangs socialistes et non de l'opposition que la fronde est venue. Les plus régionalistes des socialistes estiment en effet qu'on leur a volé leur lit, autrement dit, le débat sur leur avenir. Pour Jean-Claude Van Cauwenberghe, la Wallonie peut faire son lit toute seule et inviter qui elle veut sous la couette. En clair : les wallons peuvent débattre seuls de leur avenir. Mais pour le ministre-président wallon Rudy Demotte, pas de vrai débat intra-francophone, sans Bruxelles. Et la bisbrouille a tourné à la scène de ménage lorsque José Happart, président de l'assemblée a interpellé son camarade président de l'exécutif lui reprochant de ne représenter que le gouvernement wallon.

A côté du lit, sur les bancs de l'opposition, le MR est abasourdi, Ecolo semble faire un mauvais rêve et se lamente de l'image que donne la Wallonie. En attendant, le vrai débat, lui, dort toujours au fond du lit...

VIDEO• Débat tendu au Parlement wallon sur une Commission Wallonie-Bruxelles