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08 avril 2008

Justice – Exécution des peines et surpopulation des prisons

Le nouveau ministre de la Justice, Jo Vandeurzen a présenté lundi les priorités de son département : l'exécution des peines et la lutte contre la surpopulation des prisons arrivent en tête de ses préoccupations.
Le ministre de la Justice veut recruter deux fois plus de personnel que l'an dernier. Ce qui veut dire que cette année, la Justice engagerait 626 gardiens de prison.

Les prisons sont surpeuplées. 8358 places pour 9689 détenus. Dès lors que faire ? Pour Jo Vandeurzen, il faudra donc rénover certaines prisons et en construire d'autres.

Il y la possibilité de rouvrir des ailes désaffectées de certaines prisons ou encore de créer de nouvelles cellules dans des prisons actuelles. Mais pour ce dernier point c'est le gouvernement qui devra décider. C'est donc encore très vague.

Pour lutter contre la surpopulation, le ministre veut aussi améliorer la mise en œuvre de la surveillance électronique. Pour tout cela, il faudra de l'argent. Le budget 2008 augmente de 4,7% par rapport à 2007. Il sera discuté à partir de ce mardi. Jo Vandeurzen compte aussi sur une meilleure perception des amendes.

Du côté syndical, la CGSP évoque de nouvelles fausses promesses, du réchauffé.

04 juillet 2007

Peine de travail non exécutée, pas de prison non plus

La non exécution des peines reste l'exception, selon Onkelinx

Les personnes condamnées à une peine de travail mais qui ne se plient pas au jugement, ne doivent pas pour autant exécuter la peine de prison qui leur a été infligée en cas de désistement, écrivaient ce mercredi plusieurs journaux flamands cités par l'agence de presse Belga. La ministre de la Justice Laurette Onkelinx a démenti dans la mâtinée ces informations.Pour lutter contre la surpopulation dans les prisons, le gouvernement a introduit, il y a 5 ans, la peine de travail. Les juges des tribunaux correctionnels et de police ont depuis la possibilité d'infliger des peines de travail si le prévenu le demande. La peine consiste en des heures de travail et doit être accomplie dans les 12 mois suivants la condamnation. Ces peines varient de 20 à 45 heures pour les infractions routières et de 45 à 300 heures pour les affaires correctionnalisées."Les emprisonnements subsidiaires prévus dans les cas où la peine de travail n'a pas été totalement ou partiellement effectuée, ont été tous exécutés", indique un communiqué du cabinet de la ministre de la Justice sortante.Le cabinet fait par ailleurs remarquer que la non exécution, partielle ou totale, des peines de travail constitue largement l'exception. Sur les 9.096 peines de travail prononcées en 2005, 88% ont été intégralement exécutées tandis que 12% seulement l'ont été soit partiellement soit pas du tout. (belga)

Peine de travail non exécutée, pas de prison non plus

Les personnes condamnées à une peine de travail mais qui ne se plient pas au jugement, ne doivent pas pour autant exécuter la peine de prison qui leur a été infligée en cas de désistement.Pour lutter contre la surpopulation dans les prisons, le gouvernement a introduit, il y a 5 ans, la peine de travail. Les juges des tribunaux correctionnels et de police ont depuis la possibilité d'infliger des peines de travail si le prévenu le demande. La peine consiste en des heures de travail et doit être accomplie dans les 12 mois suivants la condamnation. Ces peines varient de 20 à 45 heures pour les infractions routières et de 45 à 300 heures pour les affaires correctionnalisées.

Dans son jugement, le tribunal prévoit néanmoins toujours une peine de prison si la personne condamnée n'accomplit pas sa peine de travail dans les délais impartis.Le juge d'instruction d'Anvers, Karel Van Cauwenberghe, estime toutefois que cette peine de prison alternative n'est pas assez dissuasive puisqu'elle n'est quasiment jamais appliquée, toujours en raison de la surpopulation carcérale.
Dans un article paru dans la Juristenkrant, M. Van Cauwenberghe critique cette situation et dénonce cet état d'impunité. (belga)

29 janvier 2007

Des milliers de candidats agents pénitentiaires

Près de 10.000 candidats à un poste d'agent pénitentiaire se sont présentés samedi matin sur l'esplanade du Heysel à Bruxelles pour une première épreuve de sélection organisée par le Selor, le bureau de sélection de l'administration fédérale, a indiqué le Selor.
Après avoir retenu les 1.200 meilleurs pour chaque rôle linguistique, une seconde sélection sera opérée pour arriver à une liste finale de 700 lauréats néerlandophones et autant de francophones. "Nous avions envoyé quelque 14.000 invitations à se présenter à ce premier examen qui visait à vérifier une série de compétences via des questions à choix multiples", a expliqué Myriam Bouveroux (Selor).
"Finalement, 2.500 candidats néerlandophones et 7.200 francophones sont venus", a-t-elle précisé. Les deux fois 1.200 candidats retenus à la suite de la première épreuve seront soumis à une deuxième sélection au cours de laquelle la résistance au stress sera vérifiée. Les candidats seront également interrogés oralement. Ce deuxième volet se tiendra en deux phases: un premier groupe passera ces tests au printemps, le deuxième à l'automne.