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27 avril 2008

La Pologne rappelle sa main d'oeuvre

D'ici quelques semaines, les autorités polonaises vont mener en Belgique une campagne afin de faire revenir en Pologne les dizaines de milliers de compatriotes travaillant sur le territoire belge, écrivent samedi les quotidiens De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.Qu'ils soient ouvriers du bâtiment, du secteur de la métallurgie, femmes de ménage ou infirmières, tous ces ressortissants polonais sont arrivés en Belgique pour y gagner davantage leur vie que dans leur pays d'origine. Mais en Pologne, des départements sont contraints de fermer leurs portes dans les hôpitaux, la distribution du courrier connaît quelques difficultés, des lignes de bus sont arrêtées et des chantiers sont à l'arrêt parce que le pays ne dispose plus de travailleurs en suffisance. Deux millions de Polonais au moins (10% de la main d'oeuvre) travaillent à l'étranger. Dans ce contexte, les autorités polonaises veulent les faire rentrer au pays. Une campagne médiatique a déjà débuté en Grande-Bretagne. En Belgique, elle suivra dans quelques semaines, sous le slogan "Plus près du travail, plus près en Pologne". La Pologne est certaine du succès de cette campagne, puisqu'en Belgique de plus en plus de Polonais (sur une communauté estimée à 100.000) envisagent de regagner leur pays. Les salaires n'y sont plus si bas, comparés à la Belgique.

11 novembre 2007

Le Belge travaille beaucoup … au noir


La Dernière Heure consacre un dossier complet à une enquête menée à la demande de la Commission européenne auprès des 27 Etats membres pour tenter de déterminer l'importance du travail au noir. Il en ressort des chiffres étonnants : 15% des personnes sondées ont eu recours à de la main d’œuvre non déclarée au cours des 12 derniers mois, ce qui est au dessus de la moyenne européenne. Mais pire, 6% ont travaillé au noir en Belgique durant cette période, dont le tiers régulièrement ! L'achat de produits fabriqués au noir est, de plus, une pratique très courante.
Pour 16% des Belges ayant travaillé au noir cette année, il s'agissait d'un travail isolé. La moitié affirme avoir travaillé au noir plusieurs fois sur l'année et 32%, soit près d'un tiers, régulièrement.
Les domaines où les « employeurs au noir » sont les plus demandeurs de main-d’œuvre non déclarée sont le commerce, les services ménagers et la construction. L’explication est simple : au travailleur au noir peut couter jusqu’à 4 fois moins qu’un travailleur déclaré.
Pour ce qui est des contrôles, les deux tiers des sondés disent ne pas craindre d'être contrôlés et donc d'être sanctionnés.
24% au Danemark et aux Pays-Bas, 15% en Belgique, et 9% de moyenne en Europe Au Danemark et aux Pays-Bas, la proportion de personnes ayant fait appel à un service pour lequel ils avaient de bonnes raisons de croire que certains travailleurs n'étaient pas déclarés s'élève à 24% alors que la moyenne européenne ne dépasse pas les 9%.

16 octobre 2007

Bientôt des inspecteurs du travail polonais sur des chantiers belges?

Les services belge et polonais de l'inspection du travail ont signé la semaine dernière un accord qui pourrait ouvrir la voie à un échange d'inspecteurs entre les deux pays, a annoncé lundi le ministère de l'Emploi et du Travail. Il s'agit d'un accord de coopération administrative signé jeudi entre l'inspection du travail polonaise, la PIP, et les trois services belges, à savoir le contrôle des lois sociales, le contrôle du bien-être au travail et l'inspection sociale.La Belgique est le deuxième pays avec lequel l'inspection du travail polonaise conclut un accord, a précisé le Service public fédéral (SPF) Emploi, Travail et Concertation sociale dans un communiqué. L'objectif est de garantir la protection sociale des travailleurs détachés, ajoute le ministère, rappelant la grève menée voici quelques mois par les travailleurs polonais parce qu'ils ne percevaient pas leur salaire.A l'avenir, cet accord devrait donc empêcher la répétition de telles situations en rendant plus difficile toute concurrence déloyale entre les employeurs qui seraient tentés d'utiliser les services de ces travailleurs polonais, a expliqué un directeur général du contrôle des lois sociales, Michel Aseglio.

Cet accord empêche ainsi le fait de jouer sur le manque de connaissance des législations respectives et sur le manque de collaboration entre les deux pays concernés. Les deux parties ont donc convenu d'échanger, dans les quatre semaines, toutes les informations utiles relatives à cette mission.Les inspections chargées de la sécurité et de l'hygiène seront également associées. Elles seront particulièrement chargées de surveiller la sécurité au travail là où des travailleurs étrangers sont actifs. Ceci n'est toutefois qu'un premier pas sur la voie de la coopération, a souligné M. Aseglio.
Les deux pays examinent également la possibilité de procéder à un échange d'inspecteurs, ce qui signifierait que des inspecteurs du travail polonais pourraient participer aux contrôles effectués en Belgique et vice-versa, dans le but de prendre connaissance du fonctionnement des systèmes d'inspection respectifs.Dans le cadre de la lutte contre la fraude transfrontalière, des négociations sont actuellement en cours entre la Belgique et la France, dans le but d'étendre l'accord existant entre les deux pays.

De telles négociations sont également envisagées avec le Luxembourg et l'Allemagne. Dans ce cas-ci, c'est aussi la fraude transfrontalière portant sur les indemnités qui est visée. Certains carrousels de fraude concernent en effet différents pays. Ils prennent alors des formes variables, a rappelé M. Aseglio. (belga)

31 août 2007

Les travailleurs au noir de plus en plus traqués


De janvier à juillet 2007, l'inspection sociale a constaté 1.148 infractions à la loi sur la mise au travail, soit beaucoup plus que l'année dernière, indiquent ce vendredi les quotidiens néerlandophones De Standaard, Het Nieuwsblad et Het Volk.

Cette année, 164 infractions ont été enregistrées en moyenne chaque mois, contre "à peine" 117,4 l'année dernière. "Le nombre d'illégaux pris en flagrant délit de travail au noir n'est pas clairement déterminé car plusieurs infractions peuvent être constatées pour la même personne", explique-t-on au cabinet du ministre de l'Emploi Peter Vanvelthoven (sp.a).
L'augmentation du nombre de travailleurs illégaux est notamment due à la création d'un Service d'Information et de Recherche Sociale à la fin de l'année 2006.
Il y a environ un an, la Belgique a ouvert ses frontières aux travailleurs d'Europe de l'Est. Mais des travailleurs originaires d'autres pays seraient également régulièrement surpris.
Les employeurs reçoivent toujours un P-V, mais le parquet ne poursuit devant les tribunaux que les cas les plus graves. Les amendes administratives sont les plus courantes.

14 février 2007

Travail au noir : 10 inspecteurs engagés

14/02/2007

La Région wallonne double son effectif. L'opposition se demande si c'est suffisant pour les 35.000 emplois au noir

Au Parlement wallon, le député MR, Crucke, a interpellé le ministre wallon, Marcourt, sur le travail au noir. "On estime l'emploi intérieur wallon à 1.110.000 unités, dont 35.000 emplois au noir. Il faut lutter contre le travail au noir et j'ai obtenu du gouvernement une augmentation significative des effectifs de l'Inspection sociale : 10 inspecteurs viendront renforcer les effectifs existants. Ils permettront d'accentuer la collaboration de la Région avec le fédéral dans la lutte contre le travail au noir. Le temps consacré par l'inspection à la lutte contre le travail au noir pourra ainsi être doublé. "
Crucke réagit : "Est-ce suffisant ? ". Le ministre souhaite un renforcement de leur pouvoir. "Il est envisagé, en cas d'infractions constatées aux réglementations en matière d'emploi, de permettre à la Région de percevoir elle-même les amendes administratives en cas d'obstacle à la surveillance de ses inspecteurs. Par ailleurs, j'ai souhaité que mes services d'inspection participent plus étroitement aux contrôles organisés, sous l'autorité du fédéral, dans le cadre des cellules d'arrondissement judiciaire."

En Wallonie, les inspecteurs de la division de l'Emploi ont, en 2005, dressé 60 pro justitia en matière d'occupation de travailleurs étrangers pour 90 travailleurs en infraction. En 2006, 64 pro justitia ont été dressés. "D'autres moyens de contrôles, Dimona et autres, sont attendus."
© La Dernière Heure 2007

11 janvier 2007

Descente dans les locaux de l'ICDI et dans 2 asbl de Cariat

La descente effectuée a permis d'établir que la soixantaine de travailleurs officiellement occupés par les deux asbl de Lucien Cariat travaillaient en fait à l'ICDI, de manière illégale.

Les services de l'auditorat du Travail de Charleroi et les services sociaux ont opéré ce jeudi matin une descente dans les locaux de l'intercommunale de collecte des immondices (ICDI), à Charleroi, ainsi que dans deux asbl, Sitec et Adichar. Ces dernières étaient, tout comme l'ICDI, présidées par Lucien Cariat, l'ex-échevin de Charleroi incarcéré l'an dernier dans le cadre du dossier de l'ICDI.
Travail illégal
La descente effectuée aujourd'hui a permis d'établir que la soixantaine de travailleurs officiellement occupés par les deux asbl travaillaient en fait à l'ICDI, de manière illégale. Parmi eux se trouvaient deux "article 60" du CPAS.
Des irrégularités ont également été constatées, comme l'absence de règlement de travail et des heures supplémentaires impayées.
Régularisation immédiate
Le directeur général et le responsable du personnel de l'ICDI ont été interrogés. Il a été décidé que le cas de tous les travailleurs concernés était immédiatement régularisé, les faisant passer sous le statut de l'ICDI.
Cariat interrogé
Lucien Cariat a également été longuement interrogé dans les locaux de la police judiciaire fédérale, mais l'affaire n'a pas été mise à l'instruction et l'ancien échevin est donc reparti libre.
Les 2 asbl vont disparaître
On a également appris que les deux asbl concernées étaient appelées à disparaître. La Sitec avait été mise sous scellés à l'occasion de l'ouverture du dossier ICDI qui avait amené la mise sous mandat d'arrêt de Lucien Cariat.