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02 octobre 2008

Dexia: 350 millions libérés par le gouvernement wallon

Le ministre Marcourt a cependant précisé que l'opération n'aura aucun impact sur les politiques à mener en 2009

Réuni ce mercredi à 13H, le Gouvernement wallon a décidé de libérer, en urgence, sur sa trésorerie propre, la somme de 350 millions d'euros permettant la recapitalisation de Dexia. "L'argent va être libéré immédiatement, avant 16 heures, a confirmé le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, à l'issue de la réunion du Gouvernement.L'argent sera récupéré via une filiale commune formée par la SRI (Société Régionale d'Investissement) et la Sogepa (Société de Gestion et de Participation), a annoncé le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. Cette filiale détiendra une participation à hauteur de quelque 33 millions d'actions.La part qui sera prise en charge respectivement par la SRI et par la Sogepa n'a pas encore été formalisée.montage financier neutre pour le budget wallonL'argent libéré représente une avance de fonds d'une société qui sera créée à hauteur de 50-50 par la SRI et la Sogepa, en partie en fonds propres et en partie en emprunt, à préciser Jean-Claude Marcourt.Le ministre a précisé qu'il s'agissait d'une mesure d'urgence et que l'avenir n'était pas encore décidé. "Sommes- nous là pour la nuit des temps? Non. Lorsque la mer redeviendra calme, il faudra parler avec l'ensemble des actionnaires pour voir si le 1,85 pc que nous détenons est utile ou pas", a-t-il remarqué.Interrogé sur les causes de "la crise la plus importante depuis 1929", comme il l'a souligné, le ministre, qui s'exprimait au nom du Gouvernement, a souligné qu'il faudrait "refondre totalement le système financier mondial". "A l'instar de l'ONU, il faudra faire un système de régulation mondial. L'argent fou est la cause aujourd'hui de nos malheurs. Nous n'avons que trop traîné", a-t-il souligné, précisant également que les bonnes règles de gouvernance et de transparence faisaient partie des conditions imposées par la Région pour participer à la recapitalisation, "qui n'aurait pu être possible sans la garantie de la Banque centrale européenne". "Nous allons ramener Dexia vers ses métiers de base et ne plus jouer dans la cour des grands si nous n'en avons pas la capacité", a encore annoncé Jean-Claude Marcourt.Plusieurs parlementaires se sont inquiétés des conséquences de l'opération pour les communes, notamment en ce qui concerne les dividendes. Le ministre n'a pas pu apporter de réponse concrète. "Nous ne savons pas ce qui va arriver. Nous avons sauvé l'entreprise et le personnel. Nous verrons dans les jours et les mois qui viennent comment le système va évoluer", a-t-il remarqué.Le débat parlementaire s'est déroulé dans le calme, chacun saluant l'intervention rapide des autorités. Comme l'a remarqué Hervé Jamar (MR), il n'a donné lieu à aucune "attaque" politique. Le chef de groupe Ecolo s'est cependant demandé comment Dexia avait pu en arriver à une telle situation. "N'y a-t-il là aucun contrôle public? ", s'est-il interrogé en regardant le chef de groupe MR, Serge Kubla, administrateur de Dexia. Son intervention n'a donné lieu à aucune remarque.

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25 juillet 2007

Que l'herbe qui pousse fasse plus de bruit...

La croissance économique meilleure en Wallonie qu'en Flandres

Pour la première fois, le différentiel de croissance entre la Wallonie et la Flandre s'est stabilisé et est même à l'avantage de la première, a expliqué mardi le ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Jean-Claude Marcourt. "La Wallonie est en mouvement: on crée de l'emploi, on réduit le nombre de faillites, les entreprises se parlent, etc.", a souligné le ministre lors de la présentation du bilan de ses trois ans au gouvernement.

Entre 2000 et 2005, la croissance était de 7,7 pc en Wallonie, contre 7 pc en Flandre et 9 pc à Bruxelles. La moyenne belge était de 7,5 pc. Le nombre de faillites s'est également réduit: entre 2005 et 2006, il est passé de 2.294 à 2.177. Le nombre d'entreprises a quant à lui augmenté: de 76.944 en 2005 à 79.129 en 2006.

Avait-il ainsi préparé dignement sa transhumance pour l'Elysette (où beaucoup avaient pronostiqué sa promotion), voire tenté de la justifier, en dressant un sympathique bilan de ses 3 ans à l'Économie et à l'Emploi ?
Avait-il ainsi préparé dignement sa transhumance pour l'Elysette (où beaucoup avaient pronostiqué sa promotion), voire tenté de la justifier, en dressant un sympathique bilan de ses 3 ans à l'Économie et à l'Emploi ? Toujours est-il que Jean-Claude Marcourt a tenu à livrer à la presse, mardi, 36 feuillets ponctuels de chiffres et de réalisations à son enseigne.
Message essentiel du ministre wallon PS : il y a bien sûr "des choses négatives", mais ne taisons pas ce qui va bien. Même si, pour citer un fort sage proverbe, "l'herbe qui pousse fait moins de bruit que l'arbre qui tombe"...
Ainsi, souligne-t-il, le différentiel de croissance entre la Wallonie et la Flandre s'est stabilisé, voire se mettrait à se résorber : entre 2000 et 2005, le "taux d'activité" (un mixte de PIB et d'emplois) a crû de 7,7 pc en Wallonie, contre 7 pour la Flandre. De 2005 à 2006, les faillites ont diminué (de 2294 à 2177) et le nombre d'entreprises a augmenté (de 76944 à 79129). Entre la mi-2006 et la mi-2007, le nombre de demandeurs d'emplois indemnisés est passé sous les 200000 (de 208536 à 197950).
D'ailleurs, "il n'y a pas de fatalité du chômage. D'accord, il n'y a pas d'emploi pour tout le monde; mais des milliers d'emplois sont aujourd'hui vacants". Encore faut-il notamment "améliorer les relations" entre les entreprises et le marché du travail. A cet égard, c'est "une révolution au Forem" que Jean-Claude Marcourt dit avoir initiée : la priorité première de l'organisme doit être la mise à l'emploi - comprenons, en substance : n'enfilons plus formation sur formation sans trop se soucier de leur impact.
Retour, aussi, sur "la vitrine" qu'est le plan Marshall, quasi deux ans après sa sortie, avec une insistance particulière sur l'intervention régionale dans la mise en réseau des acteurs économiques et de recherche. Tisser ces réseaux, par les pôles ou par les clusters, restera un axe essentiel : "Nos entreprises ont toujours trop tendance à exister l'une à côté de l'autre, voire en opposition l'une contre l'autre, alors que leur vraie concurrence se situe à Shanghai ou à Sao Paulo".
Le son de cloche ministériel se prolonge de nombreux autres échos. Ainsi des initiatives pour soutenir l'esprit d'entreprendre, favoriser la transmission d'entreprises, développer les structures publiques d'aides (Sowalfin, Socamut, Sowecsom, Sowaccess, Sofinex, Sogepa, etc.), ou pousser les entreprises à exporter "plus et plus loin".