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21 avril 2008

Vanhengel et Smet, « Flamands de service »

Le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) a qualifié sur son site les ministres bruxellois Guy Vanhengel (Open VLD) et Pascal Smet (SP.A) de « plus faibles représentants flamands dans le gouvernement bruxellois depuis vingt ans » et de « Flamands de service » (en français dans le texte).
Il réagissait ainsi aux réactions "plutôt positives" selon lui de ces deux ministres bruxellois flamands à la proposition des ministres-présidents Rudy Demotte (Région wallonne et Communauté française) et Charles Picqué (Région bruxelloise) de créer une institution francophone gérant les matières communautaires avec un ancrage régional prononcé.
"Que ce plan ne souffle mot du sort des Flamands de Bruxelles ne semble pas les affecter. Nous sommes-nous battus pendant des décennies en faveur de garanties constitutionnelles dans les institutions bruxelloises pour les voir maintenant s'évaporer dans Wallo-Brux? ", lance Eric Van Rompuy.
Le député régional considère ce projet comme une mainmise francophone sur Bruxelles et l'antichambre du séparatisme. Il signifie à ses yeux pour Bruxelles la fin de son statut de capitale des deux communautés.
A l'exception de ceux du CD&V, les chefs de file des formations démocratiques flamandes de l'échiquier politique bruxellois avaient réagi plutôt positivement, jeudi, à la prise de position commune des ministres-présidents wallon et bruxellois au sujet de l'avenir des institutions francophones du pays.

13 décembre 2006

Bruxelles-Ville : mobilité

Le téléjalonnement pour désengorger le centre

Il reste encore des places
Se garer en ville, oui mais où ? Le système indique le nombre d'emplacements disponibles dans les parkings.

Pour trouver une place de parking, le bon réflexe est désormais de regarder vers le haut. Pas parce qu'elles sont chères et qu'il ne reste parfois qu'à espérer qu'il y en ait une qui tombe du ciel, mais, simplement, parce que c'est en levant les yeux que l'automobiliste prêt à manger son volant apercevra les nouveaux panneaux du système de téléjalonnement des parkings. Un système a priori simple et déjà disponible dans toute une série de grandes villes européennes et qui doit permettre à quiconque cherche à garer sa voiture (et est prêt à sacrifier quelques euros) de connaître, en temps réel, le nombre de places disponibles dans l'un des douze parkings de la société Interparking situés dans le Pentagone.
Douze parkings déjà concernés

Selon le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A), 30 % des voitures qui circulent dans le Pentagone sont à la recherche d'une place de parking. « Alors que de nombreux automobilistes cherchent tant bien que mal à se garer sur la voie publique, les parkings publics regorgent de places inoccupées, explique Pascal Smet. Notre objectif, c'est de les guider vers les emplacements libres. »
Les douze parkings actuellement concernés par le projet abritent quelque 7.000 emplacements. Selon le ministre Pascal Smet, les avantages d'un tel système sont multiples : « Les automobilistes savent avant d'arriver dans le centre s'il y a des places disponibles et ils sont dirigés vers le parking le plus proche de leur destination ; ce qui permettra de réduire la pression automobile au centre-ville. »
Comment fonctionne le système ? Concrètement, des panneaux dynamiques ont été disséminés dans et autour du Pentagone en 17 endroits. Un système de comptage, relié au centre bruxellois de gestion du trafic Mobiris, a été installé dans chacun des parkings. Les panneaux, dressés notamment à hauteur de la Petite ceinture et sur les avenues centrales, renseignent le parking le plus proche avec des flèches et indiquent le nombre d'emplacements encore disponibles. Un site web est également mis à jour en temps réel où l'on peut consulter pareilles données (1).
Le projet est le fruit d'un accord entre la Région bruxelloise (frais de matériel technique), la Ville de Bruxelles (financement des boîtiers) et la société Interparking (système de comptage). Pascal Smet voudrait également étendre le projet aux autres exploitants du Pentagone. Une amélioration du système de téléjalonnement est aussi envisagée.
Longtemps bloqué, le dossier a connu un coup d'accélérateur avec le rachat du groupe par Fortis, voici quelques années.
En plus du système de téléjalonnement, la Ville et Interpaking sont appelés à se rapprocher pour travailler sur le futur projet d'extension du parking Poelaert, sous la rue Allard (180 places), dans le cadre du projet de suppression de parking, en surface, place du Sablon.

(1) http://mobiris.irisnet.be/parking/parking_fr.html