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24 juin 2008

Les biens de D'Onofrio saisis par la justice

Luciano D'Onofrio, ancien footballeur professionnel et agents de joueurs, a déjà été confronté plusieurs fois à la justice française et belge, notamment pour des affaires de commissions douteuses.
Les biens immobiliers situés à Liège appartenant à la société Alalunga ont été placés sous saisie conservatoire pénale par le juge d'instruction Philippe Richard, rapporte Le Soir Magazine dans son édition à paraître mercredi. Le bénéficiaire économique d'Alalunga Anstalt, société de droit du Liechtenstein, n'est autre que Luciano D'Onofrio, vice-président du club de football du Standard de Liège.
Une instruction a été ouverte il y a 4 ans à Liège au sujet de soupçons concernant des cas de blanchiment d'argent dans la gestion du Standard de Liège. L'affaire porterait sur 5 millions d'euros.
Cette saisie a été signifiée par huissier le 6 juin dernier. Elle concerne un hôtel particulier situé dans le centre de Liège et trois maisons, toutes situées à Ans. La saisie conservatoire pénale court sur une période de 5 ans.
Le gestionnaire de la société Alalunga est Maurizion Delmenico, un réviseur d'entreprises suisse qui fut un temps administrateur du Standard de Liège. Son nom est également apparu dans le procès des transferts à l'Olympique de Marseille. Il était gestionnaire de la société IAM (International Administration Management) basée au Liechtenstein et par laquelle transitaient une partie des commissions occultes versées dans le cadre des transferts des joueurs, indique Le Soir Magazine. La demande de permis d'urbanisme pour la rénovation de l'hôtel particulier de Liège a également été déposée à son nom, bien qu'il soit habité par Luciano D'Onofrio.
Contacté par l'agence BELGA, Me Paul Delbouille, le conseil de Luciano D'Onofrio, n'a pas souhaité faire de commentaires. "Il s'agit d'une suite d'enquête. Ce type de mesure est un des avatars qui font partie de l'enquête", a-t-il remarqué. Concernant la présence de Luciano D'Onofrio au sein d'Alalunga Anstalt, il a souligné que ces éléments étaient une des composantes du dossier mais "qu'il ne s'agit pas d'une évidence".
Luciano D'Onofrio, ancien footballeur professionnel et agents de joueurs, a déjà été confronté plusieurs fois à la justice française et belge, notamment pour des affaires de commissions douteuses. On lui reproche également ses liens étroits avec Luciano Moggi, ancien directeur de la Juventus de Turin impliqué dans le scandale des matchs truqués en Italie. Cette relation avait mené à des perquisitions au Standard de Liège.

17 octobre 2007

Deux ans de prison pour Luciano D'Onofrio

En première instance à Luciano D'Onofrio avait été condamné à la même peine de prison, plus une amende de 375.000 euros et une interdiction d'exercer pendant cinq ans une activité liée au football.
L'ancien agent de joueurs Luciano D'Onofrio, actuellement vice-président du Standard de Liège, a été condamné mercredi en appel à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, dans l'affaire des transferts suspects au sein de l'Olympique de Marseille de 1997 à 1999.
En première instance à Luciano D'Onofrio avait été condamné à la même peine de prison, plus une amende de 375.000 euros et une interdiction d'exercer pendant cinq ans une activité liée au football.
L'actionnaire principal de l'OM, Robert Louis-Dreyfus, également actionnaire du Standard, poursuivi pour abus de biens sociaux et qui visait la relaxe, a été condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à dix mois de prison avec sursis et à une amende de 200.000 euros, soit une peine inférieure aux trois ans avec sursis prononcés en première instance.
L'avocat général Jean-Philippe Mescle avait requis le 20 juin contre "RLD", absent mercredi pour cause de déplacement professionnel en Chine, la même peine que celle prononcée en première instance en juin 2006, soit trois ans avec sursis.
L'ancien entraîneur de Marseille Rolland Courbis a pour sa part été condamné à deux ans de prison ferme, soit une peine inférieure à celle de 3 ans et demi ferme prononcée en première instance. Courbis, actuel entraîneur de Montpellier (2e div. française), poursuivi notamment pour complicité d'abus de biens sociaux, a également été condamné à 200.000 euros d'amende par la cour d'appel.
L'avocat général avait requis contre lui les mêmes peines qu'en première instance, soit trois ans et demi ferme (dont 18 mois de révocation partielle de sursis lié à l'affaire des caisses noires du club français du SC Toulon à la fin des années 1980), cinq ans d'interdiction d'exercer une activité liée au football et 375.000 euros d'amende.
"Globalement satisfaits"
La peine de deux ans ferme contre l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille se décompose en un an ferme et un an de révocation de sursis. "Je suis satisfait d'avoir été entendu partiellement et de pouvoir continuer à exercer mon métier, a réagi Rolland Courbis devant la presse. Pour ce qui est de la peine de prison, nous allons discuter avec nos avocats".
Ceux-ci espèrent que le fait qu'il ait fait de la détention préventive dans le cadre de l'affaire des caisses noires du Sporting de Toulon pourra leur permettre de négocier une réduction de peine, lui permettant de continuer à exercer son métier d'entraîneur.
"On est plutôt globalement satisfaits. Ce délibéré montre que Rolland Courbis peut être encore utile au football", a déclaré Me Olivier Martin précisant qu'il se donnait "un délai de réflexion" concernant un éventuel pourvoi en cassation.
"Je suis sûr qu'il va finir la saison avec nous", a affirmé Michel Mézy, conseiller du président du club de Montpellier, Louis Nicollin. L'agent de joueurs Gilbert Sau a été condamné à 18 mois ferme.-