09 novembre 2006

9 novembre 89

L'Allemagne célèbre ce jeudi le 17e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

Le monde "libre", se souvient d'une page qui s'est tournée dans l'histoire allemande.
Le soir du 9 novembre 1989, le Mur de Berlin est tombé. Sous les pleurs et les acclamations de joie des Berlinois de l'Est et de l'Ouest, comme sous les yeux ébahis de la communauté internationale disparaissait ainsi la frontière qui avait divisé Berlin et l'Allemagne pendant 28 ans. Qui a oublié les images des pans de Mur en train de s'écrouler dans la liesse populaire, des Berlinois tombant dans les bras les uns des autres et dansant sur ce qui était en train de devenir un vestige de la Guerre froide, et onze mois plus tard, l'Allemagne se réunifiait.

Quelques dates importantes qui retracent l'histoire de ce mur:

13 août 1961 : Une frontière de béton scelle la division de l'Europe. Mais comment en est-on arrivé là? De 1961 à 1989, le Mur de Berlin a divisé l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est. Il était cependant bien plus qu'une ligne de démarcation entre deux Etats : l'incarnation de la division politique du continent européen à l'heure de la Guerre froide.
L'édification de ces immenses pans de béton devait rendre imperméable la frontière entre l'Europe centrale et orientale communiste et l'Europe occidentale démocratique. A proprement parler, l'histoire du Mur commence le 8 mai 1945, avec la capitulation sans condition de l'Allemagne. Le pays est alors divisé en quatre zones d'occupation, plus Berlin, conformément aux accords passés entre les quatre puissances.
L'ancienne capitale du Reich hitlérien est elle aussi divisée en quatre secteurs, dont la responsabilité échoit aussi respectivement aux Etats-Unis, à l'Union soviétique, à la Grande-Bretagne et à la France, réunis au sein d'une Kommandantur Interalliée. Mais les tensions entre les grandes puissances s'accroissent à mesure que s'éloigne la Seconde Guerre mondiale. La Guerre froide commence, et Berlin va très rapidement devenir un enjeu majeur dans le conflit est-ouest qui se dessine, le point névralgique de la Guerre froide en Europe La coopération entre les quatre puissances occupantes prend fin en 1948, lorsque l'Union soviétique suspend sa participation au sein du Conseil de Contrôle Allié et de la Kommandantur Interalliée. Les tensions s'accentuent: c'est le blocus de Berlin.

Du 24 juin 1948 au 12 mai 1949, l'Union soviétique coupera toutes les communications terrestres entre Berlin-Ouest - enclavée au sein de la zone d'occupation soviétique - et les zones d'occupation occidentales. Les habitants de Berlin-Ouest ne devront leur subsistance qu'à un gigantesque pont aérien, grâce auquel les puissances occidentales approvisionnèrent la ville. Moscou renonça au blocus, mais celui-ci accéléra la division. La même année, en 1949, chacun des deux Etats allemands - la République Fédérale d'Allemagne (RFA) à l'ouest et la République démocratique allemande (RDA) à l'est - voit le jour. A la fois vitrine officielle de chacun des deux systèmes et enclave occidentale en terrain communiste, Berlin n'en demeure pas moins un point de passage entre les deux Allemagne, et un point de cristallisation et de tensions.

Le 17 juin 1953, un soulèvement populaire éclate à Berlin-Est. Il sera écrasé dans un bain de sang par les chars soviétiques. Durant les années 1950, de nombreux habitants de la RDA profitent de la situation de Berlin pour fuir la RDA, et échapper à la pression politique et économique du régime. Cet exode massif de l'est vers l'ouest s'apparente à une hémorragie qui s'épanche au travers de l'enclave de Berlin.

Le 15 juin 1961, Walter Ulbricht, Président du Conseil en RDA, déclare encore dans une conférence de presse que " personne n'a l'intention d'ériger un mur ". Mais le 12 août 1961, le Conseil des ministres de la RDA décrète la fermeture de la frontière tout autour de Berlin-Ouest. Walter Ulbricht signe une directive visant à séparer de l'Ouest Berlin-Est et la RDA : il faut " mettre un terme aux activités belliqueuses des forces revanchardes et militaristes de l'Allemagne de l'Ouest et de Berlin-Ouest " et, à cette fin, " assurer à la frontière avec Berlin-Ouest une surveillance fiable et un contrôle efficace, afin de barrer la route aux menées subversives ".

En clair : les citoyens de la RDA ne peuvent plus franchir la frontière que munis d'une autorisation spéciale. Plus de deux millions et demi ont déjà fui le régime totalitaire depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il s'agira donc de construire une muraille de 43 kilomètres pour stopper l'hémorragie vers Berlin-Ouest La construction du Mur de Berlin débute dans la nuit du 12 au 13 août 1961. A minuit, des policiers et des soldats de la Volksarmee (Armée nationale Populaire) commencent à arracher des pavés, à dérouler des fils barbelés, et à installer des pieux et des barricades. Des chars patrouillent dans les quartiers avoisinant les trois secteurs occidentaux. La circulation du métro est interrompue entre les deux parties de la ville. De part et d'autre, les Berlinois regardent, déconcertés et bouleversés, les barrages se dresser. Le Bourgmestre de Berlin, Willy Brandt, déclare le soir même dans son discours à la Chambre des députés de Berlin :

"Le Sénat de Berlin lance à la face du monde entier une accusation contre les
mesures illégales et inhumaines prises par ceux qui divisent l'Allemagne, qui
oppriment Berlin-Est et menacent Berlin-Ouest ."

Il suffit de quelques jours pour que surgisse sur plus de 43 km une muraille en béton haute de quatre mètres. Elle est flanquée, du côté est, de clôtures en grillage, de fossés anti-char et anti-véhicule, de dispositifs d'alarme, de chemins de ronde, éclairée par d'innombrables projecteurs, couronnée par des miradors et surveillée jour et nuit par des soldats et des chiens policiers. Les dirigeants de la RDA ont créé le " ruban de la mort " (Todesstreifen). Son franchissement s'avère une entreprise mortelle. Le Mur coupe 193 rues principales et adjacentes. Les mesures de bouclage entraînent également la fermeture de huit lignes de train urbain et de quatre lignes de métro. Dans le secteur soviétique, la totalité des 48 stations de train urbain ainsi que 13 stations de métro sur 33 sont fermées à la circulation inter secteurs. Avant le 13 août 1961, la limite entre les secteurs pouvait être franchie en 81 points de passage. A partir du 13 août, 69 de ces points sont murés ou fermés par des barbelés. Le 14 août, la porte de Brandebourg est murée. 9 novembre 1989 : le mur tombe!... Mais pourquoi?

Le 9 novembre 1989, le Mur qui divise Berlin, l'Allemagne et l'Europe depuis 28 ans s'écroule. Il est près de 19 heures lorsque Günter Schabowski, membre du Politbüro du parti SED, annonce devant les caméras de télévision, au cours d'une conférence de presse internationale, un nouveau règlement qui autorise la possibilité pour les citoyens de RDA de demander des visas pour la RFA. Un journaliste italien lui demande à partir de quand cette mesure prend effet. Il répond que, à sa connaissance, elle entre en vigueur "immédiatement, sans délai ". La nouvelle n'était pas autorisée telle quelle par le gouvernement de la RDA, mais elle se répand comme une traînée de poudre dans toute la RDA.
Elle conduit à l'ouverture des postes frontières à Berlin. Le Mur s'écroule. Le slogan si célèbre, scandé lors des manifestations des derniers mois prend alors tout son sens:"Nous sommes le peuple". Cette date historique avait été précédée par des fuites massives de RDA durant l'été 1989. 6.000 citoyens d'Allemagne de l'Est se sont alors réfugiés à l'Ambassade de RFA à Prague. Par milliers, ils ont franchi la frontière austro-hongroise, ouverte depuis septembre aux émigrés de la RDA.Simultanément, une vague de protestations s'élève aux cris de :

"Nous sommes le peuple" (" Wir sind das Volk ").

Lors de ces manifestations, l'opposition interne à la RDA qui veut défendre les droits civiques exprime pour la première fois publiquement ses critiques et ses revendications. Les " manifestations du lundi " (Montagsdemonstrationen) à Leipzig en sont restées le symbole. Ces deux facteurs font chanceler les structures de la RDA. De surcroît, on s'aperçoit rapidement que, cette fois-ci - contrairement à 1956 en Hongrie, 1968 à Prague ou 1980 en Pologne - l'Union soviétique ne songe pas à réprimer les manifestations par la force. Sous la pression de la "révolution douce ", les dirigeants de la RDA démissionnent. Ce renversement pacifique en RDA ouvre la voie à la réunification des deux Etats allemands - ce que beaucoup ne croyaient plus possible. Elle est précédée par les premières élections libres de la Chambre du peuple en RDA, le 18 mars 1990, par la signature du Traité sur l'union monétaire, économique et sociale le 18 mai 1990 et par celle du " Traité 2 + 4 sur le règlement final relatif à l'Allemagne " le 12 septembre 1990. La nuit du 3 octobre 1990, des milliers de personnes peuvent célébrer la réunification, devant le bâtiment du Reichstag à Berlin.
L'unité étatique de l'Allemagne est rétablie après plus de quatre décennies.

Pendant ce temps,

le plus célèbre des espions de l'ex-RDA communiste, Markus Wolf, est décédé dans son sommeil dans la nuit de mercredi à jeudi à l'âge de 83 ans à Berlin, a annoncé son entourage. Markus Wolf, considéré comme l'un des plus grands espions de l'époque de la Guerre froide, a dirigé de 1958 à 1987 les services de renseignement extérieurs de la Sécurité d'Etat est-allemande (Stasi), animant un réseau de quelque 4.000 agents hors de RDA.

Après avoir été pendant 30 ans "l'homme sans visage" des services d'espionnage de la RDA, Markus Wolf s'était réfugié après la Réunification d'abord en Russie, où il avait grandi après avoir quitté l'Allemagne avec sa famille juive communiste en 1933, puis brièvement en Autriche, avant de se rendre de son plein gré à la justice allemande en septembre 1991. En 1993, il écopait de six ans de prison pour "trahison" devant un tribunal de Düsseldorf (ouest), une peine qu'il n'a jamais purgée, la Cour constitutionnelle allemande ayant annulé en 1995 toutes les poursuites pour espionnage contre des centaines de responsables des services secrets de RDA.

En 1997, il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis pour séquestrations pendant la Guerre froide. Wolf avait également fait de nombreux brefs passages en prison, à chaque fois pour avoir refusé de témoigner dans des procès pour espionnage. Il a toujours réfusé de dénoncer les agents qui travaillaient pour lui. L'ancien maître-espion vivait depuis de ses conférences sur l'espionnage et de ses livres, dont un sur la cuisine russe. Jusqu'à sa mort, il a dénoncé une "justice de vainqueurs" qui avait voulu faire de lui "le symbole du mal", alors qu'il n'avait fait que servir un Etat souverain. L'un des faits d'armes de Wolf restera le recrutement de Günter Guillaume, l'homme de confiance de Willy Brandt, qui provoqua la chute du chancelier social-démocrate de la RFA, quand il fut découvert en 1974.

Il a également avoué que la chute du Mur et la réunification de l'Allemagne avaient été "une surprise" pour lui et qu'il continuait à croire aux "idéaux du socialisme". Ces idéaux, qui avaient été "déformés à l'époque de Staline et plus tard", continueront à se développer "pour se manifester sous une nouvelle forme", avait-il prédit. Markus wolf était le fils du romancier Friedrich Wolf. Son frère, Konrad, était réalisateur au cinéma de la Defa, les studios étatiques de cinema de la RDA.

et aussi, Günter Grass s'excuse.

L'écrivain et prix Nobel de littérature allemand Günter Grass qui a reconnu l'été dernier son enrôlement dans les Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale a fait son mea culpa dans une lettre publiée jeudi par le journal israélien Haaretz. "J'étais jeune et je n'ai pas cherché à poser des questions. Au lieu de cela j'ai cru aveuglément que l'Allemagne, jusqu'à sa capitulation sans condition, avait raison de faire la guerre. Et c'est ainsi que j'ai suivi, moi aussi, le chemin de centaines de milliers d'Allemands de mon âge", écrit Günter Grass.

La lettre a été adressée en octobre à l'institut universitaire de Natanya qui a annulé la remise du titre de docteur Honoris Causa à l'écrivain suite à la confession de son passé SS. Günter Grass, à la demande de l'institut, a accepté que sa lettre soit publiée, souligne le journal. "Je suis conscient des plaies béantes que le sigle SS ouvre dans les souvenirs de beaucoup des habitants d'Israël et c'est pourquoi je porterai dorénavant et jusqu'à la fin de mes jours sur le front la marque de Caïn de ce double "S", affirme Günter Grass.

"Je voudrais toutefois seulement demander que l'ensemble de ma vie, riche en
rebondissements depuis mes 17 ans et l'ensemble de mon oeuvre en tant
qu'écrivain, artiste et citoyen engagé dans son pays, soit prise en contrepartie
en considération"

, conclut l'écrivain. L'écrivain, engagé à gauche, avait admis en août son enrôlement dans les Waffen-SS à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu'alors, l'auteur du "Tambour" affirmait seulement avoir fait partie de la défense anti-aérienne en 1944 avant d'être fait prisonnier par les Américains.

Les ministres de la Justice et les pressions des états autoritaires

par Anne MorelliLa Libre Belgique 24/10/2006


Dans les affaires d’extradition qui l’ont opposé à des régimes
dictatoriaux, Paul-Emile Janson a démontré plus d’une fois sa droiture et sa
réelle liberté d’esprit.
La ministre de la Justice, dont les complaisances
envers le régime turc sont flagrantes, serait bien inspirée par le courage de
ses prédécesseurs dont Paul-Emile Janson en matière d’extradition.


Dans l’entre-deux-guerres les États autoritaires (l’Allemagne nazie, l’Italie de Mussolini…) ne manquent pas de faire pression sur les ministres belges de la Justice pour que des antinazis allemands ou des antifascistes italiens soient traités ici avec la plus grande rigueur voire extradés vers leur pays d’origine.Ainsi l’Italie introduit en 1925 contre un socialiste du nom de Cappa une demande d’extradition pour des délits de droit commun. Malgré l’avis favorable donné par la magistrature, le ministre de la Justice, Masson à l’époque, estimant que l’Italie reprochait à Cappa des délits en réalité politiques, ne veut pas suivre cet avis et son extradition est refusée.En 1928, c’est un anarchiste du nom de Gasperini que l’Italie réclame. Gasperini avait été condamné à vingt ans de prison en Italie pour complicité dans le meurtre perpétré en août 1921 contre un fasciste ayant participé à une « expédition punitive » à Castiglioni dei Pepoli (Emilie).

Le principe de son extradition avait été accepté par la Cour d’appel de Liège mais les antifascistes belges – des libéraux aux communistes – s’étaient élevés contre cette décision et les jeunes libéraux avaient adopté à l’unanimité un ordre du jour demandant que la Belgique refuse cette extradition, conformément à ses traditions séculaires d’hospitalité. Le ministre de la Justice P. E. Janson refusa effectivement de le livrer à la justice italienne.
Le cas BartolomeiC’est cependant la menace d’extradition pesant sur Angelo Bartolomei qui fit couler le plus d’encre.

Angelo Bartolomei était un meneur anarchiste qui, à cause de ses opinions, avait été persécuté par les fascistes de son village de Scarlino. Il avait tenté en vain de s’évader d’Italie et avait dû vivre dans la clandestinité jusqu’au moment où il avait enfin réussi à s’exiler en 1922, d’abord en Tunisie puis en France.Ouvrier aux usines de De Wendel à Jœuf en Lorraine, il n’avait pas renoncé à ses convictions et, à cause de cela, sa famille en Italie continuait à être inquiétée par les fascistes.
En Lorraine, Bartolomei est à nouveau confronté à la puissance fasciste à travers le prêtre Caravadossi. Celui-ci, membre de l’œuvre Bonomelli, est surtout un agent fasciste très actif. Il embrigade les enfants d’origine italienne dans un groupe « balilla » et dénonce à la police française les antifascistes comme agitateurs. Chargé des affaires consulaires pour Jœuf, c’est Caravadossi que Bartolomei vient trouver pour le renouvellement de son passeport. Le prêtre fasciste met à ce renouvellement la condition expresse que l’anarchiste dénonce auparavant un certain nombre de ses camarades.Bartolomei, que l’avocat socialiste liégeois Léon Eli Troclet me décrivit en 1979 comme un homme d’une grande douceur, préfère être meurtrier d’un fasciste que traître et abat, le 18 novembre 1928, le provocateur.
Après le crime, il s’enfuit à pied en Belgique et se réfugie à Flémalle-Haute où il y avait un noyau d’anarchistes. Là, il est arrêté par hasard parce qu’un gendarme, avec qui il passait un portillon à la gare, voit la forme de son revolver à travers ses vêtements.Malgré la plaidoirie de L. E. Troclet, la Cour d’appel de Liège ne reconnaît pas au meurtre du prêtre un caractère politique et émet un avis favorable à l’extradition de l’anarchiste italien vers la France qui le réclame. L’Italie appuie cette demande d’extradition.
Les milieux antifascistes italiens et la gauche belge se mobilisent pendant l’été 1929 en faveur d’Angelo Bartolomei, oubliant leurs divisions. Ils dénoncent la collusion de la police belge et des polices fascistes et le risque de soumission du gouvernement belge aux ordres de l’Italie de Mussolini. Finalement le ministre libéral de la Justice Paul-Emile Janson ne tint pas compte de l’avis de la Cour d’appel de Liège et refusa à la France l’extradition de Bartolomei.
Le 12 février 1930 Janson écrit à l’ambassadeur d’Italie –qui avait naturellement beaucoup insisté pour que Bartolomei soit extradé– pour justifier son refus. Angelo Bartolomei est remis en liberté en mars 1930.L’ambassadeur d’Italie estima que Janson avait ainsi couvert un vulgaire délit de droit commun et encouragé des crimes à venir. La décision de P.-E. Janson, couverte par son Premier ministre, sera vivement contestée en Italie et formera un point du contentieux italo-belge. Lors de la visite officielle du prince Umberto en Belgique, l’attitude de Janson –ressentie comme antifasciste– lui vaudra d’être le seul ministre belge à ne pas être décoré par l’héritier du trône d’Italie !

En conscience et en sachant les difficultés diplomatiques que cela va créerDans les affaires d’extradition qui l’ont opposé à des régimes dictatoriaux, Paul-Emile Janson a démontré plus d’une fois sa droiture et sa réelle liberté d’esprit.Son opposition à l’extradition de l’anarchiste italien Bartolomei, par exemple, que je viens d’évoquer, est une décision prise par Janson en conscience et tout en sachant qu’elle va créer à la Belgique des difficultés diplomatiques et à lui-même de coriaces inimitiés. Il faut en outre insister sur le fait qu’il prend cette décision en faveur de personnes dont lui, grand libéral, ne partage absolument pas les projets politiques.

Janson est par trois fois ministre de la Justice dans l’entre-deux-guerres : de 1927 à 1931 (gouvernement Henri Jaspar), de 1932 à 1934 (cabinet de Broqueville) et de 1939 jusqu’à l’invasion de la Belgique. Il est fréquemment confronté aux questions d’expulsions politiques et d’extraditions. Il assure devant la Chambre le 8 mai 1928 :Je reconnais évidemment que dans certains cas la décision à prendre est délicate et je me fais scrupule, (…) de ne prendre aucune décision avant d’avoir reçu des renseignements que je puisse contrôler. J’ajoute qu’à diverses reprises, en présence de certains doutes qui m’assaillaient et ne voulant pas rejeter peut-être vers le désordre et la révolte des hommes qui n’avaient pas été coupables, je les ai fait avertir en leur disant : «Je vous donne un dernier délai : si vous ne vous tenez pas tranquilles, vous serez immédiatement expulsés». L’année suivante (12 février 1929), après avoir rappelé les devoirs auxquels les étrangers doivent se soumettre en Belgique, Janson rappelle combien sa tâche est délicate :J’hésite parce que je me dis : Voilà un homme encore jeune ! Ce n’est pas un heureux de l’existence ; il est aigri, il est exaspéré, il est communiste, révolutionnaire, anarchiste ; il est en marge de la société ; la vie, les circonstances, le réconcilieront peut-être avec cette société ; mais si je l’expulse, je vais le rejeter dans l’armée des révolutionnaires et des insurgés ! Et j’hésite ! Croyez-vous que je n’éprouve pas, autant que n’importe qui, des scrupules de conscience et de pénibles perplexités ?

Fréquemment interpellé sur les expulsions d’étrangers, Janson explique chaque fois, avec des accents très sincères, les scrupules qui l’assaillent devant chaque cas soumis à son attention et rappelle qu’il a résisté aux insistances des gouvernements fascistes qui voulaient faire extrader des ressortissants ayant trouvé refuge en Belgique et accusés dans leur pays de crimes en réalité politiques.Au lendemain de son départ du ministère de la Justice, le 17 juin 1934, Emile Vandervelde qui n’était pas du même parti que lui, écrivait dans Le Peuple : Je rends simplement hommage à la vérité en disant que, dans les cas qui lui étaient soumis, l’homme de grand cœur qu’est P.-E. Janson n’était pas seulement consciencieux mais humain.Est-ce cette fermeté face aux dictatures qui décida de sa fin ?En 1943 il est arrêté par les Allemands dans le Sud de la France où il s’était réfugié. Il est déporté alors qu’il a déjà plus de soixante ans, au camp de Büchenwald où il décède.

Dans l’affaire Bartolomei il n’avait pas hésité à résister aux pressions de l’Italie fasciste alors qu’Angelo Bartolomei avait bien tué, qu’il n’était pas Belge et qu’il était réclamé par un pays démocratique, la France.Bahar Kimyongur (réclamé par la Turquie et qui a déjà une fois risqué d’être livré par la Belgique au régime d’Ankara) n’a tué personne, est Belge, né en Belgique, et est réclamé par un pays autoritaire bien connu pour les mauvais traitements qu’il inflige à ses détenus.Les complaisances de la ministre de la Justice envers le régime turc sont flagrantes. Bien sûr on pourra argumenter en sa faveur qu’au contraire du ministre libéral Janson qui n’avait pas d’électorat italien soutenant le régime de Mussolini à flatter, elle a espéré par ces complaisances gagner une place de bourgmestre à Schaerbeek.Elle est assurée en tous cas de ne pas être déportée un jour dans un camp comme celui de Büchenwald en raison d’une trop grande fermeté face au régime turc…

Anne Morelli, historienne U.L.B.

Des "Charles"

Charles Michel
Profession : Député – (futur) bourgmestre MR de Wavre , 30 ans

Signes particuliers : Fils prodige de Big Loulou, Charlie a gravi les échelons à une vitesse fulgurante. De quoi faire dire à ses adversaires qu’il n’est qu’un petit roquet. Insouciant, l’ex-ministre un peu trop vert poursuit sa route, le pouvoir en tête…

Ministre à 24 ans, bourgmestre à 30 : vous sautez les étapes d’un parcours classique ? Je prends plaisir à rectifier l’info. J’étais le plus jeune ministre de
l’histoire du pays, mais aussi conseiller provincial à 18 ans et demi, et le
plus jeune avocat du Barreau de Bruxelles, à 22 ans. Et ce n’est pas mon père qui a passé les examens à ma place



Charles Picqué

héraut de l'islamophobie populiste depuis le milieu des années 1980 ...


Charles de Gaulle (né le 22 novembre 1890 à Lille, Nord - mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, Haute-Marne) était un officier général et homme d'État français, qui fut, depuis son exil à Londres, le "chef de la Résistance" à l'occupation allemande de la France pendant la Seconde guerre mondiale (France libre), puis devint président de la République de 1958 à 1969.

KPMG heeft in 2001 wel alarmbel geluid rond Sabena

"KPMG a, dès 2001, effectivement averti des problèmes concernant la continuité des activités de la Sabena", a affirmé mercredi la société spécialisée dans le révisorat d'entreprise, réagissant ainsi à la citation à comparaître lancée mardi par la curatèle de l'ancienne compagnie.

"KPMG regrette la faillite pour le personnel de la Sabena et toutes les autres personnes concernées, mais réfute toutes les accusations et prétend ne pas porter la responsabilité du déroulement des événements", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Selon KPMG, la déclaration relative aux comptes annuels de l'exercice 2000 - datée du 28 mars 2001 - souligne "l'existence d'un problème significatif en matière de continuité de l'entreprise dans une note explicative qui faisait incontestablement référence à la disponibilité ultérieure indispensable de moyens financiers suffisants et à la nécessité de l'exécution intégrale et immédiate du plan de restructuration Blue Sky, comme conditions permettant la continuité de la Sabena".

"Sur base des faits, nous avons émis un avis professionnel et judicieux quant à la continuité de la Sabena, conformément aux International Standards on Auditing (ISA)", a encore indiqué Peter Berger, réviseur chez KPMG Belgique.

Ce dernier a par ailleurs expliqué dans les colonnes du Standaard que, selon les normes comptables belges et internationales, KPMG ne pouvait émettre de déclaration de rejet tant qu'il existait un espoir raisonnable de survie pour la compagnie. Il a également pointé du doigt les attentats du 11 septembre, que personne ne pouvait prévoir, et leur influence négative sur le secteur aérien.

La faillite de la Sabena a été déclarée le 7 novembre 2001, causant la perte de quelque 7.000 emplois. Mardi, la curatelle de la compagnie a cité à comparaître KPMG, lui reprochant notamment de ne pas avoir tiré la sonnette d'alarme dans les mois qui ont précédé le désastre. BELGA


KPMG heeft in 2001 wel alarmbel geluid rond Sabena

BRUSSEL - De bedrijfsrevisoren van KPMG zeggen woensdag in een mededeling wel degelijk in 2001 te hebben gewaarschuwd dat er problemen dreigden voor de continuïteit bij Sabena. De bedrijfsrevisor reageert hiermee op de dagvaarding door de curatele van Sabena.
,,In een verklaring bij de jaarrekening 2000 -op 28 maart 2001- is in een toelichtende paragraaf gewezen op een betekenisvol probleem voor de bedrijfscontinuïteit van Sabena. Daarbij is de noodzaak onderstreept van voldoende financiële middelen en het integraal en onmiddellijk uitvoeren van het voorgestelde Blue Sky herstructureringsplan'', zo staat woensdag in een mededeling van KPMG.

Sabena werd op 7 november 2001 failliet verklaard. Meer dan 7.000 personeelsleden verloren hun baan. De curator heeft eerder deze week KPMG gedagvaard omdat die als bedrijfsrevisor niet aan de alarmbel zou hebben getrokken.
SDW


Curator Sabena dagvaardt KPMG op de valreep

De bedrijfsrevisoren, die de boeken van Sabena nakeken, hebben fouten gemaakt. Dat zegt Sabena-curator Christian Van Buggenhout.
DE curatoren van Sabena, onder wie Christian Van Buggenhout, hebben gisteren de bedrijfsrevisoren Michel Delbrouck, Pierre Berger en KPMG - de werkgever van Berger - voor de Brusselse handelsrechtbank gedagvaard. Een bedrijfsrevisor heeft als taak om de jaarrekeningen te controleren en daarbij eventueel opmerkingen te maken. De bedrijfsrevisoren van Sabena zijn in 2001, in de maanden voor het faillissement, volgens Van Buggenhout in de fout gegaan. Begin februari werd bij de luchtvaartmaatschappij, die toen al in moeilijkheden verkeerde, een bijzondere algemene vergadering gehouden. Die moet, in het kader van de zogenaamde alarmbelprocedure, bij elkaar komen als een onderneming in zware financiële moeilijkheden verkeert om te beslissen over de continuïteit van de onderneming. Tijdens die vergadering werd beslist om Sabena verder te laten leven, maar de maatschappij grondig te herstructureren en te herkapitaliseren. Blue Sky heette het herstructureringsplan dat Sabena er weer bovenop moest helpen. Een belangrijke rol was weggelegd voor Swissair. Door het zogenaamde Airline Management Partnership (AMP) zou heel wat geld bespaard worden. AMP was de vennootschap die SAirgroup en Sabena in 1999 hadden opgericht voor het gezamenlijke beheer van hun netwerken. De planning was dat de twee door AMP op jaarbasis 100 miljoen euro zouden besparen. Daarnaast zouden de Zwitsers allerlei filialen van de Sabena-groep overnemen, zodat bij Sabena extra geld in het laatje kwam. ,,Maar de weken nadien werd al onmiddellijk duidelijk, onder meer in krantenartikelen, dat de Zwitsers die engagementen nooit zouden nakomen. Ze zaten toen zelf al in zware moeilijkheden'', zegt Van Buggenhout. ,,Dat die engagementen niet haalbaar zijn, blijkt ook al uit het jaarverslag dat uitkwam op 26 maart 2001. Toch tekenen de revisoren op 28 maart voor de continuïteit, zich baserend op het Blue Sky-plan. Als ze dat niet gedaan hadden, was veel sneller duidelijk geworden dat de situatie urgent was. Dan was op dat ogenblik de regering al duidelijk gemaakt dat ze niet moest rekenen op de Zwitsers en was wellicht het klimaat geschapen om echt grondig te herstructureren. Wie weet had Sabena dan gered kunnen worden.'' Van Buggenhout moest de vordering uiterlijk vandaag indienen of ze zou verjaard zijn. Vandaag is het precies vijf jaar geleden dat Sabena failliet ging. ,,Ik heb tot de laatste dag gewacht omdat ik nu alle elementen heb, ook uit Zwitserland, om een sterk dossier te maken.'' De rechter zal nu in eerste instantie moeten uitmaken of de revisoren effectief in de fout zijn gegaan. Hoeveel de schadevergoeding bedraagt die daar eventueel uit voortvloeit, weet Van Buggenhout niet. ,,Specialisten zullen moeten uitmaken wat er gebeurd zou zijn mochten de revisoren correct gehandeld hebben. Op basis daarvan zal de schadevergoeding bepaald worden.''
Van onze redacteur Christof Vanschoubroek


08 novembre 2006

Dossier 'SABENA', selon V. Decroly

Enquête parlementaire 'Sabena'- analyse par Vincent Decroly - site à consulter !

Voir aussi la "compilation Sabena" - "La Sabena disparaissait il y a 5 ans" , sur ce site.

et comme partout sur ce site "Collector", ... un p'tit bonus caché (écrit en petits caractères)

Carnet de vol d'un passager clandestin - 1
(29.05.02)


Carnet de vol d'un passager clandestin (1)
L'ancienne dirigeante du département commercial : "ça, ça n'est pas possible, ils n'ont pas fait leurs comptes !" - Les pilotes descendus en flammes par un pilote de chasse - Problèmes de taux d'occupation à la commission aussi.


Vincent Decroly, le 29 mai 2002.

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"Les gouvernements belges ont sous-estimé leur patrimoine Sabena"

"Déjà au début des années 90, nous avions le sentiment que les autorités politiques voyaient la Sabena comme un problème et non comme un atout. A leurs yeux, notre pays n'avait plus besoin d'une compagnie nationale. Il fallait donc s'en débarrasser et la privatiser, quel que soit le partenaire. C'était évidemment une option. Mais après l'échec de deux partenariats (KLM/British Airways/Sabena, puis Air France/Sabena), n'y avait-il pas à la remettre en cause ? Ou à trouver un partenaire dont la motivation aurait dépassé l'objectif de neutraliser un concurrent ?"


Membre du Management Committee pressentie un moment pour en prendre la tête, Mme Bernadette Franzi fut responsable du département commercial de 1990 à 1996. On attendait d'elle la mise en cause du style managérial suisse et elle est venue : le "despotisme" des responsables de Swissair a bien été critiqué.

Mais ce qu'elle a évoqué à plusieurs reprises, c'est le fatalisme du Conseil d'administration, paralysé par le choix de son actionnaire majoritaire (le gouvernement belge) en faveur du largage de la Sabena. "Nous avons abandonné la gestion aux Suisses", lui a avoué le président du CA, qu'elle avait rencontré peu avant d'être limogée sur ordre de Zurich.

Mme Franzi estime qu'à son arrivée, la compagnie présentait "un niveau de performance technique excellent, mais un dispositif commercial datant de l'Expo 58". Elle a défendu les meilleurs résultats commerciaux engrangés sous sa houlette. Mais à son avis, "le monde politique et médiatique a sous-estimé la valeur de la compagnie, de la culture d'entreprise et des compétences qu'elle avait accumulées". Au moment précis où ce début d'amélioration et les perspectives de développement d'un "hub" (plateforme de transit) à Zaventem lui attiraient la convoitise de compagnies américaines comme Delta Airlines.

Très "dame de fer", le témoin a aussi incriminé les organisations syndicales : "Les grèves de 1995 auraient dû fournir l'occasion d'une thérapie de choc, mais on n'a pas osé aller jusqu'au bout. C'est pourtant de cela que la compagnie aurait eu besoin pour que puissent enfin être rediscutés les volets les plus sclérosants des conventions collectives de travail". Néanmoins, a observé Mme Franzi, si l'opposition syndicale a lourdement pesé à certains moments, elle n'a pas été un facteur déterminant de l'échec de la Sabena.

Mme Franzi a aussi évoqué un épisode de la période du partenariat avec KLM et British Airways (Sabena World Airlines). "A l'époque, se souvient-elle, la Sabena avait acheté 4 ou 5 Airbus A-340. Ces appareils nous coûtaient un milliard par an et nous n'avons pas eu les moyens de faire face. Nous avons été tirés de ce mauvais pas par Air France, qui a accepté de les reprendre. Fin 1997, quand j'ai appris cet achat de 34 Airbus, je me suis dit "ça, ça n'est pas possible, ils n'ont pas fait leurs comptes !..."

Pilotes de ligne descendus en flammes par un pilote de chasse

Second témoin de la journée, M. Jacques Waldeyer dirige le ground handling chez SN Brussels Airlines. Avant le 20 novembre 2001, il était responsable de tout le département "flight operations" de Sabena.

C'est pour faire à la Sabena un atterrissage peu conventionnel que cet ancien pilote de la Force aérienne a quitté l'armée "avec l'accord du ministre de la Défense nationale". Parachuté à un poste qu'il ne pouvait légalement pas occuper (la loi exige trois années d'expérience dans l'aéronautique civile), ayant exercé - en attendant "un arrêté ministériel de régularisation" - une responsabilité de fait détenue formellement par un autre, M. Waldeyer a décoché quelques solides pruneaux aux représentants des pilotes. Il les a accusés de mettre en avant des impératifs de sécurité pour masquer une avidité sans pareille. "One dollar for one dollar", c'était leur slogan : s'ils rapportaient un dollar à la compagnie, la compagnie devait leur verser un dollar !", se souvient M. Waldeyer.

Le témoin a par exemple expliqué son projet de relever le plancher de prestations des pilotes de 645 à 725 heures par an pour les vols long-courrier. Une proposition qui lui paraissait raisonnable par temps de crise, puisque la norme légale maximale se situait à 911 heures et qu'une économie annuelle de plus d'un demi-milliard était à la clé. Pour M. Waldeyer, le refus catégorique de cette option par les délégués des pilotes n'était motivé que par leur souci de préserver un système de compensation très avantageux. Toute heure de vol effectuée au-delà de la norme-plancher de la compagnie était rémunérée à 150 %.

"Voler est un rêve d'enfant ! A la Force aérienne, j'étais secrétaire général de l'association des pilotes et nous, nous demandions toujours de pouvoir voler davantage. A mon arrivée à la Sabena, ce fut la douche froide : ce qui intéressait les pilotes, c'était de gagner plus d'argent, si possible en volant un peu moins. Voyez aujourd'hui à SN Brussels Airlines ou chez Thomas Cook : leurs salaires sont plus bas et leur productivité est plus élevée, sans que ça ne débouche sur des problèmes de sécurité ou d'insatisfaction du client..."

M. Waldeyer fait remonter à avril 2001 le début de la fin de la compagnie et les signes avant-coureurs du désengagement suisse. C'est à cette époque qu'il a entendu dire qu'AMP (Airlines Management Partnership), la structure commune mise au point pour intégrer notamment les services commerciaux de Swissair et de Sabena, était vouée à disparaître. L'auteur de cette déclaration n'était autre que son président en personne, M. Sutter (un Suisse). Jusque là, AMP avait été présentée aux Sabéniens comme l'embryon de la compagnie aérienne unique dont le partenariat allait accoucher et qui leur garantirait leur avenir à tous... A dater de ce jour, Sabena et Swissair ont évidemment chacune tenté de récupérer leurs billes ou ce qu'il en restait...

M. Waldeyer a aussi décrit en détail les journées et les heures qui ont précédé la mise en faillite. Il a confirmé qu'un mot d'ordre de black out vis-à-vis des personnels avait été donné par certains cabinets ministériels et exécuté par la direction de la Sabena. Il a en outre indiqué qu'une commission nationale avait été constituée pour contrôler tout débordement des travailleurs lorsqu'ils apprendraient le crash.

Autour de la table, il y avait "des représentants du cabinet de Monsieur Verhofstadt et de plusieurs ministres, la direction de la police fédérale, la Sûreté de l'Etat, des responsables de la Sabena et de BIAC..."

... Qui ose prétendre que le gouvernement a laissé venir la faillite sans rien voir ni rien faire ?!

La commission d'enquête se réunit-elle encore valablement ?

Plusieurs auditions récentes ont été marquées par une inquiétante chute du taux d'occupation. Les membres de la commission devraient en principe siéger à 15, mais ils ont très rarement été plus de 9 présents simultanément. Ces deux dernières semaines, la participation aux travaux est même parfois descendue sous les 50 % (7 ou 8 membres simultanément présents en moyenne). Avec les témoignages de plusieurs membres du comité de direction et des départements-clés de la compagnie, on est pourtant entré dans une phase importante de l'analyse.

Pour l'audition, ce mercredi, de Mme Franzi, la commission a même entamé ses travaux en présence de 6 membres seulement. Le règlement de la Chambre exige un quorum de présence (la moitié des membres) pour toute commission qui examine un projet de loi : si cette condition n'est pas remplie, la commission n'est juridiquement pas autorisée à se réunir.

La commission "Sabena", c'est 15 élus chargés de faire la lumière sur la faillite la plus grave de l'histoire sociale de notre pays et d'en tirer des conclusions politiques et législatives. Pourquoi dès lors une fréquentation si faible - souvent en dessous des 8 députés qu'exigerait le quorum s'il lui était applicable ?


De la part d'une commission qui me refuse le droit d'interroger les témoins alors que j'ai jusqu'ici été plus assidu à ses travaux que plusieurs de ses membres, cette insoutenable légèreté laisse songeur...




Carnet de vol d'un passager clandestin - 2
Kit, carte, catering et magazine (03.06.02)


Carnet de vol d'un passager clandestin (2):
Kit, cartes, catering et magazine
Swissair mégalo : erreurs ou actes délibérés ? - Steak ou caviar ? - Catering en perdition - Qui bénéficie du doute ?


Vincent Decroly, 03 juin 2002.

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M. John Lindekens a été auditionné ce vendredi 31 mai. Ses déclarations confirment la gestion mégalomane de Swissair. Erreurs ou actes délibérés ? "Je ne sais pas, répond M. Lindekens. Pour moi, Swissair avait une réputation de correction et de solidité. Vous savez, quand on a une idole et qu'elle vous déçoit… Il faut peut-être lui laisser le bénéfice du doute…"
"Le plus haut responsable belge au niveau de l'Airline Management Partnership (AMP)", inspire lui-même un certain doute.

D'une part, M. Lindekens affirme "n'avoir jamais constaté d'abus flagrants de la part de Swissair".

Des passagers "business" Sabena déviés vers un vol Swissair programmé quelques dizaines de minutes plus tôt ? Les horaires étaient déterminés par les connexions possibles à Bruxelles ou Zurich - et non par le souci de dribbler Sabena. Si Swissair jouissait effectivement d'un meilleur taux d'occupation en classe "affaires", c'était grâce à son image de marque.

Il y a bien eu quelques problèmes, mais ils ont été résolus avec un partenaire qui semblait de bonne foi. Par exemple, dans tel aéroport des Etats-Unis, on rapporta le blocage fréquent du tracteur de Swiss Port (la société de handling de Swissair). Les Suisses persistaient à attendre un avion Swissair en retard… au détriment d'un appareil Sabena lui à l'heure. M. Lindekens a mis les choses au point avec les Suisses et ça s'est arrangé…

Le caviar au lieu du steak

Pourtant, des exemples de mal-gestion, M. Lindekens en a plein sa soute à bagages : pas assez pour étayer une autre hypothèse que celle de "solides négligences", comme il dit ?

Dans son titre et sur papier, l'AMP était un partenariat. Mais ce fut "une Swissair renforcée de certains éléments Sabena ". "AMP facturait 79 % de ses dépenses à Swissair, et 21 à Sabena. Avantageux ? Mais si on achète du caviar au lieu de se contenter d'un steak, 29 % du caviar, c'est trop cher !" Ce "partenariat" a conduit la Sabena à payer ce qu'elle ne se serait jamais offert seule.

Cette structure commune a coûté plus cher à la Sabena : sur 150 licenciements rendus "inévitables" par les économies que l'AMP voulait réaliser, 100 ont été infligés à des Sabéniens. Sabena a sacrifié plus de travailleurs, perdu plus de know-how et supporté des coûts d'indemnisation plus lourds que Swissair.

En outre, les Suisses détenaient tous les postes de direction d'AMP. Cette confiscation du pouvoir est-elle allée de pair avec un sens accru des responsabilités à Zurich ? Au contraire.

Le magazine In Flight disponible à bord était auto-financé grâce à la pub, voire en bonus. Mais la direction du marketing, Swissair à 100 %, a ordonné l'abandon de cette intéressante collaboration avec Ackroyd Publications (Bruxelles). Elle a imposé Target, une société d'édition helvète "dont étaient administrateurs certains membres de Swissair, comme par hasard". Dont coût : 1,4 million d'euros, sans compter les taxes d'importation des revues de Suisse en Belgique !

"Je suis tombé sur quarante mille cartes téléphoniques estampillées "Sabena". Le principe d'offrir une carte au passager dont le vol est en retard est commercialement bon, mais pourquoi en avoir acheté pareil stock ? A 3.60 US$ / pièce, ça a coûté 250 000 US$ à la Sabena !"

"Idem pour des cartes de débit de 25 à 100 US$, mises à la disposition d'hommes d'affaires qui auraient perdu leurs valises : il en reste pour 220 000 US$, prépayées alors qu'elles ne valent qu'avant une échéance déterminée!"

"J'ai aussi découvert 9000 kits pour passagers dont le vol est annulé. Les kits pour hommes reviennent à 5.50 US$ et ceux pour femmes, à 6 US$ l'unité. Tout cela a déjà été payé, mais n'aurait été utilisé que dans plusieurs années !…"

Autre exemple, ces défibrillateurs anti-crise cardiaque de 100 000 FB / pièce. On en a acheté une pléthore pour deux ou trois utilisations par an…

Catering en perdition

Le catering a également connu une dérive qui vaut malheureusement son pesant d'or. L'un des trois patrons d'AMP, M. Philippe Bruguisser, n'était autre que l'ancien CEO de Gate Gourmet. Il venait d'en faire la seconde compagnie mondiale dans ce secteur avant d'être embauché par Swissair. L'ensemble des contrats de catering est donc passé à Gate Gourmet. "Maintenons quand même notre collaboration, à certaines escales, avec des firmes dont nous sommes contents sur le plan qualité/prix, ça ne pourra que faire jouer la concurrence en notre faveur", lui a-t-on objecté. M. Bruguisser n'a rien voulu entendre. Et les factures ont commencé à s'envoler.

Du nettoyage des napperons ornant les plateaux de repas en business (prix multiplié par quatre) aux fréquentes sur-livraisons de repas, en passant par des lots "de 100 bouteilles de Champagne" qui n'en contenaient que 92, rien ne devait inquiéter les Belges "puisqu'ils ne payaient pas grand chose"…

On reste quand même interloqué : ces managers aux dents longues sont rôdés aux négociations les plus serrées (notamment avec les personnels), mais quand on leur livre 200 repas au lieu des 140 commandés, il ne leur vient à l'esprit ni de protester, ni de renvoyer l'excédent à l'expéditeur ni surtout de refuser de payer !…

"J'ai découvert cela récemment, en travaillant pour la curatelle", avance M. Lindekens. On lui aurait caché ces pratiques alors même que beaucoup se développaient dans sa zone de compétence, aux Etats-Unis.

"Agents de contrôle en nombre insuffisant vu les compressions de personnels", répond le témoin, pour qui on s'est comporté chez Swissair "comme à l'armée : quiconque disposait d'un budget estimait devoir l'épuiser - comme bon lui semblait - pour en obtenir la reconduction l'année suivante".

Pourtant, d'après des équipages rencontrés lors de l'audition parlementaire "Sabena" que j'ai organisée en janvier, de nombreux rapports (tantôt inquiets, tantôt scandalisés) ont été communiqués par intranet à leur hiérarchie à propos de ces irrégularité. Echo en haut lieu de ce travail scrupuleux ? Quelques haussements d'épaules de responsables qui ont cru les avoir assez larges pour passer outre…

… Jusqu'au retour mi-2001 à la case départ : à peine deux ans et demi après sa création de l'AMP, le nouveau Numéro Un de Swissair, M. Mario Corti, décide son démantèlement (donc la re-séparation des deux compagnies). A cette époque, 88 % des recettes de Sabena sont sous le contrôle de Swissair et la compagnie belge a dû se défaire de beaucoup de ses ressources humaines.

Qui bénéficie du doute ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après les lyriques professions de foi des ministres Daems et Verhofstadt sur les vertus de la gestion par le privé, ce type de témoignage fait un peu tache.

Le bénéfice du doute à Swissair et au gouvernement belge ? Pas dans un contexte où aujourd'hui comme hier, avec un peu de volontarisme, il y aurait moyen de lever ce doute. Pas non plus tant que ce doute (effectivement bénéfique pour quelques-uns), 17000 familles victimes de la faillite en font les frais.

Voilà l'enjeu des prochains mois. Pour le pouvoir judiciaire saisi de diverses plaintes comme pour le Parlement qui enquête (malheureusement en sous-effectif ce vendredi encore : 7 députés présents sur 15, alors que je n'ai toujours pas le droit d'interroger les témoins).




Carnet de vol d'un passager clandestin - 3
Alors qu'il a pesé au moment crucial en faveur de l'achat des Airbus, l'ancien ministre plaide "irresponsable". (23.10.02
)

Un p'tit bonbon de cet ' "irresponsable":



Commission d'enquête 'Sabena -Carnet de vol d'un passager clandestin (3)
Alors qu'il a pesé au moment crucial en faveur de l'achat des Airbus, l'ancien ministre plaide "irresponsable".


Vincent Decroly, 23 octobre 2002.

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Ministre des Communications lors de l'achat des 34 Airbus qui s'est avéré mortel pour la Sabena, Michel DAERDEN (PS) plaide "irresponsable". "N'essayez pas de m'imputer un rôle que je ne pouvais pas tenir vis-à-vis de la Sabena". Compétent politiquement (le dossier Sabena était un dossier majeur de la politique belge des communications), mais impuissant juridiquement! Dans l'étroit couloir qu'il a emprunté lors de son audition de ce matin, c'est entre ces deux balises que l'ancien ministre a navigué. Non sans certaines ambiguïtés remarquables sur cette manière très particulière d'exercer le pouvoir sans endosser de responsabilités.

Expliquant sa politique aéronautique et son action dans le dossier Sabena, Monsieur DAERDEN est passé plusieurs fois d'un non-interventionnisme "de bon aloi" à l'exercice actif de sa responsabilité ministérielle. Il s'en est expliqué en fonction de critères de conduite personnels guère convaincants.

Non-interventionnisme : "J'ai hérité d'un accord-cadre préparé et signé par mon prédécesseur à la tête du département, Monsieur DI RUPO. Ma mission principale résidait dans la déclinaison juridique et la concrétisation de cet accord. Nous étions donc en régime de croisère et je m'en tenais à une information a posteriori, du type de celle qui était communiquée à mon cabinet (ou, plus épisodiquement, à moi-même) par les administrateurs belges. Mais en dehors de périodes de crise, je m'en suis tenu à cela."

Reste à savoir ce que l'ancien ministre fédéral, le plus important représentant de l'actionnaire majoritaire de la Sabena, considère comme "une période de crise". Et là, manifestement, on arrive dans un certain brouillard.

Laisser faire, laisser passer

Ainsi, concède-t-il qu'il est effectivement intervenu au cours des négociations sur le renouvellement de la flotte. Par exemple pour obtenir, dit-il, des garanties d'emploi au bénéfice de Sabena Technics, la filiale spécialisée dans la maintenance des appareils - "Que voulez-vous, j'avais le syndicat à ma porte, la grève menaçait et ça allait être l'enfer". Il ne nie pas non plus qu'il a soutenu contre vents et marées un réviseur d'entreprise affecté au contrôle des comptes de la Sabena - l'un de ses anciens stagiaires à l'époque où il exerçait lui-même cette profession - un problème si "critique" ?

Mais quid au cours de la période où se préparait l'hallucinante décision de renouvellement et d'extension de la flotte par l'achat de 34 Airbus ?

"J'ai bien assisté à la présentation des arguments en faveur de cette décision, j'ai souvenir de beaux slides, on m'a parlé du nombre de sièges, des caractéristqiues des appareils, etc. Il était question alors de l'acquisition de 17 Airbus, 17 autres étant encore en négociation...".

Expert financier de son état, le ministre a-t-il alors allumé le feu rouge de l'actionnaire majoritaire ou, au moins, le feu orange clignotant du gouvernement?

"Pas du tout. J'étais déjà bien content qu'on m'informe. Si vous saviez combien de fois les responsables de Sabena m'ont opposé le secret des affaires ou la vie privée de l'entreprise alors que je cherchais désespérément à m'informer sur l'évolution de certains dossiers!" Expert financier et socialiste, le ministre laisse faire, laisse passer.

Et d'enfoncer le clou, subitement résigné : "De toutes façons, ces décisions n'étaient nullement de mon ressort : juridiquement, elles relevaient des administrateurs et non de l'actionnaire majoritaire de la Sabena. Si des administrateurs avaient fait usage de la clause du conflit d'intérêt, par laquelle une décision controversée peut être renvoyée à l'assemblée générale des actionnaires, il en aurait été autrement - mais jamais il n'ont actionné ce mécanisme".

Tout est dans le subliminal

Réponse ultra-formaliste, qui fait l'impasse sur au moins trois réalités.

Primo, revenons sur ce découplage entre l'actionnaire majoritaire de la Sabena (l'Etat, incarné par le gouvernement et son ministre des Communications) et les administrateurs belges de l'entreprise. S'il est exact sur papier, ce distinguo ne peut masquer les rapports étroits entretenus par ces administrateurs et les cabinets ministériels (notamment socialistes) qui les avaient désignés (quand ils n'en étaient pas purement et simplement issus). Plusieurs administrateurs belges ont d'ailleurs fait état, de façon convergente, "de recommandations reçues d'en haut" pour "qu'on ne gêne pas les Suisses".

Secundo, si elle repose bien sur une notion de droit des sociétés, la clause du conflit d'intérêts est très rarement utilisée. Sa non-activation par les membres belges du CA est un peu trop commode pour justifier sa passivité ministérielle à un moment-clé.

Enfin - et surtout -, en octobre 1997, trois semaines avant la décision qui allait s'avérer l'une des causes les plus déterminantes de la mort de l'entreprise, ce ministre si respectueux des formes juridiques se fend d'une lettre aux présidents de la Sabena (M. CROES) et de Belairbus (M. JACQUEMIN) ainsi qu'au PDG de la compagnie (M. REUTLINGER). Il veut manifestement leur donner tous apaisements quant au bon choix à venir des administrateurs belges en faveur d'Airbus : "je n'imagine pas que les administrateurs n'aient pas conscience de l'importance, pour l'économie belge et pour l'emploi, du choix en faveur des programmes d'Airbus". Même si un autre passage du courrier rappelle la souveraineté du CA sur cette décision, cette missive de l'actionnaire majoritaire en chef qu'était Michel DAERDEN était "du beau travail". C'est en tout cas ce qu'il se plaît à souligner, inexplicablement goguenard.

Tout est effectivement dans le subliminal, dans cette manière d'écrire des choses sans avoir l'air de les écrire, de prendre des airs béats pour faire passer des décisions malignes - comme dans cette façon cynique de se rengorger et de faire rire trop de commissaires sur cet exercice de basse voltige typiquement politicien.


Carnet de vol d'un passager clandestin - 4
Verhofstadt: "La faute aux Suisses, la faute à l'Europe ..." (08.11.02)


Commission d'enquête 'Sabena' - carnet de vol d'un passager clandestin (IV)
M. VERHOFSTADT: "LA FAUTE AUX SUISSES, LA FAUTE A L'EUROPE ..."
Le Premier ministre est le plus haut responsable du gouvernement. A ce titre, c'était l'actionnaire majoritaire en chef de la Sabena. Pourtant, M. VERHOFSTADT s'est défaussé cet après-midi sur "les Suisses" et "les directives européennes de libéralisation du transport aérien". A l'entendre, si les premiers s'étaient comportés honnêtement et si les secondes avaient permis au gouvernement belge d'investir encore dans la Sabena, le crash du 7 novembre 2001 aurait pu être évité... Vraiment ?


Vincent Decroly, 08 novembre 2002.

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C'est en tout cas ce qui ressort des réponses de M. VERHOFSTADT aux députés de la commission d'enquête qui, en phase de finalisation du rapport de leurs travaux, l'ont évidemment interrogé sur sa version des faits et la part de responsabilité qu'il était prêt à endosser.

Sans surprise après la succession de plaidoyers en défense des derniers jours, le Premier ministre a renoué avec l'air connu de "la responsabilité collective", y englobant, bon prince, celle "du monde politique". Ainsi, a-t-il précisé qu'à l'époque où il siégeait dans l'opposition avec ses amis libéraux, "ils n'avaient peut-être pas été assez critiques" - "pas assez durs", faut-il sans doute comprendre, malgré ses démentis, dans l'exigence que l'Etat se désengage au plus vite d'une entreprise considérée comme un vestige de l'Etat-Providence.

Son chef de cabinet, M. Luc COENE, avait exprimé tout haut ce matin la pensée que son patron n'a pas assumée devant les Sabéniens venus en nombre (mais mal accueillis). "De quoi l'actuelle majorité a-t-elle hérité ? D'une société qui n'avait jamais dégagé de bénéfices au cours de ses 77 ans d'existence, qui s'était largement endettée et avait développé une mentalité d'assistée par trop dépendante des budgets publics".

Fuites en avant

Le paradoxe, c'est que tout le discours du Premier ministre a confirmé que la gestion du dossier par le gouvernement a elle-même consisté à rendre la compagnie de plus en plus... dépendante de son actionnaire... minoritaire !

Une succession de fuites en avant vers plus de dépendance et, même après la découverte de la mauvaise santé financière de Swissair, un acharnement aveugle pour obtenir que la compagnie helvète en déroute assume ses engagements vis-à-vis de la Sabena...

M. VERHOFSTADT, qui avait des amis au coeur du CA, n'a-t-il pas perçu plus tôt ce que des membres "sans grade" du personnel de la compagnie observaient depuis des mois, à savoir que la loyauté des Suisses vis-à-vis de la Sabena n'était que du vent ?

Il affirme que non, mais c'est bien difficile à croire. Dès le 19 février 2001, une note du chef de cabinet de Johan VANDELANOTTE, M. Janie HAEK - par ailleurs administrateur de la Sabena -, indique en termes effrayants de lucidité, que "la lune de miel est terminée et que les Suisses songent à un divorce". A cette époque, la recherche d'un partenaire complémentaire se serait peut-être avérée moins difficile que dans l'après-11 septembre, mais M. VERHOFSTADT déclare la main sur le coeur qu'il n'a pas eu connaissance de cette évaluation de M. HAEK.

A quoi sert-il de tenir chaque semaine un comité ministériel restreint ("kern", composé des Vice-premiers ministres et du Premier ministre) si ce type d'information stratégique n'y circule pas ?

Au printemps 2001, le cabinet d'avocats MEYERS, conseil du gouvernement sur le dossier Sabena, envoie une note circonstanciée au Premier. Les résultats de Swissair se dégradent et elle a commencé à se dégager d'autres alliances aréronautiques. Le gouvernement français exerce des pressions plus intenses sur les Suisses pour en obtenir rapidement des dédommagements. La Sabena risque de passer après, donc d'en faire les frais. Nouveau signal d'alarme donc, mais qui ne dessille pas les yeux des ministres. Ils maintiennent la stratégie de dépendance vis-à-vis de l'actionnaire minoritaire qu'ils veulent voir monter en puissance au sein de l'actionnariat, à hauteur de 85 % du capital. Maître MEYERS recommandait, lui, d'arrondir les angles quant à l'aspect juridique du respect de cet accord. Au vu de courriers envoyés par Swissair au Premier ministre, il était en effet devenu perceptible (sinon clair) que les Suisses ne voulaient plus de cette convention. Et le cabinet d'expert suggérait de rechercher un partenaire industriel complémentaire.

Inébranlable credo

Au lieu de cela, le gouvernement s'enfonce dans le projet d'arrimer définitivement Sabena à Swissair - "15 % de participation gouvernementale auraient suffi à garantir le sauvetage des emplois à Zaventem", a déclaré M. Janie HAEK sans craindre le rapprochement avec la catastrophe à laquelle même 50,5 % d'actionnariat "arc-en-ciel" ont conduit !...

Au grand dam de Rik DAEMS, ministre en charge du dossier, mais court-circuité, MM. VERHOFSTADT et VANDELANOTTE élaborent même une stratégie politico-judiciaire qu'il croient fine vis-à-vis du groupe suisse. Des contacts personnels secrets sont pris avec M. Mario CORTI, Numéro un du S-AIR Groupe, en parallèle avec une action en justice lancée contre le même. Cela débouche sur l'accord de l'Hôtel Astoria, où les deux ministres achèvent de jeter la Sabena dans la gueule du loup...

L'essentiel est probablement, même s'il s'en défend, dans la foi libérale du Premier ministre : "ma conviction personnelle, c'est que pour le siècle à venir, l'aéronautique civile fonctionnera mieux dans un cadre privé que dans un cadre public".

C'est cet inébranlable credo qui alimente son enthousiasme un peu béat pour la SN Brussels Airlines. Est-il si sûr que les vertus du privé la conduiront beaucoup plus loin que Delsey Airlines hier et la Sabena avant-hier ?

C'est aussi cette croyance qui explique l'incroyable "laisser-faire" ("ne pas gêner les Suisses", "conformer la Sabena au marché"...) qui caractérisa le comportement de l'actionnaire majoritaire de la Sabena pendant plusieurs années.

Quant à l'Europe, il est étonnant que le Premier ministre libéral invoque sa réglementation au chapitre des responsabilités. La Commission européenne interdit depuis 1991, c'est exact, l'intervention publique dans le financement de compagnies aériennes - sauf à hauteur maximale de 40 %, le privé assurant le reste.

Non seulement le libéralisme dont M. VERHOFSTADT fut l'un des porte-étendard au cours des années 80 est précisément à la base de cette évolution. Mais en outre, l'Europe n'est pas un corps étranger aux gouvernements qui la composent et Monsieur VERHOFSTADT en a même assumé la présidence six mois durant, de juillet 2001 à janvier 2002..

A cette époque, impulser à l'échelon européen un examen de conscience sur les drames sociaux qui se succédaient dans l'aéronautique aurait peut-être pu prévenir la catastrophe. Et le Premier ministre belge était en position optimale pour prendre une telle initiative.

On n'est pas couché! France 2 - Laurent Ruquier - Immigration

Débat très animé et contradictoire

1ère partie





2ème partie





3ème partie





4ème partie

http://www.festivaldeslibertes.be/fr/

Les peurs envahissent de plus en plus notre quotidien. Elles conditionnent et déterminent chaque jour davantage certaines opinions et certains comportements dans notre société. Ici, comme ailleurs, dans un monde dont on ne songe plus qu’à se protéger, rester chez soi est devenu une règle. Fuir les rassemblements, un réflexe. Respecter les consignes sécuritaires, un code de conduite.

Cette mentalité relayée par les médias et la presse populaire, renforcée par le discours politico-alarmiste, construit progressivement dans les opinions l’acceptation tacite d’un nouvel ordre public, dont l’esprit peut faire craindre pour le devenir des libertés et des valeurs collectives. Une situation qui, si rien n’y fait, pourrait conduire à terme à l’ébranlement de la base sociale et du fondement démocratique de notre société.

Soucieuse d’alerter de ce danger, l’édition 2006 du Festival des Libertés invite à l’engagement dans une résistance à la panique sociale, par l’information, le débat, le cinéma, le théâtre et la musique. Le tout dans un cadre redéfini pour favoriser le questionnement et la déconstruction. Par le jeu, la rencontre ou la découverte.

L’équipe de Bruxelles Laïque.

Humour asiatique ... comme une bonne grippe

mais ici ...


07 novembre 2006

"J'espère un honnête homme"

Daerden en 2003

Russie: Des pots-de-vin équivalants au budget national

Le marché des pots-de-vin s'élèverait à 240 milliards de dollars par an en Russie, un chiffre comparable au budget national, a estimé le Parquet russe, confirmant ainsi la mauvaise place de la Russie dans la liste des pays les plus corrompus au monde.
Selon certaines estimations d'experts, le volume du marché de la corruption dans notre pays est comparable aux revenus du budget fédéral et il est estimé à 240 milliards de dollars, dit Alexandre Bouksman, premier adjoint au Procureur général, dans une interview au quotidien gouvernemental Rossiïskaïa Gazeta.

Un Belge corrompu entre Bruxelles et Tchernobyl


Un Belge travaillant pour la Commission européenne est soupçonné par la justice d'avoir détourné une partie de l'aide européenne accordée à l'Ukraine pour faire face aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

un autre belge inquiété à Bruxelles:


Un fonctionnaire belge travaillant à la logistique de la Commission européenne, Orlando V., est soupçonné d'avoir commis des fraudes dans l'achat de matériel de bureau équipant notamment le Berlaymont. L'Olaf, l'Organisme de lutte anti-fraude des institutions européennes, a transmis au parquet fédéral belge un dossier à ce propos.

Lancement officiel du disque Blu-Ray

Le lancement officiel du disque Blu-Ray a été annoncé à Bruxelles, lors d'une conférence de presse. Ce disque, qui doit son nom au rayon laser bleu capable de lire ses données, est le format de disque optique le "plus compact 'nouvelle génération' permettant d'enregistrer et de lire l'image et le son en qualité haute définition".
Le disque Blu-Ray offre une image et un son en haute définition et plus de capacités pour le divertissement. Le Blu-Ray a une capacité monocouche de 27Go et double couche de 50Go, soit près de 6 fois supérieure au DVD classique.

La Sabena disparaissait il y a 5 ans

Cinquième anniversaire de la faillite de la Sabena -Une page noire de l'histoire sociale belge s’ouvrait il y a cinq ans : la Sabena disparaissait. Il s'agit de l'une des plus importantes faillites qu'ait connu le pays.
Cela fait cinq ans que la Sabena n'existe plus. La faillite de la compagnie aérienne nationale a été prononcée le 7 novembre 2001. Au total, 7.678 travailleurs ont perdu leur emploi à la suite de cette "journée noire" de l'histoire sociale belge. Même si la plupart des anciens employés ont reçu leurs indemnités, la reconversion a été dure et, aujourd'hui, de nombreux ex-Sabéniens sont toujours dans le besoin. De plus, pour l'instant, l'heure est toujours au remboursement des créanciers de la Sabena.Plombée par des pertes colossales et en l'absence de toute perspective de recapitalisation, le conseil d'administration de la compagnie décidait, le 6 novembre 2001, de demander dès le lendemain la faillite de la Sabena auprès du tribunal de commerce de Bruxelles. Néanmoins, le jour même, le principe de créer une nouvelle compagnie, plus petite, au départ de la filiale régionale de Sabena (la DAT ) est acquis.


Détail :

Le 7 novembre, le gouvernement annonce qu'une quinzaine d'investisseurs ont accepté de mettre 200 millions d'euros sur la table, dont 45 millions en provenance des régions (la région flamande se retirera finalement du projet), à quoi il faut ajouter un crédit-pont de 120 millions d'euros, accordé en son temps à la Sabena et transféré à la DAT. Ce même jour, à 11h35, le dernier avion de la compagnie, en provenance de Cotonou (Benin), atterrit sur le tarmac de Zaventem.
Le 8 novembre, le gouvernement présente un accord de plan social avec les syndicats. Celui-ci table sur le licenciement de 5.000 travailleurs, pour un budget total de 390 millions d'euros. Selon le ministère flamand de l'Emploi, 7.361 salariés de l'ex-Sabena étaient sans emploi fin 2001, dont 53 pc en Flandre (3.941), 24,17 pc à Bruxelles (1.779) et 22,24 pc en Wallonie (1.637).
Le 10 novembre, la DAT, rebaptisée "SN Brussels Airlines" le 15 février 2002, redémarre ses opérations avec un premier vol en direction de Genève. Si SN Brussels Airlines (filiale régionale de la Sabena) semble avoir choisi un modèle de développement viable, la Sobelair (ex-filiale charter reprise par les hommes d'affaires Aldo Vastapane et Luc Mellaerts) a connu d'importantes difficultés financières. Elle a été déclarée en faillite par le tribunal de commerce de Bruxelles le 19 janvier 2004, même si quelques mois plus tard la cour d'appel de Bruxelles estimera qu'elle aurait plutôt dû être l'objet d'une liquidation.
Plusieurs affaires judiciaires liées à la faillite de la Sabena ne sont pas encore clôturées. La Cour du travail de Bruxelles procède ainsi à l'examen de la plainte déposée par 31 anciens salariés de la Sabena, qui réclament plusieurs millions d'anciens francs dans le cadre de la mise en oeuvre du plan social, adopté par l'Etat belge à l'époque de la faillite. L'arrêt de la Cour n'est pas attendu avant l'année prochaine.
Par ailleurs, le tribunal de commerce de Nivelles a récemment confirmé la curatelle de la Sabena, emmenée par l'avocat Christian Van Buggenhout. Le 6 juin dernier, le tribunal bruxellois avait pourtant décidé de relever celui-ci et son équipe de leur fonction de curateur. Le juge reprochait notamment au curateur de s'être octroyé des honoraires exorbitants. Il reste à déterminer si le suivi de la faillite de la Sabena continuera sous la gestion du tribunal de Nivelles ou retournera à Bruxelles.

Aujourd’hui

Aujourd'hui, une nouvelle compagnie aérienne belge est sur le point de s'envoler. Née de la fusion des compagnies SN Brussels Airlines et Virgin Express, cette compagnie suscite de nombreuses rumeurs quant à son nom ou son logo. Dans le courant de la semaine dernière, plusieurs noms ont circulé dans la Presse : "Sabena", "Brussels Airlines" ou encore "SNV Airlines". Toutes ces hypothèses ont été rejetées par les deux sociétés
La nouvelle compagnie aérienne belge née de la fusion entre SN Brussels Airlines (SNBA) et Virgin Express s'appelle bien "Brussels Airlines".

Last Minute: Vol à risques pour Brussels Airlines


Pour vivre, le transporteur issu de la fusion de SN Brussels et Virgin devra résoudre des problèmes cruciaux. Décollage prévu en avril. Check list.
C e mardi, un premier Airbus arborera les couleurs de Brussels Airlines. Tel est le nouveau nom choisi pour la compagnie issue du rapprochement de SN Brussels Airlines et Virgin Express, qui doit être bouclé en avril. La date du baptême est d'autant plus symbolique qu'elle intervient cinq ans, jour pour jour, après le sinistre 7 novembre 2001, qui a vu s'éteindre la Sabena.
Depuis, SN Brussels Airlines a pris le relais, laissant entendre qu'il y avait une place pour une compagnie importante en Belgique. Mais la démonstration n'est pas achevée. Malgré la fusion avec Virgin et le changement de patronyme, les défis restent nombreux.
D'abord, il faudra prouver que cette fusion entre une compagnie à bas tarifs avec une marque forte (Virgin) et un transporteur à service étendu (SN Brussels Airlines) se justifie et ne crée pas la confusion dans l'esprit des clients.
Ensuite, la nouvelle entité devra se montrer plus rentable que Virgin Express, qui battait de l'aile, et que SN Brussels Airlines, dont le réseau européen est déficitaire. Enfin, il faudra trouver les moyens de renouveler la flotte.
Ce n'est qu'après cela que le maudit 7 novembre 2001 sera définitivement oublié.
Christoph Müller , dernier patron de la Sabena

Ce n'est un secret pour personne : je ne suis pas un partisan d'une collaboration entre Virgin Express et SN Brussels Airlines. Quand je dirigeais encore la Sabena (de fin 2000 au 7 novembre 2001, NDLR), j'ai souvent discuté avec Richard Branson, le patron du groupe Virgin. Je ne vois guère de synergies entre les deux compagnies aériennes : leurs appareils sont différents (Virgin Express opère sur des Boeing tandis que SN Brussels Airlines exploite des Airbus et des Avro, NDLR) comme leur modèle d'entreprise. Cela fait cinq ans qu'on parle de cette collaboration entre Virgin Express et SN Brussels Airlines. Je n'ai jamais entendu une réponse claire à la question de savoir ce qu'une telle alliance apportera aux deux partenaires. C'est par ailleurs un pacte défensif qui diminue la pression concurrentielle sur le marché bruxellois mais ce n'est pas plus que cela. Le moment de vérité viendra lorsque la flotte devra être rénouvelée. (Extrait d'un entretien paru dans le supplément Weekend du quotidien De Tijd du samedi 4 novembre dernier).

Ce n'est un secret pour personne : je ne suis pas un partisan d'une collaboration entre Virgin Express et SN Brussels Airlines. Quand je dirigeais encore la Sabena (de fin 2000 au 7 novembre 2001, NDLR), j'ai souvent discuté avec Richard Branson, le patron du groupe Virgin. Je ne vois guère de synergies entre les deux compagnies aériennes : leurs appareils sont différents (Virgin Express opère sur des Boeing tandis que SN Brussels Airlines exploite des Airbus et des Avro, NDLR) comme leur modèle d'entreprise. Cela fait cinq ans qu'on parle de cette collaboration entre Virgin Express et SN Brussels Airlines. Je n'ai jamais entendu une réponse claire à la question de savoir ce qu'une telle alliance apportera aux deux partenaires. C'est par ailleurs un pacte défensif qui diminue la pression concurrentielle sur le marché bruxellois mais ce n'est pas plus que cela. Le moment de vérité viendra lorsque la flotte devra être rénouvelée. (Extrait d'un entretien paru dans le supplément Weekend du quotidien De Tijd du samedi 4 novembre dernier).

Cela bouge (ou s’immobilise) en Asie centrale


Tadjikistan et Kirghizistan, il y a deux ans déjà:




Des législatives jugées non démocratiques
(AFP)
LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES tenues dimanche au Kirghizistan et au Tadjikistan, deux anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale où la victoire des partis au pouvoir était assurée à l'avance, ont été jugées non démocratiques lundi par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Au Kirghizistan, l'élection des 75 députés d'un nouveau Parlement monocaméral a été marquée «dans tout le pays» par des achats de voix, des violations de la liberté des médias et par l'interdiction de se présenter faite à plusieurs députés sortants proches de l'opposition, a souligné le chef de la mission d'observateurs de l'OSCE.
Au Tadjikistan, les législatives qui devaient pourvoir les 63 sièges de la chambre basse du Parlement «n'ont pas satisfait à de nombreuses conditions de l'OSCE pour des élections démocratiques», a déclaré le chef de la mission d'observateurs de l'OSCE. La mission d'observateurs de la CEI (Communauté des Etats indépendants) a de son côté affirmé que les élections avaient été menées «dans le respect des normes, et étaient reconnues comme légitimes, libres et transparentes».
© La Libre Belgique 2005


… et maintenant ?

Le président sortant du Tadjikistan Emomali Rakhmonov a été réélu avec 76,4% des suffrages à la suite du scrutin de lundi, a indiqué ce mardi un représentant de la Commission électorale tadjike citant des résultats préliminaires.
Le Tadjikistan était déjà le pays le plus pauvre de l'ancienne Union soviétique (URSS) et suite à la guerre civile de 1992-1997 il était même l'un des pays les plus pauvres au monde. Sur la période de 2000-2004, le PIB a augmenté en moyenne de 9,6 %, ce qui a permis au Tadjikistan d'améliorer sa position économique par rapport à d'autres pays d'Asie centrale.

Il y a de sérieux troubles dans la capitale kirghizistane contre le pouvoir en place.
Le Kirghizistan ou Kirghizstan ou Kirghizie, extrêmement montagneux, est indépendant depuis la fin de cette dernière, en 1991. Le Kirghizistan reste un pays assez pauvre, dont l'économie est essentiellement tournée vers l'agriculture.

Asie centrale, en savoir un peu plus

Tadjikistan et Kirghizistan


Le Tadjikistan est un pays enclavé sans accès à la mer, et est en superficie le plus petit pays de l’Asie centrale. Le Tadjikistan était déjà le pays le plus pauvre de l'ancienne Union soviétique (URSS) et suite à la guerre civile de 1992-1997 il était même l'un des pays les plus pauvres au monde. Sur la période de 2000-2004, le PIB a augmenté en moyenne de 9,6 %, ce qui a permis au Tadjikistan d'améliorer sa position économique par rapport à d'autres pays d'Asie centrale.

Le Kirghizistan ou Kirghizstan ou Kirghizie, extrêmement montagneux (la chaîne du Pamir Alay culmine au Pic Lénine à 7 134 m.) et ancienne république de l'URSS, le Kirghizistan est indépendant depuis la fin de cette dernière, en 1991. Le Kirghizistan reste un pays assez pauvre, dont l'économie est essentiellement tournée vers l'agriculture.


L'Asie Centrale comprend au sens étroit :
• l'Ouzbékistan ;
• le Kirghizistan ;
• le Tadjikistan ;
• le Turkménistan ;
• l'Afghanistan.
Au sens large, on y inclut :
• la province chinoise du Xinjiang (Région autonome des Ouïgours) ;
• la Mongolie ;
• le Tibet ;
• le Kazakhstan (politiquement rattachée à l'Asie centrale post-soviétique) ;
• l'Iran (partiellement) ;
• le Pakistan (partiellement) ;
• la Russie (partiellement).

93 % du territoire tadjik est constitué de
montagnes et plus de la moitié du territoire se situe à plus de 3000 m au-dessus du niveau de la mer.


et puis …



Les nationalistes russes manifestent "pour se libérer des immigrés"

Les groupes nationalistes ont manifesté ce samedi 4 nov 2006 dans plusieurs villes de Russie. Ces manifestations, organisées à l'occasion de la Journée de l'unité nationale, visent les immigrés du Caucase et d'Asie centrale accusés de pervertir la société russe.

Les groupes nationalistes ont manifesté dans plusieurs villes de Russie. A Moscou, ils étaient près d’un millier à manifester sous haute surveillance policière. Le
mouvement radical Contre la migration illégale (DPNI) les nationalistes monarchistes, l'Union Slave ou encore le parti nationaliste Rodina, tous
réclament d'être "débarrassés" des immigrés illégaux "Ils occupent nos emplois.
La drogue et le terrorisme viennent par eux !", a ainsi lancé une députée du
parti nationaliste de gauche Rodina (La Patrie), acclamée alors par des saluts
nazis.

La "Journée de l'Unité du peuple", qui célèbre notamment la libération de Moscou de l'occupation polonaise au XVIIe siècle, a été instaurée en 2005 par le régime russe. Le président Vladimir Poutine, a d’ailleurs déposé des fleurs devant un monument sur la Place Rouge en l'honneur de cette victoire russe sur les Polonais.

Mais cette nouvelle fête nationale est dénoncée par les ONG de défense des droits de l'Homme mais aussi par des organisations juives et des artistes, comme l'occasion de débordements racistes dans un pays où la xénophobie est en vogue. Il faut dire que les attaques souvent mortelles contre les étrangers, noirs ou asiatiques, se sont multipliées ces derniers mois en Russie et notamment à Saint-Pétersbourg. Elles souvent attribuées à des nationalistes radicaux.

"Mère patrie, tu es devenue folle" :

Une manifestation, baptisée "Front russe antifasciste", a été organisée samedi par
des ONG et des partis de l'opposition russe. Elle a réuni 700 personnes, dans le
centre de Moscou, venues dénoncer le meeting nationaliste. Une mobilisation non
négligeable pour la Russie ces dernières années. "Mère patrie, tu es devenue folle » pouvait-on notamment lire sur les caliquots.

La Wallonie soigne ses PME

Combien cela coûte-t-il?

Contrairement à ce que pouvait laisser penser le livre de Rudy Aernoudt, ex-chef de cabinet de Serge Kubla (MR) et de Fientje Moerman (VLD), la régionalisation du commerce extérieur a apporté une valeur ajoutée aux entreprises wallonnes. "Nous utilisons toujours l'image de la Belgique, mais avec la proximité de nos agents en plus. Nous avons aussi consacré des moyens supplémentaires à cette politique et si l'on demandait aux entreprises s'il faut supprimer l'Awex pour un nouvel OBCE, je suis persuadé qu'elles diraient non", soutient Philippe Suinen.

Avant la régionalisation, l'ex-OBCE (Office belge du commerce extérieur) en comptait 132, aujourd'hui, on en dénombre au total environ 200 pour les trois Régions dont 105 Wallons dans le monde. Ce qui fait, pour la Wallonie, un attaché pour 31 000 habitants contre un pour 61 000 pour la Flandre.

L'effort de la Wallonie en faveur de ses entreprises vient du fait qu'elles ont encore besoin d'être "boostées" dans leur expansion à l'étranger vu leur petite taille. Certains attachés travaillent pour les deux régions en même temps. C'est le cas du Flamand à Téhéran qui travaille aussi pour les entreprises wallonnes et du Wallon à Toronto qui est aussi disponible pour les entreprises du nord du pays.

Citations - 1

Trois sortes de gens disent la vérité: les sots, les enfants et les ivrognes - Proverbe allemand
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First they ignore you, then they ridicule you, then they fight you, then you win - M.GHANDI
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Ce n'est pas le vin qui enivre l'homme, c'est l'homme qui s'enivre - Proverbe chinois _________________________________
La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté. - Woody Allen
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On est reçu selon l'habit, reconduit selon l'esprit.- Proverbe Russe
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Toute musique qui ne peint rien n'est que du bruit - Jean le Rond d' Alembert
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Comment le vent sait-il dans quelle direction il doit souffler ? - Stanislaw Jerzy Lec
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"Cassééé !" - Brice de Nice
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Qui promène son chien est au bout de la laisse. - Serge Gainsbourg
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Je suis actrice pour pouvoir vivre mille vies. - Emma de Caunes
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L'horreur est humaine. - Eurydice
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L'expérience est un peigne pour les chauves - Proverbe chinois
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Un sous-marin, pour une baleine, c'est un gros suppositoire. - Jean Carmet
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Administration : mot femelle qui commence comme admiration et finit comme frustration. - Georges Elgozy
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Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière. - Philippe Geluck
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Le capitalisme est un état du monde et un état de l'âme. - Franz Kafka
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il n'est plus question de confier un mandat exécutif communal ou provincial à un élu socialiste qui serait "inculpable" dans un futur plus ou moins proche. - Elio
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Que celui qui n'est pas content de son voisin recule sa maison - Proverbe belge (?)
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Nous voyons l'abeille se poser sur toutes les plantes et tirer de chacune le meilleur - Socrate
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On demanda à un peintre pourquoi lui qui faisait des figures si belles qui ne vivaient pas, il avait fait des enfants si laids. Le peintre répondit que la peinture se faisait de jour et les enfants de nuit - Léonard de Vinci
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06 novembre 2006

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917...

Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les bolcheviques s'emparent des principaux centres de décision de la capitale russe, Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg).

La Révolution d’Octobre est en route…

Les habitants de la capitale ne se rendent compte de rien. Sur la perspective Nevski, la grande avenue de Petrograd, les promeneurs et les noctambules vaquent comme à l'accoutumée.

Dans la terminologie bolchevique (on dira plus tard communiste), ce coup de force sans véritable soutien populaire est baptisé «Révolution d'Octobre» car il s'est déroulé dans la nuit du 25 au 26 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'ancienne Russie jusqu'au 14 février 1918.

Une insurrection préparée au grand jour

L'initiative du coup de force remonte au 23 octobre 1917. Ce jour-là, Lénine, chef des bolcheviques, a quitté subrepticement sa cachette finlandaise pour assister à un Comité central de son parti et lui faire adopter le principe d'une insurrection armée.

Il s'agit d'abattre la démocratie instaurée en Russie quelques mois plus tôt et de mettre en place une «dictature du prolétariat» inspirée par les principes marxistes.

Lénine repart aussitôt en Finlande, laissant à son adjoint Trotski le soin de préparer l'insurrection, avec l'assistance d'un expert militaire, le lieutenant Antonov-Ovséenko.

Alexandre Kerenski, chef du gouvernement provisoire, ne se méfie pas des bolcheviques. Ces derniers sont des militants relativement peu nombreux mais très actifs.

Ils développent auprès des soldats de la garnison de Petrograd une propagande efficace autour de trois mots d'ordre :

– «paix immédiate» (la Russie est encore en guerre aux côtés des démocraties occidentales contre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie),
– «la terre aux paysans»,
– «tout le pouvoir aux soviets» (les soviets désignent en russe des conseils ou des assemblées de terrain où se prennent les décisions; ils
représentent pour les démocrates sincères l'aboutissement de la démocratie représentative).


Les marins de Cronstadt et les soldats de la garnison se laissent séduire par ces mots d'ordre. Il ne reste plus qu'à agir. Lors d'un nouveau Comité central, le 29 octobre, Lénine, de retour à Moscou, emporte la décision contre l'avis de Kamenev et Zinoviev qui craignent l'éventualité d'un échec.

Le 6 novembre 1917, au matin, la police tente de fermer une imprimerie du parti bolchevique. C'est l'occasion qu'attendaient les révolutionnaires pour se mobiliser.

Dans la journée, conformément aux ordres d'un Comité révolutionnaire militaire, les bolcheviques s'assurent du ralliement de la garnison de la forteresse Pierre-et-Paul et occupent sans bruit tous les ponts de la capitale russe. La nuit suivante, ils occupent en douce les gares, les bureaux de poste et autres endroits sensibles.



Les ministres du gouvernement provisoire siègent pendant ce temps au Palais d'Hiver en l'absence de Kerenski.

Ils n'ont pour les défendre qu'une petite troupe de 1300 soldats, cosaques et élèves officiers, y compris une unité de volontaires féminines.

Les partisans de Lénine assiègent le Palais. Cinq mille marins et soldats de Cronstadt viennent leur prêter main-forte.

Dans la journée du 7 novembre, pour donner à son coup d'État l'allure d'une révolution, Lénine fait tirer le croiseur Aurore, amarré à quelques centaines de mètres de là, sur un bras de la Néva.

Après avoir tiré une trentaine d'obus en direction du Palais, les bolcheviques se hasardent à l'intérieur, arme au poing. Après quelques velléités de résistance, les élèves-officiers et les soldates se rendent. Peu après minuit, le gouvernement signe l'acte de capitulation.

«Jamais une échauffourée de si petite envergure (une dizaine de victimes, d'après les historiens soviétiques) n'a eu des conséquences aussi prodigieuses, et une fois de plus, le sort de la capitale décida de celui du pays tout entier» écrit Léon Poliakov (Les totalitarismes du XXe siècle, Fayard)

Les ministres sont arrêtés la nuit suivante cependant que leurs soldates et soldats sont libérés sans plus de manières. Investissant joyeusement le Palais d'Hiver et ses caves, les bolcheviques boivent joyeusement à la santé de leur Révolution... Cette saoûlerie généralisée, qui fait le désespoir du lieutenant Antonov-Ovséenko, va même contribuer à désorganiser la vie économique de la capitale pendant plusieurs jours.

La dictature en marche

Sitôt après sa prise de pouvoir, Lénine met en place les instruments de la dictature. La presse «bourgeoise» est étouffée. La police politique (Tchéka) est créée le 7 décembre, la grève interdite le 20 décembre !...

Le parti K-D (constitutionnel-démocrate), ancré dans la gauche démocratique est interdit dès décembre. Reste l'opposition du principal parti de gauche, les S-R (socialistes-révolutionnaires). Ces derniers recueillent une écrasante majorité aux élections à l'Assemblée constituante, lancées avant la Révolution d'Octobre et que les bolcheviques n'ont pas osé annuler. Ils obtiennent 419 sièges contre 168 seulement aux bolcheviques, 18 aux mencheviks, 17 aux K-D et 81 divers.

Lénine ne se démonte pas. Il proclame fort hypocritement que le pouvoir des Soviets (les conseils populaires, solidement tenus en main par les bolcheviques) est supérieur à celui de l'Assemblée et le 19 janvier 1918, dès le lendemain de l'entrée en fonction de celle-ci, il ordonne sa dissolution, sanctifiant ainsi son coup de force d'Octobre.

Ne craignant plus la contradiction, le gouvernement, dénommé Conseil des commissaires du peuple, entame à marches forcées la réforme des institutions. Le 28 janvier, il crée une Armée rouge en prévision d'une éventuelle reprise des hostilités avec les Allemands. Le 5 février, il annule d'un trait de plume les dettes et les emprunts contractés par l'ancien gouvernement à l'étranger (cette mesure unilatérale, sans guère de précédent, va entraîner la ruine de nombreux épargnants français qui avaient confié leurs économies au tsar deux décennies plus tôt). Il adopte aussi le calendrier grégorien au lieu du calendrier julien à partir du 14 février 1918.

Enfin, il conclut la désastreuse paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne le 3 mars. Lénine pèse de tout son poids sur cette décision, qui provoque de violentes tensions parmi les membres du gouvernement et provoque la démission des ministres socialistes-révolutionnaires de gauche.

Le 12 mars, le gouvernement abandonne Petrograd, la capitale de Pierre le Grand, et se transporte à Moscou, la capitale des premiers tsars, au coeur de la Russie continentale, loin de l'Occident...

03 novembre 2006

Doctor Livingstone I presume ?

Livingstone (1813-1873) , missionnaire et explorateur célèbre, le docteur Livingstone a fait rêver ses contemporains par ses longs périples et ses nombreuses découvertes. Très croyant, et voulant évangéliser les indigènes, il suit des cours de médecine afin de devenir missionnaire. En 1841, il est envoyé par la Société missionnaire de Londres au Bechuanaland (Botswanna actuel) ; à partir de 1849, il explore l'afrique australe et centrale. En 1853, il traverse d'est en ouest l'Afrique Australe et découvre les chutes Victoria. De 1858 à 1864, il remonte le Zambèze jusqu'à son confluent, le chiré, et explore les régions environnantes.

En 1866, il est mandaté par la Société Royale de géographie dans le but de trouver les sources du nil. En effet, les scientifiques européens sont étonnés du débit considérable à l'embouchure du fleuve et ils veulent savoir d'où provient cette eau. Mais au bout de trois ans, Linvingstone n'a donné aucune nouvelle. En 1869, le journal américain New York Herald décide d'envoyer son journaliste Henry Morton Stanley (de son vrai nom John Rowland) à la recherche de Livingston .

Il débarque à Zanzibar le 6 janvier 1871, organise avec des moyens américains une expédition de 2.000 hommes et se dirige en premier lieu, cap à l'ouest vers le Tanganyika. Approchant du lac, il apprend par des marchands arabes qu'un vieil homme blanc est malade dans un poste missionnaire qui est établi à Ujiji sur la rive est du lac. Il se dépêche et le 3 novembre 1871, lorsqu'il arrive à la mission il déclare, en le voyant, cette phrase qui est resté célèbre :

"Doctor Livingstone I presume ?".


Il rétablit Livingstone à l'aide de médicaments et de vivres qu'il avait apporté ; Ils explorent ensuite le lac Tanganyika et démontrent que le nil n'y prend pas sa source. Stanley rentre alors en Europe tandis que Livingstone est convaincu que le nil prend sa source à proximité du lac Edouard.
En 1873, il meurt des suites d'une dysentrie.

01 novembre 2006

Halloween: Laurette en sorcière, Elio en Zombie et Van Cau en grosse citrouille

Et on ne me dit rien à moi ???? (1)

Il y avait déjà un site "Avanti Camarades, fiers d'être socialistes" avec sa provoc et truculente rubrique (à brac): la question qui décoiffe, ou plutôt, la (pseudo)-question qui dérange, voire la question qui tue ?

Très actif au début – une carotte promise par Elio ?- le Camarade Benoît, promu « modérateur » était « très sur la balle », avec un discours intelligent, voire malin.
Et puis, il manquera (suite aux moultes "affaires"- toujours d'une époque révolue, se doit-on de préciser) d’un peu de contradiction PS dans ce forum, les animateurs/modérateurs(trices) devenus muets de stupeur par le surréalisme ambiant ou encabanés à leur tour, on ne sait trop à l’heure actuelle.

C'est vrai qu'il n'y avait vraiment plus rien à répondre; le mieux ne serait-il pas de mettre franchement la clé sous le paillasson et de "se présenter au poste de police le plus proche", suivant l'expression consacrée ?

Il y a, semble-t-il maintenant, directement sur le site PS et depuis le 25 octobre, un forum:

"Humeurs Coup de blues... Coup de gueule... Coup de chapeau... Coup de coeur...
Dites-nous tout en toute franchise et découvrez également ce que pensent d'autres personnes sur l'action politique, toutes tendances confondues. Citoyens, à vos claviers !"

qu'ils disent...

Dans le même genre (pour combien de temps), il y aussi un forum sur La Libre: Forum/débat/

" Le PS sortira-t-il un jour des affaires ? La rénovation voulue et imposée par Elio Di Rupo est gommée par les fautes d'une certaine élite socialiste. Le PS se cherche un avenir pour faire oublier son passé. Qu'en pensez-vous ?"
Près de 1000 réactions à ce jour ...

Connaissez-vous d’autres forum(a?)
« pour tout savoir sur le PS et que vous n’auriez jamais imaginé ? »

(1) Citation originale: «On ne m'explique rien à moi ! Je ne suis là que parce que je suis décoratif ! » Obélix (2) ( La zizanie )
(2) Autres citations du même auteur :





_ Je ne savais pas qu'on pouvait trop manger. ( Le bouclier arverne )
_ C'est qui, cette cropole ? ( Astérix aux Jeux Olympiques )
_ Ce n'est tout de même pas un petit coup de menhir qui a pu lui faire du mal ... Peut-être qu'il a mangé quelque chose de lourd à midi ... ( Le combat des chefs )
_ Farpaitement! ( Les lauriers de César )
_ Franchement, Astérix, et une fois pour toutes : tu me trouves gros ? ( Astérix aux Jeux Olympiques )
_ Il n'y a pas 2 gros, il n'y en a qu'un et il n'est pas gros ( Asterix chez les Bretons )
_ Ils sont fous ces Romains! ( Astérix gladiateur )
_ Ils sont fous, ces humains ! ( La zizanie )
_ Je ne suis pas gros ! Non monsieur! Enveloppé ... Tout juste enveloppé ! ( Le tour de Gaule d'Astérix )
_ Je ne suis pas gros! Je ne suis pas gros! Un peu fort peut-être, mais pas gros ! ... ( Le tour de Gaule d'Astérix )
_ Je ne suis pas gros, je suis un grand guerrier roux à tresses. ( Le devin )
_ Je ne suis pas maigrichon voilà tout ( Le tour de Gaule )
_ Je sais livrer des menhirs, dresser les chiens, chasser les sangliers, pêcher, manger, boire, danser, donner des baffes aux Romains... ( Asterix et le chaudron )
_ Oh, je ne suis pas qu'un beau grand guerrier roux à tresses; il y en a là-dedans ! ( Le devin )
_ On ne m'explique rien à moi ! Je ne suis là que parceque je suis décoratif ! ( La zizanie )
_ Panoramix... C'est qui Le Pirée ? ( Astérix aux Jeux Olympiques )
_ Qui est gros? ( Le tour de Gaule d'Astérix )
_ Si on racontait nos aventures aux gens ? Peut-être qu'ils nous paieraient pour les entendre ? ... Pourtant on appellerait ça: "Les Aventures d'Obélix le Gaulois" et ... ( Astérix et le chaudron )