16 avril 2007

Bruxelles, la vraie capitale wallonne

Deux professeurs de l'UCL étudient le dessous des cartes

Le renouveau wallon ne tient qu'à deux villes non wallonnes : Luxembourg et Bruxelles.

Allô, Namur? Les deux métropoles rayonnent et redonnent du tonus à une Région malade. Certains indicateurs virent enfin au vert.
C ela fait des mois que nous hésitions à publier ces cartes. Elles brisent bien des clichés. Nous estimons que le moment est venu de le faire. Le débat est nourri par votre face-à-face Nord-Sud ou par les émissions de la RTBF. » Isabelle Thomas est géographe. Jacques Thisse est économiste. Tous deux sont professeurs à l'UCL. « Nos disciplines sont complémentaires, expliquent-ils. Nous avons commencé à croiser les données pour évaluer l'état de santé de la Belgique. Et ce que nous avons constaté nous a surpris à plus d'un titre. »
Le fruit de leurs recherches figure dans une petite vingtaine de cartes colorées déclinant des paramètres allant du prix des terrains à la densité de la population en passant par le niveau de formation, l'âge ou le revenu moyen. « Nous avons pris en compte une dimension territoriale plus fine que celle des trois Régions. L'histoire est plus subtile que ces rapports communautaires auxquels on a trop tendance à se référer. » Résultat ? Un pavé dans la mare, à même d'interpeller le monde politique en cette période préélectorale. « Nous ne roulons pour aucun parti, insistent les auteurs. Nous avons l'impression de faire de la géopolitique, mais ce sont purement des constats objectifs. » Et lesquels...

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Bruxelles, centre névralgique du pays et... capitale économique de la Wallonie. Point de départ de la réflexion : « La concentration géographique du capital humain et des activités à haute valeur ajoutée au sein des grandes villes est une tendance lourde des économies développées ». Un constat posé dans bien des pays au niveau international. Et en Belgique, seule Bruxelles peut prétendre à un rayonnement digne d'une métropole. L'essentiel de l'économie tourne autour de la capitale. La ville représente près de 20 % de l'activité économique du pays.
C'est elle qui résiste le mieux à la détérioration relative connue par les trois régions belges face aux autres pays européens entre 1995 et 2003. Un regard plus affiné permet de constater que les deux Brabant, singulièrement le Wallon mais aussi le Flamand, font presque aussi bien que la capitale. « Du point de vue économique et démographique, la Belgique ressemble très fort à une économie monocentrique », disent les deux professeurs. Avec un effet de tache d'huile important au départ de Bruxelles, tant en terme d'évolution démographique que de prix de l'immobilier, d'offres de travail ou de revenu médian, tout simplement.

« Bruxelles est devenue la capitale économique de la Wallonie, qui manque d'une armature urbaine, n'hésitent pas à dire Isabelle Thomas et Jacques Thisse.
Ce constat, les Wallons doivent l'accepter. »

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L'axe wallon de demain se trouve entre Bruxelles et Luxembourg. Le paysage belge est globalement bien comme on l'imagine : les taux de chômage sont moins élevés au Nord, là où le prix du terrain à bâtir est fort élevé en raison de sa rareté et de la richesse de la population. Evidemment : la Flandre reste dominante au fil des critères, avec de sérieuses nuances internes toutefois. Mais si l'on va au-delà de ce constat, si l'on regarde des paramètres en évolution, une autre réalité apparaît. Et non des moindres : le renouveau francophone - voire belge, au vu des perspectives démographiques et spatiales au Nord - devrait venir d'un axe compris entre deux villes « européennes », Bruxelles et Luxembourg. Un axe relié par autoroute, mais interrompu par la frontière naturelle des Ardennes et l'absence d'une cité relais digne de ce nom à cet endroit. Les faits ? « Nous avons été nous-mêmes surpris, en calculant l'évolution démographique sur quinze ans, du rayonnement de Bruxelles et de Luxembourg », soulignent les professeurs. Il en va de même pour le pourcentage de jeunes et pour la formation. Une pépite d'avenir. Précision utile : « L'essai ne pourra toutefois être transformé qu'avec un enseignement de qualité. » L'existence
de cet axe de renouveau est confirmée par les évolutions du revenu médian sur une période de dix ans. Et par la hausse du prix de vente des maisons. « Une évolution légèrement positive est également perceptible à Liège, où l'axe commence à faire sentir ses effets, sans doute aussi grâce l'influence des pays voisins, complètent les chercheurs. En revanche, le Hainaut va toujours mal. Tous nos indicateurs sont négatifs. »

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Un trop grand saupoudrage au sud du pays. Politiquement, estiment les deux chercheurs, « on peut penser que l'éclatement de la Belgique, s'il devait avoir lieu, ressemblerait beaucoup à un jeu à somme négative où tous les joueurs seraient perdants ». Essentiellement en raison de l'importance de Bruxelles. Les conclusions de leurs travaux jettent aussi et surtout une pierre dans le jardin du monde politique francophone. Verdict : « Le saupoudrage, une mauvaise habitude wallonne. »

Explication : « La tendance à la métropolisation et la faiblesse de l'armature urbaine wallonne ont un corollaire immédiat : il est impératif de favoriser les pôles urbains offrant le potentiel de développement le plus élevé. Dès lors, une bonne gouvernance aurait voulu que les pouvoirs publics wallons participent à un renforcement de cette armature. Or, la Région wallonne a suivi pour elle-même la politique opposée en choisissant de déconcentrer ses différentes instances entre plusieurs villes. » Avec quelques griffes à la clé contre le « sous-régionalisme » et le risque de repli sur soi.

Au bout de leur chemin, Isabelle Thomas et Jacques Thisse plaident dans un premier temps pour « un grand pôle scientifique au niveau wallon », qui regrouperait l'ULB, l'UCL, les Facultés agronomiques de Gembloux et les Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur. Histoire de doper l'axe Bruxelles-Luxembourg. Mais aussi pour un partenariat plus large - et mieux assumé - entre Bruxelles et la Wallonie. « Le processus pourrait être initié, disent-ils, par la fusion de fait des exécutifs de la Région wallonne et de la Communauté française, dont le siège serait, dans toute la mesure du possible, situé à Bruxelles. On formerait ainsi un binôme institutionnel mieux en adéquation avec la réalité démographique et économique. »

Déséquilibres Flandre-Wallonie

Georges Wanet, Chargé de cours à la faculté des sciences sociales, politiques et économiques de l'ULB et administrateur de sociétés.
L'évolution de la Wallonie a aussi eu lieu dans d'autres bassins industriels d'Europe. Ce que l'on peut reprocher à la Wallonie est la lenteur de son redressement, lorsqu'on la compare à des régions comme la Ruhr ou le Pays de Galles. Ce qui manque donc, pour clarifier le débat politique, est la systématisation d'outils d'évaluation des politiques mises en oeuvre pour juger du caractère durable du redéveloppement de la Wallonie. Pour apporter des éléments d'évaluation et de débat sur ces questions qui s'avèrent conflictuelles, l'élaboration d'une série d'indicateurs mettant en cohérence les dimensions économique, sociale et financière devrait être une des premières priorités du futur gouvernement. Il n'y a pas d'étude officielle sur les transferts entre les régions et les études disponibles divergent quant aux montants. Selon les auteurs du manifeste "in de Warande", 8,1 milliards d'euros vont annuellement de la Flandre à la Wallonie et 2,1 autres milliards vers Bruxelles (1). Selon le Centre de recherche sur l'économie wallonne de l'université de Namur, les transferts seraient de 5,3 milliards d'euros en faveur de la Wallonie (2). Le service d'études de la KBC parle, lui, de 5 milliards d'euros (3). Les transferts existent donc bien.
Pour apporter des éléments d'évaluation incontestables sur ce thème, il serait hautement souhaitable qu'une des premières actions du futur gouvernement soit l'élaboration d'une série d'indicateurs ("balanced scorecards") mettant en cohérence les dimensions économique, sociale et financière des transferts entre les régions. En effet, les études mentionnées, même si elles s'appuient sur de nombreuses données de types différents, ne font essentiellement état que des indicateurs financiers. Elles donnent donc une vision réductrice de la situation, comme c'est le cas lorsqu'on évalue les performances d'une entreprise en ne regardant que ses performances financières et en ne tenant pas compte des compétences des employés, de la fidélité du client, de la rotation de personnel,... Pour palier cette insuffisance, le concept de "balanced scorecard", développé par Kaplan et Norton, est considéré comme la référence en matière de pilotage d'entreprise. Celui-ci assemble les indicateurs financiers et non financiers donnant une image claire de la conduite de la société. La "balanced scorecard" considère la performance de la société sous différents angles qui répondent aux préoccupations des différents "stakeholders" : clients, actionnaires, employés et autorités publiques. Elle contient des indicateurs de résultat qui déterminent si un objectif a été atteint et des indicateurs stratégiques qui peuvent indiquer le résultat futur. A l'origine, en 1992, cette approche multidimensionnelle de mesures de performance a été créée pour le monde de l'entreprise. Cependant, rien n'empêche de l'adapter à d'autres organisations; en particulier à l'Etat ! Le texte qui suit esquisse, dans ses grandes lignes, une méthodologie qui pourrait être utilisée. Un premier travail consisterait à s'interroger sur le type d'indicateurs, leur nombre, une définition précise par indicateur et la manière de les mesurer. D'expérience, c'est la tâche la plus délicate, car leur élaboration doit satisfaire à des exigences en partie contradictoires : exigences de cohérence et de pertinence tout en préservant une certaine simplicité de compréhension et d'usage et la possibilité de réutiliser ces indicateurs dans d'autres contextes. La cohérence des indicateurs nécessite de prendre en compte les impacts du fonctionnement de l'Etat. Ces indicateurs doivent aussi être simples. En effet, dans un domaine où chaque citoyen est impliqué, il apparaît essentiel de les associer le plus possible aux prises de décision en matière de politique de transfert entre les régions. Enfin, les indicateurs doivent, sans trop de difficultés, être reproductibles. Il est important de noter que cette méthode doit être consensuelle et que les variables découlent naturellement de la stratégie de l'Etat et, donc, du gouvernement. Ce peut être le point d'achoppement ! La deuxième étape serait d'analyser la faisabilité de tels indicateurs à partir des diverses données statistiques disponibles en Belgique. Pour toutes les données non directement disponibles, il faudra déterminer comment les mesurer, développer les méthodologies et allouer les moyens pour le faire. Enfin, il faudrait construire et mettre en place une organisation et développer les systèmes et les outils informatiques qui permettront de la supporter. Le premier travail, l'élaboration d'une série d'indicateurs mettant en cohérence les dimensions économique, sociale et financière des transferts Flandre-Wallonie, devrait donc être une des premières priorités du futur gouvernement. Il pourrait prendre plusieurs semaines. S'il s'avérait fructueux, la mise en place des deux autres étapes pourrait se faire en deux temps : développement rapide de solutions "artisanales" permettant de premières mesures des indicateurs, certains d'entre eux étant collectés de manière manuelle. Informatisation de l'approche pour une production automatisée et systématique. Une telle approche aurait, au moins, le mérite de dédramatiser cette question. Elle obligerait à une certaine transparence que d'aucuns pourraient voir d'un mauvais oeil !
(1) Manifest voor een zelfstandig Vlaanderen in Europa, édité par Denkgroep In de Warande, rue Zinner, 1, 1000 Bruxelles, 252 p.
(2) Trends-Tendances, 31/8/2006
(3) "Financiële transfers tussen de Belgische gewesten. Actualisering en vooruitblik", Economisch Financiële Berichten, revue mensuelle, KBC, 55e année, no 10, 17 novembre 2000, p. 1-13.

15 avril 2007

Merry Hermanus inculpé de faux et détournement

Merry Hermanus (PS), ex-patron de la Société de Développement Régional de Bruxelles, a confirmé, samedi, à l'occasion de son retour de vacances, son inculpation qui lui a été notifiée par courrier. M. Hermanus a été inculpé de faux et de détournement. Il a répété samedi son étonnement, considérant que toutes les précautions juridiques avaient été prises dans le cadre de ce dossier de réurbanisation de l'hôpital militaire d'Ixelles. "Je ne comprends pas mon inculpation. La SDRB n'a ni réalisé le cahier des charges, ni rédigé les termes essentiels de la convention" a réagi M. Hermanus.

Il a expliqué qu'il avait agi sur des instructions du gouvernement bruxellois et que le cahier de charges avait été imposé par le gouvernement comme l'atteste une note ministérielle de 1995 qui avait été signée par Didier Gosuin (MR) alors ministre régional. La SDRB avait été chargée d'une mission déléguée et devait à ce titre exécuter les décisions du gouvernement. Selon M. Hermanus, le cahier des charges a été réalisé exclusivement par le cabinet du ministre-président Charles Picqué, et plus particulièrement par deux collaborateurs de celui-ci.

La SDRB a reçu un premier document en mai 1991 qu'elle a critiqué à plusieurs reprises en raison de la complexité de la formule proposée. M. Hermanus estime aujourd'hui subir les conséquences de la complexité de la formule retenue. Le cahier des charges a été approuvé par le gouvernement le 17 juillet 1991. La SDRB a été chargée de lancer un appel d'offres européen qui n'a débouché sur aucun résultat.

A la suite du lancement de l'appel d'offres au niveau national, deux sociétés ont répondu. Un jury où figuraient les deux collaborateurs du cabinet de Charles Picqué, a estimé que la première offre était vide et que celle de Bâtipont-De Waele était valable à 95%. La SDRB, qui a pris un avocat, lequel a suivi toute la procédure, a reçu une instruction du gouvernement de négocier de gré à gré avec la société momentanée Bâtipont-De Waele pour aboutir à un projet de convention.

Selon M. Hermanus, les termes de la négociation ont été imposés par le gouvernement. Un avenant d'une convention de 1990 précise que c'est le gouvernement qui est le seul décideur, ajoute-t-il. En 1994, le ministre-président Charles Picqué a encore consulté un avocat spécialisé pour s'assurer une nouvelle fois de la conformité de la procédure, a-t-il enfin dit.

Le Président de la SA Bruxelles-Midi
et un administrateur d’Espace Midi


parmi les inculpés d’une affaire de fraude


Dans son édition du 14 avril 2007, “La Libre Belgique” dévoile le nom des 7 inculpés de faux et de détournement par la Cour d’Appel de Bruxelles dans le dossier immobilier de la réhabilitation de l’ancien hôpital militaire d’Ixelles. A côté du nom de Merry Hermanus (PS), ancien président de la Société de Développement de la Région bruxelloise (SDRB), ceux de certains promoteurs également actifs dans la SA Espace Midi, ainsi que celui du Président de la SA “de droit public” Bruxelles-Midi, Jacques Van Grimbergen, font partie de la liste. En 2006, Charles Picqué a également été cité dans ce dossier de fraude… où l’on retrouve quelques-uns des principaux protagonistes des opérations immobilières en cours depuis 15 ans au quartier Midi.

Pourquoi cette information mérite d’être relevée ici? Pourquoi mettre en parallèle l’histoire de l’Hôpital Militaire d’Ixelles avec celle du PPAS Fonsny 1 à Saint-Gilles, des plans d’expropriation successifs qui en ont découlé et de l’opération “Bruxelles-Midi” qui jette le trouble sur ce quartier depuis une quinzaine d’années…?

Parce que l’époque à laquelle ont démarré ces deux projets (parmi d’autres aux débuts de la Région bruxelloise) est la même, c’est celle où s’élaborent les premiers outils urbanistiques de la Région balbutiante. Coïncidence? Nous sommes en présence de plusieurs acteurs publics et privés identiques. Ceux-ci, à l’époque, commencent à élaborer ensemble différents projets immobiliers à Bruxelles placés sous le sceau du “partenariat public-privé”. Et si les pratiques utilisées ici et là ne sont pas exactement les mêmes, elles semblent relever d’un même mépris pour la chose publique.

L’affaire remonte au début des années ‘90. A cette époque, la Région bruxelloise rénove le site de l’ancien Hôpital Militaire d’Ixelles: 6 hectares à transformer en un petit millier de logements. Charles Picqué (PS) est alors ministre-Président et il a la tutelle sur la SDRB, qui gérait les rénovations. Contrat est passé avec l’association de promoteurs Batipont-De Waele. Ce marché a-t-il été surévalué, permettant aux promoteurs d’empocher plusieurs millions d’euros d’aides déguisées? La Cour des Comptes le soupçonne et porte plainte au Parquet de Bruxelles à la fin des années ‘90.

En 2006, c’est le quotidien économique flamand “De Tijd” qui avait mis en cause Charles Picqué, Ministre-Président de la région bruxelloise, pour le rôle qu’il a joué vers 1991-1994 dans cette affaire de contrats publics douteux.

Aujourd’hui, on apprend que la Justice vient d’inculper dans ce dossier 7 personnes pour faux et détournement. Charles Picqué ne fait pas partie de la liste, mais deux de ses collaborateurs de l’époque (où il exerçait déjà la fonction de Ministre-Président) en sont, si l’on en croit “La Libre Belgique”. Il y a d’abord Paul Vermeylen, urbaniste et architecte, maître en management public, consultant auprès de la Commission européenne, ancien Directeur de Cabinet adjoint du Ministre-Président, et actuellement Vice-président de Ramboll Management Brussels. Il est notamment l’auteur de “Pour Bruxelles”, un livre d’entretiens avec Charles Picqué.

Parmi ses co-inculpés, on retrouve un autre ancien Directeur de cabinet adjoint de Mr Picqué: Jacques Van Grimbergen. Actuellement directeur général de l’administration régionale de l’Aménagement du Territoire et du Logement, Mr Van Grimbergen est l’une des chevilles-ouvrières du PPAS Fonsny 1 qui a condamné 4 îlots au quartier Midi. Il est de ce fait le Président de Bruxelles-Midi, la “société anonyme de droit public” mise-en-place par Mr Picqué en 1991-1992 pour réaliser ces plans et dont les pratiques sont dénoncées tout au long de ces pages (lire la présentation de Bruxelles-Midi).

Autres inculpés membres du Parti Socialiste et occupant ou ayant occupé des fonctions publiques importantes: Mery Hermanus, actuel échevin PS à Jette, déjà connu comme ayant été l’une des vedettes du feuilleton Agusta, et ancien directeur la Société de Développement Régional de Bruxelles (SDRB) de 1989 à 1996… Et sa femme, Mireille Francq, elle-même Présidente du CPAS de Jette et “Administrateur général” de la SDRB! La SDRB qu’on connaît pour ses nombreux projets à Bruxelles, dont quelques-uns dans les 4 îlots du PPAS Fonsny 1.

Jean Thomas, tout puissant promoteur actuellement à la tête de la Compagnie Immobilière de Belgique (CIB - Immobel) et anciennement de l’Immobilière Louis De Waele, fait également partie des inculpés. A Saint-Gilles, on connaît la SA Louis De Waele notamment pour sa spectaculaire spéculation sur l’îlot désormais appelé “Midi Atrium”, anciennement constitué d’habitations et transformé en bureaux avec la bénédiction de Charles Picqué, bourgmestre de Saint-Gilles (lire “Mr Picqué réinvente le sens du mot spéculation”). Via la SA Louis De Waele, le groupe CIB est aussi l’un des actionnaires d’Espace Midi: un consortium qui est l’un des principaux promoteurs privés auxquels la SA Bruxelles-Midi revend des terrains dans le quartier Midi, terrains expropriés grâce à la Commune de Saint-Gilles et à la Région bruxelloise.

Notons que les mêmes acteurs immobiliers qui sont présents au sein d’Espace Midi (lire la présentation d’Espace Midi) se retrouvent dans un autre “partenariat public-privé” à Bruxelles: la société Espace Rolin, qui réalise un important projet dans la Commune d’Etterbeek. Commune dont l’Echevin des Finances, Isi Halberthal (PS), est aussi (ou était jusque récemment) directeur à l’immobilière Immomills-Louis De Waele Development et administrateur de la SA Espace Midi! Curieux cumul… Et justement, Isi Halberthal fait partie aujourd’hui des inculpés de l’affaire de l’ancien Hôpital Militaire d’Ixelles.

Enfin, la liste se termine par un autre “gros poisson” de l’immobilier bruxellois. Il s’agit de Philippe Blaton, ancien patron de Bâtipont, désormais à la tête des sociétés Philippe Blaton et Amart, actives dans la construction et la rénovation. Bâtipont Immobilier, alias BPI, est la filiale de développement immobilier du groupe BPC, appartenant lui-même à CFE (Vinci). CFE est également l’un des actionnaires d’Espace Midi. Quant à la société BPI, elle est depuis 2005 copropriétaire de “l’îlot C” du PPAS Fonsny 1 (encore virtuellement pour certaines maisons appartenant toujours à des propriétaires particuliers, menacés d’expropriation depuis 15 ans), en consortium avec le groupe Atenor. Ils vont y construire 39.595 mètres carrés de bureaux et un hôtel de 142 chambres, conformément à la volonté politique de la Région et de Saint-Gilles telle qu’inscrite dans le PPAS Fonsny 1.

Evidemment, la comparaison s’arrête là. Pour l’instant du moins. Autre quartier, autres enjeux. Autre commune, autres moyens… Mais outre les liens personnels qui apparaissent à travers cette comparaison (et qui apparaîtraient sans doute plus encore si nous nous intéressions à d’autres projets immobiliers à Bruxelles), ces opérations semblent animées, en toute complicité, par une même volonté d’élaborer des “win-win” privés-publics sur le dos de la collectivité.

Pas de pas de côté à Etterbeek

Figure emblématique de la vie politique etterbeekoise, aux côtés du bourgmestre Vincent De Wolf (MR), avec lequel il a tissé depuis près de 20 ans une relation de confiance et d'estime, le socialiste Isi Halberthal s'apprête-il à faire un pas de côté ?
Inculpé avec six autres personnes dans le dossier de l'ancien hôpital militaire d'Ixelles pour faux et usage de faux, ou encore détournement de fonds publics comme auteur ou coauteur (lire aussi en page 5), l'actuel échevin de la culture, de l'enseignement et de la cohésion sociale est en tout cas sur la sellette.

Averti cette semaine, à son retour de vacances, des soupçons pesant sur sa personne, l'homme se dit à la fois serein et surpris.
« Je suis très étonné d'être inculpé dans ce dossier qui remonte à 16 ans, nous a-t-il déclaré ce week-end, en soulignant que ces poursuites n'étaient en rien liées à son activité de mandataire public à Etterbeek. Cela concerne mon activité professionnelle de consultant pour Immobel, un travail que j'effectue depuis 18 ou 19 ans. »
C'est à ce titre qu'il s'est penché sur le dossier dont question, et ce après que le gouvernement régional bruxellois de l'époque a annoncé sa volonté de réurbaniser les anciennes casernes. « Immobel s'est intéressé à ce dossier, comme il l'a fait aussi pour la caserne Dailly (NDLR, à Schaerbeek) et, en tant que consultant, j'ai participé à ce projet, aux études de plans ou d'esquisses. »
Deux échevinats
sur la sellette
Seize ans plus tard, Isi Halberthal le dit franco : « Je ne vois pas très bien ce que l'on peut me reprocher. J'y verrai peut-être plus clair à la lecture du dossier mais, en tout cas, il est établi qu'il ne s'agit pas de corruption ou d'enrichissement personnel. »
Ces poursuites auront-elles un impact sur son mandat public ? L'intéressé bénéficie en tout état de cause de la présomption d'innocence. « Cela ne devrait donc pas, a priori, m'empêcher d'exercer mon mandat, mais on verra. »
Signalons que la même ligne de conduite est adoptée à Jette par Merry Hermanus (PS), également inculpé.
Encore en charge des finances sous la législature précédente, Isi Halberthal n'a pas rempilé sous cette casquette au sein de la nouvelle majorité (qui, outre le MR et le PS, est également composée d'Ecolo).
Bien avant l'annonce de son inculpation dans le dossier de l'hôpital d'Ixelles, Isi Halberthal avait dit et répété qu'il se présentait pour la dernière fois, laissant même entendre qu'il n'irait pas forcément au bout de son mandat dans l'optique de céder, en cours de route, la place à un plus jeune que lui.
Un relais désormais inéluctable et urgent ? Rien n'est écrit, répond-on du côté du bourgmestre Vincent de Wolf. « C'est au collège qu'il appartient de prendre attitude sachant, d'un côté, que l'inculpation n'implique pas la culpabilité mais que de l'autre, on ne peut pas faire comme si rien n'était arrivé. Ce dossier ne touche en rien à la gestion communale mais une fois rendue publique, l'inculpation est-elle compatible avec l'exercice d'une fonction publique, fut-ce à titre provisoire ? La question est ouverte et je saisirai le collège à ce sujet. »
Rendez-vous est pris pour jeudi au plus tard, date du prochain collège.

L'UE va mesurer les connaissances linguistiques des jeunes Européens

La Commission européenne a décidé vendredi de mesurer dès 2009 les connaissances linguistiques des jeunes dans les différents Etats membres de l'Union européenne.

Cette large étude servira à évaluer les compétences des élèves arrivés à la fin de la scolarité obligatoire dans au moins deux langues étrangères. Une première série d'épreuves devrait avoir lieu en 2009. Celle-ci portera sur la lecture, la compréhension à l'audition et la rédaction dans les cinq langues de l'Union les plus largement enseignées en tant que première et deuxième langues étrangères, à savoir l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et l'italien.

Les résultats, espère la Commission, permettront d'évaluer les compétences linguistiques des jeunes de 14 à 16 ans au travers de l'Union, mettre en lumière les bonnes pratiques et, avec le temps, mesurer les progrès accomplis dans l'enseignement des langues dans chaque pays. Son initiative doit toutefois encore être approuvée par les Etats membres. (Belga)

La vie selon Jacky Morael

Après une longue et douloureuse éclipse, Jacky Morael, ex-secrétaire fédéral d'Ecolo, refait surface. Ce n'est pas par distraction : l'homme n'est pas du genre à se laisser berner par le temps qui passe et met une certaine fierté à être désespéré. Mais il revient quand même. A la politique, cette passion qui l'a fait naître au monde, « la seule chose que je sache faire, et que je fais bien », dit-il.

13 avril 2007

Les boîtes de nuit, nouveaux clubs de rencontres... professionnelles!

Les soirées «afterwork» sont en vogue à Bruxelles. Fréquentées par ceux qui ne peuvent s'empêcher de parler boulot après les heures de travail, elles sont un moyen de networking professionnel et de teambuilding.

Pour exister et se développer en tant que salarié, indépendant ou chef d'entreprise, un réseau de relations bien déployé a toujours été un avantage considérable. Mais depuis quelque temps, les moyens d'y parvenir se sont multipliés avec les sites internet de rencontres professionnelles, le «speed networking», et le dernier en date: les soirées «business» sont organisées dans les lieux branchés de Bruxelles. Elles permettent de se détendre après le travail, tout en continuant, mine de rien, à tisser sa toile de relations. Parfois, elles sont aussi l'occasion d'événements de «team building» dans un endroit convivial, où chacun, patron et employé, tente de parler d'autre chose que du boulot… Point commun entre ces soirées: elles ont lieu le jeudi, commencent vers 19 h et se terminent vers 1 h, histoire que tout le monde soit frais et dispos pour attaquer le dernier jour de la semaine…

Un public très ciblé
Pionnières dans cette mode des «afterwork» à Bruxelles, les soirées «@Seven» du Mirano, qui ont lieu tous les jeudis depuis quatre ans, s'adressent à une clientèle essentiellement internationale (fonctionnaires européens et expatriés), mais aussi à des Bruxellois.
On y vient soit entre collègues, soit dans le but d'élargir son réseau professionnel de façon informelle. Ici, d'après Patrick Stumm, l'organisateur, «les gens continuent à parler du boulot, mais aussi de leur vie privée». C'est donc un bon moyen d'apprendre à mieux connaître ses collègues et de créer des affinités. Cependant, ces soirées restent assez «exclusives». Il s'agit en réalité d' événements privés, fonctionnant par appartenance à une communauté qui compte aujourd'hui quelque 6.000 membres. Pour en faire partie, il faut entrer dans la cible, que Patrick Stumm définit comme suit : «nos membres sont des trentenaires européens et bruxellois, travaillant dans tout ce qui tourne autour de l'Union européenne ou qui sont actifs dans le business belge.»

«Networking» organisé
A côté du networking informel du « @Seven» viennent de se créer les soirées «Notworking», au Claridge. Plus plus qu'un simple «afterwork», il s'agit là d' un vrai système de rencontres (professionnelles!) nettement plus ciblées sur les Bruxellois «de souche», ceux qui, d'après Quentin Pirlot, le créateur de l'événement, «n'arrivent pas à s'empêcher de continuer à travailler en dehors des heures de boulot et cumulent le sens des affaires et celui de la fête». Ici, le réseau de relations se tisse en plusieurs étapes. D'abord, le participant s'enregistre sur le site internet du « Notworking». Il peut alors directement voir qui, dans la liste des personnes déjà inscrites (4.000 à ce jour, réparties dans 3.000 sociétés différentes), fait partie de ses proches ou de ses connaissances. Le réseau se crée donc en premier lieu d'une manière virtuelle. Dans un second temps, on se rend aux soirées du jeudi dont le but est de permettre au participant de «découvrir l'étendue de son réseau caché», explique Quentin Pirlot. «En effet, si l'on désire rencontrer quelqu'un, un nouveau client par exemple, le mieux est de se faire présenter par un proche ou une connaissance qui joue le rôle d'intermédiaire», poursuit-il. Le logiciel va déterminer quelles sont les connexions qui existent entre une personne et celle qu'elle aimerait approcher. «Cela peut aller jusqu'à 4 ou 5 degrés de relation», précise le concepteur. Ainsi, le participant utilise son réseau de connaissances personnelles à des fins professionnelles. Les ordinateurs portables mis à disposition et l'écran géant sur lequel les sociétés peuvent faire défiler des «scoops», comme l'arrivée d'un nouveau directeur commercial ou la signature d'un gros contrat, attestent du côté très «business» de ces soirées. Mais attention, le but est aussi de faire la fête, car, dès 23 h, la soirée «Notworking» se transforme en «Niteworking»…
Les soirées mode «business» sont donc très tendance: le petit dernier va voir le jour la semaine prochaine, le «6to9», un afterwork à côté de l'Autoworld, dans le parc du Cinquantenaire. On peut dèjà parier qu'on y parlera sûrement boulot! Isabelle Dykmans

10/04/2007 Copyright © L'Echo

Enquête à l'IEV

MAJ 13/04/07

Réaction d'Elio

Analyse: Imbroglio social à l'IEV

L'IEV, c'est du lourd (13/04/2007)

Le président de l'ASBL n'est autre qu'Elio Di Rupo en personne
BRUXELLES " Di- rigé par Frédéric Delcor, l'Institut Émile Vandervelde est à la disposition du président du PS, de son bureau et des membres des groupes parlementaires socialistes ."
La phrase figure en toutes lettres sur le site de l'IEV, l'Institut en question, auquel les enquêteurs de Charleroi s'intéressent de très près, ces derniers jours.
Elle corrobore les grandes lignes d'un long communiqué envoyé mercredi par le PS (nos éditions précédentes). Le texte insistait bien sur la légalité, aux yeux du PS, de la mise à disposition de parlementaires de membres de l'IEV. Et répétait que le patron de l'IEV est Frédéric Delcor.
Ce dernier point est exact. Mais en partie. Car en s'intéressant de près à l'Institut créé en 1946, la justice s'attaque à du beau linge.
L'IEV est bien le (puissant et compétent) centre d'études du PS. Et il est bien dirigé, au quotidien, par Frédéric Delcor, talentueux chef de cabinet d'Elio Di Rupo, auquel le Montois doit d'ailleurs beaucoup, ne serait-ce qu'en termes de capacité de travail. Mais Delcor n'est pas le seul maître à bord. Les statuts stipulent que l'IEV est une ASBL. Et que son président est également celui du Parti socialiste. Elio Di Rupo, donc.
Qui plus est, son conseil d'administration comprend pas mal de sommités, dont les vice-présidents Philippe Moureaux et Maurice Bayenet.
Bref, si le scénario de règles légales bafouées par l'IEV devait s'avérer - ce qui n'est pas le cas à ce stade -, c'est plus que le PS carolo et lui seul qui serait amené à s'expliquer et à prendre attitude.
Après une communication chaotique, un silence gêné s'est installé, ces dernières heures, au siège central du parti. Frédéric Delcor a refusé de donner suite à nos demandes d'éclaircissements hier. Et le service de presse est demeuré aux abonnés absents, oubliant de donner suite, lui aussi, à nos appels téléphoniques répétés.
À moins de deux mois des urnes, il serait temps, pourtant, que la clarté revienne. Sous peine de voir la facture dépasser le seul cadre hennuyer...
Ch. C.
© La Dernière Heure 2007

En toute bonne foi à l'IEV ? Tant pis...

Plusieurs élus seraient concernés à Charleroi.La loi sur le travail a sa spécificité : pas besoin d'intention frauduleuse pour qu'il y ait infraction.
analyse
Mercredi déjà, le directeur de l'Institut Emile Vandervelde (IEV), Frédéric Delcor, indiquait dans une "mise au point", après qu'on eut appris que le substitut de l'auditorat du travail de Charleroi Charles-Eric Clesse avait "visité" ses locaux, que l'IEV n'était pas en cause dans l'"affaire" Alisson De Clercq. Cette députée fédérale avait pourtant bénéficié du travail d'une attachée parlementaire payée par le même institut.
M. Delcor trouvait naturel que, comme il le disait, le personnel de l'IEV "travaille tantôt au siège de l'Institut tantôt auprès des parlementaires concernés". Or les juristes s'accordent pour trouver que ce ne l'est pas. La confusion vient du fait que le directeur ne croirait qu'à tort que "l'IEV comme les groupes parlementaires font partie intégrante du même périmètre légal de consolidation comptable. En clair, cela a toujours été interprété comme signifiant qu'à l'intérieur du périmètre comptable, les moyens financiers et humains peuvent être partagés".
Six élus de Charleroi ?
Faux : pour le droit pénal social, l'IEV est une entité distincte, à cet égard. Mais alors, que risquent donc les intéressés ? Et qui sont-ils, au-delà de la liste des noms des supposés 19 attachés "fantômes" (dont on apprenait cependant jeudi que plusieurs auraient "servi" rien moins que 6 élus socialistes de la région de Charleroi) ?
La loi, en l'occurrence celle du 24 juillet 1987, énonce d'abord qu'une infraction comme celle sans doute commise dans le dossier De Clercq est une "infraction de règlement", qui ne requiert pour exister ni dol, ni intention frauduleuse. A la différence du droit pénal classique, mais un peu à la façon de ce qui se fait en matière de roulage, cela suppose qu'on ne tient pas compte, pour établir qu'elle a été commise, de l'intention de son auteur. "On peut d'ailleurs fort bien supposer qu'Alisson De Clercq était de bonne foi comme elle le dit", suggère un proche observateur du dossier. Cette intention et cette bonne foi n'interviennent, explique un juriste rodé à ces matières, que côté peine. Il peut en effet être décidé de classer un dossier sans suite, de proposer une transaction à l'auteur de l'infraction ou encore de le citer au tribunal.
Retour à M. Delcor. La même loi prévoit que sont pénalement responsables d'une telle infraction l'employeur du "fantôme" et son utilisateur réel. Mais elle distingue évidemment, pour le premier, entre l'employeur théorique et celui auquel il délègue éventuellement son pouvoir (son "préposé"). L'intérêt ? C'est que le président de l'IEV (statutairement celui du PS, donc Elio Di Rupo) a de facto un "préposé", soit le directeur. Et donc M. Delcor, plus proche que lui de la gestion réelle des contrats de travail.
Ceci étant, au-delà de l'impact moral et politique, tout cela menace peu les intéressés : le maximum pour une telle infraction à la loi sur le travail est de 2500 euros, alors que "les peines de prison prévues ne sont en pratique jamais appliquées", nous dit le même juriste.

Auditions mercredi du directeur et du responsable des ressources humaines de l'institut Emile Vandervelde (IEV) le centre de recherche du PS. Les deux hommes ont été entendus par la police et l'Auditorat du travail de Charleroi. Ils s'interrogent sur mise à disposition de personnel de l'institut, à la parlementaire Alisson De Clercq, la fille de l'ancien député permanent Jean Pierre De Clercq….

La descente de la police judiciaire et de l'Auditorat du travail de Charleroi à l'Institut Emile Vandervelde, s'inscrit dans le cadre du dossier Alisson De Clercq. En effet depuis près d'un mois, la Justice s'intéresse à la Députée socialiste carolo et à l'une de ses collaboratrices. Lors de son audition par l'Auditorat du travail jeudi dernier, Alisson De Clercq reconnaissait que celle qui était à l'époque son attachée parlementaire, faisait partie du personnel de l'Institut, ce qui est illégal. Ce mercredi, c'est donc pour vérifier cette information que les enquêteurs ont entendu le directeur et le responsable des Ressources humaines de l'Institut.

Les autorités judiciaires se font discrètes sur ce qui a été découvert mais certaines sources affirment que d'autres salariés de l'IEV, auraient été détachés auprès de Sénateurs ou Députés socialistes. Le directeur de l'Institut, Frédéric Delcor précise quant à lui que l'IEV est un centre d'études et qu'il est donc normal que son personnel travaille tantôt au siège de l'Institut, tantôt auprès des Parlementaires. Mais les enquêteurs carolos ne l'entendent pas de cette façon. Selon eux, au moins pour ce qui concerne Alisson De Clercq, il s'agit d'une mise à disposition illégale de personnel et dans ce cas-là, l'amende s'élève à 2.500 Euros par travailleur détaché.

De Clercq père dépose plainte :

Jean-Pierre De Clercq a tenu à réagir mercredi. Pour lui est faux d'affirmer que l'IEV aurait détaché de manière illégale une employée au service de sa fille. Il n’est pas non plus anormal dit-il que des gens de l'Institut travaillent parfois auprès de parlementaires... Jean Pierre De Clercq annonce aussi le dépôt d'une plainte pour dénonciation calomnieuse contre l'ancienne attachée parlementaire en question et une autre plainte pour diffamation et violation du secret professionnel.

VIDEO• Enquête à l'IEV • La suite d'une enquête

12 avril 2007

L'Etat a payé près de 3,5 millions d'euros d'intérêts de retard en 2006

L'autorité fédérale a payé l'année dernière 3,488 millions d'euros d'intérêts de retard. Le montant s'élevait à 2,437 millions d'euros pour le seul département de la Défense, suivi de la Régie des bâtiments (423.255 euros) et du département de l'Intérieur (253.830 euro).
Ces données ont été fournies, mercredi, en Commission du Budget de la Chambre, par la ministre du Budget Freya Van den Bossche.

En 2005, les intérêts de retard s'étaient élevés à 2,983 millions d'euros. Pour le département de la Défense, les intérêts de retard sont passés de 1,320 millions d'euros en 2005 à 2,437 millions d'euros en 2006. Par rapport à 2005, le montant pour la Régie des bâtiments et pour le département de l'Intérieur ont été réduits de moitié en 2006. (belga)

Les managers sont surtout des Flamands

Sur 377 managers recensés dans 43 grandes entreprises de Belgique, 205 sont Flamands, 107 francophones et 63 non-Belges, selon une enquête exclusive réalisée par Le Soir, dans le cadre de sa collaboration avec De Standaard.Si les Flamands sont plus nombreux dans les comités de direction des grandes entreprises, leur domination est patente dans des secteurs comme la chimie, le transport et les télécoms. Les francophones sont quant à eux majoritaires dans les grandes sociétés de construction.Dans certains secteurs, comme la pharmacie, les groupes linguistiques sont plus ou moins équilibrés, selon l'enquête des deux quotidiens publiée jeudi. Un autre phénomène intéressant relevé par l'enquête est la présence de non-Belges dans les sphères dirigeantes.C'est même parfois le cas dans des sociétés traditionnellement considérées comme particulièrement Belges. C'est le cas notamment chez UCB qui ne compte qu'un Belge -un Flamand - au comité de direction, les cinq autres membres étant étrangers, indiquent encore Le Soir et De Standaard. (belga)

10 avril 2007

7.721.979 électeurs, dont 119.473 à l’étranger

7 721 322 électeurs ???
Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur communique quelques chiffres sur les électeurs appelés à se prononcer le 10 juin : ils seront en principe 7 721 322, soit 2 pc de plus qu'en 2003.
Les femmes seront un peu plus nombreuses que les hommes : 52 pc contre 48.
Parmi ces électeurs et électrices, 120 596 Belges résidant à l'étranger. Ceux-ci sont surreprésentés en Wallonie (42 pc) et dans l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (24 pc), par rapport aux provinces flamandes. Selon le ministère de l'Intérieur, ils devraient, à une écrasante majorité (62 pc), voter par correspondance. Seuls 6 pc d'entre eux devraient revenir en Belgique pour remplir leur devoir électoral.
Enfin, ils seront 473 961 à voter pour la première fois à des élections fédérales.

119.473 électeurs résidant à l’étranger
Pour les élections du 10 juin, 7.721.979 personnes recevront une convocation. Les communes ont arrêté jeudi leur liste. 119.473 sont des belges résidant à l'étranger et qui devaient faire la démarche de s'inscrire.


Les belges résidant à l'étranger devaient faire la démarche de s'inscrire et choisir la commune dans laquelle ils souhaitaient être repris sur les listes. Ces électeurs belges résidant à l'étranger ont donc fait leur choix. Et leur premier choix s'est porté sur les communes de Bruxelles-Hal-Vilvorde qui compte un peu plus de 28.000 inscrits.

Vient ensuite la circonscription d'Anvers, avec un peu plus de 16.000 inscrits, puis le Hainaut, 14.360 inscrits, talonné par la circonscription de Liège avec 13.600 inscrits. C'est la circonscription de Louvain qui est en queue de peloton avec 3.200 belges résidant à l'étranger inscrits. Voila pour les chiffres absolus.

Mais si l'on compare avec le nombre d'électeurs résidant sur place, c'est le Luxembourg qui obtient la palme, avec près de 7.000 belges résidant à l'étrangers inscrits pour 188.000 électeurs qui résident dans ses communes, soit 3,7 %. Enfin, si l'on fait le palmarès des communes choisies par les belges de l'étranger pour s'inscrire, c'est Anvers qui vient en tête, avec 7.781 inscrits puis Bruxelles-ville avec 6.930. Liège prend la troisième place avec près de 3.500 inscriptions sur les listes d'électeurs.

Le Fonds de fermeture des entreprises s'élargit

Les travailleurs des PME comprenant de 5 à 9 travailleurs peuvent depuis le 1er avril avoir accès au Fonds de fermeture des entreprises. Les travailleurs des ASBL aussi mais à partir du mois d'octobre prochain.
C'est une extension importante de la couverture offerte par le Fonds de fermeture des entreprises. Depuis le premier juillet 2005, la couverture s'était déjà étendue aux travailleurs des PME comprenant de 10 à 19 travailleurs. Depuis le premier avril, c'est aussi le cas pour les salariés des PME comprenant de 5 à 9 travailleurs ; 200.000 personnes supplémentaires qui se voient ainsi mieux protégées en cas de faillite.

Mais surtout, à partir d'octobre prochain, la couverture va aussi s'étendre aux travailleurs du non marchand. Les salariés des ASBL pourront eux aussi prétendre à une intervention du Fonds de fermeture en cas de liquidation de leur ASBL si leur employeur fait défaut et ne paye pas les indemnités contractuelles.

Ceci concerne quelque 450.000 salariés du non marchand. Les employeurs que sont les ASBL vont être invités dans les semaines qui viennent à payer leurs cotisations au fonds de fermeture.

09 avril 2007

Bilan 2006

L'aide au développement consentie par les pays de l'OCDE affiche un recul de 5.1 % en 2006

Les amendes rapportent 311,5 millions à l'Etat

L'an dernier, les amendes ont rapporté 311,5 millions d'euros à l'Etat fédéral, soit 12,6 millions de plus qu'en 2005 (+4,2%). Une moitié de ce montant provient des amendes routières, selon des chiffres du Service Public Fédéral Finances publiés par Het Laatste Nieuws.
La perception immédiate des amendes routières, notamment en cas d'infraction en matière de port de la ceinture de sécurité ou d'excès de vitesse, a permis l'an dernier d'engranger 185,9 millions d'euros. Les "versements transactionnels", c'est-à-dire les arrangements à l'amiable avec le parquet, ont représenté 70,6 millions. Les amendes à la suite de condamnations par des tribunaux de police ont rapporté 42 millions d'euros et les condamnations devant les autres juridictions 13 millions d'euros, soit au total 55 millions.

La fureur ".be"

Pas moins de 378.021 nouveaux noms de domaine belges (.be) ont été enregistrés en 2006, ce qui portait leur nombre total à la fin de l'année à 796.071, selon des chiffres communiqués vendredi par un service fédéral. Parmi les nouvelles inscriptions de noms de domaine, 152.840 étaient payantes et 225.181 gratuites.

Les chiffres du sexe sur Internet

Sur Internet en 2006, 2.034 euros étaient dépensés chaque seconde pour accéder à de la pornographie. A la seconde où vous lisez ceci, plus de 28.000 personnes surfent sur un site pour adultes. Et toutes les 39 secondes, rien qu'aux Etats-Unis, une nouvelle vidéo X est chargée sur le net. Enfin, 42,7% des internautes ont visité au moins une fois un site pornographique. Bref, les rentrées financières du X sur le Web en 2006 ont généré davantage d'argent que Microsoft, Google, Amazon, eBay, Yahoo! et Apple réunis.Asie20% des hommes avouent surfer sur des sites pornographiques pendant le travail. Et, plus inquiétant, 10% des hommes disent être accros au sexe sur Internet. Les Chinois sont ceux qui ont le plus dépensé pour du porno sur le Net en 2006: plus de 20 milliards d'euros. Suivent les Sud-Coréens (19, 25 milliards), les Japonais (15 milliards) et les Américains (9,98 milliards). Chez nous, 95 millions d'euros ont été dépensés pour le sexe virtuel.9 euros par anSi l'on prend la moyenne par internaute, le classement est différent. Les Sud-Coréens prennent en effet une large avance avec pas moins de 394 euros en moyenne par an. Les Japonais se classent seconds (117 euros), suivis des Finlandais (86 euros) et des Australiens (73 euros). Le surfeur belge paye lui en moyenne 9 euros. C'est plus que les Allemands (6 euros), mais moitié moins que les Italiens.Mots-clésLes mots-clés "sex" et "porn" occupent toujours les premières places des termes les plus recherchés mais on constate une surprise pour la troisième marche du podium: l'apparition de "adult dating" suite à une progression de 622% en un an! Par ailleurs, 25% des requêtes mondiales sur Internet sont lilées au sexe. Géographiquement, le mot "sex" est proportionnellement le plus recherché au Pakistan, suivi de l'Inde, de l'Egypte, de la Turquie, de l'Algérie, du Maroc, de l'Indonésie, du Vietnam, de l'Iran et enfin de la Croatie.Spam12% de l'ensemble des sites Internet sont catégorisés pornographiques, soit 4,2 millions d'adresses URL en 2006. Ceux-ci envoient quotidiennnement 2,5 milliards d'e-mails, à savoir 8% du trafic e-mail total. 34% de ces e-mails sont des spams. Enfin, 35% des téléchargements concernent des vidéos classées X. Et les femmes?72% des internautes amateurs de X sont des hommes. Il y a cependant un "mais": la grande majorité des femmes qui surfent sur des sites pornos ne veulent pas l'avouer. On estime à environ un tiers des visiteurs de sites pornos la proportien de femmes. Et leur dépendance serait plus forte que chez les hommes: 17%. Top fournisseursMais où sont fabriqués les films X qui fleurissent sur le Net? Voici le top 20 des pays fournisseurs:1. Etats-Unis2. Brésil3. Pays-Bas4. Espagne5. Japon6. Russie7. Allemagne8. Grande-Bretagne9. Canada10. Australie11. Suède12. Italie13. Danemark14. France15. Suisse16. Belgique17. Roumanie18. Portugal19. Israël20. Serbie(Sources: ABC, Associated Press, AsiaMedia, AVN, BBC, CATW, U.S. Census, Central Intelligence Agency, China Daily, Chosen.com, Comscore Media Metrix, Crimes Against Children, Eros, Forbes, Frankfurt Stock Exchange, Free Speech Coalition, Google, Harris Interactive, Hitwise, Hoover's, Japan Inc., Japan Review, Juniper Research, Kagan Research, ICMEC, Jan LaRue, The Miami Herald, MSN, Nielsen/NetRatings, The New York Times, Nordic Institute, PhysOrg.com, PornStudies, Pravda, Sarmatian Review, SEC filings, Secure Computing Corp., SMH, TopTenREVIEWS, Trellian, WICAT, Yahoo!, XBIZ)

EN SAVOIR PLUS: Le harcèlement sur Internet est un vrai fléau


Moins de faillites en 2006

Mais, selon Euler, les entreprises doivent rester attentives
La baisse des faillites constatée en 2006 ne doit pas réduire la vigilance des entreprises en 2007, selon Euler Hermes, important groupe en assurance-crédit qui a rendu publique mardi son enquête semestrielle sur la question. En 2006, les pertes d'emplois sont restées limitées en Belgique en comparaison avec les années précédentes. L'enquête souligne que les insolvabilités sont en recul par rapport à 2005, mais demeurent à un niveau élevé (7.617 défaillances en 2006). En Belgique, plus d'une entreprise sur 40 tombe en faillite chaque jour ouvrable. Euler Hermes note qu'il y a eu en 2006 une forte hausse des créations de sociétés (63.166). "Mais 25 % s'arrêtent dans les 5 ans, une grande partie tombant en faillite." L'entreprise met en garde pour 2007. "Un changement de la conjoncture peut accentuer cette tendance." Cela pourrait avoir comme conséquence une hausse du nombre de défaillances d'entreprises. L'indice global des défaillances, synthèse du groupe Euler Hermes sur les 33 pays analysés, devrait progresser de 4 % en 2007.

Les exploitations agricoles en baisse de 3,3%

Le nombre d'exploitations agricoles était en baisse de 3,3% en 2006. La diminution est sensiblement la même en Wallonie et en Flandre, selon la division statistique du SPF Economie. La main d'oeuvre agricole est en recul de 2,7% pour tout le pays dont 2,9% en Flandre et 2,3% en Wallonie. Par ailleurs, la superficie consacrée à l'agriculture est en baisse de 0,2%. Les terres destinées aux céréales sont en hausse de 2,3%: + 23,9% pour le froment de printemps, + 28,6% pour l'orge d'hiver et +14,5% pour le seigle. L'épeautre, le froment d'hiver, l'orge de printemps et l'avoine sont en baisse. Les terrains destinés aux cultures industrielles sont en baisse sauf pour le colza qui connaît une augmentation de 532% en Flandre et 70,4% en Wallonie. Cette hausse est liée à la demande croissante du secteur industriel des bio-énergies. La chicorée (-47,5%) et le tabac (-76,4%) accusent les plus grandes pertes de superficie. (belga)

Agriculteurs flamands produisent 5 fois plus de colza

La production de colza a le vent en poupe en Flandre. En 2006, les agriculteurs du nord du pays ont consacré 891 hectares au colza soit 5 fois plus que l'année précédente. Cette hausse s'explique par la croissance et le développement des énergies alternatives comme le biodiesel. Toutefois, avec 891 hectares (+532%), la part du colza en Flandre n'est que de 0,2% du nombre total des cultures dédiées à l'industrie. (belga)

Moins de dégazages en mer en 2005 et 2006

L'Unité de Gestion du Modèle Mathématique de la mer du Nord et de l'estuaire de l'Escaut (UGMM) a constaté, en 2005 et 2006, moins de dégazages par les navires que les années précédentes. Trente-cinq dégazages avaient été répertoriés en 2002, dont quatre étaient d'origine accidentelle. En 2003, ce nombre était passé à 91 dégazages, dont 56 accidentels. Un an plus tard, le nombre de dégazages non-accidentels atteignait les 36 cas (contre 31 en 2002 et 35 en 2003) tandis que les dégazages volontaires s'élevaient pour leur part en 2004 à 7 cas. Tous les dégazages accidentels constatés durant cette période étaient liés à la catastrophe du Tricolor. En 2005 et 2006, l'UGMM a enregistré à peine 8 dégazages accidentels et 16 non-accidentels. Sur les 193 dégazages constatés sur la période 2002-2006, 160 concernaient le déversement d'hydrocarbures, dont 67 accidentels. Six dégazages concernaient des huiles végétales et un des ordures ménagères. Pour les autres cas, la nature des matières déversées n'a pas pu être identifiée. (belga)


Voies d'eau : augmentation
44,456 millions de tonnes ont transité par la Région wallonne

Le réseau wallon des voies navigables, qui s'étend sur 451,3 km, a un gestionnaire unique. La direction générale des Voies hydrauliques du ministère wallon de l'Équipement et des Transports (Met) est en effet chargée de l'aménagement, de l'entretien et de la gestion des voies navigables.
En 2006, le transport de marchandises par eau en Wallonie a représenté 1.863 millions de tonnes-kilomètre, soit une augmentation de 9,2 % par rapport à 2005.
Le tonnage total transporté sur les voies d'eau wallonnes, en 2006, s'est élevé à 44,456 millions de tonnes... et les exportations retrouvent la croissance.
Les chargements en Wallonie poursuivent leur progression en affichant le meilleur résultat jamais atteint depuis 1996 à savoir : 16,8 millions de tonnes, soit une augmen- tation de 5,8 % par rapport à l'année 2005. Les marchandises qui ont le plus contribué à l'augmentation du trafic en 2006 par rapport à l'année 2005 sont les produits métallurgiques et les produits agricoles (+ 1.384.864 tonnes au total).
Malheureusement, ces progressions ont été contrariées par la poursuite de la diminution des combustibles (solides et liquides) et des minerais. De l'analyse des importations, on observe : que les importations en provenance de la Flandre sont passées de 134.502 t en 2005 à 368.555 t en 2006 et que les importations des Pays-Bas et de la France sont en forte augmentation.
De l'analyse des exportations, on constate que la Wallonie exporte ses produits métallurgiques principalement en Flandre et aux Pays-Bas et... que la troisième destination est la Grande-Bretagne avec 152.185 t (en augmentation de 24 %). On notera également un trafic de transit important entre la France et l'Allemagne (308.661 t).
Enfin, le canal du Centre historique (ascenseur hydraulique n° 1) a connu une croissance de 22,7 %.
Un bémol... En 2006, les voies navigables ont aussi permis la circulation de bateaux effectuant le transport occasionnel de touristes : 224.219 en 2006, soit une diminution par rapport à 2005.

Bilan positif pour l’économie belge
Comme chaque année à pareille époque, la Banque Nationale de Belgique dresse le bulletin de l'économie belge. Il y a beaucoup de bonnes notes et quelques points faibles.
La croissance de 3 % du produit intérieur brut en 2006 en témoigne, l'économie belge tourne à un régime que l'on n'avait plus connu depuis le siècle dernier. La Belgique fait mieux que la moyenne de la zone euro qui est à 2,7 %.

Cette performance a trois explications: la hausse sensible des investissements des entreprises, la fermeté des exportations et la consommation soutenue des ménages. Le rapport annuel de la Banque Nationale épingle deux autres chiffres intéressants: en 2006 le revenu disponible des ménages, donc après impôt et hors inflation, a augmenté de 2,7 % et le chômage est à la baisse.

Il est passé en dessous des 8 % à la fin de l'année. Voilà pour les bons points. Côté mauvaises notes Guy Quaden, le gouverneur de la Banque Nationale pointe deux handicaps majeurs: la compétitivité et le chômage structurel.

450.000 riverains sous pression

450 000 : c'est le nombre de plaintes reçues l'an dernier par le service de médiation de l'aéroport de Bruxelles, soit deux fois plus qu'en 2005. La toute grande majorité émane de riverains de l'est de Bruxelles. Derrière cette déferlante de plaintes informatiques, il y a un nombre plus limité de plaignants: 3000 environs. Mais ce nombre augmente aussi...

En 2005, 220.000 plaintes, 450.000 en 2006. Le Service de médiation croule sous les réclamations. Derrière ces plaintes, quelque 3.000 habitants de l'est de Bruxelles. Décalage intéressant, le nombre de mécontents augmente mais le nombre de vols, lui, reste à peu près stable, 326.000 mouvements, soit un décollage, soit un atterrissage en 2000, 254.000 pour 2006.

C'est peut-être alors une fatigue qui accentue la pression des voisins aujourd'hui. Les négociations politiques tendues de 2005 se sont soldées par un échec et depuis, le dossier n'a pas bougé à quelques soubresauts près.

Les politiques ont été soucieux d'éviter les turbulences incontrôlées avant les élections communales d'octobre et garderont sans doute ce souci jusqu'aux prochaines élections de juin. Cette paralysie énerve les riverains mais chiffone aussi les pilotes. Le président de la BECA, la Belgium Cockpit Association rappelle aujourd'hui qu'elle a remis des recommandations aux Ministres il y a plus d'un an mais qu'elle reste lettre morte. En attendant, les pilotes continuent à atterrir et à décoller suivant un plan changeant avec des routes et des pistes qui varient selon les heures et les jours de la semaine.


Base rogne sur Proximus (07/02/2007)

L'opérateur n'est plus un petit poucet. Il vient d'annoncer une hausse du nombre de ses clients de 18 % en 2006

Le marché de la téléphonie mobile en Belgique se porte bien à en juger par la première salve de chiffres 2006 tirée hier par Base. On ne peut pas dire que le troisième opérateur du pays demeure un petit poucet : son nombre de clients est aujourd'hui de 2,358 millions, en progression de 18 %. Les offres et les actions de parrainage lancées l'année dernière ont visiblement été payantes dans un marché très concurrentiel. Précision tout de même : environ 11 % de ces clients possèdent une carte inactive c'est-à-dire qu'elle n'a plus émis d'appels depuis trois mois.
La part des abonnés (postpaid) est également en augmentation de 7 % tout comme l'est celle des clients disposant d'une carte prépayée (prépaid) avec +21 %. En terme de résultats financiers, l'opérateur filiale du groupe hollandais KPN se frotte aussi les mains. Son chiffre d'affaires est en hausse de 14 % (609 millions) et l'Ebidta (bénéfice avant amortissement) de 29 % (264 millions d'euros). Des chiffres positifs malgré la baisse des coûts de terminaison entre opérateurs, en vigueur depuis novembre.
En terme de parts de marché clients, Base se situe à 22 % (15 % en parts de marché revenus). Une position acquise au détriment de Proximus, le leader du secteur qui aurait perdu entre 2 et 3 % face à ses concurrents. En 2006, Mobistar serait parvenu à stabiliser le nombre de ses clients à 33 %. L'opérateur doit d'ailleurs présenter aujourd'hui son bilan 2006.
Dans l'ensemble, le secteur belge du GSM évolue bien et serait en même temps en pleine mutation. Selon des données avancées par KPN, le taux de pénétration du mobile dans notre pays aurait dépassé les 100 % ce qui signifie que plusieurs millions de Belges possèdent deux cartes téléphones et donc deux cartes Sim. Les spécialistes expliquent aussi que les deux cartes n'émanent plus du même opérateur mais de deux bien distincts.

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Près de 12 millions de contrefaçons saisies en Belgique en 2006

La Belgique est à la pointe en matière de lutte contre la contrefaçon. Hervé Jamar, le secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude, et Noël Colpin, administrateur des Douanes et Accises, ont profité ce vendredi de la journée internationale des douanes pour présenter les chiffres de la contrefaçon en 2006.Ces chiffres sont orientés à la baisse. L'an dernier, 11.842.018 objets contrefaits ont été saisis en Belgique, soit nettement moins qu'en 2005, où le nombre d'objets saisis s'était élevé à près de 19 millions. "Cela s'explique par le fait qu'en 2005, nous avions fait une saisie record de denrées alimentaires. Le nombre de CD et DVD contrefaits ne cesse également de diminuer. Par contre, nous constatons une recrudescence de la contrefaçon de produits de luxe et des vêtements", a expliqué Noël Colpin, administrateur des Douanes et Accises."Chaque contrefaçon représente un manque économique et fiscal pour l'État, parce qu'elle se soustrait à la TVA et aux accises. En 2006, on estime que les saisies ont permis au gouvernement de récupérer 150 millions d'euros en taxes et accises", a souligné de son côté Hervé Jamar, secrétaire d'État à la lutte contre la fraude. (belga)

33 millions d'euros de frais de cabinets ministériels en 2006

L'audit de la cour des comptes est très sévère à l'égard des cabinets ministériels. L'audit constate certes que les rémunérations individuelles restent dans les limites prévues, mais bien rares sont les ministres qui respectent l'engagement de plafonner leurs dépenses à 75 pc des crédits, indique ce mercredi L'Echo.
Selon la cour des comptes, les ministres ne respectent guère les limites qu'ils ont pourtant eux-mêmes édictées. Le quotidien cite notamment des désignations sans justification, cuisiniers promus au rang d'experts, astuces pour masquer l'ampleur des frais que le rapport de la cour a mis en exergue. Sur l'année 2005, l'ensemble des cabinets a coûté (hors détachements) plus de 33,6 millions d'euros aux contribuables. Ce montant représente le volume des crédits réservés à cet effet. (belga)

Frédéric élu Liégeois de l'année

Le député wallon, bourgmestre de Herstal, a été élu "Liégeois de l'année 2006". Il a reçu son prix ce mercredi soir.
Les Liégeois de l'année ont été élus par quelque 5700 lecteurs du toute-boîte "Vlan" et du quotidien "La Meuse". Ces derniers ont choisi les liégeois les plus représentatifs dans cinq catégories puis ont élu le Liégeois de l'année.
En catégorie "économie et urbanisme", ils ont récompensé l'abbé Achille Fortemps de la paroisse de Saint-Barthélemy. En "société", la palme revient au professeur Raymond Limet, chef de service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique au CHU de Liège, qui a pratiqué 284 greffes de coeur en 30 ans. En "sports", c'est le cycliste Philippe Gilbert qui s'est distingué. Dans la catégorie "culture", les lecteurs ont élu le groupe de jeunes chanteurs "Eté 67".
A 37 ans, Frédéric Daerden succède ainsi au consul d'Italie, Marco Ricardo Rusconi.


Le trio : Antoine, Lutgen, Courard !


Les 3 ministres qui ont répondu au plus de questions au Parlement. Même Van Cau a répondu plus que Di Rupo

Les classements sont ce qu'ils sont avec leur lot de qualités et de défauts. Les premières statistiques du Parlement wallon viennent de sortir. Elles font le point sur l'activité des ministres à la suite des questions (interpellation, question orale, question écrite et question d'actualité) des députés wallons depuis 2004.
Au total, ce sont 373 interpellations, 406 questions orales et 2.509 questions écrites... sans oublier les 2.301 questions d'actualité qui ont été posées. Ce sont donc 5.589 réponses qui ont été formulées par les ministres.
Le ministre qui arrive en tête de toutes les catégories est le nouveau "roi soleil" (voir DH dimanche) du gouvernement wallon, le ministre CDH de l'Énergie, André Antoine, avec 85 interpellations, 120 questions orales, 559 questions écrites et 572 questions d'actualité... soit un total de 1.136 réponses. En seconde position, le ministre CDH de l'Environnement, Benoît Lutgen, avec 1.095 réponses : 64 interpellations, 65 questions orales, 419 questions écrites et 547 questions d'actualité. Le trio est complété par le ministre, PS, de la Fonction publique, Philippe Courard avec 940 réponses : 67 interpellations, 72 questions orales, 473 questions écrites et 328 questions d'actualité.
Et ensuite ? Vient le ministre du Budget et des Routes, Michel Daerden avec 703 réponses, la ministre de la Santé, Christiane Vienne, avec 568 réponses, le ministre de l'Économie, Jean-Claude Marcourt avec 342 réponses.
Enfin, ferment la marche, les ministres de la Formation, Marie Arena, avec 178 réponses, la ministre de la Recherche, Marie-Dominique Simonet, avec 172 réponses, Jean-Claude Van Cauwenberghe, ex-ministre-président, avec 137 réponses... et Elio Di Rupo, ministre-président wallon, avec 118 réponses.
Reste que toutes ces questions ne sont pas posées par les 75 députés wallons ! Seule une quarantaine travaillent réellement au quotidien. Les autres ? Ils viennent le mercredi... et parfois les autres jours !


36.758 accidents en un an


En exclusivité, voici les statistiques du parquet police de Bruxelles. Près de 300.000 procès-verbaux ont été dressés !
Le chiffre a de quoi surprendre et surtout de quoi faire peur. L'an dernier, 36.758 infractions roulage ont été traitées par le parquet police de Bruxelles suite à des accidents qui ont eu lieu dans la capitale (y compris Hal et Vilvorde). Si la plupart n'ont eu comme conséquence que des dégâts matériels (soit 18.996 cas), d'autres, hélas, ont eu des répercussions dramatiques, puisque 115 accidents ont été mortels. C'est en tout cas ce qui émane des statistiques officielles du parquet de police de Bruxelles que nous vous diffusons en primeur.
Autres constatations : l'an dernier, dans 5.834 des cas, les accidents ont occasionné des blessés. Enfin, si l'on se penche sur la consommation d'alcool, il ressort des chiffres que 576 accidents avec blessés et intoxication alcoolique ont été comptabilisés par le parquet de police de Bruxelles. Ce n'est pas tout puisque 3.568 infractions en termes d'intoxication (avec ou sans accident, mais sans blessé) ont été constatées.
Un chiffre se démarque également de ces statistiques, celui du nombre de dossiers traité par le parquet pour non-assurance. L'an dernier, 7.669 dossiers ont été traités suite au comportement inconscient des automobilistes qui n'ont pas hésité à rouler sans être assurés.
Et côté procès-verbaux ? Le chiffre impressionnant de 295.402 a été atteint l'an dernier, soit 242.801 pour Bruxelles, 14.153 pour Hal et 38.448 pour Vilvorde.
Et qui dit P.-V. dit radar... Et là, la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles a fait fort l'an dernier puisqu'une hausse de 51 % a été constatée.
Les radars de la zone ont contrôlé 269.637 voitures... et dressé 1.707 P.-V. et 22.927 perceptions immédiates. Ça, ce sont pour les radars que les policiers installent çà et là. À côté de ceux-ci, la police de la zone dispose également de caméras automatiques. Précisément 5.480.998 voitures ont été contrôlées, 617 ont franchi le feu rouge, 194 ont franchi le f eu rouge en excès de vitesse.
Notons, par exemple, le conducteur d'une Porsche qui a franchi, le 28 mars, le radar posé avenue Jules van Praet à la vitesse de 183 km/h... au lieu de 70. Régulièrement, les policiers ont ainsi pu constater que la vitesse légale était quasiment doublée : 163 km/h dans le tunnel Loi au lieu de 50 km/h, 152 dans le tunnel Cinquantenaire, 93 km/h avenue de Madrid juste devant une école...

Hausse des "tiger-kidnappings" en 2006

Par rapport à l'an dernier, la police a relevé quelques points positifs.A la date du 25 octobre, la police recensait pour 2006 en Belgique 26 tiger-kidnappings, pour 28 commis sur l'ensemble de l'année 2005, selon les chiffres de la police fédérale dévoilés ce jeudi à l'occasion de la présentation d'une brochure sur ce phénomène criminel.Cette brochure est destinée au personnel des banques, aux policiers ainsi qu'au secteur de la justice. Les auteurs de tiger-kidnappings prennent en otage les membres de la famille d'un directeur de banque ou d'un bijoutier, par exemple, pour le forcer à leur donner de l'argent ou des objets de valeur. Par rapport à l'an dernier, la police a relevé quelques points positifs. La chance de succès des malfrats dans leurs opérations est ainsi en baisse. Si, en 2005, 21 des 28 tiger-kidnappings avaient réussi, en 2006 en revanche, les malfrats ont dû repartir les mains vides à dix reprises. La police note aussi de meilleurs résultats dans le suivi des affaires. Elle a ainsi pu procéder à l'arrestation de quatre des dix suspects recensés. (belga)

790.000 saumons et truites se sont échappés en Norvège

Quelque 790.000 saumons et truites se sont échappés des centres d'élevage norvégiens en 2006, un phénomène en hausse de 10 % par rapport à 2005 qui menace sérieusement les poissons sauvages.Le laxisme des éleveurs est "un acte criminel qui doit être sanctionné au même titre qu'un hold-up ou un viol", a déclaré vendredi le directeur de la Direction de la pêche, Peter Gullestad.Les poissons qui s'échappent portent des parasites comme le pou du saumon qui pose de sérieux problèmes à l'industrie de l'aquaculture. Ils risquent en s'échappant de transmettre des maladies mettant en péril la faune des fjords et des rivières, dont les saumons sauvages. "C'est dramatique, on peut parler d'un nettoyage génétique des saumons sauvages". Sur 75 élevages contrôlés par la Direction de la pêche, 39 n'étaient pas aux normes. (belga)

2006, année réglementaire

La rage réglementaire des autorités a atteint un sommet en 2006 avec 76.468 pages publiées du Moniteur, soit 20.000 de plus que l'année précédente. Le Moniteur est le journal officiel publiant les lois et autres textes réglementaires. Cela représente 1.600 pages par ministre ou secrétaire d'Etat ou plus de 200 nouvelles pages par jour, plus de 1.400 par semaine ou 6.400 par mois. Rien qu'en décembre, quelque 10.000 pages ont été publiées et 1.036 pages rien que le dernier jour ouvrable de l'année. L'année record reste cependant 2004 lors de laquelle 87.755 pages avaient été publiées au Moniteur. 2006 se situe en deuxième position. Depuis 1989, il y a 17 ans, le nombre de pages a quasiment doublé. Cette année-là, le Moniteur avait atteint pour la première fois les 20.000 pages publiées. Près de la moitié de ces règles émanent du fédéral, l'autre moitié venant dans l'ordre des autorités flamandes, de la Communauté française, de la Région wallonne et de la Région Bruxelles-Capitale et enfin de la Communauté germanophone. (belga)

Moins de demandeurs d'asile en 2006

Le nombre de demandes d'asile s'est élevé à 11.587 l'an dernier en Belgique, soit une diminution de plus de 4.000 par rapport à 2005, selon les chiffres fournis par l'Office des étrangers.
Paul Van Tigchelt, du cabinet de l'Intérieur, attribue entre autres cette baisse aux campagne de dissuasion menées notamment en République démocratique du Congo (RDC), en Bulgarie et en Roumanie. "Les collaborateurs de l'Office des étrangers se sont rendus dans ces pays afin de présenter à la population, notamment via un film, les risques et les dangers de l'immigration clandestine", a expliqué M. Van Tigchelt.
Les contrôles à l'aéroport de Bruxelles (Brussels Airport) ont été en outre remplacés en partie par des actions de contrôles à l'étranger, notamment en RDC. Ce pays apparaît toujours en deuxième position au top 5 des nationalités qui ont introduit une demande en 2006. La Russie occupe la première place. Viennent ensuite la Serbie-Montenegro, l'Irak et l'Iran.

La décision en 2001 de remplacer l'aide financière aux demandeurs d'asile par une aide matérielle a également eu une incidence sur les chiffres en Belgique. Un pic avait été enregistré en 2000, avec 42.691 demandes, quand une campagne de régularisation avait été menée.
Depuis 2002, les demandes sont traitées de plus en plus rapidement. Depuis l'entrée en vigueur d'une loi plus sévère en juillet de l'an passé, chaque procédure doit être clôturée dans l'année.
(D'après Belga)

L'Euro a battu les principales monnaies en 2006
La monnaie unique européenne s'est appréciée en 2006 par rapport à presque l'ensemble des principales monnaies. Le dollar américain, le yen et le yuan ont dû céder du terrain par rapport à l'euro. L'euro s'est apprécié par rapport à plus de 50 monnaies et s'est dépréciée face à seulement 13 unités monétaires. Le dollar a ainsi perdu 10,1% de sa valeur face à notre monnaie, le yen 11% et le yuan 7%. L'euro a par contre perdu 2,2% face à la livre britannique.La couronne slovaque a réalisé la meilleure performance avec + 9,3%, alors que la couronne islandaise a enregistré la plus forte baisse (-20%). (belga)

156 accidents d'avion ont fait près de 1.300 morts en 2006
En 2006, 156 accidents d'avion se sont produits dans le monde, le chiffre le plus bas depuis 1963. Ces accidents ont fait au total 1.292 victimes, annonce ce mardi le Bureau d'archives des accidents aéronautiques (BAAA), basé à Genève. Le nombre des décès a reculé de 11% par rapport à 2005 et reste en deçà des chiffres enregistrés ces dix dernières années. En 2005, 178 accidents avaient coûté la vie à 1.455 personnes. Un tiers des accidents (32%) se sont produits en Amérique du Nord. Les autres continents les plus touchés ont été l'Afrique (18%) et l'Asie (17%). L'Europe a pour sa part enregistré 18 accidents, soit 11% du total. La plus grave catastrophe aérienne survenue l'an passé est la chute d'un Tupolev TU-154 de Pulkovo Aviation en Ukraine le 22 août, qui a fait 170 morts. Trois autres accidents ont fait plus de cent morts à travers le monde. (belga)

2.166.360 passagers au Brussels South Charleroi Airport
Record battu à Charleroi (03/01/2007)
CHARLEROI En 2006, l'aéroport de Charleroi aura vu transiter 2.166.360 passagers, soit une croissance de 16% par rapport à l'année 2005 qui avait enregistré 1.873.349 passagers, indique dans un communiqué le porte-parole du BSCA (Brussels South Charleroi Airport). Cette croissance est le résultat du lancement de pas moins de 12 nouvelles destinations au cours de l'année écoulée.Les 4 et 5 avril 2006, Ryanair a lancé des vols à destination de Salzbourg, Valence, Malaga, Nîmes et Faro. Le 9 novembre, c'était au tour de Marseille, suivie de Madrid le 22 novembre et enfin de Turin et Grenoble le 19 décembre. De son côté, la compagnie Wizz Air, installée à Charleroi Bruxelles Sud depuis le 15 juillet 2004, a lancé une nouvelle destination vers Ljubljana le 1er mai.Enfin, on a noté l'arrivée de deux nouvelles compagnies: Blue Air à destination de Bucarest le 29 octobre et Jet4you vers Casablanca depuis le 1er novembre. Ainsi, note encore le responsable du BSCA, avec 26 destinations hebdomadaires, dont 9 capitales et plus de deux millions de passagers annuels, Charleroi Bruxelles Sud conforte plus que jamais sa place de second aéroport de Belgique.Enfin, au niveau des mouvements enregistrés sur l'aéroport, ils se sont inscrits à 66.404 unités, soit une augmentation de 8,5 % par rapport à 2005.En nombre de passagers, le BSCA est ainsi passé de 1.271.979 passagers en 2002 à 2.166.360 passagers en 2006, les mouvements passant pendant la même période de 65.061 à 66.404.

Les soucis des indépendants

Les tracasseries administratives constituent le premier obstacle à la bonne marche des affaires pour les indépendants. 72 % des indépendants les citent en tête de leurs soucis, en particulier lorsqu'elles sont récurrentes, révèle une enquête réalisée par la Syndicat Neutre des Indépendants (SNI). Le problème des mauvais payeurs vient en 2e place, 69 % des indépendants étant confrontés à des clients ne payant pas le montant correct ou effectuant leur paiement trop tardivement. Le "podium" des soucis des indépendants est complété par le problème du recrutement de personnel, de l'"attitude" de celui-ci sur le lieu de travail (maladies fréquentes, exigences, mauvais comportement, etc.) et de la hauteur des salaires. Pour 2007, les indépendants attendent une nouvelle amélioration de leur statut social, une baisse des impôts et une simplification administrative sensible.

Immatriculations via le net en hausse

mardi 02.01.2007, 12:47
La part d'immatriculations de véhicules par internet a progressé en 2006 pour atteindre 38,98 % des immatriculations, annonce le Service public fédéral Mobilité et Transports. Pour celui-ci, "cela constitue d'ores et déjà une des plus grandes réussites fédérales, en termes d'utilisation, dans le domaine de l'e-Gouvernement".

Lancé en 2003, WebDIV est une application informatique qui a été développé dans le cadre de la logique d'e-government du gouvernement fédéral, afin de simplifier les démarches administratives nécessaires pour demander une immatriculation de véhicule. Elle permet aux courtiers et compagnies d'assurances, ainsi qu'aux sociétés de leasing, de réaliser eux-mêmes les immatriculations des véhicules de leurs clients.

The Queen, roi du rock

Le groupe de rock Queen, dont la carrière s'est étalée sur plus de 20 ans de 1970 à 1991, a été désigné meilleur groupe britannique de tous les temps par un sondage organisé par la BBC radio auprès de ses auditeurs. Sur quelque 20.000 auditeurs ayant répondu, Queen a obtenu 400 voix de plus que les Beatles, les Rolling Stones venant en troisième position devant Oasis et Take That. Formé en 1970 et composé du chanteur Freddie Mercury, du guitariste Brian May, du batteur Roger Taylor et du bassiste John Deacon, le groupe a composé une quinzaine d'albums jusqu'à sa dissolution en 1991 après le décès de Freddie Mercury d'une maladie liée au Sida.

Encore une distinction pour Justine
lundi 01.01.2007, 23:01
Le Suisse Roger Federer et la Belge Justine Henin, N.1 mondiaux de tennis, ont été élus sportifs de l'année par l'Union européenne de la presse sportive. Federer, 25 ans, a très largement distancé (76 points) le capitaine de l'Italie championne du monde de football Fabio Cannavaro (22 pts), l'Allemand Michel Greis, triple champion olympique de biathlon aux Jeux de Turin, et l'Espagnol Fernando Alonso, double champion du monde de Formule 1, se partagent la troisième place (12 pts). Il remporte cette distinction pour la troisième année consécutive. Justine Henin, 24 ans, enlève également cette distinction pour la troisième fois. Elle ne devance que d'un point la nageuse française Laure Manaudou, quatre fois médaillée d'or aux Championnats d'Europe de natation. La perchiste russe Elena Isinbayeva, championne d'Europe 2006 à Göteborg, s'est classée troisième.

Un billet sur cinq est belge

mardi 02.01.2007, 12:09A peine un cinquième des billets en euros (20,4 %) circulant en Belgique ont été imprimés dans le royaume, selon le site Eurobilltracker qui se charge d'étudier la mobilité des billets en euros circulant dans l'Union européenne. Au mois de décembre 2006, un billet en euros sur cinq circulant dans le pays est belge. Un chiffre en décroissance depuis l'introduction de l'euro voici 5 ans. En effet, en janvier 2002, plus de 80 % des billets circulant dans le royaume étaient belges.

L'année la plus chaude

2006 aura été l'année plus chaude jamais enregistrée en Belgique, avec une température moyenne de 11,35 degrés. Elle a été marquée par l'automne le plus chaud jamais connu, par 45 jours estivaux et par 11 journées tropicales.
L'année 2006 aura été la plus chaude jamais enregistrée en Belgique, a-t-on appris lundi auprès de l'Institut Royal Météorologique (IRM). Le mois de décembre a lui aussi été marqué par des températures qui devraient le hisser dans le peloton de tête des mois de décembre les plus chauds.
La température moyenne a atteint l'an dernier à Uccle un niveau moyen de 11,35 degrés, battant ainsi tous les records. L'année a été plus particulièrement marquée par l'automne le plus chaud jamais connu, par les 45 jours estivaux (un nombre également exceptionnel) et par 11 journées tropicales, une valeur elle aussi très anormale.

Les 1.156 heures d'ensoleillement sont quant à elles parfaitement normales, mais on se rappellera le mois de février exceptionnellement sombre. Les 180 jours d'averses s'inscrivent eux aussi dans la norme, de même que la moyenne de 835 litres par mètre carré. Le mois d'août aura toutefois été marqué par un arrosage céleste particulièrement généreux.
Le dernier mois de l'année, quant à lui, a connu une température moyenne de 5,9 degrés, atteignant ainsi un niveau "très anormal" puisqu'il dépasse la norme de 2,6 degrés. La température maximale moyenne de 8,2 degrés dépasse elle aussi de loin la norme, de même que le record d'un jour qui a atteint 15,3 degrés.
La température minimale a été elle aussi anormale, avec un niveau moyen de +3,3 degrés, indique encore l'IRM.
La température la plus basse sur un jour (-1,3 degré) est elle aussi exceptionnellement douce. La pression atmosphérique moyenne s'est pour sa part établie à 1023,0 hPa, une valeur estivale anormalement haute pour la saison.
Pour l'IRM, un phénomène météo est "anormal" lorsqu'il ne se produit qu'une fois tous les six ans. Ils est "très anormal" lorsqu'il ne survient que tous les dix ans, "exceptionnel" quand on ne le vit que tous les 30 ans et "très exceptionnel" lorsqu'il se produit une fois par siècle.
Il fait aussi trop chaud à Berlin
Berlin a connu lundi avec une température de 11 degrés sa Saint-Sylvestre la plus tempérée depuis le début de l'observation systématique du climat dans la capitale allemande en 1908, a annoncé le service météorologique MC-Wetter. Le thermomètre est ainsi monté jusqu'à 8,6 degrés de plus que la moyenne enregistrée depuis 1908. Le précédent record de la température la plus clémente le jour du Nouvel An remonte à 1921, avec 10,7 degrés.
En République Tchèque, un record de 86 ans concernant le Nouvel An le plus chaud a été battu lundi où une température de 12,5 degrés a été enregistrée dans l'après-midi, selon l'Institut météorologique local.
(d'après AFP et Belga)

Les douze coups de minuit ont marqué la fin du Grand Sondage de fin d’année.

Vous avez été nombreux à participer, et certains d’entre vous auront la chance de déguster une bouteille de champagne Laurent Perrier en rediscutant des événements de l’année écoulée. Le roi de cette deuxième édition du Grand Sondage de 7sur7 est incontestablement Michel Daerden, élu à la fois l'homme de l'année et l'idiot de l'année. 'Votre' reine s'appelle Justine Henin.

Juju Superstar

Les performances de Justine Henin constitueront l’un des attraits essentiels de 2007. La reine du tennis féminin a été plébiscitée, terminant sur la première marche des podiums de la Sportive de l’année et de l’Evénement sportif de l’année (la victoire de l’Italie en Coupe du monde termine 2e de cette catégorie).

Son succès au Masters de Madrid a constitué l’apogée d’une année déjà fertile en résultat. Quatre finales de Grand Chelem (victoire à Roland Garros, 3e Evénement de l’année), retour à la première place mondiale, si la personnalité de la joueuse est souvent décriée, ses résultats sportifs font l’unanimité. Et là est l’important. La Rochefortoise se place 2e de la catégorie Femme de l’année, remportée par Ségolène Royal.

Daerdenmania

La candidate socialiste à la Présidence de la France peut mesurer une cote de popularité jamais démentie. Au point d’être surnommée Reine des sondages. Son adversaire désigné, Nicolas Sarkozy, ne dispose pas d’un tel pouvoir de séduction. Spécialiste de la rhétorique stricte et manichéenne, le ministre français de l’Intérieur a butté sur la 2e place de la catégorie

Homme de l’année, surclassée par le ministre wallon du Budget, Michel Daerden. Autre rhétoricien remarqué cette année, le Bourgmestre de Ans cultive le paradoxe d’avoir également obtenu le premier accessit dans la catégorie de l’Idiot de l’année.

Le fiasco carolo
Cela défini bien l’ambivalence du Liégeois, Monsieur Hide de la finance et de la comptabilité, métamorphosé en Jekyll une fois le saint breuvage ingurgité. Sa spontanéité rebute ou séduit, mais sa compétence est reconnue par tous, au même titre que sa probité. Et au vu des scandales qui émaillèrent le Parti socialiste lors la défunte année, c’est une qualité non négligeable. D’ailleurs, les Scandales à Charleroi (nettement devant la guerre en Irak ou le Coup de boule de Zidane) ont réuni beaucoup d’entre vous dans la catégorie Fiasco 2006.

Pitt-Jolie glamours
Les strass de la politique ne sont pas loin finalement des étoiles du Showbiz, également au fait de l’actualité cette année, dont les champions toutes catégories se nomment Brad Pitt et Angelina Jolie. Unis à la ville, les deux acteurs ont raflé les premières places du Couple, de la Star Féminine et Masculine de l’année. Si le côté glamour de ceux-ci est au zénith, on ne peut en dire autant de leurs performances cinématographiques. Babel, dans lequel joue Brad Pitt, ne figure pas en bonne place dans la catégorie Film de l’année. Classé 5e, loin derrière Da Vinci Code, primé avec près de 3000 voix, le film d’Alejandro Gonzalez Inarritu dispose pourtant d’un potentiel sans doute sous-estimé. Au même titre que l’hilarant Borat, pénultième de la catégorie.

Canular

Du côté du petit écran, c’est le docu-fiction de la RTBF qui a gagné la catégorie Programme de l’année. Le canular prétextant l’indépendance de la Flandre a provoqué une onde de choc au point de faire regretter ceux qui n’ont pas vu la retransmission télévisée. Le site vidéo Youtube, de son côté, n’a pas trouvé écho auprès des lecteurs de 7sur7, qui lui ont préféré le GPS Portable dans la catégorie Technologie de l’année.

Joe, Nathalie et Stacy

Au rang de l’Evénement de l’année, vous avez décidé de rendre un dernier hommage à Stacy et Nathalie, enlevées et tuées à Liège. A nouveau saisi par l’incompréhension et l’atrocité d’un tel acte, les démons du passé ont ressurgi à la surface d’une terre que les deux petites ont quittée, tout comme Joe Van Holsbeeck, victime expiatoire de son goût pour la technologie et de la bêtise humaine. Sauvagement poignardé dans le hall de la Gare Centrale, Joe est devenu le symbole d’une jeunesse qui aspire à vivre dans la joie et la paix. 100 % EvertsEnfin, la récompense du Sportif de l’année est revenue à Stefan Everts. Décuple champion du monde de Motocross, Everts a quitté sa profession en maître absolu, s’offrant une dernière couronne mondiale et une centième victoire en championnat du monde. Coïncidence, hormis Roger Federer (2e), les quatre premiers sont des sportifs retraités. Schumacher, 3e, et Zinédine Zidane (4e) complétent le top 5. (LS, JV)


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7SUR7 EN DIRECT: Consultez tous les résultats de notre Grand Sondage

08 avril 2007

Le sud

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane,
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse,
Et c'est joli
Refrain :
On dirait le Sud,
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement,
Plus d'un million d'années
Et toujours en été
-
Y'a plein d'enfants, qui se roulent sur la pelouse,
Y'a plein de chiens,
Y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges,
Il ne manque rien
-
Refrain
Un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre,
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire,
On dit c'est le destin
-
Tant pis pour le sud,
C'était pourtant bien,
On aurait pu vivre,
Plus d'un million d'années,
Et toujours en été.

Paroles et musique : Nino Ferrer

Les parachutes dorés des dictateurs du sud

Dans un rapport publié récemment, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) accuse les dictateurs des pays du sud d’avoir détourné pas loin de 200 milliards de dollars, avec la complicité des pays occidentaux.


Le rapport intitulé « Biens mal acquis… profitent trop souvent », repris par l’AFP, tente de cerner la fortune des dictateurs des pays du sud accumulée depuis des décennies. Malgré le « peu de sources officielles » disponibles, l’estimation du CCFD, qui se base sur le recoupement de diverses études universitaires, d’organismes internationaux ou d’ONG comme Transparency International, avance une fourchette comprise entre 100 et 180 milliards de dollars, autant de sommes dont les populations souvent en souffrance n’auront jamais vu la couleur.
Champion toutes catégories des tyrans argentés, Saddam Hussein, qui aurait détourné de 10 à 40 milliards de dollars. La deuxième marche du podium revient au shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, qui aurait volé, entre 1941 et 1979, près de 35 milliards de dollars. L’ancien dictateur philippin Marcos a été moins gourmand en ne détournant (que) 5 à 10 milliards de dollars. Au Nigéria, l’ancien général Sani Abacha aurait, quant à lui, placé entre 2 et 6 milliards sur des comptes en Suisse et au Royaume-Uni.
Ces paradis fiscaux qui permettent au CCFD de mettre également en cause la « complicité » de certains « gouvernements et entreprises » des pays industrialisés dans le « pillage des richesses des pays du sud ». La realpolitik ayant favorisé un soutien durable aux « régimes les plus despotiques et les plus corrompus ». Et les exemples ne manquent pas : en Asie avec Suharto (Indonésie), en Amérique latine avec Pinochet (Chili) et en Afrique avec Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire).
Les occidentaux ont beau se réfugier, comme la France, derrière la Convention onusienne de Mérida, censée lutter contre la corruption, peu de pays ont choisi de restituer ces fonds, hormis la Suisse pour les avoirs de Marcos ou de Sani Abacha, et les Etats-Unis, en ce qui concerne ceux de Saddam Hussein. Mais ces initiatives restent dérisoires : seuls 4 milliards de dollars ont été restitués, et 2,7 milliards gelés, sur les quelques 200 milliards détournés. Les dictateurs du sud ont encore de beaux (et riches) jours devant eux.

04 avril 2007

Apple n'est pas assez vert

La pomme n'est pas assez verte au goût de Greenpeace. Apple arrive en dernière position du classement des fabricants d'électronique réalisé par l'organisation écologiste.
Greenpeace a classé 14 compagnies de téléphones mobiles et d'ordinateurs en fonction de leurs efforts pour limiter l'utilisation de produits chimiques dangereux et pour recycler les appareils cassés ou obsolètes.
En tête de cette liste verte, le manufacturier chinois Lenovo détrône la firme finlandaise Nokia, reléguée à la deuxième place.

Suivent Sony Ericsson, Dell, Samsung, Motorola, Fujitsu-Siemens, Hewlett Packard, Acer, Toshiba, Sony, LG.Electronics, Panasonic et -lanterne rouge- Apple.
Lenovo est le premier géant de l'électronique à donner la possibilité à tous ses clients de rendre leur ordinateur hors d'usage pour qu'il soit recyclé, a justifié Greenpeace.
Apple, en revanche, continue à utiliser des éléments chimiques nocifs pour l'environnement, selon l'organisation écologiste. "Nous ne sommes pas d'accord avec le classement de Greenpeace et avec les critères retenus", a déclaré Sheryl Seitz, porte-parole d'Apple.
Selon elle, la firme à la pomme a contribué à "restreindre et interdire des substances toxiques comme le mercure, le cadmium et le chrome hexavalent, ainsi que de nombreux ignifugeants bromés".
(d'après AP)

01 avril 2007

L'argent du Foot

http://www.dailymotion.com/video/x106v2_zapping-de-canal-plus-170107

Platini, président de l'UEFA

Michel Platini, 51 ans, a été élu président de l'Union européenne de football (UEFA), vendredi à Düsseldorf, face au Suédois Lennart Johansson, 77 ans, qui occupait cette fonction depuis 1990.
Jamais congrès électif à l'UEFA n'a été aussi excitant et aucun observateur ne s'est risqué à prédire la répartition des 52 voix (une par président des fédérations composant l'UEFA). Peu de fédérations ont dévoilé leurs intentions de vote pour arbitrer cette véritable opposition de style entre M. Johansson, homme d'appareil auréolé de la réussite économique de l'UEFA de ces dix dernières années et M. Platini, ancien joueur vedette qui veut redonner la primauté au jeu et la parole aux petits pays.
L'Allemagne s'est déclarée en faveur du Suédois, tandis que le Français a reçu un appui de taille quand le président de la FIFA Joseph Blatter a déclaré jeudi soir devant les congressistes de l'UEFA: "ma sympathie est pour Michel Platini."
Le lobbying des derniers jours a été intense. M. Johansson s'est peu montré en public, se contentant sans doute d'actionner des rouages bien huilés depuis 1990, date de son accession à la présidence.
"Platoche", plus visible, a mené campagne en allant à la rencontre des congressistes dans les salons de l'hôtel Hilton de Düsseldorf, qui accueillait tous les participants à ce XXXIe congrès de l'UEFA.

Quand sport rime avec commerce Sise à Zurich, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) réunit aujourd’hui 207 associations nationales et compte plus de membres que les Nations Unies. Dotée de capitaux propres estimés à 461 millions de francs suisses en 2005, le grand arbitre du football mondial affiche plus d’un siècle d’existence.Création et débuts de la FIFAC’est à Paris que des représentants officiels du football helvète, danois, néerlandais, belge, suédois, espagnol et français se réunissent du 21 au 23 mars 1904.
Ensemble, ils décident de fonder la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), à laquelle l’Allemagne adhère par télégramme. Cette initiative est à mettre à l’actif de Robert Guérin, alors secrétaire de la section football de l’Union des Sociétés Françaises des Sport Athlétiques, et appelé à devenir le premier président de la FIFA.

L’acte fondateur de la FIFA lui assigne pour mission de structurer et de promouvoir le football – sport originaire de Grande-Bretagne – sur le continent européen. La Fédération est également tenue de définir des règles ainsi que des attributions claires et d’organiser des championnats internationaux en exclusivité. Enfin, la FIFA est censée apporter un soutien financier et logistique aux associations membres qui, en retour, doivent respecter ses statuts, ses objectifs et ses aspirations.
Les rencontres entre différentes associations nationales permettent d’accroître rapidement la popularité du football. Avec l’adhésion de pays issus d’autres continents comme l’Afrique du Sud, le Chili ou les Etats-Unis, la dimension planétaire de la FIFA se dessine très tôt. En 1908, la FIFA organise la première grande compétition internationale de football à l’occasion des Jeux Olympiques d’été de Londres ; dès 1924, son président Jules Rimet met sur pied le premier tournoi mondial de football, avec le concours de l’uruguayen Enrique Buero, mécène fortuné. En 1930, la première Coupe du Monde se tient à Montevideo. La FIFA décide alors de réitérer cet événement tous les quatre ans.

Des bénéfices en hausse
Jusqu’à la fin des années 20, les cotisations des membres ainsi que le reversement de 1 % des recettes brutes générées par des rencontres internationales constituent les seules sources de financement de la FIFA. Cette dernière reste donc une fédération fragile sur le plan financier, sans siège administratif fixe et dont les membres opèrent sur une base bénévole. Toutefois, l’organisation des Coupes du Monde va radicalement changer la donne.
Tandis que les ventes de billets d’entrée dans des stades bien remplis constituent une source de revenus substantielle, la liste des pays membres ne cesse de s’allonger. En effet, nombreuses sont les nations qui souhaitent prendre part à ces compétitions internationales. Le doublement du taux de cotisation en 1948 consolide la trésorerie de la FIFA, qui décide deux ans plus tard d’installer son siège central, ses bureaux et ses commissions de discipline à Zurich.
La construction de la « FIFA House » symbolise alors l’incroyable essor financier de la Fédération Internationale de Football Association. Quand sport rime avec commerceC’est en 1958 que le poste budgétaire "Indemnité de retransmission" apparaît pour la première fois dans les dividendes générés par l’organisation de la Coupe du Monde et reversés à la FIFA. Conscient du potentiel de cette source de revenus, Sir Stanley Rous, président de la FIFA et membre du comité consultatif de la BBC, vend les droits de retransmission en direct de Coupe du Monde organisée en Angleterre. Les recettes sont affectées à la formation d’arbitres internationaux et permettent également de satisfaire les besoins financiers croissants des associations membres. Cependant, Sir Stanley Rous reste sceptique face à l’intrusion d’une logique commerciale sous la forme d’un système de vente de droits publicitaires. En effet, tout mercantilisme constitue à ses yeux une menace pour la gestion indépendante de la FIFA.
L’année 1974 marque un tournant avec l’arrivée du Brésilien Joao Havelange à la tête de la FIFA. Ce chef d’entreprise est convaincu que la modernisation de la FIFA passe obligatoirement par la recherche de partenaires commerciaux. Il souhaite par ailleurs initier la politique de développement des pays membres d’Amérique latine et d’Afrique, trop longtemps retardée. Adidas et Coca Cola sont alors les premières multinationales à conclure des accords publicitaires lucratifs, notamment pour la FIFA.
Evolution majeure par rapport aux années 60, seul un tiers des recettes issues des Coupes du Monde et perçues par la FIFA provient des droits d’entrée. Désormais, l’essentiel des ressources financières émane de la vente de droits de retransmission ainsi que de contrats publicitaires.
A force de collaborer avec différentes entreprises, la FIFA commence à investir de manière accrue dans le marketing et le management. En 1982, ISL (International Sports and Leisure) – une société spécialisée en marketing – prend en charge les opérations de versement des droits publicitaires et de retransmission à la FIFA.
Son président, Horst Dassler, est également aux commandes d’Adidas.

Opprobre publique
Lorsque l’entrepreneur helvète Joseph S. Blatter, alors directeur exécutif de la FIFA, accède au poste de Président en 1998, la Fédération se trouve impliquée dans un scandale financier qui retient l’attention de l’opinion publique. Suite à des malversations et à des pots-de-vin versés à des fonctionnaires de la FIFA, la société ISL est contrainte au dépôt de bilan en 2001. Même si la FIFA résout elle-même ses difficultés financières, plus personne ne croit désormais à la nature désintéressée d’une fédération vouée toute entière au service du ballon rond. Dès lors, les dirigeants sont régulièrement accusés de s’enrichir par des pratiques douteuses – lobbysme, achats de votes et manipulations d’élections internes. Pendant le deuxième mandat de M. Blatter, la critique ne faiblit pas.
A l’occasion de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, la FIFA investit en toute légalité 12 stades ainsi que nombreux espaces publics. Elle fait apposer se logos sur des bâtiments ou des véhicules, proscrit la vente de certaines boissons, interdit toute réclame aux entreprises locales et s’enrichit copieusement sur la vente de billets.La protection des sponsors attitrés a fortement entamé le capital sympathie de la FIFA et de son président Joseph S. Blatter. Mais à tout chose malheur est bon, et la Coupe du Monde 2006 a permis aux zurichois d’engranger des bénéfices d’environ 1,8 milliard d’euros. Coupe du Monde 2010 en Afrique du SudL’organisation de la prochaine Coupe du Monde en Afrique du Sud constitue une véritable nouveauté mais reste avant tout une affaire de prestige pour la FIFA.
Ce pays sera-t-il en mesure de satisfaire aux critères ambitieux qui lui sont imposés ? Rien n’est moins sûr. En effet, la liste des points noirs en matière de sécurité, d’infrastructure et d’hébergement est longue. Il faut élargir le réseau de transports publics, améliorer le traitement des eaux usées et construire de nouveaux stades. La FIFA évalue les bénéfices de la prochaine Coupe du Monde à trois milliards d’euros. Comme à l’accoutumée, l’essentiel des recettes sera redistribué aux associations membres et investi dans des tournois de football ou des projets d’aide au développement sportif. Les 15 % restants viendront consolider les réserves financières de la FIFA.

Le pastafarisme

Le pastafarisme (Flying Spaghetti Monsterism ou pastafarianism en anglais) est une parodie de religion créée pour protester contre la décision du Comité d'Éducation de l'État du Kansas de permettre au dessein intelligent d'être enseigné dans les cours de science au même titre que la théorie de l'évolution.
Cependant, les pastafariens (jeu de mot sur le mouvement rastafari) affirment que leur croyance est une vraie religion, et non un simple canular, ou une protestation. Cette affirmation est bien sûr à prendre au second degré.

Cette « religion » est depuis devenue un phénomène d'Internet, rassemblant de nombreux adeptes du Monstre en Spaghettis Volant (Monstre de Spaghetti Volant en québécois, ou encore Pastafaray selon le Culte réformé de la Pasta) qui affirment avoir été touchés par « Son Appendice Nouillesque » (ou « Nouilleux ») et louent le nom de leur « Maître Nouillesque » comme étant la seule vraie religion.
Le pastafarisme est principalement l'invention de Bobby Henderson, un diplômé en physique de l'Université d'État de l'Oregon