22 mai 2007

La gabegie à la Carolo, dès 1999

MAJ 22/05/07

Comptes parallèles révélés

Le receveur communal de Charleroi se prépare à informer la justice ce mardi sur l'existence de comptes parallèles ayant existé au département communal du 3e âge de la Ville de Charleroi, alors sous l'autorité de l'actuel bourgmestre, le socialiste Léon Casaert.

Le receveur communal de Charleroi se prépare à informer la justice ce mardi sur l'existence de comptes parallèles ayant existé au département communal du 3e âge de la Ville de Charleroi, alors sous l'autorité de l'actuel bourgmestre, le socialiste Léon Casaert.
Ce département organisait régulièrement des voyages, des spectacles et autres activités d'animation en faveur du troisième âge. Les sommes payées (places de spectacle, prix des voyages, etc) semblent avoir d'abord été congelées sur un compte de la Ville, hors comptabilité officielle, avant d'être redirigées vers les prestataires de services ad hoc. Le compte n'a été fermé que trois mois après l'installation de la nouvelle majorité PS-cdH-MR.
Dans l'entourage du bourgmestre, on parle de "comptes de transition" qui ne respectaient "pas vraiment" les règles, mais qui n'ont engendré aucun enrichissement personnel ni aucun détournement. La semaine dernière, la Ville a régularisé ces activités en modifiant les statuts de la régie communale autonome et en y ajoutant des missions de type voyages, animations, spectacles.


Le bourgmestre de Charleroi dans la tourmente


Le receveur communal de Charleroi se prépare à informer la justice ce mardi sur l'existence de comptes parallèles

Ces comptes étaient liés au département communal du 3e âge de la Ville de Charleroi, alors sous l'autorité de l'actuel bourgmestre, le socialiste Léon Casaert.Ce département organisait régulièrement des voyages, des spectacles et autres activités d'animation en faveur du troisième âge. Les sommes payées (places de spectacle, prix des voyages, etc, ...) semblent avoir d'abord été congelées sur un compte de la Ville, hors comptabilité officielle, avant d'être redirigées vers les prestataires de services ad hoc. Le compte n'a été fermé que trois mois après l'installation de la nouvelle majorité PS-cdH-MR. Dans l'entourage du bourgmestre, on parle de "comptes de transition" qui ne respectaient "pas vraiment" les règles, mais qui n'ont engendré aucun enrichissement personnel ni aucun détournement. La semaine dernière, la Ville a régularisé ces activités en modifiant les statuts de la régie communale autonome et en y ajoutant des missions de type voyages, animations, spectacles.

Réactions des Ecolos Les conseillers communaux Ecolo Luc Parmentier et Xavier Desgain ont réagi mardi à l'annonce de l'existence d'une caisse parallèle qui aurait fonctionné au département 3e âge de la ville de Charleroi, département géré aujourd'hui encore par le bourgmestre PS Léon Casaert. Ecolo réclame notamment des "explications publiques plausibles".Pour le parti de l'opposition communale, "la découverte de 'cadavres dans les placards' continue à Charleroi, rappelant chaque semaine l'étendue et la gravité de la malgouvernance socialiste".Après avoir énuméré les autres affaires découvertes ces derniers mois, et en s'étonnant de l'absence de réaction officielle à propos de ce dernier dossier, Ecolo Charleroi réclame que M. Casaert sorte de son mutisme et fournisse "des explications publiques 'plausibles' aujourd'hui même sur ce dossier".Ecolo demande la lumière sur ce compte et que des explications précises soient apportées au Conseil communal. La majorité actuelle doit, selon les Verts, également s'expliquer sur son délai de réaction par rapport à ce compte "apparemment clôturé au mois de février, soit trois mois après le début de la législature communale".Ils demandent aussi que plainte soit déposée par la Ville contre les gestionnaires et les responsables politiques de cette caisse noire, et que ceux-ci assument "l'entièreté de leurs responsabilités".

Casaert réplique en gymnaste

« C'était une question de souplesse ». C'est ainsi que le bourgmestre Léon Casaert (PS) a résumé à Charleroi la raison d'être de la « caisse noire » du 3e âge, en fait trois comptes bancaires parallèles qui n'entraient pas dans la comptabilité communale.
Ces comptes, a-t-il expliqué, existaient déjà du temps de son prédécesseur décédé, et avaient été créés en 1990, pour servir en quelque sorte de transit, pour payer les spectacles et les voyages destinés au 3e âge, un département que Léon Casaert a géré jusqu'en octobre dernier, et qu'il continue à gérer actuellement, tout en étant devenu bourgmestre.
Ces comptes ont été ouverts avec l'aval du secrétaire communal et du receveur communal d'alors (tous deux inculpés depuis lors pour d'autres causes), a-t-il encore précisé.

En décembre dernier, lors de l'installation de la nouvelle majorité, il a été décidé de mettre de l'ordre dans ces comptes, et il a été décidé la semaine dernière de les supprimer, confiant désormais la gestion de ces spectacles et ces voyages à la Régie communale autonome.
Pour le reste, le bourgmestre, qui avoue ne pas avoir ignoré l'existence de ces comptes, a estimé qu'ils ne lui avaient pas paru anormaux. Le dossier a cependant été transmis dès mardi par le receveur communal au procureur du Roi de Charleroi Christian De Valkeneer, qu'il devait rencontrer en fin d'après-midi.
Interrogé sur les éventuelles conséquences politiques de cette nouvelle découverte pour sa majorité, Léon Casaert a estimé qu'il n'y avait « aucune faille », pas plus qu'il n'avait senti à son égard de « perte de confiance ».
Quant aux mouvements enregistrés sur ces comptes, ils n'ont, à sa connaissance, donné lieu à aucune irrégularité comptable, a-t-il encore indiqué, pas plus qu'on n'y a constaté de traces de détournement ou d'un enrichissement personnel.
Le budget des spectacles représentait environ 50.000 euros par an. Il a également reconnu qu'il avait été un des deux signataires des comptes concernés mais s'il y a eu irrégularité, elle n'avait rien de frauduleux, selon lui.
Questionné sur une éventuelle inculpation personnelle dans ce dossier, le bourgmestre de Charleroi s'est demandé sur base de quoi il pourrait être inculpé dans cette affaire.

Caisse noire Charleroi : Philippe Van Cau dégage toute implication

Philippe Van Cauwenbergh assure qu'il n'est pour rien dans la divulgation d'une nouvelle caisse noire carolo.Quatrième échevin de Charleroi et notamment en charge des Sports, Philippe Van Cauwenberghe a réagi mercredi, après la mise à jour d'une "caisse noire" au département 3e âge de la ville. Il s'insurge, dans un communiqué, à propos d'une hypothèse selon laquelle cette mise à jour "serait une manoeuvre orchestrée dans l'ombre par moi-même ou un membre de mon entourage afin que je puisse en tirer bénéfice"."Je m'inscris en faux par rapport ces allégations qui ont pour seul objectif de déstabiliser le bourgmestre et l'ensemble de mes collègues du collège", dit Philippe Van Cauwenberghe. "Collège communal qui, rappelle-t-il, repose sur un pacte de majorité regroupant trois partis démocratiques qui selon moi travaillent avec respect, confiance et efficacité". Et Philippe Van Cauwenberghe conclut : "N'attendez pas de moi que je pose le moindre acte déloyal qui viserait à ébranler la cohésion de l'équipe en place". Dans son journal de mercredi matin, la RTBF avait en effet évoqué comme explication possible de la découverte de cette "caisse noire", une man¢uvre interne au PS visant à faire de Philippe Van Cauwenberghe le bourgmestre de Charleroi, au cas où Léon Casaert serait amené à quitter ses fonctions en raison de ce dossier. (belga)

MAJ 19/05/07

Chastel entendu? "Une tentative de déstabilisation"
Le MR de Charleroi a réagi, dimanche dans un communiqué, à l'information parue samedi annonçant la prochaine audition du député Olivier Chastel. La même information faisait état d'un "mystérieux flux financier de 15.000 euros qui aurait transité de la Régie communale vers les caisses de Charleroi Infra Sports pour enfin aboutir dans les caisses du Coliseum ou, selon une autre source, d'une asbl culturelle, proche du MR."Le MR estime qu'il s'agit là d'une "nouvelle tentative de déstabiliser le député fédéral Olivier Chastel qui mène sa liste dans le Hainaut et juge le procédé aussi lamentable qu'antidémocratique."Le MR explique que "cette information vise, sans la nommer, l'asbl IVS (Initiatives en Val de Sambre) qui est une asbl culturelle dont le conseil d'administration est majoritairement composé de mandataires communaux MR de Charleroi." L'information selon laquelle l'asbl IVS aurait bénéficié d'une subvention de 15 000 euros en provenance de la RCA est fausse, selon le MR. "Un versement a bien été effectué par une filiale de la Régie Communale Autonome, à savoir l'asbl Charleroi Infra Sports (CIS), au bénéfice d'Initiative en Val de Sambre en 2005. Ce versement résultait d'une erreur de la CIS et a été renvoyé le jour même par l'asbl IVS au profit du véritable destinataire, à savoir l'asbl Coliséum production, dirigée par Monsieur Gille Goorman, asbl privée à laquelle l'ancienne majorité communale a confié la gestion de la salle ' Le Coliséum ', un bâtiment appartenant à la Ville de Charleroi", explique le communiqué. "C'est donc sur base de cette anomalie que certains essayent aujourd'hui de jeter le discrédit sur le MR, dit encore le communiqué des libéraux carolos.Pour le MR, l'audition annoncée d'Olivier Chastel par le SJA mercredi "se fait dans le cadre de la volonté manifestée par les enquêteurs d'entendre tous les administrateurs parmi lesquels tous les partis démocratiques étaient représentés. Véronique Salvi (cdH) était vice-présidente et Luc Parmentier (ECOLO) administrateur-directeur. Cette audition n'a donc aucun rapport avec la prétendue subvention à une asbl proche du MR, les responsables d'IVS ayant eu l'occasion de démontrer leur bonne foi auprès des enquêteurs il y a quelques mois", conclut le communiqué du MR de Charleroi. (belga)

Olivier Chastel entendu dans le dossier Carolo bis

Olivier Chastel.Olivier Chastel et Véronique Salvi ont été entendus mercredi par la police judiciaire fédérale dans le cadre de l'enquête Carolo bis, rapporte samedi La Nouvelle Gazette. Les deux députés-candidats sont convoqués comme témoins puisqu'ils étaient administrateurs de la Régie communale autonome.Le dossier Carolo bis a mis au jour des transferts d'argent douteux ou illicites entre la Régie communale autonome, Charleroi Infra Sports ou le Parc des Sports. Selon La Nouvelle Gazette, ces deux auditions devraient permettre aux enquêteurs d'en savoir plus sur un "mystérieux flux financier de 15.000 euros qui aurait transité de la Régie vers les caisses de Charleroi Infra Sports, pour enfin aboutir dans les caisses du Coliseum ou, selon une autre source, d'une asbl culturelle, proche du MR". (belga)

Frais indûment perçus
Plusieurs milliers d'euros de préjudice. Une pratique qui existait déjà avant « Despi ». Mais qui s'est ensuite intensifiée.

21 mai 2007
I l est maintenant établi que des fonctionnaires communaux de Charleroi ont bénéficié indûment de remboursement de frais. Les dernières inculpations notifiées dans le cadre de l'affaire de la Carolo « bis » font mention de l'existence de dépenses fictives et d'indemnités kilométriques injustifiées. La pratique s'apparente à l'octroi de sursalaires à des joueurs de clubs sportifs, ou à des membres de leur staff, par le biais de faux contrats d'emploi. Il s'agit de fraude sociale et de détournement de fonds publics.
À la vérité, ces modes d'aide se mettent en place avant l'arrivée de Claude Despiegeleer au département des Sports. Il suffit de contrôler le listing du personnel de l'ASBL Parc des Sports pour constater que l'engagement des premiers sportifs précède l'installation de l'échevin en 95. L'embauche de professionnels ou d'auxiliaires de clubs remonte à la fin des années 80.

Dante Brogno (Sporting de Charleroi) est l'un des premiers à entrer comme animateur à mi-temps dans le staff communal en 1986, rejoint cinq ans plus tard par Jean-Michel Saive (La Villette). John Waterspoon (Spirous) et Zoran Primorac (La Villette) font leur apparition en 92. Le système va s'intensifier avec des mises à disposition de personnel après 2001. C'est ainsi que l'ancien directeur de la Carolo Alain Carlier et Philippe Van Cauwenberghe lui-même sont détachés dans des clubs, l'un à Couillet, l'autre aux Spirous.
Lelubre et Berckmans cités
La juge d'instruction France Backeland identifie une liste d'agents et d'administrateurs des ASBL paracommunales du Sport qui percevaient des frais fictifs. Il s'agit de Jeannine Button, Jean-Pol Incecca, Patricia Moiny, Georges Duquet, Patrick Henseval, Philippe Berckmans et Alain Lelubre. Les deux derniers occupent des fonctions au sein de la nouvelle majorité : Philippe Berckmans est attaché de cabinet de l'échevin des Sports Philippe Van Cauwenberghe ; Alain Lelubre a été désigné chef du groupe socialiste du conseil communal. Il doit passer le relais à l'ancien bourgmestre Jacques Van Gompel. C'est en qualité d'administrateur du Parc des Sports qu'il percevait ces paiements.
À combien s'élève le préjudice ? Selon nos informations, il se chiffre à plusieurs milliers d'euros. Des montants que les intéressés pourraient avoir à rendre puisque la Ville s'est constituée partie civile dans les différents dossiers à l'instruction.

MAJ 10/05/07

2 fonctionnaires communaux de Charleroi inculpés

Philippe Gillet, administrateur de la Régie foncière et directeur gérant de la Régie communale autonome de Charleroi, et Claude Rokens, trésorier de la Régie foncière et de la Régie communale autonome, ont été inculpés mardi, a-t-on appris de source communale.

Six nouvelles inculpations dans le dossier Carolo bis

L'ex-échevin Claude Despiegeleer vient d'être inculpé dans le dossier de la "Carolo bis" de détournement par fonctionnaire public, de faux et usage de faux, de corruption passive et d'abus de biens sociaux.
A l'origine de l'affaire, en mai 2006, Patrick Henseval, chef de cabinet du bourgmestre d'alors et président du club de volley "Les Dauphines", avait été inculpé de corruption et association de malfaiteurs et placé sous mandat d'arrêt.
La juge d'instruction de Charleroi, France Baeckeland, a procédé ce mardi à six nouvelles inculpations dans le dossier "Carolo bis". Cette affaire concerne les transferts d'argent entre la Régie communale autonome et des asbl sportives de Charleroi. Parmi ces "nouveaux" inculpés figurent l'ex-échevin Claude Despiegeleer et son ancien collègue échevin Serge Van Bergen.Les faits dits de la "Carolo bis", mis à jour six mois après le dossier de logements sociaux de "La Carolorégienne", avaient permis d'établir que des transferts de fonds suspects avaient eu lieu entre la Régie communale autonome et des asbl sportives, l'une et les autres ayant comme titulaire Claude Despiegeleer, à la fois en charge des régies et des sports à l'époque. Les redevances de stationnement, plutôt que de revenir dans les caisses communales, transitaient vers "Charleroi Infra Sport" (CIS), l'asbl qui en redistribuait les montants à différents clubs sportifs.A l'époque de la découverte de ces faits, en mai 2006, Patrick Henseval, le chef de cabinet du bourgmestre d'alors, Jacques Van Gompel, avait été inculpé de corruption et association de malfaiteurs et placé sous mandat d'arrêt. Il était aussi le président du club de volley "Les Dauphines".Claude Despiegeleer vient donc dans ce même dossier d'être inculpé de détournement par fonctionnaire public, de faux et usage de faux, de corruption passive et d'abus de biens sociaux. Luc Frère, qui avait été le comptable de "La Carolorégienne" et de CIS a été inculpé de détournement par fonctionnaire public, par corréité, de faux et usage de faux, et d'abus de biens sociaux. Il avait déjà été inculpé de faux, abus de biens sociaux, détournement, escroquerie et infraction aux lois sur la comptabilité, dans le dossier de "La Carolorégienne".L'ex-échevin Serge Van Bergen, lui aussi déjà impliqué dans l'affaire des logements sociaux de "La Carolorégienne", dont il était le vice-président, est également inculpé dans ce dossier "Carolo bis" depuis ce mardi, pour faux, usage de faux, détournement par fonctionnaire public, et abus de biens sociaux. Cette fois, les chefs d'inculpation s'attachent à ses fonctions de président de CIS, d'administrateur de la Régie communale autonome, et de vice-président de l'asbl "Parc des Sports".Une gestionnaire de ce "Parc des Sports", Jeanine Button, est inculpée de détournement par fonctionnaire public, faux et usage de faux, et abus de biens sociaux. C'est également le cas de Philippe Gillet, administrateur de la Régie foncière et directeur gérant de la Régie communale autonome, et de Claude Rokens, trésorier de la Régie foncière et de la Régie communale autonome. Aucun de ces inculpés n'a été placé sous mandat d'arrêt. (belga)
EN SAVOIR PLUS: 2 fonctionnaires communaux de Charleroi inculpés

MAJ26/04/07

Frais de déplacement et de représentation record bien avant 2002 : la Société de logements de Charleroi jette l'argent par les fenêtres depuis longtemps, selon un rapport judiciaire.
En 2006, les frais de représentation de la société de logements sociaux La Carolorégienne ont atteint, à 3.408 euros, une moyenne de 15,5 euros par jour ouvrable. Quant aux frais de déplacement, ils ont carrément disparu, si l'on en croit la présidente Ingrid Colicis (PS). On est loin des notes inconsidérées du passé, révélées en septembre 2005 par un audit de la Société wallonne du logement (SWL) diffusé par le député Olivier Chastel (MR), qui fut à l'origine du scandale que l'on sait. On en est même très loin, révèle le rapport qu'un expert judiciaire mandaté par la juge d'instruction France Baekeland vient de lui remettre.

Celui-ci confirme non seulement l'existence de la gabegie financière mise au jour en 2005, mais aussi le laxisme, la négligence voire l'incompétence des organes de contrôle : à l'évidence, aucun administrateur de la Carolo ne s'est jamais inquiété du train de dépenses scandaleux des gestionnaires à l'époque où l'on jetait l'argent par les fenêtres. Absence d'originaux de factures, notes de frais falsifiées, livre d'inventaire manquant : selon les services d'inspection de la SWL, la comptabilité de la Carolorégienne était organisée en 2002 de sorte qu'il était impossible de justifier le contenu de certains comptes. L'audit de la SWL a amené la justice à désigner un expert indépendant pour reconstituer l'état des dépenses et des recettes. L'expert est remonté jusqu'à 1999. Et son rapport est édifiant.

En 1999, André Liesse n'occupe pas encore la fonction de président. Il faut attendre le renouvellement des conseils communaux en 2001 pour que l'échevin du commerce de l'époque soit installé à la tête du conseil d'administration. Avant lui, Claude Despiegeleer est en poste. Il deviendra plus tard administrateur délégué de la Carolo.
Dire que le poste des frais de déplacement est « très largement supérieur à la moyenne sectorielle », comme l'affirme l'audit de 2002, est en dessous de la vérité pour 1999-2001. Les chiffres du rapport de l'expert judiciaire sont assassins. On atteint ainsi la somme astronomique de près de 100.000 euros (3,989 millions de francs !) pour 1999 ; on est à 94.000 euros en 2000 et à 87.725 euros en 2001. Un poste de cinq à six fois plus élevé que celui de 2004 où il représentait encore 17.602 euros. Comment justifier de tels frais dans une société dont le patrimoine immobilier se concentre sur trois communes distantes d'à peine 10 km ?
Dans leur audit de 2002, les inspecteurs de la SWL avaient relevé que « les déclarations de créances manquaient de précision pour permettre une vérification efficace : pas de détail des kilomètres parcourus ou somme globale réclamée selon agenda, pas de mention de la nature des missions ». Les indemnités étaient payées selon plusieurs taux suivant les grades, en dehors d'une décision du CA, majorées pour certains de forfaits mensuels.
Les dépenses de représentation donnent également le tournis. Elles atteignent 52.000 euros en 2001. C'est l'administrateur délégué Claude Despiegeleer qui expose le plus de frais (18.250 euros). Sur une moyenne de 220 jours, cela fait une ardoise quotidienne de 80 euros. L'ex- échevin des sports s'était fait épingler dans le rapport d'audit pour des repas pris le samedi, le dimanche ou des jours fériés, mais aussi des modifications approximatives de certaines souches TVA. La même année, le président Liesse s'octroie le remboursement indu de 3.500 euros de notes de restos de 2000, avant son entrée en fonction. Le rapport d'expertise judiciaire nous apprend que cette année-là, on a mangé et invité davantage à la Carolo. Le poste se chiffre en effet à 73.511 euros, soit... 334 euros de repas par jour ouvrable. Mieux encore en 1999 : le record est battu avec une facture de... 101.000 euros de frais de représentation, soit une dépense quotidienne de près de 500 euros. Comment les administrateurs et la tutelle ont-ils pu laisser passer ça ? De 1997 à 2002, Claude Despiegeleer occupe aussi la fonction d'administrateur au sein de la SWL. Il est donc en situation de contrôleur et de contrôlé.

7/5/07
Un dirigeant de la SWL épinglé par un rapport d'audit
Un dirigeant de la Société wallonne du Logement (SWL) en charge des finances est mis en cause dans un rapport d'audit sur la société de logements sociaux "La Dinantaise" réalisé en mars, a révélé ce lundi soir la chaîne RTL-TVI.Le rapport d'audit relayé par RTL reproche à Jacky Derycke, inspecteur général en charge des finances à la SWL, d'avoir exercé de manière complémentaire entre, 1994 et 2001, une activité d'expert-comptable pour le compte de la société de logement social "La Dinantaise", et ce sans autorisation préalable. La SWL étant censée contrôler la bonne gestion des sociétés de logement, cette double casquette pose la question d'un éventuel conflit d'intérêts. Le rapport d'audit évoque également des irrégularités dans la passation des écritures comptables de la société de logement.L'homme, qui s'est mis en congé et dément les accusations, affirme avoir bénéficié de l'accord de sa hiérarchie pour effectuer les prestations litigieuses. Une réunion se tiendra jeudi à la SWL à ce sujet, signale encore la chaîne de télévision privée. (belga)

21 mai 2007

Des actions sont en cours, selon la ministre Vienne

Polémique autour de l'étude épidémiologique sur les pathologies respiratoires à Charleroi


L a députée wallonne Ingrid Colicis (PS) va de surprise en surprise dans le dossier de la pollution à Charleroi. Fin avril dernier, en commission de la Santé, l'élue socialiste interpellait la ministre de la Communauté française sur « le bien-fondé d'une étude comparative épidémiologique en matière de pathologies respiratoires à Charleroi ». Objectif : dégager des indications quant à l'impact de la pollution industrielle sur la santé des carolo.
Réponse de Catherine Fonck (CDH) et première stupéfaction : en 2004, la Ville de Charleroi a refusé de prendre part à cette étude. La cité sambrienne était cependant, selon la ministre, toujours susceptible de prendre le train en marche.

Ingrid Colicis s'est donc naturellement tournée vers Benoît Lutgen (CDH), ministre wallon de l'Environnement. Deuxième surprise : « Jusqu'à présent, à ma connaissance, la réalisation d'une étude épidémiologique n'a pas été jugée nécessaire par les experts, sur la base des éléments en leur possession », a-t-il déclaré. Le ministre fait référence au groupe de travail Santé-environnement à Marchienne, spécialement mis en place à l'initiative de la task-force Environnement-santé regroupant des représentants des ministres de la Santé de la Communauté française et de la Région wallonne ainsi que du cabinet du ministre Lutgen.
Soucieuse de connaître les motivations de ces fonctionnaires, la députée wallonne vient d'interpeller Christiane Vienne (PS), ministre wallonne de la santé. Celle-ci s'est voulue rassurante en énumérant les différentes actions initiées depuis la mise en place de la task-force Environnement-santé. « Plusieurs actions visant à évaluer l'impact de la pollution sur l'état de santé de la population ont été lancées ou envisagées », a indiqué la ministre.
Enquête sur la santé respiratoire des enfants, modélisation de l'Institut scientifique de santé publique, étude comparative de l'évaluation de l'impact sanitaire de la pollution de l'air à Charleroi... tout cela est en cours. Un compte rendu exhaustif des actions menées sera présenté lors du Comité de riverains du 19 juin 2007, a conclu la ministre.

Le gouvernement wallon crée 21 nouvelles réserves naturelles

Vingt-et-un nouveaux projets de réserves naturelles viennent d'être adoptés par le gouvernement wallon, a annoncé vendredi le ministre wallon de l'Agriculture Benoît Lutgen.
Ils représentent une superficie de 224 hectares en Région wallonne.

La reconnaissance en réserve naturelle par la Région wallonne confère à la réserve des droits et des devoirs, délimite son territoire et octroie également des aides financières à hauteur de 90 euros par hectare exploité."Ces nouvelles réserves recèlent des trésors d'espèces menacées", a souligné M. Lutgen, qui insiste sur l'impact de ces réserves pour le développement pédagogique de la nature. Les réserves permettent de découvrir un patrimoine naturel de biodiversité avec un balisage, des visites guidées, etc...

Elles sont aussi sources de retombées économiques par le biais notamment des emplois créés dans les parcs naturels. Les retombées se font également sur les investisseurs qui ont envie de s'installer en Wallonie et offrir un cadre de vie favorable. (belga)

20 mai 2007

69% des Français satisfaits de la composition du gouvernement

Un total de 69% des Français se disent satisfaits de la composition du gouvernement de François Fillon annoncée vendredi, selon un sondage Opinionway publié samedi sur le site internet du Journal du Dimanche (leJDD.fr). 69% des personnes interrogées se disent satisfaites, tandis que 30% ne sont pas satisfaites et 1% ne se prononcent pas, selon cette enquête. Le taux de satisfaction atteint 77% chez les électeurs de François Bayrou au premier tour, et 81% chez ceux de Jean-Marie Le Pen. En ce qui concerne la popularité des ministres, Jean-Louis Borloo (Economie, Finances et Emploi) arrive en tête avec 55%, suivi de Bernard Kouchner (Affaires étrangères et européennes) avec 51%, et de Rachida Dati (Justice) avec 46%. Michèle Alliot-Marie (Intérieur, Outre-mer et collectivités territoriales) ne récolte que 32%, suivie d'Alain Juppé (Ecologie, Développement et Aménagement durables) avec 21%, de Roselyne Bachelot (Santé, jeunesse et sports) avec 18% et de Xavier Bertrand (Travail, relations sociales et solidarité) avec 14%. Tous les autres ministres sont entre 3% (Eric Woerth, Budget, comptes publics et fonction publique) et 7% (Brice Hortefeux, Immigration, intégration, identité nationale et co-développement). 78% des personnes interrogées jugent que l'adjectif "dynamique" s'appplique bien au nouveau gouvernement, 73% le disent "jeune", 71% "compétent", 70% "capable de faire les réformes dont la France a besoin", 65% estiment qu'il "représente bien les différentes sensibilités du pays", 63% qu'il est "à l'écoute des Français", et 62% qu'il "inspire confiance". Cette étude auprès d'un échantillon de 981 personnes, selon la méthode des quotas, a été réalisée en ligne les 18 et 19 mai. Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

54% des Français satisfaits de la nomination de Fillon

54% des Français se disent satisfaits de la nomination de François Fillon comme Premier ministre, selon un sondage CSA-Cisco à paraître dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. 25% se déclarent mécontents. 21% ne se prononcent pas. 91% des électeurs de Nicolas Sarkozy se déclarent satisfaits de la nomination de François Fillon comme Premier ministre. 72% des électeurs de Jean-Marie Le Pen le sont, tout comme 54% des électeurs de François Bayrou et 28% de ceux de Ségolène Royal. 50% des Français se déclarent satisfaits de la composition du gouvernement de M. Fillon, contre 22% d'un avis contraire. 28% ne se prononcent pas sur ce sujet. Le sondage a été réalisé par téléphone le 18 mai. Il a été effectué auprès d'un échantillon national représentatif de 1.001 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégforie d'agglomération.

19 mai 2007

Di Rupo - Leterme / les suites

MAJ 19/05/07

"Seul le cartel CD&V/N-VA osera dire 'non' au PS"

Lors d'un congrès tenu samedi à Bruxelles, le parti N-VA a présenté son programme pour les élections. Le partenaire de cartel du CD&V milite pour une "Flandre plus forte" avec davantage de compétences. "Seul le cartel CD&V/N-VA osera dire 'non' au PS d'Elio Di Rupo", selon les nationalistes flamands de la N-VA. Selon le parti, il est évident que "la Belgique ne fonctionne pas". "C'est un pays qui demande de gros efforts aux Flamands pour la prétendue solidarité. Le flux financier de la Flandre vers la Wallonie est comme une transfusion sanguine permanente. En plus, à destination d'un patient tellement gentil qu'il nous comprime l'artère. Nous en avons assez", a ajouté M. De Wever. Pour la N-VA, la solidarité entre la Flandre et la Wallonie peut continuer mais les transferts d'argent doivent être "transparents" et "efficaces". Par ailleurs, le parti N-VA souhaite notamment une réforme rapide de la Justice, une hausse des pensions et allocations les plus basses, ainsi que des règles claires concernant l'immigration. (GFR)

Le parti N-VA s'attaque à Di Rupo
Lors d'un congrès tenu hier à Bruxelles, le parti N-VA a présenté son programme pour les élections. Le partenaire de cartel du CD&V milite pour une "Flandre plus forte" avec davantage de compétences. "Seul le cartel CD&V/N-VA osera dire 'non' au PS d'Elio Di Rupo", selon les nationalistes flamands de la N-VA.
"Face au PS, il faut une formation flamande qui a la force de dire 'non', une formation flamande qui a l'ambition de faire ce qui est nécessaire pour la Flandre", a déclaré le président de la N-VA, Bart De Wever.
Selon le parti, il est évident que "la Belgique ne fonctionne pas". "C'est un pays qui demande de gros efforts aux Flamands pour la prétendue solidarité. Le flux financier de la Flandre vers la Wallonie est comme une transfusion sanguine permanente. En plus, à destination d'un patient tellement gentil qu'il nous comprime l'artère. Nous en avons assez", a ajouté M. De Wever.
Pour la N-VA, la solidarité entre la Flandre et la Wallonie peut continuer mais les transferts d'argent doivent être "transparents" et "efficaces".
Par ailleurs, le parti N-VA souhaite notamment une réforme rapide de la Justice, une hausse des pensions et allocations les plus basses, ainsi que des règles claires concernant l'immigration.

MAJ 2/5/07

Leterme n'est pas attaché à la Belgique, selon Di Rupo

Le président du parti socialiste et ministre-président wallon Elio Di Rupo a indiqué ce mardi ne pas percevoir de signe d'attachement à la Belgique dans le chef de son homologue flamand Yves Leterme, dont il a qualifié le comportement d'arrogant et de dédaigneux.Après la confrontation télévisée Di Rupo-Leterme sur RTL-TVi et VTM mercredi dernier, chacun était resté sur ses positions quant à la manière de concevoir l'avenir de la Belgique fédérale. Yves Leterme veut poursuivre sur la voie de la régionalisation. Elio Di Rupo n'en voit pas la nécessité."Nous attendions des signes d'attachement personnel à notre pays et à sa population, Bruxellois et Wallons compris", a indiqué ce mardi Elio Di Rupo lors du discours du 1er mai du parti socialiste au parc d'Avroy à Liège. "Au lieu d'une main tendue, nous avons eu des bras croisés. J'ai ressenti, je le dis avec beaucoup de regrets, une certaine arrogance teintée d'une dose de dédain", a précisé le chef de file socialiste. (belga)

L'énorme couac du Débat national sur RTL (27/04/2007)

Inaudible mercredi, l'émission a été rediffusée hier soir avec sous-titres à la place de 24 h chrono ...
Le Débat national entre Yves Leterme et Elio Di Rupo, qui devait être un événement, a tourné au cauchemar pour RTL. En cause, le doublage des propos d'Yves Leterme qui a transformé le programme en une cacophonie inaudible. Résultat des courses, l'émission s'est soldée par un échec : alors que plus de 400.000 téléspectateurs étaient branchés au début, ils étaient moins de 200.000 à la fin !
Comment un tel couac est-il possible ? "C'est lié - et je ne cherche pas d'excuse - au processus de production numérique", explique Stéphane Rosenblatt, directeur des programmes de RTL. "Il y a eu un problème de nivellement de 2 pistes son." Et il était impossible de s'en rendre compte plus tôt ? "Oui, parce que, au moment de la postproduction, tout était bon. C'est ensuite, quand on a envoyé l'émission vers Luxembourg, qu'il y a eu un problème de compression de fichier. On n'a pu alors s'en rendre compte qu'une fois que l'émission était déjà en cours de diffusion. On ne pouvait plus rien faire."
Finalement, RTL a décidé de rediffuser le débat avec des sous-titres. Mais alors qu'il avait d'abord été question du dimanche à 13 h 30, la chaîne a changé d'avis et a préféré repasser le débat dès hier soir, à la place de 24 h chrono , sans grand respect pour les fans de la série ! "En fait, dimanche nous paraissait trop loin. S'il fallait rediffuser le débat, c'était dans la journée qui suit. Il n'y avait que le jeudi soir. Certes, c'est frustrant pour les fans de 24 h chrono, mais il y a aussi le respect des téléspectateurs qui voulaient voir ce débat."
En tout cas, du côté de la RTBF, où on n'a jamais digéré certaines critiques de RTL à l'encontre du faux JT du 13 décembre dernier, le couac de la chaîne privée était largement commenté. "À RTL, même le son est une fiction", ironisaient certains...
Frédéric Seront
© La Dernière Heure 2007

Grand débat national sur RTL-TVI

C'était l'événement médiatique de la campagne électorale. A l'approche des élections fédérales de juin, le socialiste Elio Di Rupo et le démocrate chrétien Yves Leterme, se sont confrontés face à face dans "Le débat national", sur RTL-TVi et VTM, une première.
Les deux ministres-présidents ont répondu aux questions de Laurent Haulotte et de Stef Wauters. Si Yves Leterme a fait preuve d'un pragmatisme incontesté, Elio Di Rupo arborait son sourire habituel lors de ce débat haut en couleur.
Quand les Francophones réclament une réforme de l'Etat, il ne saurait être question de perdre du temps. Nous voulons bien dialoguer, sans tabou, mais prouvez-nous l'utilité d'une telle réforme. Tels sont quelques-uns des arguments que se sont échangés Elio Di Rupo, ministre-président wallon et président du PS, et Yves Leterme, ministre-président et homme fort du CD&V.
Les deux hommes politiques les plus populaires de leur Communauté ont débattu pendant près d'une heure sur des thèmes divers. L'un et l'autre ont répété leur discours déjà bien rodé à quelques semaines des élections, en particulier quand il s'agit de la prochaine négociation communautaire.
M. Leterme a rappelé que la volonté flamande était de réformer l'Etat pour mieux gouverner, pour donner aux entités fédérées les moyens de mener des politiques plus efficaces, comme ce fut le cas lorsque l'on a confié aux Communautés l'enseignement et les médias, et non pas de briser la solidarité interpersonnelle. Et d'énumérer les domaines dans lesquels il souhaite une régionalisation: politique de l'emploi, soins de santé, etc. "Quand je dis cela, je m'exprime en tant que ministre-président du gouvernement flamand, où tous les partis, y compris le VLD de M. Verhofstadt, se sont engagés sur ce point", a-t-il ajouté. En matière d'emploi, M. Leterme a préconisé du « sur-mesure » pour coller à la situation particulière de chaque région linguistique.
Aux yeux de M. Di Rupo, en revanche, une défédéralisation des ces matières n'améliorera en rien la situation. La solution passe par une meilleure coopération, notamment en matière d'emploi, entre les Régions. Dans certains domaines, comme la Santé, une refédéralisation serait même souhaitable, estime-t-il. "Moi aussi, c'est au nom de mes collègues. C'est vrai que nous devons dialoguer, sans tabou, avec nos amis flamands mais on ne voit pas ce qu'une nouvelle réforme apporterait. La seule chose que nous vous demandons, c'est de nous prouver que ce sera à l'avantage des Flamands mais aussi des Bruxellois et des Wallons", a-t-il souligné. Pourtant, quand en 2001 les Francophones ont réclamé une réforme de l'Etat pour refinancer la Communauté française, il a fallu voter sans délai, a rétorqué M. Leterme, répétant à 5 reprises l'argument au cours du débat. Selon M. Di Rupo, M. Leterme devrait changer de discours: "Vous donnez cette impression de venir en disant: après les élections, c'est ça ou c'est rien. Je vous suggère d'avoir un ton et un programme plus modérés", a-t-il dit.
Chacun s'est en revanche accordé pour ne pas toucher aux pouvoirs du roi. Selon le ministre-président flamand, il ne s'agit pas du tout d'une priorité, Albert II remplissant parfaitement son rôle. Quant à au ministre-président wallon, il voit dans la monarchie la clé de voûte du pays. Le maintien de la Belgique implique, d'après lui, de ne pas toucher aux fonctions royales.
Le débat a également porté sur la situation de la Wallonie, le premier wallon reprochant au premier flamand de verser par moments dans la caricature. "De part et d'autre de la frontière linguistique, on ne se connaît pas beaucoup", a regretté M. Di Rupo.
Quant à la question des priorités pour le futur gouvernement, le premier wallon a cité la revalorisation de l'emploi, notamment des jeunes, ainsi que l'aide aux pensionnés. De son côté, le premier flamand a mis en avant la lutte contre la pauvreté, la protection des citoyens contre l'insécurité et la révision du fonctionnement du ministère des Finances.
Les deux hommes se sont donné rendez-vous le 10 juin prochain pour les élections législatives.

Articles ntéressants de Ph. Hermann: http://philiphermann.skynetblogs.be/

Inaudible!!!

Le débat entre Elio Di Rupo et le Ministre-Président flamand Yves Leterme était totalement inaudible. Je fais néanmoins partie des 200 000 téléspectateurs, qui ont fait l'effort de suivre l'émission jusqu'à son terme. La politique me passionne.


Pourquoi ne pas avoir simplement sous-titré les interventions de Yves Leterme, je trouve personnellement cette passion pour les traductions, tout à fait détestable, et particulièrement au cinéma et même si je ne comprends pas la langue d'origine...De Niro avec l'accent canadien, c'est le zapping immédiat. Sur les chaînes flamandes, on sous-titre tout...en ce compris les micro-trottoirs de Courtrai ou de Malines!!! Est-ce là la raison de leur don pour les langues, je ne suis pas loin de le penser...les néerlandais aussi pratiquent de la sorte, tandis que les allemands ou les français traduisent tout comme nous!!!

J'ai été très étonné d'entendre le camarade président réviser son analyse du déclin wallon. Après avoir accusé le libéralisme et les entreprises sans scrupules, il adopte l'analyse que je vous livrais il y a quelques jours sur ce blog (voir ici)... Le lirait-il??? En tout cas, cela me ravit.

Comment a-t-il défendu la wallonie? Et bien pour lui évidemment tout va pour le mieux!!! Tous les indicateurs seraient au vert, cette fois c'est sûr avec le plan Marshal, nous serions enfin en train de sortir du tunnel. Ca n'a pas eu l'air de convaincre Monsieur Leterme, qui entend ce discours depuis au moins 30 ans.

Les créations d'entreprises n'ont jamais été aussi nombreuses, on créerait plus d'entreprises en Wallonie et à Bruxelles qu'en Flandres sur le dernier trimestre!!! Voilà un argument choc pour les profanes!!! Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est un phénomène classique, lorsque le taux de chômage est aussi élevé que dans les villes wallonnes et à Bruxelles, le taux de création d'entreprises décolle. Certains ne peuvent se résigner à rester sans rien faire et devant le manque d'offre d'emploi, prennent la décision de créer leur activité. C'est bien, ils ont tous mes encouragements, mais cela ne présume pas de leur réussite. De plus en cette veille d'élections, je ne serai pas étonné que certains services d'aide à la création aient reçu la consigne d'être moins regardant sur la qualité des dossiers. Je ne serai pas étonné que dans un an le nombre de faillite connaisse lui aussi un pic.

Ce qu'il m'a semblé en tout cas, c'est que Yves Leterme était déterminé à régionaliser plus encore, emploi-santé-fiscalité!!! Que restera-t-il de commun à la Belgique??? La ligne de défense de Monsieur Di Rupo, n'est déjà plus le niet catégorique...aujourd'hui c'est "il faut me prouver que ces régionalisations profitent aux habitants de chaque région" Autant dire que l'affaire est dans le sac pour quelqu'un comme Leterme!!! Il semblait même très satisfait par cette réponse. En tout cas, malgré le ton mesuré de ce débat, où l'affrontement direct a soigneusement été évité, il est clair que les lendemains du 10 juin seront communautaires et que la formation d'un gouvernement ne sera pas aisée.

Ce qu'il me semble, c'est que la seule façon de convaincre nos compatriotes flamands qu'un changement est en cours en Wallonie, ce ne sera pas quelques statistiques!!! C'est de voter pour un changement du centre de gravité wallon et bruxellois. Si le MR gagne ces élections, il leur sera impossible de contester qu'une prise de conscience a eu lieu!!! De quoi arriver à la table de négociation, mieux armé!!!


Le débat de la RTBF sur l'état de la Wallonnie
Tout d'abord, une remarque préliminaire: pourquoi avoir accordé un traitement aussi important au candidat Di Rupo alors que la confrontation initialement prévue entre lui et Yves Leterme n'a finalement pas eu lieu: les candidats des autres formations politiques en étaient réduit à un micro-débat entre eux en fin d'émission comme pour faire bonne figure?
Que nous a dit le Ministre-Président Wallon à présent? Et bien avant tout, il nous a livré son analyse des raisons du déclin économique wallon: C'est la faute des scandaleuses entreprises LIBERALES, qui n'ont pas hésité à fermer et donc à licencier des dizaines de milliers de travailleurs avant son accession aux responsabilités d'ailleurs, comme cela il peut s'en laver les mains!!!
Quand comprendra-t-il qu'une entreprise a pour vocation de faire des bénéfices et que dès lors qu'elle n'en fait pas, elle tente de limiter les pertes, quitte parfois à cesser ses activités??? Que s'est-il passé en Wallonnie? Et bien le bassin industriel wallon s'est constitué autour des mines de charbon, qui fournissaient ainsi le carburant des ces industries... A la fermeture de celles-ci suite à l'épuisement des filons, elles ont du importer ce charbon de l'extérieur, ce qui a grèvé le prix de celui-ci d'importants frais de transport. L'acier wallon était et reste plus cher que de l'acier produit à proximité d'infrastructures portuaires comme à Dunkerque ou Gand de quelques dizaines d'€/tonne (environs 5-10%).
Pendant un temps les pouvoirs publics ont investi des sommes colossales pour suppléer à ces différences de prix, ils sont même devenus les seuls actionnaires de celles-ci, puisque plus aucun investisseur ne voulait conserver son argent dans des entreprises structurellement déficitaires...en pure perte, bien évidemment, car à un moment nos compatriotes flamands ont décidé que cela suffisait et après avoir convoqué de nombreux experts au chevet du grand malade, il a été décidé de fermer le robinet!!!
Gouverner, c'est prévoir...cette fermeture n'était-elle pas prévisible?
N'aurait-on pu investir plus utilement cet argent dans un plan de reconversion ou dans la diversification du tissus économique wallon?
Peux-t-on raisonnablement rejeter cette faute sur ces entreprises ou imputer cela au LIBERALISME? N'est-ce pas plutôt la conséquence prévisible de l'épuisement des mines de charbon?
De nombreux participants à ce débat ont mis l'accent sur le manque d'esprit d'entreprise wallon. Certains nous ont même affirmé qu'il faudrait plusieurs générations pour changer cette peur du risque? Cette analyse du déclin wallon, ne fait-elle pas une nouvelle fois la démonstration de l'hostilité du PS vis à vis de ces entreprises!!! Et pourtant une des missions de Monsieur Di Rupo, à la tête du gouvernement wallon et aux commandes du plan Marshall, c'est bien de vendre la région wallonne à des investisseurs extérieurs: imaginez l'effet dévastateurs de ce genre de dogmatisme!?!
La wallonnie souffre déjà d'un déficit d'image à l'extérieur, reconnu par tous les participants au débat et ce n'est pas ce genre de propos qui risque d'inverser cette tendance!!!
Serge Kubla a très justement rappelé qu'il était nécessaire si la Wallonnie voulait se redresser de se confronter à la réalité de la situation: les mines ne sont pas éternelles, l'esprit d'entreprise n'est pas suffisamment stimulé, les langues ne sont pas suffisamment maîtrisées, la mobilité n'est pas encore entrée suffisament dans les moeurs, les pièges à l'emploi restent trop nombreux, etc. Tout cela a une influence sur l'invraisemblable taux de chômage wallon. Un autre élément a été très justement pointé du doigt par ce même Kubla, la Wallonnie n'est pas le seul bassin industriel a être confronté à ces problèmes, 15 régions ont été bénéficiaires du programme objectif 1, le Hainaut est le seul à pouvoir en bénéficier à répétition...en effet d'autres régions en Europe se redressent, pensons à l'Irlande, au Pays-Basque, à l'Ecosse, au Nord de l'Angleterre...Il serait temps de savoir pourquoi nous restons à la 14 ème place sur 15, parmi les régions qui y parviennent le moins bien!!!
Les problèmes de gouvernance publique sont certainement aux racines du mal wallon. Et j'aimerais en profiter pour répondre à l'intervenante la plus attachante de ce débat, dont j'ai malheureusement oublié le nom... Elle a une entreprise de produits du terroir wallon à Aywaille, elle travaille 7 jour sur 7, tantôt à la production, tantôt à la vente, sans aucune aide de personne (6 ans qu'elle attend une aide des pouvoirs publics pour développer son entreprise)...et bien ses enfants ne veulent pas de sa vie de combat, ils ne reprendront pas son affaire où tout le monde a senti qu'elle mettait pourtant tout son coeur. Que fait donc l'office de promotion des produits régionaux wallons? La réalité est bien triste madame: ils contribuent malheureusement à remplir la chronique judiciaire de nos journaux???
Que faut-il faire pour que cela change? Voter le 10 juin!!!

Electragate: Un conseiller de Sarkozy inculpé en Belgique "serein"

Patrick Ouart, nouveau conseiller pour les affaires judiciaires à l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy et qui devrait être prochainement jugé en Belgique dans une affaire d'espionnage informatique, a déclaré samedi qu'il attendait "avec sérénité" la décision de la justice belge. "Il faut rappeler les contours de cette affaire que la justice belge connaît pleinement. Elle a abandonné l'essentiel des poursuites qui avaient été engagées sur des présomptions fantasmagoriques de délit financier", a déclaré samedi Patrick Ouart à France Info. A l'issue d'une enquête menée en France et en Belgique, le parquet belge avait demandé le 7 août 2006 le renvoi de Suez et de cinq personnes physiques devant le tribunal correctionnel, dont M. Ouart. Par ailleurs, lors d'une audience le 24 avril, la chambre du conseil de Bruxelles a reporté au 20 novembre 2007 sa décision sur le renvoi en correctionnelle des personnes citées dans l'"Electragate", afin de permettre aux parties d'échanger de nouvelles conclusions. (GFR)


© BELGA
PARIS 19/05 (BELGA)

Reynders prône 4 milliards de baisses fiscales

MAJ le 19/05/2007

Le ministre des Finances Didier Reynders prône une réforme introduisant des baisses fiscales de l'ordre de 4 milliards d'euros, indique-t-il dans une interview diffusée samedi par les quotidiens L'Echo et De Tijd.

Le ministre des Finances Didier Reynders prône une réforme introduisant des baisses fiscales de l'ordre de 4 milliards d'euros, indique-t-il dans une interview diffusée samedi par les quotidiens L'Echo et De Tijd.
Pour le ministre, "on peut encore relâcher la pression fiscale". "Quand on baisse les taux, l'argent rentre. L'impôts des sociétés n'a jamais rapporté autant. Sur les trois dernières années, les recettes de TVA ont augmenté de 6 pc par an", explique-t-il.
Interrogé sur les nouveaux allégements à effectuer, Didier Reynders souhaite "relever le minimum imposable à l'impôt des personnes physiques pour que le revenu d'insertion ne soit plus taxé et réduire le nombre de tranches de revenus pour ralentir la progressivité de l'impôt. Cela coûterait 3,2 milliards d'euros".
Toujours selon le ministre, "les revenus ne doivent pas être taxés à plus de 50 pc, additionnels inclus", un bouclier fiscal qui coûterait une centaine de millions. Enfin, il entend poursuivre la baisse de l'impôt sur les sociétés, pour arriver à 20 pc, intérêts notionnels inclus. L'ensemble de cette réforme se chiffrerait aux alentours de 4 milliards d'euros qu'il préconise d'étaler sur 6,7 ou 8 ans.

Le parrain Daerden de plus en plus seul

MAJ 18/05/2007

Révisorat : Daerden & Co gardent leurs contrats

Daerden Jr a fait appel de la décision privant le bureau DC & Co de plusieurs contrats.
Comme il l'avait annoncé, Frédéric Daerden (PS), aidé de ses avocats (dont le ténor Marc Uyttendaele) a fait appel de la décision de l'Institut des réviseurs d'entreprises (IRE), c'est ce que nous a confirmé une source proche du dossier. La commission de discipline de l'IRE a interdit au cabinet DC & Co dont il était administrateur délégué de poursuivre ses mandats de commissaire dans des sociétés où se posent des problèmes d'indépendance et de déontologie. Le verdict étant rendu le 20 mars dernier, l'appel devait être introduit endéans le mois du prononcé. Elle vise dans le chef du député wallon et maïeur de Herstal et de ses trois associés, des contrats les liant à une quinzaine de sociétés ou d'intercommunales. Il y a notamment le cas de la SLF et de quatre de ses filiales dont DC & Co audite les comptes, alors que Michel Daerden est le président (empêché !) de la société faîtière et administrateur des filiales en cause. D'autres cas interpellants ont été relevés par l'organe disciplinaire (un magistrat, deux réviseurs). Pour la commission, les règles d'indépendance s'appliquent non seulement au principal intéressé, mais aussi à ses associés. Ils balayaient ainsi l'argument de Daerden Jr qui soutient qu'il laisse le soin à ses associés de traiter les dossiers présentant des problèmes d'indépendance.
Verdict dans 6 à 12 mois
L'appel étant suspensif, le bureau DC & Co, créé il y a des années par l'actuel ministre wallon, Michel Daerden (PS, Budget, Patrimoine), garde donc ses contrats. Frédéric Daerden soutient ne plus assumer la fonction d'administrateur, ni le mandat d'administrateur de DC & Co, mais il n'en demeure pas moins le principal actionnaire du bureau révisoral. DC & Co audite les comptes d'une trentaine d'intercommunales wallonnes (sur 126) dont 19 ont leur siège à Liège (ALE, SLF, SPE, Cile, Intradel, etc.). Les communes de Herstal (dont Frédéric Daerden est aujourd'hui le bourgmestre après en avoir été l'échevin) et d'Ans (Michel Daerden est le maïeur empêché) sont associées de certaines de ces sociétés. C'est la chambre francophone de la commission d'appel de l'IRE qui examinera le recours de Frédéric Daerden. Composée de trois magistrats et de deux réviseurs, elle est présidée par Jacques Godefroid, président de chambre honoraire de la Cour d'appel de Liège. D'après une source proche du dossier, "statistiquement et sur base de dossiers similaires, la décision ne tombera pas avant six ou 12 mois".


La redistribution des cartes dans les intercommunales est en défaveur de ses lieutenants. On parle d'un rééquilibrage des forces au sein de la fédération liégeoise du PS. Mais c'est surtout l'axe Demeyer-Mathot-Marcourt qui se renforce inexorablement.
Ce n'est pas la guerre ouverte entre les deux tendances socialistes liégeoises (celle pilotée par le ministre wallon Michel Daerden et l'axe Demeyer - Mathot Jr - Marcourt). Mais le vent du changement semble emporter avec lui le peu de pouvoir encore détenu par le vice-président de l'exécutif wallon.
Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, également président du PS liégeois élargit son influence, aidé par Alain Mathot, maïeur de Seraing et le ministre wallon Jean-Claude Marcourt (Economie, Emploi, commerce extérieur). Et quand on sait que celui-ci est nommé délégué général à la rénovation, on comprend mieux le toilettage.
Malgré la Daerdenmania, le parrain du PS liégeois est tout doucement sur la touche, de même que ses lieutenants d'hier. "Selon l'âge et les rapports de force, les priorités changent. Aujourd'hui, ce qui importe pour Michel Daerden, c'est de rester ministre. Plusieurs personnes de son entourage n'ont pas tellement envie de faire la guerre", explique-t-on. "Le rapport de force lui est aujourd'hui défavorable, d'où ces changements. C'est ça la politique avec ce qu'elle a de cruel", renchérit un observateur de la vie politique liégeoise.
La désignation des responsables socialistes dans les intercommunales est une belle illustration de la perte de pouvoir de Michel Daerden. À la Cile, la compagnie intercommunale liégeoise des eaux, Jean-Claude Phlypo cède sa place de président à Jean-Géry Godeaux, échevin des Travaux dans l'équipe échevinale de Willy Demeyer à Liège. Changement de la même teneur à l'Association intercommunale pour le démergement et l'épuration (AIDE) de la province de Liège où Alain Decerf, premier échevin à Seraing (le bourgmestre n'est autre qu'Alain Mathot) remplace Jean-Claude Peeters, échevin des Travaux à Ans.
Classé dans le camp des rénovateurs, Mauro Lenzini, bourgmestre d'Oupeye prend la place du Visétois Gustave Hofman à la présidence d'Intradel, l'intercommunale de traitement des déchets. À la SPI +, Julien Mestrez, député permanent garde la présidence, mais l'agence de développement de la province de Liège accueille trois nouveaux administrateurs pas vraiment considérés comme des pro-Daerden (Willy Demeyer, André Gilles, Stéphane Moreau). Ils devront préparer le rapprochement de la SPI + avec le Groupement de redéploiement (GRE) de Liège. Michel Daerden est actuellement le président du GRE, mais il est aujourd'hui acquis qu'il devra céder sa place à un autre mandataire. Le Sérésien André Gilles, député permanent en charge de l'Enseignement et de la Formation reste président de l'ALE (association liégeoise d'électricité). Soutien de Mathot Jr, il devient aussi président de VOO, la marque commune des câblo-opérateurs ALE-Brutélé.
Même s'il reste président empêché de la SLF (Société de leasing et de financement), Michel Daerden sera dorénavant remplacé par Andrée Budinger, une autre échevine de Seraing. Mais Gilbert Van Bouchaute, son fidèle lieutenant, garde son poste de coordinateur général de la puissante holding et celui de directeur général de ses trois filiales (Finance, Participations, Immobilier). Certains comme Charles Janssens se demandent si dans le partage, les communes de Liège et de Seraing ne se taillent pas la part du lion.
Willy Demeyer garde son fauteuil de président de l'ALG (Association liégeoise du Gaz). Dans le secteur hospitalier, Marie-Claire Lambert reste président du CHR de la Citadelle, mais Michel Faway, délégué du CHU au CHR, cède son mandat à Jean-Pascal Labille, vice-président du CHU, spécialiste du secteur et parfois classé dans le clan Daerden. Mais Alain Mathot, président du bureau du comité directeur du Centre hospitalier du Bois de l'Abbaye (CHBA) décroche un siège d'administrateur au CHR. "C'est un rééquilibrage général des différentes forces internes à la fédération liégeoise du PS", dit Marie-Claire Lambert, premier vice-président du PS liégeois.
En septembre, Alain Mathot la remplacera aux côtés de Frédéric Daerden, le fils de Michel et bourgmestre d'Herstal. "Ça fait partie du grand accord conclu il y a un mois quand Michel Daerden a obtenu la tête de liste qu'il exigeait pour les élections à la Chambre", dit-on dans l'entourage de Willy Demeyer.
En vertu de cet accord, le fils de feu Guy Mathot remplacera l'Ansois à la présidence de la coupole chapeautant les 4 fédérations du PS (Liège, Huy-Waremme, Verviers, Cantons germanophones). Il deviendra ainsi l'interlocuteur de Didier Reynders (MR). "Le PS à Liège a sombré dans des querelles internes et les élus socialistes des autres communes de la province se plaignent de l'absence de discussion avec la fédération. On a l'impression qu'il n'y a que Liège, Ans et Seraing qui existent" , déplore d'ailleurs le président du MR.

17 mai 2007

Di Rupo – Reynders : le débat

http://www.lesoir.be/video/?v=20070515_debat

La campagne électorale est enfin lancée chez nous. Les présidents des deux partis francophones de la majorité croisent le fer à moins de quatre semaines des élections législatives. C’est sur la Première dès 18h15 et sur rtbf.be dès maintenant.

16 mai 2007
Après l’intermède de l’élection présidentielle française, le débat belge reprend de la vigueur et notamment par cette confrontation entre deux présidents de partis. Didier Reynders pour le MR et Elio Di Rupo pour le PS.

Des mots très durs ont été proférés dans les deux familles francophones alliées au fédéral... Faut-il s'aimer pour gouverner ensemble ? Le respect rime-t-il avec la politique ? Les deux présidents de parti en parlent librement. Et ils comparent leurs bilans et leurs programmes en insistant sur leurs convergences possibles et sur leurs spécificités, leurs ambitions, leurs propositions concrètes.

Durant ce débat il sera notamment question du volet fiscal, avec la proposition du MR d'établir un bouclier fiscal. Le volet financier sera aussi abordé avec la question du financement des petites pensions légales et celle des indépendants.

Consultez la vidéo du débat

Voir aussi: http://blogrtbf.typepad.com/rtbf_elections2007/2007/05/dbat_or_not_dba.html

Vive les débats politiques

La politique, c'est quoi ? En bref, c'est l'art de gouverner la cité sur la base d'idées formulées par des hommes et des femmes réunis au sein d'associations que l'on nomme partis. Comment les électeurs peuvent-ils choisir leurs élus ? En comparant les programmes politiques lors d'utiles débats entre leaders et porte-parole des partis politiques.
A l'approche des élections, les débats entre candidats sont importants pour la démocratie, même s'ils ne sont pas déterminants : on a vu, en France, l'intérêt passionné, culminant qu'a suscité le duel entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Dès lors, même si les systèmes politiques sont différents, pourquoi priver les Belges de pareilles confrontations ? N'auront-ils droit qu'à des propos lénifiants, consensuels, mous ? Qu'à des oppositions de pure forme, des sourires compassés, des échanges à fleurets mouchetés ?
Il est incompréhensible que le chevalier blanc de la Flandre, celui qui veut gouverner la Belgique en songeant à l'unique bonheur, à l'unique prospérité de la Flandre, Yves Leterme, refuse de débattre avec Guy Verhofstadt. Le parti d'Yves Leterme passe son temps à critiquer la mauvaise gouvernance du Premier ministre sortant, ses promesses non tenues, sa rigueur chancelante : pourquoi alors ne pas confronter le jugement du CD & V aux idées de celui qui prétend avoir conduit la Belgique sur la voie du redressement ? Est-ce de la peur ou du mépris ?
La même question peut être posée à Elio Di Rupo, le président du PS qui ne souhaite pas le débat télévisé avec le président du MR, Didier Reynders, tel que lui propose la RTBF. Certes, les deux hommes croiseront le fer à d'autres moments de la campagne, à RTL et dans la presse écrite. Mais pourquoi refuser ce débat PS-MR, celui qui aurait pu être "le" moment de la campagne électorale ? Par manque de temps ? Pourquoi alors accepter le débat à la RTBF avec Jean-Michel Javaux (Ecolo). Plus facile ? Veut-il laisser à d'autres ministres socialistes le soin d'affronter Didier Reynders ? Une Laurette Onkelinx, par exemple, dont on connaît l'esprit guerrier ? Mais elle n'est pas présidente du PS.
Elio Di Rupo doit assumer ses cumuls. C'est une question de choix et de priorités. Président de parti, c'est à lui que revient le droit et le devoir d'affronter son homologue libéral. A moins, évidemment, qu'il ne veuille pas exacerber les différences réelles ou supposées, entre les libéraux et les socialistes...

Y'A DEBAT
Ecolo s'est fendu d'un communiqué, hier, dénonçant l'attitude d'Elio Di Rupo qui refuse de participer aux débats radio organisés pour les têtes de liste tant par Bel-RTL que par Vivacité. Elio Di Rupo a en effet mandaté, Rudy Demotte, pour défendre les socialistes du Hainaut lors de ce débat qui sera diffusé le 4 juin sur Bel RTL. A noter, que la circonscription du Hainaut, est la seule à ne pas remplir ses promesses. Car dans la foulée, la tête de liste MR, Olivier Chastel a annoncé que lui aussi ne se déplacerait pas envoyant pour le remplacer, la Tournaisienne Marie-Christine Marghem, troisième sur la liste. Au PS, on justifie cette attitude en affirmant qu'il est normal que d'autres ministres participent aux débats d'autant plus que l'agenda d'Elio Di Rupo est plein comme une citerne d'eau de pluie au lendemain du déluge. Au MR, on semble réagir au coup par coup aux défections d'Elio Di Rupo. Ainsi, sur la RTBF, Didier Reynders aurait refusé d'affronter Laurette Onkelinx dans un débat. La Libre Belgique relaie l'explication de la porte-parole de Didier Reynders: "le président refuse de jouer en deuxième catégorie". Sympa.

BOUCLIER, YACHT ET HELICO
Le journal « Le Soir » a organisé un débat entre Elio Di Rupo et Didier Reynders. Les deux présidents face-à-face. Un duel entre ces deux-là, affirme Le Soir, c’est un peu notre match Ségo-Sarko à nous. "N’en déplaise à Joëlle Milquet et à Jean-Michel Javaux, le PS et le MR caracolent en tête des sondages en vue des élections du 10 juin". Le débat ? Bien soutenu. Avec des piques bien pointues lancées de part et d’autre. Exemple, Elio Di Rupo : « Nous en Belgique, nous n’allons pas nous laisser mener en bateau par un yacht prêté ou non ». Réplique de Didier Reynders : « On n’aura pas d’hélicoptère, non plus je vous rassure, même pour aller voir un film d’Al Gore ». Sur le fond, on retiendra notamment les positions très fortes des deux candidats sur la fiscalité… « Personne ne doit payer plus de 50% de ce qui vient de son travail » martèle Reynders. Di Rupo s’insurge : « Votre bouclier fiscal ne concernera que les gens qui touchent au moins 150 mille euros par an. Vous vous mettez du côté des haut-revenus ». La fiscalité reste une des pommes de discorde les plus médiatiques (et sans doute la plus claire pour l'électeur) entre les deux candidats...

16 mai 2007

La dette du fédéral poursuit sa descente

Comme on le savait déjà, la dette de l’Etat fédéral est en baisse constante. Elle est passée de 91,40% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2005 à 87,49% en 2006. Le rapport annuel 2006 sur la dette de l’Etat fédéral, présenté hier par le ministre des Finances Didier Reynders et l’administrateur général de la Trésorerie Jean-Pierre Arnoldi, l’a confirmé. Dans un contexte de croissance du PIB estimé à 3% pour 2006, la Belgique a continué d’afficher un budget en équilibre et même en léger surplus de 0,1% du PIB. Le suivi strict des dépenses et la croissance économique soutenue ont permis d’atteindre ce résultat. Celui-ci a entraîné une nouvelle diminution de la dette qui est de 87,49% du PIB en 2006. Le ministre a insisté sur le fait que cette politique budgétaire stricte est indispensable pour faire face aux dépenses qu’entraînera le vieillissement de la population. Les excédents budgétaires sont d’ailleurs affectés à l’alimentation du Fonds du vieillissement. Pour renforcer le financement de celui-ci, le gouvernement a prévu un excédent en hausse régulière dans les années à venir. Il devrait être de 0,3% en 2007. La situation favorable ne doit cependant pas empêcher la prudence afin de pouvoir parer notamment à une éventuelle augmentation des taux d’intérêts. Selon M. Arnoldi, ce risque est actuellement sous contrôle. A l’occasion de la présentation du rapport, Didier Reynders a souligné que la prochaine émission de Bons d’Etat se fera sous la forme de bons dématérialisés.Le ministre a encore insisté sur le fait que contrairement à ce que certains ont voulu laisser croire «l’Etat fédéral n’a jamais demande €1 aux Régions et Communautés». «On leur a juste demandé de ne pas tout dépenser tout de suite», a-t-il ajouté.
www.treasury.fgov.be

Prix "chardon" pour le ministre fédéral des Finances

Le ministre fédéral des Finances Didier Reynders s'est vu décerner mardi le prix "chardon" 2006 par l'association Inter-environnement Bruxelles pour sa politique fiscale jugée incohérente par rapport aux enjeux environnementaux.

C'est essentiellement la politique fiscale avantageuse à l'égard des véhicules de société qui a été pointée du doigt par l'association. La "Palme" 2006 a quant à elle été décernée aux associations Aula Magna, Manifesto et BruXsel.org pour l'appel "Bruxelles, nous existons" qu'elles ont lancé à quelques mois des élections fédérales. Celles-ci militent pour la défense de l'autonomie de Bruxelles, en dehors des structures politiques traditionnelles.

Depuis 1987, Inter-Environnement Bruxelles décerne chaque année ses "palmes" et "chardons" de l'environnement pour récompenser ou stigmatiser des actions, projets, ou personnes en rapport avec le développement de la ville, la défense de l'environnement et l'amélioration du cadre de vie à Bruxelles. Pour Inter-Environnement, le bilan environnemental du ministre MR des Finances Didier Reynders est globalement très décevant parce qu'il a défendu une vision purement budgétaire de la fiscalité verte alors qu'il faudrait l'axer sur une modification des comportements.

Selon IEB, les voitures de société représentent approximativement la moitié des nouvelles voitures immatriculées chaque année et leur nombre continue d'augmenter. Cumulé à celui de l'augmentation des gaz à effet de serre, ce constat rend impossible la réussite d'un Plan Kyoto en Belgique.

Or, dit l'association, après quatre ans d'inaction en la matière, le conclave budgétaire du mois de mars dernier a débouché sur la décision de lier la déductibilité fiscale d'une voiture de société à son taux d'émission de CO2, mais aussi sur celle d'autoriser la déduction à 100 pc du coût d'achat des carburants. Par ailleurs, la taxe compensatoire des accises qui était applicable depuis 1996 aux véhicules alimentés au diesel sera supprimée à partir de 2008. Ce cadeau pourra représenter jusqu'à 2.500 euros par an pour les voitures qui roulent au diesel, soit la grande majorité des voitures de société.

Inter-Environnement plaide pour que l'on réserve le principe de la voiture de société à certaines catégories professionnelles pour lesquelles l'usage du véhicule est indispensable (médecin, délégué commercial, etc.) IEB propose aussi que progressivement, l'avantage financier de la voiture de société se transforme en un autre avantage en nature, plus respectueux de l'environnement.

Inter-Environnement Bruxelles a enfin indiqué qu'elle demanderait au futur ministre des Finances la suppression de la déductibilité fiscale des véhicules de société dans le cadre de la révision des impôts des sociétés, ainsi qu'une baisse du taux d'impôt pour les sociétés qui mettent en oeuvre des stratégies de déplacement de leur personnel favorables à la mobilité durable.

Belga

14 mai 2007

Le plan du PS...c'est du vent

Pour Jacques Brotchi, sénateur sortant MR et médecin, le plan de lutte PS contre le cancer, "c'est du vent"."J'applaudis au fait qu'on élabore un plan mais c'est un peu incohérent venant d'un parti et d'un ministre qui a été en charge de la Santé et des Affaires sociales pendant 4 ans et qui a limité le nombre de pet-scans à 13 alors qu'il s'agit de l'instrument le plus efficace pour le dépistage des métastases du cancer", a commenté M. Brotchi.
Quant au fait d'accorder de l'attention au patient "dans mon hôpital (Erasme), une structure qui ne s'occupe que de cela existe depuis plus de 20 ans", a-t-il ajouté. Il a également tenu à souligner que c'est le sénateur MR François Roelants du Vivier qui s'est battu et qui a finalement obtenu que le dépistage du cancer du sein soit remboursé pour toutes les femmes de plus de 40 ans.
Daniel Bacquelaine, chef de groupe MR à la Chambre, lui aussi médecin, a abondé dans le même sens."Il faut plus d'aide pour ceux qui souffrent le plus. C'est le cas pour les malades du cancer mais aussi par ceux qui souffrent de la maladie d'Alzeimer par exemple", a-t-il commenté. Lui aussi a insisté sur l'importance de disposer de l'appareillage le plus moderne notamment pour les suivis du cancer et des médicaments les plus innovants.

Côté francophone, on se bouscule

Plus de listes sont déposées en Wallonie qu'en Flandre.Champion toutes catégories, à nouveau l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour la Chambre.Un certain parti flamand s'est inscrit en Brabant wallon.
Bernard Demoulin
Après les numéros, les listes. À Namur et à Malines quant au Sénat, pour les collèges électoraux francophone et néerlandophone, ainsi qu'à Bruxelles et dans les chefs-lieux de provinces, quant à la Chambre, les concurrents du 10 juin prochain ont dû se déclarer ce week-end.
Rien n'est encore officiel, toutes les vérifications requises n'étant pas encore faites. Sous quelques réserves donc, voici ce qu'il en est. Pour le Sénat, 11 listes se présentent aux francophones (elles étaient 9 en 2003); et 10 aux néerlandophones (contre 12). Pour la Chambre, le record reste forcément détenu par la circonscription bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde, avec 22 listes (24 en 2003). En Wallonie, on dénombre 17 listes dans le Hainaut (contre 16) et autant en province de Liège (contre 14), 14 en Brabant wallon (11), 12 en province de Namur (13) et 10 dans le Luxembourg (statu-quo). En Flandre (moins Hal-Vilvorde, bien sûr...), se présentent 9 listes à Anvers (contre 10), 10 en Flandre occidentale (12) et dans le Limbourg (9), 9 à Leuven (11), 8 en Flandre orientale (11).
On voit que les listes sont plus nombreuses en Wallonie qu'en Flandre, alors même que l'on sait le paysage politique moins morcelé au Sud qu'au Nord. Le paradoxe n'est qu'apparent : nombre de "petits" partis s'engagent en Wallonie sans jusqu'ici décrocher de sièges, contrairement à la Flandre où l'on voit plus de formations à se partager le gâteau électoral. Un phénomène qui s'accroîtrait cette fois puisque, par rapport à 2003, les concurrents sont généralement plus nombreux en Wallonie et moins nombreux à BHV et en Flandre.
Des sigles en veux-tu en voilà
Qui se présente au Sénat ? Côté francophone, dans l'ordre de présentation : Cap, PS, RWF, PTB +, Ecolo, CDH, PC, MR, CDF, FN, Force nationale. Et côté néerlandophone : Stijn, Cap, PVDA +, Lijst Dedecker, Nee, CD & V - N-VA, Vlaams Belang, Open VLD, Groen !, SP.A-Spirit.
Et qui se présente à la Chambre ? Pour Bruxelles-Hal-Vilvorde : Groen !, CDH, CD & V - N-VA, PS, Vlaams Belang, MR, SP.A-Spirit, Open VLD, Cap, Lijst Dedecker, PC, FDB, RWF, Ecolo, PTB +/PVDA, FNB, Vélorution, BUB, CDF, Trèfle, FN, PVM. Et en Wallonie (on reviendra ultérieurement à la Flandre), ce sont, s'ajoutant aux listes disposant de numéros nationaux (pour rappel, dans l'ordre des numéros tiré vendredi : FN, CDH, MR, PS, Ecolo), il s'agit de :
- Hainaut, PTB +, Wallon, Parti wallon, Cap, CDF, DLC, PC, RWF, Vivant, FNB, Force nationale, Unie.
- Liège : PC, Wallon, RWF, CDF, UMP-B, Vivant, FNB, PTB +, MP-Education, Force nationale, Cap, Unie.
- Brabant wallon : RWF, PTB +, Belgique positif, PC, Vlaams Belang, CDF, GSCD, Belg. Unie-BUB, Force nationale.
- Namur : RWF, PTB +, Belg. Unie-BUB, Wallon, Force nationale, CDF, FNB.
- Luxembourg : RWF, PC, UMP-B, FNB, CDF.
Le Belang à Nivelles
La présence du Belang dans la circonscription de Nivelles n'est déjà pas passée inaperçue. Ce n'est pourtant pas une première : en 2003, les extrémistes flamingants avaient fait de même dans le Hainaut, y récoltant 6200 voix (soit un anecdotique 0,85 pc des votants). On ne voit guère de raisons à ce qu'ils fassent beaucoup mieux dans le Brabant wallon, à une réserve près tout de même : ici, il ne faut pas atteindre 5 pc des voix pour accéder à la répartition des sièges, et l'apparentement subsiste entre Nivelles et Bruxelles-Hal-Vilvorde. On ne doit dès lors pas totalement exclure que voter Belang à Nivelles puisse s'avérer de quelque utilité. Pour ses partisans, s'entend.

Armand De Decker fustige le laxisme d'Onkelinx

Ce midi dans l'émission Controverse de Pascal Vrebos sur notre chaîne, le ministre sortant Armand De Decker (MR) a imputé la responsabilité de la non-application de nombre de peines à Laurette Onkelinx, ministre de la Justice. Il affirme que plus aucune peine n'est appliquée aujourd'hui en ce qui concerne des milliers de dossiers pénaux, en raison d'un dépassement du délai raisonnable et que cette situation a été causée par Mme Onkelinx à qui il reproche d'avoir été incapable d'informatiser son département. Réponse de la ministre PS : « Mensonge et démagogie ».
Lors du débat consacré à un possible effet Sarkozy chez nous, Armand De Decker a chargé Laurette Onkelinx, sur foi d'un "rapports de la magistrature" : « ... peut-être est-ce dû au fait que vous n'êtes pas parvenue à informatiser correctement le département de la Justice, il y a des milliers de dossiers pénaux aujourd'hui, ce qui n'existait pas il y a dix ou quinze ans, qui arrivent tellement tard devant les juridictions correctionnelles, qu'on fait une déclaration de culpabilité mais qu'on n'applique plus aucune peine parce que le délai raisonnable est passé. » « Je veux bien qu'on fasse dans la démagogie, nous n'en avions pas l'habitude », a regretté Laurette Onkelinx, précisant : « Ca, c'est l'effet Sarkozy, ça ne va pas. On ne peut pas mentir. » Le duel a continué de la sorte, M. De Decker répondant à la ministre qui venait de mettre en cause ses compétences en matière de justice, soulignant qu'il n'avait jamais abordé le sujet en 4 ans : « D'autres membres l'ont fait (...) M. Reynders est venu régulièrement (...) On a eu dans le temps la loi sur la justice accélérée, faite par votre prédécesseur, et que vous n'avez jamais mise en oeuvre". Réponse de Laurette Onkelinx : « Arrêtez! Vous ne connaissez pas votre dossier, c'est la Cour d'arbitrage qui l'a annulée. » Armand De Decker reconnaissant que la ministre de la Justice avait raison sur ce point mais soulignant qu'elle aurait dû proposer autre chose pour régler le problème.
L'attitude agressive du ministre sortant libéral à été désapprouvée tant par Jacky Morael (Ecolo) que par Melchior Wathelet (cdH), également présents.

Au PS, Flahaut a levé Lelièvre

L'ex-Délégué général aux droits de l'Enfant, Claude Lelièvre, sera sur la liste PS dans le Brabant wallon.S'il est élu, il promet d'être "le poil à gratter" socialiste.
portrait de candidat
Il se mitonnait une petite retraite paisible, la maison de vacances en Espagne n'attendait que lui et, récemment, il s'était mis au golf, arpentant avec ferveur les greens du Brabant wallon. Camarade, t'embourgeoiserais-tu ?, la Croix de Grand officier de la Couronne à peine accrochée à la veste, "Soeur Emmanuelle l'a été avant moi, ça a fait plaisir à maman", se justifie-t-il, mais qu'on se le dise, le temps du farniente n'est pas (encore) venu pour Claude Lelièvre, ex-Délégué général aux droits de l'enfant en Communauté française.
Le premier à dégainer son téléphone fut le "véritable ami" André Flahaut : "Tu ne vas quand même pas partir à la retraite comme cela ?", glisse le baron socialiste au Nivellois, il y a quelques mois, flairant l'imparable coup médiatique. "Viens donc sur ma liste". Lelièvre hésite, Di Rupo enfonce le clou, le prie de rejoindre sa famille de coeur. "J'ai toujours été socialiste de conviction, concède Claude Lelièvre. Mon père était un militant, on débattait à la maison, André Cools est passé chez nous". Mais là, il hésite : qu'a-t-il encore à prouver ?, lui demande sa femme. Déjà, il y a quatre ans, "un autre ami" (Louis Michel) avait tenté le débauchage pour le compte des troupes libérales. Et avait essuyé un refus : "J'avais encore pas mal de choses à accomplir comme Délégué aux droits de l'enfant", dit-il .
C'est le soldat Flahaut, donc, qui rafle la mise et aura la chance de voir figurer l'une des moustaches les plus célèbres de Belgique sur sa liste le 10 juin prochain. "Mais, embraye Lelièvre, je serai dernier suppléant, c'est une condition que j'ai posée à André Flahaut : si les gens veulent que je siège à la Chambre, il faudra donc qu'ils votent massivement pour moi".
Et le voilà, à 62 ans, au cinquième étage d'un bâtiment du centre de Bruxelles qu'il s'apprête à quitter, ouvrant les unes après les autres les portes des bureaux de ses collaborateurs aux droits de l'enfant avec un air de bon-papa gâteau, marquant un temps d'arrêt, couvant du regard la "dernière recrue" Jean-Denis Lejeune. La nostalgie, camarade ? Une page se tourne, une vie consacrée à défendre les plus petits, les plus fragiles. Dans un coin du bureau, trois canapés, "c'est tellement difficile, souffle-t-il, le regard un peu hagard, d'écouter les gosses qui viennent s'asseoir. On est comme une éponge, on absorbe des tonnes de malheurs. J'ai besoin de répit".
En 1968, il est éducateur pour jeunes à Braine-le-Château, puis assistant social, "tolère la fugue des gamins en détresse", se heurte à une hiérarchie légaliste. 1980, Philippe Moureaux préside la Communauté française, on a une mission pour Lelièvre, créons un centre fermé pour jeunes délinquants, dit Moureaux. Ce sera l'IPPJ de Braine-le-Château, "10 places à l'époque, 40 aujourd'hui", observe Lelièvre.
1988, il intègre le cabinet de "Flupke Moustache" pour plancher sur la "déjudiciarisation" de l'aide à la jeunesse". "La délinquance des jeunes, constate-t-il, c'est avant tout l'échec de l'aide à la jeunesse, l'échec de la famille, l'échec de l'école". Tout se tient : "On ne peut se permettre de saucissonner l'aide à la jeunesse".
Laurette Onkelinx (PS) entend la refédéraliser : "C'est une position théorique qui ne tient pas la route, peste-t-il contre la capitaine socialiste. On ferait mieux d'allouer de nouveaux budgets à la Communauté française. Je l'ai dit à Di Rupo, je voterai contre si ce dossier vient sur la table et que je suis député".
En 1991, Lelièvre est nommé Délégué aux droits de l'enfant, la fonction est flambant neuve, il mène ses troupes à la bataille. Son heure de gloire, d'ailleurs, n'est pas loin, les parents Russo et Lejeune l'appellent à la rescousse écoeurés par les virages d'une justice désincarnée. Lelièvre sera de l'enquête, il sera de la "marche blanche", et la commission Verwilghen le blanchira : "Vous, vous avez travaillé correctement", lui dira-t-on. "On me demandait des autographes en rue", se souvient-il. Son mandat est renouvelé, son équipe étoffée, ses pouvoirs élargis. Mission accomplie, le flambeau peut-être transmis.
Ses cartons regorgent de projets et, notamment, les deux plus beaux d'entre eux, ses deux enfants, ses deux petits enfants. Puis, s'il est élu, il siégera à la Commission justice.

13 mai 2007

Le patrimoine de Sarkozy, publié au «Journal officiel»

Le nouvel élu livre la liste de ses biens
Le patrimoine de Sarkozy, publié au «Journal officiel», s'élève à plus de deux millions d'euros.

Contraint et forcé, Nicolas Sarkozy a finalement rendu public son patrimoine personnel. Après avoir obstinément refusé de le dévoiler durant la campagne présidentielle, son élection à la présidence de la République l'a conduit à le déclarer auprès du Conseil constitutionnel, lequel devait le publier illico au Journal officiel ­ comme l'exige le code électoral. Vendredi en fin d'après-midi, au terme d'une journée de suspens, le JO étant victime d'un bug informatique, le chiffrage a enfin été rendu public.
Timbres. Selon ses propres déclarations, Nicolas Sarkozy dispose, à titre principal, de deux contrats d'assurance-vie d'un montant total de deux millions d'euros. La somme paraît correspondre à la revente, l'automne dernier, de son appartement à Neuilly pour 1,9 million d'euros. Il détient également près de 100 000 euros sur des comptes bancaires ou d'épargne (PEL, Codevi et compte-courant), dont certains au nom de ses enfants. Et c'est à peu près tout... Sa collection de timbres (exonérés de l'ISF au même titre que les oeuvres d'art), dont il fait grand cas dans ses notices du Who's who ? A la rubrique «collections, objet d'art, bijoux, pierres précieuses», Sarkozy répond «néant». Au chapitre «autres biens», toujours rien. Mais le nouveau Président prend soin de mentionner une Mini Austin (immatriculée en 2006) d'une valeur de 15 000 euros.
Cette déclaration de patrimoine s'achève par la mention habituelle : «Je certifie sur l'honneur l'exactitude et la sincérité des présentes déclarations.» Soit. Au titre de ses actifs professionnels, il mentionne les 34 % du cabinet d'avocats d'affaires qu'il a créé en 2002 avec Me Arnaud Claude ­ dont la clientèle est constituée des groupes Bouygues, Vivendi et autres promoteurs immobiliers. Ministre puis président de la République, Sarkozy n'a plus le droit d'endosser la robe, ce qui ne l'empêche pas d'encaisser les bénéfices d'un cabinet portant son nom. Pudiquement, il ne donne aucune valeur à sa participation dans la société «Nicolas Sarkozy-Arnaud Claude». Selon nos informations, ses 34 % au capital pèsent aujourd'hui un minimum de 125 000 euros ­ outre les dividendes qu'il a perçus annuellement, 60 000 euros à ce jour.
Plus-value. Au «passif», Nicolas Sarkozy mentionne un prêt de 1,1 million d'euros, dont il est «caution à titre personnel pour 34 %» . Cette partie-là de sa déclaration pourrait poser problème, dans la mesure où un tiers de cette somme ­ empruntée par son cabinet d'avocat ­ a déjà été remboursé. Surtout, cet emprunt n'avait d'autres finalité que d'assurer une plus-value à Mes Claude et Sarkozy d'un même montant, dont on peine à retrouver la trace dans sa déclaration de patrimoine.
Compte tenu de ses importants revenus annuels (ministre, président de Conseil général, auteur de livres à succès), le patrimoine déclaré de Nicolas Sarkozy paraît bien faible. En 2002, ses seuls revenus frôlaient le seuil d'assujettissement à l'ISF (750 000 euros), sans même prendre en compte la valeur de son appartement à Neuilly. Il faut en déduire qu'il dépense beaucoup. Mais avec un patrimoine largement supérieur à deux millions d'euros, il est difficilement compréhensible que Sarkozy n'ait payé l'ISF qu'à partir de 2006.

«Yacht Story», première

Donc, il aura fallu vingt ans. Vingt ans de télévision privée en France, pour que l'esthétique, les valeurs, les mythologies, les vedettes, le mode d'effraction de la télévision privée finissent de se confondre avec ceux de la politique, s'installent au sommet de l'Etat, et inaugurent un «Yacht Story» inattendu et discordant (palace mais jean, yacht de soixante mètres mais karaoké), dont l'effet de souffle n'est pas sans rappeler l'apparition du Loft Story de M6.
Le casting ? Il n'y a que l'embarras du choix. Voyez Arthur (ancien producteur du Loft), Steevy (ancien candidat du Loft), Bigard, Clavier, Reno, Villeneuve, à côté du président élu, sur ses tribunes, dans ses meetings, prêts à tout pour être dans le cadre : ce sont les visages des émissions qui font frissonner, des films familiaux du dimanche soir, des concerts-événements au Stade de France. Rien que du majoritaire, de l'écrasant, du fracasseur de records, de l'installé au sommet du podium, de l'exceptionnel. Voyez cette faune se mêler aux futurs ministres, comme sur les plateaux des samedis soirs de TF1. Voyez-la, dans la nouvelle hiérarchie enfin assumée sans complexes, écraser les vieux politiques rasoirs et poussiéreux. Voyez Fabius, par exemple, au soir de la défaite de Royal, interrompu sur TF1 parce que nous avons Johnny à l'instant même, chers téléspectateurs, il sort du Fouquet's, et nous n'allons tout de même pas rater sa première réaction ! (Alors qu'aucune chaîne ne diffuse en direct la réaction de François Bayrou, arrivé troisième à la présidentielle. Retourne donc dans ton Béarn, Bayrou !)
Les mythologies ? Elles se bousculent. Le petit garçon triste des beaux quartiers ( «Je suis parti de rien, j'étais au fond de la salle, rien ne m'a été donné» ) devenu ce chef exigeant de «la firme», qui recrute les meilleurs, paie grassement, et n'admet pas l'erreur. Les yachts, jets privés, limousines scintillantes, copains milliardaires et grands hôtels, et jusqu'à cette épouse fantasque qui s'épuise à ressembler à Jackie : c'est toute une imagerie néokennedyenne de la presse de papier glacé que convoquent les premiers jours du président élu.
Le langage ? Ecoutez cette rhétorique unique qu'il va bien falloir apprendre à déchiffrer, ce mélange d'émotion dans la confidence ( «j'ai changé» ), de compassion (je serai toujours aux côtés des «accidentés de la vie» ), d'effronterie ( «je ne m'excuserai pas» ), d'impudeur, d'insolence et de sincérité provocante ( «pas seulement quand je me rase» ). Ecoutez cette voix de tueur et d'enfant étonné.
Les valeurs ? La télé, là encore. La juste récompense des efforts et du travail (TF1 et sa Star Ac). La vitupération de l'impôt (Pernaut et son «Combien ça coûte ?» ). La plus extrême sévérité s'appliquant aux tricheries des humbles (Villeneuve et ses recyclages périodiques de la «France qui triche» ) plutôt qu'à l'incivisme des autres (Johnny sanctifié, et rentrant triomphalement en France sur le pavois du bouclier fiscal). Le culte du succès pour le succès, et de l'audience comme fin unique (les pages de pub annuelles dans la presse, pour célébrer les plus grosses audiences).
Reste l'essentiel : le mode d'effraction du sarkozysme présidentiel, la manière dont tout ce cortège s'impose dans les salons et dans les têtes les plus réfractaires. Cette technique, c'est la transgression. Le sarkozysme s'impose par l'effroi et le choc, aussitôt autosoulignés par le sauvageon. «Oui, j'ose parler de nation !» «Oui, j'ose dire qu'un voyou est un voyou !» «Oui, j'ose le palace, le jet privé et le yacht !» La transgression «décomplexée», la rupture avec la «bienséance» habituelle. Toute réserve est condamnée d'avance : la transgression se nourrit de l'approbation populaire contre l'effroi des élites. Qu'on se souvienne de l'apparition foudroyante du Loft et du haut-le-coeur polyphonique devant tant de vulgarité affichée : c'est ce haut-le-coeur qui assura le succès durable de l'émission. La transgression a besoin de cet effroi, de la levée de boucliers des vertueux. Aussitôt qu'elle a allumé l'incendie, regardez-la se parer de son innocence effarouchée. Pourquoi devrais-je m'interdire de parler de nation, d'identité nationale ? Pourquoi devrais-je m'interdire d'appeler un voyou un voyou, et de dormir au Fouquet's ? Pourquoi devrais-je m'interdire de me reposer quelques jours avec ma famille dans mon yacht avec karaoké ? La transgression qui ne semble avoir pour but que de faire la une. Hier, des médias nationaux, et demain, si possible, celle de Time et de CNN.
Sarkozy a-t-il construit sa mythologie en regardant TF1 ? Ou bien est-ce TF1 qui, en vingt ans, a préparé le public à l'avènement de Sarkozy ? Insoluble question de l'oeuf et de la poule. Peu importe. Le spectacle est désormais à l'Elysée, comme le pouvoir était à la télé. Les deux lieux se confondent, et sont interchangeables.
PS : Pendant ces longues journées d'installation de la nouvelle mythologie se faufila à la fin des JT une mince silhouette. Laure Manaudou filait en Italie, à l'anglaise, vivre auprès de l'homme qu'elle aime. Nul ne connaît les sympathies politiques de Laure Manaudou. Mais cette évasion amoureuse de la championne, même muette (ou parce que muette ?) apparaissait déjà comme une sorte de dissidence.

Visite royale au Conseil de sécurité

Le Roi et la Reine sont à New York pour saluer la présence de la Belgique au Conseil de sécurité de l'Onu. Une visite dominée par la rencontre avec le secrétaire général, Ban Ki-Moon, lundi. Entre-temps, les souverains se rendront à Ground Zero.
Nos souverains sont attendus ce samedi à New York pour une visite officielle au siège de l'Organisation des Nations unies motivée par la présence de la Belgique au Conseil de sécurité. Elle y occupe pour deux ans (2007-2008) un des dix sièges de membres non permanents.
Il n'est pas dans la tradition que les chefs d'Etat ou de gouvernement rendent ce genre de visites à l'Onu; c'est le ministre des Affaires étrangères qui est logiquement amené à faire de temps à autre le voyage. Il est, par contre, dans l'habitude du Roi, souligne-t-on au Palais, de saluer de la sorte les occasions où la Belgique remplit des missions à haute visibilité internationale.
Albert II avait ainsi visité la représentation belge auprès de l'UE lorsque notre pays assumait la présidence de l'Union européenne en 2001. L'an dernier, quand la Belgique présidait l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), il s'était pareillement rendu à Vienne, siège de l'institution.
Le déplacement à New York sera dominé par une rencontre, lundi matin, avec le secrétaire général de l'Onu, le Coréen Ban Ki-Moon qui a succédé à cette fonction, depuis le 1er janvier, à Kofi Annan. Le Roi, qui est accompagné par le chef de notre diplomatie, Karel De Gucht, aura vu au préalable Zalmay Khalilzad, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies, dont le pays exerce, en mai, la présidence tournante du Conseil de sécurité. Il sera reçu également par la présidente de l'Assemblée générale de l'Onu, fonction dévolue cette année à Mme Haya Rashed Al Khalifa, qui fut l'ambassadeur de Bahrein à Paris.
Congo, Liban, Kosovo...
Ces entretiens, bien que de nature essentiellement protocolaire, seront l'occasion de passer en revue les dossiers chauds de l'actualité et, en particulier, ceux qui intéressent spécialement la Belgique (Congo, Liban, Kosovo...), mais aussi de débattre des enjeux auxquels l'Organisation des Nations unies est elle-même confrontée : revitalisation de l'Assemblée générale, réforme du Conseil de sécurité, projet d'alliance des civilisations, etc.
Albert II participera également, avec M. De Gucht, à une session de travail sur les objectifs de développement du Millénaire avec l'ex-ministre tanzanienne des Affaires étrangères, Asha-Rose Migiro, récemment nommée au poste de secrétaire général adjoint de l'Onu. Puis à une autre sur les opérations de maintien de la paix et les actions humanitaires avec Jean-Marie Guéhenno et Margareta Wahldström, les adjoints de Ban Ki-Moon pour ces questions.
La reine Paola suivra un programme parallèle centré sur la condition des femmes, la traite des êtres humains et la protection des enfants. Elle abordera le problème spécifique des enfants soldats avec Mme Radhika Coomaraswamy, la représentante spéciale du secrétaire général qui était récemment à Bruxelles.
Tapisseries flamandes
La Reine ne s'autorisera qu'une escapade culturelle, en fin de visite, lundi, pour découvrir, avant son ouverture cet automne, une exposition de tapisseries flamandes au Metropolitan Museum, lequel lui montrera, dans la foulée, ses nouvelles galeries grecques et romaines.
Ce dimanche après-midi, le couple royal et Karel De Gucht se rendront à Ground Zero, là où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center détruites dans les attentats du 11 septembre 2001. Le nouveau propriétaire des lieux, Larry Silverstein, leur présentera le projet qui a été retenu pour redévelopper le site.
Diverses réceptions permettront enfin à nos souverains de rencontrer la communauté belge de New York, nos compatriotes travaillant pour les Nations unies, ainsi que les employés de la mission diplomatique belge et leurs conjoints. On y attend apparemment beaucoup de monde puisque, faute de place, la presse écrite a été aimablement priée de rester à l'écart.
© La Libre Belgique 2007

12 mai 2007

Lucien Cariat inculpé à Charleroi dans le dossier ICDI

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AJ 10/05/07
Quatre inculpations supplémentaires sont intervenues jeudi dans le dossier de la gestion de l'ICDI, l'intercommunale de collecte et de destruction des immondices de Charleroi. Il s'agit des quatre membres de l'ancien comité de direction de l'ICDI: Lucien Cariat, qui en fut le président et qui fut échevin de Charleroi; Roland Marchal, bourgmestre de Gerpinnes jusqu'aux élections d'octobre dernier, et qui fut vice président puis président faisant fonction de l'intercommunale; Serge Omer, ancien échevin puis conseiller communal de Charleroi, et Henri Lemarque, ancien échevin de Châtelet.

La nature précise des inculpations n'a pas été révélée jusqu'ici.Lucien CariatLe dossier de l'ICDI avait démarré il y a un an, en mai 2006, quand le directeur financier de l'institution, Christian Blondeel, puis son président Lucien Cariat (qui était également directeur général de l'ICDI) avaient été placés sous mandat d'arrêt. Lucien Cariat avait été inculpé d'abus de biens sociaux, de faux et usage de faux, et de détournement par un fonctionnaire public. Il avait alors passé quarante-cinq jours en détention préventive et il avait dû démissionner du mandat d'échevin de l'Environnement qu'il exerçait à Charleroi.Il avait été remplacé, dans ses fonctions de président de l'ICDI, par celui qui en était jusqu'alors le vice-président, Roland Marchal, alors bourgmestre PS de Gerpinnes et ancien député régional wallon. En septembre, pourtant, Roland Marchal avait démissionné de cette présidence en raison de pressions internes au sein des dirigeants de l'intercommunale.Plusieurs inculpationsLucien Cariat avait encore été inculpé à propos du versant "environnement" de l'ICDI, au début du mois de mars dernier. Il s'agissait d'infractions à différents décrets de la Région wallonne en matière environnementale. Il lui était reproché une infraction au décret wallon de mars 1993, consistant à ne pas respecter les conditions du permis d'exploitation du site de Couillet, le parc à conteneurs géré par l'ICDI.Concrètement, il s'agissait d'avoir entreposé à cet endroit des produits qui ne faisaient pas l'objet de ce permis, tels que de l'éternit, de l'asbeste et du gaz fréon, d'avoir abandonné ou manipulé ces produits, et de les avoir transportés, entre octobre 2002 et juin 2006. Enfin, ces dernières poursuites étaient basées sur un autre décret de la Région wallonne, datant de juin 1996: il s'agissait d'avoir directement ou indirectement "porté atteinte à la santé humaine", entre décembre 1999 et juin 2006.DétournementsSelon les informations dont on dispose, les faits nouveaux reprochés aux quatre inculpés relèvent de détournements qui auraient eu lieu alors qu'ils composaient le comité de direction de l'ICDI, ce qui les rendrait tous quatre responsables, aux yeux du parquet, des décisions ainsi prises collégialement. Il serait notamment question de fonds de l'ICDI qui auraient été utilisés à d'autres fins. On évoque également un bâtiment acheté par l'ICDI, et qui aurait ensuite été cédé à des conditions particulièrement avantageuses, moyennant un bail emphytéotique, à la commune de Gerpinnes.

Electrabel, une vérité qui dérange

Si l'on en croit du moins ses messages publicitaires, le principal producteur belge d'électricité semble soudain vouloir agir en faveur de l'environnement. On est évidemment loin de la réalité...
Alexis Haulot
Electrabel lance cette semaine une nouvelle offensive de charme. Avec le "soutien vert d'Electrabel", un grand hebdo télé offre gratuitement une copie du film "An Inconvenient Truth" ("Une vérité qui dérange"), un film qui a largement contribué à sensibiliser l'opinion publique belge à la problématique des changements climatiques. Le sponsor de ce sympathique cadeau n'est autre qu'Electrabel ! Si nous étions un mois plus tôt, on aurait pu croire en un poisson d'avril. Mais non ! Le principal producteur belge d'électricité semble soudain vouloir agir en faveur de l'environnement, si l'on en croit du moins ses messages publicitaires.
Si l'on regarde de plus près la réalité du marché belge de l'énergie, on se rend compte qu'Electrabel ne doit sa position de force qu'à ses centrales alimentées au charbon et au nucléaire, particulièrement peu respectueuses de l'environnement. Environ un dixième de l'électricité belge provient de centrales au charbon et plus de la moitié est produite à partir du nucléaire. Toutes ces centrales sont aux mains d'Electrabel. Le charbon est la source d'énergie la plus polluante : il émet deux fois plus de CO2 que le gaz et contribue donc largement au réchauffement de la Terre. Le nucléaire quant à lui est source de dangers (accidents...) et de problèmes environnementaux pour lesquels il n'existe tout simplement pas de solution à ce jour, comme les déchets radioactifs.
Dans le Benelux, les énergies renouvelables représentaient à peine 1,1 pc de la production d'Electrabel en 2005 et en Belgique, le courant vert d'Electrabel provient essentiellement de la biomasse. En Flandre, cette dernière est tout simplement brûlée dans des centrales fonctionnant essentiellement au charbon... Il n'empêche, la Flandre octroie des certificats verts pour cette forme de biomasse ! Le courant vert d'Electrabel ne provient donc pas tant du soleil ou du vent, mais bien de déchets (noyaux d'olives, marc de café, boue) qui sont co-brûlés avec le charbon. Ce courant "vert" permet donc en fait de prolonger la durée de vie des centrales au charbon en Belgique.
En Wallonie, la co-combustion (biomasse dans les centrales au charbon) n'est heureusement pas reconnue comme étant une source de courant vert. C'est pourquoi Electrabel a transformé sa centrale au charbon aux Awirs en une véritable centrale de biomasse. Mais ici aussi nous sommes en droit de nous poser des questions. Les centrales au charbon vieillissantes ont un rendement faible d'environ 36 pc, ce qui fait que presque deux tiers de la précieuse biomasse sont perdus sous forme de chaleur via la cheminée. Il serait beaucoup plus logique de brûler la biomasse dans des installations de cogénération efficaces, qui produisent et utilisent à la fois chaleur et électricité. Le rendement y est d'ailleurs beaucoup plus élevé et atteint 85 à 90 pc.
La principale motivation d'Electrabel pour la (co)-combustion de biomasse est purement d'ordre financier, à savoir l'obtention de certificats verts pour la production d'électricité "verte". Mais produire du courant vert dans des installations amorties de longue date a un effet contre-productif sur le marché des renouvelables : cela décourage la construction de nouvelles centrales électriques à rendement élevé, fonctionnant exclusivement sur base de sources d'énergies renouvelables. Le gaspillage d'énergie et la production d'électricité polluante sont donc les vrais visages d'Electrabel.
Entre-temps, Electrabel fait d'énormes profits et abuse de sa position dominante sur le marché belge pour bloquer les investissements dans les énergies renouvelables. Tant les centrales au charbon que les unités nucléaires permettent aujourd'hui une production d'électricité à bas prix, ces centrales ayant été amorties de manière anticipée, avant la libéralisation du marché. Pendant des années, le consommateur a payé trop pour son électricité et aujourd'hui que le marché est libéralisé, il est difficile pour les nouveaux producteurs d'électricité de rivaliser avec une électricité produite à bas prix dans les centrales d'Electrabel.
Electrabel n'a donc clairement pas fait le choix d'orienter sa production d'électricité vers plus de durabilité. Une véritable occasion manquée donc ! Parallèlement, elle fait tout son possible pour se donner une image verte via ses messages publicitaires et le sponsoring. En tant qu'acteur important sur le marché de l'énergie, Electrabel porte clairement une lourde responsabilité dans le réchauffement de la Terre. Si elle veut agir, elle doit commencer aujourd'hui à remplacer ses centrales alimentées au charbon et au nucléaire par des centrales efficaces fonctionnant sur base d'énergies renouvelables. En y associant les économies d'énergie, les renouvelables peuvent contribuer dans une large mesure à la production d'énergie. C'est sur le terrain, et non sur la pochette d'un DVD, qu'Electrabel doit prouver qu'elle veut véritablement s'engager sur la voie d'une production d'énergie plus durable. Que tous ceux qui ont reçu gratuitement le DVD profitent pleinement du film qui en vaut vraiment la peine. Mais surtout, qu'ils n'hésitent pas à agir pour contrer le réchauffement de la terre : pourquoi ne pas choisir dès aujourd'hui un fournisseur de courant véritablement vert ?